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Lueur d'espoir pour les flammes ft. Takazane & Azami


Mer 13 Déc 2017 - 15:43
Malgré la gravité de la situation globale, malgré l'horreur de la situation pour le jeune homme et son cousin Nagamasa, Watari avait reçu une bonne nouvelle en même temps que son grade de Jônin. Si en recueillant ses cousins, deux grandes gueules et une volcanique jeune femme, il était aujourd'hui rassuré. Certes, il se doutait que chacun continuait d'exprimer cette individualité qui pouvait tant les rendre attachants qu'insupportable, mais surtout, ceux-ci s'étaient surpassés. Eirin la belle onnabugeisha aux cheveux d'opale et Reisei le rusé samouraï de la terre s'étaient illustrés pour leurs services rendus à la communauté. Ils avaient déblayés des débris, escorter des blessés, recenser des morts et avaient facilité le retour au calme. De son côté, Sakuya s'était faite discrète, mais avait aidé à sauver de nombreuses vies grâce à ses techniques de soin médicaux.

Enfin, non pas des moindres, Takazane avait visiblement surpassé son manque d'éloquence et son attitude amortie pour s'illustrer d'une manière des plus glorieuse. Lisant le rapport de l'assaut sur l'hôpital, il avait appris qui était l'agresseur et le reconnaissait assez facilement. Un homme-bête qui fusionnait avec son loup... Il était probable que ce fut le jeune homme qu'il avait affronté à l'examen Chûunin... Il aurait l'occasion de leur demander des informations et de confirmer son intuition ... Il n'avait pas été seul, par ailleurs. C'est pourquoi Watari s'était décidé à les convoquer tous les deux en la demeure des Nagamasa, qui ressemblait désormais de plus en plus à une demeure pour samouraï que pour un clan en particulier.

Faites-les entrer. Souriant à ses invités, il fit un léger mouvement de tête pour les saluer. Prenez place, mettez vous à l'aise. Il fit un petit signe pour qu'on aille leur servir des victuailles avant de reprendre : Azami-dono, mes félicitations pour votre nomination en tant que Chûunin. Mais surtout... Takazane, je suis grandement et agréablement surpris de ce que tu as permis d'accomplir pendant mon absence. Si ton frère, ta soeur et ta cousine se sont eux-mêmes illustrés, il n'en reste pas moins que vous avez protéger la vie d'un innocent d'importance.

Il sourit, se baissant un peu plus pour continuer d'honorer leurs actes. Il est probable que vous ne vous en rendiez pas compte, mais ce n'est pas tous les jours que deux genins parviennent à mettre à mal les plans de Nara Alderan. Il souriait, sincèrement heureux de leur haut-fait. Connaissiez-vous l'identité de celui que vous avez escorté et protéger ?

Il en doutait sincèrement. Azami, nomade, ne se mêlait que peu des affaires claniques du pays du feu. Quant à Takazane... Il ignorait probablement beaucoup de chose de la diplomatie mondiale. Il attendrait leur réponse avant d'en révéler plus. Cependant, il avait une autre question. Avez vous des informations sur votre assaillant ? J'ai des doutes sur son identité. Si mes soupçons sont fondés, je suis hélas malheureux de ce que cette personne est devenue... Il tendit une petite tablette de cendres à Azami. Cette tablette, il le savait, lui permettrait de faire ce que bien peu pouvaient faire. Dessiner avec précision un visage reconnaissable. Pourrais-tu tenter de me tracer ses traits au moyen de cette tablette, Azami-dono ? Il espérait qu'elle ne lui montrât pas le visage du jeune Haruko. Il l'espérait sincèrement.
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Jeu 14 Déc 2017 - 18:17
Azami n’aurait jamais cru revoir Watari, croisé un soir d’été, dans de telles circonstances. Takazane était donc bien de sa famille, un cousin éloigné, ou que ne sait-elle, bien que les deux hommes aient des caractères bien différents, à ses yeux. Du moins, avaient-ils présentés des facettes bien opposées et variées. On l’avait tirée de la tanière de sa famille, plutôt réduite et vieillissante, prostrée. Une agitation particulière y régnait cependant depuis quelques jours sans que la jeune femme ne sache vraiment pourquoi. Sa mère, plus désagréable qu’autre chose, lui avait volé dans les plumes. Quand elle avait appris qu’on l’avait convoquée dans la demeure des Nagamasa, avec qui elle n’avait aucun lien, elle n’avait pas caché sa surprise.

