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[Iwa/C] 1.1 Interroger les prisonniers - Lune captive | ft. Ayuka, Homasubi &Tsukiyomi


Lun 11 Déc 2017 - 23:40
Première mission pour elle. La jeune femme est mise-en-équipe avec l'une des étrangères qui vient d'arriver. Une jeune femme blonde, bien trop décontractée pour être prise au sérieuse. Les Yuki... N'était-ce pas ce clan qui avait perdu face au fils de pépémoto ? Elle gardait cela en tête. La neige fondait plutôt bien, sous l'effet de la lave, après tout. Elle devait retrouver la jeune femme à la sortie de la tour de celui qui était désormais le probable dirigeant du village. Si elle était fière qu'Iwa soit probablement désormais dirigée par les bons soins du mastodonte utilisant les laves qui était son grand-père, elle restait très mitigée par la mort du premier Tsuchikage et les rumeurs qui circulaient sur ce qu'il s'était produit à Tetsu no Kuni. Le clan Nagamasa était-il sur le déclin ? Fort heureusement pour Iwa, de nouveaux samouraïs s'étaient joints au village avec les exilés, mais il fallait être réaliste : seul l'un d'entre-eux parvenait à égaler les prouesses des défunts guerriers.

Même elle... Elle n'était pas un ninja. Même elle, savait qu'elle n'était qu'une stratège, une épéiste de petite facture. Elle n'était rien face à ces monstres qui pouvaient à eux seuls égaler des armées. Les shinobis étaient ainsi ; une poignée pouvaient massacrer des centaines d'hommes. Et c'était pour cela qu'elle était-là, elle aussi. Qu'elle apprenne à se servir de l'étrange art des shinobis et apprendre sous le tutorat de pépémoto, à calmer ses ardeurs. Tout ça pour une poignée de traîtres indignes et vicieux... Flamboyante, la jeune femme s'avança d'un pied ferme aux côtés vers celle qu'elle accompagnait pour interroger les prisonniers de Kiri. D'ailleurs, mesquine, elle s'était ainsi surprise à lui faire remarquer : On m'a dit que tu venais du pays des samouraï. C'est une tradition pour ton peuple que d'essayer de se grandir au moyen de talonnettes ? Elle fit une petite pause avant d'ajouter : En plus, si tu es une Yuki, tu peux te faire des échasses de glace pour te grandir. Alors que moi, si je fais des piliers de lave, je tiendrais mal-dessus.

Deux choses étaient ainsi remarquables : d'une part, Homasubi n'aimait pas être plus petite que ses homologues (notamment féminin en particulier, bien qu'elle ne l'avouerait jamais), d'autre part, son esprit ingénieux et facétieux pouvait l'amener à imaginer toute sorte d'absurdes idées qu'elle utilisait pour inventer tout et n'importe quoi. Enfin, peu importe, ce sont des anciens camarades qui t'ont trahi, j'imagine que c'est pour ça que j'épaule. J'espère qu'ils parleront, sinon je serais obligé de verser de la lave sur leurs pieds. Elle lui sourit avant d'ajouter : En vérité, je n'ai jamais connu personne qui s'était tu quand je les menaçais de faire ça. J'espère que nous n'aurons pas besoin de ça. Elle avait sourit, amusé, mais l'idée ne lui plaisait pas. Elle n'avait rien contre châtier des félons criminels, mais les rumeurs parlaient de gens qui n'avaient pas participé aux meurtres des habitants d'Iwa. Plus sérieuse, la jeune femme aux longs cheveux noirs dit à la jeune femme aux cheveux blonds : En vérité, pour tes amis, il vaut mieux qu'ils avouent assez vite. Tous les villages doivent avoir développer des techniques d'interrogations pour le moins... Invasives.

Pénétrant dans les geôles, les gardes emmenèrent la première des personnes qu'ils devaient interroger. Elle était tatouée d'un sceau et menottées, installés dans une pièce avec trois chaises et une table. Jaugeant la femme aux teints étrange, elle ne put s 'empêcher de s'exclamer, les yeux stupéfaits, la bouche grande ouverte : C'est si peu ensoleillé que ça, le village de la Brume ? Mordiou, par la fureur des douze volcans ! Ma pauvre femme, je lis que vous êtes enceinte - grossière erreur pour une militaire d'ailleurs -, mais si vous ne prenez pas rapidement des couleurs, vous allez faire naître un gobelin bleu ! Elle toussota, se rendant compte qu'elle était allée trop loin. Probablement même que les foudres neigeuses tonnaient dans le regard de celle qui l'accompagnait. Homasubi, faisant claquer sa cape dans son dos, se mit à lire le rapport : Kaguya Tsukiyomi, 24 ans, présumée née au village de la brume, enceinte depuis une période encore à déterminé par les médecins, vous êtes - ou plutôt étiez ? - amis de Yuki Ayuka ici présente, ainsi que de Watari Hoshino. Vous n'avez pas suivi les vôtres quand ceux-ci se sont échappés de Kiri et vous vous êtes finalement rendue lors de l'assaut de votre ancienne nation contre le village des miens. Elle lâcha violemment le rapport sur la table dans un bruit sonore.

Son regard était désormais brûlant de braises et de colère alors qu'elle claqua du pied contre le sol avec sa botte en métal. Votre nouveau chef, ce barbare de Meikyuu, a pactisé avec Nara Alderan, le chef du Soshikidan ainsi que de Raonaka Ao, l'ursupateur suspecté d'avoir pris le pouvoir au pays de l'eau. Elle s'interrompit, s'approchant pour coller de très près la jeune femme et la regarda droit dans les yeux. Lors de l'assaut, êtiez-vous au courant de ces informations ? Quelles étaient vos ordres et qui était responsable de cet assaut coordonné ici, au village de la Pierre ? Sûrement pas feu Yuki Sôsuke. Il a été tué par le même genre de traître que vous semblez être pour vos amis et vos anciens alliés.

