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King et Kong [Ft. Shuu]


Ven 22 Déc 2017 - 0:21
La joie était immense. Ce genre d’évènements n’arrivait pas souvent. En quelque sorte, ce jour pourrait être une fête nationale, tant il n’aurait pas lieu très souvent. La veille de ce jour merveilleux, Nora dormait à poings fermés, la tête sur le meilleur des coussins existant sur cette planète : le torse musclé de Metaru Shuuhei. Mais quel était donc ce jour si spécial et si délicieux ? Sachez-le, il ne s’agissait pas de leur mariage. Cette journée viendrait très rapidement. Il fallait juste régler quelques détails importants avant que la sainte bénédiction soit accordée à l’union. En fait, ce jour si spécial n’avait rien de spécial pour des fonctionnaires. En effet, cette fête nationale était en fait un jour de congés.
L’overbooké Shuuhei avait enfin un jour de repos. Mei elle-même le lui avait confirmé. Le plus gros de la tornade ayant frappé la communauté du nuage avait été traité. Que ce soit l’infiltration du marionnettiste, les nouvelles trahisons ou les péripéties de Testu no Kuni, les dossiers majeurs avaient trouvé leurs fins. Dans les jours ou semaines qui suivraient, les directives approuvées par le Raikage se mettraient en place pour assurer à Kumo, la pérennité qu’elle recherche tant. Quant à Nora, elle pouvait se délecter d’un jour de congé où elle abuserait immensément de son fiancé. Au final, tout le monde était gagnant.

Le réveil serait tout aussi majestueux et elle l’attendait impatiemment. Dans ses rêves de petite écervelée, elle se voyait déjà passer la journée en sa compagnie. Découvrir de nouvelles facettes de Kumo en sa compagnie avait une saveur si délicieuse. Et les heures défileraient jusqu’à ce qu’ils s’en viennent à leurs désirs bestiaux. Le sexe les guiderait dans une fin de journée délirante. Nora semblait déjà avoir planifié la journée parfaite et elle comptait mettre tout en œuvre pour que le succès et seulement le succès soit au rendez-vous…
Le destin était bien cruel pour celle qui s’était imaginé le paradis. Dans sa nuisette violette, au petit matin, elle remarqua déjà l’absence de son prince. Pourquoi une telle absence ? Shuu avait pourtant pris un jour de congé. Son esprit était en train de bugger sauvagement. Peut-être avait-il eu une envie pressante ou l’irrépressible besoin d’une douche ? Après vérification… non ! Les deux pièces de la demeure étaient inoccupées. Ses dents grésillèrent avec une acerbe sévérité. Metaru Shuuhei comptait lui jouer un mauvais tour et elle ne semblait pas le supporter. Une énième fois, il allait se lancer dans une escapade inconnue sans dire un mot… Non pas cette fois ! Nora était au taquet, prêt à le rattraper peu importe où il irait.

Elle se voulut tout de même méthodique. On parlait là de retrouver l’homme de sa vie, pas le premier enfoiré du coin. Un entretien minutieux de son corps s’imposa donc à la douche. Au sortir de la douche, son minois était ainsi radieux. Il ne manquait plus qu’à choisir les vêtements appropriés pour cette journée. Une réflexion saine se développa sans pour autant qu’elle ne s’étale interminablement. Au final, elle avait opté pour un débardeur blanc en haut, d’une veste légère ornant le symbole du clan Metaru, un short rouge très court, lui boudinant les fesses et des collants pour couvrir ses jambes. Ses pieds quant à eux étaient recouverts de bottes dotées de talons aiguilles. Pourquoi des talons ? Pour ne pas avoir à ne se mettre sur la pointe des pieds pour embrasser son homme.
Fin prête, elle quitta sa demeure pour le chercher dans tout le complexe du clan Metaru. Elle n’oublia pas de passer rapidement par les cuisines pour saluer ses copines et pour attraper quelques brochettes de dangos. Maintenant les recherches pouvaient commencer. Où avait-il bien pu filer ? Puisqu’il était encore très tôt aujourd’hui, elle espérait qu’il traîne encore dans les couloirs des locaux claniques. Peut-être avait-il été convoqué par le célébrissime précédent chef de clan, son père en personne. Ou alors avait-il été appelé par sa mère, inestimable vie parmi les Kumojin. Dans tous les cas, elle ne comptait pas déranger les illustres parents de son futur époux. Il fallait trouver un autre moyen de détecter sa présence ou être chanceux…

