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Dix règles (ft. N. Shikarai)


Mar 12 Déc 2017 - 20:56
Voilà une occasion très spéciale et elle restait toujours dans ce cadre professionnel dans lequel Shizen s'illustrait. Si c'était spécial, c'était surtout par rapport au lieu où allait se dérouler cette journée. Habituellement, tout ce qui concernait l'institut passait par son bureau au complexe scientifique ou dans les locaux mêmes du département. Aujourd'hui, le programme allait se dérouler au sein de l'Assemblée. Ce lieu qui faisait office de siège politique. Plus précisément dans les sous-sols de ce lieu emblématique : le quartier général de l'unité du Mouton Blanc. Actuellement, l'Aburame faisait une petite visite des lieux. En effet, suite à une toute nouvelle organisation interne propre à l'institut, la section d'élite allait intégrer la sienne et se retrouver sa supervision. Dès lors, il devait vérifier cette petite base qu'il comptait exploiter pour les membres actuels, mais aussi pour les nouvelles recrues. Si le manipulateur d'insectes disposait déjà d'un local déjà bien équipé et espacé, il ne pouvait pas se permettre de demander à des ninjas d'élite de se retrouver dans une ambiance un peu plus scientifique. Le climat n'était pas du tout identique et cela ne permettrait pas de mettre les concernés dans le meilleur des conforts possibles. Ainsi, il devait désormais s'approprier ce tout nouvel endroit. Vérifier si des rénovations étaient faisables avant d'attaquer le concret avec les hommes de Shiroi. Mais visiblement, il n'y avait rien à faire ici. Tout semblait déjà opérationnel pour un effectif restreint. Fidèle à sa réputation, Hitsuji savait parfaitement quoi faire lorsqu'elle était dans son élément. Le Jônin avait toutes les cartes en mains pour faire durer ce qu'elle avait fondée.

Dans une salle très grande - servant certainement aux entraînements - marquée par l'obscurité, l'Aburame attendait une deuxième personne : Nara Shikarai. Ce manipulateur d'ombres qu'il avait croisé il y a quelques semaines à propos du jeune Metaru Kahei. En revanche, le scénario allait être très différent cette fois-ci. Oui, celui qui pouvait se positionner en tant que futur chef de clan allait être soumis à une petite série de test, répondant au tout nouveau règlement de cette section. Un moyen de le conditionner à un tout nouveau train de vie. Tout comme lui forger une toute nouvelle mentalité, digne d'un assassin qui ne reculerait devant rien. Seulement, lors de la convocation par lettre, le membre du conseil précisa un point très important. Dans cette salle, il n'attendait pas Nara Shikarai. Non, loin de là. Il voulait voir le loup que Shiroi avait formé. Autant dire qu'il ne s'attendait pas à voir cet ancien élève qui regrettait le sort de son élève. Non. Lors de leur dernière rencontre, il avait montré beaucoup trop de faiblesses. Shizen attendait de voir une tout autre personne. Et s'il ne la trouvait pas, il s'occuperait de la créer.

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Mer 13 Déc 2017 - 15:20
Ce jour avait une saveur particulière. Dans le but d’améliorer et d’optimiser les groupes unités spéciales des nuages, ceux-ci aller être revu, et réorganiser. Pour l’instant, je ne savais pas grand-chose sur les réorganisations en cours. Cependant, j’étais déjà informé que la supervision de l’unité allait changer, et que de fait, je n’aurais plus affaire à Hitsuji. D’ailleurs, malgré les rapports qu’elle avait pu envoyer au quartier général, je ne l’avais pas revu en personne depuis notre mission au pays du feu. Il faut dire que bien qu’extrêmement périlleuse, nous avions joué de chance sans avoir de véritables problèmes dans sa réalisation. Autre information capitale, l’unité d’élite à laquelle j’appartiens sera désormais rattachée à l’institut de recherche générale. Cette unité conjointe, appelée Zakūgai, reprendra le rôle des deux unités qu’elle agrège. La volonté derrière cela était très simple. Gagner en efficacité. Le partage d’information entre ces deux étant primordial. Par ailleurs, pour une cité telle que Kumo, tournée vers la science et le progrès, c’était tout à fait logique par rapport aux enjeux devant nous. Tout cela, je l’avais su par des discussions avec les membres de l’unité. Je n’avais eu la confirmation de tout cela qu’hier, en recevant une missive de mon nouveau superviseur. Celui-ci c’était d’ailleurs bien gardé de signifier son identité, laissant uniquement à la fin du parchemin, ce que je supposais être ses initiales, A.S. Même s’il aurait totalement pu s’agir d’autre chose. Pour ce qui est du contenu, il s’agissait d’un rendez-vous avec cette même personne, dont j’ignorai pour l’instant tout, au cœur même du quartier général, sous l’assemblée. Le reste du contenu était sans détour. C’est le membre d’élite qui était attendu, et non l’homme que j’étais.

Tel que l’annonçait le fameux adage, commencer à réfléchir, c’est déjà désobéir. Je n’étais pas là, malgré mes états d’âme, pour réfléchir aux missions que l’on me confiait. Je n’étais pas là pour savoir si c’était bien ou mal, non. J’étais là pour servir Kumo, et par extension, ceux nommés pour s’en occuper. J’avais troqué le bandeau blanc aux emblèmes de Kumo et des Nara, par un bandeau plus sombre, sur lequel les mêmes emblèmes étaient bien moins visibles. J’avais resserré les bandages à mes poignets avant d’enfiler un vêtement sombre. Le visage sans expression, j’avais récupéré mon masque de loup. C’était peut-être la dernière fois que je le porterais, j’aurais sans doute avec les changements de l’unité, l’occasion d’en changer et de progresser. Arrivé en avance dans la salle de commandement, je contemplais la carte du territoire de la foudre dont nous disposions sur la grande table au centre. Lorsque l’heure arriva, j’étais déjà devant la porte. Celle d’une des salles d’entraînement que nous avions à disposition. Sans un mot, sans un bruit, j’étais entré. Ne reconnaissant pas encore mon interlocuteur, j’allais sans doute avoir fort à faire aujourd’hui.
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Mer 13 Déc 2017 - 19:31
Voilà l'homme de la journée. Comme Shizen voulait le voir, il faisait face à un loup d'Hitsuji et non pas à Nara Shikarai. Enfin, ce sentiment ne se dégageait que sur l'aspect visuel du personnage. Si l'apparence était tout de même importante, elle restait très minime aux yeux de l'Aburame. C'est sur le plan mental qu'il attendait des résultats concrets à propos de ce garçon. Shiroi l'avait repéré et l'avait donc recruté, cela voulait dire qu'il était logiquement très prometteur. En revanche, ses antécédents ne jouaient pas spécialement en sa faveur. Et par antécédents, il entendait l'expérience de l'homme. Hormis une mission à haut risque qui était tout à son honneur, il n'avait pas encore tellement prouvé. Concernant la capture du marionnettiste de Kaze no Kuni à Shitô, le manipulateur d'insectes ne jugeait pas nécessaire de le juger dans une situation de bataille. Non, le plus important était de jauger ses compétences dans différentes situations, où il avait toutes les cartes en mains. C'est comme ça que l'unité procédait généralement. Le déroulement d'un meurtre importait très peu le Jônin. Le plus important était de voir comment il allait s'y prendre par rapport à sa propre personne. Si ses émotions allaient surgir et le gêner dans ses prochaines actions. Le nouveau chef de section se trouvait sur une grande chaise s'approchant d'un véritable trône. L'obscurité masquait toujours sa réelle identité. Le loup n'avait pas besoin de savoir qu'il faisait face à Aburame Shizen. Le loup devait simplement répondre aux ordres de son supérieur. Ni plus, ni moins.

Alors que le manipulateur d'ombre se trouvait un peu plus loin, celui qui se faisait passer pour un parfait inconnu pris la parole.
Tu as été recruté par Shiroi. Mais mérites-tu réellement ta place en tant qu'élite de notre village ... ? Cette phrase résonnait partout dans la salle : moment clé pour plonger le Nara dans une illusion. Celle-ci fit apparaître à quelques mètres de sa position une jeune femme, avec un enfant dans les bras. Celui-ci ne donnait pas plus de cinq ans. Autrement, le décor ne changeait pas. Là où une illusion pouvait être lancée pour mettre une personne dans une scène fictive qui semblait être la réalité, l'Aburame préférait faire tout le contraire. Qu'attends-tu, prédateur ? Tu as une proie, sous tes yeux. Je veux que tu l’exécutes. Il ne donna pas plus de consignes à ce propos, simplement de tuer cette femme dont il ne connaissait rien. Qu'allait-il faire ? Obéir aux consignes sans en placer une ? Montrer de l'hésitation en essayant de la tuer ? Demander plus de renseignements ? Quoi qu'il en soit, cela allait l'amener à connaitre de toutes nouvelles règles. Les dix règles.

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Jeu 14 Déc 2017 - 0:23
La pénombre qui régnait dans la pièce ne me permettait toujours pas d’identifier mon supérieur. Cependant, ce qui se jouait ici, je le savais. Je l’avais su en lisant la missive qui annonçait pourtant simplement un rendez-vous. Entre les lignes, c’était tout autre chose qui se jouait. Comme un combat qui s’était engagé. Et ce combat-là, même s’il serait peut-être à un moment ou à un autre physique, serait avant tout psychologique. Ce n’était peut-être même pas un combat au sens propre. En tout cas, c’était très certainement un test. Et cela prenait tout son sens en une telle période de réorganisation. Seul les plus aptes et les plus méritant pourrait alors rester au sein de la nouvelle formation.

Je ne voyais quasiment rien de lui à cause de l’ombre, mais c’était plutôt un avantage pour moi. Il était assis, son siège semblait imposant, mais je n’avais pas le temps de m’attarder. Après un bref silence, mon interlocuteur se décida enfin… Il commença par une interrogation. Une question me vint immédiatement ; s’adressait-il à l’homme, ou au loup qu’il voulait voir ? L’invitation en ses lieux était suffisamment explicite. Je savais donc à quoi m’en tenir. Cependant quelque chose me dérangeait. Était-ce le ton qu’il avait employé ? Celui-ci avait résonné dans toute la pièce de manière assez hypnotique. Cette voix… Je l’avais déjà entendu, peut-être que ma gêne venait de là. Mais je compris bien vite qu’il était déjà trop tard pour moi. Face à moi, entre le fauteuil de mon interlocuteur et moi-même, une jeune femme venait d’apparaitre, portant un enfant de quelques années. Je venais probablement d’être plongé dans une illusion, mais pourquoi le faire de manière si voyante ? À vrai dire, j’avais déjà ma réponse. C’était bel et bien un affrontement psychologique qui allait se jouer là. Un Nara tel que moi était sans doute attendu sur l’élaboration d’un plan pour se sortir de ce genre de situation. Je savais déjà ce que souhaitez répondre à la première question mais je n’en eus pas le temps, puisqu’une autre question et un ordre suivis l’apparition de l’illusion.