Homasubi avait spécifiquement accentué ses derniers mots, avant de s'éloigner, sévère et furibonde. Elle ne manquait pas de charisme et d'aplomb, malgré la taille menue qu'elle mouvait. De plus loin, elle ajouta, soudainement beaucoup plus froide : J'imagine que c'est votre rejeton qui vous a poussé à vous rendre. Si vous tenez tant que ça à le protéger, sachez que nous ne sommes des sanguinaires, contrairement à vos aïeuls et votre ancienne nation. Si vous coopérez, si vous faites amende honorable... Je ne peux affirmer que vos amis vous pardonneront. Mais Iwa honorera son voeu d'être une terre d'accueil pour ceux qui sont les victimes des faiseurs de conflits, comme ceux dont vous étiez la servante.

Elle parlait étrangement bien, pour une jeune femme qui se prenait pour une cheffe de guerre alors qu'elle ne dirigeait plus aucun homme. Pour autant, une certaine expérience et assurance s'échappait de la bouillonnante Borukan aux longs et soyeux cheveux noirs. Fallait-il encore espérer qu'on passât au-dessus de son volcanique tempérament !
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Mar 12 Déc 2017 - 16:09
Ayuka sortit des bâtiments administratifs d’Iwa et se dirigea vers la tour du Kage, là où elle devait retrouver celle qui allait l’accompagner pour les deux interrogatoires de la journée. Les dossiers, Ayuka les connaissait. Elle avait donné la plupart des informations qui se trouvaient à l’intérieur et connaissait assez bien les deux kirijins, surtout Tsukiyomi. Non, Ayuka n’attends pas de vraies révélations de cette journée, en revanche, elle désirait obtenir les informations principales sur la situation de Kiri.

C’est avec un pas vif et déterminé, pouvant trancher avec son accoutrement léger mais non provocateur que le Yuki arriva face à cette fameuse Borukan. La première qu’elle rencontrait personnellement en dehors d’Akimoto. La blonde se pencha légèrement en avant pour la saluer, un sourire amusé. Elle ne se moquait pas de la jeune femme qui lui faisait face, mais il était amusant de voir que pour un interrogatoire, le Borukan avait choisi certainement deux des combattantes les plus menues de ses troupes.

Et au moins, on pouvait dire qu’elle avait du répondant. Pour la première fois depuis son arrivée à Iwa, Ayuka se retrouva face à une femme piquante, qui semblait en accord avec l’esprit volcanique des Borukan. Ayuka posa une main sur sa hanche, et son regard ambré détailla celle qui était légèrement plus petite, bien que clairement fière de son appartenance militaire. « C’est surtout plus pratique pour charger. » Et c’était vrai, concernant Ayuka. Elle s’était souvent demandé comment Watari ou Eiichiro faisaient pour gagner en vitesse avec un tel ancrage dans le sol. Ses chaussures en apparence uniquement basées qui l’esthétique savaient aider Ayuka dans son style veloce et dansant. La remarque amusa Ayuka qui imagina Eiichiro sur des échasses… Le destin protège la jeune femme de ne jamais le voir dans cette situation qui l’emmènerait assurément à l’hôpital. « Et je n'ai jamais vu de tel képi, bien grand, c’est la première fois que je vois un Borukan en porter un. »

Après ce léger échange certainement trop piquant pour une rencontre, Ayuka rajouta, son regard se tournant vers la rue les emmenant « Des fois, un de mes sensei s’amuse à me montrer qu’il est bien plus grand et fort. Mais être petite aide à être au meilleur niveau possible pour les mettre à terre. » Ayuka n’aimait pas spécialement faire souffrir les autres. Mais quand on la prenait de haut en cherchant à lui montrer que sa stature la désavantagerait toujours, elle n’hésitait guère à frapper à quelques endroits sensibles pour démontrer la bêtise du raisonnement précédant.

Enfin, après une rapide marche, les deux jeunes femmes s’élancèrent vers la prison, Ayuka continuant d’écouter ce que la jeune femme avait à dire alors qu’elle tenait encore les deux dossiers dans ses mains, ainsi qu’un troisième. « Le but n’est pas de les blesser, mais certes, j’imagine que la fameuse lave des Borukan a de quoi délier les paroles, pour la glace, il faut être imaginatif. » Petite référence à une fameuse Sabreuse. Souvenirs à présent bien lointains. Alors qu’elle pénétra dans la prison, Ayuka ajouta « Oui, je les connais, j’ai des questions bien précises à leur poser, connaissant leurs fréquentations, Borukan Akimoto voulait, tout comme moi, également un regard neuf sur eux. »

Les deux jeunes femmes s’enfoncèrent dans les quartiers les plus sécurisés de la prison. Même si elle ne connaissait le bâtiment que depuis peu, Ayuka avait déjà l’impression d’avoir fait de chemin des milliers de fois. « Kiri passe rarement par un simple interrogatoire. Les méthodes invasives, je les connais suffisamment pour savoir que ta lave serait certainement préférable. Je les ai prévenus que ce jour arriverait et je doute être surprise à les découvrir idiots… »

Juste avant de pénétrer dans la salle d’interrogatoire où se trouvait la Kaguya, Ayuka rajouta à l’attention de la Borukan « Si pour Noah je commencerai directement à l’interroger, à toi de commencer pour Kaguya Tsukiyomi. » Puis elles entrèrent dans la salle, découvrant la fameuse prisonnières, cette amie qui comptait encore pour la Yuki, assise, entravée par quelques sceaux puissants et secrets du Village Caché de la Roche.

