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Chaos nocturne ft. Sanadare & Watari


Mar 12 Déc 2017 - 19:00
Le croissant de lune et les nuages couvrent cette nuit de début d'automne. Marchant en silence dans les nuits silencieuses, tachetées des braséros et de leurs halos orangés, sa démarche était fière, déterminée. C'était routinier. Bien plus à l'extérieur, dans le passé lointain, de celui de Kiri et du pays maritime où il avait fondé ce village qu'il avait fui. Des jeunes, des vieux. Des faibles, des persécutés. Par d'autres. Qui, avant de se tourner vers la haine et la colère par eux-mêmes, suppliaient qu'ont vienne les aider.

Un enfant, dont le père était séquestré pour une histoire d'argent. La criminalité n'était-elle donc pas totalement absente d'Iwa ? La misère y était pourtant certainement moins élevée que dans la militaire et insulaire colonie fondée sur le sang des bandits matés par les manieurs de glace, d'armes enchantées et d'os. Mais l'argent était l'un des instruments fécond qui faisait naître dans le cœur des hommes, l'avarice, l'avidité et de fils en aiguille, leur tissait une toile propice à symboliser d'autres vices. Violence et cruauté, sadisme et impiété. Des cœurs qui fuyaient les chemins de la vertu pour mieux se réfugier sur ceux chaotiques du carnage.

Et effectivement, là où il s'était rendu, la civilisation se faisait moins luxuriante. La périphérie rocailleuse et les terres intérieures du pays des rochers et aux montagnes arides était sûrement un endroit encore plus favorable aux truanderies. Comme toujours, le centre attirait les luxes et délaissaient ses bras prospères au fur et à mesure que l'on s'en éloignait. Le jeune garçon lui avait donné une adresse, un lieu de rendez-vous. Des hommes armés. Elles sont diverses. Mais les hommes sont nombreux. Serait-ce des bandits de grand chemin qui se seraient infiltrés ? Watari ne savait pas réellement pourquoi ceux-ci s'étaient réunis prêt à l'attendre. Peut-être était-ce une querelle de famille et de clans ? Avec les méthodes les plus barbares pour régler les conflits.

Messieurs. On m'a dit que vous reteniez le père d'un enfant. Je ne suis pas sûr que cela soit toléré par le village de la terre.
- Tais-toi, étranger ! Qu'oses-tu nous opposer, toi qui vient du pays le plus meurtrier du continent ?

On commençait donc à le connaître. Peu importe. Watari se fichait désormais bien peu de telles accusations. Les vrais ennemis n'étaient pas là, dans ce cœur affolé. Il était dans celui qui froidement, calculait la prochaine tentative d'imposer son pouvoir sur les autres. Repérant l'homme prit en otage, bâillonné et retenue par deux autres hommes qui le menaçait, le ciel nocturne et paisible fut le théâtre d'un bruit de boom sonique et du fracas du tonnerre. C'était un étrange spectacle quand on savait qu'aucun orage n'était prévu et que le vent se taisait. Les bords ronds des fourreaux tenues dans les mains de Watari vinrent s'écraser sans ménagement, chacun leur tour, contre le crâne de ceux qui tenait l'homme captif.

Par-delà l'amour et les regrets, soit la vertu des Hommes.

Cette vitesse de déplacement n'était plus vraiment humaine. Elle témoignait d'un mort, qui veillait désormais à Iwa, depuis les crocs rocheux qui les dominaient tous. Il était d'ailleurs le porteur de l'un des deux sabres de cet illustre cousin qui lui avait ouvert les bras et une nouvelle voie, ici, à Iwa. C'est pourquoi, sans aucun état d'âme, il protégeait l'héritage du défunt Nagamasa. Pas après pas, parcours le sentier aux milles étapes.

Elles n'étaient pas milles, ce soir. Au plus, ils étaient cinquante. Mais dans un cri de haine à l'unisson, l'un des agresseurs s'exprima ainsi : Tuer ce traître du pays de l'eau ! Ces paroles ne gênèrent pas le samouraï. Ses sabres aux fourreaux, la symphonie de ceux-ci auraient tôt fait de faire taire les ignares...
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Mer 13 Déc 2017 - 21:30
Cela aurait pu être un jour comme tous les autres, un de ceux où l'ennui est profond et que l'alcool comble le manque d’excitation face à la besogne. La Kunoichi était dans la pire partie de champs d'affectation, on aurait pu dire la zone 'sensible', encore que, Iwa offrait une certaine prospérité à ses habitants, mais c'était toujours la même affaire. Le gros des forces et des moyens étaient réservés au centre, les beaux quartiers, les plus moyens, puis ce qui reste, alors forcément, ça attisait certaine tentation d'antan. Celui où on pouvait faire encore n'importe quoi sur ce territoire, celui où c'était chacun pour soi, on oubliait parfait la mise en place des forces de l'ordre. Le job de la Hyuga de maintenir cet ordre justement et bon, ok, on s'accorderait facilement pour dire qu'elle était plus du genre à semer un sacré bordel qu'autre chose... Mais dans son chaos, l'équilibre se maintenait pour le résultat désiré.

Ainsi, ses patrouilles favorites étaient ici. D'une part, parce qu'elle était sûre d'y trouver chaque jour son compte de castagne, de l'autre parce que ses collègues ne se bousculaient pas pour y aller, en clair, elle pouvait y faire ce qu'elle voulait. Tout le monde le savait, mais on détournait le regard, au moins, ça faisait une présence active et tristement célèbre pour son amour des beuveries. Sanadare était facile à trouver et à éloigner des affaires aussi. Ce n'était pas le genre de créature prompte à la négociation, le genre, je te casse la mâchoire et on discute après, puis je m'énerve parce que tu vas bafouiller. Tout un numéro...

-Va y avoir une sacrée baston là haut ! Ahah !

Son ouïe captait l'information depuis le fond d'une salle, à l'abri des regards indiscrets, et damne, l'univers lui était témoin à quel point ce n'était pas simple, tant ces drôles de tenues les attiraient. Une main saisissait sa bouteille à peine étamée d'un quart, des fois, elle avait plus de temps que d'autre pour faire la cour à ces belles liqueurs de feu. Simplement, elle se levait pour attraper un col, un simple « où » à la clé puis elle était dehors, alternant pas et gorgée, pas vraiment plus empressée que ça. Ça aussi ce n'était pas son genre. Pour une sensorielle comme elle, captait l'agitation n'était pas une tâche bien compliquée, elle avait un radar de longue portée, un qui d'ailleurs lui titillait rapidement des brides de mémoire.

Sa silhouette apparaissait en arrière fond d'un chaos déjà posé sur la scène principale et déjà un autre auteur sur place, elle s'offrait une dernière gorgée, avant de poser sa précieuse sur un bord. Les hostilités ne s'entamaient pas, elles paraissaient même déjà bien engagées. Son sourcil s'arqua devant une vitesse d'exécution, l'évidence étant qu'on l'avait dérangé pour pas grand chose, ce samourai là était plus que compétent pour faire le job tout seul, et pas que dans cet art-là. La pensée lui donna un sourire espiègle, avant qu'elle s'enfonce à son tour dans la masse qui lui paraissait bien concentrée pour le coup. Ses poings enchaînaient les coups trop puissants pour un commun de mortel, un bandits de grand chemin perdu dans la pente dangereuse de la rocailleuse. Un de pauvres fous s'illustra dans son cri totalement aveuglé par le plus intéressant des deux ninja d'Iwa, le plus kirijins des deux, justement ce qui lui reprochait d'ailleurs.

Sa phrase lui valu les compliments de la maison d’accueil, le pieds de la Hyuga se confondait sur un arrière de mollet et avant de comprendre le dû qui l'attendait, l'homme en proie à la prise se retrouva à valdinguer vers l'avant, la paume de la kunoichi à l'arrière de son crâne pour l'aider à embrasser fougueusement le sol. Un qui se rougissait de l'attention. Pas de coup fatal pour autant, même si on ne s'en relèverait pas de si tôt. Enfin un peu d'attention, c'était plus elle qui avait le droit à ce genre d'attention par ici pour être coupable de gêner les affaires.

-Faut croire que t'as pas le don de séduire toute la gamme des Iwajins. Qu'elle lança moqueuse pour sa vieille connaissance, visiblement pas inquiétée par ce qui était en cours.

Il avait la puissance pour lui, elle avait un don d'anticipation hors norme grâce à son handicape, alors c'était comme dansé dans un ballet sanglant, elle esquivait sans trop se fatiguée, pour frapper au bon dans la faille, économisant le coup pour qu'il soit fatidique. Pas de morts dans son cas, la kunoichi avait des quota à remplir, ramener de temps en temps quelques prises donnait l'impression qu'elle bossait quand même des fois. Pour autant, elle se s'offusquait des pertes, juste une poignée lui suffirait amplement. Quant au kirijins avec qui elle avait partagé le sake et bien plus face à l'affinité, elle se surprenait à peine de sa présence, il lui avait parlé après tout d'un lien avec cette terre. Autant elle avait entendu le débat sur l'arrivée des réfugiés, autant Sana' n'en avait fait aucun rapport avec lui, faut dire aussi qu'elle s'en foutait de cette histoire. Elle-même était une pièce rajoutée, alors les entendre prôner la traîtrise la fit gentiment rire entre deux volées distribuées.

-Pressons-nous. Qu'elle lança à l'intention du samourai. C'est à mon tour d'offrir l'hospitalité et le sake si mes souvenirs sont bons.

Ils l'étaient.

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Jeu 14 Déc 2017 - 2:21
Il ne manquait plus que cela. S'il s'attendait à cela... Hyûga Sanadare, la belle jeune femme avec qui il avait, à tout le moins si l'on puis dire, nouer d'étroites relations diplomatiques avec Iwa. Et pourtant, il fallait quand même avouer qu'elle ne manquait pas d'expertise quand il s'agissait de faire preuve d'adresse, de promiscuité et de dextérité. Il ne doutait pas que la liste de ceux qui avaient pu profiter de telles attentions n'était pas à sous-estimer. Un peu comme la liste des enfants adultérin du chef de clan Yuki ou, selon les dernières rumeurs qu'il avait entendu, Sanadare avait probablement encore de la marge si l'on nommait le doyen des Borukan. Eh oui... Il fallait bien le concevoir ; l'âge n'était pas quelque chose qui pouvait calmer les ardeurs d'un Borukan. Ces pensées accompagnait une chorégraphie bien plus chaste où les fourreaux dansaient en rythme face à une foule d'Iwajins qui, s'ils n'étaient pas laissés assommés par la dextérité du maître du kenjutsu, rencontraient l'irrémédiable ire des mains de la Hyûga qui ne leur laissait pas la chance de lui échapper.

