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Boss, faut qu'on parle | Akimoto


Lun 11 Déc 2017 - 22:29
Ce matin là, la borgne attendait Moira, sa cadette devant une tasse de thé, elle avait fait le déjeuner... Ce qui laissait dubitative l’adolescente. Sanadare se faisait elle pardonner de ses absences ? Non ce n'était pas son genre, alors oui, c'était inquiétant. Moira prenait place inquiète, et elle avait de quoi.

-Je t'ai trouvé un senseï. Tu commences dans moins d'une heure. Dépêches toi.

Elle ne lui laissait aucun choix en la trainant là-bas. C'était comme si elle avait décidé pour une fois de bien faire les choses cette fois. Plutôt qu'abandonner la gamine à son sort, ou la traînait comme un boulet à son pied, elle lui offrait sa propre issue, déjà pour commencer. Une affaire de régler. Pour la suite, elle devait à nouveau offrir un face à face à un de ses proches, et y poser ses résolussions, si on pouvait le dire ainsi.

Qui mieux qu'une élève pouvait trouver facilement son senseï ? Après tout, depuis tout le temps qu'elle lui courait derrière pour x ou z raison, au poste, on avait eu tendance à la prendre un peu pour sa secrétaire aussi, du coup. Mais les choses avaient changées ces derniers temps, beaucoup de choses, des évolutions bonnes ou mauvaises, la Hyuga ne le savait pas encore, la vérité était que son entrain du début s'était fané, parti, envolé, elle était comme une âme qui errait dans le long couloir tracé d'un champs d'Iwa. Au moins, elle en avait conscience en se présentant face à lui, toujours fidèle à son heure de dîner. Être adepte de sensorialité l'avait sans aidé à le repérer dans la citée meurtrie.

-Hey Senseï. Lui fit-elle. Enfin, si je peux toujours t'appeler comme ça.

Son ombre plana sur la table et le plat, elle était assise à contre jour à sa table, ignorant l'importance d'une pause repas visiblement, un peu surprise qu'il mange seul aussi en fait. C'était sûrement le meilleur moment pour lui voler un peu de temps, sans parasites autour finalement. Elle irait droit au but après lui avoir volé sa coupe de saké, qu'elle vida d'une traite. Le dernier verre, jurait, elle le devait bien à son ami Dragon, le fut Kanon. Elle avait appris récemment oui... Beaucoup de choses se remettaient en question, et Taishi n'avait rien pu y changer.

-Cela fait un bout qu'on ne s'est pas vu. Ni au boulot, ni en entraînement.

Vérité ? Oui. Est-ce que ça allait en s'arrangeant ? Certainement pas, il était peut-être tant de mettre fin à la mascarade. En commençant par son rôle dans tout ça.

-Je suis une alcoolique. Évidence qu'il connaissait déjà. Dépressive à tous les coups aussi. Elle piocha un peu dans son bol pour se rassasier, avec la familiarité qui leur restait encore. Aveugle. Que de belles qualités. Et lassée de tout ça. Elle posa son coude sur la table, pour que sa paume retienne sa joue et sa tête du coup. On se demande pourquoi tu m'as pas encore virée des rangs sérieux. Peut-être que ça serait le plus arrangeant... Elle soupira. J'ai essayé de réparer mon œil, mais ça a raté. Est-ce que ceci expliquait cela. Bref... En gros. Je démissionne.

Elle posa son bandeau, symbole de son appartenance sur la table, comme on rendrait un bagde après de bons et loyaux services ? Pourquoi s'adresser à ses saints quand on pouvait le faire direct au bon dieu, l'avantage, maintenant elle connaissait bien ce dernier. Ou pas assez va savoir. Elle s'en foutait, c'était enfin dit réglé, c'était pas comme si les conséquences l'avaient un jour inquiété.

-Donc je vais me barrer, CQFD.

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Mer 13 Déc 2017 - 6:27

Enfin un peu de répit dans toute cette folie. Devenir Nidaime, perdre un ami, perdre un fils, en retrouver un second, gérer tout un village en crise...c’était définitivement trop pour un seul homme. Le Roux avait bien eu quelques jours pour se morfondre comme lui seul savait le faire, en compagnie du saké et de la douce solitude. Mais mon ascension avait changé la donne. Pourquoi cet idiot de Daimyo l'avait-il choisi lui plutôt que Yoshitsune? Être un bras droit, un protecteur, une épée qu'on dirige, ça il savait le faire. Le Borukan était un homme d'action, comme la majorité des siens. Mais jouer les administrateurs ne lui sied pas.

L'heure du repas arriva, un moment de la journée que le Colosse appréciait de plus en plus pour la tranquillité et la quiétude qui l'accompagnait. Pendant quelques heures, il s'évadait de sa tour-prison et de la compagnie de ses pousseurs de papier pour apprécier un bon repas et une coupe de saké.

Installé à la table de son établissement préféré, pignochant du bout des doigts quelques morceaux de poulet épicé, Akimoto avait une mine bien basse aujourd'hui. Puis, tout droit sortie de nulle part, Sanadare se joint en lui en se glissant sur la banquette en face de lui. Une surprise tout aussi agréable qu'inattendue. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu - et Taishi aussi d'ailleurs. Il se mentirait s'il disait que ce n'était qu'à cause de son nouveau boulot. Cela durait depuis quelque temps déjà. Plus d'entraînement, plus de mission, plus de beuverie comme au début. Quelque chose avait changé. Avait-il failli à sa mission de sensei? Chose certaine, il ne pouvait pas prétendre au titre du meilleur sensei...Non, ce dernier appartenait à un autre homme maintenant. "Sana! Ça fait longtemps. Tu viens faire quoi ici?" dit-il tout juste avant que la jeune aveugle ne lui pique sa coupe de saké pour la boire d'un trait.

Visiblement, quelque chose tracassait son élève. Son énergie habituelle semblait bien différente. Sans vraiment comprendre où elle venait en venir, le Nidaime l'écouta déblatérer et vider son panier. Elle semblait en avoir long à dire, plus que jamais, elle apparut comme une enfant troublé au yeux du mentor.

Puis, elle déposa son bandeau du la table, devant l'assiette du colosse. "Je démissionne." dit-elle simplement. Akimoto mit quelques instants à comprendre, il manqua de s'étouffer avec sa bouchée lorsqu'il réalisa finalement. La surprise était au rendez-vous. "Pardon ?!" rétorqua-t-il, le ton légèrement haussé. "Comment ça 'tu te barres' ? C'est quoi ces conneries?" Se serait se mentir que te croire qu'il connaissait extrêmement bien la jeune fille sous son aile, mais Akimoto trouvait tout de même ce comportement des plus étranges, même pour elle. Il avait été habitué depuis le début à ses comportements excentriques à elle et Taishi, mais même ça, cette démission expéditive, il ne trouvait pas cela des plus normal."C'est une chose que de vouloir prendre sa retraite. La vie de shinobi, ce n'est pas pour tout le monde je comprends très bien. Mais te barrer? Pour faire quoi? Pour aller où?" dit-il en remplissant de nouveau sa coupe, pour la vider d'un seul trait à son tour quelques instants plus tard. "Tu crois que je vais te laisser partir comme ça? À moitié dépressive. Sans poser de questions? Tu vas me faire le plaisir de m'expliquer ce qui te passe par la tête."