L’interrogation n’était qu’une provocation mineure. Être un ninja d’élite requerrai de savoir garder son sang-froid. Sans doute que cette provocation n’était qu’un début. L’ordre était d’exécuter cette femme. Évidemment. Dans une situation réelle, un cas pareil était forcément difficile a réalisé. Sachant que je n’avais à faire qu’à une illusion, c’était bien sûr facile de s’exécuter. Mais, je n’oubliais pas mon premier à priori.

Peut-être que vous allez trouver que je pinaille… Mais, pourquoi ferais-je cela ? Un ninja d’élite se doit d’obéir à son superviseur. Cependant, vous ne m’avez apporté absolument aucun élément pouvant me permettre de vous identifier comme tel… Alors… Pourquoi devrais-je vous obéir ? Un shinobi doit toujours rester sur ses gardes.

C’était une leçon que je tenais de mon sensei et qui selon moi, prévalait sur beaucoup d’autre chose. Certes le rendez-vous avait été et fixé, et la présence dans ces locaux ne laissait peu de chance au doute. Mais les intrusions à Kumo permettaient largement de justifier mes doutes, et même sans cela, mon interrogation était légitime. Aussi, je gardais mon auriculaire droit bloqué dans ma main gauche. Si jamais l’illusion venait à évoluer, je pourrais ainsi déboiter mon doigt et en sortir par la douleur. Restait à savoir si ma première réponse était jugé ou non pertinente.


Dernière édition par Nara Shikarai le Jeu 14 Déc 2017 - 14:35, édité 1 fois
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Jeu 14 Déc 2017 - 13:53
L'ordre prenait du temps à être appliqué. Beaucoup trop de temps. Voilà un très mauvais début et un très mauvais point que le loup dégageait à Shizen. Un ordre pareil devait être exécuté dans le temps qui suivait. Surtout quand la cible était si proche. Néanmoins, l'Aburame allait recevoir des explications très rapidement. En effet, le membre de Shiroi qui était de nouveau évalué prit la parole. Quelle erreur. Que voulait-il dire ... ? Le manipulateur d'insectes souffla du nez. Il semblerait qu'il y allait voir du boulot avec ce garçon. Si son argumentation pouvait être correctement reçue par d'autres, cela n'allait pas être le cas du Jônin. Non, loin de là. Le loup remettait en cause son identité et ce n’est pas pour autant qu'il comptait se montrer.
Quel culot. Un soupir. Comment oses-tu te considérer comme un ninja d'élite alors que tu n'es même pas capable de discerner le vrai du faux ... ? Dit-il alors qu'il applaudissait le candidat. C'est une toute nouvelle facette que le membre du conseil abordait. Un comportement qui visait à titiller la psychologie de son vis-à-vis, en plus des différentes situations. Et cette attitude provocante sera régulièrement mise en avant. Tu es venu aveuglement ici sans connaître mon identité et lorsque tu es devant moi, tu te poses ces questions-là ... ? Hitsuji ne faisait pas correctement son travail ... ? C'était inquiétant. Selon la nouvelle politique du directeur de l'institut, en tout cas.

Toujours confortablement installé sur son siège, les jambes légèrement en avant, il suivi ses explications.
Tu sais ce que tu renvoies comme image ? Celle d'une personne qui se proclame être l'élite de notre village, mais qui ne prend aucune précaution, en plus d'hésiter à exécuter un ordre. L'illusion mettant en scène une femme et son enfant restait toujours active. Dans notre village, il y a une pyramide. Au sommet, il y a comme tu te le doutes : le Raikage. Un étage en dessous, il y a ceux qui œuvrent pour le maintenir au sommet, en l’occurrence : moi. Juste en bas encore, il y a l'élite. Cette élite répond aux ordres sans connaître la personne exacte. Car qu'importe la missive, elle proviendra toujours de la haute instance. Voilà pour l'explication. En effet, si l'Aburame était aujourd'hui son supérieur, il pouvait y en avoir bien d'autres. Et par précaution, révéler l'identité n'était pas forcément la meilleure des idées. Si tu n'es pas capable de répondre à tes responsabilités, tu peux laisser tes affaires ici et repartir vivre ta vie normale. Mais si tu te considères réellement comme l'élite, tue cette femme. L'illusion ne changeait pas, elle attendait toujours l'action du Nara. Qu'allait-il faire suite à ça ... ?

