Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez | 

Question de coïncidence ; Sazuka


Mar 12 Déc 2017 - 1:02
Il a vraiment fui ce chien…

J’eus un soupir. Celui qui allait devenir le Mizukage de Kiri s’était définitivement barré. J’avais encore attendu un peu et joué de ma sensorialité, mais rien ! Quedal ! Il s’était barré. Il s’était cassé au même titre que l’iwajin d’ailleurs. Pas de salutations, pas de remerciements, rien. Sympa la solidarité. Ça m’apprendra à jouer les héros, moi ! Enfin… Là n’était pas le plus important. Puisque la terre continua de craquer avant de s’affaisser encore une fois. L’endroit était vraiment sensible il faut croire. C’était plus ou moins le signal pour moi : Il valait peut-être mieux que je rejoigne les seigneurs, d’autant plus que je n’arrivais plus à tracer Shizen. Ni Daisuke d’ailleurs. Intérieurement, je priais vraiment pour qu’ils aient la vie sauve. C’était mes deux bras droits. Ceux en qui j’avais le plus foi sur ces terres. Sans eux, mon conseil n’était plus rien. Sans eux, je n’étais pratiquement plus rien. Ma force, seule, ne me pouvait pas me permettre de protéger efficacement Kumo. J’avais foi en cette doctrine qui disait que l’union faisait la force ; et j’étais convaincu à n’en pas douter que nous étions le futur de notre chère cité.

C’est ainsi que je quittai l’endroit d’où une gigantesque fumée gagnait le ciel. L’explosion du clone piégé de ce satané kirijin avait bien bousillé les environs. Ce fils de pute allait me le payer un jour ! Non content d’avoir buté Chôgen, il avait également réussi à me blesser et à me filer entre les doigts. Ces pensées me frustrèrent intérieurement. J’en grognais même. S’il y avait eu des gens aux alentours, certainement que je les aurai fait fuir avec ma gueule. Se changer les idées étaient également difficiles quand on savait que j’étais encore dans le contexte de cette bataille sans queue ni tête. D’ailleurs, avec le recul, je me demandais qui est-ce qui avait bien pu prévenir le Soshikidan. Si le Nidaime Mizukage avait l’air d’être un enfoiré, ses dernières phrases et ses derniers actes étaient emplis de bonne volonté. De quoi semer le trouble dans mon esprit ; même s’il était plus logique de penser à des traitres au sein même de Kiri. Le seigneur de l’eau était peut-être un exemple probant. Mais plutôt que de me perdre en suppositions, je préférai chasser cette réflexion de mon esprit et la remettre à plus tard. C’était mieux ainsi.

C’est en revenant sur mes pas que je découvris l’hécatombe un peu partout. Et il y avait de tout : Des hommes de tetsu, de tsuchi et même des éléments de ma délégation. De quoi me faire serrer poings et dents. Dire que j’avais le cœur meurtri était un euphémisme, même si j’essayais de contenir ma rage tant bien que mal tout en continuant d’avancer vers l’emplacement de mon dôme. Mais alors que j’étais même prêt à courir pour bien accélérer ma cadence plutôt lente, je sentis un chakra. Très faible. Mon cœur ne fit qu’un bond ! J’avais la nette impression de connaitre la personne ! De toute façon, s’il ne s’agissait que d’un piège ou d’un ennemi, je m’en débarrasserais très rapidement. C’est alors que je me dirigeai à la hâte vers la direction dudit chakra. Après une recherche qui dura moins d’une minute, je finis par tomber sur une kumojin. Une kunoichi d’un clan mineur. La pauvre avait du mal à respirer et présentait une large blessure au niveau du ventre et saignait abondamment. Son pouls était faible et sa respiration irrégulière. Vu comment elle se vidait de son sang, elle pouvait clamser à tout moment. De quoi m’affoler sur place.

