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Rendez-vous avec le Nidaime Raikage [M. Shūuhei]

Invité

Sam 16 Déc 2017 - 15:04
J’étais quelque peu nerveux. À ma demande, j’avais pris rendez-vous avec l’ombre de la foudre deuxième du nom. Premièrement, car à mon retour de ma mission à Shîto, je n’avais pas eu l’occasion de le faire pour lui transmettre l’intégralité du rapport. Et secondement, car depuis les événements c’étaient bousculé et avait changé la donne. Durant son voyage pour le sommet des Kages, qui lui aussi avaient connu des événements tragiques, il y avait eu une nouvelle intrusion à Kumo. Et l’objet de cette intrusion, n’était autre que Kâtenshêdo. La marionnettiste du pays du vent, membre du Soshikidan, que nous avions capturé à Shîto. Depuis sa capture à Shîto, j’avais fait mention de ma réticence à ce qu’une criminelle d’une si grande envergure soit retenue aussi à Kumo. Nous avions des bases dans tout le pays, alors pourquoi ne pas l’enfermer dans un lieu encore plus difficile d’accès ? Nous avions certes à Kumo, directement accès à une large force de shinobis. Mais cela ne suffisait pas. Lors du sommet des Kages, le village avait failli courir à la catastrophe. La réorganisation actuellement en cours des services de surveillance, me permettait d’aller directement au contact du Raikage. Chose qui, malgré ma place au sein d’une unité spéciale d’élite, n’aurait peut-être pas été si facile autrement, de par mon grade. J’avais une occasion ici, de montrer ma volonté d’agir pour le village. De plus, les confirmations que j’apportais à propos des déserteurs seraient très utiles. Et la mission à Shîto avait aussi permis de rapatrier les dépouilles d’autres victimes Kumojins supplémentaires, ce qui était très important, pour les familles, et le respect que l’on devait à nos morts.

Maintenant que le rendez-vous était pris, je ne pouvais de toute façon pas me défiler. Et je n’en avais pas l’envie. Ce qui s’était passé lors de ma rencontre avec mon nouveau superviseur, le jōnin du clan Aburame qui s’occupait aussi du cas de Kahei, m’avait permis de progresser. Désormais, je ne me mettrais plus de barrières pour m’empêcher d’avancer. La vie nous en donne assez. De plus, je faisais maintenant partie du conseil des Nara. C’était si inattendu pour moi qui n’étais que chūnin, que je ne pouvais que me montrer digne de la confiance qui m’était accordé. La seule fois où j’avais rencontré, et pu parler avec le Metaru, ce dernier n’était pas encore nidaime. C’était pour cette rapide mission contre une petite bande de malfaiteurs. Bien sûr, je l’avais revu par la suite, dans ses apparitions en tant que Kage, mais c’était bien différent. Désormais, il était le premier shinobi du village.

Une fois dans l’assemblée, et après avoir montré patte blanche, j’avais pu accéder au lieu où se situait son bureau. J’étais pile à l’heure. La porte était à peine entrebâillée. Je frappai alors pour m’annoncer.

C’est Nara Shikarai, pour le rendez-vous qui a été convenu.
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Dim 17 Déc 2017 - 22:23
- « C’est bon de te revoir, Shikarai. »

Alors qu’on pourrait penser que j’avais été à l’intérieur de mon bureau, ce fut tout le contraire. J’étais en dehors, tasse de café à la main et sourire aux lèvres. Je portai même une main amicale à l’épaule la plus proche du jeune homme, assez content de le revoir. Il s’était passé tellement de choses depuis notre mission avec le jeune Koda qui était porté disparu depuis les évènements de Shito que je n’avais pas eu la chance d’avoir un moment à passer avec lui. Je me remémorai encore de notre interrogatoire improvisée avant de commencer à me marrer doucement. Une véritable boucherie !

- « Allez, suis-moi et pas de chichis entre nous. Je suis le même que la dernière fois ! »

Je passai devant lui pour ouvrir grand la porte, avant de rentrer dans mon bureau. Il était vaste, il était grand, il était beau et plutôt bien éclairé par la baie vitrée derrière mon siège qui donnait une vue panoramique sur tout le village. Une place vraiment privilégiée au conseil. Pas étonnant que le poste soit si convoité, quand on voyait les conditions dans lesquels je travaillais. Du reste, ceux qui me connaissaient et qui arrivaient à cet endroit étaient généralement étonnés de voir que mes dossiers étaient bien classés et ordonnés comme il faut. On pourrait croire que j’étais devenu moins bordélique… Mais non.

La magie de ma secrétaire.

- « Prends place ! »

Une fois assis sur mon siège, je lui présentai un autre face à moi sur lequel il pouvait prendre ses aises. J’accordai un soin à bien recevoir tous mes kumojins, surtout que celui-ci était l’un des plus importants de Kumo malgré son grade encore moyen. Il était d’ailleurs l’un des rares à élever le nom des Nara malgré tout ce qui s’était passé depuis un moment. Seijiro et Aldéran étaient des énergumènes qui avaient entaché leur réputation, mais j’avais toujours une pleine confiance en ce clan, surtout en l’élément qui me faisait face. Ne pas faire de quelques cas une généralité. Au diable la paranoïa !

- « Alors ? Quelles sont les nouvelles ? »
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Invité

Lun 18 Déc 2017 - 0:50
Un bref silence. N’y avait-il personne dans le bureau ? J’eus vite la réponse lorsqu’une voix et une main sur mon épaule m’apportèrent l’explication. C’est avec une tasse à la main et un sourire que le Raikage me salua. Il sembla même amuser quelques instants avant de me faire entrer dans son bureau. Étant donné ses dires, il n’avait pas l’air de vouloir que je sois trop formelle. C’était à la fois très appréciable, tout en restant assez intimidant. Quelle attitude devais-je adopter dans une telle situation… ? L’ancien Shikarai aurait sans doute paru tendu plus qu’il ne fallait. Désormais, j’étais plus calme. L’attitude détendue de mon kage facilitait aussi beaucoup les choses. Lorsqu’il fut assis, il le montra le siège face à lui, où je pris vite place. Les nouvelles… ? Tellement d’événement s’étaient déroulé depuis nos derniers échanges… Il allait falloir commencer par l’essentiel, ce pourquoi j’étais présent.