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Mer 13 Déc 2017 - 7:56
Son dos s'était mieux calé contre le dossier de son support, la kunoichi avait croisé les jambes et les bras dès qu'il gueula comme un titan – prévisible, un 'pardon' qui fit taire toute la salle. Attirant quelques regards sur eux par la même occasion. Sanadare ne pouvait pas les voir, mais elle sentait leur oppression parfaitement, question d'habitude, enfin, au moins, il lui décrochait un sourire à sa disciple, encore que, il l'avait toujours faite rire en y repensant. Peut-être qu'elle ne le prenait pas au sérieux et que c'était le problème, mais qui Sanadare prenait-elle sérieusement ? Personne, même pas elle.

-Ah bah bravo, moi qui faisais discret, toi tu te mets à ameuter toute l'attention. Cet homme, franchement. Je te félicite pas.

Qu'elle le grondait presque, tandis qu'il s'étouffait presque aussi sous l'annonce émise sans pincette. C'était tout Sana' ça. Elle lui marmonnait de s'en remettre allez, c'était pas comme si c'était une grande perte, mais il déferlait comme un moulin à paroles, pour peu, elle aurait cru qu'il allait taper du poing sur la table. Ok, ça pouvait aussi se passer comme ça.

-Yare, yare Senseï ! Arrêtes de meugler pour commencer ! Puis ton char aussi. C'est quoi cet interrogatoire, t'es de la police ou quoi ?

Oh, elle savait bien, ils avaient bossé ensemble dedans, elle y était toujours, si on pouvait dire ça comme ça. La réputation de la Hyuga était faite, et pas reluisante, elle avait tout fait pour en même temps. Et 'aujourd'hui aussi elle avait définitivement décidé de ne pas le ménager, il avait repris la tasse de toutes les convoitises, la borgne revenait à l'assaut dans une grâce féline en réquisitionnant la bouteille en représailles. Ah ? Ah ! Et là, qu'est-ce qu'il pouvait y faire ! Sa gorge, à elle, s'abreuvait directement au goulot et à flot. Elle relevait son seul sourcil visible, comme pour se moquer de ce faux face à face, c'était inégale, elle ne voyait pas le blanc de ses yeux elle. La genin ratée, face à la nouvelle ombre du village. C'était ridicule.

-Je t'en pose moi des questions sur ce que tu veux faire de ton avenir de Kage, d'ailleurs, si tu veux savoir ce que j'en pense, t'as signé pour crever bientôt, alors avec ton contrat de suicidaire, me faire la leçon sur la dépression. Crédibilité zéro. T'es pas mieux que moi niveau joyeux luron et te voilà big boss. Je suis sur la bonne voie du coup, laisse moi gérer.

Sa main vola à nouveau de la nourriture dans l'assiette en face en la faisant se rapprocher, toujours la bouteille de sake en otage plaquée entre ses cuisses.

-C'est bon quoi, gagnons du temps, c'est pas comme si t'y perdra grand chose, puis accorde moi au moins le fait de venir, te prévenir et puis partir bien. J'aurais pu crier Sayonara durant la cohue et disparaître, tu t'en serais même pas aperçu.

Lui renseignait-elle la bouche à moitié pleine.

-Regardes ça, tu m'invites même pas à manger. Pire senseï de l’univers. Alors tu crois que je suis inquiète que tu perdes du temps à courir derrière mes fesses ?

Bon elle taquinait, mais c'était vraiment le moment, non ? Si, justement. Il lui avait dit de lui expliquer ce qui se passait dans sa tête, bah il allait être servi...

-J'ai décidé d'aller voir du pays, tu n'y pourras rien y faire, tôt ou tard, mon sac sur le dos, je me barre, parfaitement, je me barre ! Cette fois, c'était elle qui avait le ton plus élevé, un sketch. Sérieusement, je suis plus une gamine et je suis enfermée à la maison par gros papa ours roux comme si j'avais neuf ans, même pour m'éloigner de dix mètres des remparts me faut une autorisation ou un imbécile de chunin ou de junin en chaperon. C'tout, vos conneries me font chié, j'ai saturée, c'est terminé.

Kanon-sama avait bien tenté de la raisonner la dernière fois, il était même arrivé à la réanimer, elle avait fait des efforts, battit des plans avec lui, pourquoi faire ? Il faisait parti des morts gravé dans la pierre. La pensée la froissa, alors elle buvait d'avantage, c'était toujours comme ça dans sa vie de toute façon. Alors point final, vagabondage et beuverie c'était pour elle une vie acceptable, qu'est-ce que ça changeait des patrouilles où elle passait son temps dans les bars ? Hein senseï ?!

-Gribouilles moi un papelard pour ces abrutis des portes et on en discute plus.

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Ven 22 Déc 2017 - 5:23


Le ton avait escaladé d'un cran, autant celui du Borukan que de l'Hyûga. On se serait cru dans une scène de ménage tout droit sortie d'une pièce de théâtre, le père qui engueulait sa fille et vice versa. Quelques regards se tournèrent vers eux, mais ils ne restèrent pas figés longtemps lorsque Akimoto les foudroya du regard en retour. "Tu veux vraiment partir, comme ça, sans flafla, j'te donne un p'tit bout de papier, tu ramasses tes clics et tes claques et tu disparais dans la nature? Adieu Iwa, adieu les amis, Sana l'aveugle, enfin libre de ses cruels oppresseurs, libérée dans ce vaste monde, sans rien devoir à personne?" dit le rouquin avec ironie. C'était comme si soudainement, tous les maux dont elle souffrait étaient causés par ses proches. Le Borukan ne comprenait que trop bien. Il avait fait la même chose par le passé, c'est même ce comportement qui l'avait porté lors de cette fatidique nuit à tuer sa femme. "Tu penses trouver réponse à toutes tes questions, comme par magie, à l'extérieur de ces murs? Tu ne l'as pas trouvé au fond d'une bouteille de saké alors tu crois pouvoir la trouver ailleurs, c'est ça?" rétorqua le Borukan en laissant échapper un rictus. Elle était bien bonne celle-là.

D'un geste habile et vif, le Nidaime attrapa en plein vol le poignet de son élève qui venait de lui subtiliser son dernier morceau de poulet épicé. Il n'allait certainement pas laisser passer ça. D'un même geste, il remplit leur coupe de saké au passage. "Tu crois vraiment que ceux qui t'entourent - Taishi, Moira, moi, et les autres - on n'en a rien à foutre de toi? Bonjour la confiance! Tu crois être la seule shinobi en crise existentielle au village? La seule qui trouve son réconfort dans le fond d'une bouteille? J'te signale que ton sensei c’est le plus grand alcolo du coin, ce n'est pas pour rien. Ça fait trente ans que je me dis tous les jours que je devrais me barrer d'ici, prendre ma retraite, m'isoler dans le fin fond du cul du monde et avoir la paix. Mais je ne le fais pas...Parce que j'ai des gens qui comptent sur moi, parce que je sais que je vaux mieux que ça."

