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[Iwa/C] 1.2 Interroger les prisonniers - Noah | Ayuka & Homasubi


Lun 11 Déc 2017 - 22:35
Cette fois il ne s’agissait pas d’une simple visite mais bien d’une mission confiée par celui qui réprsentait au mieux l’autorité d’Iw, Borukan Akimoto. Une mission qui ne se voulait pas violente mais qui avait pour but de récupérer le plus d’informations possibles sur le Village Caché de la Brume, et cela afin de préparer la guerre se profilant à l’horizon. Car si la situation restait floue et tendue, peu d’âmes doutaient que la Paix serait présente en cette année 202. Il y avait quelques jours, les premières rumeurs concernant le carnage du Tetsu no Kuni avaient commencé à se répandre sur tout le continent, avant que l’enfer ne soit confirmé par de nombreuses missives. Beaucoup de larmes avaient coulé quand des proches avaient découvert les noms des morts, de ceux qui étaient partis en mission diplomatique et qui ne rentrerait jamais par eux-mêmes. Si Ayuka s’était faite la promesse de protéger les deux prisonniers de guerre, quitte à y jouer sa vie pour les défendre, elle avait également déposé son allégeance au Village caché de la Roche et ne comptait pas faillir.

Sortant de la cellule de Tsukiyomi, Ayuka gardait chaque phrase de la Kaguya en tête. En soit, elle n’avait pas appris grand-chose de ce premier interrogatoire, se doutant que Kiri restait un bourbier, une terre sanglante et où la peur régnait toujours. Pour avoir longuement discuté avec son amie, celle qui l’avait trahie, celle qu’elle essayait de découvrir à nouveau, Ayuka ne fut pas étonnée des informations récoltées.

« Tu n’as pas encore rencontré le deuxième prisonnier, donc avant de le voir pour la première fois… » Ayuka cessa de parler quelques instants alors qu’elle passa le dossier de Noah au-dessus de celui de Tsukiyomi. La jeune Yuki l’ouvrit, mais reprit ses explications sans réellement porter attention aux informations déjà récoltées. « Yuki Noah. Chûnin de Kirigakure, vingt-et-un ans et utilisateur du Hyôton. A la différence de Kaguya Tsukiyomi, il s’est pas rendu directement mais n’a pas montré de résistances. Et n’a pas manifesté le désir de rejoindre directement Iwa. Il en est de même pour son village caché. » C’était d’ailleurs une des nombreuses raisons qui avait fait qu’elle avait agi. Qu’elle avait pris les devants en s’approchant de lui pour le faire rester en l’endormant.

Comme elle l’avait fait pour le premier interrogatoire, Ayuka tendit le dossier à Homasubi, lui laissant le loisir de le découvrir alors qu’elles s’avancèrent dans les longs couloirs de la prison, jusqu’à une nouvelle salle d’interrogatoire, située juste à côté de la cellule de Noah qui avait été escorté par deux shinobis expérimentés d’Iwa. Ayuka jeta un dernier regard à Homasubi, une main sur la poignée de la porte. « J’ignore quel sera son état d’esprit aujourd’hui, mais même s’il semble passif et ennuyé, il n’est pas un débutant dans l’art du combat. »

Les deux gardiens experts en sceaux et fidèles gardiens de la prison restèrent dans le couloir, alors que les deux jeunes femmes s’engouffrèrent dans la simple pièce qui allait voir l’interrogatoire se dérouler. Une table. Noah assis, menotté par quelques sceaux bien utiles en cas de résistances. Si Ayuka avait laissé Homasubi assez maîtresse du premier interrogatoire, cette fois Ayuka prit directement les devants. S’asseyant face à Noah, libre à la Borukan de l’imiter, Ayuka déposa un nouveau bonbon sur la table, rouge, vif. Le même qu’elle lui avait apporté à chaque visite depuis l’assaut. Un sourire malicieux, qu’il connaissait à présent s’afficha sur le visage d’Ayuka qui prit la parole. « Je t’avais dit qu’il faudrait passer par cet interrogatoire, peu importe ce que tu apprendras au Village de la Roche, je reviendrais t’en donner. Mais même si Iwa a plus de tenue envers ses prisonniers que Kiri, si tu ne me parles pas à moi, d’autres viendront. Des shinobis qui eux auront certainement envie de te voir mort, voire bien plus, à ma différence. » Dit-elle en poussant doucement le bonbon jusqu’à Noah et en pensant aux rumeurs parlant de maîtres du Genjutsu dans ce village-même. Ayuka savait le jeune homme fumeur et appréciant les sucreries. Même s’il se taisait, il ne repartirait pas bredouille.

