Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
» Au clair de la lune [H.Tsuki]
Aujourd'hui à 17:48 par Hohoemi Tsuki

» Conviction la plus profonde [Sae]
Aujourd'hui à 17:42 par Rinku Sae

» Ceux qui cherchaient la bagarre. [Lua]
Aujourd'hui à 16:58 par Hohoemi Tsuki

» Conciliation ᵜᴥ Sun-hi
Aujourd'hui à 16:31 par Nagamasa Mikazuki

»  [Mission libre B] Le purificateur
Aujourd'hui à 15:48 par Watanabe Shiori

» Ce doux sifflement [PV Etsuko]
Aujourd'hui à 15:44 par Ashikaga Gabushi

» L'heure du changement
Aujourd'hui à 15:08 par Borukan Muramasa

» vice porcin [anzu]
Aujourd'hui à 15:04 par Kinu Lua

» Eh la qui va la ! (Inspecteur gadget) / Pv Takumi
Aujourd'hui à 13:52 par Hyûga Kami

Partagez | 

Trépas de Chôgen ft. Watari & Ayuka

Aller à la page : 1, 2  Suivant

Mar 12 Déc 2017 - 21:13
Watari est haut. Haut dans les airs. Bien plus que ne l'étaient la plupart des Hommes. Le vent automnale était un peu frisquet, mais le samouraï s'était mis là, en silence, sur la statue représentant son cousin. Son frère d'arme, celui qui l'avait accueilli ici. Celui qui avait perdu la vie, par la faute de Kiri.

Même si tu dois abandonner ton corps, n'abandonne pas ton honneur. Cette phrase, celle qui intimait de combattre jusqu'au bout, sans jamais avoir peur de la mort. Chôgen en avait été privé. Ce n'était pas lui, qui avait manqué d'honneur. C'était bien plus ceux qui avaient tenté de le faire passer pour un meurtrier, un assassin. Son cœur se serrait très fort, dans sa poitrine, alors qu'il contemplait, debout, l'immensité du pays de la terre. Il avait été impuissant. Nara Alderan avait de nouveau frappé sa vie et la paix qu'il cherchait à protéger. Quant à Meikyuu Yamamoto... N'était pas plus qu'un simple meurtrier et qu'un simple assassin ? Celui-ci méritait de trépasser par le fil de sa lame. Mais en était-il seulement capable ? Avait-il la force de vaincre celui qui avait pratiquement fait jeu égal avec son cousin ?

Chôgen... Avait-il murmuré, dans le silence des brises venteuses qui couvraient sa voix à ceux qui n'étaient pas à proximité. Dégainant la lame de feu son cousin, il contempla son reflet sur celle-ci. Ne regrettes pas ce qui a été accompli. Ces maximes, il en avait désormais besoin. Pour contenir ces émotions contraires qui naissait en lui. Il n'avait pas le droit à la faiblesse. Il la connaissait que trop bien. Mais face à l'adversité, face à ces poings levés dans la ferveur d'un patriotisme éculé, pouvait-il réellement montrer la faiblesse de son cœur ? Fais preuve d'humilité et émerveille-toi du monde. L'harmonie demeurait. Pas pour les Hommes, pas pour les nations, mais elle était toujours là. Dans les pluies qui battaient les îles brumeuses, dans les souffles du ciel qui parcouraient les plaines et les pics du pays de la terre, à travers la chaleur du soleil qui baignait le pays de la foudre, dans la luxuriante végétation du pays du feu.

Rangeant la lame de Chôgen à sa ceinture, il soupira. Un millier de jours pour apprendre, dix mille de plus pour parfaire. Une infinité pour l'harmonie. Sa voix, malgré sa force habituelle, demeurait étrangement mélancolique. Pouvait-il en être autrement ? Comme s'il avait franchi une nouvelle étape, il portait le sabre comme testament de Chôgen avec lui. Comme une manière de ne jamais oublier le grande homme que son cousin avait pu être...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Mer 13 Déc 2017 - 0:32
Le discours était à présent ancré dans le passé d’Iwa, comme un temps fort du Village Caché de le Roche. Un moment solennel qui avait su rassembler le respect des morts, leurs honneurs, mais également le grondement de la guerre à venir. Certains avaient fondu en larmes en découvrant les visages de ceux qui ne reviendraient jamais par eux-mêmes au village, d’autres avaient hurlé de rage et levé le poing face à Borukan Akimoto, hurlant que les Kirijin et le Soshikidan allait finir écraser par la force de la roche.

Ayuka avait été présente, seule dans la foule. Elle s’était éclipsée de la prison le temps d’écouter, bien que la voix de ténor du nouveau Tsuchikage aurait certainement atteint même les plus isolées des cellules, dont celle de Noah. Perdue dans la foule, entourée d’âmes encore inconnus, Ayuka avait écouté. Se rappelant des batailles contre les bandits, de l’assaut contre la Shodaime Mizukage, ses entraînements, surtout celui avec Eiichiro où elle avait démontré une rage de vaincre que personne ne lui connaissait. Elle avait connu des batailles, des défis. Mais pour la première fois, c’était l’odeur de la guerre et de la mort que le vent portait jusqu’à Iwa.

Puis la se dispersa, continuer de pleurer, continuant de hurler ou de craindre les temps à venir. Elle aurait pu directement retourner dans la prison, ou rentrer chez son nouveau chez-elle, mais Ayuka savait les guerriers partis à Tetsu no Kuni revenus et elle ne pourrait supporter de repartir sans l’avoir vu au moins une fois. Son nom n’avait pas été cité, elle le savait vivant.

***

« En effet, je doute que l’harmonie soit pour tout de suite, même si la maîtrise du sabre ne doit plus vraiment avoir de secrets pour toi puisque tu es rentré. » D’un saut rapide mais aérien, la Yuki se laissa tomber des remparts et atterrit à quelques mètres du samouraï, sur la lave encore tiède mais solidifiée. Jamais elle ne verrait l’horreur de Tetsu autrement qu’à travers les mots des survivants, mais Watari avait dû comprendre que le sang avait également baigné Iwa lorsque celui du Shodaime Tsuchikage fut répandu au sol. Elle restait pourtant la même en apparence, arborant le nouveau mon des Yuki si son haori, ses cheveux suivant les caprices du vent. Seule la fatigue se lisait sur le visage de celle qui ne prenait que très peu de repos depuis cette fameuse nuit.

Puis elle s’approcha doucement de lui, de nouvelles rafales faisant danser les pans de sa tunique blanche, celle qui se mêlait à merveille avec le bleu glacial. Arrivée face à lui, un faible sourire sincère, ému apparut au samouraï. Elle savait si bien exprimer la malice qu’il était rare de découvrir une telle émotion brute au creux de son regard. « J’espèrais que tu rentres, chaque matin j’espérais apprendre votre retour, le tien. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Mer 13 Déc 2017 - 0:58
Watari vit volte-face doucement pour accueillir celle qui l'avait suivie, ici, en ce lieu si éloigné du monde des hommes. Chôgen, jadis plein de vie, était désormais la connexion entre le passé et le présent, cet instant fugace qui était annonciateur d'un avenir guerrier. Il ne manqua pas de remarquer le nouvel emblème féodal qui siégeait sur l'habituelle tunique de la jeune femme. Je vois que face à l'adversité, vous avez su exprimer votre désir d'individualité. J'espère que ton projet portera ses fruits, malgré la tempête qui s'annonce.

Et oui, derrière lui, le ciel semblait prêt à filer la métaphore du jeune homme. Gris et sombre, bas et triste. Un peu comme pouvait l'être le jeune homme qui malgré toute sa dignité, restait pourtant comme éteint. Ce n'était pas tant la violence des événements, ou la perte de Chôgen. C'était bien plus que cela. La réalisation opportune que le jeu de ces hommes qui s'étaient réunis pour mieux se faire la guerre, étaient mues non pas par des motifs juste, mais par des caprices. Il se demandait combien de temps il y aurait entre la trahison du Soshikidan envers leurs nouveaux alliés. Il se demandait si tout cela n'était pas qu'un vaste piège. Il se demandait si quiconque pouvait empêcher cette valse folle qui était celle qui frappait le monde. J'ai encore assisté au chaos sans pouvoir l'en empêcher, Ayuka. C'est ironique. Je suis parti en me promettant de protéger ce qui m'était cher. Et j'ai troqué la vie d'un frère contre un autre. Des mots lourds, des mots épais. Pas de regrets, pas de tristesse, juste un lourd poids, une souffrance muette qui faisait écho aux deux sabres qu'il portait à sa ceinture. Il avait protégé et su mener Eiichiro jusqu'à lors. Mais il n'avait pas su protéger Chôgen, avec qui il avait noué une relation toute particulière qu'il n'avait encore jamais trouvé ailleurs.

Si je ne suis pas celui qui et le plus endeuillé, je ne compte plus la liste de tout ceux que je n'ai pas pu protéger jusqu'à maintenant. J'ai beau aiguiser encore et toujours mes talents, j'ai l'impression de ne jamais parvenir à atteindre la force nécessaire pour ne plus perdre qui que ce soit. Dans son dos, un petit tigre apparut sur son épaule. Watari-dono, ton talent ne fait que s'agrandir. Tu n'es pas un dieu ; pas même mon peuple ne peut fuir la mort. Tu t'es battu du mieux que tu as pu. Watari soupira face à l'intervention de Tatsunori, qu'il plaça dans les bras d'Ayuka. Voici l'un des descendants du clan des Byakko. Il s'agit du clan avec qui je possède un pacte. Un jour peut-être aurais-je la possibilité de te montrer leur force. Ce garnement s'appelle Tatsunori. S'approchant doucement d'elle, il déposa un baiser sur sa joue en murmurant : Je suis de retour, Ayuka-chan.

