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King et Kong [Ft. Shuu]


Ven 22 Déc 2017 - 0:21
La joie était immense. Ce genre d’évènements n’arrivait pas souvent. En quelque sorte, ce jour pourrait être une fête nationale, tant il n’aurait pas lieu très souvent. La veille de ce jour merveilleux, Nora dormait à poings fermés, la tête sur le meilleur des coussins existant sur cette planète : le torse musclé de Metaru Shuuhei. Mais quel était donc ce jour si spécial et si délicieux ? Sachez-le, il ne s’agissait pas de leur mariage. Cette journée viendrait très rapidement. Il fallait juste régler quelques détails importants avant que la sainte bénédiction soit accordée à l’union. En fait, ce jour si spécial n’avait rien de spécial pour des fonctionnaires. En effet, cette fête nationale était en fait un jour de congés.
L’overbooké Shuuhei avait enfin un jour de repos. Mei elle-même le lui avait confirmé. Le plus gros de la tornade ayant frappé la communauté du nuage avait été traité. Que ce soit l’infiltration du marionnettiste, les nouvelles trahisons ou les péripéties de Testu no Kuni, les dossiers majeurs avaient trouvé leurs fins. Dans les jours ou semaines qui suivraient, les directives approuvées par le Raikage se mettraient en place pour assurer à Kumo, la pérennité qu’elle recherche tant. Quant à Nora, elle pouvait se délecter d’un jour de congé où elle abuserait immensément de son fiancé. Au final, tout le monde était gagnant.

Le réveil serait tout aussi majestueux et elle l’attendait impatiemment. Dans ses rêves de petite écervelée, elle se voyait déjà passer la journée en sa compagnie. Découvrir de nouvelles facettes de Kumo en sa compagnie avait une saveur si délicieuse. Et les heures défileraient jusqu’à ce qu’ils s’en viennent à leurs désirs bestiaux. Le sexe les guiderait dans une fin de journée délirante. Nora semblait déjà avoir planifié la journée parfaite et elle comptait mettre tout en œuvre pour que le succès et seulement le succès soit au rendez-vous…
Le destin était bien cruel pour celle qui s’était imaginé le paradis. Dans sa nuisette violette, au petit matin, elle remarqua déjà l’absence de son prince. Pourquoi une telle absence ? Shuu avait pourtant pris un jour de congé. Son esprit était en train de bugger sauvagement. Peut-être avait-il eu une envie pressante ou l’irrépressible besoin d’une douche ? Après vérification… non ! Les deux pièces de la demeure étaient inoccupées. Ses dents grésillèrent avec une acerbe sévérité. Metaru Shuuhei comptait lui jouer un mauvais tour et elle ne semblait pas le supporter. Une énième fois, il allait se lancer dans une escapade inconnue sans dire un mot… Non pas cette fois ! Nora était au taquet, prêt à le rattraper peu importe où il irait.

Elle se voulut tout de même méthodique. On parlait là de retrouver l’homme de sa vie, pas le premier enfoiré du coin. Un entretien minutieux de son corps s’imposa donc à la douche. Au sortir de la douche, son minois était ainsi radieux. Il ne manquait plus qu’à choisir les vêtements appropriés pour cette journée. Une réflexion saine se développa sans pour autant qu’elle ne s’étale interminablement. Au final, elle avait opté pour un débardeur blanc en haut, d’une veste légère ornant le symbole du clan Metaru, un short rouge très court, lui boudinant les fesses et des collants pour couvrir ses jambes. Ses pieds quant à eux étaient recouverts de bottes dotées de talons aiguilles. Pourquoi des talons ? Pour ne pas avoir à ne se mettre sur la pointe des pieds pour embrasser son homme.
Fin prête, elle quitta sa demeure pour le chercher dans tout le complexe du clan Metaru. Elle n’oublia pas de passer rapidement par les cuisines pour saluer ses copines et pour attraper quelques brochettes de dangos. Maintenant les recherches pouvaient commencer. Où avait-il bien pu filer ? Puisqu’il était encore très tôt aujourd’hui, elle espérait qu’il traîne encore dans les couloirs des locaux claniques. Peut-être avait-il été convoqué par le célébrissime précédent chef de clan, son père en personne. Ou alors avait-il été appelé par sa mère, inestimable vie parmi les Kumojin. Dans tous les cas, elle ne comptait pas déranger les illustres parents de son futur époux. Il fallait trouver un autre moyen de détecter sa présence ou être chanceux…