"Mais bon...Si ce que tu veux vraiment c'est abandonner...Je ne te retiens pas. Tu m'as remis ton bandeau, tu es maintenant considéré comme une civile, libre à toi d'aller où que tu veux. C'est ça que tu veux entendre, n'est-ce pas? Qu'on t'abandonne?" Akimoto connaissait ce numéro. Son fils lui avait sorti des dizaines de fois lorsqu'il était gamin. Il désirait tellement son émancipation par rapport à son père qu'il passait toujours plus de temps à chialer qu'à travailler sur ce qui clochait vraiment. Chaque fois, Akimoto lui donnait quelques tapes dans le dos et le laissait voler de ses propres ailes. Inévitablement, à chaque fois, ce dernier revenait pratiquement en suppliant pour qu'il reprennent son éducation en main. Aujourd'hui, ce n'était pas différent. S'il l'a laissait partir, il savait tôt ou tard qu'elle reviendrait à la maison, après s'être rendu compte qu'ici ou ailleurs, les choses étaient les mêmes. "Mais avant..." ajouta-t-il. "J'ai une proposition à te faire. J'ai une mission qui traine sur mon bureau depuis un moment, je comptais vous la donner à toi et Taishi." Il s'arrêta, fit descendre sa dernière bouchée avec du saké, avant de poursuivre. "Je ne parle pas de courir après un chaton ou de surveiller une meule de foin. C'est important, une mission diplomatique à la frontière du pays. C'est l'ultime service que je te demande. Prends le temps de réfléchir à tout ça, à ce que ça signifie pour toi être une kunoichi, ce que tu recherches ici à Iwa, voit un peu du pays pendant la mission, et en rentrant reviens me voir avec ta décision finale. À ce moment-là, si tu veux partir, je te laisserai le faire. Tu en dis quoi?"


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Dim 24 Déc 2017 - 2:55
-Exactement !

Qu’elle lui répondait avec conviction au tac au tac de sa première demande. Un marteau sur une enclume trop solide pour être fendue. Il était tout aussi déterminé à lui faire la leçon ceci dit et la genin, sa disciple s’y attendait bien en venant le chicaner comme ça dans un affront direct. Peut-être qu’elle aimait bien ça finalement, c’était de loin la conversation la plus vivante qu’ils avaient jamais eu…

-Encore une fois, tu fais tes questions et tes réponses tout seul, ce mec borné et insupportable !

La kunoichi libérait fermement son emprise au poignet pour signifier qu’elle ne plierait pas sous sa grosse voix et ses arguments qui lui semblaient vaseux, ceci dit, elle ne crachait pas pour autant sur le sake… Ah, lala, viles faiblesses, cruelles addictions.

-Non, mais, c’est là que tu ne sembles pas comprendre… Elle avalait son alcool salvateur, celui qui déliait les langues bien que la sienne n’en ai pas vraiment besoin, elle était particulièrement lancée ce jour-là… Incroyable. Non, je ne sais pas ce que tu y es, ni qui tu es hormis les grandes lignes que me rabâche Taishi à l’occasion pour sauver les meubles. Et tu sais pourquoi ?... Son poing fermé tapait sur la table faisant sursauter plats et couverts… Parce que je n’en ai rien à cirer ! Bordel ! Pourquoi vous vous voulez pas le comprendre !

La vérité, Sanadare ne pensait qu’à Sanadare, tous voulaient lui croire un bon fond, une ame juste meurtrie qu’on pouvait sauver, mais il n’y avait rien à déterrer en elle, tout avait pourri depuis des années maintenant. Ils avaient démarré l’entreprise trop tard faut croire.

-Tu crois que je me sens mal aimée ? Mais quel abruti. Entre toi et Taishi je suis vernie ma foi. Votre affaire affective, elle marche que dans un sens, je suis gentille avec vous quand j’ai intérêt à le faire, vous pouvez disparaître demain que ça changerait pas grand-chose.

Et voilà, elle avait déposé ça avec dureté sur la table, avec une franchise outrageante, la Hyuga ne mentait pas, en ce jour précis, peut-être que au final ils lui manqueraient un peu, comme un coussin sur son canapé… Rien de grave. Si ça faisait d’elle une horrible personne rien à cirer, c’était mieux que jouer la comédie pour les poignarder dans le dos comme on l’avait fait avec elle dans le passé. Les accès étaient scellés à ce petit cœur là, désolée ! Pas d’exception.

-Si tu penses que tu vaux mieux et que tu leur dois, grand bien t’en fasse ! Mais moi, je n’estime rien devoir à personne, je n’ai rien demandé de ce qu’on m’a donné.

Une enfant terrible, ingrate, mais à la logique qui se tenait, certes pas morale, mais pas erronée non plus.

-Alors fais-moi ce putain de papier et ouais si c’est ainsi que tu le considères abandonnes moi, mais je tiens à dire, que je n’ai jamais considéré faire partie des vôtres. J’ai rejoint Iwa parce qu’ils y avaient des chiens de Hyuga que je retraçais. Un élément que tu connaissais dans tes paramètres de beaux discours ? Tss…


Elle lui dit qu’elle démissionne, il lui file un dernier boulot ?! La Hyuga se demandait ce qui ne tournait pas rond chez ce gars-là, mais le deal était tentant, est-ce qu’il honorerait sa promesse ? Ou elle n’aurait qu’à prendre l’opportunité pour épuiser Taishi et prendre le large ? Bad plan, avoir des caniches féroces d’iwa aux fesses ne la tentait pas vraiment, ces bêtes la sont plus enquiquinantes qu’on ne pourrait le croire… Un accord à l’amiable était le plus raisonnable. Elle remuait sa tasse pour demander plus de jus de la bouteille surement, mais ils avaient vidé cette dernière depuis longtemps.

-Qui dit que tu tiendras parole ? Et ce n’est pas chien pour Taishi ca ? Ouah t’es vraiment le pire… Une couche de plus, à croire qu’elle voulait être la plus détestable possible. Pourtant, elle lui tendait la main bon pour un accord. Mais toi aussi médites à ceci durant mon absence, tu gagnes si je pars, parce que si d’aventure j’ai ici une ouverture pour mes plans ici, il va y avoir des morts chez les Hyuga et personne n’appréciera.

-Sauf moi.
Elle lui fit son sourire de toutes ses dents, espèce de folle était ce bien raisonnable de lui dire ca ?

C’était la fin de la subtilité et des non-dits, faut croire.

Si tu n’aimes pas Iwa, tires toi ! Probablement ce qu’elle aimait le plus entendre tard le soir dans les tavernes mal famées où elle traînait pour se soûler.

Mais ce n'était pas aussi simple que ca ! La preuve.