Tatsunori gronda un peu en comprenant l'alchimie qui les reliaient. Pour lui, l'amour était quelque chose qui pouvait émousser une lame. Mais malgré tout, il se laissa faire, regardant d'un air sceptique la scène qui se déroulait sous ses yeux félins.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Mer 13 Déc 2017 - 11:17
Même si la situation ne s’y prêtait guère, Ayuka appréciait le fait qu’il remarque ses efforts, qu’il soit le premier à noter les changements de sa propre personne ainsi que du clan Yuki. Elle ne lui en voulait pas la vouvoyer, de prendre un ton cérémonieux car finalement, posés au sommet d’une des statuts les plus impressionnantes du continent, le village était encore en deuil et attendait les funérailles ainsi que les derniers hommages aux défunts. « Je ne laisserais pas le nom des Yuki mourir avec nous dans l’histoire d’Iwa, et si les temps sanglants reviennent jusqu’au Village de la Roche, je veux que mon Clan puisse se dresser à vos côtés à tous, en tant que vrais iwajins. »

Sinon Eiichiro, peu avaient conscience des ambitions de la jeune femme pour sa famille, pour l’avenir. C’était peut-être là finalement qu’avait joué toute la force des évènements précédents car elle semblait murir, grandir. Peut-être simplement, devenir la guerrière qui auparavant parlait souvent, mais dans l’ombre des plus grands.

De Tetsu no Kuni, Ayuka ne possédait que de lointains souvenirs et n’avaient entendu de l’horreur, que quelques rumeurs ainsi que les précisions du nouveau Tsuchikage. Même s’il était revenu en vie, en bonne santé, il était évident que son ami, une de ses âmes plus proches de la manieuse de glace, avait son esprit assombri et blessé par la mort d’un samouraï qu’Ayuka savait puissant sans réellement le connaître. « Tu as essayé de les sauver de trois Mizukage différents, Eiichiro ne serait peut-être plus présent en ce moment si tu n’avais pas agi. Si chaque âme pouvait sauver toutes celles qui lui sont chères, la guerre ne serait pas porteuse de drames et de morts… » Elle ne désirait pas évoquer Chôgen sauf si lui le ferait, ne se sentant pas légitime à parler d’un homme qu’elle connaissait si peu.

Cependant dans cette discussion lourde, Ayuka écarquilla ses yeux en voyant un petit tigre blanc finir dans ses bras. Il ne semblait pas si jeune au vue de ses mots employés mais la jeune femme avait toujours eu un faible pour les petites boules de poils. C’est ainsi que le félin allégea son cœur et naturellement, toujours en le tenant fermement, Ayuka commença à passer des doigts dans les poils de son poitrail, caressant le gros chat tigré. Après une longue contemplation, Ayuka redressa son regard ambré vers Watari, un sourire chaleureux sur ses lèvres qui ne tardèrent pas à rendre la pareille au samouraï en se posant sur les joues froides et creusées de fatigue du jeune homme. « Merci d’être revenu… » Puis elle s’adressa au dénommé Tatsunori « Et enchantée de faire votre connaissance, sage tigrou ! »

Tout en restant très proche du samouraï, le petit tigre pouvant presque se vanter d’entendre leurs deux respirations, Ayuka planta doucement son regard dans celui si particulier du jeune homme « Iwa a également connu la mort dans son enceinte, mais… Elle n’a touché aucun ancien kirijin, voire, si Kiri a apporté la mort devant tes yeux, ce village m’a apporté deux âmes bien particulières qui sont encore présentes. »

Il lui fallait également évoquer ce qu’elle avait réalisé lors de cette fameuse nuit, même si pour l’heure, sans lâcher Tatsunori, elle posa son front contre le torse de Watari, soupirant doucement. « Il a raison, je te vois devenir toujours plus fort, et je sais que ta lame est capable de frapper ceux que gangrènent toujours plus le cœur de Mizu no Kuni. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Mer 13 Déc 2017 - 14:26
Pouvait-il être autrement que cérémonieux et distant ? Même si elle avait mal compris les raisons de son vouvoiement, il restait toujours que Watari avait longtemps cherché à dépasser les Hommes, il commençait à prendre de la hauteur. Et ce qu'il voyait été d'une immuable cruauté. Une harmonie qui faisait fi de la vertu et de l'injustice. Une harmonie qui vivait tranquillement, loin du monde des Hommes. Loin de leurs conflits et de leurs tragédie. Au final, ce n'était qu'une histoire d'ambitions personnelles ; il commençait à s'en convaincre, à en avoir la certitude.

Ao, Yamamoto dirigeait Kiri pour leur propre satisfaction de pouvoir. Quant à Alderan, qu'il n'avait pas aperçu directement, pouvait-on en penser autrement ? La paix qu'il voyait faisait fi des sacrifices. Elle faisait fi de ceux qui désiraient eux aussi la paix, elle s'imposait aux autres sans obtenir leur confiance, sans obtenir leur assentiment. Elle nourrissait des pertes, des drames, échos de futurs rancœurs, de futurs vengeances qui jamais, ne casserait le cercle de la haine et des conflits. Dis-toi que le nouveau mizukage est pire que le précédent et s'approche de la perfide hauteur qu'avait pu atteindre Benten. Avait-il répondu à sa remarque sur les Mizukage. Oui, s'il était un inconnu aux yeux du monde, combien de Mizukage continuerait-il d'affronter ? C'était un comble pour celui qui avait participé à la fondation de la nation des brumes. C'en était risible. Cette hilarité s'exprima quelque peu sur ses traits, mais il retint sa remarque.

Tatsunori, quant à lui, pesta à l'appellation qui lui fut apposé. Je ne suis point un sage et encore moins tigrou, jeune ignare ! Je suis le petit-fils du grand sage, le légendaire Byakko-sennin ! Un peu de respect ! Pour le petit yôkai, les paroles d'Ayuka étaient l'une des plus grandes offenses qu'un être humain pouvait lui faire. Quant à ces idiots venus des mers, en s'attaquant aux plus faibles, ils ont terni leur karma. Ils le paieront par les ennemis qu'ils se sont fait ! Watari espérait que Tatsunori avait raison. Qu'effectivement, Kumo et Iwa s'allierait. Ils avaient tant de choses à partager. L'envie d'échanger, de progresser, dans l'amitié et dans la paix. Il était peiné que c'était finalement à Kiri que sa philosophie de paix s'était éteinte. Il aurait voulu que cette alliance réunisse les trois villages contre le Soshikidan. Que chacun s'allie pour la paix et l'harmonie. Un millier de jours pour apprendre, dix mille de plus pour parfaire. Mais je ne sais combien de jours me restera-t-il encore avant que je puisse parvenir à devenir si fort que plus personne à Kiri n'osera s'opposer à moi... Hanzo fut mon rival, je ne sais pas si aujourd'hui, je serais en mesure de le surpasser. Quant au Meikyuu... Il a grièvement blessé mon cousin, lors de son attaque. Je ne dois pas le prendre à la légère.

Il était déjà dans le conflit. Dans la guerre qui se préparait. Il devait devenir plus fort. Cette phrase, elle se répercutait en lui depuis des mois. Et il avait la sensation que jamais ses efforts ne suffisaient...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Mer 13 Déc 2017 - 21:14
Ayuka ne savait rien du nouveau Mizukage sinon qu’il avait tué de sang-froid et avec rage le Shodaime Tsuchikage, sans oublier qu’il lui avait déjà arraché un bras par le passé. Les rumeurs parlaient d'un homme tatoué, sans âme, ou alors uniquement dirigé par l’ambition et le déshonneur. Cela n’étonnait guère Ayuka qui se s’attendait certes pas à la mort du Nidaime Mizukage, mais encore moins à voir un nouveau dirigeant de Kiri humble et recherchant la paix pour son Village et pays.

Ne pouvant s’empêcher de caresser instinctivement le pelage doux et soyeux du tigre qui restait dans ses bras, la jeune femme poussa un soupir, réel. « La première, nous l’avons chassée. Le second, nous l’avons laissé pour ne plus jamais le revoir. Si ce nouveau Mizukage est pire que les précédents, alors la guerre est inévitable. Comptes-tu agir directement contre lui ? » La question était légitime. Ayuka ne connaissait pas encore l’étendue totale de la force du samouraï, mais elle le savait en position pour agir face aux plus puissants et connus du continent, tout comme Eiichiro.

Malgré les protestations de Tatsunori, Ayuka continua doucement le chouchouter. Il fallait avouer que le petit tigre avait tout pour lui. Un visage angélique avec de grands yeux bleus expressifs, des petites moustaches adorables, des grosses pattes pataudes et l’attitude d’un jeune enfant téméraire. Il n’en fallait pas plus pour plaire au cœur féminin de la Yuki. « Veillez m’excuser, ô tigre guerrier aux pattes duveteuses. » Et alors qu’elle sourit malicieusement à Tatsunori, ses doigts continuèrent de le caresser avant de doucement le gratter derrière les oreilles, se souvenant des ronronnements de Kuro à ces gestes.