La chance était plus utile ici et elle fut plus utile. Exactement ! Au détour d’un énième couloir, tout en dévorant une tige de dangos, elle croisa le criminel par le biais d’une fenêtre située au premier étage de la bâtisse. L’air déterminé quoi qu’un peu décontracté dans la gestuelle. Seul, il était en train de filer en douce vers une destination mystérieuse. Encore une fois, il allait partir sans la prévenir sans considérer une seule seconde pour le mourrons qu’elle se faisait pour lui. Aujourd’hui était le jour d’une douce révolte. Elle n’allait pas lui crier dessus. De toute façon, ce n’était pas son genre. Ce qu’elle allait faire était beaucoup mieux.
Dans un début de matinée silencieux, le bruit angélique d’un talon s’écrasa au sol. La demoiselle avait littéralement sauté du premier étage pour rejoindre sa moitié. De quoi lui rappeler de vieux et alléchants souvenirs. Son atterrissage s’était fait en douceur, montrant toute la maîtrise de sa tombée. Maintenant à côté de lui, elle ne s’en priva pas. Les bras enlaçant la nuque de son futur époux, elle l’embrassa fougueusement comme pour rattraper du temps qui avait été perdu. Les touristes pudiques seraient gênés par l'ardeur inextinguible de la demoiselle. Elle ne le lâchait pas, lui montrant que grâce à lui, elle savait embrasser son époux sensuellement. Plusieurs dizaines de secondes s’écoulèrent avant qu’elle ne daigne libérer l’élu de son cœur :

« Je sais que tu es en congé aujourd’hui, Shuu ! »
se demanda-t-elle en affichant une rigolote indignation. Dans sa main était tenue une brochette dénuée de dangos immensément succulets. D’un naturel sexy, sa langue nettoya sensuellement les dernières miettes goûteuses s’y trouvant. Comme toujours, Nora profitait entièrement du mets qu’elle s’engloutissait. Après donc avoir fini cette tige de bois, l’ex-moniale allait se jeter sur son plat de résistance. Tandis que sa poitrine s’aplatissait sur les pectoraux de son homme. Un nouveau baiser baveux s’enchaîna à la conversation afin de ne laisser à Shuu le temps de dire quoi que ce soit. Deux langues intensément lubriques dansèrent jovialement dans leurs bouches pour s’échanger un amour mutuel. Quand enfin Nora daigna le laisser tranquille, elle lui déclara sur un ton attendrissement « Laisse-moi t’accompagner s'il te plaît ! Je ne serais pas vilaine et je me tiendrais à carreaux… promis ! ». Nora avait volontairement tourné sa demande de cette manière pour le persuader. L’amadouer de cette manière… quelle vilaine moniale ! Et en plus, elle se permit ensuite de s’accrocher à son bras tel un koala pour briser sa potentielle conscience. La réponse de Shuu n'était même pas encore tombée...
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Dim 14 Jan 2018 - 20:14
- « A t’entendre, on croirait que tu es toujours vilaine… »

J’eus une tronche d’imbécile heureux en la regardant. Elle était moqueuse à souhait ! Je m’étais même mis à ricaner alors qu’elle était accrochée à moi comme jamais. Elle avait bien raison dans le sens où je pouvais disparaitre en un clin d’œil sans qu’elle s’en rende compte en fait. A croire qu’elle me connaissait très bien maintenant. Par contre, le fait même qu’elle savait que j’étais en vacances ne signifiait qu’une chose : Que Mei m’avait vendu. Pas étonnant quand on y pense, d’autant plus qu’elle était une Metaru. Solidarité féminine oblige. Lui dire de ne plus révéler mon emploi du temps n’y changerait. Elle était indubitablement du côté de l’ex-moniale qui s’était attirée la sympathie de presque tous les Metaru. Même que je n’avais clairement plus le droit à l’erreur et le seul fait de la quitter provoquerait une déception générale. Quelque part, c’était flatteur et la preuve que j’avais finalement fait le bon choix. Des femmes, j’en avais connu des tonnes, mais j’étais enfin tombé sur la bonne et chaque jour passé à ses côtés renforçait cette conviction. J’eus finalement un sourire. Le sourire d’un amoureux. Ensemble, l’un contre l’autre, nous étions beaux. Le fait que nous ayons chacun une veste du clan sur nos épaules renforçait carrément notre image du couple parfait. Bien entendu, il y avait quelques petits pépins entre nous, mais rien d’insurmontable…

- « Enfin bon… Dire que je déteste la petite peste en toi serait mentir… »