Il y a bien des femmes que je ne saurais séduire Sanadare. Et après s'être assuré que son assaillant le plus proche puisse contempler le sol de plus près, il ajouta : Comment te portes-tu ? Cette question était pour autant sincère, puisqu'il ne savait pas ce qu'elle était devenue, depuis le cataclysmique combat contre le titan. Chacun avaient eu ses occupations. Il avait fait la rencontre avec Yuki Sôsuke et la vie à Kiri allât de mal en pie. Qu'en fut-il à Iwa ? Il n'en savait rien. Mais il était presque certain que la vie à Iwa fut bien moins stressante qu'elle ne pouvait l'être à Kiri avec les tensions permanentes entre toutes les ambitions claniques et ceux des indépendants et des étrangers. Watari alla près de celui qu'il était venu sauver et utilisa un peu de son chakra de vent le long de sa paume pour ouvrir les liens de l'infortuné. Je doute qu'ils reviennent, désormais. Ma collègue ira les cueillir tôt ou tard, je suppose. Mais déjà elle l'entraînait dans ce qui ressemblait à un établissement peu à une taverne aussi bien famée que les gens qui se trouvaient désormais assommé au sol.

S'installant face à la belle, il lui versa un verre avant de demander : Tu traînes souvent dans ces lieux malfamé, Sanadare ?
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Ven 15 Déc 2017 - 11:17
Valse étrange et les voilà envoyés valser justement, progressivement, ils se rejoignaient au milieu du tumulte qui ne leur faisait ni chaud, ni froid. Des créatures bien étranges, qui se permettaient même de discuter durant l'ébat, pas le même que la dernière fois, ma foi, c'était d'une intensité médiocre ici et aujourd'hui, des bandits sans talent usant le leur outrageusement. Le sien à lui, plus que le sien à elle ceci dit.

-Tu veux m'en parler d'une en particulier ?

La première réponse de leurs vers échangés, tandis qu'elle cassait une mâchoire et que sa victime s'écroulait, il lui demandait comment ça allait, visiblement il se rappelait qui elle était, un fait rare pour ses amants, tous sauf exception l'auraient croisé sans être capable de la situer dans l'infime partie de leur vie.

-C'est plus de toi que je m'inquiète.
Le dernier tomba à terre. Je sais qu'elles sont tes pertes sur ces terres, en plus de celles sur d'autres.

Avait-elle un peu éludé la question ? Très certainement, mais la Hyuga n'aimait ni mentir, ni déposer lourdement les états d'âme aux tréfonds de son être. Elle était un sourire infaillible, même dans les pires moments, une humeur joviale irradiante, impossible à tenir. Un comble pour une enfant prisonnière des ténèbres comme elle, qui commençait de plus en plus à croire que ce serait pour l'éternité. Qu'importe, juste un ton heureux pour lui signifier qu'elle appréciait de le revoir, façon de parler, surtout ici. C'était qu'elle ne pensait pas que l'occasion se donnerait un jour.

Il lui vola même son travail en libérant l'otage, un qu'elle lui laissait endosser bien volontiers, sa foi commençait à manquer de toute façon. Puis ici, c'était comme faire un tas de feuille à ramasser sous un vent hurlant, enfin bon, elle ramassait pendant ce temps celui qui avait ouvert son bec la fois de trop. Lui offrant le confort de ses menottes en l'aidant à se relever sans grand ménagement, l’héros de la brume revenait la rejoindre, au moins il avait encore la patience de lui accorder un peu de temps. C'était qu'elle ne lui avait pas laissé la pire des impressions non plus la dernière fois.

Alors sa nouvelle consœur l'entraînait dans ce qu'elle avait de mieux à porter de main, un bar mal famé, mais ça ne la choquait plus à elle et elle n'était pas du genre à couvrir la vérité de jolis voiles pour mieux paraître. A l'entrée, personne ne se surprenait qu'elle attache sa prise à la barre d'une des petites fenêtres de l'établissement, lui encastrant encore son poing dans la face, elle s'assura qu'il reste bien sage. Là encore, pas de réaction, une habituée qui n'avait même pas à poser sa commande pour se la faire servir.

-J'y passe toute ma vie, tout mon temps, probablement parce que je colle le mieux au décor. Ce qui est surprenant c'est plutôt de t'y découvrir toi. C'est ma zone attribuée de patrouille dans le Yamagenzo ce secteur.

Elle le remercia pour la coupe, s’empressant de lui en servir une elle même pour poursuivre une tradition classée sous une histoire de respect. Toutes ces choses qui commençaient de plus en plus à s’effacer de ses habitudes, dans sa tête, comme si on balayait durement les traces restantes de son éducation de princesse.

-Alors, comment tu prends tout ça ?


Entamait-elle avant sa première gorgée.



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Sam 16 Déc 2017 - 21:49
Il y en a bien une, qui m'a trahie ; il y en a une autre, pour qui je ne saurais presser les choses et une autre qui fait naître en moi des passions que mon code répudie. Il plaça un violent coup de fourreau dans le genou d'un agresseur, avant Pour autant, je ne suis pas un séducteur éprouvé ou qui souhaite à nouveau s'éprouver. Il lui tira la langue, légèrement amusé, avant d'esquiver un autre coup, d'en parer un autre, regardant à quel point la jeune femme avec qui il avait partagé tant de promiscuité, savait-elle se battre.

Celle-ci lui révéla bien vite avoir une idée de ce pourquoi il se trouvait ici. Inquiète ? L'était-elle réellement ? Le jeune homme n'en attendait pas tant de sa part, d'autant qu'elle évitait soigneusement de parler d'elle. Admettons, il fallait dire qu'il y avait meilleurs moments pour confier ses troubles intérieurs à quelqu'un que l'on revoyait un à trois mois plus-tard, au milieu d'une rixe dans les rues du village de la Pierre. Mais l'intérieur d'une taverne mal famée, d'un tripot où le débit de la boisson était consommé sans modération, était-il réellement le meilleur endroit pour trinquer à leurs retrouvailles. Si l'on s'en fiait à la jeune femme, c'était en ce genre d'endroit qu'elle se sentait le plus à sa place. Ce qui était assez triste, quand on y pensait. Mais avoir erré de longues années avait su briser sa naïveté sur le monde et il avait battu de ses propres ailes hors du luxe de sa famille.

Il n'était donc pas totalement hors de propos dans ce genre d'environnement. Reste que pour autant, il restât relativement circonspect en voyant une des victimes de Sanadare se faire attacher contre une barre sous la fenêtre. De la même manière, un petit homme vola en hurlant à travers la pièce sous leurs yeux. Watari arqua un sourcil avant de s'installer face à elle et de lui répondre : Je ne suis pas encore intégré à quoi que ce soit dans t... Notre village. Il leur faudra un temps d'adaption avant de me confier quoi que ce soit. C'est en quasi-civil que je suis intervenu au profit de cet homme et de son fils. Il fallait s'y résoudre, rejoindre un village caché prenait du temps. A fortiori, encore plus quand on provient de loin et ce qui s'annonçait être un futur ennemi. Heureusement qu'il y a des médecins à Iwa, je ne suis pas sûr que le corps humain est fait pour être ainsi perpétuellement sous l'influence des spiritueux. D'ailleurs, cet endroit à l'air... Particulier, à tout le moins ?

Il renifla un peu le contenu de sa coupe, histoire de savoir à quoi il devait s'attendre. Ce n'était pas l'alcool le plus raffiné, mais cela ferait l'affaire. Quant à prendre les choses... C'est nouveau pour moi. J'ai perdu un cousin qui m'est très cher. J'ai l'impression d'être le parent indigne de l'enfant de la guerre. Contrairement à Shitô où j'espérais ne pas faire couler le sang, je me suis résolu à devoir verser le sang de certaines personnes qui vous ont agressées sans vergogne.
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Lun 18 Déc 2017 - 11:52
Elle s'était moquée sans aucun doute quand ils avaient fait l'état des lieux concernant les femmes, son sourire taquin avait laissé filer quelques mots, un rappel d'une vieille conversation autour d'un verre. L'occasion parfaite pour lui redire encore que finalement, sa façon de voir à elle restait encore la meilleure. Personne ne pouvait la trahir ou lui briser le coeur, puisque personne n'entrait jamais à l'intérieur, même pas l'occasion d'une visite surprise c'était pour ça qu'elle aimait bien disparaître avant le matin et le réveil. Comme elle l'avait fait avec lui, qui n'avait pas échappé à sa règle. Comme que ça n'ait été qu'un rêve au cauchemar, au choix des deux parties.

-Je suis déçue, je t'avais cru plus malin que ça.

Ah Sana', tout le monde ne pouvait pas accepter de rester figé dans son état de marbre toute sa vie tu sais. Même elle, un jour ou l'autre serait lassée de sa solitude, ou alors, c'était parce qu'elle n'était pas vraiment réelle qu'elle pouvait se le permettre. Son constat se consolidait quand il lui parlait de son intégration à lui, en tant qu'élément rajouté, ce qui ne pouvait pas l'empêcher de la faire rire, tout en lui resservant un verre, peut-être d'encouragement pour le chemin qui lui restait à faire.

-Bof tu sais, surtout avec Senseï... Enfin, Akimoto à la tête du village maintenant, je pense que tu seras vite affecté quelque part. Il est du genre à sauver le monde et tout le monde. Un autre idiot.

Son tour de se noyer dans l'alcool mauvais, face à sa remarque sur sa santé et l'alcool justement, la fille ne fit qu haussait les épaules. Oui et après ? Ce que le village dépensait en soin pour son foi, il l'économisait en heure de psychiatrie sûrement, c'était son carburant pour continuer à avancer dans ce monde qu'elle avait déjà abandonné depuis longtemps, comme sa vie et ce qu'elle pouvait valoir.

-Tu devrais postuler dans mon unité, ça serait drôle de dealer ensemble, ça me ferait au moins, un collègue divertissant.

Après, elle n'avait jamais mis trop d'effort pour familiariser non plus notre petite Huyga, celle là même qui se moquait encore de la bonté d'âme du samouraï ayant assuré ses fonctions à sa place ce soir. Raison de plus pour s'y coller pour de bon non ?

-C'est le point sensible d'Iwa, c'est pour que ton impression est chiffonnée, ici la vie est plus en retrait, la population plus pauvre et elle peine à faire confiance à d'autres valeurs que celles qu'elles a toujours connu, mais j'aime cet endroit, le monde est tel qu'il est réellement.


Absurde, mauvais, corrompu, modulable en bon ou mauvais à souhait, et jamais définitif. Il fallait bien que quelqu'un s'en occupe de ce dépotoir là, et comme elle était ce qui était le plus proche d'une épave humaine, on l'acceptait facilement dans ce décor. L'ironie pour cette ex-princesse Hyuga.

-J'imagine bien que tu en as gros, d'après toi, pourquoi je t'ai emmené boire ? Elle lui tendait un verre pour un toast de bienvenue. À ton intégration mon cher et la réussite de l'assouvissement de ton amertume. Sa coupe à elle se vidait d'une traite. Parles moi de tes histoires de bonnes femmes, ça m'a l'air amusant.