Tant de choses Nidaime… Pour commencer, la première raison de ce rendez-vous, est comme vous le savez, la mission que nous avons faite à Hi juste avant le sommet des Kages.

Je récupérais alors dans mes affaires les parchemins avec toutes les informations que je devais transmettre. Parmi eux, celui avec la liste définitive que nous avions pu établir sur les cas de désertion. Bien sûr avec les rumeurs du retour du Raikage, il y avait vraisemblablement un nom à rayer de la liste… Celui ou ceux qui restait… Il me faisait mal. Quoiqu’en réalité, je ne sois pas sûr que c’était de la douleur. Mais… Je me sentais trahis au plus profond de ma chair. Et pire que cela. Cette trahison en soi, elle ne faisait pats directement de tort à ma personne, non. Mais elle en faisait à ma famille, à mon clan. Et cela… C’était la ligne rouge à ne pas franchir. J’étais quelqu’un de compréhensif. Sans excuser les pires actes, j’étais capable d’avoir un certain recul. Mais même moi j’avais mes limites… J’avais préféré ne pas trop y réfléchir pour ne pas développer une haine inutile.

Je crois avoir compris que vous avez pu confirmer, et régler vous-même le problème… Je suis vraiment désolé de cette situation. Croyez bien que si j’ai un jour l’occasion de la régler par moi-même, je ne m’en priverai pas.

Je déposais alors les quelques parchemins sur le vaste bureau de l’ombre de la foudre. Les grandes fenêtres derrière ce dernier donnaient une vue époustouflante de Kumo. Qui plus est, la hauteur, et la construction particulière du lieu, accroché à même la roche, donnaient une vue très large, quasi-panoramique. De plus, à cette saison, il n’était pas rare que le village soit le matin englobé par les nuages, d’où venait le nom de Kumo.

Si je suis là, c’est aussi car j’aimerais vous parler de la détention de Kâtenshêdo. La tentative d’évasion de celle-ci, qui s’est soldé par un échec, à mit en lumière un problème auquel j’avais déjà pensé lors de sa capture… et dont j’aimerais vous faire part.
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Lun 18 Déc 2017 - 21:20
La liste des traitres n’était pas évidente à dresser surtout si l’on prenait en compte le fait que certains kumojins aient pu mourir ou carrément disparaitre dans des circonstances mystérieuses. De ce fait, lorsque je récupérai le parchemin et que je le parcourus de façon minutieuse, j’eus la confirmation que le Soshikidan n’avait subjugué que deux personnes. Je haussai un sourcil pour la troisième qui n’était autre qu’Inuzuka Haruko, mais je préférai attendre de me rendre à Iwa -Si le prochain Tsuchikage venait à accepter le dialogue- pour me renseigner sur le sujet. Étant donné que Meian n’était plus, ce qui était d’ailleurs assez malheureux, je n’avais pas d’autres choix que de me renseigner auprès des hauts dignitaires du village caché de la roche. Quant au reste de la fameuse liste…

- « S’il y a une personne qui doit endosser ces peines, c’est dame Shikatowa et pas toi. Mais crois bien que ces personnes-là ne remettront pas en cause toute l’affection et la considération que je porte au Nara. Le reste de mon clan pense pareil, les Suzuri également ; et tous les kumojins savent faire la part des choses. Ne prends pas tout sur toi, Shikarai. »

J’eus un sourire pour le jeune homme que je savais intègre et amoureux de sa patrie. Même si les Nara étaient originaires de Hi no Kuni, la génération actuelle était née et avait vécu ici. Leur patriotisme n’était pas à remettre en cause. Je comprenais néanmoins sa position. Entre Alderan, Seijiro et le chunin déserteur dont il n’était même pas nécessaire de mentionner le nom tant il me paraissait insignifiant, les Nara avaient essuyé beaucoup de déception, mais également une certaine disgrâce. Cela me faisait penser qu’il me fallait peut-être leur rendre visite comme je l’avais fait avec l’ensemble des Suzuri. Cela les réconforterait sans aucun doute. De plus, d’un point de vue politique, avoir leur soutien assiérait encore plus ma légitimité de raikage, même si je n’avais pas encore eu de souci à ce niveau.

- « Bien avant que tu ne me parles du problème en lien avec Kâtenshêdo, qu’est-ce que Shiroi devient ? Quelle piste suit-elle ? »

A vrai dire, je n’avais pas eu le temps de lire toutes les missives qui m’avaient été adressé depuis un certain moment. La faute à mon emploi du temps chaotique. La faute à mes priorités. La faute aussi aux imprévues. De ce fait, si Shikarai m’avait envoyé une lettre, il était fort probable que je ne l’ai pas lu ou que je l’ai fait de façon rapide ou distraite, comme d’habitude. Là-dessus, je faisais un mauvais raikage, je l’avouais, mais j’avais une sainte horreur de la paperasse ! C’était une plaie et je me voyais déjà en retraite, loin de tout ce bazar. Du reste, j’étais bien content d’avoir une secrétaire bien compétente. La gamine faisait vraiment un travail de pro et m’aidait énormément avec tous les dossiers administratifs. Une vraie pro, vraiment. Que ferais-je sans Mei ? Elle était ma sauveuse au quotidien !

- « Vous avez également réussi à vous débarrasser du corps de Shinobi ? Je lirais tes rapports plus tard, ne t’en fais pas, mais je préfère mieux te demander des comptes de vive voix. »
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Invité

Lun 18 Déc 2017 - 23:41
Le rôle du Raikage, avait des prérogatives plus importantes que celles d’un « simple » chef de clan. Cependant, beaucoup de compétences étaient communes aux deux postes. Parmi celles-ci, deux me paraissaient essentielles : la diplomatie, ainsi qu’un certain charisme, « bienveillant » dirais-je. C’étaient deux qualités que possédaient Shūuhei, et Shikatowa. Ils n’hésitaient jamais à y recourir pour rassurer les autres. Et c’est d’ailleurs que l’ombre de la foudre était en train de faire avec moi. Ses paroles étaient réconfortantes c’est évident, mais elles ne calmeraient pas si facilement le sentiment de rage que j’avais à l’égard du Nara déserteur. Que ce type ait pu être en contact avec mon frère et moi, il y a si peu de temps et qu’il ait pu faire ce choix me révulsait…

Je comprends bien Nidaime… Seulement, l’ayant rencontré si peu de temps avant les évènements… Le mot est peut-être mal choisit, mais cela provoque un certain traumatisme chez moi. Mais je ne suis pas ici pour parler de ma petite personne. J’apporterais tout mon aide à Kumo, et à Shikatowa, afin de régler ce problème. Les Nara mesurent leur chance d’être aussi bien traité malgré tout cela. D’ailleurs… Je ne sais pas si c’est vraiment mon rôle mais… Je vous remercie pour cela, dis-je en m’inclinant légèrement en avant pour appuyer mes dires.

J’étais assez surpris par moi-même. Au final, ce jōnin, Shizen avait peut-être raison. Je commençais à parler bien plus qu’auparavant. Qu’est-ce que cela signifiait ? J’avais sans doute un grand temps de parole à rattraper. Il fallait aussi dire que même si je restais souvent silencieux, je n’en avais pas moins des choses à dire. En réalité, souvent je pesais plus longtemps mes mots que je ne passais à les dire. Si on ajoutait à cela le fait qu’une fois que j’avais lu parole, je synthétisais la plupart de mes propos… Il n’était pas si difficile de comprendre que je parlais si peu. C’est typiquement cela qui m’avait fait passé si vite à un autre sujet. Néanmoins, le nidaime, intéressé, me demanda quelques précisions sur Shiroi.

Nous nous sommes séparés à Tokanaba, après la mission. Elle m’a jugé apte à rentrer seul... Elle était inquiète à propos de quelques choses, mais elle ne m’en a pas dit plus. Elle souhaitait se rendre dans une autre base afin de recouper d’autres informations. Elle a envoyé des missives pour donner des informations supplémentaires. Je crois qu’il y avait besoin d’aide dans l’autre base, et que pour l’instant, elle ne pourra pas rentrer. Je pense que vous aurez rapidement sans doute plus d’information que moi…

Le Raikage était investi, et cela se sentait par l’intérêt qu’il portait à ce que je pouvais lui apprendre. Je me demandais vraiment qu’elle avait été l’intérêt de Seijiro à truquer les élections, pour au final ne rien faire. Salir ainsi un rôle si important pour sa propre gloire, son égo ou que sais-je… C’était affligeant. La démonstration de cet intérêt constant que la deuxième ombre avait pour Kumo, et ses concitoyens, se faisait à chaque étape de cette discussion qui s’était engagé. Encore une preuve avec sa dernière demande.

Eh bien en réalité, nous avons même pu faire mieux. Les Suzuri ont sans doute été remercié par les cieux, par l’intermédiaire des parchemins de scellement qu’ils nous ont confié. Grâce cela, et à la technique de scellement que je possède, nous avons pu sceller toutes les dépouilles qui étaient resté à Shîto, dont celle de Suzuri Shinobi…. L’état de décomposition de certain corps étaient assez avancé… Mais au moins, nous pourrons fournir une sépulture décente à nos frères d’arme qui sont tombé.

Bien sûr… Les mots que je prononçais ne pouvaient être dépourvus d’émotion. Chacun des clans majeurs avait subis des pertes. En perdant leur chef, c’est sans doute les Suzuri qui avaient subi l’un des plus lourd tribu. Me revenait en mémoire les corps, la morgue…. Ce n’était pas quelque chose de facile, mais c’était nécessaire. Et puis, cela permettait de forger l’expérience. Après ce petit silence de respect, je repris pour conclure mon explication.

Dès mon retour de la mission, j’ai apporté les parchemins au complexe scientifique. Ils ont pu faire des analyses, et arranger les dépouilles pour les restituer à leur clan… Ils reposent désormais en paix, sur terre.
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Mar 19 Déc 2017 - 0:29
- « Je vois… L’unité de Shizen est plutôt efficace… »

J’étais comme qui dirait soulagé. Un autre poids semblait s’être ôté de mes épaules. J’avais plusieurs fois pensé à la dépouille de Shinobi sans pouvoir faire grand-chose ou décider quoi faire. Le départ de Shiroi et de Shikarai fut donc une aubaine pour moi ; mais aussi une source d’angoisse : Avec la dangerosité que représentait Shitô, j’avais été plutôt sur les nerfs malgré toute la confiance que je leur accordais. Qui plus est, le corps de l’ex-chef des Suzuri avait potentiellement pu être récupéré par le sôshikidan pour des fins que je n’osais même pas imaginer une seule seconde. Mais cette peur était à présent révolue. Je pouvais sereinement penser à autre chose. Les Suzuri avaient maintenant une vraie dépouille qu’ils pourraient enterrer en paix. Son décès restait regrettable, mais ce fait était derrière nous maintenant et chacun des partis allait pouvoir passer à autre chose. Satisfait ? Je l’étais pleinement.