Même que c’était ladite petite peste qui me donnait toujours des envies sales. Et puis, plus elle faisait des conneries, plus j’avais le loisir de lui foutre des fessées. Et bon Dieu que j’aimais ça ! Son popotin appelait à ce genre de punitions et j’y prenais un malin plaisir à lui en flanquer dès qu’elle faisait le moindre faux pas. Un peu pervers ? Même pas, d’autant plus que ce n’était pas la future dame Metaru qui dirait qu’elle détestait ça ! J’aurai même pu essayer de glisser une paluche sur son séant, mais la présence de quelques fillettes qui nous admiraient en rougissant m’en dissuada. Et puis, il y avait bien plus urgent pour moi à régler : C’était quelque chose auquel j’avais pensé pour être un peu plus polyvalent. Père m’en avait parlé depuis longtemps et j’avais même eu le loisir de voir celui-là même qui m’avait été promis depuis mon plus jeune âge, mais j’avais toujours préféré me baser sur mon ninjutsu et améliorer mon kinton. Mais maintenant que j’étais au sommet de mon art, il n’y avait plus de raisons pour moi d’hésiter. C’était le bon moment et je le sentais. D’ailleurs, c’était pour cette raison que je m’étais levé tôt sans faire de bruits pour ne pas la déranger, avant d’aller méditer pour être fin prêt ; d’où l’air déterminé que l’ex-moniale avait pu entrevoir de loin. Aujourd’hui, j’allais enfin signer un pacte et clairement pas n’importe lequel.

- « Par contre, je dois faire quelque chose de très important. Et de potentiellement dangereux… »

J’eus un sourire aux lèvres avant de me dégager en douceur non pas pour continuer mon chemin, mais pour me placer face à elle. Là-dessus, je la saisis dans mes bras avant de la câliner très fort. Un câlin agrémenté d’ailleurs d’un petit bisou sur son front, tranquillement. Je la gardai ainsi contre moi pendant un long moment. Je passai même ma main dans sa très longue chevelure que je prenais parfois plaisir à caresser quand nous avions un temps pour nous et rien qu’à nous. Personnellement, je savais qu’elle souffrait un peu. Mon absence pesait lourd pour elle, même si elle faisait bonne figure et qu’elle tenait bon. Mais tout ceci n’allait bientôt plus être qu’un mauvais passage. Une fois que j’aurai lâché mon poste de Kage, je pourrais certainement me consacrer un peu plus à son bonheur. Bonheur qu’elle méritait très largement. « J’essayerais de vite finir pour te rejoindre. Ah, et ne t’en fais pas. C’est risqué, mais ma vie n’est pas en danger pour autant. T’en fais pas ! » Je savais qu’elle pouvait également parfois se faire du mouron. Au-delà du fait qu’elle était une pure kunoichi de Kumo dorénavant, elle était une femme. Une femme qui aimait vraiment son homme et qui souhaitait sans doute que rien ne lui arrive. Mais alors qu’il eut plusieurs gloussements de part et d’autre, je finis par la lâcher avant de reculer non sans lui faire un clin d’œil.

- « Et surtout pas de bêtises sinon… »

Et sur cette phrase, je lui tirai la langue comme un gosse avant de disparaitre comme par magie de son champ de vision. Ça avait bien fini par arriver…

***

- « Tu penses être prêt, gamin ? »

Nous étions au terrain d’entrainement de Kumo. Désert et assez vaste pour nous permettre nos manœuvres.

L’air sévère de mon paternel aurait pu faire fuir bon nombre de personnes, mais j’étais habitué depuis un long moment déjà. Et puis, malgré mon statut d’ainé, j’étais un peu son chouchou, son chef d’œuvre. Celui-là même qui avait honoré son nom et fait ce qu’il souhait sans trop dévier du droit chemin. Kahei aurait pu être son préféré si le jeune garçon n’avait pas refusé durant ses jeunes âges de forger. Son état actuel avait radouci la vision des choses de notre père, ceci dit ; et ce d’autant plus que comme moi, il s’en voulait du destin de mon petit frère. Quant à Reiko, c’était une toute autre histoire, mais l’évolution de cette dernière qu’il voyait de loin lui faisait grandement plaisir. N’eut été son caractère au-delà même de l’adjectif « pourri », Reiko était la fille dont il avait rêvé. Dure de caractère, inflexible, puissante… Bref, une Metaru comme la tradition le voulait. Enfin… Sa manière de voir les choses. « Fin prêt, père. » J’eus un sourire là où mon paternel se contenta d’acquiescer avant de se saigner le pouce via une morsure et d’enchainer des mudras. Lorsqu’il apposa sa main sur le sol, il eut une petite explosion suivie d’une fumée blanche. Et lorsqu’elle se dissipa, deux vieux gorilles à peine plus grands que nous et vêtus du haori du clan Metaru, firent leur apparition devant nous. En me voyant, ils eurent aussitôt un large sourire.