Mais autant fuir la vipère quand on en a l’occasion, et vite.

Bien que Takazane l’ait agacée par son côté frivole et léger, il serait toujours une meilleure compagnie avec celle de Watari qui l’avait bien fait réfléchir sur sa situation il y a quelques mois. Ils n’étaient pas des gens dont elle était proche, mais qu’elle avait au moins un peu fréquentés. Elle se faisait peu à peu au fait d’être bien plus impliquée dans le village. De faire bien plus de rencontres, et de lier des liens autres que la simple connaissance ou tenant de la transaction marchande.

C’est donc assise en tailleur, une béquille posée à côté d’elle, et le mollet gauche entrituré d’une épaisseur de bandages, silencieuse, qu’elle écoutait en silence les félicitations du samouraÏ quant à sa promotion. Elle le remercia d’un simple signe de tête en se rappelant la bête ou le monstre qu’ils avaient dû affronter à l’hôpital pour protéger un inconnu dans le coma. Doucement, elle brisa son silence d’un ton calme et neutre :

« Araho Daiki. C’est la seule chose que je sache de lui. Sinon, non, j’ignore qui il est totalement. »

Au moins, Takazane ne devait pas en savoir plus qu’elle. Du moins, il avait eu l’air aussi étourdi, et peu intéressé lui aussi par ce qu’il se passait dans le monde. Un nom n’était pas grand-chose, mais c’était un nom. Il représentait bien peu de choses à ses oreilles, pourtant. La brune attrapa la tablette de cendres, un léger sourire esquissant ses lèvres. Décidément, le samouraï pensait à tout. Elle était malgré tout intriguée par ses propos. Il connaîtrait donc peut-être celui qui fût leur adversaire d’un temps avant de s’enfuir ? La jeune femme ne connaissait pas grand-chose de lui mis à part son exil après tout.

Posant la tablette recouverte de cendres devant elle, d’un air sérieux, les sourcils froncés, elle plaça les mains devant elle pour commencer à les creuser doucement de sillons. Le combat remontait à bien des mois, et dans la panique et le fracas qui l’avaient marquée, il lui fallait faire appel à sa mémoire pour se remémorer les traits flous du jeune homme accompagné de son loup qu’ils avaient affronté. Grand, fort, et résistant.

Jeune, aussi. Il ne devait pas être plus âgé qu’elle ou Takazane..

Les cheveux courts. Le nez fin. Les yeux en amande, doux normalement, mais qui avaient lancé des éclairs terribles lorsqu’elle les avait croisés.

Pire encore quand il avait fusionné avec son compagnon canin.

La soif de sang et le tourment qui l’habitait étaient terribles.

Saisie d’un doute, elle s’arrêta, avant de relever la tête vers Takazane :

« Il me semble qu’il portait un masque, mais je ne m’en souviens plus… J’ai plus eu affaire au loup qui m’a déchiré la jambe, qu’à lui. Est-ce que tu te souviens de quelque chose de ton côté qui t’aurait marqué ? »
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Lun 18 Déc 2017 - 19:24
Il avait mal. Ou plutôt, il pensait encore avoir mal. Car Sakuya, sa sœur bien-aimée, avait fait du très beau boulot. Malgré les blessures, bien que souvent superficielles, le Samouraï, dont c’était le premier véritable duel, avait encore souvent l’impression de sentir les cicatrices rémanentes. Comme de véritables aiguilles qui s’éveillaient de temps en temps dans son épaule déchirée par les coups tranchants d’un adversaire qui lui avait été supérieure. Aussi, lorsqu’il avait reçu la convocation de son cousin, il avait soupiré. Réellement ? Vraiment ? Il devait réellement le convoquer ? Mais il s’y était rendu, bon gré mal gré. Puis, alors qu’il patientait avec Azami, se grattant un instant les cheveux avant de se masser légèrement l’épaule endolorie, il ajouta sur le ton de l’humour.