Curiosité moqueuse ou alors elle changeait le sujet pour l'atmosphère va savoir.

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Dernière édition par Hyûga Sanadare le Dim 24 Déc 2017 - 3:08, édité 1 fois
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Ven 22 Déc 2017 - 16:44
Il est difficile de vivre sans faire confiance en qui que ce soit. Si ces murs nous protègent, c'est parce qu'ils furent érigés dans la concorde. Il prit une petite pause pour faire danser le contenu de sa coupe, le regard acéré. C'est aussi pour cela que je n'ai pas pu rester dans ce village qui est celui que j'ai fondé. La confiance n'était plus ; les meurtres étaient légions, tout comme les complots et les manœuvres politiciennes. Elles n'ont pas eu le cou de mes proches, hormis de celui de mon cousin, Chôgen... Ses yeux s'assombrirent et tonnèrent d'une colère qu'il retenait en silence. C'était peut-être là quelque chose de très différent entre leurs deux premières rencontre. L'envie de paix était là même, le calme était toujours l'apparat dont il se faisait le porteur, au-delà du trouble. Mais... Ses yeux étaient plus sévères. Ils demeuraient rieur d'une ruse pleine de finesse, mais celle-ci semblait désormais prête à user de sa lame pour accomplir ce qu'elle estimait juste. Et à l'entendre, ce silence qu'il laissait se prolonger était celui du grondement d'un fauve à l'affut, d'un tonnerre lointain qui s’apprêtait à s'imposer dans l'orage qui s'annonçait.

Plus encore, si tu as besoin d'une preuve que l'absence de confiance est meurtrière, faut-il encore citer Yuki Sôsuke. Il sera oublié de l'histoire, ses proches probablement morts. Tués dans un complot qui nous dépasse tous, dans des ombres qui feront de lui un détail dans les récits héroïques de ceux qui pourront raconter l'avenir à nos enfants. Avait-il pitié de celui qui les avaient exilés ? Il souriait intérieurement. Il avait tenté de lui faire comprendre. De lui adresser la parole. Mais il avait été mis au ban, par une paix forcé qui n'avait pas su réunir. Sa rhétorique n'avait pas su raviver la confiance. Elle avait au contraire divisé, plutôt que d'unir. Le résultat était le décès de celui qui, porteur de beaux projets, ne s'était pas donné les moyens moraux d'y parvenir. Mais la digression sur les raisons de l'importance de la confiance ne pouvait se prolonger.

Il la regardait. D'apparence, elle n'avait pas changé. Mais plus que dans les chaleurs de l'été où ils s'étaient fait l'amant de l'autre, elle se révélait à lui sous d'autres aspects. Plus froide, plus cynique, plus amère. Elle semblait mépriser l'héroïsme. Watari sourit, amusé, avant de souffler dans un petit rire : Tu t'entendrais bien avec certain de mes cousins. De braves hommes, s'il en est. Gentil, mais relativement turbulent. Il se fichait bien d'être affecté quelque part, pour être franc. Avalant un peu plus de spiritueux où son reflet s'était fait quelques minutes plus tôt, il n'avait qu'un objectif. Rétablir la paix, rétablir la vérité, rétablir la justice. Celle-ci se ferait tant par la verve que par le fil de sa lame et ceux qui s'y opposeraient seraient implacablement moissonné par la vague et l'ire de sa vindicte s'ils s'opposaient à lui sans accepter d'entendre raison. Le patriotisme aveugle serait sévèrement puni.

Quant à sa proposition ... Je verrais bien où je serais affecté. L'idée ne me déplaît pas, malgré tes noires humeurs, tu n'en demeures pas moins pleine de ressource. Dans tous les cas, la guerre risque de nous faire coopérer sur les champs de Susanoo-no-Okami. La tempête qui s'annonçait était digne de faire germer sur le continent, les plus beaux hommages. De plus, la jeune femme semblait dire qu'Iwa était pauvre et la population plus en retrait... Ici, dans la périphérie, sûrement, mais elle n'imaginait pas ce qu'était Kiri. Là d'où je viens, le pouvoir en place n'a jamais su s'accorder sur ce qu'il fallait ou non développer les infrastructures. La misère est telle là-bas que les famines sont régulièrement un problème. Les gens n'ont rien, hormis... La protection des guerriers de la brume. De la boue et de la misère. Bien plus qu'ici et ce bar mal famé. La paix y régnait mais pour des raisons d'extrême pauvreté.

Quant à en avoir beaucoup sur la conscience ... Watari finalement n'avait pas tant que ça de choses à porter. De toute manière, il n'aimait pas se plaindre. Ma meilleure amie est une Kaguya. Fallait-il encore dire qu'elle me disait qu'elle préférait les femmes, mais visiblement mon charme n'était pas à sous-estimer. Il but d'une traite la coupe tendue, avant de resservir la jeune femme. Il n'y a pas d'autres bonnes femmes, sinon. J'ai bien quelques relations sérieuses, je ne sais pas où elles m'emmèneront. Je verrais si la guerre se termine.
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Dim 24 Déc 2017 - 4:28
La Hyuga déchue ne comprenait que trop bien les mots qui sortaient de cette bouche. Quand la confiance était entamée, parfois celle en l’humanité tout entière se consumait comme dans son cas à elle. Alors simplement, elle ricanait à cette affirmation en hochant la tête compréhensive.

-Tu m’en diras tant. Qu’elle lui fit en tapotant son cache–œil pour attirer son attention dessus dans un message silencieux. Les miens aussi ont abandonnés bien forcés leur terre d’origine tu sais. Et ils ont pas abandonné que ca ceci dit. Sa main ramenait du sake à ses lèvres tandis qu’il poursuivait la suite de sa logique citant un feu Mizukage, dont la Hyuga taquine n’eut pour seule réponse qu’un… Sos.... Qui tu dis ?...

Son rire amusé perçait malgré tout dans l’établissement bruyant, elle avait comme senti une amertume quand il parlait de son ex chef de village, c’était probablement mieux que de n’avoir ni chaud ni froid comme elle concernant Chogen. Elle ne le connaissait pas après tout et pour ce que ça aurait changé que ce soit au cas… Sacrée Sana’.

-Ah ? Tu devrais me les présenter dans ce cas, seulement pour le côté turbulent qu’on se rassemblerait.

Elle le resservait, à se demander comment une aveugle pouvait savoir avec une si bonne précision quand une coupelle était sur le point d’être vide. Sans jamais rien faire déborder, même mauvais, le pire sake était sacré.

-Alors là, je t’arrête tout de suite, je n’irais sur aucun champ de bataille, non non, moi je suis plus du genre en amont sur la muraille à siroter mon sake en criant battez-vous !


Pas d’héroïsme ou de faux semblants de l’être chez cette fille-là, si à Shito elle avait joué le jeu c’était plus parce que ça lui était tombé dessus qu’autre chose. Sana’ n’avait fait que sauver ses fesses et par la force des choses celles autours d’elle…

-Un bien triste tableau. Donc ton idée c’est quoi ? Partir pour revenir mieux préparer et jouer le sauveur des âmes en peine, ou t’as juste sauvé tes fesses ici
? Elle ricanait. En attirant les loups vers la bergerie en passant. Bon plan, maintenant Iwa est mêlée jusqu’au cou dû à l’affront de ses pertes.

La borgne plaisantait, mais n’en pensait pas moins, après aucune amertume ou animosité pour sa part, volontaire ou non, peu importe, cela faisait partie du jeu et les dirigeants d’Iwa étaient aussi responsables de les avoir recueillis qu’eux d’avoir attiré les ennuis. Au fond, pas plus mal, on se faisait chier ici avant eux.

-Ce tombeur je te jure, et ce beau discours de l’inaccessible qu’il m’avait fait, escroc jusqu’au bout.
Au moins elle était de bonne humeur maintenant. Bof, on peut aimer les deux bords tu sais et avoir une préférence pour l’un plus que l’autre. Par contre, tout ce qui est sérieux m’ennuie, garde ta stupidité d’amoureux pour toi, t’étais quand même plus attractif la bas ou l’alcool avait tapé plus durement mon esprit va savoir.

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Dim 24 Déc 2017 - 19:00
Sanadare, comme toujours était fidèle à elle-même. Il avait vite compris cette nuit-là, que leur plaisante union était finalement un caprice de la paix. Il la respectait ; même si elle méprisait la vertu et les serments, si elle n’avait de foie que les crises et les risques de ne plus en avoir, même si elle était définitivement son opposé… Eh bien, encore assumait-elle la personne qu’elle était. Vicieuse ? Assurément. Mais contrairement à beaucoup d’autres, elle restait quelqu’un qui s’assumait et en cela, elle méritait plus le respect que d’autres qui en étaient incapable.

Pour autant, Watari restait lui aussi fier de ses principes et de sa position. Elle n’était plus réellement une guerrière ; elle était une survivante qui avait le passé et l’expérience d’une guerrière. Et lui ? Malgré son exil, malgré qu’il eût survécu beaucoup de choses, il n’avait pas changé d’avis. S’il pouvait sauver une vie, il le ferait. S’il devait se battre… Comme le professait la maxime : même si tu dois abandonner ton corps, n’abandonnes pas ton honneur. Je suis sûr que toi et les tiens avez toutes les ressources nécessaires pour vous émanciper de votre exil. Il faut encore en avoir la volonté. Il n’est pas caustique en disant cela ; il comprenait aussi que certains n’avaient pas la force de se battre contre le monde. Après tout, elle était borgne depuis bien longtemps ; un peu comme Eicihiro il y a quelques temps, la perte de la vue était bien souvent aussi synonyme de perte de passion.

Et comme il l’avait ressentie alors qu’elle s’était lovée autour de lui dans cette nuit d’été alcoolisée, elle était profondément désenchantée. Au fond, il doutait qu’elle fut réellement cette femme si détachée et qui vivait finalement dans le mépris des autres. Peut-être lui-même se trompait-il, mais son instinct lui disait qu’il y avait plus que cette antipathie permanente et rebelle. Oh, ils sont volontaires et se battent, eux. Mais oui, ils ont beaucoup de mal avec l’autorité. L’un ne serait probablement pas contre être ton compagnon d’une nuit, l’autre ne serait pas contre être régulièrement ton compagnon d’alcool dans de tels lupanars. Il ne souhaitait pas pour autant que ceux-ci tendent vers l’abyssale trouble de la jeune femme. Il n’imaginait pas réellement l’un ou l’une être une bonne influence pour les deux autres, au sein de ce trio analogique qu’il envisageait en son for intérieur.