Quelques secondes de silence pesèrent sur les trois shinobis avant qu’Ayuka ne prenne une nouvelle fois la parole. « La nuit où tu es venu à Eiichiro avec Kaguya Tsukiyomi, tu n’étais pas seul, bien accompagné et organisé. Qui a coordonné cet assaut et surtout, quel dirigeant a pris la décision de frapper Iwa ? Car malgré ses maladresses, et d’autant plus après son assassinat, je doute que le Nidaime Mizukage ait eu vocation à agir de cette manière. Alors qui t’a donné cette mission, à toi et aux autres kirijins ? Meikyu Yamamoto le félon, Raonaka Ao l’usurpateur ou Alderan le terroriste Daimyo du Feu ? »

Car à présent Ayuka le savait. Le pays qui pouvait revendiquer Noah était celui allié au tueur de Shîto.

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Mar 12 Déc 2017 - 0:10
La jeune femme regardait le rapport qui se voulait relativement peu détaillé. C'était ennuyeux. Vraiment. Tant et si bien que la jeune femme en tenue militaire, malgré sa menue stature, s'était posée dos au mur, les bras derrière le crâne, en train de se faire la dégustatrice d'une sucrerie qu'elle affectionnait tout particulièrement. Celles-ci étaient rouges et avaient un puissant goût aigre qui la faisait fondre. Cela rappelait par certains aspects les umeboshi et leur puissante amertume, mais sa confiserie en forme de volcan était encore plus forte que ce mets. Et puis, soudainement, elle avait vu une sucrerie être tendue au prisonnier. C'eut était comme une sorte de flash dans le regard de la jeune femme.

Elle n'était pas rapide, mais pourtant, elle avait sembler soudainement se pouvoir de manière si intensément furtive que seule le craquement de la sucrerie dans contre la mâchoire de la jeune femme qui s'interrompit dans un sourire satisfait et un petit couinement heureux, avant de reprendre son air sévère pour dire, en pointant avec la sucette en forme de volcan qu'elle pointât face aux deux Yuki, accusateur : Pas de confiseries pour les prisonniers, Ayuka-dono ! Elle s'interrompit avant de tirer la langue au prisonnier au regard morne pour lui ajouter : Si tu te comportes bien et que tu réponds à nos questions, je pourrais peut-être t'emmener en chercher. D'ailleurs, j'ai une question un peu moins sérieuse, par rapport à celle d'Ayuka-dono.

Elle s'approcha de lui, passa ses mains gantées de blanc sur les épaules et releva son regard vers lui. Tu ne me tromperas pas. Tu aurais pu résister. Même si Ayuka-dono est valeureuse, je suis pratiquement certaine que tu t'es laissé capturé. Pourquoi ? Elle n'avait aucune gêne, plus ce beau visage enfantin. Elle arborait le regard fier et ardent d'un chef de guerre qui passait ses mains sur le corps d'un soldat pour en déceler les cicatrices et les caractéristiques. Son regard inquisiteur ne vacillait pas et flamboyant, elle cherchait à trouver quand l'incendie de la passion s'était tût en cette âme captive de bien des liens, sceaux et maux...
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Dim 17 Déc 2017 - 3:59

Je n'avais jamais regretté une seule décision de ma vie. Qu'importe le nombre de fois où l'on m'avait dit que j'étais dans l'erreur, jamais je n'avais regardé autour de moi, jamais je n'avais été tenté par revenir en arrière. Et alors que je me retrouvais menotté, probablement en route pour recevoir ma sentence, je continuais de ne rien regretter. Il n'y avait pas de mauvais chemin, seulement des différents. Qu'importe qu'Iwa veuille me tuer, que Kiri souhaite ma tête. Je ne me battais pas pour eux. La seule chose qui importait à mes yeux, c'était cet idéal de Paix que je convoitais.