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Dim 31 Déc 2017 - 5:06


Il fallait vraiment être un saint pour avoir la patience de tolérer quelqu’un comme Sanadare. Comment Taishi faisait-il pour rester avec elle? S’il savait qu’elle possédait un sale caractère, c’était la première fois qu’Akimoto était témoin d’une telle mise en scène de sa part. C’était à croire que la jeune Hyûga avait un deathwish. Le rouquin reconnaissait bien là la majorité des symptômes d’un alcoolisme profond et de sa phase dépressive sévère. Le colosse d’Iwa continuait de manger goulument tout en écoutant son élève, avec de plus en plus de difficulté il va sans dire. On pouvait commencer à lire sur son visage une expression d’agacement total. C’est à croire que la jeune fille faisait exprès de se comporter en gamine pour l’énerver et de trouver la moindre petite faille dans son discours afin de l’exploiter et l’agacer davantage. Fronçant les sourcils, ne l’étant plus visiblement qu’à moitié, le Borukan descendit son verre d’une seule traite avant de s’en resservir un autre. Il laissa le silence glisser quelques instants, voulant être parfaitement certain que Sana avait terminé de parler et de gueuler. « Tu sais Sana…Si tu sortais le bout de ton nez de ta bouteille de saké une fois de temps à autre, tu remarquerais peut-être que tous ces gens – de qui tu n’as rien à foutre apparemment – bah ils veulent ton bien. Arrête de faire ta gamine un peu, laisse-toi aider ! Peut-être que tu découvrirais alors que tout n’est pas si noir au final. »

Akimoto soupira un bon coup, avant de porter de nouveau son verre à ses lèvres. « Regarde-toi un peu…Tu es là, tu me parles comme si de rien n’était de buter des Hyûga. Comme ça, au calme, le saké à la main et du poulet dans la gueule. » Heureusement pour elle qu’Akimoto ne se laissait pas emporter par sa colère titanesque. S’il avait été un autre, moins clément ou surtout moins compréhensif du petit jeu auquel la Hyûga se prêtait, il aurait pu la faire mettre en tôle sur le champ. « Ça t’apporterait quoi au final, hein? Ah oui, tu aurais eu les deux, trois connards qui ton choppé étant gamine pour te niquer ton œil. Mais après tu pourrirais le reste de ta vie en prison. Ça en vaut le coup tu crois, te détruire en faisant ta propre justice? Tu n’aimerais pas plutôt que ce soit eux qui croupissent en prison? »

Le Nidaime s’arrêta, souriant en voyant l’expression d’agacement qui se dessinait visiblement sur le visage de son apprenti. « Fait pas ta surprise, c'est pas parce que je n'ai pas demandé que je ne suis pas au courant, tu sais bien que j’ai lu ton dossier. Pardon de m’être intéressé à toi, c’pas parce que tu en as jamais rien eu à foutre de moi que c’est réciproque. » Il termina de nouveau sa coupelle de saké et il écrasa son point sur la table en la redescendant, faisant tinté la coutellerie et attiré les regards des curieux. « Ça t’a traversé l’esprit que si tu n’avais fait que demander mon aide, ces mecs-là seraient en tôle depuis longtemps ou même six pieds sous terre déjà? J’suis ton sensei bordel, le Taisho et le foutu de Tsuchikage maintenant! Si tu me l’avais demandé, j’aurais tout retourné pour te venir en aide et les déglinguer avec toi. Mais non, tu préfères te morfondre sur toi-même et refuser l’aide de ceux qui t’aime. Tu l’as dit toi-même, c’est à sens unique… »

Le Borukan avait de plus en plus de mal à croire que ses paroles pourraient convaincre Sana de réviser son sort. Il avait l’impression d’avoir en face de lui une gamine qui refusait de manger ses brocolis et qui faisait la crise parce qu’on lui refusait son désert si elle ne les terminait pas. « Tsss… » laissa-t-il échapper tout en commandant une nouvelle bouteille à la serveuse d’un geste de la main. « Tu fais ce que tu veux, je ne suis pas ton de père après-tout. Et visiblement même plus ton sensei. Alors tu peux bien crever dans un caniveau une bouteille à la main si c’est ce que tu veux, j’ai d’autres chats à fouetter moi. Si tu ne veux pas de mon aide, et bien basta, continue de t’arranger toute seule. » Les mots étaient sortis plus rapidement qu'il n'avait pu les penser, sans réfléchir, il les avait crachés avec amertume et regret, comme le volcan en éruption qu'il était. Bien sûr qu'il ne les pensait pas réellement. Aussitôt jailli, il aurait aimé pouvoir les rattraper. Mais peut-être que c'était ce que l'Hyûga avait besoin d'entendre, qu'on cesse finalement de jouer à ses petits jeux et qu'on la brusque un peu.

« C’est ça que tu veux entendre? Réellement? » Il releva les yeux, son regard ambré et flamboyant, pour les plonger dans celui de la Hyûga. Il savait pertinemment qu’elle ne pouvait pas le voir, mais il espérait intérieurement que le geste comptait quand même pour quelque chose. Dans un ultime effort, il tendit sa main au-dessus de la table dans sa direction. « Laisse-moi t’aider bordel de merde! S’il te plait. »


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Lun 1 Jan 2018 - 7:18

La disciple et le maître, pour l’échange de grosse voix en tout cas, ils étaient au même rang SSS, aucun doute. Silencieuse soudainement depuis un petit bout de temps, la kunoishi faisait craquer ses doigts d’agacement, puis se relevait pour contourner la table. Vers la sortie visiblement ? Mais pourtant, elle s’arrêtait toujours proche du siège du roux. Elle secoua la tête avant d’enlever son chapeau précieux et ridicule, celui usé par le temps qu’elle ne quittait pourtant jamais, puis le déposa sur la bouteille de sake comme pour la faire disparaître, peut-être une façon de lui dire qu’il était temps d’arrêter de boire ou…

-Loin des yeux, loin du cœur ? Tu ne connais pas l’expression.

D’un bout de doigt, elle prenait la bouteille qui servait de support à son couvre-chef sur un bord d’une autre table à côté. Pour les mettre à l’abri ? C’était que la Hyuga l’avait laissé parler cette fois sans l’interrompre ni le reprendre une seule fois et qu’elle ne voulait qu’il abime son précieux souvenir avec le retour de flamme.

-Tu t’entends ? Et tu demandes pourquoi je pars ? Pourquoi je démissionne, pourquoi je ne veux pas de ton aide ? Iwa est finie d’office avec son abonnement pour ses Kages merdiques. Pourquoi je devrais rester servir et donner ma vie pour des décisions d’abrutis ?

Elle tournait sur elle-même presque en passant la main dans ses cheveux exaspérée.

-Tu tuerais des Hyuga ? Ferais plonger avec facilité des membres importants de ce clan. Certes… Tu dis vrai mais !

Elle était toujours prête aux esquives pour finir ce qu’elle avait à dire jusqu’au bout.

-Tu te mettrais le clan à dos, un des plus riches et importants d’Iwa pour… Moi ? Elle lui offrait un rire sarcastique. Quel pauvre fou. Un Kage ne devrait avoir pour priorité que son village et de la place pour rien d’autre dans sa tête et surtout son éponge pourrie de cœur. T’as le même problème que Chogen et la plupart de ceux dans ce village qui se prétendent shi-no-bi. Trop de sentiments qui dictent les actes.

Maintenant elle croisait les bras prête subir les conséquences de sa franchise, si ce n’était pas son genre de fuir pourtant d’ordinaire sans raison raisonnable contrairement aux apparences…

-Tu as le droit de les avoir, pas de les assouvir, sinon comme tu dis, je serais morte depuis longtemps dans un caniveau ou un coin du domaine Hyuga où j’aurais réglé sauvagement mes comptes. Même un déchet humain sait mieux se servir de sa tête que toi, alors quelle aide tu peux m’apporter ? A part plus de chaos pour ton village avec une guerre qui gronde ? Aucune.


Elle se fit droite et fière.