C’est probablement parce que tu ne souhaites pas risquer ta vie que nous ne pourrons sûrement pas être en équipe ! Mais il faut de tout pour que ce monde soit complet. Quant à ce que je compte faire… Il avait des projets. De vengeance, de guerre. Des projets plus constructifs, des projets moins sanglants. Des projets de paix, de diplomatie. Mais tout cela, pouvait-il le confier ici, en cet endroit de débauche et d’oubli ? Tout au plus, pouvait-il encore plaider sa cause ? Je ne chercherais pas à me défausser des conséquences de notre venue. Mais pour avoir affronté l’Usurpateur qui est désormais le daimyo de l’eau, j’ai bien l’impression qu’il y a des forces en œuvre qui dépasseront cet inévitable conflit. Il se mit à rire en avalant ce saké au goût amer. Ces supputations auraient pu être prises pour celle d’un alcoolique anonyme, le genre d’homme qui buvait en solitaire. Mais ces choses-là, comme tu me le fais remarquer, t’ennuient. Il se servit à nouveau en saké avant de resservir celle qui était sa compagne de boisson pour ce soir.

Et toi, que comptes-tu faire à l’avenir pour ne pas t’ennuyer ? Essayer de me délurer un peu plus ? Ou peut-être faire réparer cet œil ? J’ai appris que l’hôpital d’Iwa était en train d’avancer dans sa maîtrise des techniques de soin. Peut-être pourraient-ils parvenir à réparer cet œil qui te fait défaut. Cette proposition n’était pas innocente. Quelque part, Watari voulait voir si elle était prête à accepter la possibilité de soigner ses yeux. Si elle prendrait le risque de nouveau voir le monde de ses propres yeux. Sa conviction était qu’elle ne l’était pas. Il l’appréciait, la jeune Hyuga. Mais pourtant, il avait eu la sensation que les ténèbres où elle se lovait était bien plus confortable que des tas d’autres. Que la sienne, par exemple. Et toi, as-tu quelqu’un en vue ? Ou c’est tout Iwa, qui te tient compagnie, le soir ? Ce n’était pas une insulte ou même un reproche. C’était étrange, mais cela raisonnait juste avec le ton de la conversation. Alors, il essayait de lui parler de choses qui seraient probablement moins ennuyeuses pour la borgne.
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Lun 25 Déc 2017 - 22:21
-Ne te fourvoies pas comme tous ces imbéciles, tu es plus intelligent que ça, j’en suis certaine. Pas sûr qu’elle le complimentait, pour la Hyuga à l’esprit vif malgré les apparences, ce don-là était un poison amer. Bien heureux étaient les imbéciles, c’était bien connu. Je n’ai pas de réticence contre l’autorité, bien au contraire, j’aime la facilité de pouvoir y être portée, mais ceci dit… Elle fit jouer l’alcool de son verre comme un rite réservé aux habitués du genre. Je ne la considère que si elle me parait juste et si elle vient des bonnes personnes. Tu sais, un troupeau suit son meneur même dans le gouffre tellement il est aveugle.

Un petit sourire en coin s’accrochait à ses lèvres et elle décrochait son chapeau ridicule pour libérer un poids sur sa tête. Ce dernier précieusement posé dans un coin de table, la Hyuga retournait sa coupelle pour signifier qu’elle ne prendrait pas un verre de plus, simplement parce que l’alcool commençait à faire son effet. Enfant de peu de foi, elle n’avait pourtant qu’une parole et n’en déviait en aucun cas, envers et contre toutes les opportunités faciles que ça lui faisait manquer. Elle fait la promesse à un sauveur de son âme un matin d’été de boire avec parcimonie pour fêter la saveur dans son gosier, mais plus y noyer son esprit. Cela l’avait rendue encore plus blasée et triste dans sa vie quotidienne, mais un marché et un marché, même si celui-ci tient désormais dans le creux d’une main pourrissante d’un mort. Père fouettard aurait probablement apprécié qui sait, même un dragon pouvait tomber sous la peste kirijins.

-Entendons-nous bien, je ne blâmerais aucun de vous, ni toi, ni eux pour ce qui s’est passé et se passera, je n’ai que faire des grandes lignes de l’histoire, mais les détails ou du moins certain m’ont happés. Il y a bien quelques têtes chez tes anciens frères de la brume que j’écraserais avec plaisir malsain, mais pour des raisons plus personnelles. Peut-être serais-tu apte a comprendre si tu connais le nom de Sôryû Kanon.

Beaucoup de chemins différents pouvaient se profiler de ses réponses qui allaient suivre, alors la borgne le laissait y méditer en capturant encore le monopole de leur conversation, il avait beau dire, il s’entêtait à les garder dans les sujets sérieux, alors soit.

-J’ai essayé et échoué, mais ce n’est pas une fin en soi, il m’en manque toujours un second à récupérer et je ne suis pas pressée, je n’ai pas l’intention de mourir en vain d’ici là. Comprendrait qui pourrait la Hyuga avait ses propres priorités. Ma vue reviendra tôt ou tard, d’ici là, cela fera de moi une meilleure senso encore de rester dans mon brouillard. Qu’elle concluait en haussant ses épaules. T’es vraiment lent ce soir, je te l’ai déjà dit, que je suis aveugle pour commencer, difficile de garder quelqu’un en vue… Qu’elle se moquait un peu, surtout d’elle-même. Et qu’aussi ce n’était pas mon genre, Iwa tout entier tu me sous-estimes, t’es bien placé pourtant pour savoir que je ne fais pas dans le racisme des origines. J’aime l’exotisme, y a du petit kumojins dans le coin actuellement non ?...

Elle taquinait, encore et toujours, sans forcément dire faux pour autant en posant les ryos sur la table, c’était son tour d’inviter.

-Je vais aller mettre au frais notre ami, tu veux venir ? Une bonne occasion pour toi de visiter les locaux. T’as pas vraiment l’air d’avoir mieux à faire monsieur le soi-disant tombeur de ses dames.


Son ricanement attira l’attention ou alors c’était son ondulation un chapeau tournant au bout d’un doigt qui faisait ça. D’un mouvement agile, elle récupérait sa prise de la soirée.

-Gageons sur sa capacité à résister à son interrogatoire tu veux ?
Fit-elle à son acolyte bien assez haut pour que la pratique soit rapportée dans le coin. Un peu une politique de terreur contre terreur, soigner le mal par le mal ? Je te laisse le choix des gains, et je mise sur au moins trois heures, on a jamais le temps de jouer assez moins que ça…

Elle tira son suspect vers la sortie avec une poigne impressionnante pour une donzelle, bien que la kunoichi était haut perché sur ses échasses de jambes, elle n’en restait pas très épaisse...

-Alors tu viens ?




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Mer 27 Déc 2017 - 5:07
Tu n’as pas confiance dans le nidaime tsuchikage ? Pour le moment, j’attends de voir ce qu’il va faire, mais par rapport à celui qui fut le nidaime mizukage… Il n’a pas encore menti ouvertement à son propre peuple. C’était déjà là une grosse différence entre Yuki Sôsuke, feu Mizukage, et le nouveau tsuchikage. Cette simple différence sur leur discours d’inauguration jouait beaucoup pour Watari. L’ami de Chôgen remportait déjà plus de points qu’un inconnu banni du clan de son meilleur ami. Mais comme elle le faisait remarquer, Sanadare avait une certaine forme de ruse et de malice qui lui allait bien. Teintée de fatalisme, mais elle n’en demeurait pas moins rusée. Et toi, suivrais-tu mon autorité ? Ou est-elle injuste à trop vouloir souhaiter la justice ?

Un regard et un sourire amusé alors qu’il lui répond cela et qu’elle décide de mettre fin à la consommation d’alcool et de se dévêtir de son chapeau si singulier. Celui-ci était quelque part, la marque d’identification privilégiée de la Hyuga. Aurais-tu appris la tempérance et la modération depuis notre dernière rencontre ? Je t’avoue être surpris de te voir si sage et sagace, Sanadare. C’était amusant de voir à quel point la jeune femme semblait avoir évolué, malgré son caractère toujours aussi … Fataliste ? Oui, définitivement, Watari n’aurait pas d’autres termes plus appropriés pour qualifier le fond des paroles de la jeune femme. Quand elle mentionna Sôryu Kanon… N’est-il pas décédé lors de l’assaut ? De la main d’une femme que je pense avoir pu identifier comme une sabreuse de Kiri… Son regard s’était fait plus sombre, plus distant. Au fond, il ne la nommait pas, mais c’était un secret de polichinelle grâce aux informations d’Eiichiro et de Watari.

Shiori en était arrivé à de telles extrémités et il ne savait plus vraiment quoi en penser. Qu’allait-il pouvoir bien faire, quand il la croiserait ? Devrait-il la tuer pour s’assurer, que plus jamais, elle ne nuise ? Ou y avait-il encore un espoir de rédemption pour elle ? L’avenir le dirait. Elle revint rapidement à des sujets plus légers et à force d’autodérision, elle lui expliquât ses projets concernant sa vue et l’exotisme, ce qu’il confirmât : Oui, il y a bien de nouvelles proies que tu peux tenter de traquer, Sanadare.
Puis, elle l’invita à l’interrogatoire de leur prise toujours comateuse. Le contemplant… Watari soupira avant d’ajouter : J’en suis. Je pari que je peux le faire craquer très vite, cependant. Et … à toi de me dire ce que tu souhaites gagner si je perds. Il se releva, avant de s’avancer aux côtés de la jeune femme, commentant la capacité qu’elle avait à soulever un tel poids : Jolie poigne, pour ta corpulence. Je te laisse m’indiquer où se trouvent vos « locaux » ! Dit-il en s’élançant à la suite vers ce qui serait très probablement leur lieu d’interrogatoire.

Une fois là-bas, Watari posa cette simple question : Comment fais-tu, pour les faire craquer, mademoiselle j’aime l’exotisme ? S’il s’agissait de leur faire cracher la vérité avec les chicots, peut-être épargnerait-il à leur captif d’en perdre trop et à Sanadare de se faire son tortionnaire.
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Jeu 28 Déc 2017 - 2:34
La Hyuga lui fit un sourire amusé face à sa première réponse, ce n’était pas tellement une affaire de confiance comme il semblait l’entendre. Oh elle aurait pu débattre avec lui des heures pour lui expliquer son point de vue et le fait que personne n’était digne à ses yeux d’une confiance absolue, mais à la place, elle lui répondit plus simplement, peut-être aussi de façon évasive…

-La confiance en un seul homme est surfaite, d’autant plus quand tu ne peux pas contrôler à qui il l’accorde de son côté. Mais ne te m’éprends pas, je respecte et j'ai foi en mon senseï avant le nouveau Kage parce qu’il est arrivé dans cet ordre. Quant à suivre l’autorité de qui que ce soit tout dépend combien elle me sert ou non. Retiens bien cette dernière phrase.


A bon entendeur pour ce qui allait suivre, elle lui offrait son sourire de carnassier, riant amusée de ses remarques concernant sa pseudo sagesse acquise. Rien à voir selon elle, si on la regardait de plus près, elle était toujours le même cas désespéré et désespérant qu’à la base, juste une variante faisait la différence, même éteinte, certaines âmes savaient se raccrocher au monde et au cœur de certaines personnes de façon tenace.