- « Il était temps que tu te décides, Shuuhei ! Notre roi commençait à s’impatienter ! »

- « C’est un plaisir de vous revoir, bûba-sama, kaarisû-sama. »


Sauf que l’un d’eux se mit à renifler l’air tout d’un coup.

- « Mh… Ça sent la femelle... Quelqu’un d’autre se trouve dans les parages ? »

Et là, ma mine se décomposa aussitôt…
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Ven 19 Jan 2018 - 23:16
« Je t'ai trouvé ! » lui annonça-t-elle le sourire séducteur alors que ses talons s’approchèrent lourdement de Shuuhei.

Sa voix avait été suave, digne d’une douce sucrerie. Néanmoins, une pointe d’amertume saupoudra sa victorieuse déclaration. Shuu avait failli récidiver. Une énième fois, il fut sur le point de délaisser, sa demoiselle. Se rendait-il au moins compte des souffrances qu’il lui infligeait à chacune de ses absences ? A cause des tumultes affectant son travail, les jours où ils ne daignaient rentrer étaient légions. La solitude était un bien maigre sacrifice par rapport à la sécurité des terres de foudre. Mais à quel prix ? La jauge de frustration se remplissait dangereusement. Que ce soit physiquement ou même sexuellement, l’ex-moniale voulait avoir son héros à ses côtés…
Ses techniques de flibustier ne marcheraient pas. Pas aujourd’hui en tout cas. Shuu avait manqué de vigilance lors de sa disparition matinale, la raison principale étant qu’il ne s’agissait pas vraiment d’une disparition à proprement parler. En effet, grâce à sa maîtrise du Taijutsu, son fiancé pouvait se mouvoir extrêmement vite jusqu’à faire croire qu’il s’évaporait. Etant en théorie son sensei, Nora avait eu le temps de l’analyser sommairement. En percevant simplement la direction qu’il avait entreprise, Nora savait qu’elle aurait une chance de le retrouver. Ainsi, elle était remontée jusqu’à cette aire d’entraînement et miracle, il s’y trouvait bel et bien.

« Si tu voulais vraiment t’échapper, tu aurais dû être un peu plus minutieux, Shuu » lui avoua-t-elle ouvertement, non sans le gratifier d’une voix délicieusement charmeuse.

Arrivée dos à lui, elle ne voyait pas ce qu’il observait et très honnêtement, elle s’en fichait un peu. Nora faisait une fixation visuelle sur Shuuhei. Plus simplement parlant, elle ne voyait que lui et rien que lui. Elle se croyait presque dans une intimité amoureuse, oubliant alors qu’elle se trouvait dans un espace public potentiellement fréquenté par de nombreuses personnes. Elle avait les mains baladeuses et le regard perversement dirigé vers l’entrejambe de son chéri. Bientôt, ses mains s’y aventureraient également et la suite deviendrait évidente. Des câlins puis des ébats fougueux jusqu'à pas d'heure. Un plan lascif à l'arôme chatoyant ! Le souffle excitant, les mains douces, la poitrine écrasée contre son dos. Nora avait pris de méticuleuses mesures pour qu’il ne puisse se débattre...

Des souffles rauques et virils la stoppèrent net dans ses opérations cochonnes. Les narines de Shuu n’émettaient guère de tels rugissements. Pour la première fois depuis leurs retrouvailles, Nora accepta de lever la tête et une joyeuse surprise illumina son visage. Des singes. Ou plutôt des gorilles. Deux pour être exact. De taille humain et se tenant sur leur pattes arrière. Les bras croisés, ils semblaient vouloir imposer leur aura froide et respectueuse à la frêle demoiselle qu’elle était... De quoi l’enflammer davantage alors qu’elle n’avait pas encore atteint ses limites.
Bienheureusement pour son tendre amour, elle retira ses doigts délicats du torse de son homme et inspecta précisément les deux animaux qui leur faisaient face. Elle reconnut pour le coup qu’ils avaient l’air vachement forts. Quelque chose de spécial se dégageait d’eux et même si sa folie outrepassait toute potentielle peur existante, elle leur accorda ce gracieux point. Ils étaient forts. Forts vêtus. Pour des animaux, ils portaient tout de même tout un attirail vestimentaire assez travaillé. Un haut de kimono ornée du symbole des Metaru ainsi qu’un pantalon dans lequel se cachait leur partie intime. D’ailleurs, une question coquine et rigolote la frappa instinctivement dès qu’elle vit ces deux gorilles portant un objet aussi surréaliste qu’un pantalon :

« Est-ce parce que la taille de ta banane les fait complexer qu’ils portent un pantalon, Shuu ? »
lui murmura-t-elle le ton jovial et amusée.