Dès le début, Ayuka manqua de rire quand Homasubi critiqua le teint de son amie, il fallait dire que beaucoup se demandaient à Kiri si la lunaire était atteinte d’une maladie étrange ou non… Concernant la grossesse, peu savaient. Seuls ceux accès aux dossiers étaient au courant, soit, très peu de personnes. Ayuka l’avait révélé afin qu’un médecin vienne s’occuper de la prisonnière. Car oui… Malgré leur passif, la Yuki ne tenait pas à voir Tsukiyomi dépérir et perdre son enfant en prison. Si l’état de son ami contient à la convaincre qu’elle ne désirait pas d’enfants et ces temps troubles, Ayuka ne laisserait pas cette âme innocente et potentiellement liée à Watari se faire maltraiter. Mais il fallait avouer que les mots de la manieuse de lave étaient plutôt originaux et amusant pour celle qui restait en retrait, adossée au mur.

Tant qu’il n’y aurait pas de violence, Ayuka laisserait la Borukan agir. Après tout, même si ce n’était guère son désir, le but n’était pas de dorloter ceux qui avaient accompagné d’autres Kirijin pour verser le sang de la Roche. Si les deux femmes plus âgées dans la pièce avaient longuement parlé, notamment de la trahison de Tsukiyomi, il était normal qu’Iwa cherche à comprendre si la Kaguya pouvait tout de même supporter une certaine confiance ou était définitivement perdue dans la traîtrise.

Sans bouger, Ayuka croisa le regard de Tsukiyomi, hochant doucement la tête. « Et Iwa peut être bien plus pour toi qu’une terre d’accueil. » La lunaire pouvait comprendre ces mots, Ayuka lui ayant montré à quel point Iwa semblait être fait pour elle et son Clan. Si Ayuka gardait encore le troisième dossier dans ses bras, pour la suite, c’était encore à Homasubi de plonger dans les motivations et les explications de celle qui pourrait un jour se dresseur à leurs côtés face aux meurtriers et traîtres de Kiri.

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Ven 15 Déc 2017 - 15:37
Effrayante atmosphère que celle de cette prison. Elle n’avait rien de commun avec ce que Tsukiyomi imaginait de celles de Kiri, d’une terrible réputation. Mais pour quelqu’un qui comme elle avait toujours aspiré à une liberté de corps et d’esprit, l’ironie de se retrouver la depuis le jour de sa dernière trahison faisait physiquement mal. Pourtant, elle se montrait patiente, disciplinée. A tel point même qu’elle donnait le sentiment de n'être qu'à moitié vivante. Tous les jours, elle resterait immobile, regardait dans le vide : elle attendrait. Seule. Son corps était comme au repos et il le fallait bien, les nausées partaient enfin. Étaient-elles finalement vraiment dues à la grossesse ou à l’air et l'atmosphère viciée du Village de la Brume, affectant toujours plus l’une de ses enfants chaque jour qui passait ?

Ce jour là était particulier. Outre la visite d’Ayuka, la Kaguya n’avait eu de contact qu’avec peu de monde et cela changeait aujourd’hui. Un garde venait de l’en informer, il était l’heure de l’interroger, enfin. La jeune femme n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle pouvait apporter de plus que les autres déserteurs Kirijins n’avaient pu donner à ce village de la Roche. Et s’ils voulaient avoir des informations, Noah serait sans doute le plus indiqué mais elle comprenait. Une traîtresse comme elle, il fallait la mater, la sonder, savoir quoi faire d’elle. Et comme toujours, elle se montrerait docile et appliquée dans sa tâche. Comme toujours peut-être, elle ne convaincra pas.

L’heure venue, ils la conduisirent dans une petite salle d’interrogatoire. Un endroit froid, il ne faisait aucun doute que ce n'était pas un lieu de rendez-vous protocolaires. Le regard vide, la lunaire regardait droit devant-elle, ne détaille rien. Nul besoin, nulle envie de garder un souvenir clair de cet endroit. On l’installa sur une chaise, sans vraiment l’y forcer tant elle était malléable. Et puis elles entrèrent. Ayuka, pas vraiment une surprise, et un petit bout de femme, brune, aux cheveux longs un peu comme les siens. Elle semblait avoir un fort caractère, forgé dans les flammes. Un regard déterminé comme elle aurait voulu en arborer plus souvent sans crainte. A défaut elle choisissait l'impassibilité. Pourtant, a la vue de ce duo que tout opposait, un petit sourire se dessina sur son visage. Un rictus dont elle n’aurait su expliquer la provenance et qui était bien trop discret pour passer pour de la provocation - hormis peut-être aux yeux d’Ayuka qui la connaissait très bien.

L’entree en matiere de celle qui ne prit même pas le temps de se présenter fut assez particulière. La Kaguya en fut surprise et le manifesta par un lever de sourcil assez discret mais dénotant malgré tout de son état dubitatif. Drole de facon de briser la glace que de la provoquer sur son physique. Au moins, cela avait le mérite d'être original et humoristique, la ou la plupart des gens fétichisaient cet aspect d’elle. C’est pourquoi elle garda son sourire et ne s’en vexa pas. Elle ne fit aucun commentaire non plus. Car la remarque sur son état était vraie. La lunaire aurait voulu éviter d'être enceinte. En un seul rapport avec un homme, la voilà qui était déjà en cloque. Vous parlez d’une fertilité. Tsukiyomi acquiesça lentement a ce qu’elle disait. Sobrement. Lorsqu’elle sentit que c'était enfin a elle de prendre la parole, elle pesait ses mots et emit enfin un premier son.