-Il nous a effectivement quitté, dis m’en plus sur la fameuse sabreuse, comme tu disais si bien, mon carnet de chasse est bien pauvre en ce moment.
Et dans l’ordre de ses priorités il fallait croire que ses démons d’antan n’étaient plus ses bêtes noires prioritaires. Peut-être que la Hyuga devenait plus lucide, mais n’en restait pas moins toujours aussi irraisonnable. Aucune fin ne l’effrayait, sa plus grande force et faiblesse, aucun obstacle aurait su la dissuader une fois lancée. Vois-tu quant à ma sagesse illusoire, ce n’est rien de plus qu’une promesse faite à un mort dont je fais un point d’honneur à respecter. Pour cette histoire de respect justement, qui me croirait crédible en avouant cela. Et Une exception pour confirmer la règle tu comprends.

Cette fois, elle riait pour garder une face joyeuse, même si son sentiment était tout autre, se moquant plus d’elle-même que les faits qu’elle venait d’énoncer. La kunoichi lui fit ce petit sourire en coin quand il parlait du tribu d’une défaite, sans énoncer son idée tordue inscrite sur son fascié.

-En temps et en heure mon cher ami, offrons-nous un peu de magie pour la surprise !

Le chemin était relativement court et la conversation variée, mais elle prenait inévitablement fin en passant les portes des locaux policiers. Les gardiens leur lançaient un regard froncé, mais l’aveugle avait l’avantage de toujours pouvoir les ignorer, ce qui ne tarissait pas son humeur, mais ne la rendait pas naïve pour autant. Elle leur offrait un doigt, le moins gracieux de ceux de sa main en guise de bonsoir, son agaçant sourire figé sur ses lèvres. Aucun commentaire pour autant, de vieilles habitudes qui se jouaient ici, envers et contre tous, dans son courant inverse, la kunoichi insupportable semblait impossible à virer du décor au grand damne de ses opposants. Le trio prenait place dans une salle sombre prévue à cet effet, juste une table et trois chaises, classique. Elle arquait un sourcil devant la première question de son invité. Comment elle faisait craquer ? Taquine elle y soulignait un double sens en remontant sa poitrine de ses deux mains tout en gonflant son buste avant de prendre la pose.

-Mes proies du soir ? J'ai quand même quelques arguments... Tu as des problèmes de vue depuis la dernière fois Watari ?
Son ricanement provoquait la consternation du prisonnier et son commentaire à peine commencé lui valait une gifle qui avait plus l’impact d’un crochet à vrai dire. Ou les imbéciles dans son genre ? Honneur aux dames, t’es d’accord ? Qu’elle fit à son partenaire en tapant sur la vitre fumée pour faire intervenir son acolyte dans la police aux cheveux verts. La borgne saluait « Tête de laitue », fallait-il qu’un jour il lui avoue sa couleur de cheveux, puis laissait ce dernier ‘piquer’ littéralement leur prise. Ah ? J’ai oublié de te rappeler à quel point j’étais mauvaise joueuse ? Le sérum embrouillait rapidement l’esprit de leur victime, victoire écrasante pour la Hyuga on dirait. Dis-nous qui est ton boss, où le trouver et à quoi rimait exactement votre petite mascarade de ce soir.

Shin, le gars à la tignasse verte secouait la tête amusé, tapant l’épaule du samouraï abusé comme pour compatir à ce sort qu’il subissait trop souvent, tandis que l’autre passait à table avec une facilité déconcertante.

-Méthodes peu conventionnelles et morales, mais efficaces… Du coup... Elle m’a corrompu avec le temps, fais gaffe. Qu’il lui avouait en haussant les épaules avant de se faire remercier d’un revers de la main de cette ingrate, la même qui annonçait la sentence.
-Puisque tu as perdu, on est bien d'accord... et que tu m’en dois une. Elle croisait les bras. Tu vas m’aider à retrouver cette garce qui a assassiné ce cher dragon. N’oublies aucun détail, entends bien que la mort est une délivrance qui ne sera pas accordée à ce genre de déchet de l’humanité.

Elle lui réservait bien pire, sans avoir déchéance pour ce scénario, son entêtement n’était pas à sous-estimé, on l’avait déjà laissé pour morte et cru finie bien des fois, mais comme une mauvaise herbe, ses racines perdurées et la faisaient renaître et s’étendre dans le pré tranquille à l’infini…



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Jeu 28 Déc 2017 - 19:02
Watari se laissa contemplatif de ce que Sanadare infligeait à leur prisonnier. Bien entendu, il n’approuvait pas du tout les méthodes ou la manière d’obtenir le résultat. Et quand elle se retourna vers lui pour l’interroger sur Shiori… Watari poussa un profond soupir. Difficile d’admettre ma défaite quand tu ne me laisses pas l’occasion de le faire parler, Sanadare. Il soupira avant de tourner son regard vers le garde corrompu : Mon brave, j’ai eu l’occasion de passer une nuit avec elle. Je sais qu’elle peut se montrer encore plus persuasive qu’elle ne sut l’être concernant ce brave qui aurait de toute façon parlé si je l’avais souhaité. Watari n’avait pas besoin de violence ou de drogues pour y parvenir. Peut-être que que Sanadare et le dénommé Shin s’en rendraient rapidement compte. Elle lui avait dit ne servir l’autorité que de celui qui pourrait concorder avec ses besoins. Soit, Watari n’était détenteur de l’autorité ici à Iwa et s’il obéissait à l’autorité de quelqu’un, celle-ci se devait être honorable.

Sais-tu pourquoi j’ai été l’instigateur de la fuite du premier Mizukage avec l’aide d’Eiichiro et des ninjas de Kiri ? Il restait impassible, mais une certaine tension était palpable dans l’air alors que son sourire se faisait toujours aussi acéré et que son regard intense se plongeait dans celui fermé de l’aveugle. Sais-tu encore pourquoi n’ai-je pas accepté l’autorité du second qui est décédé, trahi par ceux qu’il croyait tenir sous son autorité ? Le sourire de Watari se fit plus franc. Je pourrais te donner les informations que tu recherches, Hyûga Sanadare. Mais dis-moi… Pourquoi tiendrais-je parole ? L’honneur de te laisser marcher sur une voie de carnage et de sang ? Ou peut-être pourrais-tu t’offrir à nouveau à moi, dans l’espoir que je te parle d’elle ? Ou encore, pourrais-tu m’affronter pour obtenir ces informations ?

Watari se releva doucement de l’endroit où il s’était installé pour l’observer. Tu es forte, je n’en doute pas un seul instant. Mais tu ne fais pas le poids face à la sabreuse. Tu ne la vaincras pas seule. Elle pense comme toi, envers Eiichiro Yuki. Lui peut-être, sera plus loquace à son sujet que moi. Mais pour ma part, je ne souhaite pas que tu marches dans la tombe de celui que tu sembles vouloir venger. Il savait qu’il y avait une histoire de vengeance. Elle ressemblait à Yoshitsune, ce soir fatidique où ils s’étaient affrontés, lames contre lames. Elle avait cherché des informations au sujet de Shiori au moment où ils avaient abordés les défunts d’Iwa.

S’approchant d’elle, la toisant, il ajouta : Dans la guerre qui s’annonce, je veillerais à ce que le vœu de Chôgen ne soit souillé par quiconque. Iwajin, Kirijin, Tetsujin, Kumojin… Certains se veulent gardien de l’honneur. Je suis le gardien de la paix. Qu’elle se le tienne pour dit : Elle rencontrera un sort funeste, mais si tu cèdes à la vengeance… Tu ne vaudras pas mieux qu’elle, Sanadare.
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Mar 2 Jan 2018 - 5:48
Tout d’abord elle l’écoutait sans l’interrompre, ce qui relevait d’un exploit la connaissant, Shin n’avait pas relevé la proximité passée des deux compères, il ne connaissait que trop bien la nature volatile et instable de sa partenaire. Assise maintenant face à leur prisonnier qui était témoin malgré lui de quelque chose qu’il ne pouvait pas comprendre, cette dernière croisait les bras en appuyant son dos sur le dossier de sa chaise, prenant une pose détendue en étirant ses pieds. A l’extrême opposé de celui qu’elle venait de crisper par sa demande.

-Pourquoi faire compliqué quand la facilité est disponible… Pour la fierté ? L’honneur ou quelconques autres conneries du genre ? Elle remuait la tête pour désapprouver. Watari tu te méprends sur mon compte, si tu me réponds c’est bien sinon… Elle ajustait son chapeau. Un autre ou une circonstance un jour me donneront ce que je recherche. Tout vient à point à qui sait attendre et si tu crois que je vais te supplier ou partir dans une traque irréfléchie. Elle se mettait à rire. Tu te fourvoies lourdement. Personne ne tuera cette femme, c’est un autre sort qui l’attend.

Elle se levait de sa chaise, le sentant proche d’elle pour lui faire face de toute sa hauteur singulière. La Huyga n’avait pas les airs, mais elle était aussi intelligente que malicieuse à ses heures, mais aussi au courroux patient et bien plus terrible qu’un simple bain de sang. Elle tapota sur son cache œil avant de le relever pour montrer son affront du passé, cette orbite vide. Au cas où il avait oublié.

-Tu crois que ma présence à Iwa et un coup du hasard ? Voilà sept ans que je patiente l’heure de ma revanche pour cette infamie et s’il en faut dix de plus, j’attendrais mon heure.

Cette fois son expression de fascié changeait, elle qui aimait rire de tout et surtout d’elle eu un air sérieux qu’on ne lui connaissait pas encore. Pourtant son visage était dans toute sa neutralité quand elle déposait sa vérité entre ses mains sans vraiment prendre des gants avant.

-Le vœu de Chogen ? Mais mon cher, à quoi bon souhaiter la paix quand nos actions dictent la guerre et l’appel au Chaos. Ton ami a choisi la voix de son cœur pour vous recevoir, d’autres encore dans ses refus et ses acceptions, s’il a été lent à certaine affaire et trop rapide dans d’autres, personne ne peut juger ce qu’il n’a pas connu de sa place certes, mais… il a choisi ce cheminement actuel en le voulant ou pas.

D’un bout de doigt, elle retirait complétement son bandeau.

-Tes paroles sont aussi prétentieuses qu’impossible à honorer. Et j’ai en horreur les gens qui font des promesses en l’air. Peut-être mon cher ami que tu es le plus aveugle de nous deux finalement.

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Mar 2 Jan 2018 - 20:02
Je te sais patiente pour tes vengeances, oui. Tu me l’avais déjà expliqué. Et je sais bien que tu finiras par mettre la main sur ce que tu souhaites… Watari venait de clore un de ses yeux, comme dans une manière de mimer la borgne et se faire le reflet de ce que lui voyait. Et quand elle lui montra son orbite vide… Watari eut un petit rictus. Un léger mouvement de la part des commissures de ses lèvres. Encore une tragédie qui se résumait par l’absence caché derrière un masque.