La chance était plus utile ici et elle fut plus utile. Exactement ! Au détour d’un énième couloir, tout en dévorant une tige de dangos, elle croisa le criminel par le biais d’une fenêtre située au premier étage de la bâtisse. L’air déterminé quoi qu’un peu décontracté dans la gestuelle. Seul, il était en train de filer en douce vers une destination mystérieuse. Encore une fois, il allait partir sans la prévenir sans considérer une seule seconde pour le mourrons qu’elle se faisait pour lui. Aujourd’hui était le jour d’une douce révolte. Elle n’allait pas lui crier dessus. De toute façon, ce n’était pas son genre. Ce qu’elle allait faire était beaucoup mieux.
Dans un début de matinée silencieux, le bruit angélique d’un talon s’écrasa au sol. La demoiselle avait littéralement sauté du premier étage pour rejoindre sa moitié. De quoi lui rappeler de vieux et alléchants souvenirs. Son atterrissage s’était fait en douceur, montrant toute la maîtrise de sa tombée. Maintenant à côté de lui, elle ne s’en priva pas. Les bras enlaçant la nuque de son futur époux, elle l’embrassa fougueusement comme pour rattraper du temps qui avait été perdu. Les touristes pudiques seraient gênés par l'ardeur inextinguible de la demoiselle. Elle ne le lâchait pas, lui montrant que grâce à lui, elle savait embrasser son époux sensuellement. Plusieurs dizaines de secondes s’écoulèrent avant qu’elle ne daigne libérer l’élu de son cœur :

« Je sais que tu es en congé aujourd’hui, Shuu ! »
se demanda-t-elle en affichant une rigolote indignation. Dans sa main était tenue une brochette dénuée de dangos immensément succulets. D’un naturel sexy, sa langue nettoya sensuellement les dernières miettes goûteuses s’y trouvant. Comme toujours, Nora profitait entièrement du mets qu’elle s’engloutissait. Après donc avoir fini cette tige de bois, l’ex-moniale allait se jeter sur son plat de résistance. Tandis que sa poitrine s’aplatissait sur les pectoraux de son homme. Un nouveau baiser baveux s’enchaîna à la conversation afin de ne laisser à Shuu le temps de dire quoi que ce soit. Deux langues intensément lubriques dansèrent jovialement dans leurs bouches pour s’échanger un amour mutuel. Quand enfin Nora daigna le laisser tranquille, elle lui déclara sur un ton attendrissement « Laisse-moi t’accompagner s'il te plaît ! Je ne serais pas vilaine et je me tiendrais à carreaux… promis ! ». Nora avait volontairement tourné sa demande de cette manière pour le persuader. L’amadouer de cette manière… quelle vilaine moniale ! Et en plus, elle se permit ensuite de s’accrocher à son bras tel un koala pour briser sa potentielle conscience. La réponse de Shuu n'était même pas encore tombée...
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Dim 14 Jan 2018 - 20:14
- « A t’entendre, on croirait que tu es toujours vilaine… »

J’eus une tronche d’imbécile heureux en la regardant. Elle était moqueuse à souhait ! Je m’étais même mis à ricaner alors qu’elle était accrochée à moi comme jamais. Elle avait bien raison dans le sens où je pouvais disparaitre en un clin d’œil sans qu’elle s’en rende compte en fait. A croire qu’elle me connaissait très bien maintenant. Par contre, le fait même qu’elle savait que j’étais en vacances ne signifiait qu’une chose : Que Mei m’avait vendu. Pas étonnant quand on y pense, d’autant plus qu’elle était une Metaru. Solidarité féminine oblige. Lui dire de ne plus révéler mon emploi du temps n’y changerait. Elle était indubitablement du côté de l’ex-moniale qui s’était attirée la sympathie de presque tous les Metaru. Même que je n’avais clairement plus le droit à l’erreur et le seul fait de la quitter provoquerait une déception générale. Quelque part, c’était flatteur et la preuve que j’avais finalement fait le bon choix. Des femmes, j’en avais connu des tonnes, mais j’étais enfin tombé sur la bonne et chaque jour passé à ses côtés renforçait cette conviction. J’eus finalement un sourire. Le sourire d’un amoureux. Ensemble, l’un contre l’autre, nous étions beaux. Le fait que nous ayons chacun une veste du clan sur nos épaules renforçait carrément notre image du couple parfait. Bien entendu, il y avait quelques petits pépins entre nous, mais rien d’insurmontable…

- « Enfin bon… Dire que je déteste la petite peste en toi serait mentir… »

Même que c’était ladite petite peste qui me donnait toujours des envies sales. Et puis, plus elle faisait des conneries, plus j’avais le loisir de lui foutre des fessées. Et bon Dieu que j’aimais ça ! Son popotin appelait à ce genre de punitions et j’y prenais un malin plaisir à lui en flanquer dès qu’elle faisait le moindre faux pas. Un peu pervers ? Même pas, d’autant plus que ce n’était pas la future dame Metaru qui dirait qu’elle détestait ça ! J’aurai même pu essayer de glisser une paluche sur son séant, mais la présence de quelques fillettes qui nous admiraient en rougissant m’en dissuada. Et puis, il y avait bien plus urgent pour moi à régler : C’était quelque chose auquel j’avais pensé pour être un peu plus polyvalent. Père m’en avait parlé depuis longtemps et j’avais même eu le loisir de voir celui-là même qui m’avait été promis depuis mon plus jeune âge, mais j’avais toujours préféré me baser sur mon ninjutsu et améliorer mon kinton. Mais maintenant que j’étais au sommet de mon art, il n’y avait plus de raisons pour moi d’hésiter. C’était le bon moment et je le sentais. D’ailleurs, c’était pour cette raison que je m’étais levé tôt sans faire de bruits pour ne pas la déranger, avant d’aller méditer pour être fin prêt ; d’où l’air déterminé que l’ex-moniale avait pu entrevoir de loin. Aujourd’hui, j’allais enfin signer un pacte et clairement pas n’importe lequel.

- « Par contre, je dois faire quelque chose de très important. Et de potentiellement dangereux… »

J’eus un sourire aux lèvres avant de me dégager en douceur non pas pour continuer mon chemin, mais pour me placer face à elle. Là-dessus, je la saisis dans mes bras avant de la câliner très fort. Un câlin agrémenté d’ailleurs d’un petit bisou sur son front, tranquillement. Je la gardai ainsi contre moi pendant un long moment. Je passai même ma main dans sa très longue chevelure que je prenais parfois plaisir à caresser quand nous avions un temps pour nous et rien qu’à nous. Personnellement, je savais qu’elle souffrait un peu. Mon absence pesait lourd pour elle, même si elle faisait bonne figure et qu’elle tenait bon. Mais tout ceci n’allait bientôt plus être qu’un mauvais passage. Une fois que j’aurai lâché mon poste de Kage, je pourrais certainement me consacrer un peu plus à son bonheur. Bonheur qu’elle méritait très largement. « J’essayerais de vite finir pour te rejoindre. Ah, et ne t’en fais pas. C’est risqué, mais ma vie n’est pas en danger pour autant. T’en fais pas ! » Je savais qu’elle pouvait également parfois se faire du mouron. Au-delà du fait qu’elle était une pure kunoichi de Kumo dorénavant, elle était une femme. Une femme qui aimait vraiment son homme et qui souhaitait sans doute que rien ne lui arrive. Mais alors qu’il eut plusieurs gloussements de part et d’autre, je finis par la lâcher avant de reculer non sans lui faire un clin d’œil.

- « Et surtout pas de bêtises sinon… »

Et sur cette phrase, je lui tirai la langue comme un gosse avant de disparaitre comme par magie de son champ de vision. Ça avait bien fini par arriver…

***

- « Tu penses être prêt, gamin ? »

Nous étions au terrain d’entrainement de Kumo. Désert et assez vaste pour nous permettre nos manœuvres.

L’air sévère de mon paternel aurait pu faire fuir bon nombre de personnes, mais j’étais habitué depuis un long moment déjà. Et puis, malgré mon statut d’ainé, j’étais un peu son chouchou, son chef d’œuvre. Celui-là même qui avait honoré son nom et fait ce qu’il souhait sans trop dévier du droit chemin. Kahei aurait pu être son préféré si le jeune garçon n’avait pas refusé durant ses jeunes âges de forger. Son état actuel avait radouci la vision des choses de notre père, ceci dit ; et ce d’autant plus que comme moi, il s’en voulait du destin de mon petit frère. Quant à Reiko, c’était une toute autre histoire, mais l’évolution de cette dernière qu’il voyait de loin lui faisait grandement plaisir. N’eut été son caractère au-delà même de l’adjectif « pourri », Reiko était la fille dont il avait rêvé. Dure de caractère, inflexible, puissante… Bref, une Metaru comme la tradition le voulait. Enfin… Sa manière de voir les choses. « Fin prêt, père. » J’eus un sourire là où mon paternel se contenta d’acquiescer avant de se saigner le pouce via une morsure et d’enchainer des mudras. Lorsqu’il apposa sa main sur le sol, il eut une petite explosion suivie d’une fumée blanche. Et lorsqu’elle se dissipa, deux vieux gorilles à peine plus grands que nous et vêtus du haori du clan Metaru, firent leur apparition devant nous. En me voyant, ils eurent aussitôt un large sourire.

- « Il était temps que tu te décides, Shuuhei ! Notre roi commençait à s’impatienter ! »

- « C’est un plaisir de vous revoir, bûba-sama, kaarisû-sama. »


Sauf que l’un d’eux se mit à renifler l’air tout d’un coup.

- « Mh… Ça sent la femelle... Quelqu’un d’autre se trouve dans les parages ? »

Et là, ma mine se décomposa aussitôt…
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Ven 19 Jan 2018 - 23:16
« Je t'ai trouvé ! » lui annonça-t-elle le sourire séducteur alors que ses talons s’approchèrent lourdement de Shuuhei.

Sa voix avait été suave, digne d’une douce sucrerie. Néanmoins, une pointe d’amertume saupoudra sa victorieuse déclaration. Shuu avait failli récidiver. Une énième fois, il fut sur le point de délaisser, sa demoiselle. Se rendait-il au moins compte des souffrances qu’il lui infligeait à chacune de ses absences ? A cause des tumultes affectant son travail, les jours où ils ne daignaient rentrer étaient légions. La solitude était un bien maigre sacrifice par rapport à la sécurité des terres de foudre. Mais à quel prix ? La jauge de frustration se remplissait dangereusement. Que ce soit physiquement ou même sexuellement, l’ex-moniale voulait avoir son héros à ses côtés…
Ses techniques de flibustier ne marcheraient pas. Pas aujourd’hui en tout cas. Shuu avait manqué de vigilance lors de sa disparition matinale, la raison principale étant qu’il ne s’agissait pas vraiment d’une disparition à proprement parler. En effet, grâce à sa maîtrise du Taijutsu, son fiancé pouvait se mouvoir extrêmement vite jusqu’à faire croire qu’il s’évaporait. Etant en théorie son sensei, Nora avait eu le temps de l’analyser sommairement. En percevant simplement la direction qu’il avait entreprise, Nora savait qu’elle aurait une chance de le retrouver. Ainsi, elle était remontée jusqu’à cette aire d’entraînement et miracle, il s’y trouvait bel et bien.

« Si tu voulais vraiment t’échapper, tu aurais dû être un peu plus minutieux, Shuu » lui avoua-t-elle ouvertement, non sans le gratifier d’une voix délicieusement charmeuse.

Arrivée dos à lui, elle ne voyait pas ce qu’il observait et très honnêtement, elle s’en fichait un peu. Nora faisait une fixation visuelle sur Shuuhei. Plus simplement parlant, elle ne voyait que lui et rien que lui. Elle se croyait presque dans une intimité amoureuse, oubliant alors qu’elle se trouvait dans un espace public potentiellement fréquenté par de nombreuses personnes. Elle avait les mains baladeuses et le regard perversement dirigé vers l’entrejambe de son chéri. Bientôt, ses mains s’y aventureraient également et la suite deviendrait évidente. Des câlins puis des ébats fougueux jusqu'à pas d'heure. Un plan lascif à l'arôme chatoyant ! Le souffle excitant, les mains douces, la poitrine écrasée contre son dos. Nora avait pris de méticuleuses mesures pour qu’il ne puisse se débattre...

Des souffles rauques et virils la stoppèrent net dans ses opérations cochonnes. Les narines de Shuu n’émettaient guère de tels rugissements. Pour la première fois depuis leurs retrouvailles, Nora accepta de lever la tête et une joyeuse surprise illumina son visage. Des singes. Ou plutôt des gorilles. Deux pour être exact. De taille humain et se tenant sur leur pattes arrière. Les bras croisés, ils semblaient vouloir imposer leur aura froide et respectueuse à la frêle demoiselle qu’elle était... De quoi l’enflammer davantage alors qu’elle n’avait pas encore atteint ses limites.
Bienheureusement pour son tendre amour, elle retira ses doigts délicats du torse de son homme et inspecta précisément les deux animaux qui leur faisaient face. Elle reconnut pour le coup qu’ils avaient l’air vachement forts. Quelque chose de spécial se dégageait d’eux et même si sa folie outrepassait toute potentielle peur existante, elle leur accorda ce gracieux point. Ils étaient forts. Forts vêtus. Pour des animaux, ils portaient tout de même tout un attirail vestimentaire assez travaillé. Un haut de kimono ornée du symbole des Metaru ainsi qu’un pantalon dans lequel se cachait leur partie intime. D’ailleurs, une question coquine et rigolote la frappa instinctivement dès qu’elle vit ces deux gorilles portant un objet aussi surréaliste qu’un pantalon :

« Est-ce parce que la taille de ta banane les fait complexer qu’ils portent un pantalon, Shuu ? »
lui murmura-t-elle le ton jovial et amusée.

Une plaisanterie qui n’avait vraisemblablement pas sa place ici et qui n'était même pas drôle, en plus. Connaissant cependant le comportement imprévisible de l’ex-moniale, Shuu s’était probablement attendu une débilité de la sorte, qu’importe soit-elle, finalement. En tout cas, Nora tenta tant bien que mal de ne pas succomber à sa blague. La main sur sa bouche, elle retint les multiples rires qui tentaient une échappée honteuse. Dans ce dernier élan de folie, Nora fut quand même prudente puisqu’elle avait juste murmuré sa vilaine bêtise. En théorie, les deux mammifères posant fièrement devant elles n’avaient pas entendu son absurdité. Mais elle avait omis un détail important… l’ouïe potentiellement affutée des deux animaux. Si par malheur, les deux bonobos avaient capté la sale vanne de l’ex-vagabonde, chose quasi sûre qu’elle passerait un sale quart d’heure…
Et le pire était déjà en prévision. Le corps alors tout gesticulé pour contrôler son rire, ses yeux croisèrent la fin du monde : Beau-papa ! Beau papa était là. Beau-papa avait vu tout le cinéma charnel qu’avait employé Nora plus tôt. C’était une certitude ! Ses efforts pour paraître pure et raffinées aux yeux du clan Metaru semblaient tomber en lambeaux. Sur le coup, elle sembla oublier que quelques membres du clan Metaru avaient été présents à Shito lorsqu'elle avait utilisé ses charmes durant l'examen des Chuunin. Actuellement, elle ne pensait qu'aux conséquences qui pourraient découler de sa bêtise. Affolée, Nora décida de se cacher furtivement derrière une épaule du Raikage et lui demandant :

« Tu crois qu’il m’a vu faire… » et elle se mit à rougir bêtement en repensant à son assaut farouche et séducteur. Pourquoi diable avait-elle amorcé une telle manœuvre dans un lieu public ? Elle n’arriva à savoir, seul le souvenir de son doigté virevoltant, persistant dans sa tête à l’audace détraquée. Et lorsque tout le merdier dans lequel Nora s’était mis remonta enfin au cerveau, Nora percuta toutes les erreurs qu’elle venait de faire. Du moins sur le papier, il y’en avait pas mal. La réalité serait peut-être plus clémente. « Et tu crois qu’il a entendu la blague ? Elle m’est juste venue comme ça, tu sais… » ajouta-t-elle discrètement d’une voix toute mignonne et d’un minois profondément désolé. Le but était clair : l’attendrir de toute sa sincérité pour éviter trop subir ensuite à cause de ses conneries.
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King et Kong [Ft. Shuu]

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