Mais plutôt que de faire sur moi comme un vulgaire pleutre (De quoi me rappeler notre cher Shodaime raikage qui n’avait même pas pu bouger le moindre petit lors des évènements à Shitô) je pris la jeune femme dans mes bras, avant de me barrer fissa de ce charnier à ciel ouvert. Le soshikidan allait payer cher. Très cher. Mais en attendant, il me fallait sauver cette fille. Le problème était malheureusement le suivant : Je n’avais pas de toubibs dans ma délégation. Shizen aurait pu tenter quelque chose, mais il était encore loin. De ce fait, je comptais sur des iwajins ou même des habitants de ce pays pour pouvoir la sauver. De toute façon, je n’avais pas le choix que d’espérer. Et quelle ne fut pas ma stupeur lorsqu’elle recracha violemment du sang au point que celui-ci me macula la gueule ! A vous glacer le sang ! Kage ou pas, je n’étais pas Dieu. Il pouvait donc m’arriver de paniquer également ! Ce pourquoi je voulus y aller encore plus vite. Sauf que je m’immobilisai brutalement à la place. Devant moi ? Une silhouette. Et un chakra plutôt singulier. Le genre de personne qu’on ne pourrait clairement pas ignorer.

- « J’sais pas qui tu es, mais si t’essayes de m’empêcher de progresser pour que je puisse aller soigner cette petite, je te bute sur le champ ! »

Qu’avais-je gueulé séance tenante, le visage complètement déformé par la colère.

J’avais tellement essuyé de coups de pute aujourd'hui que je ne faisais plus confiance à personne.

La moindre menace pouvait me faire rugir comme animal sauvage acculé qui n’avait plus rien à perdre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

Mar 12 Déc 2017 - 2:04
Elle devait maintenant être proche de sa destination. La fumée qui s’élevait jusque lors avait disparu de son champ de vision maintenant obstrué par quelques arbres bordant ce chemin qu’elle suivait depuis… Un certain temps. En revanche une forte odeur de brûlé, entre autre, lui indiquer la proximité de cet événement qui avait si bien su attiser sa curiosité et mettre en berne sa raison. Quelques pas de plus, quelques minutes et enfin apparaissait à ses yeux l’origine de cette perturbation. Si cette vision aurait soulevé le cœur de la plupart des braves, sur elle ; cela avait un effet quasiment inverse. Enfin, n’ayant que de vagues notions de ce qu’étaient le bien et le mal… Et encore… Vagues… Pour ne pas dire aucunes ; voir ce champ de bataille, cet amoncèlement de cadavre plus ou moins en bon état ; suscitait chez elle, en fait, davantage d’admiration que de désarroi, ou de joie.

J’étais très de m’imaginer que ce petit détour m’aurait amené ici, un cimetière à ciel ouvert où les corps étaient exposés à l’air libre. Ô, je n’étais pas stupide au point de penser que c’en était un, j’avais parfaitement qu’ici avait eu lieu très récemment un rude affrontement, ou quelque chose d’autres, de mieux ou de pire. Finalement j’avais bien fait. Je supposais que chacun de ces cadavres de serviraient plus à personne et pouvais donc me les approprier. Cependant, et même si cela me tentait plus que tout –de m’emparer de ce fabuleux butin– je devais quand même m’assurer qu’il n’y avait plus personne de… vivant. Ou tout au moins d’apte à me mettre en danger. Ainsi, et par précaution, je m’écartais du chemin, m’éloignais de cet endroit donc je n’oubliais absolument pas l’emplacement et entrepris quelques vérifications. Lesquelles me menèrent à cent, peut être deux cent mètres de là.

Arrivée là, et sûre que personne ne tenant encore sur ses jambes ne se trouvait là ; je fis demi-tour, empruntant cette fois-ci la route. N’étais-je pas chanceuse que tous se soient entretués de la sorte ? Si, bien sûr que si. La question ne se posait pas. Mais, après quelques minutes l’esprit rempli d’espoir je fus… Désarçonnée de me rendre compte qu’une âme vivait encore ici. Non, deux. Deux âmes vivantes dont l’une visiblement au bord de la mort. Tant mieux. Cela ferait un de plus, ou de moins selon le point de vue. J’approchais alors à la même allure en direction de cette silhouette que j’allais sans doute faire participer à mon expérience. Ce n’était qu’un contre temps que me serait aussi profitable, rien de plus. Un scalpel caché dans la manche, prête à assener un coup fatal, assurément, j’approchais. Ne m’attendant évidemment pas à ce que cet individu veuille participer de lui-même.