«Je ne savais rien de tout cela.» Tsukiyomi fit une pause pour relever les yeux vers ce petit brin de femme qui l’interrogeait. Ses lèvres se pincèrent. Ce n’était qu’une preuve de plus qu’elle ne faisait pas plus partie de la vie Kirijine que celle de son clan. Enfin ... Elle avait eu autant d’espoir d’entrer dans l’une que dans l’autre et, à terme, elle comptait bien laisser sa marque dans la seconde. « J’ai simplement fait en sorte d’être considérée comme indispensable à cette mission, pour rejoindre l’équipe de Yuki Noah, et protéger les anciens Kirijins au moment propice ...» Cette stratégie était tellement bancale qu’elle avait encore du mal à croire que cela fonctionne. Au fond, il était vrai que peu de gens la savaient si proche d’Ayuka et Watari, quand bien même ils étaient dans la même équipe dans le temps. Ca n’était jamais une preuve d’amitié que de combattre ensemble, sinon, la lunaire devrait être amie avec tout son clan ce qui était loin d’être le cas. Mais surtout, pour quelqu’un qui avait failli déserter, il était étonnant de la voir ainsi assignée à une mission d’une telle importance. Il suffisait de demander au clan Kaguya pour que n’importe lesquels des gros bonnets de la famille la décrivent comme quelqu’un aux obédiences incertaines. Ce qui, dans le fond, était faux, mais se démontrait par la présente. Dure ironie que celle de combattre une réputation pour s’y vautrer ensuite. « J’ai bien peur de ne pouvoir vous être d’une grande aide. Je ne suis pas exactement confidente ou stratège de Kiri. Je n’en suis qu’une arme, parmi d’autres.» Une arme aveugle et sourde, comme tous les Kaguya. Qui donne sa vie pour Kiri, sans poser de questions. Une arme faible, enquête incessante de reconnaissance et d’identité. Ce genre d’arme qui fait l’erreur de développer une conscience et des sentiments trop envahissants. Pour autant, Tsukiyomi regardait ce petit brin de femme avec une certaine impassibilité. Elle n’était pas aux abois. Si l’on voulait la passer à tabac, soit. La jeter dehors ? Bien. La tuer ... Elle regretterait bien de n’avoir pas su protéger son enfant. C’était bien la dernière étincelle d’avenir qu’elle pouvait entrevoir maintenant que sa mission de rédemption était accomplie.

“ Je n’ai pas la prétention de mériter l'hospitalité d’Iwa, en particulier après l’assaut de Kiri. Je comprendrais que mon passif fasse douter de mes intentions. Mais ma loyauté va à ceux que j’estime en accord avec ma morale et qui protègent ceux qui me sont chers.” Elle jeta un regard entendu à Ayuka, comme pour ponctuer son propos, avant de revenir a celle qui l’interrogeait. “ J’accepterai ce que Iwa décidera à mon propos et si vous voulez m’accueillir, je serai votre arme. ” Son sourire avait évidemment disparu, et elle regardait à présent la petite brune d’un regard extrêmement sérieux et déterminé. Cette Iwajin l’avait bien comprise : elle se battrait de toutes ses forces pour protéger son enfant, et ceux qui lui avaient un jour tendu la main. C'était son fonctionnement a present, une fois libérée du joug de son éducation clanique.
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Dim 17 Déc 2017 - 1:39
La jeune femme l'écouta, patiemment, notamment en ayant pris place à la table de Tsukiyomi pour la sonder de ses incandescents iris. Une sorte d'infinie malice brûlait dans les yeux rusés de la jeune femme. Contrairement à ceux d'un autre samouraï, ils n'étaient pas sages. Bien au contraire. Ils semblaient prêt à réagir à tout instant, dans une sorte d'effervescence perpétuelle. Un brin de folie, une valse incroyablement malicieuse. Sous ses sourcils, il était certain que si l'idée de faire exploser les geôles pour obtenir les réponses eut été pertinente, elle en aurait fort ri avant de mettre l'improbable plan à exécution. Le tout, si vous le voulez-bien, avec beaucoup de bonne humeur.

Cependant, derrière cette façade à l'étrange sérieux, elle s'interrogeait. Lui mentait-elle ? Fallait-il réellement partir du principe qu'elle ne savait rien des mouvements stratégiques et qu'elle avait réussi à convaincre quelqu'un qu'il était réellement pertinent d'associer un Yuki dépressif et torturé suite aux événements liés à l'apparition du Soshikidan, avec une femme aux allégeances troubles qui avait fait le choix de trahir ses amis ? La jeune femme, les mains devant le bas de son visages, les doigts entremêlés, les coudes dans la conquête et l'invasion du bureau, avait un regard soudainement bien plus sérieux et intense. Elle semblait réfléchir avec une force tellement grande qu'elle se mit à fumer littéralement alors qu'elle se mit à taper extrêmement vite du pied au sol. Sûrement un effet secondaire du stress. Et soudainement, elle se releva brusquement, claquant sa chaise et ses poings sur le bureau, dans ce qui pouvait s'apparenter à une sorte d'explosion pyroclastique de colère.

Le silence se prolongea quelques lourdes secondes sans que rien ne le dérangeât. Le volcan était-il en transe ou tentait-il de contenir son téphras ? La jeune femme approcha son visage de Tsukiyomi, de telle manière qu'elle en fut si proche que leur nez s'entrechoquèrent, les grands yeux d'Homasubi la regardant avec une passion brûlante de curiosité.

Elle finit par repartir en arrière. Le regard dubitatif. Se libérant totalement du bureau, elle se mit à entonner, avec sa voix grandiloquente et étrangement gracieuse : Vous voudriez me faire croire qu'un chef stratégique... Elle semblait contenir quelque chose de particulièrement fort. Sa colère, peut-être. Fut suffisamment fou pour associer une traîtresse à un dépressif... Et ce... Pour mener l'assaut ?

AHAHAHAHAHAHAHHAAHA.

Quel était donc ce rire démoniaque aux antipodes de la beauté dont elle était l'ironique détentrice ? Son hilarité était d'une expressivité telle qu'elle se mit à se rouler par terre. C'était complètement con. C'était impensable. Seul un fou, seul un sot, seul le plus grand des béotiens aurait pu être suffisamment stupide pour envisager un plan aussi scabreux ! Elle n'en pouvait plus. Hihihihi... Par les géhennes qui ont fait... La fierté ... De mes ascendants.... Vous êtes vraiment ... Hihi ... trop drôle à Kiri... Elle tenta de se relever, en gardant les larmes de son hilarité pour elle, avant de revoir le regard sérieux de Tsukiyomi et de se remettre à pleurer de rire. C'était à croire qu'elle avait vu un chat à l'expression pitoyablement désespérée. Hihi... Vous... Vous ... Vous êtes trop cons ! Hahahha ! Elle se moquait de Tsukiyomi. Et à travers elle, de tout Kiri. Elle regarda Ayuka. Avant de se remettre à rire. Elle s'époumonait de rire.