« Une guerre ou des rivaux ne sont jamais à prendre à la légère, ils peuvent toujours nous surprendre. Tu as pu voir leur puissance à l’œuvre, mais je t'ai vu progresser et rapidement donc… Ne les sous-estime pas mais ne fais pas cette même erreur sur toi-même. » C’était peut-être une réflexion idiote ou simpliste mais l’entraînement avec Eiichiro avait su ouvrir les yeux de la Yuki sur ce point. Malgré ses faiblesses, elle avait réussi à surprendre celui qui pourtant l’avait toujours mise à terre et c’est dans un sourire que son mentor des glaces lui avait avoué l’égalité parfaite de leur combat. Un jour elle saurait assez le surprendre pour le vaincre.

« J’en ai parlé à Noah et j’ignore également quand cette guerre éclatera aux yeux de tous… Mais tu ne seras pas seul à désirer progresser afin d’avoir une chance face à ceux qui possèdent un karma aussi noir et lourd que celui de Benten. » Continuant doucement ses attention envers le petit tigre, Ayuka redressa son regard vers Watari, celui-ci détaillant le visage du samouraï alors que la forte brise faisait danser leurs vêtements à cette hauteur.

« Étudie la stratégie au cours des années et acquiert l’esprit du guerrier. Aujourd'hui, c’est la victoire sur celui que tu fus ; demain, ce sera ta victoire sur des hommes inférieurs. » La jeune femme lui murmura doucement ces quelques mots que le petit tigre et le samouraï originaire lui aussi de Tetsu devaient connaître. Quelques paroles sages que lui avait souvent déclamées son père avant de dormir. Ce père samouraï qui avait admiré les plus grands guerriers, ceux dont s’approchait Watari.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Jeu 14 Déc 2017 - 0:56
J'ai promis à mon cousin que je défendrais Iwa. Tu commences à me connaître. Tout comme je protégerais le faible de l'injuste force des puissants qui veulent les tourmenter, je protégerais la paix de ceux qui veulent la troubler. Cette promesse, elle était au centre de la vie. Elle était la promesse de ses aïeux, la promesse qu'il avait faite à Chôgen. Elle était la promesse qu'un jour, Ayuka et Eirin pourraient sourire sans avoir peur et faire ce qu'elles voulaient. Avec qui elles voulaient. Lui, un autre. Peu importe. Ce qui comptait, c'est que cette paix qui permettait le bonheur et la sérénité de l'âme et des esprits soient la plus large possible, tant pour ceux qu'il aimait que les inconnus. Bien parlé ! S'exclama Tatsunori satisfait de voir que le détenteur du pacte des byakko était un homme aussi sensible et respectueux de son code. Cela lui permis d'ignorer un temps les caresses que la jeune femme lui accordait. Celle-ci d'ailleurs ne cessait de le faire gronder avec ses paroles moqueuses. Même s'il admettait qu'il était agréable de se faire caresser l'arrière de l'oreille. Après tout, c'était difficile, avec des pattes félines...

Quant à les sous-estimer ? Watari n'était pas là pour voir ceux qui étaient parti à l'assaut d'Iwa. Il savait juste qu'une fois de plus, Alderan n'était pas appréhendé. Quelqu'un l'avait sauvé. Globalement, ils réalisaient tous les forces en présence. Le Soshikidan était composé d'individus puissants qui n'étaient peut-être pas encore sorti des ombres. Quant à Kiri... Yamamoto et selon les rapports, Shiori ne devaient pas être pris à la légère. Il y en aurait d'autres. Connais ton ennemi. Connais sa lame. Je me rappellerais de ces paroles le jour où je les affronterais. Hélas, dans le meilleur des cas, je préférais ne pas avoir à me battre, mais je pense que ce sentiment ne m'est que propre. Accepteraient-ils de ne pas se battre si jamais l'occasion se présentait ? Y aurait-il de gens qui préféraient se rendre, parler, plutôt que de vouloir la mort de l'autre ? Il n'était pas assez naïf pour croire cela possible, pourtant, il aurait voulu que la plupart de ses adversaires se rendent. Il ne souhaitait la mort de personne...

Chaque mort alimentait le brasier du conflit. Cette simple phrase résumait la mort de leurs ennemis : elle serait toujours de trop. Quant à Noah ... Lui qui souhaite la paix... Je me demande s'il réalisera que celle-ci nécessite des efforts permanent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Jeu 14 Déc 2017 - 2:19
Allait-il finalement prononcer les mêmes mots que Noah ? Partir seul dans le but de tuer ceux qu’il considérait nocifs pour la paix précaire si violentée et ces temps troubles. ? Ayuka en doutait, voyant Watari comme plus mature que son lointain cousin. Cependant l’envie d’agir de Watari faisait écho avec les buts du Yuki emprisonné. Voyant que ses attentions portaient leurs effets sur le petit tigre, Ayuka continua et lui offrit même le luxe de continuer… Avec la deuxième oreille.

« J’aimerais également ne pas avoir à m’entraîner dans le but de tuer ou me battre contre nos anciens compatriotes cependant… Cette nuit, alors que vous viviez également l’horreur, j’ai entendu des dizaines de cris de peur dans un village frappé en plein coeur. » Son sourire se faisait bien plus faible alors que ses souvenirs replongeaient Ayuka une semaine auparavant, lors de cette fameuse nuit sans lune. « Je ne me suis pas battue directement, j’ai dû m’occuper de Noah cependant… Certains Yuki ont attaqué Iwa. Et il est hors de question que je laisse cette ancienne partie de mon clan tacher un nom sans agir sans compter que… Même si je ne les ai pas vus de mes yeux, des villageois parlent d’épéistes pratiquant de cruelles et impitoyables mises à mort. » Ayuka fit une petite pause avant de poursuivre une réflexion plus personnelle, le conflit entre les Sabreurs et les Yuki encore présent dans son esprit. « Les Sabreurs ne se comportent pas mieux finalement, qu’Eiichiro dans sa prison il y a maintenant longtemps. »

Ayuka, sans lâcher Tatsunori, se tourna vers Iwa, le vent portant les feuilles d’automne jusqu’au cœur du village qu’ils dominaient. Cet écrin qui avait finalement réussi à offenser la colère de la Brume uniquement en démontrant une tolérance et une bienveillance presque surnaturelle face à l’intransigeance et la froideur de Kiri. Ayuka se demandait à quoi ressemblait le village depuis leur départ, si la demeure des Yuki était la même, si le Dojo de Watari existait encore ainsi que le restaurant dans lequel il l’avait emmenée le soir de leur rencontre… Mais sauf de très rares exceptions, Mizu no Kuni ne manquait pas à la native du Pays du Fer.

« J’ignore encore si Noah acceptera ma proposition, si Tsukiyomi se battra, mais je compte m’entraîner et progresser. Je le dois, j’en ai assez d’être faible face à vos côtés. » Son regard se reposa sur lui à ces mots. C’était bien la première fois qu’elle lui faisait part de son ressenti et contrairement à ce qu’il pourrait peut-être penser, ce n’était pas les paroles d’une femme immature face à ses capacités. Non, pour la première fois depuis de nombreuses années, elle avouait son avis ne de pas rester au deuxième plan, de ne pas avoir besoin d’être protégée. Elle n’avait pas envie que l’on s’inquiète pour elle sur le champ de bataille ou rester à jamais, une modeste combattante des glaces laissant ses oiseaux se battre pour elle. Eiichiro avait été le premier à se rendre compte de ses progrès et sa rage de vaincre. Mais Watari se rendrait-il compte de cette envie, des ressentis profonds et réels de la Yuki ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Jeu 14 Déc 2017 - 3:18
J'ai cru comprendre oui... Qui aurait cru qu'ils s'attaqueraient à des civils et des innocents ? Watari soupira, frappé d'un grand désarroi, mêlé d'une déception. Hanzo et Shiori étaient-ils réellement capable d'actes aussi bas ? N'étaient-ils réellement plus que des êtres assoiffés de sang et de terreur ? Des êtres qui priveraient de famille d'autres individus alors qu'eux-mêmes en avait été privé d'une manière ou d'une autre ? C'était un décevant. Watanabe Shiori continuait d'être un monstre perdu, rageur et chaotique. Jour après jour, l'image de la jeune femme souhaitant devenir quelqu'un à la hauteur de feu son père s'estompait. Il n'y avait plus qu'une image de stupre, d'égoïsme, d'égocentrisme et de cruauté. Que penserait donc le père de celle-ci, s'il la voyait aujourd'hui ? En silence, le jeune samouraï se promit d'arrêter la jeune femme s'il en avait l'occasion. Loin, là où les âmes des morts reposaient, il y avait l'honneur de Chôgen et de ce père disparu qu'il avait à lavé des souillures mortelles de celle qui se faisait le bourreau qu'elle avait souhaité condamné. Le plus ironique est qu'ils doivent se faire passer pour des héros, à Kiri. Qu'il est aisé de manipuler l'histoire, quand on détient le pouvoir... À notre charge de la rétablir...