Mais alors que mon assaut se préparait, il fut interrompu par ses cris. Lesquels m’étaient adressés semblaient ils. Je m’étais immobilisée et avait repoussé la lame d’intervention dans ma manche et l’observais un instant.

Il lui fallut un peu de temps, malgré son brillant esprit pour ce qui était de la médecine, pour comprendre le sens de cette phrase. Pourquoi voulait il l’emmener, pour la soigner ? Cela n’avait aucun intérêt et n’était au final qu’un poids mort dont l’Ikeda pourrait le soulager. Elle regarda encore un instant, et davantage le visage de cet homme qui semblait éprouver quelques émotions controversées sur l’instant. Et, comme cela arrivait rarement, son instinct de conservation et sa raison ; lui indiqua ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Il semblait plutôt amoché et pourtant tenait encore debout, trouvant même la force de porter un corps inerte. Il y avait peut-être une raison à cela. Un shinobi ? Plutôt puissant ? Sazuka pesait le pour et le contre.
C’était une occasion comme je n’en rencontrerai sans doute plus jamais. Devais forcer ma chance avec lui et ce corps qu’il portait ? Ou devais mettre cet homme face à la réalité de ce qui était en train de se passer ?

Un nouveau dilemme que son cerveau malade avait bien du mal à évaluer et résoudre. Mais… Comme cet événement semblait être celui des premières fois ; elle prit sur elle de répondre, de parler sans avoir pour but de le convaincre de se constituer cobaye vivant.

-Que vous puissiez soigner… Vous ne le pouvez pas. Vous l’auriez déjà fait sinon. Vu son état, et le niveau d’éducation dans ce pays. Autant l’achever immédiatement. Plaie à l’abdomen, trachée gorgée de sang, hémorragie, signe d’anémie. Je lui donne… dix minutes grand maximum. Sans compter les éventuels autres traumatismes. Vous perdez votre temps et votre énergie pour rien.

Elle resta là, inconsciente de la cruauté de ses paroles, impassible. Le visage sans expression. Elle ne disait que la vérité, la réalité des choses et surtout de l’état de cette… pauvre enfant.


_________________

Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Mar 12 Déc 2017 - 21:49
Mon chakra explosa brusquement mais il finit par s’estomper aussi vite…

- « Hohé… »

J’étais carrément sur le cul. Sur le cul, vous dis-je. Si la cruauté des propos de cette salope face à moi m’avait plutôt irrité, son analyse qui s’était faite d’un coup d’œil m’avait par la même occasion refroidi. C’était bien la première fois que je tombais sur quelqu’un qui pouvait effectuer un examen aussi rapide. Parce que ouais, c’était plus qu’un constat, là. On aurait presque dit qu’elle venait de m’établir un diagnostic comme si de rien était. Du reste, quand je la regardais d’un plus près, elle semblait ne pas vouloir m’arrêter même. Mieux, elle semblait même s’en foutre. Comme si elle était dans son élément... Son accoutrement ne trahissait pas du tout ses origines, mais je pouvais être sûr qu’elle n’était ni kirijin, ni du soshikidan. Elle n’était pas non plus une kumojin puisque je connaissais personnellement tous mes ninjas. Le doute s’insinua en moi, mais il s’envola très vite lorsque je pris le parti d’ouvrir ma gueule pour lui poser une question dont la réponse me semblait assez évidence. Comme une coïncidence pénible…

- « T’es médecin… ? »

Un simple combattant aurait pu procéder à une analyse plus ou moins analogue à la sienne, mais la précision dont elle fit preuve ne laissait presque pas de place au doute. Presque. Quoiqu’à vrai dire, j’étais surtout perdu. Même si je faisais tout mon possible pour rejoindre rapidement le camp qui s’érigeait autour du bâtiment intact des daimyos, je n’allais sans doute pas y arriver à temps et il n’était même pas dit que je tomberais sur un guérisseur. Mon cœur se mit à battre à cent alors que je reportai mon regard vers la jeune femme que je tenais dans mes bras. Impuissance sur impuissance… Plus le temps passait et plus je me demandais ce que je foutais là et si je servais vraiment à quelque chose pour ma patrie. Je grognai légèrement avant de me pencher pour poser un genou au sol. On pourrait croire que je me prosternais devant l’inconnue, mais ce n’était pas le cas. Je m’attelai juste à poser le corps de la victime au sol. Celle-ci ouvrit légèrement les yeux et m’empoigna faiblement le bras gauche tout en essayant de murmurer quelque chose.