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Jeu 14 Déc 2017 - 23:58
Je n’aimais pas perdre. Et je crois que c’est ce moment dans ma vie, qui en restera pour longtemps une preuve pour moi. Cet instructeur… Je reconnaissais toujours sa voix sans pour autant être capable de l’identifier. Avais-je avancé trop vite ? Peut-être. Peut-être pas. En fait, je ne suis pas sûr qu’il y ait eu une issue ou une bonne réaction. Toujours est-il que j’étais en quelque sorte piégé par un dilemme. C’était probablement le but de la manœuvre. Mais dans tous les cas, la réponse que j’apporterai ne solutionnerait pas le problème. Si je persistai à chicaner, nul doute que mon interlocuteur continuerait à me rentrer dedans pour briser mon esprit. Cependant, si je choisissais de me rétracter, ce n’était pas forcément plus malin. D’une part, je reconnaissais une erreur, et donc, une faiblesse. Même si en soi, c’était peut-être mieux que de rester dans son erreur. Cependant, les propos de mon potentiel futur superviseur étaient volontairement troublants.

C’est un dilemme fort intéressant que vous me proposez là. Peut-être allez-vous considérez que je fais preuve de bien trop de suffisance mais…

Je déboitai alors mon auriculaire d’un petit mouvement sec. Le petit bruit d’articulation avait sans doute porté dans la pièce empli de silence à cet instant. L’horrible douleur qui me parcouru me provoqua un rictus invisible derrière mon masque. Je ne perdais pas en vue mon idée, dégainant au même moment mon katana pour trancher le air devant moi, alors que illusion n’était qu’en train de s’estomper. Au cœur de l’illusion, je venais de trancher la jeune femme. L’illusion étant en train de s’estomper, j’avais en quelque sorte fait d’une pierre deux coups. J’avais obéit, sans vraiment obéir. C’était sans doute stupide, mais je voulais montrer que je pouvais réagir face aux deux enjeux psychologiques devant moi. C’était puéril, mais c’était une façon de ne pas choisir. Ou plutôt de choisir les deux options ensemble. Ce coup sur l’illusion n’était là que pour montrer que j’étais capable d’obéir. Mais le problème n’était pas là. Je n’avais pas envie de jouer. Ou plutôt de perdre. Les loups ne perdent pas.

… Mais je ne suis pas un Yūrei. Vous vouliez voir un loup, non ? Le voilà. Avec ses défauts, et ses qualités. Il n’y a pas de prétention chez moi. Seulement, je ne pense pas être ici pour rien. Et j’ai passé l’âge de jouer avec des illusions. Du reste, tuer une femme illusoire n’a pas de sens. Et j’ai réglé le problème, en la tranchant, et rompant le genjutsu. Je maintiens donc ma position. Rien ne me permet de vous identifier en tant que superviseur, même si le pourcentage pour lequel vous ne le seriez pas est négligeable. Ce qui est négligeable ne doit pas être négligé. Le plus infime des actes peut avoir des conséquences titanesques. Mon interrogation est donc pour moi légitime. Et la pyramide des grades n’a rien à voir là-dedans. Bien sûr que j’exécuterai toujours la mission, qu’importe le supérieur qui me la confie. Mais il faut bien que j’identifie celui-là comme tel, sinon n’importe quel traitre pourrait se servir de nous comme des pions.

Par identifier le superviseur comme tel, je ne pensais même pas à son identité. Mais à un mot code, une astuce quelconque de ce type. Et je crois que mon interlocuteur le savait très bien. Le ton que j’employai était volontairement d’une neutralité absolue. Mon attitude était assez éloignée de l’impression que je pouvais dégager habituellement. Mais je n’oubliais pas une chose. Cette voix, même si je ne l’avais pour l’instant pas reconnu, je l’avais déjà entendu. Il y avait donc de grande chance pour que mon interlocuteur me connaisse. En lançant une illusion, c’est sur le mental qu’il voulait travailler. Alors, autant entrer dans son jeu. Et si j’étais vraiment dans l’erreur ? Difficile à dire. Mais je n’avais rien à perdre. Dans l’unité spéciale ou non, je saurais me rendre utile à Kumo, et c’est l’unique chose qui comptait. Sur le même ton, je conclus finalement.

Je répondrais toujours à mes responsabilités. Si vous jugez que je ne suis pas apte… Virez-moi, maintenant. C’est la meilleure chose à faire pour Kumo. Cela ne m’empêchera pas de servir les nuages autrement.
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Ven 15 Déc 2017 - 14:21
Un dilemme ... ? Ce n'était pas ce que Shizen lui proposait en lui faisant apparaître une scène fictive. Non. C'était tout simple, mais vraiment tout simple. Simplement voir s'il pouvait répondre à un ordre pareil sans broncher. En soi, peut-être qu'il n'aurait aucune difficulté à tuer quelqu'un dans une illusion, mais son comportement semblait montrer tout le contraire. De toute manière, il souhaitait encore parler. Comme si sa convocation ici consistait à faire la discussion avec lui. Depuis le début, l'Aburame restait tapis dans l'ombre, soigneusement installé sur son siège. Autant dire qu'il ne comptait pas se lever pour ce garçon. Après-tout, s'il ne souhaitait plus servir les Nuages au sein d'une unité d'élite, c'était sa décision. Cette nouvelle évaluation servait aussi à voir s'il y avait des cas exceptionnels qui désiraient revenir à un train de vie plus normal. Le jeune Nara s'infligeait une douleur pour s'extirper de cette illusion, tout en répondant à l'ordre demandé. Un énième soupir. Ce manipulateur d'ombre était clairement difficile à cerner. Bien entendu, il ne pouvait pas s'empêcher de la fermer et l'ouvrait encore et encore. Durant le moment où il parlait à celui qu'il n'avait toujours pas identifié, le manipulateur d'insectes restait toujours aussi silencieux. Il préférait lui laisser tout ce qu'il avait à dire avant de rebondir sûr de nombreux points.
Tu as terminé ? Tu parles beaucoup trop. Une pause se marquait.

Bien évidemment, le Jônin avait prêté toute son attention lors des explications de Shikarai. Ce n'est pas parce qu'il répondait à une toute nouvelle responsabilité qu'il allait complètement l'ignorer. Pourtant, il aurait pu. Quoi qu'il en soit, il fallait désormais reprendre les différents points qu'il avait abordés.
Je voulais voir un loup. Tu n'es pas un loup et encore moins un loup avec des qualités et des défauts. Devant-moi se dresse tout simplement Nara Shikarai. Même si un ninja élite pouvait avoir des défauts, il ne devait jamais les montrer à autrui. Tu n'es même pas capable de comprendre des consignes. Tu sembles bien content d'avoir brisé cette illusion, mais personne ne te l'a demandé. Si tu crois avoir passé l'âge de jouer avec des illusions, tu n'as fait que montrer de l'hésitation. Autrement dit, avec cette misérable prestation, tu n'es clairement pas apte à servir nos intérêts. Tu fais honte à Hitsuji. Voilà une information qu'il pouvait prendre en considération afin de savoir s'il pouvait faire confiance à Shizen. Shiroi n'était pas une personne connue de tous, surtout son surnom : le mouton blanc. Le plus inquiétant est que tu te décrédibilises tout seul, jeune homme. Tu dis ne pas pouvoir m'identifier en tant que superviseur, mais me suggérer de te virer si je ne te juge pas apte ... ? Dans ces locaux, tu n'es plus Nara Shikarai. Tu es l'élite de ce village. Tu n'es pas l'ancien élève qui s'inquiète jour et nuit pour un gosse de treize ans. Si tu n'es pas capable d'être ce loup, tu peux sortir toi-même. Ou bien ... De nouveau, ces deux mots résonnaient, montrant une deuxième fois la femme et son enfant à quelques mètres du Nara. Tu peux rattraper tes erreurs. Car oui, hormis ce simple meurtre, il en avait fait de nombreuses. Si tu ne m'identifies pas en tant que superviseur, mais comme une personne qui voudrait du mal à ce village, qu'attends-tu pour m'arrêter ... ? Une pulsion de chakra se libérait. Que vas-tu faire ... ? Devenir ce loup, ou rester Nara Shikarai ? Il était maître de ses choix.


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Ven 15 Déc 2017 - 22:14
Choqué. J’étais choqué par mon attitude. Plus la situation avançait, plus j’avais l’impression de que celle-ci me grisait. J’ignorais si l’homme qui parlait avec moi était sérieux dans toutes ses remontrances, mais je n’en avais que faire. Cette voix… Cette façon de parler… C’était en train de me revenir. Alors comme ça, moi je parlais trop ? C’était bien la première fois qu’on me disait une chose pareille. Il ne pouvait pas me faire plus plaisir. Jouait-il vraiment ? Était-il sérieux ? Nara Shikarai hein…. Il ne me connaissait pas. Peu de gens me connaissaient dans le fond. Ni trop fort, ni trop faible, celui qu’on ne remarque parfois même pas, mais qui est là. « Tu es comme moi, Shikarai. Cela ne sert à rien de te cacher ou de te donner une image. Cesses de t’empêcher de vivre, sois toi Shikarai. ». La fin de ses paroles aurait pu être apportée par n’importe qui ayant réussi à me cerner un minimum. Mais elles venaient d’Haiiro. Et le fait qu’il reconnaisse être comme moi, ça m’avait bizarrement fait quelque chose. Mais je ne savais pas ce que ça voulait dire être moi. Est-ce que dans ce fond cette question avait une réponse ? En tous les cas, je trouvais stupide d’opposer de la sorte ce que je suis, du loup qu’il voulait voir. Les deux ne pouvaient être dissociés. Mais après tout, il avait peut-être raison, je n’étais peut-être pas un loup. Incapable de comprendre les consignes ? J’en avais que faire ses consignes. Bien sûr que c’était lui le superviseur, simplement, le doute étant possible, je n’avais pas à coopérer. Il me connaissait plus que par un simple dossier, c’était évident. Il me provoquait en évoquant Kahei. Pensait-il provoquer une réaction en parlant de cela ? Il attendait de toute manière ma réaction à ce sujet. Il relança alors la même illusion. Me donnant de nouveau un choix. Mais Nara Shikarai ne choisissait pas. Non. Et puis, il avait raison, si je ne l’identifiais pas en tant que superviseur, je n’avais qu’à l’arrêter.

Étais-je résigné ? Pas du tout. Tout cela n’était pour moi que des babillages. Cependant, il n’avait pas été inutile. Oui, il m’avait fait prendre conscience de quelque chose. Shikarai n’était pas un loup, et il ne le serait jamais. Tout ça n’était rien. Je méritais ma place dans cette élite, je le crois, sinon, je n’aurais pas été ici. Mais pas en tant que loup. Je décrochais mon masque en écoutant ses dernières paroles. Qu’allais-je faire ? Devenir le loup, ou bien rester Nara Shikarai… Je pris une grande inspiration. Puis, j’ôtai et lui jetai mon masque, avec un quasi-imperceptible sourire. J’avais enfin compris qui était l’homme face à moi. Je n’eus qu’à faire vaciller mon doigt déjà déboité pour que mon flux de chakra se restabilise, vu la douleur induite. Il n’y avait plus rien entre nous, sauf une seule chose. De l’ombre. J’enfonçai alors mais mains dans mes poches. Dans celle de gauche, je sentis un bâton, j’eu un rictus, puis au final, tout mon visage retomba, nonchalant. Je portais le bâtonnet à la bouche, s’était une branche de réglisse. Je la mâchonnai un peu, laissant un silence s’installer. Que pouvait bien penser celui que j’avais démasqué…. Allait-il dire quelque chose ? Mon ombre se fondait bien dans ce décor. Elle était déjà entrelacée à son siège, mais aussi à la sienne. Allait-il user de ses pouvoirs contre moi ? Tenter une nouvelle provocation ? Ainsi avait-il trouvé que je parlais trop ? Eh bien moi qui n’aimait pas perdre, je passais mon tour. Parfois, un long silence en dit plus que n’importe quel mot. Qu’interprèterait-il de ce silence ? Probablement un abandon. Peut-être en était-ce un. Moi je ne voulais qu’une chose, qu’il me vire si j’étais si incompétent. Mais en vérité, c’était sans doute une hésitation de plus de ma part. J’avais envie de sortir de cette pièce, et de voir quelle réaction un fin psychologue tel que lui adopterai. Il y avait aussi cette part de moi, qui jouait à se faire peur. Au moment où je sortirai de cette pièce, quoi qu’il se soit passé, je ne serais plus tout à fait le même, j’aurais évolué…
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Ven 15 Déc 2017 - 23:03
Malheureusement, même après toutes les paroles données par Shizen, rien ne semblait changer chez ce jeune garçon. Certes, il ne l'ouvrait plus. D'ailleurs, ce signe pouvait montrer une légère progression dans son comportement par rapport aux différentes choses évoquées, mais non. Non, non et encore non. Le Nara ne semblait pas comprendre ce que cherchait à lui inculquer l'Aburame. Soit l'enseignement qu'il avait tiré du mouton blanc était complètement différent et donc n'était pas adapté pour un ninja d'élite. Soit il avait des idéaux bien ancrés qu'il fallait à tout prix dégager. Peu importe le pourquoi du comment, la position du manipulateur d'insectes était solide. Si le manipulateur d'ombres pensait faire plier son superviseur à cause de son comportement, il se mettait un doigt dans l’œil. Ce n'était pas lui qui tirait les ficelles. Si le Jônin montrait une faiblesse venant de la haute instance, il ne se ferait guère respecter par cette escouade meurtrière. Alors comme depuis le début, il restait installé sur ce siège. Simplement à attendre une réaction positive - selon sa politique - du jeune Shikarai. Une nouvelle fois, cela n'allait pas être pour maintenant. Celui qui devait être un loup semblait renoncer à cette appellation, à cette responsabilité et s'illustrait tout bonnement comme le simple Nara Shikarai. Cette action qui consistait à retirer cet illustre masque l'affirmait bel et bien. Qu'allait-il faire désormais ? Le silence planait toujours. Ce silence qui provoquait de l’intérêt chez le nouveau superviseur.

De nouveau, il brisait cette simple illusion. Décidément, il ne semblait pas prêt à faire quoi que ce soit au sein de cette brigade. Quel échec. Shizen plaçait beaucoup d'espoir en lui pourtant. Son passif en faisait un membre très prometteur. Contre toute attente, le manipulateur d'ombre avait décidé d'agir. Oui, il avait décidé de faire parler son art en immobilisant l'Aburame. Sur cette offensive, celui-ci restait impassible. Dans l'ombre, un sourire se dessinait même sur son visage. Cette journée allait être intéressante à partir de maintenant. Comme il y a quelques minutes, une pulsion des ressources du Jônin se dégageait ; montrant une partie de sa force. Puis cette pulsion se cessait soudainement : laissant place à un long silence. Un long silence qui pouvait même faire penser au Nara que sa cible s'était échappée.
Tu n'as pas idée de ce que je peux faire pour retourner la situation ... Cette voix résonnait de nouveau dans cette salle. Sauf que cette fois-ci, elle ne servait pas à relancer une illusion. Une chose était sûre, ce n'était pas des paroles en l'air. Mais c'est là que tout allait commencer. Qu'attends-tu ? Le ton était très différent. Tu disais avoir passé l'âge de jouer avec des illusions ... ? Un nouveau blanc, suivi d'une parole plus glaciale. Dans ce cas, tue-moi.

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Dim 17 Déc 2017 - 1:52
Mon interlocuteur continuait ses provocations tout en restant totalement impassible. En plus de cela, il se moquait ouvertement de moi. Il répéta sa précédente impulsion de chakra, comme pour me montrer que je n’étais pas une entrave pour lui. Continuant de jouer sur l’aspect psychologique de la chose, le jōnin laissa un long silence après cette démonstration de force. Ensuite, il continua dans sa lancée, pouvait-il vraiment se défaire de la manipulation des ombres comme ça ? Sa voix résonna dans la pièce, comme précédemment. Il n’avait pas l’air de mentir. Sur un ton bien différent, d’autres paroles suivirent. Une dernière provocation. Un nouveau blanc. Plus court, plus froid, comme les paroles qui s’en suivirent. Et ce n’était rien de dire qu’elles étaient froides. Pour aller au bout de ce que j’avais commencé… C’était dans cette direction que je devais aller. Peut-être était-ce cela son but. Comment pouvais-je me sortir de cette situation ? Toujours l’air nonchalant, mâchonnant mon bâton de réglisse, je ne laissais aucunement transparaitre l’effervescence de mon esprit à ce moment précis. Il était littéralement en train de s’embraser entre toutes mes pensées contradictoires. Pourquoi en étais-je là ? J’avais choisi toutes mes actions, totalement conscient de l’impasse dans laquelle elles m’emmenaient. Et j’en étais content car j’étais moi. Personne ne changera mon fond. J’allais évoluer, progresser… Oui. Mais pas me renier. Il savait que l’ordre à accomplir était impossible pour moi, même si je le souhaitais. Mais c’était quand même autre chose qu’une illusion de base. Il n’avait plus l’air de vouloir la ressortir. À moins que je ne sois déjà prisonnier d’un nouveau jutsu, plus puissant. Avait-il réussi à me déstabiliser ? Sans doute à moitié. Je n’arrivais plus à réfléchir. J’étais pourtant prisonnier de mes pensées, sans ne rien laisser transparaitre. J’avais perdu la notion du temps. C’était-il passé une minute ou heure sans que je ne réagisse ? Je ne le savais pas. Fixant l’ombre devant moi, derrière laquelle se cacher…. Aburame Shizen.

...

J’avais fait un pas en avant. Mais je n’avais plus le contrôle, mon esprit partait en vrille. J’avais perdu. Aussi mauvais perdant que je puisse être, il allait bien falloir que je le reconnaisse. À l’extérieur, plus rien n’avait changé dans mon apparente attitude. Toujours le même air nonchalant. Malgré mon ombre, lié à la sienne, je lui laissais l’accès à ses propres mouvements. Finalement, je n’étais sans doute pas prêt, l’élite était-elle faite pour moi ? Oui pourtant, je le savais. Mais je préférai visiblement me saborder… Je n’avais plus qu’une seule chose à faire. Me retourner, et partir. Ce que je fis. J’avais suffisamment perdu de temps. Mais lorsqu’enfin j’atteints la porte, et que ma main toucha la poignée, un frisson me parcouru…

... Je sais ce que vous pensez sur mon attitude. Mais... Je ne changerais pas dans la direction que vous voulez que j’empreinte Aburame. Vous n’allez pas plier face à quelqu’un d’un grade inférieur comme moi qui manque d’expérience, c’est évident. Mais si moi-même je fléchie, alors jamais je ne pourrais acquérir de l’expérience et progresser. On ne commence pas un combat, si l’on sait que l’on va perdre.

Vraiment ? J’avais réellement dit cela ? Ma main allait appuyer sur la poignée, mais une force inconnu la retenue. Tu es vraiment le pire des idiots Shikarai... Mais admettons... L’art de la guerre n’est que duperie comme l’écrivait Sun Tsu. L’Aburame doit en ce moment même imaginer que tu as craqué. Que tu n’avais pas ta place ici. Laisse-moi une place. On va le tuer. La microseconde où ma main avait tenté d’enfoncer la poignée m’avait bousculé. J’étais un shinobi. Et j’allais encore pour longtemps le rester. Mon ombre c’était très rapidement matérialisée. Je crois même que c’était un de mes records. Elle s’était emparée du fauteuil et le trainait à moi dans un crissement atroce. J’avais dégainé mon katana, et la seconde suivante, le coup était partie. Sans hésitation aucune. Je savais qu’il allait contre-attaquer. Peut-être même qu’il avait commencé il y a bien longtemps, mais moi, je n’avais plus de doute. S’il ne faisait rien, il était mort. On aurait pu trouver toutes les critiques du monde à cette attaque purement impulsive, dont la non-préparation aurait couté la mort en combat réel. Mais avait le mérite d’être vraie. Téméraire, sincère, sauvage... Sans fioriture, sans émotion, sans âme. Elle n’avait qu’un but : la mort.
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Dim 17 Déc 2017 - 14:33
Comme quoi, il ne suffisait que d'une seule phrase pour troubler le jeune Nara. Une phrase, un ordre direct. La directive type qui lui sera demandée s'il décidait de se remettre en question et de prolonger sa carrière au sein de l'élite du village. Cette fois-ci, il n'y avait pas cette fameuse illusion qui semblait l'embêter ; il l'avait dit lui-même, il n'avait plus l'âge de jouer avec de futiles illusions. Alors Shizen lui donnait l'occasion de le faire réellement. De répondre à l'ordre d'un loup, d'ôter la vie à une personne, d’ôter la sienne. Mais comme il s'en doutait, voilà que l'hésitation naissait de plus belle chez le manipulateur d'ombre. Clairement, ce n'était plus étonnant. L'ex-membre de la section du Mouton Blanc semblait abandonner la partie. D'une part, l'Aburame sentait bien que la domination du Kagemane n'était plus active. D'une autre, le comportement du Chûnin affirmait cette pensée : il s'apprêtait à quitter le bâtiment. Durant ce court temps, un nouveau bruit résonnait dans cette salle. Celui-ci était entendu à la même fréquence que les dernières paroles provoquant les différentes illusions. Là encore, ce bruit ne semblait pas avoir été l'élément déclencheur d'un tout nouveau Genjutsu. Un simple bruit. Qu'est-ce que celui-ci pouvait bien signifier aux yeux de l'orphelin ... ?

Contre toute attente, avant de partir, il continuait d'ouvrir sa bouche. Cet homme parlait beaucoup trop. Vraiment. Néanmoins, ses explications cherchaient à faire comprendre au manipulateur d'insectes son point de vue. D'ailleurs, il avait vite compris qui se trouvait sur ce siège. Une information non surprenante venant quelqu'un du célèbre clan de Hi no Kuni. Fidèle à sa réputation. Les deux dernières phrases avaient de quoi provoquer de l’intérêt. Un retournement situation ? Très intéressant. Ce n'était même plus une question, mais une affirmation. Les secondes qui suivirent laissèrent place à la matérialisation d'une ombre qui allait de nouveau se relier au siège et sur la personne qui était installée dessus. Ce support s'approchait dangereusement du manipulateur pour qu'au final, un coup part. Un seul coup qui visait à tuer. Un coup qui avait touché. Un coup qui portait ses fruits, face à celui-ci, le Jônin ne réagissait plus. Une réaction impulsive ? Non. Sur cette action, il venait tout simplement de montrer sa vraie nature. Celle qui essayait de cacher tant bien que mal derrière l'image d'un orphelin, d'un élève attristé du sort de son professeur.

Alors que le Nara pouvait contempler le corps de sa victime, l'obscurité qui marquait cette salle fut sévèrement interrompue par l'activation de différents supports lumineux. Cette salle devenait toute éclairée, tandis qu'une nouvelle pulsion arrivait dans le dos de Shikarai. Une pulsion plus intense, une pulsion meurtrière. Le corps qui s'était pris le coup se décomposait en multitudes d'insectes. Un clone présent depuis le début ? Une illusion ? Seul l'utilisateur avait la réponse.
D'ici une semaine, la formation de l'élite commencera ici-même. Tu pourras venir, après-tout, tu viens de révéler ta vraie nature. Sur quoi, la salle s’éteignait de nouveau, tandis qu'un mécanisme s'activait pour propager du gaz soporifique.

Le bilan n'était pas si médiocre, tout compte fait.

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Invité

Dim 17 Déc 2017 - 20:15
La mort était là. J’avais réussi à ramener le fauteuil de l’Aburame jusqu’à moi, et le coup était parti. Si vite, j’avais visé le cœur, sans crainte, sans faille, sans doute. J’avais senti ma lame en train de perforer son thorax. Le jōnin ne bougeait plus. Il n’avait pas esquivé mon coup. Qu’avais-je fait ? Un doute me parcouru. Non, il ne pouvait pas être mort. Cela faisait partie de son test. Il voulait sans doute voir si j’étais prêt à aller jusqu’au bout. Alors quel était ce corps sans vie devant moi ? Non je ne pouvais pas vraiment l’avoir tué. Alors comment ? Être au-dessus du corps de quelqu’un que vous respectez et auquel vous venez d’enfoncer une lame dans le cœur… C’était irréaliste. Ou peut-être que non, est-ce trop réaliste ? J’aurais dû être par l’effroi ou que sais-je, mais je ne ressentais presque rien, hormis les battements accélérés de mon cœur. Je décortiquais mon attaque. Aurait-il pu s’enfuir ? Non. Sans doute une illusion alors… Ma réflexion fut de courte durée. Plusieurs flashes lumineux me sortirent de ma torpeur. La salle venait de s’allumer. Je sentis une pulsion dans mon dos. Je ne voulais pas me retourner. Devant moi, le cadavre était en train de se décomposer, ça n’en était pas un. Étions-nous bien dans une illusion alors ? Des milliers d’insectes se détachaient du faux corps devant moi. Je retirais lentement mon arme. Lorsqu’une voix m’indiqua que d’ici une semaine, je pourrais suivre une formation de l’élite. L’Aburame indiquait que j’avais révélé ma vraie nature… Le pensait-il vraiment ? Où étions-nous ? Toujours dans une de ses illusions ? La salle s’éteint alors de nouveau. Qu’est-ce que cela signifiait ? J’entendis un bruit bizarre. Moi qui était d’habitude si alaise dans le noir, comme tout bon Nara, j’avais des vertiges. Qu’était-il en train de m’arriver ? Je tentais de me retourner, mais il était trop tard. La conscience de Shikarai s’était endormie... Mon corps s’effondra sur le sol... Le tigre aussi s'était endormie... Qu’est-ce que... ? ............
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Dix règles (ft. N. Shikarai)

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