Tatsunori se libéra enfin pour remonter sur l'épaule de Watari. Tu peux compter sur l'aide de pépé et sur celle de mon clan, Watari-dono ! Le susnommé n'en doutait pas une seconde. Il aurait tôt ou tard à porter la guerre à ses adversaires et de les combattre au nom de l'honneur des siens et de la promesse qui était la Voie qu'il parcourait jour après jour. Celle-là même qui protégerait ceux dont il était l'obligé. Ceux qui, face à la fureur, face à l'intolérance, avait su faire preuve d'une ouverture d'esprit qui n'était pas sans toucher le jeune homme et être bien plus en accord avec ses espérances. Je compte aller parler à Noah. Lui expliquer et tenter de le convaincre de se battre à nos côtés. Quant à feu ma meilleure amie... Une longue conversation s'impose, d'elle à moi...

C'était le moins que l'on puisse dire. Mais heureusement pour elle (et pour lui?), Watari ne ressentait plus la colère de la trahison. Son âme s'était élevée, à certains égards, ce qui lui permettait de digérer la trahison qu'elle lui avait faite. Sûrement avait-elle ses raisons. Fut-elles bonne ou mauvaise, elle restait une femme parfois un peu lâche et hésitante. Elle était humaine. Et s'il voulait un jour pouvoir permettre à la paix de prospérer, ils allaient tous devoir apprendre à se pardonner. Pas forcément oublier ce qui a été fait, pas forcément ne pas punir... Faire preuve de réserve et de modération, pour que tous se souvienne de leur sagesse, non pas avec mépris, mais avec respect... Tu as toujours su nous protéger, Eiichiro et moi. Je sais que tu continueras à le faire. Si un bourgeon glacé tu fus, je suis presque prêt à reconnaître la magnifique fleur en train de germer que tu seras, Ayuka...

Sur ces paroles, il la ramena contre lui pour mieux l'enserrer et lui caresser les cheveux. Contrairement à celle qui avait animé ses pensées il y a quelques instants, sur ces deux disciples, peut-être l'une était forte et décevante, mais il avait au moins la satisfaction de voir que la jeune femme qui partageait quelques traits avec le cruelle sabreuse était en train de devenir quelqu'un de magnifique et de respectable... Watanabe Shiori était bien la preuve qu'il n'était pas possible de tout réussir, en tant que professeur. Tatsunori gronda un peu, crachant en voyant ainsi une telle proximité. Il se sentait de trop et ignoré par son tuteur et celle qui semblait avoir une certaine importance à ses yeux. Pff, Watari-dono, bourreau des cœurs que tu es, il ne m’étonnerait guère que ce soit un jour les hommes qui céderont face à toi.

Tant pis pour le prolongement de ce précieux moment de romantisme complice. Tatsunori, tu sais bien que je ne suis pas attiré par les hommes... Je partage avec eux de viriles amitiés, mais rien de plus. Bien sots seraient ceux qui voudraient voir dans le combat amical de deux hommes, un rapprochement intime. Cette réponse amusa d'autant plus le félin qui conclut : Ne sous-estimes pas le vice de certains, tu serais fort étonné, Watari-dono !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Ven 15 Déc 2017 - 17:37
« C’est justement car ils peuvent continuer à écrire l’histoire du Clan Yuki comme ils le désirent à Kiri que je ne me laisserais pas faire, et encore moins que ceux qui ont arraché des dizaines de vies à Iwa soient vus comme des héros à honorer. » Dès qu’elle eut déclamé ces quelques mots emplis de conviction et de détermination, la jeune Yuki laissa le félin retrouver son compagnon, le vent froid tranchant avec sa peau chauffée par le poil du tigre.

Quand le jeune homme évoqua Noah, Ayuka se doutait qu’une conversation intéressante allait certainement découler de leur nouvelle rencontre, cependant, quand le nom de Tsukiyomi fut nommé, la manieuse ne put s’empêcher de sentir son cœur se serrer. La Yuki et la lunaire avaient eu de longues conversations depuis l’assaut, Ayuka cherchant à comprendre celle qui les avait trahis et la prisonnière ne semblant guère apprécier la solitude. C’est au cours d’une de ces conversations que la jeune femme avait découvert le secret de la Kaguya, lourd, qui saurait lier à jamais la lier avec le samouraï. Il était dur à définir si c’était de la tristesse quant à la situation qui secouait Ayuka, ou bien la rancœur face à l’acte qui avait tant rapproché les deux amis. Enfin… L’heure n’était guère aux ressentis sur une situation qui n’était même pas connue d’un des protagonistes. Ayuka soupira doucement, glissa instinctivement « Et je pense qu’en effet, la discussion sera bien longue… Concernant Noah, cela reste flou, mais je lui ai déjà parlé de ce que j’aimerais, ce que je désirerais pour lui et pour moi par rapport à Iwa et aux Yuki. »

Le vent souffla de plus en plus fort, frappant les statues protectrices du Village Caché de la Roche alors même qu’Ayuka se retrouva enveloppée dans le yukata finement travaillé de celui qu’elle était heureuse de retrouver en vie. Malgré les feulements de Tatsunori, Ayuka passa ses bras autour de Watari, son visage contre son torse. Les douces et imagées paroles du jeune homme firent sourire la guerrière de glace, autant qu’elles renforcèrent son désir de devenir aussi forte que les hommes l’entourant. Pour eux, pour son clan, pour la paix, elle ne s’arrêterait jamais avant de tous les surprendre.

« Qui sait, peut-être te montrerais-je les fleurs que je tente de créer, le jour où elles seront aussi puissantes que tes lames de vent ! » Car si elle ne se sentait pas de révéler de suite les premières esquisses de ses entraînements solitaires, un jour viendrait où le désir de les confronter à nouveau, Eiichiro et lui, saurait la pousser à les défier.

Puis un drôle d’échanges entre Tatsunori et Watari fit doucement rire la Yuki, qui redressa son regard vers celui du petit tigre, lui lançant narquoisement « Le vice de certains ? Pourtant vous semblez bien attaché à votre samouraï, Tatsunori-dono… » Ayuka se fichait des conventions sociales de certaines contrées, ayant vu quelques rapprochements entre samouraïs à Tetsu, connaissant le penchant de son amie Kaguya à Mizu. Au moins ces inclinations n’apportaient pas la mort, et Ayuka n’y voyait pas de déshonneur.

Posant ses mains sur son torse, Ayuka se détacha très légèrement du samouraï pour pouvoir contempler son visage « Je vais continuer de m’entraîner, mais pour la première fois, j’ai su surprendre Eiichiro en entraînement, j’espère un jour en faire de même avec toi, Watari. Et Eiichiro ayant progressé… Je pense qu’il ne serait pas contre un adversaire à sa mesure. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Dim 17 Déc 2017 - 0:48
Je me demande s'ils sont réellement convaincus de la justice derrière leurs actes. Peu importe de toute manière. L'honneur est blessé ; il n'arrêtera d'épancher ses flots vermillons que lorsque ceux qui ont provoqué ces injustices auront été châtier.

Mais la détermination des deux jeunes gens n'auraient pu se maintenir plus longtemps. Elle aborda le sort des prisonniers et tout deux se raidirent. Watari avait le sentiment qu'elle savait quelque chose à propos d'eux sans jamais lui dire. Et avec l'ironie du sort, il commençait à se demander si de l'union improbable des deux amants ne résultait pas d'une digne punition pour les deux anciens amis fornicateurs. Se sentait-il prêt à en recevoir les conséquences ? Pas vraiment? Se sentait-il prêt à en accueillir les éventuelles responsabilités ? Il le faudrait. Il lui avait promis de l'aider à corriger le tir, si jamais celle-ci n'était plus en position harmonieuse. Cela faisait longtemps qu'il se demandait quoi lui dire. Elle était une Kaguya après tout. Le chaos du clan s'était finalement réveillé en elle. Une seule et unique fois. Au plus mauvais moment. Mais dans tous les cas, il ne laisserait plus une mortelle attache ainsi envenimer son cœur et ce qu'il ressentait. Il devait embrasser pleinement sa voie. Avec sincérité, dévotion. De tout son cœur.

Qu'elle soit longue ou non, que cela implique ou non ce que je commence à craindre. Rien ne changera. Elle a choisi de nous trahir ; plus encore, de me trahir. Je tiendrais l'engagement que je lui ai fait ; je l'aiderais à trouver une voie plus honorable. Mais me concernant, l'avenir est ailleurs que dans les regrets. Si je veux pouvoir t'offrir le plaisir de déguster des repas en toute sérénité, je vais devoir continuer de progresser et terrasser ceux qui menacent ton sourire et celui de tout ceux qui souhaitent vivre en paix. De longues paroles. Mais qui en disait long sur ce que le jeune homme voulait, sur ce qu'il était devenu. Il avait proféré ses réconfortantes paroles en lui caressant ses doux et soyeux cheveux blonds.

Et dès que Watari eut retirer sa main, ce fut Tatsunori qui fondit sur la chevelure pour s'y agripper en feulant. Watari-dono est mon gardien ! Ne confonds pas le platonisme avec les stupres qui animent les tiens ! Watari sépara les deux rivaux avant de ranger Tatsunori sur sa tête, lequel se cramponna à celle-ci ; le vide était relativement effrayant pour lui. Souhaiterais-tu me montrer les fruits de ton entraînement avec Eiichiro, Ayuka ? Watari passait déjà à un autre sujet, plutôt que de s'attarder sur les jacasseries des deux inattendus rivaux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Dim 17 Déc 2017 - 16:33
Ayuka avait trop à faire pour que son cœur ne se perde, même face à une telle situation, celle qui allait réunir Watari et Tsukiyomi. Aurait-elle été prisonnière ou exclue des activités du village que la tristesse ou la rancœur aurait pu se saisir d’elle. Seulement les journées semblaient suffisamment interminables pour que la Yuki voit son esprit toujours occupé. Ayuka soupira, avant que le tigre ne se jette sur sa tête « Et tout le monde sait que pour un bon repas, terrasser quelques enragés ne m’arrêterait pas. » Elle sourit légèrement bien que l’idée même que la guerre approche et de devoir tuer ne l’enchantait vraiment pas.