Une plaisanterie qui n’avait vraisemblablement pas sa place ici et qui n'était même pas drôle, en plus. Connaissant cependant le comportement imprévisible de l’ex-moniale, Shuu s’était probablement attendu une débilité de la sorte, qu’importe soit-elle, finalement. En tout cas, Nora tenta tant bien que mal de ne pas succomber à sa blague. La main sur sa bouche, elle retint les multiples rires qui tentaient une échappée honteuse. Dans ce dernier élan de folie, Nora fut quand même prudente puisqu’elle avait juste murmuré sa vilaine bêtise. En théorie, les deux mammifères posant fièrement devant elles n’avaient pas entendu son absurdité. Mais elle avait omis un détail important… l’ouïe potentiellement affutée des deux animaux. Si par malheur, les deux bonobos avaient capté la sale vanne de l’ex-vagabonde, chose quasi sûre qu’elle passerait un sale quart d’heure…
Et le pire était déjà en prévision. Le corps alors tout gesticulé pour contrôler son rire, ses yeux croisèrent la fin du monde : Beau-papa ! Beau papa était là. Beau-papa avait vu tout le cinéma charnel qu’avait employé Nora plus tôt. C’était une certitude ! Ses efforts pour paraître pure et raffinées aux yeux du clan Metaru semblaient tomber en lambeaux. Sur le coup, elle sembla oublier que quelques membres du clan Metaru avaient été présents à Shito lorsqu'elle avait utilisé ses charmes durant l'examen des Chuunin. Actuellement, elle ne pensait qu'aux conséquences qui pourraient découler de sa bêtise. Affolée, Nora décida de se cacher furtivement derrière une épaule du Raikage et lui demandant :

« Tu crois qu’il m’a vu faire… » et elle se mit à rougir bêtement en repensant à son assaut farouche et séducteur. Pourquoi diable avait-elle amorcé une telle manœuvre dans un lieu public ? Elle n’arriva à savoir, seul le souvenir de son doigté virevoltant, persistant dans sa tête à l’audace détraquée. Et lorsque tout le merdier dans lequel Nora s’était mis remonta enfin au cerveau, Nora percuta toutes les erreurs qu’elle venait de faire. Du moins sur le papier, il y’en avait pas mal. La réalité serait peut-être plus clémente. « Et tu crois qu’il a entendu la blague ? Elle m’est juste venue comme ça, tu sais… » ajouta-t-elle discrètement d’une voix toute mignonne et d’un minois profondément désolé. Le but était clair : l’attendrir de toute sa sincérité pour éviter trop subir ensuite à cause de ses conneries.
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Mer 24 Jan 2018 - 22:52
- « C’EST PAS CE QUE TU PENSES PAPA ! ELLE VOULAIT JUSTE S’AMU- »

L’expression de mon père me coupa la parole. On pourrait croire que le vieux sévère allait sombrer dans une colère noire et renvoyer Nora à coups de gueulante, mais point du tout. N’eut été le léger rouge qui teintait ses pommettes saillantes, on aurait presque dit qu’il était en train de méditer, les bras croisés, les yeux fermés et les lèvres pincées. Car s’il y a bien une chose qui l’attendrissait, c’était les femmes, ma petite sœur mise à part. Complètement pantois devant une réaction aussi inespérée, j’eus un rire de débile profond. J’avais moi aussi l’air gêné. N’eut été la solennité du moment, j’aurai certainement succombé au charme de cette folle derrière moi. A croire qu’elle savait être convaincante et qu’elle assumait pleinement sa sexualité depuis ce fameux jour. Mon père quant à lui restait un homme. Un homme qui semblait comprendre son fils. Il faut aussi dire que mes précédentes histoires d’amour ne s’étaient pas bien passées, ce pourquoi il ne voulait pas non plus gâcher le bonheur que je vivais à présent. Malgré son sale caractère, l’homme ne voulait que le bien de ses enfants, tout simplement. Qui plus est, le simple fait qu’il ait une femme douce et aimante voulait tout dire ou presque. Un soulagement pour moi qui me rendait compte de la chance que j’avais à l’instant t. Quoique le répit fut de très courte durée. Quand le destin s’y mêlait…

- « Elle vient de parler de ta banane, Shuuhei. Tu en as une sur toi actuellement ? »