-Ne fais pas des promesses que tu ne peux pas tenir et si possible arrête de faire comme si tout va bien, ou ira bien, c’est complètement faux et on sait tous les deux les vérités tenaces au fond d’une bouteille. Réfléchis mieux, qui va te ramasser toi si tu fais n'importe quoi ?... Tu ferais mieux de plus t’occuper de ta tête à sortir de l’eau, parce qu’avec elle, c’est toi le village que tu noies.

Elle soupira…

-M’aider ? Tss, sauve-toi, toi-même déjà. Si je pars, crois le ou pas, mais c’est parce que t’es kage que ça sera plus compliqué pour moi de détruire les Hyuga sans éclaboussures pour toi, par respect contrairement à celui que j’avais pour Chogen et son village. Mais je n’abandonne pas mes rêves, tu vas crever comme un con et peut-être tous ici bientôt. Le seul truc qui me fait chier, c’est Kiri me privera de mon dû. Tous ceux qui sont morts n’étaient pas faibles dans leur corps Akimoto, mais dans leur cœur, contrairement aux kirijins qui savent ignorer ce facteur là et l’ont prouvé.

Elle déposa une main sur son épaule compatissante la tête baissée, remerciement ou adieu ? Va savoir. Diversion ? Peut-être un peu de tout mélanger quand elle offrait de son autre main subitement une royale baffe d’un revers de main. Sanadare n’avait jamais craint les conséquences, ni connus les regrets parce qu’elle avait toujours suivi ce que son ressenti lui dictait. Sans tact. Ni demi-mesure. Celle-là il ne l’avait pas volé pour plusieurs raisons qu’elle lui donnait-avant de ramasser sa propre volée… Contre toute attente, se fut elle qui lui tendait la main maintenant, la même qui l'avait frappé. Cette folle.

-A vrai dire, c’est moi qui demande à t’aider peut-être ? …

Plus pathétique qu’elle… ?

-Accepte mon aide tant que tu le peux encore.

En la laissant partir ?







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Mer 3 Jan 2018 - 7:30


Sana était agitée. Plus le Borukan parlait, plus elle semblait vouloir se barrer. Elle tournait autour de la table comme une rapace, zyeutant la porte, menaçant pratiquement de quitter à la moindre occasion. Mais pourtant, elle revenait toujours s’asseoir ou se positionner à côté de lui. « Tout est question de perspective Sana…Je le ferais pour toi, mais pas seulement, ce serait pour tout Iwa. Est-ce que le bien du plus grand nombre signifie que je dois fermer les yeux sur certaines injustices? Hum? Si c’est le cas, à quoi cela sert-il de se battre? À quoi je sers, moi, si ce n’est que pour maintenir le statu quo? On m’a choisi pour faire la guerre, alors je dois me terre et accepter mon sort? Fermer les yeux sur tout le reste? »

Akimoto pouvait lire l’agacement dans son visage et dans ses gestes. Peut-être faisait-il même exprès de continuer à envenimer la situation pour la provoquer, lui rendre la pareille pour les maux de tête qu’elle venait de lui causer. Elle tenta de cacher la nouvelle bouteille de saké sous son ridicule chapeau. Pour résister à la tentation? Le rouquin se contenta d’un soupir avant de s’étirer le bras pour la récupérer. Il jeta le chapeau par-dessus son épaule avant de se servir un nouveau verre. On était alcoolique ou on ne l’était pas. Lui, il acceptait sa statue. Il savait exactement pourquoi il buvait, contrairement à la jeune Hyûga, c’est pourquoi il ne s’en privait pas. « Alors oui, je soulèverais le clan Hyûga tout entier s’il le fallait, pour mettre sous les verrous les monstres qui s’en prennent à de jeunes filles pour leur arracher les yeux, dans le simple désir de s’enrichir. Ce n’est pas le genre d’individus qu’Iwa tolère en son sein. »

« Imagine-moi comme un grand sensible si ça te chante, peut-être que je le suis…J’ai arrêté de me poser ce genre de question depuis longtemps. J’agis, c’est tout. Si tu crois que les shinobis sont destinés à être des machines de guerre sans cœur, tu es plus aveugle que je ne le pensais Sana. ‘No shit’ que tu souhaites quitter le navire si c’est vraiment ce que tu penses. Tss… » Chaque shinobi était unique, chacun avait ses propres raisons de se battre, certains pour la noblesse, d’autres pour l’argent, d’autres encore par passion. Chacun avait son propre nindo. Et Akimoto préfèrerait vivre une seule journée de compassion que d’en vivre mille sans cœur.

Il sentait que la conversation tournait en boucle. Peu importe ce qu’il ajouterait, il sentait que l’esprit de l’Hyûga était fermé. Elle était têtue comme une mule, Akimoto le savait très bien. Avant qu’il ne puisse répliquer à sa dernière remarque pointue, la jeune femme s’avança et déposa sa main sur son épaule…avant de lui envoyer une gifle royale en plein visage. Le Borukan resta figé sur place quelques instants, incrédule, la joue engourdie par l’impact. La douleur se faisait ressentir, Sana n’y était pas allé de main morte, mais il demeure stoïque. Elle lui tendit la main à son tour, elle était véritablement folle cette gamine, elle allait le rendre fou en tout cas. Akimoto s’imagina l’espace d’un moment la saisir par les épaules et la balancer de toutes ses forces dans la vitrine du restaurant, cela lui procurerait surement un grand bien.

Après un moment de silence, Akimoto réagit enfin. Il se leva, termina son verre d’un seul trait, puis déposa une grosse poignée de ryos sur la table pour payer son dû. Puis il se tourna vers Sana, un sourire sur le visage, et l’enlaça. « M’aider? Ce n’est pas un luxe que je peux me payer…Tu es tout aussi dérangé que moi si tu penses pouvoir le faire. » Il la serra un peu plus. « C’est ça être Kage, avoir les épaules suffisamment larges pour porter les fardeaux de tout un village et d’aider tous ceux qui en ont besoin. »

Le Borukan relâcha son étreinte, toujours souriant…puis gifla l’Hyûga avec force en plein visage. « Si tu pensais t’en sortir comme ça, pauvre idiote… » dit-il en rigolant. « Et si on essayait de s’aider mutuellement? De se garder en vie un peu plus longtemps…tu en dirais quoi? »

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Jeu 4 Jan 2018 - 0:15
Elle soupirait en gonflant ses joues en l’écoutant parler de justice, quel ahuri il faisait à ses yeux, ou alors était-il trop en avance sur son temps pour elle ? Ou monde arriéré au choix.

-Rien n’est toujours blanc ou noir senseï et parfois il faut se contenter du gris parce que c’est le plus sage au final. Je ne débattrais pas de ça avec toi, ne te mêle pas de mes affaires.

La disciple incitait fortement sur ses derniers mots comme pour être sûre qu’ils ne seraient pas ignoré. Secouant la tête en sentant à nouveau l’odeur de l’alcool qui venait de s’écouler, par chance-pour lui, elle n’avait pas remarqué encore son chapeau jeté sans une once de douceur. Elle allait partir sans rien ajouter de plus si ce n’est son insistance pour son départ, mais voilà que ce vieux fou l’emprisonnait dans ses bras. Sur ses gardes, la kunoichi se préparait à se réceptionner, et surement il l’avait senti sa crispation, mais c’était un geste plutôt tendre qui l’attendait. Ce qui la laissait sans réaction à son tour, elle ne se rappelait pas la dernière que quelqu’un avait osé faire ça.