- « Tais-toi. Garde tes forces. »

Je déglutis. Un dirigeant devait toujours s’attendre à des pertes, mais ces dernières n’avaient pas été prévues et me choquaient plus qu’autre chose. Je pris alors sa main dans les miennes avant de fermer les yeux pendant quelques secondes. Puis, lorsque je les rouvris, je les dirigeai vers la brune qui me faisait face : « Si tu es bien un médecin, notre rencontre n’est pas fortuite. Tu dois pouvoir faire quelque chose. » Mon ton était quelque peu calme. Loin d’être complètement placide, mais calme. Je pouvais m’abaisser à la supplier et à l’implorer, mais j’avais encore une carte à abattre sans compter que je ne savais pas si elle était réellement une toubib. Je jouais gros, mais avais-je seulement le choix ? « Si tu es bien une soigneuse, tu as certainement dû entendre parler de la renommée de Kumo. » On ne présentait plus l’une des trois plus grandes cités shinobis de ce bas monde. Même un ascète saurait surement de quoi je causais à l’instant T. Je finis par lâcher la main de la shinobi et je me redressai pour mieux faire face à l’étrangère.

- « Sauve-là et je te récompenserai à la hauteur de ton aide : En plus d’une rémunération conséquente, je t’ouvrirais les portes de notre grande bibliothèque. Tu auras ainsi accès à tout notre savoir médical. Il n’y a pas meilleur endroit où tu pourras affiner et booster tes compétences. Parole du nidaime raikage. »

Je prenais des risques. De très gros risque même...

Mais qui ne risque rien n’a rien comme on dit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

Mer 13 Déc 2017 - 5:45
La réaction de celui qui s’avérait être l’un des plus puissants ninjas de cette époque –sans quoi il ne serait pas Raikage- exprimait quelque chose que beaucoup aurait voulu voir, juste pour le voir en position de faiblesse. N’importe qui doté d’un peu de compassion, même avec une empathie atrophiée aurait compris la détresse dans laquelle il se trouvait. N’importe qui aurait compris qu’il avait quelque chose à gagner. N’importe qui de normal, oui. Pas que Sazuka soit exceptionnelle, loin de là ; mais il était assez simple de deviner qu’elle n’avait pas grand-chose à voir avec « norme » humaine. Alors, qu’elle ne comprenne pas pourquoi cet homme voulait perdre son temps avec une cause perdue était une chose, mais qu’en plus il lui, à elle, de l’aider. L’Ikeda le comprenait encore moins. Tout au moins, dans les premiers instants.

Médecin… Toubib… Oui, je devais être quelque chose comme ça. J’avais appris à me soigner, moi-même. A l’aide des manuscrits, de mes expériences et du reste je pouvais faire face à, à peu près, n’importe quelle situation –c’était d’ailleurs pour cette raison que me retrouver face un danger ne me faisait ni chaud ni froid- mais de là à partager ce savoir si… « difficilement acquis », le mettre à profit d’une chose qui me serait sans doute plus profitable morte que vivante me semblait… Illogique. Puis il parla de Kumo. J’avais déjà entendu parler d’un village regroupant des shinobi, hommes et femmes. Mais cela s’arrêtait ici, car je n’avais que faire de leurs organisations, de leurs conflits et de leurs valeurs. Je n’avais rien en commun avec ces personnes.