- « Tu devrais nous la partager, petit. Tu sais qu’on aime les grosses bananes ! »

- « Ou est-ce qu’elle est ? »


Mourir. Je voulais mourir. Ils avaient tout entendu ! Tout ! Néanmoins, ces bonobos n’avaient pas du tout saisi les propos salace de l’idiote cachée derrière moi ; si bien que leurs questions faisaient saigner mon cœur et me faisait pleurer intérieurement. Il n’y avait qu’à voir ma tronche de constipé pour s’en apercevoir. Honnêtement, le raikage n’en menait pas large pour une fois ! Avec Nora dans les parages, rien ne se passait jamais comme je le souhaitais. C’était presque comme si elle attirait les emmerdes avec elle ! C’était presque pas croyable d’être une femme de foi et d’être aussi casse-pieds ! Pour le coup, j’avais envie de lui flanquer une bonne fessée mémorable dont elle se souviendrait à jamais ! Mais même avec ça, il n’était pas dit que Nora se rangerait et c’était ça le pire ! Qu’est-ce que j’avais fait pour mériter une meuf pareille ? Bonne question ! « N-Ne prenez pas en compte ce qu’elle a dit ! Elle plaisantait ! » J’eus alors un rire stupide en passant une main sur ma nuque, complètement embarrassé par cette situation. Les primates affichèrent aussitôt des expressions surprises, puis ils se mirent à avancer vers nous. Bien avant le rituel, ils semblaient vouloir assouvir leur petite curiosité. Nora venait de les intriguer, très certainement à cause de notre proximité, mais pour son arrivée inopinée et de son comportement incompréhensible.

- « Qui est-elle ? Ta femelle ? »

- « Ne pose pas des questions idiotes Kaarisû ! Ses phéromones ne trompent pas. Elle veut s’accoupler avec lui ! »

- « Tu es sûre que c’est une bonne femelle ? Comment elle s’appelle ? »

- « Elle s’appelle Nor- »

- « Laisse-nous la voir ! »


Je m’étais alors écarté pour qu’ils puissent être face à la jeune femme. Mon père quant à lui eut un lourd soupir comme j’en avais l’habitude lorsque les choses m’exaspéraient. A croire que je ne l’avais pas du tout volé. Les bêtes se mirent à lui tourner autour comme s’ils s’agissaient d’une chose. La moniale semblait vraiment les intéresser. D’ailleurs, la veste qu’elle portait finit par tout éclaircir : « Ta femelle a l’air trop grosse Shuuhei ! » Bûba-sama, le plus vieux des deux gorilles porta une main sur l’un des énormes seins de Nora qu’il se mit à pétrir comme un véritable bâtard ! Kaarisû fit pareil au niveau du derche carrément ! « Tout ça c’est inutile, elle doit s’en débarrasser. En plus, c’est moche ! » C’est à cet instant précis que je compris pourquoi le vieux n’avait jamais voulu les présenter aux femmes Metaru lorsqu’il les invoquait. Je ne savais pas s’ils étaient vraiment des abrutis ou s’ils faisaient exprès mais ces putains de singes se mettaient un peu trop bien avec ma future femme ! De l’embarras, je passai facilement à l’irritation en voyant leurs pattes écraser avec rudesse les formes de ma promise. Alors que je comptais les envoyer valser, mon père qui me vit venir de loin racla sa gorge, ce qui rappela à l’ordre ses deux invocations qui tournèrent la tête vers lui avant de s’éloigner de Nora pour reprendre leurs précédentes places.

- « Peu importe ! L’invocation risque d’être dangereuse pour elle, surtout si tu dois imposer ta volonté à sa majesté ! »

- « Il faut qu’elle s’en aille ! Elle pourrait mourir ! »


Là, ils racontaient quelque chose de sensé, enfin ! La laisser ici avec celui qu’on allait invoquer pourrait être très dangereux pour elle. Même si j’avais arrêté de la sous-estimer depuis Tetsu, ayant été mis au parfum quant à ses performances face à l’ennemi, il n’en demeurait pas moins que ce qui venait était trop fort pour elle. Avec le combat qui s’annonçait, je n’étais sûr de pouvoir la protéger et je n’avais pas envie d’imposer sa protection à mon père. Il faisait déjà beaucoup en m’assistant. Je me tournai vers elle avant de lui offrir un sourire : « On va oublier ce qui s’est passé tout à l’heure. Par contre, tu dois vraiment te retirer. Je compte mener un combat assez violent pour dompter une grosse bestiole à mon compte… » Je finis par me rapprocher d’elle avant de l’entourer de mes bras malgré la proximité de mon vieux. Encore une fois, j’essayais de la prendre par les sentiments. La menacer n’y ferait rien, tête de mule qu’elle était et je n’avais pas spécialement envie de lui crier dessus. Ce n’était pas mon genre de toute façon. Je collai mon front au sien en la regardant droit dans les yeux, sourire aux lèvres, puis je lui chuchotai un « je t’aime » totalement sincère. Je finis par smacker ses lèvres pulpeuses, puis je décollai mon front pour lui faire également une bise dessus. Après quoi, je lui fais un clin d’œil malicieux qui promettait monts et merveilles…