Et puis, elle aborda le sujet de Chôgen et il sourit. Amusé par ce qu’elle venait de dire. La voie de son cœur, hein ? Il se mit à rire franchement. Très honnêtement, Sanadare… Quand es-tu sortie du village pour voir ce qu’il en était, du monde ? As-tu séjourné au pays du feu ? As-tu comme moi, eu à affronter les victimes d’un choix cynique, en plein milieu d’une arène où une foule en liesse assistât à des cris de vengeances ? Où étais-tu, quand à Tetsu no Kuni, le chef du Soshikidan a utilisé ses techniques de manipulation des ombres pour tenter de mettre en scène une trahison et en cacher une autre ? Que faisais-tu, quand j’affrontais le seigneur de l’eau ? Il ne la méprisait pas. Il en riait fortement.

Tu crois que ce sont les idéaux de Chôgen qui l’ont amené à sa perte… Il lui sourit d’autant plus avant d’ajouter, en toute franchise : Tu en sais beaucoup, pour quelqu’un qui ne voit pas beaucoup plus loin que son orbite vide, sa cécité et une vengeance ruminée sur plusieurs années. Il haussa les épaules quand elle parlait de sa prétention. Que je sois prétentieux ou non, je sais vers où je vais. Je ne sais pas si tu peux en dire autant. Et je compte bien continuer à rester fidèle à mes convictions, tout comme je ne t’empêcherais pas d’acquiescer aux tiennes. Il soupira avant d’ajouter : [color=midnightblue]C’est depuis que je t’ai rencontré, que je sais que nos chemins divergent. Enfin, peu importe. Tu sais pourquoi j’ai pointé ma lame contre Kiri. Tu sais pourquoi je me bats. Libre à toi de t’opposer à moi.[/color

Menaçait-il ? En avait-il ne serait-ce que le besoin ? La tête tranchée au deux tiers de celui qui s’était sauvé grâce à sa limace résumait bien les faits. Watari n’hésiterait pas à châtier ceux qui n’étaient plus en mesure d’être sauvé ou qui ne souhaitaient pas la paix.
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Mer 3 Jan 2018 - 22:19
Oh non il ne savait pas, personne ne la prenait sérieux ici, et cela avait toujours été le but recherché par cette folle au final, qu’on ne l’attende à aucun tournant, parce qu’elle n’en valait pas la peine. Ça l’aidait à pallier le nombre et la force manquante dans ses rangs personnels. Mais quand il entama un autre sujet, elle lui riait littéralement au nez.

-Je suis née à Hi no kuni, j'y ai grandie, seule. Qu’elle l’informait au tac au tac de ses réponses, le laissant quand même poursuivre les suivantes avec un air amusé, alors qu’elle aurait peut-être dû s’énerver qui sait ? Contrairement à ce qu’il paraissait, ce n’était pas son genre. J’étais avec Akimoto face à la manipuleuse d’esprit dans la période où nous nous sommes connus et enfin. Elle réajusta son chapeau. Laissée à mon sort pour morte dans la forêt enflammée il y a bien des années. Ce que je sais du monde ? Qu’il est pourri et que la confiance a-veu-gle en soit et envers les autres est bien dangereuse. Concluait-elle un poil sèchement.

S’il la prenait pour l’ingénue qui n’avait jamais quitté ni rien connu de ses murs, le voilà bien fourvoyé, mais elle n’était pas du genre à dorer son image, ah ça jamais, bien au contraire. N’empêche que intérieurement, elle avait bien senti le titillement dans sa voix et elle s’amusa fortement à ses dépens de le voir presque menace une genin de premier abord, mais aussi la kunoichi là depuis la création de ce village qu’elle servait quand même, même si ce n’était pas à hauteur de grandes capacités, mais elle n’en disait rien pour ne pas froissé l’homme qui lui sembla déjà que trop susceptible à son goût.

-Tu es amusant je dois dire. Tu sais dans ce monde il y a ceux qui peuvent faire un poids et ceux qui seront des poids. Médites à ça, c’est tout ce que j’ai à te répondre sur mes actes comparé aux tiens oohhhh illustre héros ! Son ton était un peu moqueur certes, ceci dit. Tu es bel et bien un abruti si tu as compris que je barrerais ta route contre Kiri, mais celle de la mort de Shiori sans aucun doute. Ceci dit, ne te crois pas exceptionnel non plus pour tes actes, tu n’as joué que ton rôle rien de plus, comme toutes les mains armées de ce monde. Que t’en crois épargné ou pas, tu restes toi-même un pion de l’échiquier et peu importe que ma façon de juger ton cousin et feu ami te dérange, je m’en tiens aux faits. Et dans ces derniers aux dernières nouvelles, il est mort, avec lui le kirijins dont j’ai oublié le nom et à nos portes une guerre gronde. Alors oui tu peux dire que c’est antérieur à tout ça si cela te console. Chacun à sa propre vision de la réalité après tout.

Elle tapotait la tête de son prisonnier, avant de l’obliger à se relever avec elle.

-Tu peux y aller maintenant si tu veux ou venir avec moi. Informait-elle son invité. A chacun ses succès et ses tâches, j’ai un réseau à démanteler pour ma part. Rien qui face rentrer dans les grandes discussions ou l’histoire ceci dit, mais faut bien que ça se fasse.

Elle était exécrable, mais son ton était plus fait de mots sincères que d’insolence, parce que la Hyuga disait toujours ce qu’elle pensait. Elle entraîna son prisonnier avec elle pour passer la porte avec dans l’idée d’aller corriger le commanditaire du trouble, sans plus se souciait de l’impact de leur échange. C’était ce genre de spécimen là.

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Jeu 4 Jan 2018 - 23:30
Voilà que les deux anciens amants d’un soir se font le juge et l’adversaire – à tout le moins verbal – de l’autre. Si bien entendu, Watari n’était pas au courant des épreuves de la jeune femme aux yeux qui furent dérobés ; et encore moins, le circonstances de ce larcin qui l’avait à la fois défigurée et qui l’avait brisée, il n’en demeurait pas moins pourtant quelqu’un qui était particulièrement au courant des choix éthiques que chacun pouvait avoir à faire. Et même s’il regrettait pour elle qu’elle porte les cicatrices de la folie de ceux qui avaient provoqués une guerre… Ce n’était pas pour autant qu’il se rangeait à son avis. Tu juges l’entièreté du monde sur ta seule expérience de celui-ci ? Pour moi, oui… Ton raisonnement est de celui d’un aveugle. D’un aveugle à tout ceux qui se battent jours et après jours pour que ton passé ne se reproduise à aucun autre. Je connais des tas de gens qui ont soufferts comme toi. Est-ce qu’ils s’enfoncent dans un cynisme aveugle et destructeur, méprisant et méprisable ? Il rit dans un soupir passionné. Toi qui parle des dangers de l’orgueil et de ta confiance en autrui, je peux te dire que tu sembles bien sûre de toi et des autres, en ce moment même. Car oui, elle aussi, s’enfermait dans ce qu’elle croyait être juste. Peut-être qu’il le faisait aussi, peut-être qu’il était prétentieux d’avoir une telle confiance en sa vertu…

Mais au final alors, n’étaient-ils pas égaux l’un à l’autre ? Lui, se voulait protecteur d’une paix qui était nécessaire pour que plus jamais, quelqu’un n’ait à subir les traumatismes qui fondaient la triste pensée de celle qu’il avait ironiquement connue dans le pays où on lui avait dérobé la lumière. Il en rit d’ailleurs. Pas de mépris, mais avec sincérité : Tu es plus sombre et désabusée que ne l’est le chef du clan Yuki et je ne croyais pas qu’un jour, je pourrais dire cela. Car Eiichiro aussi, avait une part de fatalisme et de fatigue, de ténèbres, que Watari avait tout fait pour illuminer, pour lui permettre d’avoir une vie différente que celle qu’il avait à Kiri, pleine de vengeance, de souffrance, de rancœur, de colère et de dangers.

Cependant, elle avait raison sur un seul et unique point, dans cette conversation et Watari ne s’en cacherait pas : Qu’importe. Tu as raison. Je suis un pion qui cherche à se défaire des mains qui tentent de lui imposer un avenir dont il ne souhaite pas. Et je compte bien y parvenir, quitte à mourir si cela est nécessaire. Et surtout, peu importe si tu penses que cela est sot de ma part. Il pouvait entendre des arguments contraire aux siens, mais pour le moment, c’était bien plus des jugements cyniques et du mépris que des raisons lui prouvant qu’il avait tort. Et pour finir, face à ce qu’elle lui demandait : Je termine ce que je commence, Sanadare. Et au vu de tes méthodes, je pense que te suivre est au moins une faveur que je fais à tous ceux qui risqueraient de servir d’exutoire à ton désespoir. Ils pouvaient bien être opposés par leurs cœurs et leurs méthodes, il ne fuirait ni face à elle, ni face à ses responsabilités.
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Sam 6 Jan 2018 - 22:16
Elle lui offrait un sourire contraint, tout en lui confirmant que oui, elle était bien aveugle, vraiment et bien imbue de sa personne pour faire confiance à son instinct et ressenti personnel, mais pourtant, ce n’était pas pour elle un défaut ou un malus dont elle devait se défaire.

-Tant que nous ne nous gênons pas, peu importe ce que nous pensons pas vrai ?

Pas comme si cette femme-là n’avait pas l’habitude d’être à contre-courant et envers et contre tout, malgré tout s’oppose à sa façon de penser, jamais elle n’en déviait. Folle ou trop bornée ? Peut-être les deux, mais c’était sa façon d’avancer depuis le jour où elle aurait dû mourir dans cette forêt.

-Eh bien peut-être devrais-je le rencontrer ce fameux chef, peut-être qu’on s’entendrait. Un petit rire lui sortait des lèvres. Et vois-tu mon cher Watari, chaque cas et chaque personne est unique en son genre, comparer tes connaissances entres elles ou avec moi et un peu insultant.

Plus taquinerie que réellement remarques, la Hyuga n’était au fond pas vraiment belliqueuse bien que très agaçante et tenace dans ses retranchements.

-Chacun ne peut être que seul juge de son vécu et sa vision après cela. Puis je n’ai jamais prétendu être quelqu’un de « bien » ou mieux que qui que ce soit. Au moins je ne mens pas sur ce que je suis ou pense.


Un haussement d’épaules plus tard, elle s’amusait plus qu’elle s’offusquait de sa remarque finale, elle un danger pour ceux qu’elle croisait ? Ah pour ceux qui ne s’en tenait pas à la loi très certainement, mais aucun civil honnête n’avait jamais eu à se plaindre d’elle. Si ses pairs la détestaient souvent et la pointer du doigt, ceux qu’elle servait au final le plus, la populace, savaient l’apprécier dans sa particularité. Même folle et à l’allure aussi douteuse que ses méthodes, la kunoichi était une gardienne efficace dans les rues d’iwa, sa sensorialité en faisait un chien de garde à l’affut et difficile à fourber.

-Allons, allons, je sais que j’en ai pas l’air, mais j’ai un minimum de professionnalisme. Juste des méthodes plus radicales que l’ordinaire.

Ce n’était pas son prisonnier qui allait dire le contraire et la connaissant, on savait déjà comment cela allait finir. En soit, seulement Sana’ aurait donné une chance au gang de la tuer et s’en débarrasser pour de bon de cette emmerdeuse, mais le samouraï en bonus était plus problématique. Ils les conduisaient devant l’entrepôt qui leur servaient de repère, parce que le sérum l’empêchait de mentir, sinon…

-Bon tu voulais me montrer tes méthodes. C’est le moment. Lui fit-elle en défonçant la grande porte d’un coup de pied chargé de chakra après lui avoir presque jeté leur captif dans sa direction. Trouves moi ce qui se trame là-dedans. Après toi !

Cela allait rallonger son temps de travail fini depuis longtemps déjà, mais la Hyuga avait comme l’intuition que cela valait le coup.

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Jeu 11 Jan 2018 - 18:48
N’est-ce pas parce que nous pensons différemment que nous nous trouverons forcément en conflit l’un par rapport à l’autre ?

Si le ton était désormais plus calme et moins tempétueux, si la conversation entre les deux anciens amants d’une nuit n’était plus un champ d’étincelles de conflits et d’opposition, il était effectivement vrai qu’ils n’en venaient pas au-delà dans leur opposition. Mais un conflit latent restait potentiellement un conflit qui éclaterait un jour ou l’autre, comme celui avec les flammes du Soshikidan et les Brumes de Raonaka Ao et du félon, Yamamoto. Il se demandait combien de temps ils demeureraient ainsi, pacifiés et s’il était possible de rester alliés malgré de telles divergences de fond. Elle en revenait d’ailleurs au conflit si peu de temps après qu’ils aient déclaré un cessez-le-feu au nom de leur occupation mutuelle ?

Si les personnes sont uniques, leurs choix et émotions sont malheureusement parfois bien trop semblables. Car même s’il était clair que le chef du clan Yuki était bien moins attirant que ne savait se faire Sanadare. Elle se mit à rire ; probablement s’agissait-il d’une forme d’humour, auquel cas Watari se permit d’y répondre, sur le même ton : Et puis, insultant pour qui, au juste ? Son sourire s’était amusé et son regard acéré plus coupant encore qu’il ne l’était en temps normal. Un peu d’esprit et de ruse pour un peu d’humour. C’était peut-être même parce qu’ils riaient ensemble malgré leurs divergences qu’ils pouvaient demeurer alliés.

Cela se vérifiait d’ailleurs à chacun de leurs échanges. Si elle ne se considérait pas comme dangereuse parce qu’elle ne traitait pas les civils comme les hors-la-loi, Watari ne concevait pas que l’on pouvait ainsi considérer qu’il était normal d’user de drogues et de violences pour obtenir des informations quand il s’agissait de petits criminels à peine organisés. Ce n’étaient que des petites frappes, pas des guerriers ou des shinobis adverses. Cela soulevait d’ailleurs la probabilité que la jeune femme puisse être encore plus virulente envers de potentiels adversaires. Il commenta alors simplement avec réserve : Plus radicale, sûrement une pointe d’euphémisme de ta part… C’était toujours une petite taquinerie mais qui cachait une véritable désapprobation.

Quand ils arrivèrent devant l’entrepôt… Watari soupira en entendant la remarque de la jeune femme. C’est à moi de faire le sale boulot, alors ? Il la regardait, quelque part entre la désapprobation et la consternation. Il n’y avait aucune crainte dans ses mots, mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui demande de foncer probablement dans un piège. Enfin, qu’importe. Watari dégaina un de ses sabres. L’instant d’après, la porte tombait en lambeau, permettant à la lune de s’infiltrer dans ce qui semblait être un point avancé de réunion pour malfrats.

Lesdits malfrats se retournèrent vers eux, les yeux stupéfaits. Ce n’était pas tous les jours que quelqu’un rentrait dans un entrepôt en transformant une épaisse porte de bois en lambeau avec autant de vitesse. Je vous conseille de lâcher vos armes. Evidement, s’ils l’eut fait, c’eut était plus simple. LES MECS ! ON EST DECOUVERT ! ALLEZ REVEILLER LES AUTRES ! Hurla l’un des hommes. Ils étaient d’âges avancés, le plus jeune étant sûrement moins vieux de quelques années. Ils avaient tous en commun le fait d’être habillé de crasse et de vêtements en lambeaux, de bandanas et d’armes de fortunes. Ce n’étaient pas de vrais guerriers. L’un d’entre-eux poussa un cri de guerre en se jetant vers eux et notamment, Sanadare, en tentant d’enfoncer un bambou dans le ventre de la Hyuga. Son action ne put jamais arriver à son terme. Watari, usant de son fourreau, le frappa à la vitesse de l’éclair.

Jugulaire, genou, torse, bras. Les coups avaient fusés tellement vite que l’homme chuta au sol, crachant de la mousse, les yeux horrifiés de stupeur. Ils ont l’air de t’en vouloir. Je me demande ce que tu as pu leur faire. Peut-être était-elle connue, dans le milieu des malfrats ? Vu les méthodes qu’elle employait, ça n’était pas inconcevable. S’avançant, la démarche assurée, jusqu’au centre de la pièce, le jeune homme revit dans ses souvenirs cette scène où il avait affronté les gardes de la folle de première mizukage. Il se fit rapidement entouré, mais ne perdit pas son sang-froid pour autant. Chopez-le ! Il ne pourra rien contre nous tous !

Du moins, c’est ce qu’ils crurent quand ils lancèrent l’assaut. Quand Sanadare put enfin s’approcher de Watari, il trônait au centre d’un sol recouvert d’hommes inconscients. Certains avaient des osés brisés, mais ils étaient tous indemnes. Ce qui termina le ballet mortel fut le bruit de sa lame retournant dans son fourreau. Il faudra que je me fasse forger une lame sans tranchant. Il est difficile de se battre ainsi sans tuer avec une lame normale. Il avait réussi l’accomplissement de tous les vaincre sans user de sa lame pour autre chose que de parer. Son fourreau en revanche, avait fouetté nombres des hommes qui s’étaient avancés trop près. J’imagine que mes méthodes te laissent dubitative ? Dit-il finalement sen retournant vers elle, le regard toujours un peu sceptique.
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Ven 12 Jan 2018 - 0:57
Elle venait de lui offrir un de ses petits sourires taquins, coquins, un de ceux que seules les créatures aussi détraquées savaient faire. Parce qu’il avait relevé tous ses propos avec mordant et qu’au final, la femme aimait ça. Elle se souvenait mal de leur conversation passée, plus de l’acte de conclusion au final, mais la Hyuga se doutait bien sur ce qui l’avait gardé dans sa mémoire. En plus de ces « talents ».

-Euphémisme hein... Son radicalisme… sa silhouette ondulait contre le mur de l’ouverture dans une rotation d’artiste acrobate, petits souvenirs pour eux. Mes méthodes extrêmes ont parfois du bon sur certains moments non ? Elle lui tira la langue avant de le laisser faire.

Le premier rôle sur la scène s’abandonnait pour le samouraï, bien que le public ou plutôt le reste des acteurs, ne semblaient pas vraiment d’accord pour se libéraient de la reine des punks ce soir. Elle qui foutait son petit bordel depuis quelques mois. On avait du mal à l’attribuer dans un camp dans le milieu et c’était là tout le problème et sa singularité. Imprévisible et dangereuse pour eux du moins. Cette dernière ne bougeait pas un doigt, confiante ou inconsciente, peut-être les deux, bras tendus en arrière sur un rebord de rambarde qu’il la retenait ses jambes croisées en avant, totalement à la merci d’un assaut fatal. Une posture encore équilibriste pour narguer ou séduire les admirateurs. Va savoir. Jamais aucuns n’arrivaient jusqu’à elle et amusée, la kunoichi ne cachait ni son humeur joviale, ni son rire qui fendait son rictus de bon cœur. Elle applaudissait à la fin en se remettant droite sur ses jambes. Comme une groupie, mi- moqueuse, mi- bonne actrice. Femme insupportable à ses heures. Qui n'avait vraiment de sérieux, même son semblant ne durait jamais longtemps.

-C’est toujours plus difficile de maîtriser sans prendre la vie. J’admire la technique plus grande que cela demande et j’adhère au principe, mais vois-tu… Le problème étant que si j’arrêtais ma vision- façon de parler, à ma tâche qui n’est que d’appréhender, elle serait parfaite. Mais… Elle croisait les bras.

Le problème étant qu’elle n’aimait pas perdre son temps et c’était un peu comme cela que cela lui paraissait quand à ses débuts ici, elle était comme le samourai au final. Ou même avant oû on l’avait élevé dans les vieilles traditions d’un kunoichi, la moralité, l’honneur et le devoir, un code différent des samouraïs mais aussi stricte que contraignant à sa façon. Qu’est-ce qu’elle avait eu de le suivre ?

-Tu penses qu’il adviendra quoi ensuite d’eux ? Je vais les ramener dans un poste de police, ils seront jugés sous peu, emprisonnés un temps, puis relâchés pour avoir payé leur dette et que crois-tu qu’ils deviendront ensuite ? Des gens honorables, qu’ils rentreront dans le rang. Cela la fit rire. A quoi bon, tous ses efforts s’ils ne font que se reportés, le problème étant le même, si nous « gentils » nous sommes liés à des principes, eux n’ont aucune limites, du coup ça prolifère.

Elle haussait les épaules.

-Non, ils ne m’aiment pas par ici, parce que mes méthodes sont les leurs et que dans ce milieu, c’est le plus terrifiant qui dicte la loi. Un sourire taquin s’affichait. Et la loi, c’est moi non ? Mon rôle tout du moins.

Et lui offrait un face à face nez à nez pour souffler sur son minois dont elle ratait toute les expressions.

-Je devrais t’offrir une récompense, voyons voir…

Une main arrangée déjà le large col du kimono quand la Hyuga mordait ses lèvres faussement pensive. Puis au final, elle taquinait l’espace entre eux et son torse avec une ombrelle la sienne à elle. Enfin plus pour longtemps…

-A quoi sert une lame qui ne tranche pas ? Tabassez les avec ça plutôt, c’est tellement plus humiliant. Ta récompense ! Toujours un plaisir de collaborer avec toi.

