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Douce nuit et perspectives d'avenir ; Ft Seiji


Ven 16 Juin 2017 - 18:03
L’arche était vraiment immense. J’avais toujours beau l’observer que j’me disais toujours que nous les Metaru, avions fait dans la démesure, carrément. Néanmoins, elle n’en demeurait pas moins magnifique dans son genre et se voyait de très loin. Elle était également la preuve de notre contribution à la création et au développement de Kumo. Une véritable emprunte de mon clan et je ne pouvais qu’en être fier. La construction de cette œuvre me rappelait d’ailleurs de très bons souvenirs. Si l’idée ne venait pas de moi ni de ma fratrie, j’avais presque été le chef de chantier du coin. Un chef qui avait suivi les envies et directives des plus anciens du clan qui faisaient plus office de conseillers qu’autres choses. Leur temps était maintenant révolu, même si les traditions et le bon sens ne changeaient pas malgré les années : Nous autres jeunes, devrions prendre en considération leur avis et conseils. C’était dans l’ordre des choses.

Si certains Metaru avaient du mal avec les vioques, tel n’était pas mon cas. Il fallait dire que j’étais un gars doux et plutôt décontracté. Le genre de diplomate qui aimait éviter les querelles et concilier avis et décisions de chaque partie. J’avais comme qui dirait les pieds dans les traditions et la tête dans le modernisme. Car si plus que n’importe qui je respectais les traditions de mon clan, je ne négligeais pas non plus les envies et aspirations de ma génération. Il fallait après tout vivre avec son temps. C’était important. D’ailleurs, c’est bien ce qui nous permettait d’être des participants actifs de l’évolution du village caché des nuages, et ce malgré notre nature qualifiée de guerrière. Nature que j’essayais tant bien que mal de reléguer au second plan. Non pas parce que j’en avais honte, mais bien parce qu’il fallait vivre en harmonie avec toutes ces têtes pensantes et sages qui emplissaient la cité. Difficile, n'est-ce pas ?

- « Oh ! Shuuhei ! C’est ton tour ? »

J’acquiesçai avec sourire. Les Metaru en poste furent ravis. Maintenant que la nuit était tombée, ils allaient pouvoir écumer les bars pour certains ou rejoindre leurs femmes pour d’autres. Sans perdre une seconde donc, ils remballèrent leurs affaires et s’en allèrent après avoir m’avoir chaleureusement salué et échangé quelques civilités. De l’avant-poste, je les accompagnai du regard jusqu’à ce qu’ils ne soient plus visibles au loin. Le tour de garde ? Quelqu’un d’autre aurait dû s’en occuper. Un autre Metaru. Mais si j’avais décidé de prendre la place du pauvre qui devait se farcir cette besogne, c’était bien parce que j’avais besoin de m’éloigner de toute cette tension et effervescence qui régnait au sein de Kumo. La raison de cet engouement était toute simple : L’élection d’un chef, autrement dit d’un Kage. Si l’idée était plutôt bonne pour consolider les fondations de Kumo, elle impliquait d’autres paramètres.

Trop de paramètres même.

La question était maintenant de savoir qui allait hériter de ce poste. A cette pensée, j’eus un soupir. Un lourd soupir même. Malgré moi-même, j’avais le profil d’un candidat tout fait. On avait beau dire que j’étais doux de caractère que toujours est-il que j’étais l’un des meilleurs éléments du village. Du coup, bon nombre de Metaru me voyait bien postuler. Sauf que par malheur, j’me voyais pas du tout endosser de telles responsabilités. Non. Trop la flemme. Et puis ça convenait bien mieux à un intellectuel. Moi ? Je serais tout simplement le bras armé du village. Son bouclier même. Ce rôle me correspondait clairement. D’où ma présence à cet avant-poste ; même s’il était plus honnête de dire que j’avais un peu fui la pression en ville. Sourire aux lèvres, je finis par sortir du local pour aller m’adosser à une partie de l’arche, cul posé à même le sol. Et c’est sous un soupir que je sortis une pipe que je m’évertuai à allumer.

- « J’aurai dû ramener une bouteille de saké… »
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Mer 21 Juin 2017 - 19:32
Une demande faite furtivement, dans la vide, comme si celui-ci pourrait répondre positivement ou négativement à celle-ci. Pourquoi en faire la demande dans ce cas ? Peut-être car parfois des miracles existaient. Alors qu’un homme adossé à l’Arche venait de demander silencieusement une bouteille de saké, un bruit sortie de la pénombre sur sa gauche, un peu en face. Puis soudainement, arrivant dans la lumière, un objet plutôt ovale se mit à voler en direction, sans grande vitesse, assez pour l’atteindre et qu’il est le temps de s’en saisir. Cet objet n’était autre qu’une bouteille contenant du saké. Comme quoi les miracles arrivaient de temps à autre. Le vide avait répondu positivement à la demande de cet homme, de ce membre du clan Metaru qui était de garde cette nuit. Enfin ce n’était pas vraiment un miracle en réalité.