Alors que la jeune Ayuka entrait dans la salle où je me retrouvais menotté, elle était cette fois-ci accompagnée. Une jeune femme au regard explosif et à la longue chevelure de jais. Aujourd'hui, j'étais un prisonnier, et en vertu de ce statut, on essaierait de me soutirer des infos sur Kiri, je le savais bien. Mon père était tortionnaire, des criminels torturés sous mes yeux, j'en avais vu passer des tas. Dire que là, c'était à moins de subir cela, la vie réservait de curieuses blagues parfois. On commençait alors à m'adresser la parole, alors que j'observais les arrivantes d'un œil distrait. Un début de barbe qui décorait mon visage, alors que ma tignasse camouflait à moitié mon regard. L'inconnue parlait fort, et je trouvais ça ennuyeux.

Cette dernière n'hésita pas à venir me prendre les épaules en me fixant droit dans les yeux, alors que mon visage s'entêtait à garder un air las. Les déductions qu'offraient la jeune femme étaient intrigantes. Elle disait être certaine que je me sois laissé faire ? Je n'avais pas la réponse moi-même. Ne souhaitant pas aborder le sujet, je décidais d'ignorer sa question, reportant mon attention vers la Yuki.

- Je pense l'avoir déjà dis, à Watari et toi. Je suis un pion. A vous de prendre comme vous voulez ce que je vais dire.

Posant un instant les yeux sur le bonbon que l'explosive avait lâchement prit, je soupirais.

- Après notre première visite, Yamamoto et moi avons été convoqué par le Daimyô là où le Sommet des Kage devait avoir lieu. Gardant Yamamoto près de lui, il m'a ordonné d'aller chercher les déserteurs en me confiant une équipe.

Je levais alors les yeux au ciel, pensif. Elle avait encore parlé d'Alderan. Un nom qui me faisait tiquer de plus en plus.

- Et c'est tout. Je n'ai trouvé aucun intérêt à essayer de me renseigner. Je me suis contenté d'entrer dans le village aux côtés de la Kaguya, le reste, je ne m'en suis pas occupé.

Maintenant, j'aurai aimé ajouter que j'avais une folle envie de dormir. Et même si l'idée de mourir ne me dérangeait pas, celle de souffrir me laissait un peu plus perplexe. De toute façon, Shiori l'avait dit elle-même. Kiri combattait ensemble. Avec la décision que j'avais prise à ce moment-là, je venais de mettre un terme à ma vie.

Mais être un mort-vivant pouvait aussi voir ses avantages.
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Dim 17 Déc 2017 - 15:10
Elle l'avait écouté. Encore et encore. Mais putain, qu'est-ce qu'il est chiant ! Elle s'était mise à bouillonner dans son coin, comme l'aurait fait une marmite à vapeur. Elle s'était mise à marquer un rythme bien trop rapide avec son pied, un rythme qui était le signe annonciateur d'une vague que personne n'avait prévu.

Mais qu'est-ce qu'il était ennuyeux, ce jeune homme ! Elle avait entendu les geôliers parler d'un jeune homme aux yeux de poissons morts, mais on dépassait largement la comparaison ! Un poisson mort, au moins, lui s'était battu pour vivre ! Face à eux, face à la jeune femme au nom des volcans se tenait un être amorphe et résigné. Il n'était pas totalement fermé, mais il avait soigneusement éviter une question, ce qui n'échappât du tout à la jeune femme qui se tenait désormais les bras croisés contre le mur. Son œil brillait d'une lueur féline et prédatrice. Elle claqua du pied, n'écoutant pas la fin de l'explication et s'émancipa de cet insipide entretien pour s'en aller quérir un seau d'eau chaude. Bouillant. Malgré le poids de son fardeau qui sous chaque hésitation de ses muscles, rejetait un peu de son contenu dans les escaliers de geôles, la jeune Homasubi continuait d'avancer. Elle usa de son pied pour rouvrir la porte sous les yeux médusés des gardes qui comprirent ce qu'elle allait faire.

Dans un prodigieux effort de ses petits bras en uniforme, l'eau bouillante s'envola à travers les airs jusqu'au visage de Noah, dans un flot brûlant qui le traversa. Elle se mit à rire fièrement avant d'ajouter : Elle devrait être juste assez chaude pour un Yuki.

Elle lui balança ensuite le seau vide sur le crâne, avant de rire, narquoise. C'est bon ? On a fini de faire sa pleurnicheuse ? Alors maintenant, je vais te mettre face à tes responsabilités, Yuki Noah. Elle claqua des doigts dans un bruit si fort qu'on aurait pu croire que c'eut été ceux d'une cravache. Passez lui les fers. On l'emmène dehors. Il a besoin de voir la lumière du jour. Et qu'on lui enseigne ce que c'est, la vie, dans le monde réel. Les geôliers s'exécutèrent et lui attachèrent des chaînes de métal renforcé. Allez, je vais te montrer ce que la sabreuse, Watanabe Shiori a accompli, avec les autres ninjas de Kiri. Ayuka-dono, suivez moi. Il ne dira rien dans cet état, de toute façon.

La marche fut longue. Elle les emmena jusqu'aux portes est. A l'extérieur, il n'y avait que le chaos. Le sang séché. Les mouches. Des cadavres. Des soldats de Kiri. Des soldats d'Iwa. Pire encore. Il y avait les charognards. Des tombes de fortune. Homasubi décocha un puissant coup de botte de métal dans le dos du prisonnier, le mettant à genou face à cette scène. Les gardes les escortaient. Homasubi se dirigea ensuite seule vers un enfant qui pleurait face à un bout de bois, planté dans le sol. Elle lui prit la main après l'avoir collé dans ses bras. C'était une petite fille. Elle avait les joueuses boueuses. Les yeux rouges. Le corps famélique. Elle la déposa devant Noah.

Pendant que tu dors comme l'indolent que tu es, voilà la réalité que tu occultes. Voilà ce que l'irresponsabilité de tes compagnons ont provoqué. Elle se tut avant d'ajouter : Lors de la bataille, les sabreurs n'ont pas hésité à trancher la gorge de civils. La mère de cette jeune fille est morte en la cachant. La petite se mit à hurler face à la brutalité des propos de la jeune femme. Des cris déchirants. Haletante, la jeune fille chercha à s'échapper de la prise d'Homasubi qui la serra encore plus fort contre elle, pour l'empêcher de se jeter auprès de la tombe improvisée. Elle ne semblait plus qu'être animée que par cette volonté. L'enfant ne voulait pas accepter la disparition de son seul parent. Elle le manifestait entre ses sanglots : "Maman ! Rendez- moi ma maman !" ; "Lâchez-moi ! Je veux ma maman !".

Homasubi avait des yeux inquisiteurs, malgré que dans ses traits pouvaient se lire l'expression d'un coeur serré par la détresse de la jeune enfant. Elle la plaça dans les bras d'un adulte du village à qui elle ordonna : Surveille-là mieux, la prochaine fois. Ce n'est pas sain pour une enfant d'être confronté aux sursauts d'égo de ceux qui déclenchent des guerres. Elle se retourna vers Noah et le souleva par le col de ses vêtements : Les premiers rapports indiquent que Raonaka Ao s'est allié avec Nara Alderan du Soshikidan. Ils ont attaqué un pays neutre, le pays du fer. Tout porte à croire que Raonaka Ao aurait bénéficié de l'appui du Soshikidan pour s'installer. En échange de cela, l'usurpateur aurait appuyé l'attaque contre Shitô. Elle le fixa droit dans les yeux. Cette fille n'aurait pas perdu sa mère, si tu nous avais prévenu de l'assaut. Et à l'avenir, bien d'autres gens périront des ambitions de ceux que tu as servi benoîtement. Est-ce que c'est cela, que tu souhaitais ? Est-ce que tu es fier de ce résultat ? Pourquoi t'être laissé capturé, Yuki Noah ? J'ai lu sur le rapport que tu étais un pacifiste. Est-ce donc cela, la paix que tu souhaitais ? DIS-MOI, OÙ AS-TU FAIT QUELQUE CHOSE POUR PROTÉGER LA PAIX ?! Elle lui décolla un puissant coup de poing dans le visage avant de le rejeter au sol, le toisant de son petit mètre cinquante, les yeux pleins de fureurs.

Elle détestait par dessus tout les gens comme lui. Lâche, irresponsables, ils ne savaient pas vivre pour eux-mêmes. Ils ne savaient pas assumer les conséquences de leurs indécisions. Ils étaient pour elles, l'antithèse de la fierté. Ils n'étaient que des couards.
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Jeu 28 Déc 2017 - 18:06
Même Ayuka sursauta quand l’eau chaude valsa, s’écartant de peu pour éviter quelques gouttes. Elle manqua de se claquer la tête entre ses mains, se doutant pertinemment que cela n’aiderait pas le Yuki a se montrer plus ouvert à la discussion.

« Je vous suis… » Dit-elle en suivant l’énergique Borukan directive ainsi qu’un Noah enchaîné et quelques gardes regardant d’un air sévère l’ancien coéquipier de ceux ayant fait couler le sang à Iwa. Le trajet se fit en silence, Ayuka ne tenant plus qu’un dossier entre ses bras. Bien que prête à intervenir au moindre écart ou à la violence, elle-même se demandait bien ce que comptait faire la manieuse de lave devant les lourdes portes d’Iwa autour desquelles trônaient les grands statuts protecteurs du village de la Roche. Des tombes. Plusieurs tombes. Plus les investigations avançaient, plus Iwa se rendait compte que les morts avaient été en majorité due au Soshikidan et par rayonnement à leur allié : Kiri. Quelques civils avaient péri, ceux qui avaient pris de maigres armes, prêts à défendre leur village et leurs enfants de toutes leurs forces. Il fallait croire que la mère de la malheureuse avait désiré aider pour ne jamais se relever.

Soupirant, Ayuka s’approcha, tendant le dossier à un des gardes qui l’attrapa en manquant de le faire tomber sous l’impulsivité de la Yuki. Sans attendre, elle redressa Noah en l’attrapant pas les épaules et scruta son visage, regardant si le poing enragé d’Homasubi n’avait pas fait de dégats… Mais non. Sauf peut-être atteindre son esprit, le choc ne lui donnerait que quelques douleurs pendant deux ou trois heures. D’un signe de la main, deux gardes approchèrent et aidèrent le jeune homme à se redresser face à sa lointaine parente. « Je te l’avais dit, si tu veux un jour ne plus avoir à se soucier des autres, il faudra d’abord atteindre cette première paix avant ta Sérénité. » Jetant un regard à Homasubi, elle ajouta « Je pense qu’il a compris le message, même si pour l’heure, ce sont les informations qui nous intéressent. »

Toujours dehors quelques rares curieux tentaient de s’approcher mais furent bien vite repoussés. Sous le soleil et le ciel d’un bleu pur d’Iwa, Ayuka reprit la parole. « Je ne vais pas revenir une fois de plus sur cette nuit, nous en avons suffisamment parlé. En revanche, il y un sujet que je veux aborder avant tous les autres, puisque tu étais non seulement un gradé mais également un proche des Jônins et de l’autorité de Kiri. »

Le garde lui retendit son dossier dès qu’elle tendit la main, l’attrapant avec vivacité et l’ouvrant avec autant de dextre. Elle finit par s’arrêter sur une page bien particulière, contenant les premières informations que le trajet qu’avaient pris les assaillants. « J’étais présente lors de l’annonce de la mort du Daimyo de l’Eau et lorsque que l’on a annoncé que le port de guerre porterait son nom. Qu’en est-il ? Toujours en construction ? Possède-t-il déjà une flotte ou avez-vous pris le seul navire disponible ? »

Question stratégique. Il fallait des mois pour qu’une telle construction puisse voir le jour et encore plus voire des années avant qu’un pays se dote qu’une flotte de guerre complète. Cependant Kiri n’était pas à prendre à la légère et Ayuka désirait savoir s’il fallait s’inquiéter ou non des voies maritimes.

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Ven 29 Déc 2017 - 8:03


- Je ne savais pas que le mensonge était une vertu Iwajin...

Je devais l'admettre, je me sentais un peu nostalgique actuellement. Le regard flou, le visage tordu par la douleur, ma passivité continuait de se lire dans mon regard, alors que je respirais avec difficulté, tentant de réprimer cette vive brûlure qui m'envahissait le visage. Toujours enchaîné, je me laissais guider à l'extérieure, sans réellement me soucier d'où on m'emmenait. Mon exécution ? Ça me permettrait d'économiser un peu de salive au moins. Néanmoins, j'avais la curieuse impression que je ne devrais pas me montrer aussi désintéressé. Malgré tout ce que je pouvais penser, j'avais besoin de vivre, ne serait-ce qu'encore un peu.

Une nouvelle douleur, en plein dans le dos, qui me parcourut l'échine alors que je venais me mordre violemment la lèvre inférieure, faisant face à genoux à un spectacle désolant. Devais-je m'étonner ? Peut-être. Mon père avait dut en voir, des paysages similaires, comment pouvais-je réagir autrement que par le dégoût ? La guerre possédait ses inconvénients, indéniablement. Et les cris de cette petite fille n'arrangeait en rien mon cas. Au poids de la culpabilité, comment devais-je expier mes péchés ? Ça me semblait être une réponse convenable, tandis que mes cheveux me collaient au front, et que la tarée revenait me prendre au col.

Malmener ses prisonniers, en voilà un bien banal comportement. Et Ayuka dans tout cela, que pensait-elle ? Maintenant, elle venait écraser son poing contre mon visage, faisant perler du sang de mes narines, avant que la jeune Yuki ne se décide à intervenir.

- Les Sabreurs ne sont aucunement responsable de cela, à moins que vous en ayez une preuve ? Il est aisé de tuer, qu'importe le camp...

Il fallait l'admettre, j'avais horriblement mal, mais sans doute moins que cette petite. Shiori était l'un de ces sabreurs. Et même si mes convictions se comptaient sur les doigts d'une main, j'étais persuadé qu'elle n'était pas le genre de personnes à participer à tant d'effusions de sang inutiles. Nous avions une mission claire, s'en éloigner n'aurait de toute manière rien apporter. Mais je me trouvais toujours en territoire ennemi, il fallait bien que j'assume cette position, au moins. Au tour d'Ayuka de me parler. Le rôle de la gentille et de la méchante kunoichi ? Une tactique vieille comme le monde. Voilà qu'elle me parlait du fameux port Naragasa désormais. Il était vrai que j'en avais entendu parler.

- Le port Naragasa, hein... Je ne suis pas marin, et comme tu peux t'en douter, l'actualité de Kiri ne m'intéresse pas. Il me semble qu'il est toujours en construction. Mais entre ma dernière visite à Iwa et l'assaut, je n'ai jamais quitté ces terres. Nous avons simplement prit une barque de fortune avec Yamamoto. Nous n'étions que deux, à ce moment-là.

Et puis Kiri ne disposait pas de constructeurs aussi performants que Kumo, même si je ne remettais pas leur efficacité des nôtres en cause.
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Ven 29 Déc 2017 - 13:32
Un mensonge ? Tu te permets de me dire en face que tu ne crois pas en la culpabilité de ton village ? Une attaque nocturne, quand des civils étaient encore à l’extérieur du village et tu oses m’accuser de mensonge ? Doucement, effarée, sa main glissa le long de son corps, avant de remonter sur son visage, qu’elle tenait entre ses petits doigts gantés de blanc. Elle n’en revenait pas. Est-ce qu’il était possible d’être si peu fier ? D’avoir si peu de responsabilité et de maturité ? Sa colère avait disparue. Cela ne servait à rien de s’énerver. Ce type était une loque. Une coquille vide, une âme perdue, qui ne savait plus en qui croire, hormis des spectres d’une idylle que seuls les fous, les immatures, savaient faire prospérer pour s’échapper de la réalité qu’ils ne savaient affronter, faute de courage.

Que sais-tu de la vertu, Yuki Noah, toi qui peux regarder en face des portes et des vies ruinées par la folie des tiens et leur dire en face que nous mentons ? Tu te crois peut-être assez important pour que je prenne le temps de te mentir ? Mais quelle arrogance, quelle égocentrisme t’a-t-on enseignée ? Les ninjas de la brume ne seraient-ils que des égocentriques qui se persuadent d’agir pour les bonnes raisons ? Elle regardait Ayuka comme si on venait d’incendier le plus beau des villages sous ses yeux, pour les raisons les plus insignifiantes. Oui, pour Homasubi, ce qu’elle voyait à travers Noah et ses réponses, c’était l’immaturité la plus effrayante, car la plus destructrice. Une lame de chakra. Elle menait l’assaut contre les portes. Sa porteuse, identifiée comme Watanabe Shiori, a transpercé le cœur de l’un de nos Jônins venu protéger les civils pris dans l’attaque surprise. Un genin venu l’aidé s’est fait décapité par cette même lame. Elle était accompagnée d’un homme qui utilisait la lumière pour l’assister. Le Soshikidan et d’autres ninjas de Kiri, eux, ont affrontés nos guerriers. Mais que crois-tu qu’il arrive, quand des civils sont pris par surprise dans une embuscade nocturne ? Tu crois que les boules de feu et les vagues d’eaux se retirent de leur trajectoire ? Mortifiée. Par tant d’inconséquence. Et si tu crois que la guerre justifie cela, sache-le que non. La guerre oppose des soldats et non pas des démons. En l’occurrence, c’est peut-être pour cela que tu ne t’es pas battu. Tu n’es pas un guerrier. Tu n’en as ni la fierté, ni l’honneur, ni la force. Yuki Noah… Tu es l’incarnation de ce que j’espère ne jamais devenir.

Elle le contempla. Petite. Chétive. Mais son regard… Il brillait d’une déception sans borne. Elle en était presque à verser des larmes, contenant le tumulte de ses émotions face à ce qui était pour elle, inconcevable, incompréhensible. Ayuka-dono, je n’ai plus vraiment de question pour lui. Pour la sécurité de cet homme, il ne doit pas quitter nos geôles. Il finira tué, s’il est laissé en liberté. Par sa propre faiblesse. Elle énonçait son jugement sans remords, après avoir analysé la situation. Noah n’était pas capable de se battre. Pas avec un cœur lâche, vide de volonté et même, de principes. Il lui apparaissait comme la plus affreuse et indolente des créatures. Elle ne voulait pas rester en sa présence plus longtemps.

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Ven 12 Jan 2018 - 0:24
Autant que pour elle-même que pour les deux ninjas lui faisant face, Ayuka claqua le dossier en le refermant et ajouta « J’ignore si beaucoup de Sabreurs étaient présents parmi les bretteurs assaillants. Je t’ai déjà raconté les histoires de mon enfance Noah, mais la vérité est que Shiori a tué. D’abord Soryu Kanon, un Jônin d’Iwa qui cherchait à protéger son village. Puis un genin qui ne pouvait plus se défendre. La paix, ce n’est pas décapiter des hommes à terre, ce que la Sabreuse a fait. » Passant le dossier sous son bras, Ayuka fit un pas vers les garde en leur demandant de venir qu’un geste de la main. « Nous allons rentrer. » Car non seulement sa coéquipière semblait voir ses nerfs de plus en plus mis à vifs, mais en plus un petit attroupement commençait à apparaître et Ayuka ne tenait en rien à voir un élan de rage et de haine envers Noah.

En quelques minutes, le petit groupe retrouva la prison et le Yuki, sa cellule. Ayuka resta appuyé contre la porte encore ouverte, ne regardant pas si Homasubi comptait déjà partir ou pas. « Suivre les ordres, cela offre souvent la sécurité du moment, j’ai vécu à Kiri, tout comme toi, Noah. Cependant je n’ai jamais rencontré de Mizukage actuel… Si les kirijin sont fiers de suivre ce monstre, alors la terre du Village de la Brume est définitivement perdue dans cette situation. Qui ne changera pas si tu agis seul. Kiri peut gagner des batailles mais… Si cette Sabreuse est heureuse de ses actes, avoir quitté Mizu no Kuni était la meilleure décision de ma vie sans que je le sache à l’époque. » Elle soupira doucement. La blonde connaissait le passif militaire de son ancien village ainsi que les vices qui y régnaient cependant encore aujourd’hui elle peinait à comprendre comment tout un peuple pouvait suivre une telle folie. « Si tu désires cette Paix dont tu m’as parlée, Kiri ne te l’offrira pas. Pas alors que tes compagnons combattent fièrement auprès d’Alderan et des meurtriers de Shito. »

Doucement, elle referma la porte et le garde s’empressa de la sceller avec un nouveau sceau avant de s’éloigner de nouveau. Au regard d’Ayuka, il comprenait qu’elle n’en avait pas totalement fini avec cette rencontre. « Je vais repasser ce soir. » Depuis l’emprisonnement du jeune homme, elle n’avait jamais raté une soirée. Des fois lui parlant tranquillement, des fois lui donnant un bonbon en traversant le couloir rapidement. « Merci pour tes réponses. Le Tsuchikage va étudier ce dossier et tu en sauras bientôt plus. Dès sa décision prise, je reviendrai mais avec une proposition d’avenir. Bien différent de celui de Kiri. »

Lui lançant un petit signe de tête, un léger sourire fut perceptible au jeune Noah juste avant que la Chuunin ne se retourne vers Homasubi et déclare « Dossier complet. Allons faire notre rapport ! » Car c’est bien sur cet entretien qu’allait reposer le futur de Noah. Un futur qu’Ayuka désirait protéger.

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