Qu’elle déclarait d’une rotation, ses pas la menaient vers du cordage pour ligoter tout ce petit monde…

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Dim 21 Jan 2018 - 18:48
La question de la justice des hommes était donc centrale pour la jeune femme. Elle ne croyait pas que l’enfermement était de nature à éteindre le chemin criminel qu’ils empruntaient. Et elle avait probablement raison. Si l’on préfère l’enfermement à la mort, c’est bien parce que le risque de décapitation n’a jamais empêché les vols. Le crime est quelque chose qui ne craint pas la mort, sinon cela ferait depuis bien des années que le crime n’existerait plus, notamment face aux gens prêts à lever leurs lames pour punir de manière intransigeante tous ceux qui dévient de ce qu’ils estiment juste. Sur ces paroles, il dégaina partiellement deux de ses sabres, faisant refléter la lune et ses rayons le lame du tranchant immaculé, mais dont le potentiel meurtrier semblait éclairer la nuit nocturne. Les renvoyant au fond de leur fourreau, les crocs de son âme restaient ainsi enchaînés à ses volontés pacifiques.

Restaurer la paix et l’harmonie n’était pas quelque chose qui se conciliait correctement avec la guerre et les morts. Chaque vie prise était le terreau fertile d’une future vengeance, d’un traumatisme qui en créerait probablement d’autres. Pourtant, en cette terre d’accueil qui avait la douceur de la paix, ils étaient nombreux à vouloir venger leurs morts. C’était à croire que la nature des Hommes était ainsi vengeresse, incapable de laisser tomber la rancune et la haine pour s’en nourrir, s’y réfugier. Le serpent, couleuvre indigeste, continuait ainsi à creuser la terre, fragilisant les fondations de la paix, dévorant innocence et innocents, laissant ses œufs et ses mues sur sa route, métamorphosant les champs de fleurs en terrain de chasse, se faisant progressivement multicéphale jusqu’à donner naissance à des léviathans guerriers et affamés de guerre. La justice ne doit pas se faire sourde des raisons du crime. Si on attend de la justice qu’elle rende une vie paisible et qu’elle éteigne la souffrance des cœurs, c’est que l’on ne comprend pas l’office d’un juge. Il n’est là que pour rétablir l’équilibre. Ce qui se passe dans les prisons et à l’extérieur des cours de justice ne concerne le juge que lorsqu’on lui demande de juger. Justifier l’inefficacité de la justice par l’échec d’une communauté, c’est juste déplacer le problème et faire l’autruche. Un doux mensonge, qui exalte ceux qui craignent pour leur sécurité…

Il soupira. La gentillesse ? Cela n’existait pas, pour Watari. Il y avait tant et tant de valeurs qui se dissimulaient derrière ce que l’on appelait la gentillesse. La pitié, la tolérance, l’altruisme, la sollicitude. Tout un tas de valeurs dont les interprétations et les applications variaient : la preuve en était avec Sanadare. Si Iwa rendait le crime plus coûteux que d’en vivre, une grande majorité de gens se conformeraient à vos lois. Enfin, pour la partie incompressible de ceux qui ne connaissent que l’envie de transgresser… Les prisons sont là pour les confiner. Ton rôle d’agent de l’ordre, si tu l’adjoins à la violence, ne fera que perpétuer le cycle de prolifération que tu souhaites endiguer, Sanadare. En tout cas, là est mon sentiment. Après tout, à défaut d’être esthète ou philosophe, il était au moins calligraphe et lettré. Il n’était pas juge, ni chef, ni responsable de quoi que ce soit à Iwa, hormis pour son grade de Jônin qui lui donnait un rôle d’importance dans la gestion des forces shinobis. S’il en avait l’occasion, il aimerait éradiquer le crime – non pas par la force – à Iwa, mais ce n’était pas encore dans ses offices et ne le serait probablement jamais, en tant qu’étranger en ces terres. Quant à être la loi… Ni toi ni moi nous le sommes. La loi, ici, c’est le Nidaime tsuchikage. Nous sommes son bras, à la toute limite, mais nous ne pouvons pas créer les règles qui punissent les crimes. Nous sommes simples exécutant. Lui déclara-t-il en la regardant se mettre près de lui, impassible, alors qu’elle alla très rapidement se mettre à ligoter les vaincus qui seraient bientôt captifs.

C’est tout ce que tu avais à faire pour ce soir, Sanadare ? Il avait lui-même d’autres occupations auquel il pouvait attendre, mais au regard des méthodes discutables de la jeune femme du clan Hyûga, il préférait la surveiller le plus longtemps possible. Après tout, il n’était pas impossible qu’elle décide d’en achever un quand il aurait le dos tourné ou d’en torturer un plus tard. Ce qui évidemment, n’était pas envisageable pour l’esprit du samouraï.
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Jeu 1 Fév 2018 - 5:46
Le son singulier des lames qui se rangeaient happé la kunoishi, qui se contentait alors de sourire en coin et d’écouter. Même si elle ne montrait rien trahissant son attention particulière pour les propos qu’il lui donnait à décortiquer, la femme les imprimait tous dans un coin de son esprit.

-Tu parles comme un bon politicien. Noyant le poisson dans des flots de jolis vers bien choisis. Je ne débattrais pas avec toi, je te l’ai déjà, aucun de nous ne cédera jamais de son terrain. Alors… Premier arrivé, premier servis quant au choix de sa méthode la plus juste. Je ne chasse jamais deux fois la même proie, parce que c’est elle ou moi qui finit sa route à la fin de la rencontre. C’est équitable ça tu crois ?

L’équilibre hein ? Ça aussi à son sens était une douce illusion des hommes, car la balance trop alignée avait tendance à être ennuyeuse et très vite leur nature reprenait le dessus, cherchant le courroux et les petites bêtes capables de divertir leurs esprits engourdis.

-Quant au Kage, s’il est insatisfait qu’il vienne me défaire de mes fonctions non ? Ma loi à moi n’est pas aveugle à un seul homme, je te l’ai déjà dit pourtant. Kage, Damyio ou même un dieu, si ce qu’il dit ne va pas dans mon sens, je ne l’appliquerais pas et si Iwa n’est pas d’accord avec ça…

Un sourire de toutes ses dents, avant qu’elle hausse ses épaules. Qu’ils la chassent, la tuent, l’enferment ou s’obstinent à la résoudre, aucune menace ou ombre de ce genre ne semblaient pouvoir suffire, parce que la kunoishi avait accepté l’idée de perdre gros en échange de son tracé de ligne imperturbable. Plus du genre à casser les murs, qu’à les contourner, un concept à elle seule… Mais quelle importance ?

-Oui, j’ai déjà trop de mon temps libre, seulement parce que tu étais là. Un rire léger perçait un peu dans l’écho de l’entrepôt. Vu que tu as fait tout le boulot, on fera à ta façon pour cette fois, mais dès demain soir mon cher, tu pourras les recroiser ici, car tu oublies un détail important dans les sociétés modernes. Un rictus mauvais, quand il prononçait la suite… La corruption. Présente partout et corrosive, souvent sous des masques qu’on ne soupçonne pas. Enfin, tu as bien le temps pour te rendre compte, que l’herbe est la même dans tous les prés au final. Je suis sûre que je ne t'apprends rien de toute façon.

Elle en attrapait deux, un dans chaque pour les traîner avec elle au poste de police, les plus valides par précaution, informant le Samouraï qu’il n’aurait qu’à donner la position des autres à ses collègues, c’était bien assez pour ses heures sup’.

-Ne va pas croire Watari, mes propos peuvent te paraître borné et parfois un peu dur pour ta vision, mais j’admire malgré tout ta force d’esprit pour ne pas dévier. Au moins sur ça, on est un peu semblable, juste que… On ne fait pas partie du même camp de vision des choses. Tu serais le pire de mes coéquipiers, mais j’aime boire avec toi, essayez de nous supporter dans d’autres circonstances plus joyeuses la prochaine fois. Quelques mètres de plus le bâtiment se profilait. T’es rentré chez toi plutôt au final non ? Je me souviens que Testu no kuni te tenait déjà à cœur malgré ton bandeau bleu. Tu es plus Iwajins que je ne le serais jamais. Moi-même je viens de Hi no kuni que j’ai en soit trahie au final non ? Son sourire amusé toujours, mais Sana’ disait toujours les choses telles qu’elle les pensait parfois, cela la desservait… Il y a aussi des étrangers et des traîtres parmi les pionniers de ce village, gravé dans les fondations d’Iwa pour toujours ou final, quelle différence avec vous kirijins ? La même histoire de désaccord d’opinion non ? Un ricanement puis… Il y a ceux qui peuvent vivre avec et ceux qui ne peuvent pas… Voilà tout ! Ignorer les hypocrites est un peu le jeu du coin.

Avait-elle avoué en chemin, se fichant pas mal d’être accompagnée/surveiller ou non. Sa main se levait pour le saluer, visiblement elle n’attendait aucune réponse ou n’en voulait pas. A la base policière, elle jetait aux pieds des gardiens leurs prises, laissant comme convenu l’adresse où aller prendre les autres, avant de les informer qu’elle rentrait chez elle. Assez joué pour aujourd’hui…

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Dim 11 Fév 2018 - 16:15
Quelles étaient les probabilités pour qu'ils tombent d'accord ? Ils étaient décidément opposés sur leur regard porté sur le monde et les actes à accomplir pour que celui-ci soit meilleur. Mais ne pouvait-on dire que cela ? Qu'est-ce qui, fondamentalement, les rendaient si différents et à la fois si semblable ? Ils étaient comme deux opposés, mais qui restaient tous les deux dans une trajectoire commune, visant les mêmes objectifs. J'ai foi en l'avenir. Il le faut, sinon, ne reste plus que cendres et regrets.

Oui, cette simple phrase répondait amplement à leur seule et pourtant fondamentale différence. Watari se battait pour un mieux. Sanadare, se battait à tout le moins, pour que demain ne soit pas pas pire et se contentait d'admettre que le monde était tel qu'il était, plein de vices. Est-ce que l'un avait raison sur l'autre ? Et est-ce que l'un avait totalement faux, par rapport à l'autre ? Le samouraï et la guerrière du clan Hyûga avaient probablement tous les deux raisons, dans une certaine mesure. Mais ce qu'ils cherchaient à accomplir restait pourtant tout à fait différent.

Elle était partie, lui révélant qu'il y avait des traitres parmi les fondateurs. Toute cause appelait un jour à voir des gens la quitter et la trahir pour une autre. Malgré tout, rester sur un tel constat n'était-il pas facétieux et sophistique ? Il était rare que les trahisons ne reposent que sur une raison précaire, une hésitation purement soudaine et matérielle. Les traîtres étaient souvent des déçus. L'attitude de la belle Hyûga était elle aussi et fort probablement, le résultat de nombres de déconvenues : on ne perdait pas ainsi foi en un monde meilleur juste par plaisir et par conviction...

Le samouraï s'éloigna du lieu des combats après s'être assuré que les services compétences s'occuperaient des délinquants litigieux et se promettant un jour de s'assurer que les services de police du village soient... Plus efficaces...
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Chaos nocturne ft. Sanadare & Watari

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