Il lui fallut de longues minutes pour s'en remettre. Elle ne ment pas. Un mensonge aussi éhonté ne peut être dit avec ces yeux brisés. Elle était soudainement tranchante et froide comme le magma gelé. Des yeux de démons. Elle portera un sceau, au moins les premiers mois. Question de sécurité, je suppose. Mais elle ne ment pas. En tout cas, je n'y crois pas. Elle se redressa, se mit à tousser, avant de relever le menton de Tsukiyomi avant d'ajouter : Nous n'avons pas besoin d'armes, à Iwa. Une arme n'a pas de coeur. Et les ninjas ne sont des armes que pour ceux qu'ils servent. Mais un village, une armée, c'est une communauté. Les protecteurs de celle-ci sont des guerriers. Toi qui n'a pas appris cela à Kiri... Si tu veux être digne d'Iwa, il va falloir enflammer ton coeur de la fierté de mon clan et vivre pour toi, plutôt que pour des allégeances que tu ne sais pas honorer. Et peut-être seulement si tu perçois l'horizon cramoisi de notre commandement, connaîtras-tu du plus profond de ton coeur, le concept de loyauté.

Un discours fort pompeux de la part de celle qui se comportait par moment comme une gamine et parfois, comme un tyran. Elle s'en fichait à dire vrai et ne mentait pas. Nous avons d'autres question, cela dit. Quelles sont les effectifs de Kiri ? De nouveaux arrivants ? Où se trouve celui qui utilise le kanji des rapides dans son surnom ? D'ailleurs, était-ce un surnom graveleux sur ses performances auprès des femmes ? Cette question était tout à fait sincère. Et elle l'avait dit sans aucun humour, avec un ton bien trop sérieux, le tout les yeux coincés dans le rapport qu'elle s'était remise à consulter. Qu'en est-il des restes du clan Yuki ? Le chef du clan Kaguya ? La confrérie des sabreurs ? Dîtes nous tout ce que vous pouvez sur la vie du village de Kiri jusqu'à la veille de votre départ ? J'aurais d'autres questions, mais pour le moment, je pense que ces questions suffiront. N'hésitez pas à aborder tout nouveau ninja. Leurs capacités, leur expérience présumée, leurs objectif. Ces questions seraient utile pour la guerre à venir. Homasubi semblait étonnamment précise dans ces questions et dans leur utilité. Un comble pour celle qui voguait à la frontière du sérieux et du comique.
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Dim 24 Déc 2017 - 4:00
Certes la jeune femme volcanique pouvait être terrifiante pour quelques âmes sensibles, certes sa petite taille faisait qu’il n’était pas évident de la prendre au sérieux cependant… Ses réflexions tombaient tellement juste. A un tel point qu’Ayuka ne put retenir un fou-rire. Un réel fou-rire qui résonna contre les murs froids de la prison d’Iwa. Imaginant Sosuke et quelques jônins si sérieux, préparant tout l’assaut sur le grand bureau en marbre… Et choisir Noah et Tsukiyomi comme fer de lance de l’action. Passant une main devant ses lèvres, riant réellement, Ayuka ne put retenir une réflexion personnelle « Comme quoi ce n’est pas le bureau qui fait le stratège… »

En une déduction, voilà pour la pseudo autorité terrifiante de Kiri qui s’effondrait face aux rires démoniaques d’une Borukan déchaînée. Une jeune femme qui arrivait à entraîner Ayuka, celle-ci même qui dut prendre plusieurs grandes respirations avant de reprendre son calme et se détacher du mur.

Prenant une des chaises, la Yuki s’installa dessus, croisant les jambes, souriant. « Je ne doute pas qu’elle ne ment pas. Tsukiyomi m’a déjà surprise par le passé mais… » Les yeux félins se posèrent sur cette prisonnière si particulière pour la jeune femme alors qu’elle continua « En fait pour avoir eu un aperçu des réunions kirijins, cela ne m’étonne pas vraiment. Kiri n’a jamais pris le temps de connaître ses soldats. Sauf à être très haut placé, le Village connait à peine ses habitants et leurs désirs. Il s'en fiche. » Et même si le roux ayant assassiné Chôgen-sama était visiblement bien plus… Strict que le Nidaime Mizukage, Ayuka ne doutait pas que les shinobis de Kiri resteraient éternellement de l’unique chair à canon sur une terre souillée.

Laissant Homasubi poursuivre, Ayuka commença à ouvrir le fameux troisième dossier, bien plus épais que les deux autres. Il s’agissait d’informations que la jeune femme avait amassées pendant de longues nuits, ne se permettant quelques pauses que pour visiter les deux prisonniers justement.

Après les explications enflammées de la Borukan, Ayuka se pencha et présenta le dossier. Une feuille par Shinobi de Kiri. Ce qui l’intéressait le plus, c’était les informations sur les nouvelles recrues, celles que n’avaient pas connues les anciens Kirijins. Pour le reste… Chaque information se trouvait bonne à prendre ! Et il était l’heure de répondre aux questions de la volcanique et également à la curiosité d’Ayuka.

La jeune femme, sans se lever étala les feuilles devant elles trois et commença, reprenant dans l’ordre. « Autant commencer par les plus proches… » Même si Ayuka avait eu la confirmation qu’il n’y avait eu aucun rapprochement physique et intime entre Tsukiyomi et Hanzo, elle répondit naturellement à Homasubi « Sincèrement ? Si un jour réponse il y a, je veux bien la connaître. Hanzo le rapide… Oui c’est vrai que dès son arrivée je m’étais posée la question. Enfin ! » Ayuka tenait à réussir cette mission. Pour Iwa, pour son clan mais aussi pour ses premières vraies responsabilités. Laissant à Tsukiyomi le temps de répondre entre chaque question, la manieuse de glace se lança derrière la Borukan.

La première feuille fut tirée. « Kaguya Wakibara Nagu. Chef du Clan Kaguya, « héro » de Kiri… » Un nouveau rire saisit Ayuka en repensant au discours interminable et pompeux de celui qui n’avait su protéger le Daimyo mais était considéré comme un héros à Kiri. Déglutissant, Ayuka se reprit « Donc… Je sais que tu étais proche de lui et même si je doute en apprendre plus, tout est bon à prendre pour Iwa. »

Puis tous y passèrent… Hanzo, Nakamura Ueno, Tetsuko, Shiori la sanglante ainsi que le reste de la Confrérie des Sabreurs, le Mizukage et son clan Meikyuu, les quelques indépendants, Ranonaka Ao… Et les Yuki. La jeune s’intéressa à eux en dernier mais attendait réellement l’entretien avec Noah pour en apprendre plus sur ceux partageant leurs origines communes. Après la longue énumération, Ayuka ajouta en montrant d’autres feuilles vides. « Celles-ci attentent toutes les nouvelles recrues de Kiri. Toutes celles que je n’ai pas connues et qui servent la Brume sanglante. » En disant ces quelques mots, le sourire avait disparu. Tout comme les rires. On avait décrit à Ayuka les assaillants du village et certains lui étaient totalement inconnus… Mais la jeune femme se souvenait très bien d’une vieille encore terrifiée lui décrivant une autre manieuse de glace. Une Yuki. Et même si Ayuka n’était pas née avec ce nom, il était à présent le sien, autant que celui d’Eiichiro. Un nom qu’elle ne voulait pas voir tâché et dénué d’honneur même si sans être encore officiel… Ayuka séparait à présent bien les deux clans Yuki. Et cet honneur familial, nul doute qu’Homasubi le connaissait. Tsukiyomi aussi, d’une certaine manière.

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Ven 29 Déc 2017 - 15:01
La tournure de la discussion prenait une direction bien étrange. Et il fallait admettre que, pour un interrogatoire, Tsukiyomi ne s’attendait pas vraiment à cela. Bien sûr, elle ne se plaignait pas de ne pas subir de torture physique, loin s’en faut. Mais si elle se fichait bien du choix de ceux chargés de l’interroger, elle n’imaginait pas être prise pour un clown de cette façon. Une nouvelle fois présentée comme une traîtresse, elle ne put se retenir de lever franchement les yeux au ciel, dérogeant à son projet de ne pas montrer son agacement. Mais au bout d’un moment … Elle restait humaine. Le rire qui suivit ne lui arracha pas grand chose en complément, car elle se fichait bien de l’avis d’une inconnue sur les projets de Kiri. Son petit résumé arracha même un petit sourire à la lunaire. Après tout, elle avait bien profité de ce choix très douteux. Elle en haussa même les épaules, comme pour confirmer que, effectivement, il y avait plus pertinent comme choix. Et tout cela trahissait bien l’état de Kiri : un chaos politique et stratégique. Malheureusement, de l’intérieur, Tsukiyomi n’aurait su donner les raisons exactes de chacun des points faibles qui semblaient se manifester en son ancienne patrie.

“ Ravie de vous offrir un peu de divertissement, faute de vous donner des informations viables.” Répondit-elle avec le plus grand sérieux du monde. C’était juste un mauvais moment à passer. Juste, un long, insupportable moment à passer. “ Quel intérêt j’aurais à mentir, franchement …” Ajouta-t-elle d’un air bougon. Ce genre de logique n’atteignait pas forcément les inconnus, en particulier ceux qui étaient chargés d’obtenir toutes les maigres informations qu’elle avait. Mais elle ne pouvait être plus sincère. Elle n’avait pas le moindre intérêt à mentir, elle qui se retrouvait seule et affaiblie dans un village inconnu où vivaient ses seuls amis - ou anciens amis - et enceinte. Terrifiée par l’avenir. Absolument incapable de savoir de quoi le lendemain serait fait. Et tellement agacée pour toute cette situation qu’elle se montrait presque insolente face à quelqu’un qui pouvait la carboniser - pour ce qu’elle comprenait.

Le discours qui suivit était bien beau, mais il résonnait assez peu en elle de la part d’une illustre inconnue. Seuls Ayuka et Watari étaient parvenus à la convaincre d’un idéal différent de celui de son clan, il avait fallu du temps, et elle avait vacillé - ce qui avait valu sa présence en cet instant dans cette salle d’interrogatoire. Alors une petite femme au caractère certes intéressant mais aux manières agaçante ne lui donneraient pas l’électrochoc nécessaire. Elle se l’était de toute façon elle même administré en profitant de la prétendue bêtise des stratèges de Kiri. Pinçant ses lèvres dans un sourire mi-poli mi-résigné, elle ponctua alors simplement son long discours par un “Oui oui” qui avait tout de la réponse de l’enfant à un sermon. Son acquiescement était honnête, vraiment, mais elle avait du mal à recevoir ce genre de leçon de vie dans ces circonstances, tant la discussion semblait décousue dans son ton. Mais il était beau de voir quelqu’un s’enflammer de cette façon pour son village. Elle l’enviait un peu d’ailleurs, d’avoir tant de certitudes.