_ On peut se remettre ça quand tu veux, t’étais pas encore trop désagréable. »

Puis ils furent invités à rejoindre son cousin. Celui-ci, toujours aussi puissant, semblait être un homme bien plus respectable qu’il ne le serait jamais. Comme s’il ne connaissait aucun vice, mais connaissait celui de chacun. Il était toujours surprenant de le rencontrer, avec son grand air si détaché. Comme si rien ne pouvait vraiment l’atteindre. Comme si tout ce qui se passait en ce monde n’avait aucune emprise sur lui. Aussi, se passant une main dans les cheveux, ce qui lui arracha un bâillement qui tira légèrement sur sa toute neuve cicatrice à l’épaule, il laissa la Chûnin parler en premier. Après tout, s’il était le plus vieux des trois, il était pourtant le moins bien gradé. Peut-être une véritable preuve de son incapacité militaire. Aussi, soufflant, tandis que l’Adamachi dessinait dans son terreau, il prit le temps de jeter un coup d’œil à l’architecture traditionnelle qui lui rappelait leur pays natal.

_ En vrai, cous’, je t’avoue que j’ai pas une idée de qui était le type. On m’avait demandé de le surveiller, puis … Ouais, avec l’invasion, avec Azami-chan, on l’a protégé comme on pouvait. »

Tentant de se remémorer son adversaire, il fronça finalement les sourcils alors qu’il se rappelait un détail surprenant.

_ C’est sûrement rien mais … J’ai l’impression que ce n’était pas la première fois qu’il combattait un Hoshino. Pour le reste, ouais, il portait un masque et ne m’a pas vraiment marqué. »

Puis, faisant craquer sa nuque, il haussa les épaules.

_ Je suis le premier surpris de ce que j’ai foutu, tu sais ? C’est surtout grâce à elle, elle a grave géré. »
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Ven 22 Déc 2017 - 18:19
Watari soupira un peu en voyant le dialecte de son cousin. Et pourtant, je suis sûr et certains que vous aviez eu des cours d'étiquettes. J'imagine que cela te fatiguait trop de les suivre. Enfin, cela te donne un charme, Takazane. "Couz". Il avait du mal à s'y faire. Cela ne l'agaçait pas réellement, mais il savait que ce n'était là une marque de respect valable entre deux guerriers. Et la politesse était un point important de leur code d'honneur. Aussi semblait-il que Takazane ne souhaiterait jamais l'appliquer ; au contraire, c'était la jeune femme récemment promue qui était la plus respectable des deux.

Cependant, leurs informations lui permirent de consolider sa conviction. C'était donc le jeune Inuzuka qu'il avait déjà affronté qui était responsable de la tentative d'assassinat ? Il était donc réellement parti rejoindre le Soshikidan ? La jeunesse avait sûrement fait ses effets pour l'attirer ainsi dans ce qui était l'une de plus grande mascarade de justice qu'il ait pu voir en ces terres. Aucune preuve formelle ne peut le certifier, mais c'est un déserteur de ce village qui vous a attaqué. Il fait parti du clan des Inuzuka, ceux-là même qui ont payé le prix fort des politiques de feu le daimyö du pays du feu. Une guerre civile terrible qui avait provoqué de nombreuses tragédie. Je ne suis pas un expert, mais il semble que de nombreux clans sont partis à Iwa et Kumo. Cependant, encore nombreux détestent le pays du feu. Il veut venger les siens. Pour lui, il doit d'abord éteindre la lignée dont Daiki est l'héritier, avant de transmettre ses traditions à d'autres.

Il soupirait, car il était peut-être à l'origine du changement dans le jeune homme. Il avait souhaité qu'il se tourne vers un vrai pacifisme, ici, dans sa terre d'origine, mais il semblait l'avoir poussé vers le Soshikidan. Il fut mon adversaire peu avant l'attaque de Shîto. Il semblait déjà être torturé par le massacre de son peuple. Nul doute que le jeune Araho sera à nouveau sa cible. Il soupira avant d'ajouter : Si jamais vous le retrouvez, essayez de le capturer. Il finira par mourir par la faute du Soshikidan. Watari savait à quel point la jeunesse pouvait rendre intrépide et à quel point la vie pouvait être cruelle. Avec la mort de Meian, les Inuzuka étaient en deuil à Iwa. Tant qu'à faire, il valait mieux éviter que ce clan continue de compter ses morts. De même pouvait-il détenir des informations importantes. Tant par raison d'état qu'altruisme, il indiquait à ses interlocuteurs ce qu'il était préférable de faire, si l'occasion se présentait.