Je m’apprêtais à reprendre mon chemin vers les restes du champ de bataille en leur laissant comme signe de sympathie, la vie sauve –les épargner était à mon sens la marque la plus amicale que je pouvais leur manifester, une chance en somme- mais juste avant, l’homme se redressa ; ce qui bien sûr attira mon attention et me retint un instant de plus, face à eux. Il me proposait maintenant de me rémunérer, contre… mon aide ? Je le fixais, les sourcils légèrement redressés, signe que je me foutais carrément de sa proposition. Puis dans le même temps ce regard suintant d’ennui fut pris d’un sursaut lorsqu’il parla de la bibliothèque de son village. J’avais lu, ou entendu quelque chose à ce sujet. Sur le coup, cela m’avait intrigué. Mais je m’étais rapidement, à l’époque, désintéressé de cette information.

Jusqu’aujourd’hui je ne devais qui j’étais, dans sa quasi-totalité, qu’à moi-même. J’avais acquis une expérience, un sens inné pour tout ce qui touchait à la santé, à la vie et à la mort ; sans avoir à disposition la moindre bibliothèque, ni le moindre village ninja, ni même aucun professeur. Vingt-six ans d’autodidactie brutale. Je pouvais vraisemblablement me débrouiller sans ça encore de nombreuses années, et économiser mon temps et mon énergie. D’autant plus que je ne les connaissais. Raikage, Kumojin… Cela ne trouvait qu’un faible écho à mes oreilles. Et, je ne pouvais résolument pas faire confiance. En qui que ce soit. Les humains, qu’ils fussent « normaux » ou shinobi… Etaient… décevants au final. Néanmoins, une petite voix tout au fond de mon esprit s’évertuait à vouloir me faire… réfléchir.

La jeune femme, Sazuka, semblait ne pas vraiment comprendre l’occasion qui se présentait à elle au travers de cette rencontre fortuite. Sa passion pour les choses de la vie, et de la mort voulait l’emporter sur la raison, la logique qui aurait décidé n’importe qui de normal à accepter de venir en aide. Mais, la confiance était une chose que l’Ikeda avait simplement supprimé de son esprit. Quant à la compassion et à l’aide, ces deux valeurs ne représentaient rien pour elle ; comme beaucoup de chose. Il était assez édifiant de voir, avec le temps, que dans sa compréhension de la biologie et des arts médicaux il y avait aussi autant d’incompréhension et d’indifférence. Des qualités qui faisaient d’elle tout autre chose qu’un « médecin, ou un toubib ». Malgré tout… peut-être que…

La petite voix s’étant tue, je pouvais me reconcentrer sur l’offre du Raikage.

-Je suppose que n’importe qui aimerait avoir accès à ce savoir. Comme vous aimeriez avoir, à cet instant, accès au mien, non ? Mais, est ce que la vie de cette enfant vaut que vous m’offriez ce que vous avez de plus précieux et que moi, je lui offre ce que j’ai de plus précieux ?

Je soupirai. Il y eu comme un trait de lucidité, d’humanité qui vint éclaircir son âme. Enfin, très léger dans son fond puisqu'elle se fichait pas mal de perdre du temps à parler alors qu'une personne était au bord du précipice ultime de la mort.

-La dernière personne qui m’a donné sa parole a essayé de… m’ôter la vie le jour suivant. Tout comme vous, il était le chef de sa communauté.

Ajoutait-elle avec un étrange sourire dessiné sur son visage clairsemé de nævus mélanocytaire.

_________________

Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Jeu 14 Déc 2017 - 3:00
- « Je ne vais pas faire la morale. A vrai dire, je n’en ai même pas le temps. Mais une chose est sûre. Je ne suis pas cette personne dont tu parles. »

Weird…

Cette meuf était bizarre. Plus les secondes passaient et plus elle me donnait l’impression d’être une timbrée tout droit sortie d’un asile. Son sourire bizarre, je le captais et je me demandais comment on pouvait être un brin amusé par une situation pareille. Si elle ne semblait pas issue d’un clan ennemi, elle n’en demeurait pas moins étrange. Mais je n’avais pas le temps de faire la fine bouche. Le temps ne jouait pas en ma faveur de toute évidence. La carte que j’avais abattue ne semblait pas l’avoir totalement convaincu, mais j’avais au moins éveillé une sorte de curiosité. D’ailleurs, ses mots me firent définitivement comprendre qu’elle était médecin ou quelque chose qui s’en rapprochait. A moins qu’elle ne jouait la comédie depuis le début pour mieux me berner et se foutre de ma gueule. Erreur qui lui couterait la vie. Ni plus ni moins. Mais on était encore loin -ou pas ?- de ce cas de figure et je préférai ne pas y penser. En attendant, il me fallait répondre à ses questions et essayer de lui offrir quelques garanties tout en m’assurant que je ne recrutais pas une pure salope qui me créerait trop de problèmes et sans pour autant m’humilier définitivement. Après tout, j’étais le raikage et le bien du plus grand nombre primait sur une seule vie. Contradictoire, après tout ce que j’avais dit, fait ou pensé ? Pas forcément en fin de compte…

- « Cette gamine comme n’importe quel autre de mes concitoyens qui serait dans cet état en vaut la peine. C’est comme ça que ça marche avec moi. La vie de mes shinobis importe plus que tout. Kumo est ma famille et j’ai le devoir de protéger cette famille comme je peux. »

C’était ça que d’être un dirigeant, un chef de communauté que j’aurai voulu lui répondre. Mais je n’étais pas là pour faire le beau ou pour faire le fier. D’ailleurs, sans savoir ce qu’elle avait fait pour s’attirer les foudres les foudres de son supérieur, je ne pouvais clairement pas le critiquer ou le dénoncer. Si ça se trouvait, elle avait peut-être fait une bêtise. En auquel cas il me faudrait faire attention. J’avais peut-être affaire à une malade mentale. D’ailleurs, le fait qu’elle soit toujours en vie signifiait qu’elle avait réussi à s’enfuir de sa patrie. Une déserteuse ? Plus que probable. La situation était tellement insolite en elle-même que je faillis avoir un rire jaune. Le destin ne pouvait pas être ironique à ce point, si ? Après avoir froidement buté une nukenin de Kumo, j’étais en train de quémander l’aide d’une autre nukenin d’un autre pays… ? Et s’il s’agissait vraiment d’une criminelle, le fait de la prendre sous mon aile pourrait créer des tensions diplomatiques avec ledit pays… Ces éventualités étaient tellement perverses que je me mis à reconsidérer mon offre. Cependant, la jeune shinobi toussa violemment et son chakra s’amenuisait de seconde en seconde. Ces considérations-là furent finalement balayées en un seul instant. Devant mon impuissance, je serai les poings. Je réfléchirai plus tard à l’après. En attendant, il me fallait avoir son aide…

- « Si tu ne constitues pas une menace pour mon peuple, je serai alors ravi de t’accueillir et de te faire profiter de nos connaissances. De l’argent. Un cadre pour éprouver et améliorer tes compétences. Un logis gratuit. Je ne pense pas que l’affaire soit si mauvaise… »

Je n’allais pas l’implorer à genoux, ni la supplier mais j’étais revenu à la charge pour lui faire comprendre qu’elle n’aurait rien à craindre avec moi tant qu’elle se tiendrait à carreau si elle acceptait l’offre. Une offre sur laquelle moult scientifiques et médecins auraient immédiatement sauté. Une offre qu’un espion aurait accepté sans faire le difficile aussi. Je pouvais également déduire d’autres choses, mais je n’avais ni le temps, ni la foi pour. Il ne devait plus rester que deux minutes à la kumojin pour qu’elle s’en aille définitivement. « Bref… Il n’y a plus matière à discuter. Il est temps de faire ton choix. Son avenir est entre tes mains. » Et le sien aussi. Mais je me gardai de le lui dire. Cette situation, si elle se terminait par une fatalité, me pousserait à tous les coups à faire mon rancunier ; et notre prochaine rencontre pourrait déboucher sur quelque chose de très sale : Je risquais de vouloir la tuer impulsivement. Puéril ? Peut-être. Sans aucun doute même. Mais l’ère dans laquelle nous étions était impitoyable et la force était bien souvent ce qui définissait le sort des humains ici-bas. Qui plus est, je restais un Metaru. Je n’étais pas un belliqueux de nature comme pouvait l’être ma petite sœur, mais la castagne, je l’avais dans le sang. Chassez le naturel et il revient au galop, comme on dit. Mais j’oubliai tout ça pour ouvrir ma bouche une dernière fois :

- « Alors… ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

Ven 15 Déc 2017 - 14:38
Les principes, ou plutôt ceux que n’avaient pas la jeune femme la forcèrent à prendre plus de temps que la normale pour peser le pour et le contre là où n’importe qui d’autre n’aurait pas hésité, ne serait ce que par charité ou compassion. De plus, ses connaissances en médecine civile et shinobi, si elle avait été normale, l’aurait un peu obligé à agir ; mais… à la différence de bon nombre de ses homologues dans le milieu de la « santé », elle n’avait prêté aucun serment. Comme l’aurait-elle pu d’ailleurs ? Ce fut donc après une longue réflexion, tout au moins pour elle, qu’elle se décida enfin. Non pas par prise de conscience, ou bien pas tout à fait ; mais plutôt parce que ce que lui proposait le dirigeant lui semblait plus intéressant que quelques cadavres à étudier. Et cela l’était.

Ce fut sans doute la première fois que j’allais rendre service à quelqu’un d’autre que moi-même. En effet, même si on m’avait souvent qualifié d’ « Eisei Nin » ; je n’avais jamais –ô mon dieu non, au grand jamais- fait bénéficier à quiconque mes dons pour le soin. Ils m’étaient d’ordinaire réservés, mais il était aussi vrai que jamais personne auparavant n’avait su susciter dans mon esprit une telle… curiosité ? Je savais que je risquais bien plus que cet homme et cette gamine. Au pire, ce qu’elle risquait, elle ; c’était la mort. Et lui, de se morfondre quelques jours, quelques semaines ? La belle affaire. Moi, je risquais d’être utilisé et bien plus sûrement trahie dès que j’aurais rempli mon office. Enfin, dans le fond… Que je les laisse se démerder où que je daigne me fatiguer un peu pour des étrangers… Cela revenait au même, j’étais… coincée.

Sazuka avait bien compris qu’au final elle risquait autant à les aider qu’à ne pas le faire. Et ce n’était pas nécessairement cette offre alléchante qui l’avait décidé. Son esprit aussi torturé et tordu fut il lui permettait encore d’établir certaines déductions assez basiques. Si celui-là tenait encore debout, pouvait porter un poids mort et encore essayer de se démener pour une cause perdue, après un combat qui avait été vraisemblablement très rude… C’était, selon elle, qu’il était… fort, et sans doute plus qu’elle. Puis, il était « Raikage » et dans leur monde semi féodal, les seules personnes parvenant à se hisser au sommet de la hiérarchie étaient bien souvent les plus forts et la plupart du temps plus physiquement qu’intellectuellement. Sans offense. Un fonctionnement du système que l’Ikeda avait compris, à ses dépens.

-Bien, bien, bien. Dit-elle, exécutant une suite de mudra tout en se rapprochant des deux individus. Ne me faites pas regretter le peu de confiance que je suis disposée à vous accorder.

Arrivant à proximité du corps meurtri de la gamine, Sazuka s’accroupit et termina les signes d’une puissante technique de soin. Aussitôt une aura verte s’étendit de sa main alors posée sur la large plaie sanglante au corps tout entier de la kunoichi, accompagné d’un son typique que seul pouvait émettre ce chakra bien spécifique. Un jutsu que la jeune femme avait pu mettre au point après sa trentième entrée. C’était dire le temps qu’elle avait pu passer à étudier avant de pouvoir arriver à un tel résultat. Ce jutsu était la solution magique à toutes les blessures de hautre gravité qu’elle pouvait subir ; mais jusqu’ici elle ne s’en était jamais servi en situation réelle, car elle était trop prudente et précautionneuse pour être aussi gravement blessée. Enfin, c’était aussi un bon moyen pour elle de pratiquer et surtout de voir si tout fonctionnait correctement.

Je n’avais qu’une hâte, que cela finisse. Mais je savais que cela ne serait pas réglé en quelques secondes. Même s’il était plus rapide d’utiliser un jutsu médical pour soigner une personne plutôt que de devoir intervenir en bloc opératoire ; il subsistait un défaut qu’aucun ne pourrait parer : le temps et l’énergie que cela demandait… Que cela ME demandait. Enfin, si cela en valait la chandelle… Pourquoi pas.

-Vu son état, cela prendra sans doute plusieurs minutes. Ajoutait-elle en restant concentrée sur la bonne répartition de son chakra. Je localise les blessures les plus problématiques, le reste pourra être vu plus tard. Continuait-elle d’expliquer calmement. Elle ne sera pas en état de… retravailler avant une longue période.

Concluait-elle en jetant un regard méfiant au ninja de Kumo.

_________________

Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1578-ikeda-sazuka#9641 http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Sam 16 Déc 2017 - 0:21
C’était un grain de riz dans une rizière…

Mais ce grain de riz comptait quand même beaucoup.

Je n’étais pas con. Je n’étais pas dupe. Une telle aubaine ne se reproduirait pas la prochaine fois. Les ninjas n’étaient pas faits pour crever comme des chiens sur les champs de bataille ou lors des missions, mais c’était le risque du métier. Inhérent à l’ordre même des shinobis. Fatalité indissociable de la nature humaine. Un monde chaotique à bien des égards. Pour autant et indépendamment de toutes ces considérations, il eut comme un poids qui s’ôta de mes épaules pourtant très larges tant au sens propre que figuré. La gamine allait vivre. Elle allait échapper de peu à la faucheuse, ce qui réjouissait mon cœur. Il n’y avait pas joie plus grande que celle de rentrer avec ses hommes, sains et saufs. J’eus même un mince sourire avant de me pencher finalement vers la kumojin qui recevait enfin des soins. Elle avait une bonne étoile, celle-là. Elle ne se souviendrait certainement pas des circonstances de sa survie, ni même des grosses conditions qui avaient été verbalement établies, mais cela importait peu. Le reste, j’en faisais mon affaire, tout simplement. Malgré la sueur qui perlait le long de son visage, ses beaux traits s’apaisèrent, ce qui contribua à me tranquilliser à mon tour. Que ne ferais-je pas pour mes chers Kumojins ?

- « Merci beaucoup. Je tiendrai mes promesses. Tu es dorénavant sous ma responsabilité. »

Même si le ton fut plat, ma phrase fut sincèrement. Je bravais d’ailleurs son regard pour lui faire comprendre qu’elle n’avait rien à craindre avec moi. Il est vrai que je pouvais m’avérer être un menteur ou même attendre qu’elle ait fini de stabiliser ma kumojin pour la tuer définitivement, mais je n’étais pas de ce genre-là. Si je prenais des risques, elle le faisait tout autant. Avec le recul, ça se comprenait. Mais là, j’étais vraiment soulagé. Heureux d’être tombé sur cet énigmatique personnage aussi. J’aurai pu entamer la discussion, mais je préférai garder ma bouche fermée. Parfois, il m’arrivait aussi de me relever pour inspecter les environ, histoire de m’assurer qu’il n’y avait personne dans les environs, mais il n’eut rien à signaler heureusement. Après quelques longues minutes ponctuées par un silence poignant et des regards perçants de part et d’autre, la médecin finit par sauver l’enfant. Sans hésiter un seul instant, je la récupérai dans mes bras avant de faire signe à l’inconnue de me suivre. Puisqu’elle avait honoré sa part du marché, j’allais faire pareil. Et ça commençait par rejoindre ma délégation avant de m’enquérir des nouvelles des survivants. Donner des directives aussi. Après quoi nous quitterions ce pays.

Une nouvelle ère s’annonçait. L’une des plus sombres de l’histoire de l’humanité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t141-metaru-shuuhei-terminee http://www.ascentofshinobi.com/u465

Question de coïncidence ; Sazuka

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Reste du Monde :: Tetsu no Kuni, Pays du Fer
Sauter vers: