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Les fruits d'une vengeance [Eirin]


Sam 16 Déc 2017 - 19:56
Dans une auberge civile de Tetsu no Kuni, en 194...

« Seulement ?!
Bah ouais, les deux seuls témoins nous avaient vus nous engueuler. Et vu qu’ils se sont barrés, ils ont balancé que c’était une baston qui avait mal tourné ! Et comme ce con possédait toujours sur lui son katana de samouraï recalé, j’pense que ça a pas joué en sa faveur. Mais tu sais qu’il a failli me tuer ce con ! »

Dans l’auberge de celui que certains appelaient l’oncle Totsugo, les deux hommes festoyaient et laissaient s’échapper des rires facilités par l’alcool. Le principal intéressé, tenant du bâtiment, parlait des résultats de ce qu’on pouvait appeler un procès local. Dix jours plus tôt, il avait tué un homme avec lequel il s’était disputé. Tout le monde connaissait l’oncle pour sa manière parfois dérangeante de se montrer et de se moquer de ceux qui pouvaient lui faire concurrence, que ce soit au niveau des femmes, de l’argent ou de la virilité.

Un soir, pas loin de la fermeture, il s’en était pris à l’une de ses victimes préférées. Un père qui avait une nouvelle fois échoué dans son entreprise de rejoindre les Samouraïs de Tetsu no Kuni. S’il avait réussi à fonder une famille et à vivre honnêtement, cet homme était « un raté » selon le gérant de l’auberge. Mais ce jour-là, l’homme en question ne s’était pas laissé insulter, contrairement aux autres fois. Peut-être trop déçu par son nouvel échec, surtout qu’il avait retenté pour une raison qui lui était chère, il s’était emporté et la dispute s’était transformée en bagarre, faisant fuir les deux derniers clients.

Saya Tsumei, l’aspirant Samouraï de cinquante ans, prit rapidement le dessus sur l’oncle Totsugo. Mais dans la difficulté, ce dernier ne manqua pas d’exploiter le seul avantage qu’il avait sur son adversaire : la connaissance précise de son établissement. C’est ainsi qu’après avoir été plaqué de force sur son établi, il dégagea un couteau de cuisine d’un dessous de meuble pour le planter directement dans la poitrine de Tsumei. Ce dernier s’effondra rapidement.

« Mais ils t’ont quand même foutu de l’intérêt général !
Ouais, trois heures par semaine jusqu’à la prochaine récolte ! Autant dire que c’est pas cher payé pour avoir faire taire ce minable ! »

Oh pour ça, Totsugo le gérant s’était bien vanté. Jamais il ne parla en public de ses pleurs ou de sa peur de payer pour son geste. Chaque jour qui suivit l’évènement, il fit tout pour se faire passer pour un homme qui n’avait fait que se défendre, face à un aspirant samouraï qui avait dégainé son épée. Mais ce jour-là, jamais Saya Tsumei n’avait eu l’intention de dégainer ou de faire du mal à celui qui l’avait pourtant tant insulté.

Une vérité camouflée, un système judiciaire et pénal à la dérive, mais pas seulement à Tetsu no Kuni. Partout… pensa-t-il. Car tandis que les deux hommes riaient à en perdre la voix, lui était là. Saya Manzo écoutait, le visage encapuchonné et masqué par une fine écharpe noire. Il ne tarda pas à entrer.

« C’est fermé garçon ! hurla l’oncle Totsugo pensant que l’homme vêtu qui lui faisait face était simplement un visiteur frappé par le froid. »

Pourtant, le nouveau visiteur ne bougea pas. L’instant d’après, les deux hommes se relevèrent un peu, le visage marqué par l’incompréhension.

« C’est fermé on t’a-
J’ai attendu. J’ai laissé la loi faire son devoir. Mais elle a échoué. »

L’oncle Totsugo et son ami se relevèrent. Les rictus s’en étaient allés pour marquer davantage le sentiment étrange qui les habitaient sur l’instant. S’ils serraient les poings, ils cherchaient déjà des armes du regard.

« Mais t’es qui toi ?
Totsugo, c’est son fils ! »

Le fils ? De qui au juste, pensa l’oncle de l’auberge. Mais très vite, il comprit. Ce foutu Tsumei, son fils était devenu samouraï, et c’était suite à son succès qu’il avait décidé à retenter de lui aussi le devenir !

Ils s’emparèrent tous deux de couteaux de cuisine, et accoururent vers celui qu’ils savaient être venu pour se venger. Mais le plus ironique, c’était que Manzo ne savait pas. Même face à celui qui avait ôté la vie de son père, il hésitait. Etait-ce son rôle ? N’allait-ce pas à l’encontre des principes et du code des Samouraïs, chez qui il apprenait tant ?

Mais ses questions s’envolèrent d’un geste. Face aux armes levées de ses opposants, le Samouraï avait réagi instinctivement, en parant les coups par des prises de Taijutsu. En bloquant les coudes des deux crapules, et en faisant circuler ses mains, il détourna les armes vers les corps des deux civils. Ils ne mirent qu’un instant à tomber.

Derrière, une femme sans doute venue pour réserver une chambre ou prend un plat chaud hurla à la vue de cette scène. Elle prit la fuite, sans que Manzo ne cherche à la rattraper. Désemparé, il restait immobile à observer les fruits d’une vengeance incertaine et pourtant achevée.


Dernière édition par Meiyo no Kanshu le Lun 1 Jan 2018 - 19:53, édité 1 fois (Raison : Souci de balise)
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Dim 17 Déc 2017 - 1:43
Les fruits d'une vengeance
Hoshino Eirin & Meiyo no Kanshu

La fin d’une première vie, 194, Tetsu no Kuni.

« Tu vas enfin m’en dire plus ? » C’était tout là, l’art de la juvénile jeune femme aux cheveux d’opale. S’adresser à son supérieur et son cousin de manière peu conventionnelle dès qu’ils furent sortis de la demeure clanique des Hoshino. Mais en dire plus sur quel sujet ? Katsuo ne prit guère le temps de ralentir la cadence pour celle qui allait avoir le temps de découvrir l’envergure de la mission. Il était rare de le voir avec un tel visage fermé et déterminé, si bien qu’Eirin soupira, comprenant que la journée ne serait pas synonyme de simple entraînement. Rapidement, ses pas le rattrapèrent, son regard azuré croisant celui de l’héritier du clan. « A ce point ? »

Cette fois c’est Katsuo qui soupira avant de sourire faiblement à son unique cousine toujours trop impatiente. D’une voix neutre, alors qu’ils commencèrent à s’enfoncer dans les forêts de Tetsu, le chef du duo nourrit enfin la curiosité de sa subordonnée. « Kazan-sama m’a fait appeler juste avant toi. Une femme s’est présentée en pleurs en disant avoir vu beaucoup trop de sang pour que de simples gardes s’occupent du perturbateur. Je t’avoue que j’ignore presque tout de celui qui a massacré les deux taverniers. Saches juste qu’il s’agit d’un homme, jeune et un bretteur apparemment. » Sauf les dernières informations, Eirin se doutait que l’on n’appellerait pas son cousin pour une simple mission de routine. Les lois de ce monde et des héritages faisaient que Katsuo ne tarderait pas à rejoindre officiellement la garde du Shogun alors qu’elle resterait dans son ombre. Enfin, là c’était bien la malédiction des femmes, encore plus quand celles-ci n’étaient pas héritières directes.

Eirin parlait peu de sa situation bâtarde et qui l’isolait plus que ce qu’elle laissait sous-entendre derrière ses sourires assurés et son air déterminé. Née de la même mère que Katsuo et Watari, elle aurait pu être promise aux hautes fonctions du pays, née dans la fratrie de Sakuya, Takazane et Reisei, elle aurait pu n’être qu’une simple samouraï, femme à marier ou irou sans grande attente de la part de sa famille. Mais le karma c'était amusé à la placer au centre des autres âmes de sa génération.

L’auberge était suffisamment proche du village des Hoshino pour que la présence d’équidés ne soit pas nécessaire et au bout de quelques minutes, la vétuste mais traditionnelle bâtisse apparut devant le duo qui s’approcha, trois gardes déjà présents sur place mais attendant les renforts avant d’agir. Devant un tel flegme, Katsuo claqua sa langue contre ses dents avant de déclamer ses premiers ordres « Je m’occupe de l’arrière du bâtiment. Le reste de la garde locale quadrille les alentours mais n’a rien trouvé, j’en mettrai presque ma lame en paris. » Les mots bien dignes de son cousin firent presque rire la jeune femme qui portait à sa ceinture deux armes, son fidèle katana et son wakizashi. « Conclusion, je m’occupe de la partie habitable, bien compris Amiral. » Un surnom qui énervait le samouraï, prochain maître du Raiton du Clan Hoshino. Cependant Eirin ne lui laissa pas le loisir de répliquer et d’un pas rapide, s’engouffra dans la taverne. Le bâtiment était composé de deux étages mais les gardes avaient assuré n’avoir vu le nom d’aucun client dans les registres. En théorie, Eirin devait donc se retrouvait seule. Enfin, cela était relatif et dépendait de si l’on comptait les deux cadavres encore à terre ou non. Sans bruit, les bottes en cuire de la jeune femme foulèrent le sol de pierre, s’approchant du sang, de l’odeur de la mort.

Les deux corps à moitié tranchés n’avaient pas été retirés, après tout, il était bien plus intéressant pour l’autorité de dénicher un tueur qu’enterrer deux civils. S’accroupissant, les doigts fins de la jeune femme tracèrent, en frôlant, la ligne des blessures, son esprit sachant se montrer vif, elle se mordit la lèvre en comprenant que la mise à mort avait été… Étonnement propre. Ce n’était pas un simple bandit ivre qui avait engendré ce carnage.

Les mains légèrement couvertes de sang, Eirin continua d’avancer, doucement… Avant de s’arrêter de nouveau, son regard aux reflets d’aigues marines lui faisant comprendre qu’elle ne trouverait pas le tueur dans cette pièce principale. Au moins il avait eu l’intelligence de ne pas laisser de traces de sang, bien que cela aurait été utile et bien moins fatiguant pour le duo. Et il était hors de question qu’elle bâcle sa mission ou ne l’accomplisse pas de son mieux car si la jeune femme pouvait se montrer malicieuse voire impertinente, elle prenait toujours à cœur les responsabilités qui lui étaient confiées et les missions à effectuer.

Sans attendre plus longtemps, c’est vers le grand escalier boisé qu’elle se dirigea avant de le franchir. Katsuo avait fait le bon choix, comme souvent en l’envoyant elle, plutôt que lui. Le léger poids d’Eirin l’aidait à se montrer plutôt discrète, testant les planches de bois avant de s’avancer dessus. Nul doute que toutes auraient déjà craqué sous la stature imposante de l’héritier.

Elle déboucha sur un long et étroit couloir, qui arborait une vingtaine de portes simples, pour la plupart, ouvertes, signalant qu’elles n’avaient pas été louées pour la nuit. Étrangement, si cet étage ne comportait pas de sang à terre, l’endroit se voulait bien plus… Étouffant. Le cœur d’Eirin se mit à battre un peu plus fort dans sa poitrine alors que machinalement, sa main se posa sur la garde de son kanata. Certaines fenêtres ouvertes laissaient une légère brise s’engouffrer et soulever quelques mèches libres de la chevelure immaculée. Eirin avança doucement, son regard examinant chaque chambre accessible à sa vue, espérant que si celui qu’elle devait trouver se cachait près d’elle, il ne pourrait trouver un échappatoire par la fenêtre. Enfin, dans le pire des cas, Eirin n’était pas peu fière de ses capacités à la course de vitesse. Et avec un peu de chance, Katsuo le trouverait avant elle.

Arrivée à mi-parcours du couleur, elle fit craquer une des planches pourries par l’humidité de la vieille bâtisse, serrant les dents et pestant intérieurement. Main crispée sur son arme, dès que le bruit retentit, elle se tint sur ses gardes.


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Lun 1 Jan 2018 - 20:11
Le regard pendu aux deux corps gisant à ses pieds, Manzo semblait perdu. A vrai dire, il réfléchissait d’une façon qui lui était inédite. Ce qu’il venait de faire, était-ce de la vengeance pure ? Mais si le système judiciaire n’avait pu condamner avec justesse et équité le coupable, n’avait-il pas rééquilibré les choses ? Et ces deux-là, les avaient-ils tués, lorsque ses mouvements d’esquive avaient finalement conduit à retourner leurs lames contre eux ? Depuis longtemps, le jeune Saya n’avait plus de croyance, mais sa tolérance envers les lois s’était fragilisée avec le temps. Désormais, n’était-il devenu qu’un simple criminel ? Non, il ne voulait pas y croire. Ce qui venait de se passer était tout sauf un meurtre.

Mais pourtant, c’était pour cela qu’il était venu. Lui, fermement décidé à plonger l’ébène de sa lame dans le corps de ce meurtrier, pour lui-même en devenir un. Mais à la différence que le samouraï aurait été juste. Mais le code et ses enseignements ne lui avaient-ils pas appris qu’il n’y avait là aucune différence ?

Tandis que ses hésitations étaient palpables, et que son corps tremblait parfois sous l’accablement, Manzo tituba et parcourut l’auberge au fur et à mesure que les questions et les réponses taraudaient son esprit. Il ne savait pas. Dès lors qu’il apportait une solution à l’un des problèmes que son esprit lui imposait, une nouvelle piste accusatrice et interrogative se dévoilait. Comment savoir ce qui était juste ?

Il voulait le tuer, mais pourquoi avait-il agi de la sorte ? Pourquoi dès qu’il avait vu ces deux brutes foncer sur lui, n’avait-il pas dégainé et fendu les deux corps ? Son esquive trahissait-elle de la peur ? Absolument pas. Mais pourquoi donc ?

Lorsqu’il entendit les pas étrangers s’inviter dans son sillage, Manzo se rendit compte que bien du temps était passé. Mais pour autant, il ne bougea pas de la pièce cousine de l’accueil dans laquelle il s’était retrouvé. Ses questionnements le paralysaient, et l’absence totale de peur qui en découlait n’y changeait rien.

Mais là encore, il s’étonna lui-même de voir l’étrange pincement qu’il ressenti à la vue d’une jeune femme pénétrant dans la pièce. Il avait déjà dégainé, comme un réflexe. Elle ne l’avait pas vu, lui qui était reposé sur le mur voisin de la porte. Mais il suffirait qu’elle se retourne…

« Ne te retourne pas, j’ai quelque-chose à te dire. »

Lui qui était d’habitude si enclin aux traditions et aux marques de respect, il se surprenait de son emploi du tutoiement. Mais il savait bien que la situation actuelle lui échappait : sa conscience était trop tourmentée.

« Ce qu'il s'est passé… Il le fallait. »

Ses mots sonnaient comme s'il essayait lui-même de se persuader que la situation était une bonne chose. Comme un équilibre retrouvé...

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Ven 12 Jan 2018 - 21:13
Les fruits d'une vengeance
Hoshino Eirin & Meiyo no Kanshu

La fin d’une première vie, 194, Tetsu no Kuni.

Le souffle court, le silence. Au centre de la vétuste pièce, le regard perçant et azuré d’Eirin détaillait cet environnement à l’atmosphère étouffante. Seule la légère brise qui s’engouffrait depuis la fenêtre ouverte semblait troubler ce calme angoissant. Le sol se composait uniquement de planches boisées sur lesquelles Eirin jouait de sa légèreté et son habilité pour se faire plus discrète que les félins. Dessus traînaient quelques paniers d’osier, de vieilles couvertures… Certainement une des chambres les moins chères et luxueuse de cette bâtisse. La main crispée sur la garde de sa lame, le mouvement fut brusque. Dès que les mots de l’inconnu résonnèrent derrière elle, le katana fut en partie sorti de son fourreau en une fraction de seconde mais l’acier ne fut pas dégainé.

Au cœur de sa poitrine, la jeune Eirin sentait son corps envahi d’émotions toutes plus vives et violentes les unes que les autres. Elle déglutit en écoutant ce qu’il avait à dire, soit, peu de choses sinon l’aveu de son meurtre. Peur, angoisse, excitation. Son esprit hurlait au calme. Tant d’années pendant lesquelles des dizaines de précepteurs la suppliaient de se concentrer et de rester calme. On avait voulu d’elle qu’elle soit une femme accompli aux sourires polis mais même son grand-père reconnaissait en elle une âme sauvage et enflammée.

Sans bouger, seules quelques mèches se soulevèrent de temps en temps avec le vent. Un léger sourire nerveux, trahissant son ressenti s’afficha sur les fines lèvres de la Hoshino qui brisa le silence. Une voix cristalline, assurée sans être teintée de sérénité s’éleva « Tuer ? Soi-même, sans procès ? Qui es-tu pour prendre cette décision ? Juge ? Seigneur sur tes terres ? » D’un geste fin, elle dégaina totalement la lame. Un acier noble capable de supporter même les techniques de son grand-père afin qu’il puisse la suivre tout au long de sa vie. Faisant toujours face à la fenêtre, elle tentait de comprendre où se trouvait exactement l’homme à incriminer. Et intérieurement, elle pestait d’imaginer Katsuo en train de fouiller les écuries plutôt que l’aider. Quant au tutoiement, les marques d’honneur et de respect, Eirin les réservait à ceux qui le méritaient à ses yeux.

L’ambiance se faisait de plus en plus pesant alors que les deux jeunes et intrépides samouraïs ne bougeaient pas. Qui seraient le premier ? Katsuo arriverait-il enfin ? Cette situation n’était que source de tortures pour l’esprit de celle qui découvrait le frisson du danger et des missions. Seule. Elle désirait comprendre. Comment un homme dont la voix ne ressemblait pas à celle d’un déviant ou d’un monstre pouvait en être arrivé à un tel point, à un tel acte. Curieuse du monde, l’esprit bouillant de la jeune femme n’oubliait pas les paroles de son illustre grand-père pour autant. La mission avant la rage de victoire, le calme d’un esprit aiguisé avant les désirs de combats. Le désespoir de ses parents ? Qu’elle n’écoute qu’elle-même ou ce qui l’arrange.

Dans un souffle, l’opaline s’adressa de nouveau à l’inconnu « Tes raisons sont les tiennes, le Shogun n’en a que faire. Ton jugement, tous s’en fichent. Et je ne suis pas seule. » Toujours ce léger sourire. Elle se retourna vivement, la pointe de sa lame se dirigeant naturellement vers le criminel. Dans ce mouvement véloce, elle ajouta, d’une voix plus tranchante « Pose ton sabre ! »


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Les fruits d'une vengeance [Eirin]

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