Les questions qui suivirent semblèrent plus sérieuses, au premier abord, mais partirent encore une fois dans un ton qu’elle n’avait pas imaginé. La vérité, c’était bien qu’elle en savait peu sur tout cela. Et Tsukiyomi ne pouvait se permettre de donner de fausses informations, au risque de se faire mal voir par le village qui tenait son sort entre ses mains. La dernière question fut néanmoins si absurde qu’elle ne put retenir un éclat de rire, en lançant un regard sincèrement amusé mais perdu à Ayuka. “ Mais vous avez quoi, tous, à croire que je le connais si bien ? Je suis pas allée vérifier !” Un nouveau fou rire la reprenait à la seule idée de partager plus qu’un saké avec le Torrent. Il était assez particulier, comme type. “ Tout ce que je sais des effectifs de Kiri, c’est qu’ils ne semblaient pas évoluer pour le mieux. Il y a bien quelques éléments prometteurs …” Elle songea un instant à Inja. Elle ne connaissait pas ses capacités, mais le sentait très déterminé et véritablement talentueux. C’était bien le seul Kirijin avec qui elle avait pu avoir une véritable discussion depuis sa désertion avortée. “ Je ne sais rien que vous ne sachiez déjà. Si ce n’est que tout le monde n’est pas confiant, à Kiri. La désertion d’une partie des Yuki et de Hoshino Watari a eu un impact plus grand que ça en a l’air. Je n’en ai pas la preuve, ce n’est que mon intime conviction, pour ce qu’elle vaut.”

Son regard se porta à nouveau vers Ayuka qui évoqua le chef du clan Kaguya. “ Nagu … Il avait des projets pour le clan mais ils n’ont pas encore été menés à bien. J’avais la charge d’une partie de ces projets.” La Kaguya songea à sa dernière rencontre avec le chef de clan. Il avait l’air particulièrement mal en point, plus qu’il ne le laissait paraître au premier abord. “ Je crois bien que quelque chose clochait avec lui, il avait l’air malade. J’ai … laissé un clan bien mal en point je crois.” Les regrets teintaient sa voix, mais elle s’en serait voulue de tirer parti d’une faiblesse de ce genre, d’autant que toute considération politique mise à part, Nagu lui avait fait confiance et si elle n’avait pas développé un lien si fort que ça avec lui, elle le respectait pour son approche honnête et sa flexibilité à son égard. De tous, il aurait pu être le seul à la convaincre de faire une nouvelle fois confiance au clan.

“ Je n’ai pas eu vent de quoi que ce soit vis à vis du clan Yuki, si ce n’est que certains ont pu partir en mission, contrairement à ce que la décision de Yuki Sôsuke avait établi. J’imagine qu’ils ont su trouver un arrangement en l’absence d’Eiichiro. Quant à savoir qui a eu l’autorité de mener cet arrangement, je n’en ai aucune idée. Je ne connais qu’assez peu les sabreurs mais pour celle avec qui j’avais un lien, Nakamura Ueno, je m’étonne de ne plus avoir de nouvelles. Son absence à l’assaut est douteuse.” En y réfléchissant bien, Tsukiyomi n’avait plus eu de nouvelles depuis sa mission au nord de Kiri. “ Quelques temps après la désertion, j’ai été envoyée en mission pour interpeller un homme dont le descriptif correspondait étrangement au chef de mon clan. Une fois sur place, c’est un autre homme, assassiné, que j’ai trouvé. Le Mizukage n’a pas jugé bon de me donner des informations au sujet de cette interpellation, et à mon retour, deux des plus éminents membres de la confrérie des Sabreurs avaient disparu. Dont Ueno.” Elle ne savait pas trop quoi faire de ces informations, mais elle ne pouvait s’empêcher de voir un lien avec la mort du Mizukage, si vite après ce qui ressemblait à une enquête. “ Yuki Sôsuke semblait enquêter sur quelque chose, dans le secret, pour m’envoyer seule ainsi, avec si peu d’informations. Il n’avait sans doute pas confiance en grand monde au village.”