En attendant, c’était le moment pour elle d’être sage et de se retirer.

- « Allez, rentre. Je te rejoindrais plus tard. »
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Mar 30 Jan 2018 - 18:56
Nora était faible. Face aux tendresses de cet homme ô combien occupé, l’ex-vagabonde frémissait intérieurement. Son âme était dans tous ses états, incapable de réprimer les vives émotions l’ensorcelant. Elle aimerait que tous les jours soient comme celui-ci, où les enlacements romantiques foisonneraient par dizaines de milliers. Malheureusement, cette merveilleuse communion ne perdurerait bien longtemps. Aujourd’hui encore, il avait de sérieuses occupations et son petit cœur l’avait douloureusement compris. Sa raison lui indiquait clairement de lâcher et de laisser foncer vers son destin, mais quelque chose au fond d’elle la suppliait de le retenir et de prolonger cet instant agréable…
Elle voyait clair dans son jeu. L’attaquer avec ses douces manières pour la faire faiblir. Les fluettes douceurs prononcées par Shuu étaient son cheval de Troie. Ni son audace, ni son entêtement n’arrivait à s’exprimer pleinement. Face à ces yeux pétillant d’amour, l’ex-moniale fondait littéralement de bonheur et s’estimait tellement heureuse de l’avoir comme fiancé. Demander plus maintenant serait inapproprié. Les yeux indiscrets ne manquaient pas et à force d’enchaîner les conneries, le karma risquerait de la frapper plus lourdement. Qu’importe ses réflexions, elle arrivait toujours au même constat : obéir sagement et attendre l’élu de son cœur à la maison. Cette cruelle vérité lui était difficile à avaler. Les yeux sincèrement tristes, elle baissa légèrement la tête :

« M’attaquer par les sentiments… seul l’homme de ma vie peut me mettre dans de tels états ! » le complimenta-t-elle non sans sourire.

Elle restait heureuse. Même plongée perpétuellement dans ses obligations, son futur époux avait toujours une âme de chevalier. Préserver la vie d’une femme était une tâche noble miroitant toute la bonté qui abritait le cœur de Metaru Shuuhei. Tous les hommes ne s’inquièteraient pas pour le sort de leur promise. Bêtement, elle se mettait à rougir, ressentant pleinement la chance qu’elle avoir de l’avoir. De ce fait, elle ne voulut l’inquiéter d’une futile tristesse et trouva donc la force de relever la tête. Nora n’avait plus l’air de cette même demoiselle entêtée qui avait fait irruption ici, pleine de malice. Les teintes de son visage s’étaient atténuées pour paraître plus douce et plus sincère. Elle voulait être sans filtre avec lui et lui exprimer ses plus vifs sentiments.

« Pardon Shuu ! Pardon d’être une femme si téméraire… »
Il n’y avait qu’à lui qu’elle montrait ce sourire si fin, si raffinée.

La tête relevée, elle put apercevoir dans le dos du Raikage, les deux macaques observant sans parole leurs petites oisillages. Sans même lui demander son accord, ils avaient osé la peloter devant la barbe de son élu. Un affront véritable ! Encore maintenant, elle se souvint de leurs poignes bestiales sans grande délicatesse. En soi, ils lui rappelaient les premiers instants de la fausse relation qui l’avait liée à Shuu. A cette époque, il n’avait eu aucun respect et ses tripotages étaient aussi abusives que cruels. On dirait presque que Shuu avait autrefois appris de ces bonobos. Mais à présent, elle saluait sa pointilleuse technique dans laquelle il alliait rudesse et exaltation pour faire grimper Nora au septième Ciel.
Ces macaques avaient tout à apprendre de lui. Même s’il n’avait pas agi face à l’attaque qu’avait docilement subi sa femme, elle avait clairement vu la rage de Shuu. Si la sagesse de son père ne l’avait pas arrêté, il aurait probablement fait un carnage. Que d’intentions qui ensorcelaient cette moniale réformée. Elle ne désirait pas que son fiancé se salisse les mains, mais sa colère avait aisément prouvé qu’il tenait à elle. C’est d’ailleurs en le voyant déborder une énergie si vindicative qu’elle avait pris une grande décision. Une décision certes téméraire, mais dont elle avait analysé les conséquences :

« Mais je refuse que ces singes n’aient aucun respect pour la femme que tu as choisi d’aimer ! Laisse-moi leur prouver que tu ne vas pas épouser une faible qui a constamment besoin d’être protégée ! S’il te plaît… » le regarda-t-elle, les yeux brûlants d’une forte détermination.