- « Espérons que Shiroi revienne saine et sauve et avec de bonnes nouvelles… »

Le mouton blanc était une solitaire née. Les missions longues et périlleuses, ça la connaissait. Le simple fait de savoir qu’elle était encore en vie et qu’elle œuvrait avec toujours autant de zèle pour Kumo me faisait vraiment plaisir. Je n’avais pas à m’inquiéter pour elle avant un long moment et là encore, je pouvais passer à autre chose. Je bus une gorgée de mon café avant de m’avachir quelques peu dans mon siège, tellement confortable. Après avoir pris quelques mesures dès mon retour, j’étais plus ou moins tranquille, même si j’avais encore beaucoup à faire au plan administratif. Je n’allais plus parler pour mon graaaaand amour de la paperasse, mais voilà… « Alors jeune, de quel problème voulais-tu parler ? » Maintenant qu’on avait plus ou moins fait le tour de tout ce que je voulais savoir –d’autant plus que j’aurai le temps de lire ses rapports-, il ne me restait plus qu’à entendre le problème dont il voulait causer.

« Le sujet de Kâtenshêdo est généralement assez sensible, mais parle sincèrement et sans peur. Contrairement à ce qu’on peut croire, je suis ouvert aux critiques et si tu as remarqué une faille à laquelle le conseil et moi n’avions pas réfléchi, cette conversation pourrait être bénéfique pour notre ville ! » Je ne savais trop si je l’avais convaincu, mais maintenant, il n’avait plus qu’à parler. En attendant, je lui prêtai toute mon attention. J’avais même posé ma tasse de café sur la table et croisé mes bras sur ma poitrine. D’ailleurs, en y repensant bien, ce gamin avait participé au combat durant lequel Kumo avait réussi à récupérer la fugitive de Kaze no Kuni et membre du sôshikidan. De ce fait, il était encore plus légitime qu’il veuille donner son avis ou pointer du doigt un problème assez spécifique la concernant. Car j’étais bien conscient d’une chose : Il fallait faire quelque chose pour en finir avec cette femme.

Ce qui passait par un interrogatoire avant tout. Inévitablement.
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Invité

Mar 19 Déc 2017 - 22:57
Assurément monsieur. Et je ne veux pas passer pour un flagorneur, mais le remaniement des unités spéciales nous fera sans doute grandement progresser en termes d’efficacité.

Mes propos pourraient auprès d’un autre passer pour une flatterie intéressée. Toutefois, vu l’homme à qui j’avais à faire, je savais que ce ne serait pas le cas. Car lui comme moi, savions qu’il n’était pas motivé par cela, sans doute bien à l’opposé de son prédécesseur. Il me semblait important de lui fournir un retour sur ses changements tout récent. En soi, ceux-là n’étaient pas d’une ampleur phénoménale, c’est vrai. Mais ils avaient le mérite de recentrer le village sur ce qui avait toujours été sa politique : la science et progrès. En intégrant l’unité d’espionnage au sein même de l’institut, les progrès scientifiques pouvaient directement profiter et améliorer la traque, et l’interprétation des données interceptées, sans prendre le risque de les dissiper à travers plusieurs unités.

Oui, on peut lui faire confiance là-dessus. D’ailleurs, Monsieur Aburame a prévu de me faire travailler selon les dispositions qu’il a prises pour la formation de l’unité remaniée. Je pense être en mesure de bien progresser avec cela. Je m’appliquerai en tout cas avec le même zèle que Shiroi…

C’était désormais au dernier sujet que je voulais évoquer avec le Nidaime d’être posé sur la table. Sans doute celui qui allait amener le plus de débats. Après avoir repris ses aises, et bu un peu de café, Shūuhei m’interrogea sur le sujet que je voulais évoquer. Sans oublier de mentionner que c’était un sujet sensible, le Metaru me précisa bien que je ne devais pas avoir de crainte à ce propos, et que je pouvais donner mon avis comme il venait, sans besoin d’édulcorer mon propos. Cela ne faisant que renforcer mes convictions sur l’homme qui se tenait assit devant moi.

Je comprends parfaitement cela nidaime raikage, et j’espère ne pas faire mention de sujets sur lesquels vous auriez déjà tranchés. Comme vous le savez, j’ai fait partie de l’équipe qui a capturé Kâtenshêdo à Shîto. Lors de l’intrusion à Kumo, il y a quelques jours maintenant, j’ai aussi fait partie de l’équipe qui est intervenu, accompagné de Metaru Reiko, et de Leoko Nora. Hélas, nous n’avons pas pu identifier la personne en question, même si l’on a pu récupérer quelques informations. Bref, jusqu’ici, je ne pense pas vous avoir appris grand-chose, mais n’hésitez pas à m’interrompre… Je vous avoue que je ne suis pas sûr d’être encore très habille avec ce genre de prise de parole et j’ai peur de ne pas être clair.

Je savais bien que tout bon Raikage qu’il soit, vu la quantité de dossiers et de sujets qu’il devait avoir à traiter, qu’il ne pouvait pas se souvenir de tout dans les plus grands détails. Ainsi, cette petite introduction agissait comme un petit rappel des faits.

En partant, l’individu a dit qu’il reviendrait… En réalité, dès la capture de Kâtenshêdo… J’avais envisagé ce genre de risque… Mon interrogation porte surtout sur le fait que Kâtenshêdo soit retenue à Kumo même. Je me dis qu’un bunker hors de Kumo, et bien plus reculé dans le pays de la foudre serait peut-être plus sûr. Une criminelle aussi dangereuse, ici… Même si elle est détenue haute sécurité, je pense que c’est risque…
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Mer 20 Déc 2017 - 23:37
- « Il est clair que c’est un risque… »

J’acquiesçai volontiers. Le petit faisait preuve de jugeote et ça, ça me plaisait volontiers. Beaucoup auraient pensé à buter immédiatement la jeune femme, mais l’idée était bonne. En vérité, j’y avais déjà pensé pour ne pas dire que Daisuke m’avait déjà fait part de ce projet que de la déplacer dans un autre endroit pour l’isoler loin du monde et surtout, loin du champ d’action du sôshikidan. Malencontreusement, j’avais la très mauvaise impression que cette organisation avait les yeux partout. Si ça se trouvait, ils devaient même avoir quelques espions en civil dans le coin. Avec l’absence de Daisuke, je n’avais pas eu le choix que de renforcer le dispositif sécuritaire de Kumo, mais il était peut-être déjà trop tard. Je devenais un peu paranoïaque, mais je n’excluais plus aucune possibilité. S’ils avaient déjà réussi à s’infiltrer ici à maintes reprises, rien ne prouvait qu’ils ne pourraient pas remettre ça encore une fois.

- « Et ce d’autant plus que je risque une fois encore de sortir de Kumo dans les prochains mois à venir… »

J’eus un soupir. J’étais bien conscient que cette tentative de délivrance et d’évasion était due en grande partie à mon absence et à celle d’un bon nombre de shinobis compétents dont deux jonins à la force non négligeable. Mes deux bras armés. Ceci étant dit, même ma présence pourrait ne pas être dissuasive et une nouvelle invasion risquait non seulement de faire plusieurs victimes, mais aussi de fragiliser mon mandat. Je n’étais certes pas un politique qui voulait à tout prix soigner son image, mais si je ne faisais pas bonne impression, je risquais très certainement de bousiller cette cohésion et tranquillité que le conseil et moi avions réussi tout doucement à instaurer auprès de nos concitoyens. Kumo prévalait. Ma présence à ce poste n’était rien de plus qu’un moyen pour la ville de resplendir ; et personne ne devait mettre en péril cette paix et notre progression sans en payer le prix fort.

- « Je prends ton idée en compte, jeune ami. Mais bien avant d’y réfléchir comme il se doit, il va falloir qu’on procède à son interrogatoire et il débutera sous peu. C’est ce fait qui décidera d’un éventuel transfert au-delà des frontières de la ville. »

J’eus finalement un sourire. J’avais laissé cette affaire à Reiko et c’est elle qui allait se charger de prendre qui elle le souhaitait pour mener à bien cette mission de la plus haute importance que je lui avais confié. Si cette fameuse marionnettiste décidait de ne pas parler, j’allais sans doute la garder encore ici et la question de la déplacer ailleurs se poserait de façon plus légitime et plus pressante. Si par contre elle déballait tout, j’allais sans aucun doute la livrer à son pays, ce qui serait tout benef. Kaze devait de toute façon s’impatienter à ce sujet vu que cela faisait pratiquement six mois qu’elle était avec nous. Maintenant que les choses étaient plus ou moins claires, je pouvais à présent parler d’autres choses : « Alors ? Comment se sont comportées Reiko et Nora pendant cette confrontation ? » J’eus un sourire amusé. Si je savais que Reiko était presque aussi forte que moi, je me posais la question pour ma femme.

- « J’espère que la dernière n’a pas été un poids mort pour vous… » Qu’avais-je déclaré un brin amusé.
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Invité

Jeu 21 Déc 2017 - 17:51
Le raikage écoutait vraisemblablement avec intérêt l’avis que j’avais à lui présenter. Il savait sans doute déjà tout cela, mais c’était parfois nécessaire de remettre les informations les plus importantes sur le devant de la scène. En plus de cela, l’ombre de la foudre me confia qu’elle allait prochainement peut-être, devoir repartir hors de Kumo.

Je vois… Le sujet d’autant plus épineux alors… D’autant que, cette nouvelle intrusion au cœur du village, remet encore en question notre système. Ce sujet est peut-être plus du domaine de la police, mais jamais vous aviez besoin de membre de l’institut extra-muros dans le cadre de la prévention des intrusions. Comme par exemple si le projet d’une barrière de fūinjutsu de votre prédécesseur refaisait surface, n’hésitez pas à donner mon nom.

Peut-être n’était-ce pas une bonne idée pour moi de me disperser ainsi sur plusieurs domaines de compétences très vaste, et touchant aux deux unités spéciales conjointement. Cependant, je savais que si la question venait à se poser, cela pourrait être nécessaire. Et je n’avais pas peur de travailler plus, si c’était pour renforcer et amélioré la sécurité du village caché des nuages. Le kage embraya rapidement sur un sujet demandant moins de gravité. D’ailleurs, il eut même un sourire en évoquant le sujet. Je me demandai s’il avait un lien avec ses personnes. En fait non, je ne me le demandais pas, c’était évident vu la façon dont il avait réagi.

Je n’ai absolument rien à redire sur ses deux jeunes kunoichis. Elles ont fait un travail remarquable, et notre coordination était parfaite. En témoigne la mise en fuite de l’intrus. Mon seul regret est de ne pas avoir été assez vif pour le capturer. Nul doute qu’il aurait aussi pu fournir de précieuses informations. En tous les cas... Vous pouvez être fier de ces shinobis.

Allais-je oser demander le lien qui pouvait les unir ? Pour la Metaru, étant membre du même clan, leur lien était facile à trouver. Du reste cependant, pour cette autre jeune femme, je n’en avais pas la moindre idée… Après un temps d’hésitation, je tentai quand même.

Je ne voudrais surtout pas vous paraitre indiscret mais je me demandais… Vous avez un lien particulier avec elles ? Pour la Metaru je me doute un peu mais…Oh et j’allais oublier, j’ai pu parler avec Aburame Shizen de Kahei et de son état…
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Mar 26 Déc 2017 - 0:00
- « La Metaru dont il est question est ma petite sœur et l’autre demoiselle est tout simplement la première dame de Kumo… Enfin… Elle le sera bientôt. »

J’eus un sourire ravi. J’étais plutôt fier de le lui dire. Nora était maintenant mon monde. Toute ma vie aussi ! D’ailleurs, j’étais plutôt fier de Reiko et de Shikarai qui l’avaient protégé… Même si dans les faits et selon les rapports que j’ai reçu, c’était un peu le contraire quand on y repense. Elle avait du potentiel, cette femme. Dire pourtant qu’elle détestait le fait d’être shinobi d’une certaine façon. Assez marrant quand on y repense. Tout comme le fait que Shikarai ne soit pas au courant de notre relation. C’était pourtant quelque chose de su par tout le monde pourtant. Ce fait prouvait une chose : Que le petit n’était pas super sociable. L’effet Seijiro peut-être ? Ou bien était-il réservé de nature ?

- « Si tu l’avais su, tu te serais plus donné à fond… ? »

C’était une question plutôt intéressante qui avait même agrandi le sourire que j’avais déjà. J’étais encore plus amusé par l’interrogation : Aurait-il donné plus d’importance à la vie de Nora ou l’aurait-il considéré comme une kunoichi lambda qui ne méritait pas plus d’attention qu’une autre ? On pourrait croire qu’il y avait un piège dans ma demande, mais ce n’était pas vraiment le cas. J’étais loin d’être un je-m’en-foutiste d’autant plus qu’on parlait quand même de ma fiancée ; mais toutes les réponses étaient susceptibles de me satisfaire : Le kage que je suis serait certainement content s’il m’avançait qu’il aurait combattu comme si de rien n’était, tout comme le fiancé aurait été ravi qu’il porte plus d’intérêt à sa promise.

- « Oh ? Alors, tu fais comme Shôran ? Tu évites d’aller voir Kahei toi-même… ? »

Cette fois, mon sempiternel sourire disparu. Je n’étais pas forcément déçu, mais le sujet n’était pas non plus le plus amusant ou joyeux. Je pouvais comprendre le point de vue et les états d’âmes des deux ex-genins, mais aucun Metaru ne leur en voulait. Ni moi, ni Reiko, ni mes parents. Personne, mais vraiment personne. L’affaire avait pour effet de me faire soupirer, comme à chaque fois que j’étais confronté à un problème ou que j’essuyais une certaine déception. « Que devrais-je vous dire pour que vous arrêtiez de vous en vouloir ? Vous supplier ? Me mettre à genoux peut-être ? » En vérité, j’étais triste. Triste de voir que les élèves pour qui cet enfant avait risqué sa vie n’avaient pas les couilles de lui rendre visite.

- « Du coup ? Que voulais-tu me dire à ce propos ? »
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Mar 26 Déc 2017 - 17:01
Metaru Reiko était… la petite sœur du Raikage, et je compris que Leoko Nora, serait bientôt son épouse ?! Je payais sans doute là mon manque de sociabilité… Ainsi, Kahei avait aussi une sœur… Si j’avais pu m’imaginer cela… Pour le mariage du nidaime… J’avais bien entendu des bruits qui couraient. Mais comme cela concernait sa vie privée, je n’avais pas creusé plus que cela.

Je n’aurais jamais imaginé cela. Je présente mes félicitations pour votre futur mariage monsieur, en ses temps troubles, il est bon d’avoir de bonnes nouvelles.

Celui-ci arborait d’ailleurs un large sourire. Il était visiblement content d’annoncer cet événement, et c’était compréhensible. Je le lui indiquais, avoir des nouvelles plus réjouissante, dans une actualité si sombre, c’était toujours une bonne chose. La vie devait suivre son cours après tout. Il osa une question plus provocatrice, que je ne sus comment recevoir. Vu le sourire qu’il me faisait, il avait pris un malin plaisir à me poser cette question. Elle n’avait donc sans doute aucun impact, quel que soit ma réponse. Je préférai tout de même assuré, pour être sûr qu’il ne soit pas vexé.

Sauf votre respect, Nidaime Raikage, cela n’aurait rien changé pour moi. Je considère tous mes frère d’arme kumojin de la même façon, je donnerai ma vie pour eux si je sais que cela est nécessaire pour le village, le pays, ou même la paix. Conclus-je en répondant avec un sourire au sien.

Vînt ensuite un autre sujet, pas forcément plus marrant. Il me parla alors de Shôran. Décidément, nous étions si proche sur certain sujet, si lointain sur d’autre…

Non pas du tout. Shôran et moi sommes très différents sur ce point. J’y vais souvent à vrai dire peut-être même… trop ? Je lui raconte mes missions, je ne veux pas le fatiguer, mais je me dis que dans son état, toute stimulation cérébrale est bonne à prendre. L’Aburame a plutôt abondé dans mon sens. En fait, j’ai pu retrouver dans les documents d’herboristerie de mon père, des choses sur le clan Yamanaka et leurs techniques, des remèdes. Ce ne sera pas miraculeux sans doute, mais Shizen est optimiste par rapport aux autres personnes qui ont évoqué son état, et je suis plutôt content de cela.

Avec le jōnin, j’avais pu trouver quelqu’un qui partageait mon avis, et j’espérai vraiment que les documents de mon père pourraient aider. Je ne dirais pas que ma culpabilité avait disparu, mais elle était grandement apaisée, et j’espérai que cela puisse être utile.

Je parlais à Shôran. Je ne l’ai pas encore revu depuis Shîto, et je pense que cela pourra lui faire du bien. Je ne voudrais par ailleurs pas vous retarder plus longtemps. Cependant, une autre idée me vient à l’esprit. Enfin une petite suggestion. Ce sera à vous et au conseil d’y réfléchir je pense.

En effet, c’est une idée qui m’est venu il y a peu de temps, et qui vient de l’intégration de mon unité aux Zaikūgai. De fait, la localisation des quartiers généraux des deux branches de l’unité, ne sont pas localisé au même endroit. Et cela est bien normal. Mais il reste que ça peut poser des problèmes pratiques pour la gestion et l’échanges des informations, qu’est justement censé apporter cette fusion. Néanmoins, ses deux lieux avaient des atouts, et aucune raison d’être déplacé. Les souterrains de l’assemblée étaient parfait, tout comme le complexe scientifique. Il ne manquait qu’un « pont » entre ses deux lieux. Et la nature de celui-ci, j’y avais pensé à la cascade Kuroshiro…

Ce n’est qu’une humble suggestion, mais je crois, qu’elle pourrait s’avérer fort intéressante pour le développement militaire et sécuritaire de Kumo. Je ne vous apprends rien en disant que l’assemblée, le complexe scientifique, la raffinerie et par la même, de nombreux autres lieux importants, sont géographiquement distant, au sein même de notre belle cité. Or, cela pose d’évidents problèmes en termes d’optimisation de nos services internes de communication, ou de défense. Ce que je veux dire, c’est que, ça n’est pas forcément pratique de devoir traverser la ville pour se rendre entre ses lieux importants. Par conséquent, je me suis permis d’y réfléchir, et j’ai envisagé une solution à cela, dans laquelle les talent de votre clan serait partie intégrante de la solution. Lançais-je en espérant avoir intéressé suffisamment le Raikage, et avant de faire une petite pause, pour reprendre mon souffle.

Je pense que nous pourrions créer un système souterrain pour se déplacer, d’un lieu à un autre, sans perdre de temps. Bien sûr, il faudrait prendre en compte les contraintes géographiques, et le fait que Kumo soit dans la roche aurait pu être un problème mais… Les capacités de votre clan ont déjà montré qu’elle s’adaptait parfaitement à cela. Forer des galeries, et les consolider, tel qu’il est déjà le cas dans les souterrains de l’assemblée me semble être envisageable. Kumo, la cité des nuages, élève déjà sur les pics de la montagne de nombreuses constructions fantastiques. Militairement parlant, avoir des souterrains serait un atout, surtout avec les récentes intrusions que nous avons pu connaitre. La ligne de Shitaderu jadis et de Kumo maintenant n’a pas changé. Elle s’est toujours tournée vers le progrès. Et je crois que ce genre d’infrastructure serait une première dans le monde, qui pourrait être utile, tant pour protéger nos concitoyens, et nos secrets, que aider à la protection partout ailleurs. Je me doute bien que cela représente quelque chose de colossale. D’autant plus qu’on pourrait ensuite voir plus loin avec ce projet. Mais… si je vous en parle, c’est vraiment que j’y crois profondément.

Soudainement, je m’étais interrompu. J’aurais pu continuer encore des heures sans être interrompu sur cette idée. En développant les avantages, et en expliquant comment contre carrer les potentiels défauts. Le problème c’est que je n’avais pas laissé Shūuhei me répondre. J’étais un peu gêné d’avoir monopolisé la parole si longtemps. Lui était sans doute hébété par cette somme d’information.

Je suis désolé. Je suis en dessous de tout, je n’ai pas fait attention à mon temps de parole.
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Mar 26 Déc 2017 - 17:42
- « Mais en voilà une solution… »

Avec la guerre qui s’annonçait et qui me paraissait plus qu’inévitable à moins d’un miracle venu des cieux, la question de la protection des civils de Kumo ne se posait plus. Le relais d’informations entre les plus grandes infrastructures de la ville n’était pas un souci en soit. Tout comme les lettres venues de l’étranger, notre système se baisait tout simplement sur les oiseaux au cas où il y avait urgence. De ce fait, il était inutile de se tuer à la tâche pour relier lesdites infrastructures par des souterrains. Ce que je lui aurais certainement déclaré en temps de paix. Mais là, c’était tout à fait autre chose. Je pouvais faire mieux que des relais. Le plus intéressant était de construire…

- « Des fortifications souterraines pour les civils qui couvrirait carrément toute la surface de la ville… »

J’avais murmuré cette idée, les yeux dans le vague. Ces constructions pouvaient en plus servir lors d’intrusion ou même d’attaques contre Kumo. Pas seulement en temps de guerre. Nous pourrions également creuser une montagne pour assurer les stocks de vivres et ainsi préserver notre population d’attaques pendant un bon moment. En les solidifiant à l’aide du kinton et en disposant des sceaux qui les protègeraient de tous types d’attaques (doton compris), il y avait moyen de faire quelque chose de bien. Même que ces abris pourraient également compter en leur sein les populations des autres villes de Kaminari. Une idée colossale qui pourrait épargner la vie de milliers de personnes.

- « Y’a pas à dire, t’es vraiment un Nara toi ! Ton intelligence, tu l’as pas volé ! Ne t’en fais pas. Ton idée est géniale ! J’en parlerais non seulement au conseil, mais aussi à toute l’assemblée et on verra comment mettre les choses en place. »

J’eus finalement un gros sourire en regardant fixement le jeune garçon qui se trouvait face à moi. Parler trop ? C’était rien ça ! Il venait peut-être de résoudre l’un des problèmes les plus épineux de mon mandat sans peut-être s’en rendre compte. Une idée à la fois toute simple et ingénieuse. Digne d’un véritable Nara. Si bien qu’il me fit presque penser à Seijiro à un moment, ou tout du moins à son ancien lui. Difficile de savoir quand est-ce que l’homme intègre et courageux avait pu autant dévier pour devenir une raclure de la pire espèce. Enfin… Là n’était pas le plus important et cette comparaison était même insultante pour Shikarai. C’était une pensée à bannir de mon esprit et très vite !

- « Et sinon… Désolé pour Kahei. J’ai l’habitude de mal réagir quand on parle de lui. Pour moi, ça reste un sujet un peu sensible… »

J’eus un sourire désolé, mais je me rattrapai bien vite.

- « T’es un mec bien Shikarai. Tu fais la fierté de ton clan. Ne change pas. Pour rien au monde ! »
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Mer 27 Déc 2017 - 0:59
J’étais extrêmement surpris. Loin de me tenir rigueur de mon élan de paroles, le Metaru semblait extrêmement intéressé par mon idée. C’est d’ailleurs pour la sécurité des civils, à laquelle il fut pour commencer le plus sensible. En effet, les lieux étaient idéals pour la construction d’abris ou de fortification en cas d’attaque. Il y voyait là l’esprit des Nara qui sommeillait en moi. Il parlait déjà d’évoquer cette nouvelle au sein du conseil, puis de l’assemblée. C’était tout simplement incroyable pour moi. Même si j’étais personnellement fier et content de cette idée que je trouvais très bonne, mon manque d’assurance avait un peu atténué mes espérances, que le Raikage avait pourtant immédiatement saisi. Lui non plus n’était pas de la dernière pluie, et il comprenait l’atout que représentait ma proposition. Sur le coup, je me sentis un peu égocentrique en me demandant s’il citerait l’instigateur de cette idée, et si cela jouerait sur mon avenir, pour mon village et mon clan. Mais au final, ce qui importait pour moi, c’est l’utilité à mon village, et à mon pays que pouvait apporter cette suggestion, et non d’en tirer les lauriers. Je n’étais pas comme le Shodaime.

Je ne sais pas quoi vous dire monsieur. Je vous remercie pour tous ses compliments. C’est mon invocation, Haiiro, et le lieu sacré où il demeure qui m’ont permis de concevoir cette idée. Et si elle peut être utile à tous, j’en serais honoré.

Le Raikage s’excusa alors pour sa réaction sur son petit frère, mais il n’en avait pas besoin avec moi, je pouvais si bien le comprendre.

Inutile de vous excuser Nidaime. Je sais ce que c’est d’avoir un petit frère, votre réaction est on ne plus normale et juste. Je ne peux pas me mettre totalement à votre place, mais je comprends entièrement votre position. C’est d’ailleurs pour cela que grâce au soutien d’Aburame Shizen, j’arrive à passer à autre chose, et que je compte bien transformer cela en quelque chose de positif, à l’échelle de mon clan, de l’unité, et du village, comme j’essaie de le faire via ses propositions.

Nous arrivions à la fin de cet échange essentiel je crois. De part tous les sujets que nous avions réussi à aborder, j’éprouvais désormais une certaine sérénité. Il n’y avait plus qu’à, comme on dit. Le temps aurait vite fait de juger le bienfondé de cette rencontre, et des solutions que j’avais pu apporter.

… Merci… Sauf votre respect, j’espère que sans forcément changer, je réussirai à évoluer, et à progresser encore plus, pour la paix que nous souhaitons tous. Merci de m’avoir reçu en tous les cas. Votre ouverture d’esprit est grande. Je saurais venir sans crainte vous reparler si d’autres idées me viennent, où bien je les transmettrais à mon supérieur bien évidemment… Sur ce, je pense que je vais vous laisser à vos occupations qui doivent être nombreuses. À bientôt Nidaime Raikage.

Pour signifier mon respect et mes remerciements, je m’étais poliment incliner à plusieurs reprises pour joindre l’acte à la parole. La balle était maintenant dans son camp. Après avoir entendu sa réponse, je m’éclipsais sans plus de cérémonie. J’avais encore du travail qui m’attendait.
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Jeu 28 Déc 2017 - 0:45
Ne pas changer mais plutôt évoluer dans le bon sens du terme…

C’était encore une bonne réponse de sa part. Une réponse digne d’un Nara, d’un vrai, d’un authentique. Plus le temps passait et plus je l’appréciais ce petit ; si bien que lorsque mes yeux retombèrent sur ma tasse de café, j’en vins aussitôt à regretter de ne pas lui en avoir offert une comme j’en avais l’habitude avec tous mes invités. J’eus tout de même un sourire en le sentant quitter doucement l’assemblée en me disant que c’était partie remise. Mieux même. Je pouvais sans doute aller voir un d’ces quatre le clan Nara dans sa totalité pour m’entretenir avec eux, comme je l’avais fait avec les Suzuri. L’idée était définitivement bonne, mais encore me fallait-il trouver du temps pour. Avec tout ce qui s’était passé dernièrement, l’initiative semblait compliquée à réaliser, mais vraiment… Mais je réussirai certainement. J’allais m’atteler à finir tout le boulot que j’avais avant que Daisuke ne donne des nouvelles d’Iwa.

En regardant ma tasse, je finis par la reprendre et par la vider d’un coup. Mei était vraiment quelque chose à ce niveau-là. Finalement, j’allais peut-être oublier le fait de prendre Nora comme secrétaire. Elle était bien mieux à la demeure des Metaru sans compter que ses compétences de moine pourraient surement aider les miens si jamais une intrusion s’effectuait sur les lieux. J’avais encore en tête celle d’un Metaru banni du clan qui avait failli faire des victimes et pas qu’un peu. N’eut été l’intervention de Reiko, la plupart des membres auraient été décimé. Complètement. Ce fait me fit d’ailleurs réfléchir. Réfléchir à une certaine perspective la concernant. Mais encore fallait-il qu’elle gagne le cœur de la totalité du clan. En attendant, c’était encore inenvisageable. Je finis par hausser les épaules, avant de poser ma tasse à un coin de mon bureau pour recommencer à bucher. L’heure n’était pas aux rêveries, mais au travail.

Kumo en avait plus que jamais besoin.
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Rendez-vous avec le Nidaime Raikage [M. Shūuhei]

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