Tsukiyomi baissa les yeux et poussa un soupir. Il lui était bien difficile de se remettre les idées en place. Elle en savait si peu. “ Le seul shinobi de Kiri que j’ai été amenée à rencontrer et que vos ressortissants Kirijin n’ont pas rencontré est Inja. Il faisait partie de l’assaut, il participait à la diversion je crois. Je ne connais pas ses capacités, j’imagine que vous devez en avoir une bonne idée. Ce que je sais néanmoins, c’est qu’il serait bon de s’en méfier. Pour ce que je l’ai fréquenté, il a l’air particulièrement déterminé et talentueux, j’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi résolu.” Elle haussa enfin les épaules une nouvelle fois. “Je ne vous apporte que peu d’informations, j’imagine. Mais je ne suis pas la plus indiquée pour vous informer de tout ce qui se trame à Kiri. Peut-être que cela explique en partie les raisons pour lesquelles ils ont assigné cette mission à une “traîtresse”. Je n’ai pas la confiance de grand monde.” Termina-t-elle en ponctuant ces dernières phrases d’un petit sourire.
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Lun 1 Jan 2018 - 20:42
Bien. Je pense que les dernières choses que nous pouvons vous demander reste sur l’avancement des travaux sur le port que les exilés de Kiri nous ont ramené ? Savez-vous si celui-ci avance bien ou s’il fut abandonné ? Cette question était la dernière qu’elle voyait pour Tsukiyomi. Son attitude lui déplaisait très largement, mais elle se doutait à la lumière des rapports et de cette entrevue que la jeune femme au clan osseux se retrouvait dans une situation de conflit d’allégeances particulièrement complexes, entre une famille qui restait bon gré malgré loyale à une autorité qui n’était pas la leur, un faux héros qui malgré tout, avait tenté de lui donner une place qu’elle semblait n’avoir jamais eu, des amis qu’elle avait abandonné et une grossesse inopportune.
Une fois qu’elle leur aurait répondu, elle irait directement faire son rapport à Pépémoto. Tsukiyomi était quelqu’un aux loyautés changeantes et à la fiabilité discutable, mais elle avait la conviction qu’il valait mieux lui laisser faire ses preuves. De manière assez cynique, sa condition de femme porteuse d’une vie à laquelle elle semblait attacher ferait que celle-ci ni risquerait pas une deuxième désertion. Au surplus, si elle désertait aussi rapidement une deuxième fois un village caché, c’est finalement tout le continent qui voudrait sa tête. Au regard des informations apportées et de ces éléments pris en compte, Homasubi conclut alors : Il ne faudra pas vous attendre à ce que notre confiance vous soit acquise avant un moment. Mais je pense que vous pourrez être libéré d’ici quelques jours. Vous serez sûrement toujours sous surveillance. Peut-être qu’on vous placera un sceau par sécurité histoire de rassurer la population, mais vous serez libre de vos mouvements dans le village. Montrez votre utilité à celui-ci et nous ouvrirons notre confiance à vous, Tsukiyomi Kaguya. Elle avait un regard dur et bien moins amusé qu’auparavant. Après tout, elle n’était pas celle qui pourrait décider de cela, mais elle savait que son rapport jouerait probablement beaucoup sur la décision de son aïeul. L’attitude de la prisonnière captive aussi. Celle-ci, outre son côté revêche, lui indiquait qu’il n’était pas sain pour elle de demeurer enfermé plus longtemps. Elle aurait besoin d’air frais, si les geôliers d’Iwa et leurs dirigeants ne voulaient pas que leur prisonnière les envisage comme des tyrans ne valant pas mieux que ceux de Kiri.
D’autres questions, Ayuka-dono ? Sinon, je vous propose de mettre fin à cet interrogatoire sur l’instant et de nous en retourner voir Pép… Le tsuchikage pour lui faire notre rapport dans les plus brefs délais. Déjà une bonne heure et demi s’était écoulée pendant leurs discussions. Mais la brune au teint lunaire avait été tellement coopérative qu’ils n’avaient eu aucun mal à obtenir d’elles ce qui était nécessaire aux préparatifs de la future guerre. Surtout l’arrivée de sang-frais à Kiri, du sang-frais déterminé. S’il était seul, cela irait… Il fallait se méfier s’il y en avait d’autres. Il serait important de l’indiquer à son grand-père, surtout si celui-ci avait participé à l’asssaut.
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Ven 12 Jan 2018 - 0:53
Ayuka nota chaque information avec attention. Si son amie lunaire ne savait lui donner de nouvelles informations que celui que l’on surnommait le Torrent, le reste était bien plus intéressant. En effet, sans s’en rendre compte, peut-être, Tsukiyomi donnait de précieuses informations sur l’état politique et militaire du Village Caché de la Brume. Ainsi Kaguya Nagu, l’un des héros de Kiri – cette pensée fit sourire Ayuka qui manqua un nouveau fou-rire – était malade. Malgré ses monologues interminables, il était un chuunin de Kiri. Et sauf à ce que le Mizukage soit le dernier des idiots, il n’allait certainement pas envoyer un corps affaibli au combat, au risque de contaminer les autres guerriers lors du voyage. La Yuki ne s’attarda pas plus sur le clan Kaguya. Celui-ci était déjà mal en point à son départ des terres de l’Archipel et cela ne ferait que torturer celle qui venait de déserter.

Au tour des Sabreurs… Les informateurs d’Iwa avaient marqué nombre d’informations concernant Shiori, cette femme qu’Ayuka n’avait jamais apprise à connaître mais qui semblait être sa sœur d’après quelques langues perdues. Une plume la main, penchée sur le beau, Ayuka prenait en note chaque détail. Ueno était donc disparue ou comme Tetsuko. Si la première était une démone aux yeux de la Yuki, le second… Oui, elle avait eu l’espoir qu’un jour, ce jeune bâtard saurait trouver sa place et faire traire la haine de son cœur. Soit il avait déserté, ce qui serait étonnant puisque Shiori portait encore le bandeau de Kiri. Soit il se trouvait en mission secrète, soit… Il serait une menace en moins pour la Roche.

Les agents travaillant chaque heure sur les milliers de dossiers sauraient certainement faire quelques rapprochements entre les récits de la Kaguya et les informations déjà détenues par Iwa. Puis les Yuki… Tsukiyomi put lire une légère déception quand Ayuka n’apprit rien les concernant. Nul doute qu’ils nommeraient un nouveau chef… Totalement illégitime dans l’esprit de celle qui rêvait de grandeur pour son nom. Enfin, Noah saurait certainement lui en apprendre plus. Rapidement, un geste vif, Ayuka dégaina la fiche du certain Inja… Peu d’informations. Cependant la jeune femme se hâte d’y placer les quelques paroles de son amie mais traîtresse de son cœur. Faire attention à ce shinobi… Si la Kaguya l’avertissait, Iwa devait se tenir prêt et ne pas envoyer un simple genin face à celui qui avait aidé la Sabreuse dans son atrocité.

Dès que les nouvelles recrues de Kiri furent toutes abordées, Ayuka referma l’épais mais précieux dossier. Posant ses deux mains dessus, elle se reconcentra totalement sur la lunaire et Homasubi. « Je te connais, Tsuki. Malgré ce… Passé, je sais que tu sauras trouver ta place et je ne serai pas loin de celle-ci. » Malgré les douleurs, les hésitations ou encore les rancœurs, Ayuka n’était pas femme à laisser tomber une âme en peine et perdue. Encore plus quand celle-ci n’était pas seule et reliée à Watari. « Je n’ai pas d’autres questions. Tu auras très rapidement des nouvelles et je vais repasser ce soir. Tout comme Homasubi-dono, je pense que tu vivras ce que j’ai vécu. Surveillance, manque de confiance de la part de quelques habitants mais… Finalement je pense que tu te plairas. » Elle sourit et d’un air amusé, ajouta « Ici, pas de clan pour te brimer et te rabaisser mais une famille à construire et des amis à retrouver. »

Se redressant, les gardent virent leur ouvrir et attrapèrent la Kaguya pour la remettre dans sa cellule en attendant le jugement d’Akimoto. « Cet entretien est terminé. » Souriant doucement à Homasubi, elle lui montra un deuxième dossier, bien plus complexe aux yeux d’Ayuka et cela se ressentait. « Au tour de Yuki Noah. »

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[Iwa/C] 1.1 Interroger les prisonniers - Lune captive | ft. Ayuka, Homasubi &Tsukiyomi

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