-Tu profites de ta dernière chance de me peloter c’est ça ? Qu’elle glissait dans son arrogance typique pendant l’étreinte, sans chercher à s’en libérer pour autant.

Puis le chemin ne se déroba pas, une gifle en entraînait un autre, même aguerrie à les recevoir, la Hyuga avait été secoué et pourtant elle l’avait vu venir ! Mais pas éviter ? Peut-être au fond c’était ce qu’elle voulait, une douleur vivace sur sa joue roussie. D’un bout doigt, après avoir arqué son sourcil une fois remise droite devant le colosse, la femme essuyait le bord de sa lèvre fendue où s’écoulait un liquide tiède.

-Franchement oui. Répondait-elle sérieusement et sincèrement à la question, ce qui en disait long sur l’image qu’elle avait de son maître. Ouah, tu es sorti avec tes pantalons aujourd’hui ? Je suis impressionnée.

Un court silence régnait, même pour le reste des personnages en arrière du décor qui osaient à peine respirer. Cette idiote s’était mise à rire en contenant sa lèvre et ses esclaffes, elle avait l’air… contente ? C’était bien la première fois qu’elle n’avait l’impression de gaspiller son temps inutilement. Une course qui avait atteint son arrivée pour une fois, comme dirait Taishi, sans que la borgne se perde en route.

-J’en dis que t’es cinglé. Presque autant que moi peut-être. Et ce n’est pas un compliment.

Elle secoua la tête, un sourire en coin.

-T’es peut-être pas aussi naze que je pensais, mais on a un accord maintenant, n’est-ce pas ? Je sauverais mes fesses, garde les tiennes au chaud, t’es trop vieux pour ces conneries, fais toi servir le sake dans ton bureau par une pouffe aux double D comme conseillerait Taishi, il serait ravi de t’aider à recruter. La dernière des missions hein ? Puis j’ai mon bon de sortie… Elle lui tendait une poigne bonne pour accord. Affaire conclue et je te promets que si je trouve ne serait-ce qu’une bonne raison de rester, j’y méditerais.

Aucune chance, bien qu’elle se doutait qu’il avait collé Taishi dans ce but aussi… Vieille bourrique va !

-Pour les Hyuga. Elle soupira un poil hésitante d'avouer. Mon père et mon oncle sont des parieurs invétérés. Mon père était endetté à cause de ça, il a paniqué et fait de mauvais choix et les paye chaque jour à sa façon, mais ce n'est pas la version qu'a eu ma mère et ce n'est pas celle que je veux qu'elle ait un jour. La justice n'est pas toujours bonne pour tout. Elle haussa ses épaules. Lâche l'affaire sur cette histoire là. C'est pas pour rien qu'ils grincent des dents encore de me voir, c'est grave de manquer à la protection de notre héritage comme ça. Sa tête se secouait. J'imagine que je suis aussi coupable que lui pour n'avoir pas su l'empêcher. C'est le problème quand on est trop sûre de soi et se prend pour ce que l'on n'est pas. Une erreur d'enfant roi.

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Mar 23 Jan 2018 - 18:55

Gifle contre gifle. Une nouvelle fois, tout le restaurant était dans le silence le plus complet, à l'exception d'une ou deux bonnes femmes - des féministes surement - qui laissa échapper un long cri d'étonnement après que le Nidaime eut giflé son élève en plein visage. Avant que le scandale n'éclate dans l'assistance, le rouquin entraina l'aveugle vers l'extérieur "- On aura au moins ça en commun, hum? Tous les deux cinglés jusqu'à l'os." dit-il en souriant.

Akimoto repensa à cette première rencontre hasardeuse, lorsqu'ils s'étaient retrouvé tous les trois prient aux pièges dans cet infâme donjon lors de la "chasse au trésor". Au premier entraînement qu'il leur avait fait subir avec l'ourson. Au premier repas gargantuesque auxquels ils s'étaient livrés et qui leur avait valu leur nom d'équipe. Il ne regrettait aucun de ces moments. Seulement de les avoir laissé tomber par la suite. Mais il comprenait son action. Sana et Taishi étaient deux shinobis à la grosse tête, déjà formés. Il les avait pris tout son aile pour développer leur potentiel, chose qu'il avait réalisée en partie. Aki avait toujours été un bon sensei, il se rappela les cohortes de bambins et d'apprenti à qui il avait enseigné par le passé, pour la plupart tous de grand shinobi maintenant. Mais il se rendait bien à l'évidence que Sana et Taishi n'étaient pas de la bonne tasse de thé.

"- Oui, une promesse est une promesse. Sur mon honneur, tout ça. Si après cette mission tu décides de partir, je ne te retiendrai pas. Mais par contre, si tu as la moindre once d'hésitation, tu restes...Et tu deviens mon assistante. Deal?" dit-il tout en répondant à la poigne que Sana lui lançait pour sceller leur entente. Akimoto prenait un gros risque en faisant ce pari avec la Hyûga. Mais au fond, il était persuadé qu'elle déciderait de rester. Cette mission lui permettrait de quitter le village pendant quelques jours, de voyager un peu, de voir du pays. Avec un peu de chance - et l'aide de Taishi - cela serait suffisant pour la convaincre. Si Sana était le moindrement perspicace, elle comprendrait que cette offre que lui faisait son ancien mentor était tout à son avantage. Devenir son assistante personnelle était le compromis parfait ; plus de missions ennuyantes, une liberté bien plus grande, un statut d'autorité au sein du village. Bref, tout ce qu'Akimoto croyait que la kunoichi désirait.

"- Si c'est ce que tu veux vraiment. Je vais lâcher l'affaire Hyûga. Pour l'instant. Mais la minute que cette histoire éclabousse l'espace public, je n'aurai pas d'autres choix que t'intervenir. Alors fait attention à toi." Et voilà qu'il était reparti. Il parlait encore une fois comme le gros ourson roux et un peu paternel. L'air de l'après-midi dans les rues d'Iwa était frais, signe que l'automne était bien installé et que l'hiver approchait à grands pas. Il était maintenant l'heure pour le colosse de retourner vaquer à ses occupations de Tsuchikage. Il laissa échapper un long soupir. Non, pas maintenant. "- Allez, marchons un peu, je te raccompagne jusque chez toi. Si je rentre au bureau maintenant, Akinori va encore me harceler." dit-il en se mettant en marche, ne laissant visiblement pas le choix à la Hyûga.

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Dim 28 Jan 2018 - 4:07
-Akinori est un emmerdeur, je ne sais pas d’où tu le sors. Il ne pouvait pas la voir en peinture, et cela avant même que le Borukan passe Kage… Alors maintenant qu’elle était une vilaine tâche dans son tableau…

Qu’importe ! Ils sembleraient que ces deux-là avaient un accord, même si la Hyuga restait méfiante. Cela ne la surprendrait pas qu'il file une mission secrète et annexe à l'Hayai pour saboter son opportunité de fuir le nid. Puis cette histoire de nouveau poste, à vrai dire aucune réflexion à ce sujet, parce qu'elle ne le prenait pas au sérieux... Soit il se foutait d’elle, soit il était taré, peut-être un peu des deux et c’était lui des deux qui perdait sa chance de s’en débarrasser plus vite, mais peut-être quelques détails allaient mieux le convaincre.

-Après tout, ça tombe bien qu'on marche un peu, j'ai encore deux ou trois petites choses à aborder avec toi...

Mura' et son talent de génie ou le cadeau ? La kunoishi prenait un temps de réflexion, était-ce avisé de vraiment lui faire part de tout ? Au fond, Sanadare n'avait pas envie de lui cacher le fond de ce problème qui la pesait, combien même, elle avait fait la fière inébranlable depuis le début du calvaire. C’était peut-être le jour ou jamais, le gros nounours semblait aussi à bout que sa disciple qui avait ses mains dans le dos et marchant à ses côtés, un petit silence appréciable planait un petit moment, le temps pour eux de se débarrasser d’oreilles trop curieuses et proches. Il allait probablement bondir, c’était même sûr…

-J’ai sorti un parasite de mon ventre il y a quelque temps déjà Aki’. Elle-même se sentait choquée de le dire. Je vais m’en débarrasser ça va de soi, et faire comme si ça n’avait jamais existé. J’ai chargé le directeur de l’académie de lui sceller complètement ses yeux, son Byakugan ne s’éveillera jamais si elle l’a… Parce qu’il n’est pas question que je garde ça ici. C’est déjà un exploit si je lui laisse la vie. Y a que toi et lui qui savez.

Elle, elle continuait son chemin l’air de rien, c’était qu’il n’en avait pas fini avec les sauts de cœur, à la question de la paternité, naturellement, elle n’y répondrait pas, puis il était un secret de polichinelle que cela pouvait être n’importe qui. Le problème de ce genre de créature qui se foutait de tout, un peu trop excessive sur sa boisson entre autre. Suffisait de voir comme quelques neurones avaient grillées définitivement depuis qu’elle était à Iwa. Dans la forêt, pas de tentation. Mais pour en revenir aux sujets plus joyeux…

-Ah et, il a réparé mon œil, enfin il est en court, je vois partiellement, j’imagine que ça prendra du temps pour être efficace si ça a réellement marché. Puis mon foie aussi, mais c’est plus secondaire. Qu’elle se permettait avec un sourire de toutes ses dents en enchaînant comme si de rien n’était… Dis Senseï, puisqu’on en est aux confidences. Qu’est-ce que tu sais de la mort de Kanon Sôryû ? Un nom dans l’idéal tu te doutes bien. Il était un bon ami à moi, peut-être un peu plus. Elle s’arrêtait au milieu de la ruelle déserte pour lui faire face. Tu savais que j’ai déjà déserté ton village ? Son petit rire fou et mélancolique à la fois s’invitait, mais elle souriait toujours. Sans une once d’hésitation le soir du feu d’artifice de cet été. Kanon est venu me donner une fessée de l’autre côté de ses murailles. Peut-être qu’il lui manquait ce genre d’individu là capable de la tempérer. L’envie m’avait passée je crois, ou alors… C’est juste parce que j’aimais jouer avec lui. Moira, Taishi ou toi n’avaient pas suffi faut croire, qu’est-ce qui te fait croire que cela sera différent cette fois ? Sa tête se secouait. T’aime vraiment les causes désespérées vieux fou faut croire.

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Mer 7 Fév 2018 - 19:49


L'après-midi était encore jeune, Akimoto avait beaucoup de boulot à faire encore avant de pouvoir terminer sa journée. Mais avec la discussion enflammée qu'il venait d'avoir avec sa protégée, il n'avait nullement l'envie d'y retourner. Il avait déjà accumulé du retard, Akinori devait déjà être en colère, quelques minutes de plus ne changeraient plus rien à la situation de toute manière. Alors autant en profiter un peu.

Profitant de l'air frais, le rouquin déambulait maintenant dans les rues d'Iwa en compagnie de l'Hyûga aveugle, empruntant les plus petites rues déserte pour pouvoir être tranquille. Il avait toujours trouvé impressionnant - lui qui était une véritablement quiche en sensorialité - comment grâce au chakra une personne aveugle pouvait naviguer comme si de rien n'était. Et encore plus incroyable comment une telle personne pouvait combattre. Certes Sana n'était pas la kunoichi la plus expérimentée, mais ses prouesses au combat n'étaient pas nulles, bien au contraire. Ce qu'Akimoto ne savait pas encore, c'est que l'illusion allait bientôt être brisée. Sana demeura en silence un long moment, ce qui n'était pas dans ses habitudes, avant de finalement prendre la parole, annonçant qu'elle avait quelque chose à lui révéler. Akimoto s'arrêta alors pour faire face à la jeune femme. Quelque chose clochait, il le sentait de plus en plus. Elle n'était pas du genre à chercher la confrontation directe, encore moins à exposer ses problèmes au grand jour. Tout ceci, cette rencontre impromptue, n'était-ce qu'une mascarade de sa part?

Puis le silence tomba finalement. Et elle lui annonça la première nouvelle. "Tu..tu étais enceinte?!" répondit-il, visiblement choqué. Cette première révélation le frappa en pleine gueule comme un marteau. Soudainement, les neuf derniers mois eurent du sens dans l'esprit dérangé du Borukan. Les absences, la rupture des contacts, les comportements psychotiques, tout. Comment avait-il pu être aveugle et absorbé par son travail à ce point? Les signes avaient pourtant été évidents...Ses paroles étaient froides, elle lui annonçait la nouvelle comme s'il ne s'agissait de rien du tout. L'enfant n'était qu'un parasite, un objet dont elle s'était débarrassée. Un enfant dont elle avait privé d'un futur brillant, qu'elle avait privé de ses héritages. Le Borukan était visiblement outré et enragé par la nouvelle, encore plus qu'il ne l'avait été au restaurant. Son regard était ardent et sombre, de petites veines de colère apparaissaient sur ses tempes. Les poings serrés, il tentait de se calmer. "Et c'est Muramasa qui t'a aidé ?!" ajouta-t-il en haussant le ton. Soudainement, sa colère s'intensifia et se manifesta par une aura presque visible et palpable autour du Colosse. L'air devint soudainement très sec, la neige sous les pieds du Borukan se mit à fondre lentement. Son fils nouveau, celui à qui il avait décidé d'accorder sa confiance. Avait comploté dans son dos avec Sanadare? Une chaleur de plus en plus intense se manifesta du Borukan, rendant sa présence plus qu'inconfortable. Les matières combustibles à proximité se mirent à fumer légèrement, menaçant de s'embraser à tout instant.

Puis, le cri d'une passante, témoin de la scène, extirpa Akimoto de sa transe meurtrière. Aussitôt, la chaleur se dissipa et l'atmosphère ambiante redevint normale. "Qui est le père? Pas Taishi quand même ?! Si tu me dis que c'est cet imbécile de Muramasa, je vais le défenestrer moi-même, à l'instant, tant pis si je perds un second fils!" hurla-t-il. La rage était tellement grande qu'Akimoto ne réalisa même pas l'erreur qu'il venait de commettre. "Tu as fait quoi de l'enfant? Si tu me dis que tu l'as tué, je te jure, je te fou dans un cachot et je me débarrasse de la clé pour que tu y croupisses jusqu'à la fin de tes jours! Mais à quoi tu as pensé bordel?! Sana ! Pourquoi tu n'es pas venu me voir avant ?! J'aurais pu t'aider!" Avec le temps, le rouquin en était venu à accepter Sana presque comme une fille, l'idée qu'elle se soit débarrassée de l'enfant et qu'il n'est rien pu faire pour l'empêcher le révulsait. Le sentiment d'échec et de culpabilité qui le rongeait était immense, insoutenable. "Être en grogne avec ton clan ne te suffit pas ?! Si les Hyûga apprennent que tu t'es débarrassé d'un héritier, que tu as scellé son dôjutsu sans leur accord, même moi je ne pourrai rien pour toi." Soudainement, l'idée de voir Sana quitter Iwa n'était plus si mauvaise. Si cette histoire venait à éclater, il pourrait bien se retrouver avec une guerre civile à gérer. Et peu importe son statut à cet instant, il ne pourrait absolument rien. L'idée donna la nausée au Borukan, ne sachant plus où donner de la tête avec toute cette histoire.

Le reste du discours de Sana sembla lui passer vingt mille lieux au-dessus de la tête. Elle changeait de sujet comme si de rien n'était, comme si ce qu'elle venait de lui révéler n'avait absolument aucune importance. "QUOI?! Parce qu'en plus de tout ça, tu vois ?!" Ohhh s'en était trop. Vraiment. Le Borukan se devait de briser quelque chose, sinon c'est la tronche de Sana qui allait écoper. Alors qu'il poussa un hurlement bestial, digne de l'ours qu'il était, Akimoto écrasa son énorme poing contre la façade du bâtiment adjacent, qui se retrouva soudainement avec un trou béant en son centre.

Cette gamine le rendait complètement fou.

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Sam 10 Fév 2018 - 3:02
Le Borukan était plus choqué que la Hyûga aurait pu l’imaginer en fait, compréhensible oui et non, jusqu’à ce qu’il expose son inquiétude, sans probablement se rendre compte de l’erreur fatale qu’il allait commettre en le faisant, mais une chose à la fois. Le visage de sa discipline s’illuminait de façon malsaine en un instant, peut-être que le nom du clan Hyûga était un déclencheur ou alors, qu’autres associations malsaines auraient pu se faire dans sa tête. Tout d’abord, le sujet Murasama.

-Détends-toi. Y a pas mort d’homme, ni de Hyûga… Pour le moment du moins.

Un humour mauvais, elle avait toujours été peu douée pour les blagues, souvent pour ne pas dire toujours de mauvais goût. Le Borukan ne semblait pas apprécier d’ailleurs, progressivement une aura inquiétante perturbait le lieu, mais pas la Hyûga à la confiance excessive ou la folie l’ayant trop ravagée déjà pour voir les signaux d’alertes… Elle le fixa de son seul œil en fronçant son sourcil visible, pas prête de se laisser intimidée de quelques façons que ce soit, bien que l’ambiance, réveillait la douleur de son œil manquant. Son ravisseur lui avait laissé même des marques de cautérisation en plus de son coup de chaud. À cet instant, son œil s’agrandissait, une pensée étrange lui ayant traversé l’esprit. Impossible, c’était avant Iwa non ? Mais elle n’avait pas remis la main sur l’identité de l’irou responsable par contre… Pas le moment pour ça, d’autant plus, qu’elle ne savait plus vraiment à quel saint se vouer encore dans ce village…

-Non, je ne l’ai pas tué et ce n’est pas l’envie qui me manquait, mais seulement parce le médecin m’en a dissuadé, offrant le compromis que tu connais.

Elle aurait pu aussi bien tout laisser exploser à la face du médecin, mais il était un des rares spécimens particulièrement attractif à son sens à Iwa. Le perdre serait fâcheux, alors, dès lors, Sanadare se concentrait sur le choix de ses mots, les informations et la façon de les donner…

-Disons que j’ai pris le doc de court, en m’éventrant sous son nez. C’est là qu’il s’est vu impliquer dans cette affaire contre son grès. Je ne sais pas si tu es au courant, mais ces bêtes-là sont soumises aux sceaux de confidentialité vis-à-vis de leur patient. La base de leur étique. Je ne l’ai pas choisi par hasard pour le sale boulot. Son sourcil se relevait néanmoins sur un détail important, Sana’ ne perdait jamais son nord, ni ses occasions… Ton second fils tu dis ? Alors toi et Mura’ vous êtes apparentés ? Intéressant.

Dangereuse information aussi. Et elle saurait s’en servir au bon moment, comme en le dénonçant aux Hyûga si elle perdait la manche en face d’eux, histoire qu’ils s’en prennent à lui et donc sans le savoir ou par dommage collatéral au Kage en place. Parfois, la Hyûga semblait prête à ne reculer devant rien face à son désir de vengeance, en plus d’être mauvaise perdante.

-Taishi ? Franchement Sensei. Bien que ça n’aurait pas changé grand-chose, elle aurait eu le même sort, tu sais bien le sort que je réserve aux miens, donc tu devrais être content que j’ai épargné la chair de ma chair. Fit-elle un ton cynique, comme son rire au moment des menaces de la laisser croupir. Visiblement, cela ne lui faisait ni chaud, ni froid comme avenir. J'allais pas laisser filer un Byakugan en libre service comme ça. Je suis pas non plus complètement inconsciente. Il me semble que ça remonte à Shito, la sensation désagréable à commencer à mon réveil de gueule de bois avec un demeuré de kumojins. Une grande gueule, Chosejito je crois, son clan déteste le mien de ce que j’ai compris, un Ikezawa si ça te parle. Sûrement pour ça que j’ai joué avec et cet abruti a pas été foutu de…

Elle soupirait longuement, le manque de jujotte du blond finalement pourrait arranger ses affaires, donc bon, d’autant plus qu’elle informait son maître la lui avoir confié en l’abandonnant en prime. Choix judicieux ? Noyer le poisson rien de plus, pour détourner sa fureur sur autre chose, même si cela lui semblait compromis et sans tact…

-Je les emmerde les Hyûga. Sana’ quoi… Un partout. Je devrais être morte et enterrée je te rappelle pour eux. Et à quel moment ils sont venus demander mon accord pour arracher mes yeux ? Tu te fous de moi j’espère ? Un brin d’emportement, elle était encore sensible après tout, les hormones… Je te l’ai déjà dit, je ne veux pas de ton aide. Ni celle de ce village, ni de qui que ce soit.

Ses bras se croisaient et le Tsuchikage n’en finissait pas de tomber de haut. Elle observait en mettant fin à la mascarade le trou dans le mur tout en secouant la tête pour en remettre une couche…

-Quel émotif franchement. Oui, ton « fils » a arrangé mon œil restant, il penche sur la restauration de mon Byakugan, mais je t’avoue que ce dernier ne m’intéresse pas assez pour m’éterniser encore à Iwa. Tu vois finalement, mon départ n’est plus une si mauvaise idée. Tu veux maintenir ton offre ?

Moqueuse et insupportable, à croire qu’une seule gifle n’avait pas suffi à lui remettre les idées en place. Indéniablement, Sanadare le défiait et le tester plus comme une fille le ferait avec son père, qu’une kunoishi avec son mentor. Mais est-ce qu’elle s’en rendait vraiment compte ? Sûrement que non, mais sa confiance excessive venait de là sans nul doute…

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Boss, faut qu'on parle | Akimoto

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