De la pénombre d’ou provenait la bouteille, un nouveau bruit surgit, des bruits de pas. Puis sortant de la pénombre, un homme assez grand assez musclé, blond de cheveux. Tous l’auront reconnu, c’était Nara Seijiro. L’arrivée de la bouteille de saké n’était donc pas un hasard. Seijiro et Shuuhei se connaissaient bien, ils étaient amis. Mais depuis peu, il ne se voyait pas, ou alors vraiment très peu. Pour entretenir ce lien entre eux deux, Seijiro qui n’aimait pas réellement ça avait demandé à être de garde en même temps que le Metaru afin de passer un peu de temps avec lui tout en rendant service au village des nuages. En arrivant près de lui, le Nara esquissa un sourire qui serait très certainement rendu par Shuuhei. A son niveau, il restait lui debout mais s’adossait à l’Arche, juste à côté de son compère. Cependant, en mission, ses sens étaient tout de même en alerte.

« Tu bois trop Shuuhei. Dis moi salopard, m’éviterais-tu ? Avant je t’avais tout le temps sur le dos et maintenant je suis obligé d’aller au bureau de distribution des missions, de demander quand est ce que et où est ce que tu travailles pour devoir venir te voir. Peut-être as tu une vie compliquée en ce moment ? »

Il marquait une pause pour laisser le temps au Metaru de répondre. Puis il finit par se mettre à son niveau, se laissant glisser sur l’Arche pour terminer le cul sur le sol en compagnie de son ami. Les deux hommes ne se ressemblaient absolument pas si ce n’était leur proportion à se prendre la tête. L’un ne cédait quasiment jamais à l’autre. Ils étaient autant rivaux qu’ami, mais ils rigolaient de cette situation et l’envenimaient dès qu’ils le pouvaient. Seijiro était la tête du groupe, il agissait toujours après coup et était assez posé. Shuuhei lui était plutôt le bras armé, le muscle, même s’il n’en était pas moins intelligent. Malgré toutes ces différences, Seijiro appréciait énormément Shuuhei, il le considérait comme l’un de ses amis les plus chers, et qu’il connaissait depuis le plus longtemps. Mais il était vrai que la situation actuelle de Kumo étant préoccupante et faisant couler l’encre, les shinobis devaient s’occuper de plus en plus de choses : Shuuhei et Seijrio inclus.

« Alors mon frère, que deviens le clan Metaru ? Raconte moi un peu ce qui se passe de nouveau. Et peut-être si tu arrives à me distraire que je ne te parlerai pas de politique ni de l’avènement du Shodaime. »

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◊ Connais ton ennemi et connais toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.
◊ Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.
◊ Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par des défaites.
Sun Tzu
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Mar 27 Juin 2017 - 15:15
- « Comme si c’était possible de ne pas parler de politique à l’heure actuelle… »

J’eus un soupir amusé. Dire que je m’attendais à le voir ici serait un mensonge ! Sa présence était une sacrée surprise et elle était encore plus intéressante avec cette bouteille qu’il avait balancé je n’avais pas eu de mal à rattraper. Avant de me mettre à répondre à toutes ses questions, je m’évertuai tout d’abord à ouvrir ladite bouteille de saké qui n’attendait que d’être entamée ; chose que je fis d’ailleurs au goulot n’ayant pas de coupe pour me servir convenablement. Après deux ou trois bonnes gorgées, j’eus un sourire béat et le rouge aux joues. Je me mis alors à ricaner tout seul. Saoul ? Non. J’étais loin de l’être. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de faire le zouave après cet instant de pur bonheur. Le saké, il n’y avait que ça de vrai. Ça et les femmes. Pour me corrompre, c’était pas bien compliqué…

- « Et puis comment tu peux dire que je bois trop ? Une bouteille par jour, c’est bon pour la santé tu sais, hahahaha ! »

Et me voilà entrain de rigoler comme un con en remuant le contenu de ma bouteille avec cet air enfantin qui ne me lâchait pas. Parce oui, le choix de Seijuro avait été le bon. Il avait opté pour un breuvage de choix. Une marque de qualité dans tout Kumo, mais qui coutait cependant la peau des fesses. Sur ce constat, je posai une main sur son épaule que je tapotai doucement et à plusieurs reprises. Ce mec n’était pas un ami. Tout comme Daisuke, je le considérais tout bonnement comme un frère, un vrai : « Vraiment… Dépenser autant de ryos comme ça pour moi, ça me dépasse ! » J’avais même pris un ton faussement solennel, les yeux fermés, avant de me remettre à boire aussitôt. Quelques lampées supplémentaires et j’étais bon. J’avais la nette impression de léviter, planer, voler même. Pur bonheur.

- « Sei-chan ! Tu devrais boire plus souvent pour te décoincer ! Comme ça tu attiras plus de filles ! Un gars comme toi doit pas rester célibataire ! »

Pour asticoter mes proches, il m’arrivait très souvent de raccourcir leur prénom et d’y ajouter le suffixe chan, ringard et propre aux gamins de moins de dix ans. Avec moi, le pauvre colosse des Nara avait de quoi s’arracher les cheveux. Il était tellement sérieux que je mettais un point d’honneur à faire le pitre la plupart du temps pour détendre l’atmosphère. Ceci dit, je n’arrivais pas à tenir la cadence ces derniers temps. L’atmosphère était bien trop tendue pour… « J’te fuis pas mon pote. C’est plutôt les Metaru que je fuis. Ils veulent que je postule pour être Raikage. » Mon ton fut soudain sérieux, mais ma voix lasse. Ces histoires de politiques, c’était pas du tout mon dada. J’étais certes pas con et je pouvais cogiter comme n’importe quelle personne avec un minimum de cervelle, mais voilà, les micmacs, pas mon truc…

- « Mais comme tu dois t’en douter, j’en ai pas l’intention. Du coup, l’atmosphère est assez pesante chez nous. Certains respectent mon choix, d’autres pas… Y’a pas encore eu d’embrouilles et y’en aura sans doute pas, mais la tension qui règne au sein de la famille me plait pas des masses. Du coup, je me réfugie un peu dans le travail en attendant que tout ça se tasse… »

Je regardai le ciel d’un air rêveur, puis je fermai les yeux en profitant de la brise nocturne.

- « Et toi, Seiii-chan ! Tu me racontes quoi de beau ? »
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Jeu 6 Juil 2017 - 6:03
« Si tu n’avais pas la tête de cadavre que je vois là sur ton visage je pourrais croire que l’alcool c’est bon pour la santé. Mais du coup je vais me cantonner aux cinq fruits et légumes par jour si tu le veux bien haha »
Notre jeune protagoniste avait lui aussi une bouteille dans la main, du même saké, mais plus petite. Il savait parfaitement que Shuuhei s’occuperait seul de la grosse donc il avait prit une petite histoire de se mettre lui aussi dans l’ambiance. Une petite tout simplement car non seulement il n’était pas aussi gros buveur que notre ami manipulateur de métal, mais aussi car il fallait bien réussir la mission et monter quand même la garde. Même s’il ne doutait pas des capacités de Shuuhei même en étant ivre, il doutait de sa capacité à voir clair. EN pensant à ça, Seijiro ne boirait pas trop histoire d’assurer le coup, même si pendant les gardes il ne se passait pas grand chose. Un marchand perdu ou des caravanes qui voulaient rester pour la nuit ou quelques petites choses de ce genre. Rien de bien important en soi, et rien qui demandait une grande attention aux deux jûnin des nuages. Lorsque le Metaruj lui avouait qu’il ne fallait pas dépenser autant d’argent pour lui, il se contenta alors de sourire avec un bruit sourd comme pour se moquer de lui avant de reboire une petite gorgée.
« Oh pauvre de toi Shuuhei, l’homme à trop de responsabilités et est trop important pour que les grands de son clan lui lâche la grappe. Tu restes un gamin au fond. Il marquait une pause. Enfin pas très au fond à vrai dire haha. Blague à part, cette période est difficile pour tous les clans, car ils veulent tous être représentés par au moins un membre de leur famille. Ce n’est pas que tu es important dans le clan Metaru Shuuhei, mais quand même, un minimum. Il est normal qu’ils exercent cette pression sur toi. »
Oui ! Seijiro avait bien fait exprès de ne pas prendre en compte et de ne pas répondre à la provocation du Metaru quant à l’alcool et aux filles. Seijiro ne cherchait pas réellement de compagne même si son âge le préconisait. Il laisserait les choses venir. Et puis, il n’était pas du genre à se vanter ou même à parler de sa vie personnelle. Ou du moins de sa vie intime. Même s’il appréciait et affectionnait énormément Shuuhei, il ne dévoilerait jamais ce genre de choses, ni à lui, ni à personne. Pour en revenir ensuite au sujet des élections, il était vrai que Shuuhei n’avait pas réellement le mental pour être Raikage. Non pas qu’il n’avait pas la carrure, mais il fallait être un minimum désireux d’avoir des responsabilités et ce n’était absolument pas le cas du membre des manieurs de métal. Comme il le précisait, il n’en avait pas l’intention et son clan n’était pas réellement d’accord avec cette décision d’où la fuite de son clan et le gardiennage de cette porte. Il était rare qu’un Jûnin garde les portes, et ici en cette heure, c’était encore pire, c’étaient deux Jûnins qui gardaient la porte.
« Oui je peux l’imaginer. L’inconvénient est que tous les gros clans, et précisément les trois grands clans de Kumo à savoir le tien, les Materu ; le mien, les Nara et les Suzuri veulent absolument être représentés par un ou plusieurs candidats histoire de faire valoir leur droit et d’avoir une place de choix dans la politique de Kumo. Dans mon clan aussi ils ne parlent que de ça. Il est question d’un de mes cousins, mais lui non plus n’a pas réellement l’intention de se présenter. Je ne sais vraiment pas ce que cela va donner du côté des Nara. Pour les Suzuri non plus je n’ai pas réellement d’idées. »
Un léger mal de dos l’atteignant à cause d’une très mauvaise position, Seijiro posait sa main droite sur le mur tout en poussant dessus pour finalement se redresser. Toujours ses sens en alertes au cas où les choses tourneraient mal, il fit tout de même face à Shuuhei qui buvait visiblement avec un grand plaisir la bouteille que le blond lui avait acheté un peu plus tôt dans la journée. Ce dernier retournait alors la question au Nara quant à savoir ce qu’il pouvait lui raconter de nouveau sur sa vie. Encore une fois, Seijiro n’aimait pas énormément parler de lui, que ce soit dans sa vie personnelle ou émotionnelle, mais il devait bien lui rendre la pareille après tout, lui s’était exécuté sans poser de questions. Amenant une autre gorgée de saké dans sa gorge, il attendit quelques secondes que le liquide lui brûle l’œsophage avant de répondre.
« Oh pas grand chose de mon côté tu sais. Je vais toujours continuellement à la bibliothèque pour étudier comme toujours, j’enchaine les missions pour le compte de Kumo, et de mon porte monnaie je dois l’avouer. Il marquait une nouvelle pause saké avant de reprendre avec un ton un peu plus aigue, il avait avalé de travers. Ah si j’ai rencontré un membre de ton clan, un certain Kahei, un jeune homme aux cheveux noirs, très gentil, tu connaitrais pas par hasard ? »

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Dim 9 Juil 2017 - 15:38
- « Mmmmh ? Tu as rencontré Kaa-chan ? Ça ne m’étonne pas du tout. Mon petit frère est bien différent des autres. »

Je le lui avais annoncé comme ça, calmement en souriant. Il m’arrivait généralement de le préciser en sautillant sur place et en vantant son intelligence, mais j’avais une certaine flemme ce soir-là et pas vraiment l’envie de m’exciter à ce sujet. Seijiro avait bien dû s’en rendre compte de toute façon : Le petit avait un QI supérieur à la moyenne pour un gosse de son âge et pour un membre des Metaru. Nous n’étions certes pas un ramassis de cons, mais nous n’étions pas non plus célèbres pour nos capacités cérébrales. Plus pour nos muscles. C’était pour l’une de ses raisons que je ne voulais pas me présenter officiellement. Cette réputation nous collait à la peau et il était difficile pour moi de voir un Metaru s’adjuger un important électorat dans une ville ou le savoir et les connaissances primaient plus que tout. Ça plus le fait que je me voyais pas du tout jouer le bureaucrate. Mais alors pas du tout… C’était mort !

- « Ton porte-monnaie, hé ? Tu pourrais certainement gagner bien plus si tu te présentais non ? Huhuhuhu ! »

L’idée était sortie comme ça, spontanément, sans que j’y réfléchisse vraiment. Je l’avais même dit en rigolant un peu. Mais après quelques secondes, je m’immobilisai avant d’adopter une mine réfléchie ce qui n’arrivait que rarement. Seijiro en Raikage ? La perspective n’était pas mauvaise, mais alors pas du tout. D’ailleurs, si on partait sur la base du fait qu’un jonin devait devenir le chef de ce village, la liste se réduisait drastiquement. Il fallait quelqu’un de puissant, de charismatique, de bon mais surtout un type assez sage pour faire prospérer la cité comme il faut. « La seule personne crédible chez les Nara, c’est bien toi. » Le ton de ma phrase fut on ne peut plus sérieux sur le coup étant donné que j’avais parlé soit avec nonchalance soit avec amusement depuis qu’il m’avait rejoint. On pouvait trouver ça abusé, mais j’avais enchainé sur une bonne lampée de mon saké avant de soupirer d’aise, puis je repris la parole.

- « Les plus connus chez vous sont Shikano et toi. Mais des Nara, tu es le plus célèbre et certainement le plus puissant. C’est pas comme si je t’ai jamais vu à l’œuvre. N’essaye même pas de discuter. Ça friserait la fausse modestie et je suis suffisamment objectif et pas trop con pour conclure cette réflexion de la sorte. Qui plus est, ton grade de jonin parle pour toi, Seijiro. »

Je me mis à remuer ma bouteille dans tous les sens, sourire aux lèvres. On pourrait croire que j’étais un putain de gros manipulateur qui lui instillait de mauvaises idées, mais on était loin de ce cliché pourri. Le voir à la tête de cette ville me paraissait être une excellente idée. D’ailleurs, je continuai ma petite analyse en reprenant une intonation paresseuse : « Chez les Suzuri, on a Kaldea et Shinobi. L’une est trop froide et réservée, l’autre est pareil mais en plus détraqué. » J’eus un petit rire. On ne dirait pas, mais j’étais en train de mal parler d’un ami de la famille et du mentor de mon petit frère. Enfin… Je ne le détestais pas, n’allez pas le croire, mais quitte à avoir un chef, autant avoir un bon. Et celui qui me paraissait avoir le profil idéal était celui que je considérais comme l’homme fort des Nara. D’ailleurs, je me relevai non pas pour m’éloigner mais pour m’asseoir tout juste en face de lui, histoire de donner une autre dimension à la discussion.

- « N’essaye même pas de me faire croire que tu n’y as pas pensé une seule seconde ! » Là-dessus, je levai ma bouteille à moitié pleine avant de la pointer vers lui comme si je voulais trinquer, ce qui n’était pourtant pas le cas.

- « Et puis, t’es l’un des types les plus paranos que je connaisse ! Toujours à penser qu’un autre pays pourrait nous envahir, bwahahahaha ! »

J’eus alors un gros rire pour finir avant d’en rajouter une petite couche !

- « Mais aussi bizarre que ça paraisse, j’suis persuadé que cette facette de ta personnalité pourrait faire de toi un bon chef… Hum… Shodaïme Raikage… Ça sonne bien en plus ! »
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Mer 19 Juil 2017 - 6:48
« Tu m’étonnes, il à l’air… Bien plus intelligent que touaaaaa mon cher Shuuhei. A croire qu’il a hérité du bon côté de tes parents. Ou que c’est le fils du facteur, mais ça c’est un autre problème à vrai dire. »

Dit-il en parlant de Kahei, le petit frère de Shuuhei. Il disait ça bien entendu pour taquiner son homologue Jônin en face de lui. Il n’en pensait pas un mot. Enfin, Kahei possédait effectivement une sorte de maturité, mais il ne lui avait pas parlé assez longtemps pour réellement connaître l’ensemble de ses capacités. Shuuhei n’était pas un con, loin de là, il pouvait faire preuve d’un grand sens du discernement, mais il était vrai qu’il avait tendance aussi à s’emporter, à être impulsif. Et cette image lui collait à la peau. Blague sur blague, certainement due à l’alcool, le Metaru lançait alors que le porte-monnaie du Nara serait bien plus rempli avec une fonction de Kage au sein de Kumo. Avalant de travers, Seijiro eut un mouvement de recul avant de cracher tout le contenu de sa bouche sur le sol à droite de lui. Ce n’était pas la première fois qu’on lui disait ça malheureusement. Et malheureusement, Shuuhei ne connaissait pas, il le savait pas ce qui s’était passé quelques jours plus tard. Il n’était pas le seul à subir la pression de son clan. Reprenant un ton plus sérieux, il reprit avec le fait qu’il était la personne la plus crédible dans le clan Nara.

Ecoutant l’homme continuer ton explication, il attribuait au Nara une force de frappe conséquente et que cela collait au grade qu’avait Seijiro. Il était Jônin, mais cela ne faisait pas de lui un immortel non plus. Il était certes assez puissant, mais pas exactement de quoi faire un Kage. Plongée dans ses pensées, comme s’il réfléchissait mûrement à ce qu’il allait dire, il finit par reprendre la parole avant de laisser son ami terminer sa phrase.

« Très honnêtement. J’y songe. Mon clan aussi. Je subis une grosse pression également. J’ai eu un conseil avec les grands du clan Nara. La jeune chef de mon clan m’a recommandé pour me présenter au titre de Shodaime, sans même me consulter. Les autres grands veulent que je me présente aussi, d’autres veulent que ce soit uniquement la chef de mon clan qui se présente, mais elle ne le désire pas, elle dit qu’elle a trop de choses à gérer en interne. Haha, il est vrai que j’ai ce côté-là, mais garde le pour toi j’ai une réputation à tenir hahaha. Il est vrai que cela m’a néanmoins permis de penser à pas mal de choses pour protéger Kumo, pour œuvrer pour Kumo, et suis en phase avec la politique du village, mais quelque chose me retient. La peur peut-être. »

Finalement, laissant Shuuhei seul alors qu’il venait de s’asseoir en face de lui, l’homme aux cheveux blonds fit quelques pas en avant, dos aux grandes portes de Kumo. Il mit ses bras en arrière, se tenant le poignet gauche avec la main droite et tenant dans sa main gauche la bouteille de saké. Seijiro était assez perdu, il ne savait pas quoi faire. Il savait bien qu’il ferait certainement un bon Raikage, mais la peur de mal faire l’oppressait, la peur de ne pas pouvoir assumer tant de responsabilités, la peur d’être finalement rejeté par Kumo, la peur de décevoir, la peur de ne pas être à la hauteur des attentes du clan Nara, la peur de..

« Et si j’empruntais la mauvaise voie Shuuhei ? »

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Jeu 20 Juil 2017 - 4:53
- « Le simple fait que tu doutes m’fait penser que tu seras clairement un bon chef, Sei-chan ! »

J’eus un sourire. L’assurance et l’arrogance allaient de pair. Mais pour un gros parano comme Seijiro, les doutes et l’inquiétude étaient presque gages de réussite. Il allait de ce fait être très prudent et très précautionneux. L’héritier des Nara était un homme loin d’être vaniteux et c’était tout à son honneur. C’est aussi pour cela que je pensais qu’il ferait un bon chef et un dirigeant plus que crédible. Je le voyais mal échouer en tant que Kage de Kumo, pour ne pas dire que je ne voyais personne d’autre à sa place. Il y avait trop peu de jonins et aucun ne se démarquait véritablement. Quelque part, c’était assez inquiétant. Nous avions besoin de bras et de personnes expérimentées. La recherche et le savoir, c’était bien beau, mais il fallait aussi protéger nos terres et tout ce qui allait avec. Dure la vie de shinobi…

- « Et puis, contrairement à toi, je ne suis pas poussé à me présenter par les anciens, mais par les jeunes. Tu vois toute la différence ? »

Les miens étaient aveuglés par le pouvoir, tout bêtement. Ils voulaient plus qu’une simple place de prestige. Faire parti des "clans fondateurs de Kumo" semblait ne plus être suffisant pour mes pairs ; C’en était presque aberrant et c’était l’une des raisons pour lesquelles je ne me présentais pas. Les membres du clan Nara devaient également voir le bon côté pour eux, mais leur vision des choses ne devait pas limiter à la simple envie de pouvoir. Et puis, je savais bien que j’étais loin d’avoir la sagesse et le savoir du gars devant moi. En plus d’être aussi puissant que moi en combat, il avait un intellect digne d’un kumojin. Moi ? J’étais certes pas con, mais je n’étais pas cartésien. J’étais plus basé sur mon instinct qu’autre chose, même si depuis que j’étais shinobi, ledit instinct me donnait pleine satisfaction.

- « Si tu te présentes, tu as mon soutien et mon vote, mec. Et si tu deviens raikage, je deviendrais ton bouclier. Avoue que ça serait classe d’avoir un garde de corps comme moi ! »

J’eus un petit rire avant de m’envoyer une bonne gorgée de saké, encore. Rien ne m’arrêtait quand j’avais du saké et une bouteille était de loin insuffisante pour me faire sombrer. Il en fallait plus. Bien plus. Mais alors que je prenais plaisir à boire, la terre se mit soudain à vibrer. On aurait dit un tremblement de terre. Sauf que ledit tremblement de terre ne me semblait pas naturel. Même pas le temps de me retourner qu’un gigantesque serpent fit son apparition. Il s’enroula tout autour de l’arche avant de s’immobiliser et de nous toiser de son « trône ». Plutôt que d’avoir peur, j’eus un sifflet d’admiration. Bien longtemps que j’avais pas vu une bête de cette taille. Sans doute une invocation. Je me relevai alors avant de m’étirer et de faire craquer mes vertèbres sourire aux lèvres. Ce truc devait être l’œuvre de bandits…

- « A ton avis… La viande de serpent, ça se bouffe ? »

Parce que clairement… Il allait crever. Clairement.
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Sam 22 Juil 2017 - 8:01
Un large sourire s’affichait sur le visage de Seijiro, conséquences des paroles rassurantes de Shuuhei. Cet homme avait beau jouer au con, faire des blagues, être tout le temps dans l’esprit comique, pas sérieux du tout, c’était un homme censé qui avait du recul sur beaucoup de choses. Il prétextait que le simple fait de penser, d’avoir peur, d’être craintif d’emprunter la mauvaise voie ferait de lui un très bon chef pour le village des nuages. Lui était poussé par les jeunes qui souhaitaient très certainement le pouvoir alors que Seijiro lui était poussé par les anciens qui désiraient simplement honorer leur clan. Ce n’étaient effectivement pas la même chose, pas les mêmes motivations pour Shuuhei que ce pouvait l’être pour le Nara. Par al suite, après très peu de temps de latence, pendant que le Nara était toujours dos à lui à réfléchir à tout ça, Shuuhei reprit alors la parole en assurant à Seijiro qu’il aurait son vote s’il venait à se présenter. Et par la suite, il proposait même un poste de garde du corps à Seijiro, comme s’il serait son bouclier. Le blond se retournait en prenant la parole, éclater par un rire sincère qui faisait du bien.

« Hahaha, avec toi comme garde du corps Shuuhei j’aurais bien plus de soucis à me faire. Avec ta maladresse légendaire et ton appétence pour les femmes, soit tu ne seras pas là, soit tu me mettras le coup qui va me plonger dans le précip… Il marquait une courte pause, la terre était en train de se mettre à trembler. C’était mauvais signe, quelque chose se passait. Qu’est ce que c’est que ça ? » Questionnait-il dans le vide, car il savait parfaitement que Shuuhei n’avait pas plus de réponses que lui quant à cette interrogation.

Pendant quelques longues secondes le sol continuait de vibrer, puis, soudainement, un immense serpent se mit à sortir du sol. Cet immense monstre se mit alors à s’entourer plusieurs fois autour de la fameuse arche grise avant de s’immobiliser en regardant les deux shinobis du haut de son perchoir. Il était immense et venait de prendre un avantage certain sur les deux shinobis. C’était très certainement une invocation provenant d’un ninjas ennemi, mais où étaient-ils ? Shuuhei s’était levé tranquillement, avait fait craqué tous ses membres comme pour s’étirer. Cela serait une aubaine pour lui, pour une fois qu’il y avait de l’action. Il prit alors la parole en direction de son homologue Nara, lui demandant de façon irronique si le serpent se mangeait. Seijiro eut un sourire malgré le critique de la situation.

« Il n’y a qu’une façon de savoir. Il faut essayer. Ce serpent est contrôlé par quelqu’un, je m’occupe de ça, toi, occupe toi surtout du serpent. Il faut le faire descendre de l’arche grise. Les portes se fermeront dès que le serpent sera descendu. A toi de jouer » Dit-il avant de disparaître.

De loin, il avait vu deux civils, deux jeunes hommes qui avaient aperçus la bête et partaient en courant. Usant de sa grande rapidité, il apparut devant les deux hommes qui s’arrêtèrent net. « La situation nécessite votre aide. Toi, tu vas aller chercher de l’aide au quartier général qui est le bâtiment le plus proche d’ici. Tu diras qu’un serpent géant est aux prises avec des shinobis à l’arche grise. Toi, tu vas revenir et actionner le levier dès que le serpent aura quitté l’arche pour fermer les grandes portes. Nous sommes deux Jûnin, nous ne risquerons pas ta vie fais moi confiance. Maintenant, action ! » Ordonnait-il avant de disparaître de nouveau pour réapparaître près de Shuuhei, mais dos à lui. L’invocateur ne devait pas être loin..

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◊ Connais ton ennemi et connais toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.
◊ Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.
◊ Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par des défaites.
Sun Tzu
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Lun 21 Aoû 2017 - 18:12
- « Hmmm… »

Le serpent m’observait et sifflait bruyamment après que Sei se soit envolé je ne sais où. Il était assez énorme, putain ! Je pouvais m’en occuper seul, mais je manquais presque de foi. Et puis, c’était quoi ce timing de merde ? Qui cherchait à nous attaquer ? Des Bandits ? Des terroristes qui n’avaient rien à faire de leurs journées ? Ou même des ninjas d’autres clans ? La liste des potentiels coupables était tellement longue que je préférai arrêter de trop cogiter là-dessus. Et puis, l’heure était à l’action. Il fallait que je fasse descendre ce truc dégueulasse de l’arche. Pour ça, il n’y avait plus qu’une chose à faire : L’attaquer pour l’attirer…

Alors que je grattai ma nuque d’un air las, le serpent sembla se redresser légèrement. Sans paniquer ou me précipiter, je me mis à fouiller ma petite sacoche avant de choper un parchemin explosif. Pour le moment, je n’avais pas vraiment l’envie de gaspiller mon chakra et mon énergie. De plus, ce gros tas dégueulasse pourrait être tout simplement un leurre. Si je me tuais à la tâche maintenant, je risquais de griller mes cartouches et me retrouver à la merci d’une multitude de types assez balèzes. Être un shinobi de rang A, c’est beau, mais j’étais conscient de mes nombreuses faiblesses et du progrès que j’avais encore à faire.

Sans parler et arrêtant de cogiter pour de bon, je me mis à foncer vers ma cible. Sauf que celle-ci ouvrit la gueule et me cracha un gros jet de son venin. Je l’esquivai in-extrémis avant de remarquer que ledit gros jet qui finit sa course au sol faisait fondre la terre. En plus d’être toxique, son poison était corrosif. Génial ! Pas de quoi me faire flipper cependant puisque je recommençai à le charger. Sans succès. Il me balança plusieurs salves de son venin, mais je m’évertuai à les éviter. Ce jeu dura une bonne minute jusqu’à ce que je réussisse à ce que je réussisse, entre deux attaques de l’animal, à réduire drastiquement la distance entre nous.

D’un lancer surhumain, je lui balançai le parchemin explosif qui partit se planter sur sa sale gueule avant d’exploser avec force. Vu sa carcasse, je n’avais vraiment en tête de faire des dégâts avec ce projectile, mais plutôt de l’attirer à moi et de le déplacer de l’arche comme Seijuro le voulait. Après la détonation et la fumée qui se dissipa, le serpent paru enragé et siffla encore plus fort. Il se lova sur lui-même, releva encore plus la tête avant de se projeter vers moi à une vitesse effroyable. Attentif à ses faits et gestes, j’avais disparu d’un coup pour reculer à toute vitesse jusqu’à à atteindre très vite un endroit un peu éloigné de l’arche.

Ce fut à ce moment précis que Sei apparut à mon dos.

- « Quelle plaie… Vraiment… »

Plutôt que de pester, j’eus un gros soupir las alors que le gigantesque serpent glissait sur le sol vers notre direction. Fatigué de bouger dans tous les sens pour rien, je multipliai soudain les mudras avant de m’accroupir pour poser mes mains au sol et l’inonder de mon chakra. Et sans que ma cible s’y attende, une multitude de chaines en fer jaillirent de sous terre pour s’enrouler autour de son corps et l’immobiliser en un instant. Le serpent se mit à se débattre, mais rien à faire. Il ne pouvait pas se défaire d’autant de chaines. Elles allaient finir par céder à un moment donné, mais bien avant, nous aurions le temps de l’achever.

- « Alors, t’as détecté les coupables ? »

Question naturelle. Car j’avais bien compris la manœuvre et les intentions du Nara…
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Mer 30 Aoû 2017 - 12:30
Cinq minutes s’en suivirent ensuite où nous vinrent à bout du gigantesque serpent qui menaçait l’arche et notre ville. Cinq bonnes minutes. Seijiro qui avait réussi à repérer les commanditaires de cette attaque sournoise, finit par les débusquer et par les immobiliser avant de les buter sans trop de problèmes. Ce n’est qu’après notre intervention que le plus gros des troupes arriva, mais nous avions déjà fini le travail. Renforts inutiles du coup. Le gros serpent était mort, mais toujours sur place. Devant, pas mal de gens se demandaient si ce truc était consommable ; mais le conseil par la voix de quelques sages décida de s’en débarrasser à mon grand désarroi. J’aurai bien voulu savoir c’que ça vaut moi ! Là-dessus, j’eus une mine un peu lamentable qui arracha un rire à Seijiro. Une très bonne chose !

Ce dernier semblait un peu plus joyeux et décontracté malgré la situation qui s’était imposée à nous. Ma position sur ces élections et l’attaque qu’on venait d’essuyer le rassérénaient sur le fait qu’il fallait que ça change. J’eus un sourire à mon tour. Même s’il ne me l’avoua point, j’étais certain qu’il avait maintenant pris position. Je le connaissais depuis un bail maintenant pour savoir qu’il n’allait pas rester les bras croisés et pour reconnaitre la moindre de ses mimiques. Une bonne chose. Après toute cette affaire, la sécurité à l’arche fut encore plus renforcée. Nous fumes plusieurs jonins à garder la porte d’entrée de notre cher cité. Même s’il n’y avait pas de quoi s’alarmer, nous préférâmes être prudents. Et nous étions loin de savoir que cette attaque était un signe avant-coureur de ce que Kumo allait essuyer aux élections…
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Douce nuit et perspectives d'avenir ; Ft Seiji

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