Ayuka poussa une légère exclamation de surprise quand Tatsunori se jeta dans sa dansante chevelure, reculant de deux pas sous le poids tout de même conséquent du félin. Par pour réflexe, elle leva ses bras, attrapant le gros chat pour le stabiliser et éviter qui ne tombe. « Et bien Tatsunori-dono, comment êtes-vous né si vos parents se sont contentés de quelques rugissements platoniques ? » Malicieusement, Ayuka regarda le tigre lui être enlevé et… Dans un étrange exercice, essayant de se demander comme un tel petit félin pouvait voir le monde depuis la tête du grand samouraï qui lui faisait face.

Le tigre pouvait répondre ou non, Ayuka cependant n’attendit pas pour sourire à Watari, le regard s’éclairant d’une nouvelle lueur. D’un côté, elle se doutait ne pas avoir les ressources suffisantes pour gagner face à lui et de l’autre… Oui, elle désirait qu’on puisse voir son évolution. Sans forcément qu’elle ne dévoile ses tous nouveaux apprentissages, bien différents des arts d’Eiichiro et Watari, Ayuka voulait qu’on la voit enfin comme une kunoichi évoluant et non une simple amie éternellement plus faibles que ses coéquipiers. « Oui. Enfin, je veux te le montrer, mais évitons de briser une nouvelle lame ! » Elle s’approcha de nouveau de lui, au risque de se prendre un coup de patte au passage. « Je veux aider mon clan mais également développer mes propres capacités. J’ai appris à utiliser le Hyoton des Yuki et la lame de mon père… Maintenant, je tente de mettre une part de moi-même dans l’art du combat. » Passant sa main dans ses cheveux, semblant légèrement gênée mais amusée, elle ajouta « Mais je commence tout juste mes nouveaux entraînements. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Dim 17 Déc 2017 - 17:38
Avec un peu de chance, celle-ci ne durera pas suffisamment longtemps pour que tu aies à réfréner trop longtemps tes appétits, Ayuka. Une manière de rajouter un peu de légèreté, de dire qu'il était possible pour que les nations guerrières qui s'étaient attirées l'attention du monde le regretterait suffisamment vite ce choix. La guerre était à la fois proche et lointaine, Watari ne savait pas comment celle-ci serait menée. Il faudrait rassembler des troupes, établir un plan, des alliances. Mais en tant qu'ancien exilé revenant à peine de Tetsu no Kuni, la stratégie d'Iwa lui paraissait encore floue et le demeurerait, probablement. Il espérait juste que le nouveau tsuchikage saurait être à la hauteur de la tâche qui lui incombait désormais.

Tatsuinori quant à lui, continua de feuler face à l'impertinence grasse et maladroite de la jeune femme. Allons bon, vous parlez beaucoup pour quelqu'un qui n'a même pas la force d'assumer son attirance pour mon maître ! Preuve en est que vous n'êtes qu'une petite fille qui se fait plus mature qu'elle ne l'est ! Allait-il piquer la jeune femme dans son orgueil ? Il n'en espérait pas tant, elle était plutôt du genre à se draper derrière son air narquois pour ne pas avoir à répondre de ce qu'on lui disait ou des choses sérieuses. Watari se râcla la gorge, cela dit, attrapant le tigron par la peau du cou pour lui faire comprendre par ses yeux qu'il n'était pas très sage de continuer de se mettre ainsi en scène. Ils étaient sur la tête de la statue de Chôgen après tout. Ils auraient d'autres occasions pour savoir qui du tigron ou de la jeune Yuki était là avant l'autre.

Tatsunori fut reposé sur son épaule, celui-ci acceptant avec une certaine forme de réserve de ne pas continuer de se chamailler avec Ayuka. J'ai hâte de voir ce que tu as pu développer dans tes entraînements. Pour ma part, j'ai réussi à rendre hommage à mon cousin. J'espère qu'il est heureux, avec ses frères et sœurs, là où il est. Il ne souhaitait pas se dire au même niveau que lui. Ce n'était pas encore le cas. Mais depuis leur entraînement, il avait compris le secret de la vitesse de son cousin. Ayant gravé en sa mémoire les techniques de celui-ci, il espérait les avoir poli pour en faire le plus bel hommage dont il était capable. Hommage funèbre, tant pour celui qui était parti trop tôt, que ceux qui regretteraient d'avoir ainsi mis-en-place cette éternelle tragédie du nom des Nagamasa...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Lun 18 Déc 2017 - 23:10
La petite boule de poils réussit à piquer Ayuka… Et heureusement que Watari les ramena à la raison, encore quelques interjections et s’en était fini des belles retrouvailles. Le regard de la Yuki resta posé sur le tigron jusqu’à ce que celui-ci ait trouvé son nouveau perchoir. Enfin, ils auraient certainement de nouvelles occasions de parler.

Ayuka avait appris la mort du Tsuchikage dès les premières missives provenant de Tetsu no Kuni. Elle avait vu nombre de jeunes gens, mais également plus âgés, fondre en larmes en apprenant le meurtre du premier protecteur de la Roche. Elle avait eu le cœur lourd, mais hélas, jamais quelques mots n’avaient été échangés entre le feu samouraï et la manieuse de glace. Cependant Ayuka avait connu Watari isolé et elle se doutait qu’au milieu des Sabreurs, des Kaguya et des Yuki, il pouvait se sentir seul avec son art du sabre. Quelques soirs, avant de dormir, elle se demandait si l’entraînement qui lui avait prodigué pendant des mois l’avait sortie de cette apparente solitude. Chôgen-sama était sans nul doute un samouraï remarquable en plus de partager son sang avec celui des Hoshino… Ayuka n’avait pas connu le drame de Watari. Cependant elle savait qu’elle aurait très mal vécu de perdre Eiichiro juste après sa découverte des Yuki et de Mizu no Kuni.

« Je l’espère aussi. J'ignore ce que tu as connu à Tetsu, ce que tu as du affronter mais… S’il te connaissait, je ne doute pas que chaque progrès que tu réalises lui fait honneur. Mon père me disait qu’il espérait rejoindre les grands combattants aux sabres après sa mort, j’espère qu’il les a trouvés. Si c’est le cas, nul doute que lui connaîtrait Chôgen-sama. »

Souriant légèrement, elle savait que Watari deviendrait un samouraï encore plus puissant qu’il ne l’était déjà. Et qu’un jour, à sa mort, il rejoindrait Chôgen et ses ancêtres. Si l’âme retrouvait ses origines, Ayuka n’avait aucune idée du chemin qu’emprunterait la sienne. Peut-être celui d’Eiichiro, ainsi son cousin ne connaîtrait jamais le silence.

« Je sais que tu désires devenir plus fort, une volonté que je partage… Mais avec la guerre à venir, que comptes-tu faire entre les entraînements, en attendant que les politiques jouent leurs rôles ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Ven 22 Déc 2017 - 20:07
Je verrais bien, en fonction de ce que l'on attends de moi, des opportunités. Si des troubles au sein du village appelle une intervention, je le ferais. Si je peux enfin bâtir une demeure digne de ce nom pour les miens, je le ferais. J'ai mes idées, d'ailleurs, à ce sujet.

Construire un temple. Il n'aurait jamais cru qu'il aurait songer ainsi à faire quelque chose d'aussi grandiose et grandiloquent. Mais pourquoi pas ? Après tout, il avait un message à faire passer au monde. Un message d'honneur, de paix, d'harmonie. Il souhaitait aussi offrir un lieu digne à ses ancêtres, mais aussi à se contemporains, à ceux qui souhaitaient approcher leur culture. C'était un message qu'il adresserait autant aux shinobis d'Iwa que d'autres pays. Un message funeste pour Kiri, une épreuve de force qui prouverait qu'il pouvait être l'architecte de quelque chose autre que de celui de sa propre force. Un hommage aussi au Fuyukaze, laissé à Kiri. C'était plus constructif que de simplement souhaiter la mort de ses ennemis. Il voulait vraiment avoir quelque chose dont il pourrait être fier. Quelque chose qui pourrait rendre honneur à son défunt cousin.

Il faut que je te révèle quelque chose, Ayuka. Watari soupira... J'ai partagé un baiser avec... Eirin. Et ... C'est la seule autre personne pour qui je ressens de l'attirance, hormis toi. Watari soupira, alors que Tatsunori miaula un "enfin" peu discret. Cela dit, va savoir pourquoi. Depuis que je l'ai embrassé et que tu m'as dit m'accepter comme je suis, ainsi que ce qui s'est passé à Tetsu no Kuni... Mis-à-part toi et elle, je n'ai plus peur de désirer d'autres femmes. Je vous protègerais, toi et elle, car vous êtes les seules avec qui je partage ce que je ressens. J'espère que me pardonneras d'être comme l'est ma mère... C'était un soupir qu'il exprima, le regard gêné, alors qu'il caressait le tigre auquel il avait de plus en plus l'impression de ressembler. Néanmoins, il demeurait sincère. Personne, mis-à-part ces deux femmes, n'avaient su ainsi lui faire battre son cœur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Dim 24 Déc 2017 - 0:29
C’était étrange. Un pincement au niveau de son cœur que la jeune femme n’avait encore jamais ressenti. Comme si une aiguille venait se loger au creux de sa poitrine alors que le samouraï lui révéla sa cousine de cette manière, dans ce contexte.

C’était étrange car il lui avait déjà révélé sa passion des femmes et cet héritage si particulier lui provenant d’une mère longuement décrite mais toujours mystérieuse dans l’esprit de la Yuki. Ayuka ignorait les découvertes qu’il avait faites à Shîto. Et il y avait à peine quelques jours, la blonde avait eu la révélation des conséquences d’une nuit entre deux êtres qui lui étaient si chers, un samouraï qu’elle adorait et un lunaire qu’elle redécouvrait. C’était étrange car les quelques mot que venaient de prononcer Watari ne la laissait pas indifférente. C’était étrange car Ayuka se trouvait incapable de définir les émotions submergeant son ventre et sa poitrine. Après quelques secondes, Ayuka passa sa main dans ses cheveux, pensive malgré son visage qui ne restait guère neutre. « Pardonner une personne pour ce qu’elle est… Je ne pense pas que cela soit nécessaire. Si je te fais face, si tes amis attendent toujours ton retour, je pense que tu n’as pas besoin d’être pardonné. »

Les pensées étaient floues, les réflexions également. Watari, c’était cet être si spécial pour Ayuka, celui qui ne faisait pas partie de sa famille mais qu’elle protégerait de toutes ses forces. Celui qui lui avait rappelé pendant de longues heures l’art de son père qui était redevenu celui la manieuse de glace. Celui qui avait certainement sauvé une partie de sa famille en menant le groupe jusqu’à Iwa. S’avançant doucement, elle se retrouva tout juste face à lui, et ouvrant ses bras, le serrant contre elle, posant sa tête sur le torse du guerrier, elle soupira malgré le sourire qu’elle affichait. « Si les personnes autour de toi t’aiment réellement, elles ne se détourneront pas. Et je fais partie de ses personnes… » Serrant un peu plus sa prise, le tigron pouvait râler devant cette scène mais Ayuka s’en fichait. Peu importe la brume de son cœur, de son esprit ou encore celle qui voilait l’avenir de sa famille… Elle ne le laisserait pas. Redressant légèrement son visage, elle ajouta « Et qui sait, peut-être que c’est moi qui te protégerais et non l’inverse, Watari. » Même en instant troubles, Ayuka lui souriait légèrement, malicieusement, son index droit se posa doucement sur son nez à ses mots.

C’était étrange, c’était une situation étrange. Mais après tout, la vie d’Ayuka l’était tout autant.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Dim 24 Déc 2017 - 2:16
Je ne sais pas vraiment. Des fois, je me dis qu'il serait plus simple de n'être que ma lame. Mais... Ce n'est pas exactement ce que doit être un guerrier. Il doit pouvoir de venir sa lame lorsqu'il le désire. Pas fuir et se réfugier derrière son serment. C'était une réponse sincère. Le fond des tourments du jeune homme. Il l'avait serrer dans ses bras avec plus de force ; comme si derrière cette maladresse laissant disparaître le guerrier, ne restait plus que la fragilité d'un homme qui portait jour après jour son code, comme une armure lui permettant de repousser l’entièreté de l’univers.

Tatsunori regardait ces deux-là, l'air triste. Malgré son jeune âge, il savait quel était le tourment de Watari et il n'aimait pas voir ainsi celui qui était devenu son protecteur être souffrant de son coeur. Il y a des fois où j'ai l'impression d'être débordé par mon titre. De n'être plus qu'un samouraï, parmi d'autres. J'ai la sensation de tourner, de m'approcher de cet ultime but. Perdrais-je mon humanité ? Et souhaiterais-je devenir plus qu'humain, si jamais devrais-je perdre mon cœur d'Homme ? Était-ce seulement souhaitable ? Il s'approchait de plus en plus de cet horizon qu'il cherchait atteindre. Il voulait devenir le vide et transcender sa condition humaine. Le clan Miyamoto parlait du vide ; le Clan Yagyuu parlait du reflet de l'eau. Peu importe la métaphore, l'ultime forme d'un samouraï était d'être ce parfait équilibre entre le tout et le rien. Et Watari venait à peine de trouver un équilibre entre ce qu'il voulait et ce qu'il souhait être. Après que Tsukiyomi m'ait abandonné, j'ai eu la sensation de mourir à l'intérieur. J'ai combattu et j'ai souffert ; mais jamais quelqu'un n'avait su ainsi me faire souffrir. Il était rare d'entendre Watari parler de ce qu'il ressentait, de ce qu'il avait sur le cœur. Il ne souhaitait pas le réitérer, mais la mort de Chôgen elle-même l'avait frappé de souffrances insoupçonnées.

Sans toi, je ne sais pas si j'aurais la force de rester ici. Tu es la plus belle chose qui me soit arriver en allant à Kiri, Ayuka. Tatsunori gronda, quelque peu jaloux. Et moi ? Watari soupira doucement, malgré la mélancolie, il afficha un léger sourire amusé : Toi, Eiichiro et bien d'autres ont su rendre Kiri moins morose. Mais elle demeure spéciale à mes yeux. Elle n'était peut-être pas la seule à être spéciale, mais elle était quelqu'un qu'il n'oublierait probablement jamais et qu'il ne souhaitait pas perdre...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Dim 24 Déc 2017 - 19:01
« Si tu n’étais qu’une lame, je doute que nous en serions là, que je t’aurais rencontré et que ma famille serait en sécurité dans un village qui est chaque jour un peu plus le sien. » Contre lui, elle tentait de le rassurer, dans ce flou qui les englobait, elle, lui, le village, son esprit. Dans ce monde incertain, il ne pouvait se laisser aller et sombrer comme l’avait fait Eiichiro. Car Iwa avait besoin de cette lame, car Ayuka se doutait que sans celle-ci, il ne serait plus l’homme fort capable de faire de l’ombre à Kiri et s’imposer dans la Roche.

« Setsuka me parlait des démons, des glaces, des êtres qui ne s’embêtent pas de l’humanité… J’ignore si perdre ton cœur d’homme t’apporterait la paix, mais je doute que le bonheur sache toucher les démons. » Ayuka ne désirait pas le voir devenir un de ces monstres sanguinaires, comme sorti des terres boueuses de Kiri. Cependant jamais la jeune femme ne le laisserait emprisonné dans une vie qui ne lui convenait pas, détestant que l’on agisse de cette manière avec elle.

La brise souffla brusquement, rasant la tête de la statue et manquant de faire valser les deux shinobis et le petit tigron. Malgré sa voix couverte, Ayuka lui sourit doucement et ajouta « Je doute que tous les samouraïs sachent dompter les vents ! » Le serrant un peu plus alors que le courant ne faiblissait pas, Ayuka soupira, sachant le sujet épineux. Un sujet auquel elle évitait de penser, détestant avoir à se triturer l’esprit avec cette histoire. Un sujet sur lequel elle ne désirait pas s’appesantir.

Ayuka posa doucement la main sur la joue fraiche du samouraï, comme pour le rassurer alors que Tatsunori la fit sourire. Au moins il avait un humour piquant mais incroyablement attachant. « J’ignore de quoi l’avenir sera fait, j’ignore si mon serment envers Kiri m’emmènera dans des missions bien étrangères, mais je ne désire pas quitter Iwa. Si ma présent… Te rend ce village supportable ainsi que la vie que tu y possèdes, alors sache que je reviendrai. »

Puis malicieusement elle ajouta, sans s’éloigner, sans l’abandonner. « Encore plus maintenant que mon clan va s’installer définitivement, comme le tien ! Et que je suis prête à voyager et découvrir les terres enneigées de Yuki ni Kuni pour faire de ma famille, un pilier légitime d’Iwa. Comme les Hoshino. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Lun 25 Déc 2017 - 19:07
Je ne souhaite pas devenir un démon vivant de carnage et cédant à ses passions. Ce n’est pas devenir le vide, c’est devenir le feu des enfers. Non… Mon clan recherche quelque chose au-delà, depuis plus plusieurs générations… Elle était peut-être l’une des rares personnes à pouvoir comprendre ce que pouvait signifier cette expression simple qu’était « suigetsu » ; les mots ne rendaient pas hommage à cette expression : la réduire au reflet de la lune sur les eaux immaculées d’un lac était une métaphore injuste envers la profondeur de l’enseignement qui se cachait derrière un tel concept.

Le vide. L’art de méditer était l’art d’apprendre à être un avec le monde. Tout accepter, tout englober, tout enjoindre en un seul et même instant. C’était devenir l’univers à travers soi et comprendre sa petitesse au sein de celui-ci pour atteindre l’optimum. Que l’on surnomme cette ultime objectif des samouraïs par « Suigetsu » ou « Mukou», la vérité que Watari cherchait était là-bas. Un horizon indépassable où le guerrier devenait le pur reflet du monde ; à la fois rien et tout. Un vide qui accueillait et englobait l’univers sans rien rejeter. Une certaine forme du perfectionnement de l’être qui par-delà les guerriers du clan Hoshino, cherchaient depuis que ses fondateurs, alliés d’autres clans, avaient appréciés l’harmonie du monde. Non, ce que recherchait Watari était quelque chose qui surpassait la plupart des hommes et les meilleurs samouraïs de cet univers. Je recherche l’ultime sagesse de mes ancêtres et ceux de mon ancienne fiancée. Le pinacle de mon art, l’horizon ultime et la sagesse nécessaire pour l’atteindre. J’ai beaucoup appris en m’éloignant de mon clan en tant que vagabond exilé. J’espère un jour y parvenir… Mais même si je commence à développer une certaine maîtrise du sabre, la route est encore tellement lointaine, Ayuka… Dans un sens, cela était réconfortant. N’atteignait pas les sommets tout le monde et il fallait rester humble : Watari n’était pas encore l’un des plus forts.

C’était probablement pour cela qu’il espérait profiter encore du chemin à parcourir pour être avec les gens qu’il aimait. Ayuka et Eirin en tête, les tigres blancs, les Yuki et Eiichiro, Iwa… Il y avait aussi beaucoup à faire dans le monde des mortels et il restait un monde entier, rempli d’inconnus et de puissants guerriers à affronter et avec qui rivaliser. Des gens du passé, à revoir…. Et les jeunes Hoshino, qui formeraient un jour l’avant-garde d’un monde nouveau. Et les projets d’Ayuka allait en ce sens : J’ai hâte de pouvoir t’entendre conter les récits de ton voyage par-delà les mers, tout comme je suis pressé de voir le monde avec toi au fil des ans… Pour celles et ceux qui détenaient une position spéciale en son cœur, le jeune homme vouait beaucoup d’amour. Et cet amour était hélas pour eux, très discrets. Mais en ces vœux proférés, la flamme de son attachement était perceptible, tant et si bien que Tatsunori grondait un peu en tentant de mordre les cheveux de Watari, à la fois dépassé par l’irrésistible envie de jouer avec les décorations qu’il portait dans ses cheveux et dans une certaine frustration à l’égard celui-ci. Jeune qu’il était, il sentait qu’il avait moins à en dire, qu’à en observer, mais il demeurait jeune et fougueux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Mer 27 Déc 2017 - 2:37
L’ultime sagesse comme voie du samouraï ? Il était vrai que dans son enfance, Ayuka revoyait son père méditant de longues heures dans la cour intérieure de leur simple demeure. Quelques fois elle le voyait se lever le soir et retourner retrouver un calme, une sérénité qu’elle n’avait jamais réussi à tenir plus de quelques minutes. « La sagesse… On m’a toujours dit qu’elle venait avec l’âge, si tel est le cas, alors oui, le chemin est bien long. Mais ! Je t’ai déjà suffisamment entendu pour savoir que tu es sage, Watari, peut-être pas comme tu le désires, mais tu l’es déjà pour moi et beaucoup d’autres je pense. »

Après tout, si Ayuka n’avait jamais vu Watari et Eiichiro en plein entraînement, elle avait pu remarquer les changements dans l’attitude de son cousin. Celui qui qui avait perdu la vue mais étrangement, c’était ouvert au monde. Et même si Ayuka s’était battue de longues semaines pour le sortir de sa torpeur, nul doute que Watari avait joué un rôle également.

Puis il en vint à ses rêves de grandeurs, ses rêves de voyages, ses rêves d’un style qui lui serait propre. Un doux sourire se plaça sur les lèvres d’Ayuka face à ce désir de découvrir le monde par ses récits. « Je n’en ai pas encore réellement parlé… Mais si un jour les responsabilités du clan me sont plus nombreuses, ce n’est pas seulement les mers que je compte traverser. »

Malicieusement, elle lui ouvrit un pan de son cœur, de ses espoirs. Ceux qui emplissaient quelques carnets dans sa chambre, ceux qui lui donnaient envie de se battre, de toujours devenir plus fortes. « Je veux trouver la terre de mes ancêtres et les rencontrer. Je pense commencer à connaître les samouraïs les plus puissants de notre ère… A moi d’aller à la rencontre de ceux qui m’ont transmis les glaces, un jour. » Un projet aussi fou que flou. Mais un voyage d’espoir pour une jeune femme qui espérait sincèrement pouvoir voyager et découvrir le monde. Le désir d’une ombre d’Hi no Kuni qui grandissait également en la Yuki.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Mer 27 Déc 2017 - 15:33
Je suis à la recherche d’une sagesse qui n’est pas celle des Hommes. Leur mot sont d’ailleurs galvaudés pour la décrire et c’est peut-être cela qu’elle est si dure à enseigner, bien plus qu’à apprendre par soi-même. Et c’était un euphémisme que de le dire ainsi. Même alors qu’il en avait vaguement conscience, il avait la sensation de ne pas parvenir encore à correctement l’envisager ce qui était relativement frustrant pour lui, même s’il ne le montrait pas. Devenir le meilleur épéiste du monde était un rêve doux et lointain auquel il s’accrochait encore et encore. Chacun des progrès qu’il faisait sur cette route n’était pas suffisant.

Après avoir affronté Ao et l’avoir laissé échapper, Watari considérait cet affrontement comme une défaite personnelle. Même s’ils avaient sévèrement acculés le seigneur de l’eau au point où il avait failli mourir de leur enchaînement plein de maestria, le jeune samouraï savait qu’il n’aurait su vaincre sans l’aide du guerrier aux longs cheveux et aux poings de fer. Le périple pour atteindre ses rêves de maîtrise d’épéisme étaient encore lointains. Ils semblaient d’ailleurs tout deux prêt à continuer de parcourir le monde à la recherche de leur propre rêve, de leur propre objectif. Elle souhaitait voyager et parcourir le monde ; comme elle lui confiait, elle souhaitait voir l’immensité du continent et retourner sur la terre de ses ancêtres.

Il comprenait ce désir et la regardant, il se dit que la jeune femme avait bien grandie, tout comme Eiichiro avant elle. Une certaine peine et une certaine sensation d’achevé se mêla dans le cœur du jeune homme. Il est probable que ces voyages nous éloignent tout deux l’un de l’autre, si nous partons à la recherche de nos rêves. C’était dans ce genre de moment où il sentait encore homme ; son humanité qui l’attachait à des désirs et des peurs matérielles qui freinaient ses recherches de sagesse et d’illumination, de perfectionnisme. Si elle partait, elle partirait probablement sans lui, puisqu’il ne pourrait pas s’éloigner des Hoshino d’Iwa trop longtemps. Mais peut-être était-ce la destinée qui était ainsi ; peut-être que ces rêves et ces espoirs qu’ils caressaient n’étaient voués à rien d’autre que l’oubli par le jeu du futur. Allait-il exprimer ces craintes ? Allait-il partager ce poids avec sa disciple ? C’était mal connaître de Watari que d’attendre de sa part une telle franchise. Tatsunori lui, commençait à connaître Watari, mais il ne dit rien ; à la fois satisfait de voir que la leçon du cœur venait par elle-même et triste que son gardien fut encore la proie de celle-ci.

J’espère que tu pourras parvenir à voir le monde autant que j’ai pu le faire dans mes années de jeunesse, Ayuka. Lui dit-il en souriant d’une sincère affection, de l’honnête espoir qu’elle trouverait son bonheur sur les routes qui fut celles de son exil. Après tout, chacun devait se perdre pour mieux se trouver ; Watari savait à quel point le voyage pouvait être indispensable pour la maturité de l’âme et de l’esprit. Il ne pouvait pas empêcher le départ de sa disciple pour des attaches mortelles qu’étaient celles de son cœur et sa peur de la solitude.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Mer 27 Déc 2017 - 16:37
Pourtant, la peur de le perdre n’avait que rarement saisit le cœur d’Ayuka. Depuis de nombreux mois, elle le voyait presque quotidiennement, à un tel point qu’il semblait faire partie intégrante de son univers, voire de sa famille au sens qui plaisait à la jeune femme. « Qui te dit que je n’espère pas partager mes voyages avec mes proches ? » Dit-elle malicieusement au jeune homme avant d’ajouter sincèrement « Mes rêves, aussi nombreux soient-ils attendront cependant les ordres d’Iwa et l’avenir proche… » Elle n’avait guère besoin d’expliquer. L’odeur de la guerre se répandait sur le continent et dans une telle époque, partir en voyage initiatique ne semblait pas vraiment indiqué…

Les jours suivant lui montreraient si ses désirs restaient en accord avec la situation actuelle. Une femme qui désirait découvrir la force du monde ainsi que sa propre puissance encore enfouie face à un clan ayant besoin d’être soutenu pour prospérer, un village encore touché en plein cœur et un serment d’allégeance sans oublier Noah, Tsukiyomi… Bref, les voyages devraient certainement attendre. Trouvant sa main, doucement elle la serra. « Cela dit, si un jour je dois voyager, si j’en ai l’occasion, cela sera pour mieux vous retrouver. Et surtout… » Elle rit discrètement sur un sujet si peu ancien mais qui avait été tellement raconté qu’il en devenait presque banal « J’espère traverser les pays sans craindre une traque. »

Son regard se redressa vers Tatsunori qu’elle contempla, sans moquerie cette fois avant de se reposer sur Watari « J’ignore si un jour j’en serais digne, mais je voudrais également rencontrer les géants des pleines, des forêts ou des montagnes. Comme toi, comme tous ces combattants puissants que j’ai pu voir… Cette fameuse nuit. » Derrière le petit tigron réapparurent dans l’esprit d’Ayuka, l’énorme renard de l’homme au hoari rosé, l’ours de lave de Tsuchikage ou encore la libellule de leur agresseur.

Presque contre lui, son sourire ne s’effaça pas mal des souvenirs encore brûlants et douloureux pour Iwa toute entière. « Je saurais toujours te retrouver, toi et ma famille. Et… Tu parles de nos rêves, je t’ai dévoilé en grande partie les miens. Alors sinon cette sagesse que tu élabores à chaque progrès, quels sont tes rêves de voyages, Watari ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Mer 27 Déc 2017 - 17:34
Elle sentit le tumulte qui agitait les vents de son cœur, car elle aborda une posture relativement rassurante quant à l’avenir. Cela fit sourire Watari, car si elle déclamait ses désirs de le faire suivre dans ses aventures et sa volonté de l’emmener avec elle ou de le suivre, le jeune homme savait que leurs impératifs personnels risquaient de rendre ces projets difficilement conciliables avec la présence de l’un et de l’autre. Certains pouvaient clamer que l’amour permettait les compromis ou l’attente, mais pouvait-il imaginer attendre des années qu’elle revint de Yuki no Kuni, pays que lui-même n’avait pas exploré et atteint ? Et elle ? Pouvait-elle imaginer partir vers l’horizon alors qu’il devrait rester au village de la roche ou ailleurs ? Alors qu’il commençait à obtenir des responsabilités ? Et la guerre dans tout ça ? Que feraient-ils l’un par rapport à l’autre, s’ils devaient mourir ?

Il était un guerrier et ceux-ci ne reviennent parfois jamais au sein de leur foyer. Telle était la dure réalité des samouraïs. En temps de paix, ils étaient des gardiens de celle-ci, mais ils l’étaient encore plus en temps de guerre, arborant au passage les armoiries des artisans de la guerre… Watari allait probablement partir vers l’horizon, ses lames prêtes à affronter l’avenir et ceux qui menaçaient la paix, ceux qui avaient salis l’honneur de Chôgen. J’espère que le monde serait suffisamment paisible pour que tu puisses voyager sans que j’aie à craindre pour toi sur ta route. Je ne veux pas te perdre, Ayuka… Dit-il, en plongeant son regard dans ceux de la jeune kunoichi. Je sais que tu es digne d’eux, toi aussi. Je sais que tu finiras par y parvenir et que tu deviendras encore plus belle et superbe que tu l’es actuellement. Il passa ses mains drapés d’un léger cuir sur plusieurs de ses doigts et de sa paume pour lui caresser le vissage délicatement. Peu m’importe la destination, tant que c’est avec toi et les personnes que j’aime, jamais un voyage ne sera plus magnifique, Ayuka. Dit-il en lui déposant un baiser sur la joue de la jeune femme. Discrètement, Tatsunori se révoqua dans un petit nuage de fumée.

Concernant ses paroles, le samouraï ne mentait pas. Pour lui, la vie de tous les jours, avec Ayuka, Eirin, Eiichiro, les Hoshino, était quelque chose qui lui donnait la plus entière des satisfactions. Bien entendu, je risque de devoir faire une visite diplomatique à Tetsu no Kuni, mais c’est à une semaine de cheval d’ici, ça ne saurait trop être long d’atteindre mes terres natales et d’en revenir, comme tu as pu le voir aujourd’hui… L’immensité qui s’étendaient derrière eux en était la preuve. Sentir tes doigts entre les miens est de toute façon, déjà à lui seul, l’un des plus beaux voyages qu’il m’ait été donné, mademoiselle aux doigts gelés ! Dit-il, malicieusement en entrelaçant ses doigts dans ceux de la jeune femme, qui décidément, étaient bien trop froids ! Mais il les aimait comme ça, ces petits doigts délicats. Froids et chaleureux à la fois…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Jeu 28 Déc 2017 - 1:01
L’instant se voulait paisible. Sur le crâne de l’homme qu’il désirait tant venger, l’heure de la guerre n’avait pas encore sonné. Les envies de voyages pouvaient attendre car Ayuka ne pourrait prendre plaisir à découvrir le monde avec la crainte de revenir pour découvrir un charnier. Face au danger et l’adversité, elle ne comptait pas fuir égoïstement et sans être une importante force de frappe d’Iwa, elle se savait en mesure d’apporter son aide aux plus grands combattants. Il le fallait. Pour ne plus les voir courir mille dangers mais devenir assez forte pour les soutenir. Sans prêter une grande attention au tigron disparu, elle posa une main sur celle gantée de Watari, souriant doucement « Bien idiot ou prêt à assumer les conséquences de ses actes, serait celui qui tenterait de dissoudre notre groupe ou attaquer Iwa… »

Elle le savait. Tous se protégeraient les uns et les autres et c’était peut-être là, la plus grande des forces iwajins. La confiance et la conscience de la valeur de l’autre. Bien que blessée comme encore ruisselante de sang, Iwa se montrait bien plus grande dans le cœur d’Ayuka que le Village des pleurs et de la brume. Elle l’écouta avec attention quand il aborda ses propres projets et l’avenir qu’il s’imaginait pour les semaines à venir… Dans le cas où les Kirijins ne tenteraient pas un nouvel assaut ou de tuer un nouveau Tsuchikage. « Fais attention. Tetsu est bien le cœur de tes terres natales, mais il faut croire que la gangrène s’y est également installée. Et je doute qu’Iwa soit prête, tout comme moi, à perdre un autre samouraï talentueux… » En plus d’être une lame tranchante, la blonde savait Watari capable d’être un réel atout pour Iwa, la Belle de la Roche qui ne pouvait se permettre de voir ses forces affaiblies en ces temps troubles.

Les derniers mots du jeune homme firent naître un léger rire sur le visage espiègle de la Yuki qui s’amusa à poser ses paumes glacées sur les joues de Watari, curieuse de voir s’il supporterait le désagrément pour lui faire plaisir « Les fameux doigts gelés ! » Malicieuse, elle lui confia doucement « Ceux même qui ont terrassé Noah ! Enfin, il a quand même mis deux jours à se réveiller, donc je vais éviter de descendre un peu plus ! »

En bas de la statue se trouvaient encore quelques iwajins pleurant leur protecteur, le dragon d’Iwagakure ou encore la matriarche des Inuzuka. Et sur les hauteurs un instant éloigné de la haine et de la tristesse. Emplir les cœurs avant de replonger auprès du deuil commun.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t971-yuki-ayuka http://www.ascentofshinobi.com/u281

Jeu 28 Déc 2017 - 3:50
Ne pas sous-estimer l’idiotie latente qui muait les ambitieux et les avides, c’était peut-être la première chose que Watari songeait à lui rétorquer, mais peu importait au final. Peu importe s’ils étaient nombreux, puissants. L’important pour le jeune homme était encore qu’ils parviennent à protéger ce que Chôgen avait voulu faire du village de la Roche, pas de massacrer et de détruire Kiri. Agir contre les brumes serait probablement inévitable. Mais à cet instant où ils pourraient peut-être de décider du sort de leurs adversaires, sauraient-ils les surpasser et renoncer au carnage et à la vengeance ? Il doutait qu’aujourd’hui, tous les guerriers d’Iwa en serait capable… Pouvait-on les en blâmer ? Ils n’en demeuraient pas moins des Shinobi et sûrement pas des guerriers philosophes…

Ne t’inquiète pas… Si Chôgen n’est plus, son art vit à travers moi. Je ne compte pas me laisser vaincre, ni abandonner mon pays natal. Je compte bien l’alerter de la menace que représente le Soshikidan et alerter nos frères d’armes que la paix est menacée par des fous. S’ils devaient vaincre, c’était en trouvant des alliés là où les menteurs du village des brumes ne pourraient déverser leur fiel. Si Watari pouvait peut-être avoir son utilité à Iwa, il ne souhaitait pas pour autant s’enfermer ici comme il avait eu la sensation d’être enfermé à l’époque où il se trouvait à Kiri. Elle le tira bien vite de ses sombres pensées, malicieuse disciple qu’elle pouvait être. Elle fanfaronnait en lui apprenant que c’était ainsi qu’elle avait neutralisé Noah. Encore quelque chose qu’il allait devoir ajouter à la liste des choses à gérer dans les prochains jours. Mais pour le moment, il profitait des paumes froides de la jeune femme. Elle voulait jouer à ce jeu ? Qu’à cela ne tienne. Voyons voir s’ils viendront à bout de moi, alors.

Il attrapa les deux mains posées sur ses joues et les fit coulisser jusqu’à l’intérieur de son kimono pour les placer sur son torse, qui était probablement bien plus chaud que les mains de la jeune femme, vu comment le froid était soudainement très désagréable sur son torse. J’ai déjà survécu à plus intense que ce froid, Ayuka, tu devrais t’en rappeler. Il lui sourit malicieusement avant de la serrer un peu plus contre lui. Froide ou espiègle, brûlante d’audace ou calme, il aimait cette jolie blonde du clan Yuki...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t954-hoshino-watari-et-le-vent-se-leve

Trépas de Chôgen ft. Watari & Ayuka

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Crocs Rocheux
Sauter vers: