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Maudits ? [Aami Shôran]


Mer 20 Déc 2017 - 18:55
Plusieurs jours qu’il était rentré de Tetsu no Kuni, plusieurs jours d’agonie à lorgner, à contempler, à regretter, à languir et à souffrir du silence pesant de son clan meurtri. Toutes les bouches étaient liées, et quand l’une tentait de découdre, d’en découdre, le fil d’une autre venait à nouveau lui sceller les lèvres avec l’aiguille d’une autorité corrompue. Jamais le règne du silence n’avait été plus éternel que chez les Suzuri ; mystérieux clan fondateur de la Cité des Nuages.

Après un long moment passé à l’intérieur du domaine sans presque mettre un pied dehors, Kyoshi s’était décidé à s’échapper quelques heures de cet air qui l’étouffait. Comme la mort de Shinobi le fut un lourd moment, la traîtrise de Kaldea soufflait un vent lourd, lourd du poids de son silence. Un silence nécessaire pour le clan de l’encre qui ne savait exprimer ses sentiments, tristes comme joyeux, autrement. Ainsi, il avait erré bien contrairement à ses habitudes dans les rues de Kumo.

Depuis qu’il avait appris que Shôran avait été l’un des trois kumojins à tenter d’arrêter Kaldea et qu’on lui avait dit que, malgré l’échec, il en était sorti « indemne », il était soulagé mais n’avait pas pu revoir son senseï. De peur, de peine et de honte, surtout. Il n’avait pas non plus revu Kinzoku depuis le fameux Sommet. Alors, il avait erré, passé une partie de sa morne journée dans ce salon de thé, attendu et puis fini ici, sur cette vieille balançoire en amont d’un petit parc.

Il avait cherché cet autre quelqu’un, celui qu’il était destiné à recroiser, mais n’avait trouvé personne. Personne, il n’y avait personne non plus à cette heure-ci, à l’heure où les couchers de soleil deviennent plus froids dans les parcs, trop froids pour les jeunes kumojins qui y jouaient le reste de la journée et les soirées d’été.

« C’est calme… » Pourtant, son visage reflétait plus solitude et mélancolie qu’apaisement.


Lui, avait simplement enfilé une épaisseur plus chaude sous sa cape, même si la fraîcheur de la nuit d’automne qui approchait menaçait ses petits doigts sortis pour tenir le livre qu’il lisait là. Là, c’était tout ce qu’il n’avait jamais eu : les mouvements berçants des balançoires, les frissons du toboggan et du tourniquet, les illusions du bac à sable… Lui, il n’avait pas eu la chance de naître avec des capacités hors du commun. Manier l’encre, c’est un art complexe qui s’acquiert par un apprentissage long et rigoureux. Alors, pour être Genin à cette heure-là, les émotions d’une enfance agréable et sereine, le jeune Suzuri avait dû les mettre de côté.

Se balançant tout doucement d’avant en arrière comme il n’avait jamais auparavant pu le faire, les pieds rasant le sol, il créait une petite traînée de poussière derrière-lui. À douze ans, il était là bien à sa place, sur cette balançoire. Et pourtant, le bandeau noué autour de son cou qui cachait encore la cicatrice physique des tragédies récentes plaidait l’anormalité de la scène. Et pour cause, la perspective d’un balancement lasse au gré du crépuscule et des feuilles mortes laissait l’enfant de marbre, comme enclin au courroux solitaire de son âme en peine.

Plus que pour lire, il était surtout venu pour réfléchir alors qu’il était plus que jamais douteux de tout, de tous, des siens, de lui-même. Mort… Trahison… Et après ? Étaient-ils maudits ?


Dernière édition par Suzuri Kyoshi le Lun 1 Jan 2018 - 23:42, édité 1 fois
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Jeu 21 Déc 2017 - 13:01
Déjà quelques jours qui se sont passés avec la délégation revenue du Sommet des Kage à Tetsu no Kuni ainsi que l'intrusion d'un homme à Kumo et la traîtrise de la cheffe de clan Suzuri. Je ne sais pas, je n'arrive pas à penser que l'on puisse trahir ou vouloir du mal au village caché des Nuages. Ce village qui accueille tout le monde malgré les différences, ce village qui montre une évolution permanente. Je ne sais pas, je n'arrive pas à comprendre ou alors je fais exprès de ne pas vouloir comprendre. Je marche dans les rues du villages sans grande conviction, pour une fois que je ne suis pas en patrouille. Je profite pour regarder mon environnement, passer par des coins que je ne connais pas ou pas très bien. Kumo est grand, j'ai l'impression de visiter un énorme labyrinthe.

Le soleil commence déjà petit à petit à se coucher pour laisser place à sa sœur, la lune. Le jour laisse sa place à la nuit, les lampadaires du village commence doucement à s'allumer un à un pour éclairer les peu de passants qui sont dans les rues. Mes pieds m'amène à un parc que je n'ai que trop peu visiter, j'y aperçois une ombre petite qui se balance. Le chakra qui en émane ne m'est pas inconnu, je m'approche. La lumière de la lune m'éclaire pour que je reconnaisse un de mes élèves, Kyoshi.

Il est vrai que je ne l'ai pas vu depuis son départ à Tetsu no Kuni, de même que Kinzoku. Je n'ai pas vraiment appris ce qu'il s'est passé là-bas, à part l'attaque. Est-il au courant pour la traîtrise de Kaldea ? Je me doute que oui. Je m'approche de lui, m'asseyant sur la balançoire à ses côtés.

« Kyoshi... Ça va ? »

Je n'arrive pas à déchiffrer son regard. Triste ? Peine ? Colère ? J'ai besoin de savoir comment il va, quel est son état d'esprit.

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Jeu 21 Déc 2017 - 18:22
L’arrivée d’une présence qu’il n’avait pas sentie à ses côtés l’avait surpris ; il avait légèrement sursauté. Qui donc pouvait venir troubler sa concentration à une heure si calme ? C’est vrai que lorsqu’il se plongeait ainsi corps et âme dans un ouvrage, il avait cette fâcheuse tendance à laisser un clone ou une bête d’encre derrière lui pour assurer ses arrières. Sauf que, cette fois-ci, il avait oublié. En grandissant, il faisait preuve de plus en plus d’égoïsme, des comportements normaux pour certains mais bel et bien égoïstes pour l’éducation qu’il avait reçue, si bien que son « caprice » du jour était de croire qu’il était seul – même s’il l’était déjà en quelque sorte auprès des siens.

Lorsqu’il leva les yeux de son bouquin pour découvrir avec marasme qui s’asseyait sur le siège balançoire à côté du sien, la surprise fut encore plus grande. Il s’attendait à trouver là un gamin de son âge perdu ou un peu rebelle, ou alors un de ces soulards des petites heures, mais il n’en fut rien.

Son senseï, celui avec qui il redoutait tant les retrouvailles, se trouvait là ; juste au-dessus de son nez. Il arrêta net son balancement. Sourcils haussés, bouche entrouverte et yeux écarquillés, son visage marquait un instant d’étonnement avant de reprendre contenance et une expression inquiète et affligée, sourcils froncés, yeux plissés et lèvre inférieure mordue. Ses orbites bleues le regardaient un instant malgré le peu de lumière, cherchant à constater son état sur lequel on ne lui avait rien dit. Parce que, même s’il le savait fort, il savait aussi Kaldea redoutable, aussi s’était-il inquiété.

À vue de nez, pas de plâtre ni de béquilles, aucun bandage ou cicatrice visible non plus. Soulagement… Il se serait senti extrêmement coupable qu’il soit arrivé quelque chose à son senseï à cause de la trahison de la plus importante des Suzuri – celle en qui ils avaient versé leur entière confiance pour finalement se prendre une claque monumentale et se sentir bêtes comme ils ne se l’étaient jamais sentis. Mais ça, c’était bien sûr sans savoir pour les deux kumojins qu’elle avait gravement blessé et sans avoir remarqué dans l’obscurité le doigt manquant du Nécromant.

Mais maintenant, alors qu’il devait expier sa culpabilité en affrontant péniblement son regard, Kyoshi baissa à nouveau les yeux et la tête sur son livre posé sur ses genoux : une manière bien polie d’éviter le contact visuel avec Shôran. S’il ne voyait rien, ça ne voulait pas dire qu’il allait bien pour autant. Lui-même en était la preuve, avec une cicatrice qui ne se voyait pas sous son bandeau et un traumatisme lui aussi invisible de prime abord.

« Que… Qu’est-ce que vous faites ici, senseï ? » Prononça-t-il difficilement sous ses mèches tombant sur son visage grave.


Dernière arme avec laquelle il pouvait encore repousser le moment fatidique qu’il redoutait encore, c’était une question qu’il ne se serait bien sûr jamais permis de lui poser dans d’autres circonstances. Après tout faisait-il partie du Kyuubu ; la réponse était toute trouvée, ne donnant même pas lieu à la question initialement.

La pointe de ses sandales de ninja frôlait le sol, comme pour lui rappeler qu’il n’était presque plus en âge de s’assoir sur cette balançoire, et que tout ça lui était passé sous le nez. Il se frottait un bras nerveusement, puis le cordage qui retenait la balançoire, sans toujours oser affronter le regard de son senseï. Il savait qu’il le faudrait, même s’il ne s’y attendait pas ce soir… Mais il avait tellement honte.

« Senseï… »


Il prit une bouffée d’air froid qui emporta ses mèches, découvrant quelques secondes ses yeux alors que la brise faisait rougir ses oreilles.

« Je… Je suis désolé… »


Accablé, attristé, et même humilié. Son regard vitreux fixait le vide obscur. Ses mots pesaient lourd, durs à faire passer à travers la boule qui contractait sa gorge. Mais le silence entre ceux-ci était peut-être encore plus lourd, alors qu’il n’osait même répondre à la question du Nécromant. Comment mériterait-il de se sentir bien, alors que son clan avait nui au village qu’il pensait pourtant assez dignement servir ?

« J’espère… Qu’elle… N’a fait de mal à personne… » S’inquiéta-t-il d’une voix tremblante, avec le peu de candeur qui lui était encore dû… Mais jusqu’à quand encore ?


Dégoût. Douleur, aussi morale que physique. La boule au fond de sa gorge le serrait maintenant si fort, pas une goutte de sa salive ne voulait passer alors qu’il déglutit, terriblement dépité de la situation qu’il ne comprenait pas lui-même ; tout ça le dépassait, sans pour autant l’épargner. La réponse, il la redoutait horriblement. Car même si les siens faisaient preuve d’un silence et d’une indifférence remarquables pour cacher leur grande souffrance, le petit cœur et l’estime du jeune Suzuri risquait bien d’en prendre un sacré coup. La faute à n’avoir eu personne à qui en parler jusqu’ici, c’était terrible.
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Ven 22 Déc 2017 - 16:17
C'est sûr, je ne m'attendais pas à voir ici un de mes deux élèves. J'imagine plutôt Kinzoku dans un bar en train de boire et draguer des fillettes et Kyoshi dans sa demeure clanique à lire des livres. C'est ainsi que je vois mes élèves, mais je me trompe encore une fois. Non, alors que je me balade, que mes pas m'ont amené ici, c'est bien Kyoshi que je retrouve, assis sur une balançoire. Alors, je me suis assis sur la balançoire voisine, lui demandant si tout va bien pour lui. Parce que je m'inquiète, que j'ai pu lire les rapports des effectifs qui sont revenus de Tetsu. Comment va-t-il ? Quel est son état d'esprit ? J'ai bien cette impression que le monde est grand, que le monde shinobi est redoutable, je me demande alors si le Suzuri a les épaules assez fortes pour soutenir tout cela. Mais, il ne réponds pas à ma question, fuyant mon regard. Il se contente de me demander ce que je fais ici.

« N'ai-je donc pas droit de me balader ? »

Que je réponds en riant légèrement. A quoi bon se prendre la tête ? Même si l'on tombe, le plus important est de se relever. Peu importe les épreuves et obstacles face à nos routes chacune. Pour autant, je ne m'attends pas à la suite des événements. Le Suzuri me présente ses plates excuses, me demandant ensuite si l'ex-cheffe du clan des manipulateur d'encre à blesser du monde. Je soupire, ne désirant pas mentir à Kyoshi et lui faire comprendre que malheureusement, la profession de shinobi n'est pas tout rose.

« Ne t'excuse pas, ce n'est pas de ta faute. Personne ne s'est doutée qu'elle soit une traître, pas même le Raikage. Shojito s'est retrouvé les jambes brisées et Hisao a eu le dos en compote... »

Plus physiquement, c'est moralement que nous nous sentons mal. Connaissant peu mes équipiers, nous avons rapidement été en dessous du niveau de la traîtresse, nous n'avons pas su combiner nos compétences, pourtant diverses et variées. La prochaine fois, ce sera tout autre chose, évidemment.

« Quant à moi... »

Pour simple réponse, je retire le gant que je porte à ma main droite pour lui montrer mon auriculaire sectionné.

« Malheureusement, c'est la vie d'un shinobi. Nous devons être prêts à aller jusqu'à la mort pour protéger les siens et nos idéaux. Kyoshi, pourquoi es-tu devenu ninja ? »

Que je lui demande, attendant une réponse plus spontanée que réfléchie pour l'occasion.

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Sam 23 Déc 2017 - 16:56
Bien entendu, même lorsqu’il n’est pas en patrouille, le jeune Buntai a comme tout kumojin le droit d’arpenter les rues de la cité à toute heure. La réponse était évidente et fit rire le concerné ; c’était juste pour le Suzuri une façon de retarder l’évidence. Celle qui venait de le cogner en pleine poire.

Hisao, Shojito ; ses deux collègues dont le senseï avait déjà mentionné les noms devant lui, blessés à cause d’elle… à cause d’eux, de leur manque de vigilance et de leur sérénité assurée… à cause de lui. S’il avait demandé, bien sûr, c’était parce qu’il connaissait la puissance de Kaldea. Et s’il se sentait si concerné, c’était parce qu’il était finalement assez proche de son ex-chef de clan. Contrairement à Shinobi, celle-ci ne passait que peu de temps en mission en dehors du village, bien plus active à la grande bibliothèque ; la même qu’il fréquentait quotidiennement.

Ainsi, même si elle cultivait toujours pour elle un mystère caractéristique des Suzuri qui lui avait d’ailleurs bien servi pour n’éveiller aucun soupçon à son encontre, il avait pu bénéficier de son enseignement. Ainsi, même s’il n’était pas responsable des dommages qu’elle avait causés, il se sentait coupable, pour ne pas se sentir mortifié.

Mais les deux policiers qu’il ne connaissait pas n’étaient pas les deux seuls poids qui venaient alourdir sa conscience.

Ses yeux tremblaient, tout comme ses mains. La vue d’une telle chose était difficilement supportable pour le jeune genin encore trop peu exposé à la violence du monde shinobi. Le combat pour tenter d’arrêter Suzuri Kaldea avait littéralement coûté un doigt à Shôran qui lui exposait son morceau de chair mutilé pour le confronter à la réalité des choses. Et tout ça n’aurait pas eu lieu si lui ou les siens avaient été plus circonspects… C’était aussi dur à avaler qu’à regarder.

S’autorisant à lever son regard peiné et tremblant de cette injuste atrocité, il adressait une mine terriblement désolée à son senseï, pour ne pas lui dire avec des mots ou avec des larmes. La boule qu’il avait au fond de la gorge était descendu jusqu’à son ventre où elle logerait maintenant un moment. Elle avait si bien joué son jeu… Absolument personne ne s’était posé de questions sur elle, qu’est-ce qu’on devait se sentir bête dans les nuages… C’était bien la meilleure des Suzuri.

Kyoshi détournait ensuite à nouveau ses pupilles bleues aux contours rouges des quelques larmes qu’il s’était refusé de laisser couler vers le reste de ce parc obscurcit par la nuit, mais maintenant éclairé de la tiède lumière des lampadaires. Si son cœur le serrait maintenant, il nourrissait intérieurement une admiration et une considération grandissante pour son senseï ; un homme courageux et dévoué aux idéaux louables.

Qu’il aimerait devenir le même un jour, donner son soi tout entier sans hésitation au nom de ses admirables convictions… Mais avec le nom qu’il portait, c’était raté d’avance.

Finalement, alors qu’un lourd silence s’installait à l’extérieur et qu’une intense réflexion s’installait à l’intérieur, Shôran lui reposa une question que l’enfant avait déjà entendue. En effet, c’était une question généralement posée par un senseï à son élève. Si beaucoup se demanderaient à quoi est-ce que tout ça rime donc, le petit Suzuri, lui, l’eut vite compris.

« Je… Je dois pouvoir assurer l’avenir du clan… Ainsi que celui de Kumo. »


Avait-il dit un peu platement. Il se rappelait de tout ce qu’on lui répétait sans arrêt depuis sa naissance. Puis, il donna enfin la réponse plus spontanée et véritable que le brun attendait de lui.

« Vous savez… senseï… Mon clan est l’un des fondateurs du village. Beaucoup d’entre nous étaient ici avant tout le monde, lorsque Kumo était encore appelée Shitaderu. »


Ses perles parcourant les installations ludiques de ce petit parc, il reprenait en faisant preuve d’une sagesse innée mais tout de même déstabilisante pour son jeune âge ; certaines choses lui échappaient.

« Et puis… Je ne sais pas trop pourquoi… Mais il n’y a pas beaucoup d’enfants dans notre clan… Je n’ai pas de frère… ni de sœur, et je crois que c’est pareil pour les trois autres… »


Sous entendu : je n’ai pas le choix. La faute à l’encre à qui les Suzuri vouaient bien plus de passion qu’à la chair. Mais ça, malgré toute sa science, il ne pouvait pas encore le comprendre. Tout comme l’éloignement qui le séparait des proches de son âge. La génération avait été ainsi conditionnée, pour ne pas gâcher un seul individu, un seul potentiel, et ainsi assurer l’excellence de la descendance.

« Vous êtes très courageux, senseï… Je ne sais pas si j’aurais pu l’être autant que vous… »


Ses poignes se resserraient sur les cordages alors qu’il regardait maintenant ses pieds qui frôlaient le sol en sentant son cœur saigner et se tortiller. Et si c’était lui qui avait été confronté à une telle situation, quelle en aurait été l’issue ? Sûrement bien plus tragique.

La mine toujours aussi tristement accablée. Il repensait aux évènements survenus au Sommet, aux cadavres qu’il avait miraculeusement su effacer de son esprit – notamment grâce à son évanouissement là-bas et son réveil à Kumo loin de tout cauchemar – et à l’éventualité glaçante qu’il n’en soit jamais revenu, ce qui aurait sûrement été le cas s’il avait été seul…
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Sam 23 Déc 2017 - 17:12
Un clan. A vrai dire, je n'aurai sûrement pas été le même qu'aujourd'hui si j'avais été élevé dans un des grands clans que possède Kumo. Nara, Metaru, Suzuri... ou encore les Inuzuka, Aburame et autre Yamanaka. Je ne sais pas, je préfère me dire que je suis moi, mais j'essaye de me montrer empathique envers Kyoshi. De comprendre ce qu'il peut ressentir, je ne doute pas qu'il, comme tout les autres Suzuri, doit se sentir trahi. Mal. Kaldea a été une redoutable adversaire, je m'en veux également de ne pas avoir été assez fort pour la neutraliser. Enfin... Nous avons tout de même réussi à la mettre en fuite, je ne sais pas. Le garçon m'explique qu'il veut assurer l'avenir de son clan et de Kumo. Un peu comme moi avec mes proches et le village, nous nous ressemblons quant à nos idéaux, c'est indéniable.

Bien sûr, il me raconte la fameuse histoire de Kumo, anciennement appelée Shitaderu. Je remets mon gant noir à ma main, levant la tête vers le ciel et les étoiles qui nagent dans le voile noir. Je finis par sourire, après tout.... ce n'est qu'un doigt, je m'en remettrai tout comme mes partenaires.

« Exactement, je connais l'Histoire. Sans ça, sans vous, je serai encore à Hi no Kuni. »

A maîtriser la nécromancie, à mal la maîtriser. Peut-être que j'aurai moi-même connu la mort si j'étais resté là-bas. M'enfin, ce n'est pas ce qu'il s'est passé. Le genin me lâche un compliment qui me va droit au coeur pour dire, mais je ne peux pas le laisser s'apitoyer à son sort, à se dénigrer ainsi.

« Ne dis pas ça, Kyoshi. Je suis sûr que tu deviendras un grand shinobi, que tu rendras les tiens de ton clan, fiers de toi. »

Parce que je le sais, je peux le sentir. Kyoshi est voué à une grande carrière dans le monde shinobi, qu'il ne soit pas mort à Tetsu no Kuni en est même une preuve. Il est encore jeune, ne comprend pas encore ce qu'il se passe réellement dans le monde.

« Garçon, tu apprendras, l'expérience viendra. Et tu sauras, tu comprendras. Je suis là pour t'enseigner non pas qu'à savoir te battre, mais aussi à t'amener là où tu souhaites vraiment aller. »

Je finis par me lever, me positionnant face au Suzuri toujours assis sur sa balançoire. Je plante mon regard dans le sien, l'obligeant à me fixer.

« Tu es encore en vie, tu prends du galon, Kyoshi. Ne t'arrête pas là, nous sommes des ninjas. Tu deviendras un grand homme, j'en suis certain. N'abandonne pas tes rêves, le monde n'est pas rose. Il n'est pas tout noir ou tout blanc, non plus. Mets-y les couleurs que tu souhaites, fais de ce monde, le tien. »

Mouais, peut-être un peu trop solennel à mon goût.

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Sam 23 Déc 2017 - 18:58
Et qu’est-ce qu’elle en avait fait du chemin, depuis Shitaderu. La ville savante était devenue l’un des trois plus grands villages cachés du monde, la grande Cité des Nuages, celle qui savait grandir et s’illuminer en toute discrétion. Un jour, le jeune garçon espérait bien que son étincelle puisse briller sur le monde entier, au-delà de Kaminari no Kuni ; c’était ce que souhaitait au fond le clan Suzuri, et sûrement tout Kumojin aussi.

Le senseï et l’élève s’échangeaient l’Histoire, leurs histoires, qui au final se rejoignaient pour écrire la même. Et contrairement à ses habitudes, Kyoshi prenait le temps de se confier à quelqu’un et de parler des tourments qui lui taraudaient le cœur et l’esprit. Même s’il n’osait toujours pas tourner la tête vers son senseï maintenant porteur d’une cicatrice pour laquelle il ne pouvait se sentir complètement innocent, de même que pour les deux autres personnes encore à l’hôpital ; d’ailleurs, à ce sujet lui passait par la tête une idée naturelle pour certains mais qui méritait réflexion pour lui ; Shôran insistait malgré tout pour lui montrer qu’il croit en lui.

À ses paroles, Kyoshi relève doucement la tête qu’il plongeait constamment vers le bas jusqu’ici, ayant presque du mal à en croire ses oreilles. Enfin, d’un côté, en dehors de son appartenance clanique et des différentes contraintes liées à son manque d’expérience de la vie en général, Shôran n’avait pas de raison de ne pas croire en son élève. À son âge, il avait un niveau au-dessus de la moyenne et n’avait aucun souci avec l’apprentissage ou le respect. Mais le fait de l’entendre lui réchauffa le cœur.

Son senseï n’avait pas l’air de vouloir le lâcher et d’être patient, mais en plus de ça, c’était bien la première fois qu’il avait un discours si moralisateur avec lui, ce qui le rassurait plutôt que de l’ennuyer comme ça aurait pu être le cas si Kinzoku avait été à sa place.

Mais malgré tout, il y avait toujours ces quelques fantômes dans sa tête. Ceux qui ne lui rappelaient pas que l’exigence oppressante des siens, mais aussi Shinobi et maintenant Kaldea…

« Oui… Oui… mais… Shinobi-sama… Ka… Kaldea-sama… Peut-être que notre clan n’a pas d’avenir… »


Il se demandait, il se questionnait, sans cesse. Deux malédictions en un laps de temps si court… Il avait déjà peur pour le prochain chef de clan qui n’était pas encore désigné. Et l’idée de s’imaginer à cette place un jour ne lui traversait ainsi même pas l’esprit, tellement elle faisait peur.

Puis, Shôran se lève pour lui faire enfin face. Le visage rougeoyant à cause de sa timidité chronique, tête relevée, Kyoshi ne peut plus fuir le regard bienveillant du Nécromant. Celui-ci lui tient un nouveau discours – un peu bateau certes – qui ne manque pas de l’atteindre. Malgré la grandeur du monde, le poids de son nom et la terreur de la malédiction qui semble sévir sur les Suzuri, son courage peut faire la différence.

« M… Merci, senseï… Vous avez sûrement raison… » Bien qu’il ait encore à méditer sur ces encouragements, on lui avait déjà appris les discours de circonstances ; il ne s’emporte pas si facilement. « Mais dites, vous croyez que… Que je devrais aller voir Shojito-san et Hisao-san ? Je… Je crois que je me sens mal de ne pas le faire… Mais… Mais j’ai un peu peur. » Avouait-il finalement avec les joues rouges, dents serrées, la bouche tremblotante et redoutant un peu l’avis que ces deux-là pourraient avoir sur lui, pensant peut-être qu’un Suzuri était le dernier visiteur qu’ils souhaitaient avoir.


Et ça tombait là, comme un cheveu sur la soupe. Une question un peu spéciale, mais tout à fait légitime pour le jeune garçon à la mine encore un peu tristounette qui ne comprenait que bien trop peu les sentiments et les autres après avoir été élevé sans eux. Et puis, avant de parler de courage (dont il avait pourtant fait petite preuve à Tetsu en situation de crise), il faudrait déjà commencer par faire quelque chose pour sa timidité.
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Dim 24 Déc 2017 - 22:13
Je n'ai jamais été très fort dans les discours, dans les phrases pour rassurer. En fait, je me rends compte que je n'ai rencontré que peu de personnes qui m'ont soutenu, qui ont su me rassurer quand j'ai douté de moi. Pour autant, je sais que j'aurai aimé avoir des personnes là pour moi, présente pour me dire que je peux être important dans le Yuukan,quelque part pour quelqu'un ou quelque chose. En tout cas, je veux être là pour Kyoshi, je veux qu'il sache que je compte sur lui, que je crois en lui et ses capacités. Il doute, je pense que c'est normal de douter à son âge. Qu'en fait même, il n'y a pas d'âge pour douter. M'enfin, je veux juste qu'il croit en lui et je tente le tout pour le tout en lui tenant un discours après qu'il m'ait avoué que son clan n'a peut-être pas d'avenir.

Il finit par me demander s'il doit rencontrer Shojito et Hisao pour s'excuser. Dire que je me suis rendu au chevet de l'Ikezawa pour me faire pardonner, lui présenter des excuses. Il m'a en quelque sorte un peu envoyer bouler, mais c'est normal. Pour lui, ce n'est pas de ma faute alors je doute qu'il mette la faute sur un gamin comme Kyoshi. Hisao doit également penser pareil, à mon avis.

« Je ne crois pas que c'est utile. Tu sais, ils ne vont pas faire de Kaldea une généralité ? Après... si tu tiens vraiment à t'excuser, je ne t'en empêcherai pas mais je pense plus qu'ils vont te rire au nez qu'autre chose. »

Pas méchamment, mais ils lui feront comprendre qu'il n'a pas à présenter ses excuses. Je finis par me rasseoir sur la balançoire, regardant alors le paysage nocturne qui s'offre devant mes yeux.

« D'ailleurs. J'espère que Kinzoku et toi êtes prêts, bientôt, vous allez avoir un entraînement face à l'équipe de Shojito. »

J'espère, en effet, que leur séjour à Tetsu leur a permis de grandir. Qu'ils ont eu le temps de suivre leur entraînement que je leur ai préparé, qu'ils ne sont plus les gamins que j'ai eu le premier jour. Pour ce combat amical qui se prépare, je veux qu'ils s'entendent comme s'ils font partis du même corps.

« Je suis sûr que tu seras le plus impressionnant. »

Tout comme Kinzoku, bien sûr.

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Mer 27 Déc 2017 - 17:50
Évidant pour les autres, mais sûrement pas pour lui. Il fronçait les sourcils à la réponse de son senseï, accompagnant son expression d’un « Je vois. »

En fait, il ne voyait rien du tout. Malgré tout ce qu’il pouvait comprendre à travers les livres et les vieux parchemins, les gens n’en faisait pas partie. L’encre et le papier ne l’avaient et ne pourraient jamais l’aider à ce niveau-là, c’était un fait avéré. En tout cas, la réponse de Shôran lui était rassurante, d’une certaine façon ; c’était toujours ça de moins à porter sur sa conscience. Il y avait après tout de quoi s’inquiéter, avec la réputation que les Suzuri se faisaient… Même s’il ne comprenait vraiment pas le pourquoi du comment, la nature humaine avait une complexité encore bien trop obscure dans sa tête.

Puis, il lui annonce qu’il leur a préparé un entraînement face à l’équipe dudit Shojito. D’ailleurs, n’est-ce pas le senseï de Nué, lui ? Il y a quelques semaines, le jeune garçon n’aurait eu aucun mal à dissiper cette futile interrogation de son esprit, mais il s’en était écoulé bien des jours depuis la dernière fois qu’il avait discuté avec le Metaru. Et puis, il s’en était passé des choses pendant le Sommet aussi. Entre les tragiques morts, les disparitions mystérieuses et les points d’interrogation, il était difficile de faire le point sur les effectifs de Kumo avant que le Raikage n’en fasse l’état officiel.

Quoi qu’il en soit, ça ne change rien au fait que Kyoshi se pliera fidèlement à l’entraînement de Shôran comme il l’avait fait jusqu’ici. L’ordre n’avait jamais été un problème pour lui ; au contraire, c’est la liberté à laquelle il n’était pas habitué qui l’effleurerait et lui causerait du trouble. Bien sûr, cet entraînement était assez dur à suivre du fait de l’entente avec son camarade qui s’était révélé difficile, mais en y mettant du leur, ils parvenaient petit à petit tous les deux à joindre leurs forces et à tirer profit l’un de l’autre plutôt que se causer du tort mutuellement.

« Bien. » Acquiesça-t-il.


Enfin, le senseï terminait sur un mot d’encouragement. Encouragement qui fit écarquiller grand les yeux à son élève qui se tourna vers lui alors qu’il s’était rassit sur la balançoire. Bouche à peine entrouverte et joues rougies, il fallut bien trois battements de cils à Kyoshi avant de percuter. Se reprenant, il retourne la tête et son regard insistant qui devait devenir presque gênant pour son aîné. Baissant la tête, il cache un court sourire sous ses mèches puis finit par se lever à son tour.

« Merci, senseï… »


Depuis leur première rencontre, Shôran n’avait cessé de lui répéter qu’il croyait en lui. C’était bizarre pour lui. Lui qui était habitué à une éducation stricte, faite de rigueur et dénuée d’amour. Des mots qu’on ne lui avait jamais dits, et qui nourrissaient en lui une étrange volonté : celle de ne pas décevoir, mais pas parce qu’il le devait ; parce qu’il le voulait. Une volonté qui ne venait pas du cerveau ou de l’égo, mais plutôt du cœur ; région bien trop peu explorée par l’enfant jusqu’ici.

« Je… Je ferai de mon mieux pour ne pas vous décevoir, c’est promis. » Lui promit-il finalement, ayant repris son expression naturelle en lui faisant maintenant face.


Une promesse un peu froussarde tout de même, on ne transforme pas un enfant craintif en homme brave en quelques mois seulement. Certes, il était plus fort qu’avant, mais il – enfin les Suzuri – avait pour principe de ne jamais sous-estimer ses adversaires. Et puis, aussi doux ces mots puissent sonner aux oreilles d’un jeune shinobi plein de rêves que ceux-ci suffiraient à enflammer, Kyoshi, lui, devait garder contenance. Sa réalité le rattrapait. Pas de place au rêve ou à des manifestations émotives d’affection que son senseï lui pardonnerait sûrement pour son âge. En présence d’un supérieur, il devait garder son calme et sa bonne conduite.

« Il se fait tard… Je dois y aller, si je ne suis pas à l’heure… Enfin, vous savez… » Tentait-il d’expliquer nerveusement en constatant aux alentours que tout s’était obscurcit.


Malgré l’existence du bandeau noué autour de son cou, il restait un enfant avec des obligations d’enfant. Et son enfance, elle appartenait aux siens, et ceux-ci n’avaient de cesse de le lui rappeler.
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Ven 29 Déc 2017 - 15:34
L'encourage et l'entraîner, c'est tout ce que je peux faire pour le jeune Kyoshi. A vrai dire, je vois clairement que le garçon a un gros manque de confiance en lui, qu'il se sous-estime alors que je pense qu'il est capable d'être l'un des plus talentueux et forts shinobi de Kumo. Il lui manque encore l'expérience du terrain, cela ne saurait trop tarder avec les conflits qui vont tôt ou tard arriver et s'abattre sur notre village. Nous ne sommes plus en temps de paix, malheureusement.

Alors que nous nous retrouvons face à face, que le garçon s'est levé, ce-dernier me promet de faire en sorte de ne pas me décevoir. J'hausse les épaules, pensant que cela ne sera clairement pas le cas. Kinzoku et lui vont être à la hauteur, ils le sont, j'en suis persuadé et bel et bien convaincu. La lune monte bien vite, annonçant déjà une heure tardive. Le jeune Suzuri m'annonce alors qu'il doit s'en aller, doucement, j'hoche la tête de bas en haut.

« Il n'y a pas de soucis, Kyoshi. Je ne te raccompagne pas, fais attention à toi. »

Je lui fais un sourire avant de moi-même m'en aller et vaquer à mes propres occupations. A vrai dire, je n'ai clairement pas grand chose à faire en cette nuit alors je compte juste rejoindre ma propre demeure pour m'endormir tranquillement. Tout en pensant sur la route, à comment nous allons organiser ce combat amical avec l'équipe de Shojito.

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the death
It matters not how strait the gate. How charged with punishments the scroll. I am the master of my fate. I am the captain of my soul. © by anaëlle.
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Dim 31 Déc 2017 - 12:15
Shôran n’avait pas l’air inquiet le moins du monde pour ses deux élèves. Au final, en admettant que Kinzoku ne montre pas l’ombre d’une incertitude comme à son habitude, Kyoshi devait bien être le seul des trois qui s’inquiétait. Shojito était aussi de la police, et Shôran n’était pas son supérieur, ses genin devaient donc être très bons aussi, logique… Enfin, théoriquement. Les branleurs ne courraient pas les rues à Kumo même si les remarques désobligeantes dont les siens lui faisaient parfois part sur la présumée lascivité des Metaru semaient le trouble dans l’esprit du garçon un peu trop jeune pour faire la part des choses. Puis, finalement, le sensei laissait son élève rentrer seul.

« Bonne soirée, sensei. »


Il lui rendit son sourire avant de lui-même se mettre en route, le cœur et l’esprit un peu plus apaisés. Son sourire était rare, mais l’attention que lui portait son sensei l’était tout autant, alors il était bien mérité. Même s’il n’avait pas besoin de s’en faire, tout ça n’étant plus trop un souci…

Parce que ça l’avait bien été. Si jeune, membre d’une famille assez riche (mais pourtant bien plus sage avec sa fortune que leurs compatriotes manieurs de métaux, allez savoir), il avait bien trop souvent trouvé des embûches sur son petit bout de route. Mais fort heureusement, il s’en était toujours sorti grâce à sa maîtrise poussée de l’encre et son adresse d’esprit précoce. Un peu comme maintenant, animant d’une main le grand oiseau qu’il venait de peindre à une vitesse ahurissante avant de s’envoler sur son dos pour disparaître dans la nuit.

S’il n’avait pas un sensei comme Shôran, il lui aurait bien fallu le dessiner aussi…
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