Watari sourit doucement en laissant la morne histoire des Inuzuka derrière eux. Il fit servir des mochi et du thé. Vous fûtes une bonne équipe, en tout cas. Encore une fois, félicitation à vous. Et Azami-dono, merci de surveiller mon cousin. Ses manières sont à revoir, mais ile demeure quelqu'un de bien et de fiable, quand il se décide à faire des efforts. Il sourit doucement avec une certaine forme de bonheur en les regardant. Oui, il était fier d'eux et ils représentaient une raison de se battre. Pour protéger des jeunes gens, qui restaient encore ignare du monde, mais qui semblait émaner d'une jeunesse touchante.
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Sam 23 Déc 2017 - 0:37
La jeune femme haussa les épaules aux compliments de Takazane, l'air tout aussi impassible. Au fond d'elle-même, elle était certainement plus gênée qu'autre chose, mais faisait tout pour que cela ne transparaisse pas. Peine perdue, ses yeux fuyants avaient bien plus à dire que si elle avait fixé les deux hommes avec fermeté.

« Oh, j'ai juste fait ce que l'on m'avait demandé. Cela aurait été plus concluant si on avait pu réussir à le rattraper, cependant.»

Soupirant un instant en posant une main sur son ventre qui se remettait peu à peu des blessures qu'elle avait reçues, elle reprit sur un ton un peu plus sérieux en direction de Watari.

« Ainsi, Araho Daiki est l'héritier qui devrait reprendre la tête du pays du Feu ? Il vaudrait mieux pour lui qu'il se remette vite et qu'il reprenne d'une main de fer sur son territoire et ses plaines luxuriantes. La guerre civile dure depuis bien trop longtemps dans les terres où je suis née. Les conflits et les rancœurs semblent corrompre même les plus braves, comme cet Inuzuka. Comme toujours dans ses terres, après tout. Je suis peinée que vous ayez à apprendre qu'une de vos anciennes connaissances ait aussi mal tournée...»

Ses paroles l'avaient intriguée autant qu'elles l'inquiétaient, à vrai dire. Il y avait bien longtemps qu'elle n'était pas retournée là-bas et qu'elle n'avait parcouru les étendues de sable. Que les conflits soient toujours présents là-bas était un mauvais signe, bien inquiétant pour qu'elle se demande si la reste de sa tribu, partie il y a sept ans, y ait survécu. C'était probablement une enquête qu'elle devrait mener par elle-même, si jamais on l'envoyait en mission en-dehors du village. Ce qui était à espérer, au vue de ses implications dans les derniers évènements.

Et la jeune femme, les sourcils froncés dans son sérieux grave et éternel, reçut les compliments du samouraï non sans gêne. Tout en se permettant de rectifier, en s'éclaircissant légèrement la voix :

« Ma surveillance n'était que temporaire. Il a démontré dans ce combat qu'il était bien assez valeureux et courageux pour se débrouiller seul. Pendant que je m'occupais de la santé de ce cher Araho, il a quand même tenu tête face à l'Inuzuka. Assez notable pour se passer de mes services particuliers, n'est-ce pas ? »

Elle s'était tournée vers Takazane pour bien lui faire comprendre qu'il n'avait pas intérêt à protester ou à la contredire. Ou même d'évoquer ce baiser qu'elle lui avait donné, scellant ainsi la promesse qu'il lui avait faite. Pourtant, derrière ces grands yeux noirs si sévères, elle ne pouvait s'empêcher de sourire. Certainement parce que l'Hoshino malicieux et volage s'était montré bien brave dans tout le combat. Oui, ils avaient formé une bonne équipe.

Et l'entendre de la bouche de Watari, qu'elle ne connaissait que peu, mais qu'elle avait trouvé respectable et agréable, lui intimaient un sentiment étrange, qu'elle n'avait jamais éprouvé.

Des frissons, mêlés à un gonflement du coeur et de la tête.

De la fierté, probablement. Et cette fierté brûlait dans ses yeux noirs, tant elle n'avait entendu autant d'encouragements et de félicitations de toute sa vie.
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Dim 31 Déc 2017 - 16:20
Watari était un personnage respectable. Takazane ne l’était pas. Watari était respecté. Takazane ne l’était pas. Watari, encore, était un valeureux combattant, un guerrier intrépide. Takazane l’était malgré tout. Malgré tout son penchant pour l’impolitesse, le manque de respect et les nombreux défauts, le Samouraï avait toujours prouvé qu’il était plein de promesses qu’il échouait constamment. Combien de fois sa mère aurait voulu qu’il devienne comme l’Hoshino qui se tenait face à lui ? C’est ainsi que, haussant les épaules, passant une main dans ses cheveux, il avait fini par s’asseoir en taillant devant l’homme qui, finalement, devrait apprendre à le gérer, lui et son inconsistance. Lui et son amour pour les plaisirs et passions enflammées.

_ J’imagine que j’dois m’être endormi, en fait. On avait vraiment ça ? C’tait l’Vieux qui l’donnait c’ui-là ? Ou c’était ta maman ? »

Bref. Alors qu’ils évoquaient le passé, Takazane eut à entendre la fabuleuse histoire des terres perdues de Hi no Kuni ainsi que le combat de son cousin contre le fameux guerrier contre lequel il s’était battu à Shîto. C’est ainsi que, les sourcils froncés, tentant de conserver son sérieux autant que sa concentration et son attention, le Samouraï de l’Eau comprenait finalement comment l’autre guerrier avait su si facilement déjouer ses différents coups. Hochant de la tête, il comprenait aussi maintenant pourquoi celui qu’il devait protéger était aussi important. Ainsi, peut-être avaient-ils bel et bien agi comme ils le devaient.

Mais, finalement, ce qui était le plus curieux était le nombre d’éloges qu’il recevait. Non seulement le cousin Watari se montrait volubile, ne cachant pas qu’il était agréablement surpris par les qualités de guerrier de son propre cousin – lui-même s’était surpris – mais il reçut aussi les félicitations de la toute récente promue. Ainsi, la jeune Azami, dont il avait reçu le baiser de la victoire, ainsi que la gifle bien sentie, le félicitait tout autant. Sourcils froncés, la tête penchée sur le côté, celui qui se faisait le plus volage et le plus changeant des Hoshino se gratta la tête sous cet étrange phénomène qui se déroulait sous ses oreilles.

_ Baaah. J’ai fait ce que j’ai pu, en vrai. Sans elle, je pense que l’autre m’aurait genre totalement broyé sous ses griffes et ses crocs, hein. »

Haussant les épaules, riant pour lui-même sous le regard lourd de sens de l’Adamachi, il reprit un peu plus légèrement, la provoquant volontairement.

_ Puis, t’sais bien, Wata’, quand on se bat pour une cause qui l’mérite, bah, on veut toujours bien faire quelques efforts. »

Car s’il s’était aussi bravement battu, c’était uniquement pour le Baiser de la Belle. Sûrement n’aurait-il pas autant donné de son temps, et de sa vie, s’il s’était battu en compagnie d’un homme. Mais la jeune femme avait été agréable à voir et, finalement, reprenant un peu de son air plus ou moins sérieux, où il fronçait bien trop les sourcils, il reprit encore une fois.

_ Du coup, j’imagine que l’but, maintenant, c’est que l’autre-là, ton fameux héritier, soit placé à la tête de Hi no Kuni. Ou un truc du genre ? Enfin, j’peux te dire que c’était pas gagné. Et si sa vie est encore en jeu, vaudrait mieux des gens un peu plus doués que je ne le suis. »
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Mar 2 Jan 2018 - 3:52
Comme d’habitude, Takazane était un peu dans son propre monde. En revanche, Azami, malgré son statut de nomade, semblait un peu plus réceptive et moi égocentrée que son cousin… Il semblait donc, autant de fait, de visu, que des paroles de celui-ci, qu’elle avait su le canaliser. Watari ne comprenait pas trop bien ce qui se tramait entre eux et s’en fichait pour ainsi dire quelque peu. Il avait le cœur pris avec bien d’autres soucis féminins pour avoir à gérer les histoires sûrement pleines de sueur de Takazane. Le père du jeune Arao Daiki, de ce que j’en sais, n’était pas un ange. Je ne légitime pas les raisons qui ont poussé votre adversaire à rejoindre le Soshikidan ou l’action de ce groupe… Mais il est presque certain que les Inuzuka furent massacrés au cours de la guerre civile par le père de celui que vous avez sauvé.

Les hurlements de la foule qui regardait les ninjas s’affrontait. Watari, avait son sabre, qui tenait en échec Inuzuka Haruko. L’enfant du printemps était devenu l’enfant de la vengeance. Par une étrange manière, les paroles qu’ils avaient échangés mirent fin au combat qu’il ne voulait pas mener au risque de blesser physiquement un innocent. Un rescapé des horreurs d’une guerre civile. Qui hurla devant lui qu’il se vengerait. Que les graines de la haine fleuriraient. Que le seigneur du feu payerait. Il n’avait pas cru si bien dire… Nagamasa Kôga lui aussi, périt avec le seigneur du feu, des mains de Nara Alderan, nouveau daimyo du pays du feu.

Pour autant… Si des massacres ont bien eu lieu, ni le jeune Daiki, ni le jeune Inuzuka que vous affrontés doivent payer ou continuer de payer pour celui-ci. Le responsable, pour le pire ou le meilleur, n’est plus. Le clan Inuzuka est pratiquement décimé, à Iwa, avec la perte de leur matriarche, Inuzuka Meian… Un regard grave, distant. Triste destin qui était ceux des Inuzuka et des Nagamasa. Semblables sur les pertes. Semblables en leurs conséquences. Souffrances, déchirement, haine, rejet, vengeance. Le cycle sans fin du karma qui rattachait ceux qui n’en prenaient pas conscience. Le monde continuerait à vaciller dans sa folle danse de haine, si rien n’était fait. C’est pourquoi, il faudra tant agir pour et contre nos adversaires, que pour le jeune Daiki, qui est toujours inconscient à l’hôpital. Espérons que nos médecins parviendront à le ranimer… Ce serait déjà un bon départ. Il ne s’y connaissait pas réellement sur l’affaire. S’il connaissait un minimum l’anatomie humaine et les techniques de soin usant des énergies physiques et spirituelles, il était beaucoup moins versé sur le mal qui rongeait le fils inconscient de l’ancien daimyo.

J’étais moi-même occupé à affronter un autre conspirateur. Celui-ci… Est l’actuel Daimyo de l’eau, Raonaka, Ao. Il a pu nous échapper cela dit. Il est suspecté d’avoir usurpé son titre, d’avoir assassiné son seigneur, d’avoir trahi et fait tuer Yuki Sôsuke. Pour tout cela, il est responsable au moins en partie de la guerre qui va hélas, déferler sur nous. Ses liens avec le Soshikidan ne font pas de doute. Ils étaient des shinobi, désormais. Takazane, samouraï, par la même occasion. Il devait comprendre que « compter sur des gens plus forts qu’eux » ne serait pas possible. Pas tout le temps. Que votre victoire repose sur votre coopération ne fait pas de doute. Mais cela n’entache en rien votre performance. De la même manière, votre adversaire était plus fort que vous ; or, votre force conjuguée vous a permis de surmonter l’attaque. L’avenir vous mettra face à d’autres dangers de cette trempe. Peut-être même plus grands. Même moi, je ne sais pas ce qui m’attend à l’avenir.
Il restait très troublé. Alderan avait perdu une main. Ao avait pratiquement perdu sa tête. L’image du de la nuque qu’il avait pratiquement totalement tranché au deux tiers, puis, du seigneur de l’eau, le toisant avec un rictus satisfait le hantait toujours quelque peu. Félon qui avait su se soigner grâce à l’aide de son invocation. Je ne souhaite pas savoir vos noms et vos visages ajoutés à la liste des statuts que nos amis Borukans dresseront probablement à l’avenir. Devenez fort, que ce soit pour votre survie, pour ce que vous souhaitez accomplir ou pour les autres, le village. Takazane, tu sais normalement que ton éducation te pousse à protéger la paix…

Il fit un regard en coin à son cousin, avant d’ajouter, à demi-dépité de devoir le formuler ainsi : Si tu veux pouvoir continuer d’aimer les femmes en toute quiétude… J’espère que tu travailleras à protéger la paix et l’harmonie. La nation qui nous a attaqués n’est pas du genre à permettre aux courtisanes de faire leurs offices. Ce sont des militaires qui ne connaissent qu’une paix : celle où leurs intérêts sont protégés de celui des autres… Il n’en revenait pas devoir expliquer à Takazane l’intérêt de se faire parangon de vertu pour pouvoir continuer d’entretenir ses vices, mais peu importait. S’il le motivait à devenir plus fort et à se donner les moyens de ses ambitions, aussi moites et sexuelles soient-elles… S’il pouvait éviter de dire à sa famille que Takazane était mort, pris au piège par sa propre faiblesse.. Eh bien, même ce moyen était bon. Azami pouvait sûrement remarquer qu’il coûtait à Watari beaucoup de force mentale pour en arriver à de telles extrémités. Mais il fallait s’adapter… Et en l’occurrence, parler le langage du jumeau de Reisei était peut-être la seule solution de lui faire réaliser la gravité de la situation dans laquelle ils se trouveraient probablement tous à l’avenir, petits comme puissants.
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