Sa détermination ? Shuu l’avait attisé lui-même. En restant ici, elle voulait lui prouver qu’elle n’était pas une femme-poupée qu’il fallait continuellement protégée. Et si par malheur, elle venait à mourir maintenant… Alors, cela voudrait dire qu’elle n’avait pas les compétences nécessaires pour être la femme de ce merveilleux homme. Sachant que des mots pourraient ne pas le convaincre complètement, elle éleva légèrement ses pieds pour que ses lèvres puissent atteindre celle de sa moitié. Un smack fugace caressa les lèvres de son homme pour l'amadouer à son tour. Elle lui souriait encore et encore pour consolider sa décision potentiellement suicidaire. Ses pupilles reflétaient quant à elles, une détermination digne de sa légendaire audace... Nora était vraiment un sacré cas à gérer !

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Jeu 1 Fév 2018 - 17:47
- « Pourquoi pas ? Tu n’as qu’à la laisser assister à ça, Shuuhei. Et puis, il sera trop occupé à vouloir te tester. »

Mon père finit par prendre la parole avec un petit rire qui appuyait sa phrase. Il n’était pas railleur non, mais la situation l’amusait un brin. A croire qu’il l’avait peut-être déjà vécu avec sa femme, quelque chose comme ça. Ma mine était surprise. Réellement. Je ne le pensais pas capable d’une telle réaction, mais il fallait croire qu’il estimait vraiment Nora malgré toutes les gaffes qu’elle pouvait faire. Ça et son passé de « racoleuse ». Cela me faisait d’ailleurs penser qu’il ne m’avait jamais repris sur mes choix. Il ne les avait jamais critiqués ou remis en question. Vraiment, j’avais eu un père formidable. Son caractère difficile n’avait jamais été un frein pour moi, contrairement à Reiko et à Kahei. A croire que j’étais tout simplement son préféré. J’eus finalement un sourire en reportant tout mon attention à ma future femme. Sa détermination était palpable. J’avais plus ou moins compris ses préoccupations et elles étaient légitimes. En tant que kage, je les avais saisis. Mon rôle de fiancé me dictait cependant de la mettre à l’abri. Mais que pouvais-je faire quand mon père était de son côté ? Pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout. Je passai donc ma main sur sa tête que je caressai affectueusement, même si ce n’était pas vraiment le moment.

- « D’accord, mais à une condition : Que tu exécutes mes ordres ou ceux de mon père si jamais il y a un souci ! Non négociable ! »

J’eus un air faussement sérieux, avant d’afficher un sourire. Je me penchai vers son front pour l’embrasser avec douceur, puis je finis par me retourner vers les deux gorilles qui se questionnaient vraiment sur notre choix. Il eut un moment de latence avant qu’ils ne haussent les épaules et se retournent vers mon père qui acquiesça en silence. Par la suite, ce dernier fit signe à Nora de la suivre puis il se mit à reculer en effectuant plusieurs bonds en arrière. Sa manière de se déplacer prouvait qu’il avait encore de bons restes. Un vrai vétéran. Ma mine fut enjouée pendant quelques secondes, mais le chakra qu’émanèrent brusquement les gorilles devant moi me rappelèrent bien vite à l’ordre. Il faut dire qu’ils avaient un sacré niveau ces deux-là. A l’image du vieux puisqu’il s’agissait de ses invocations. Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer ! Sans attendre un seul instant, l’un des gorilles se mordit le pouce de sorte à se saigner, multiplia les mudras avant de poser sa paume sur le sol. Une détonation se fit ouïr, et un nuage de fumée conséquent se propagea autour des deux singes, atteignant même une hauteur presque vertigineuse. Dans ladite fumée, une gigantesque ombre fut tout de suite visible. Le genre à faire pâlir n’importe quel shinobi…

- « Shuuhei… »

Un murmure s’en suivit. Un murmure qui relevait plus d’un grognement qu’autre chose. La voix était grave, forte et inspirait le respect mais surtout la crainte. La silhouette visible sembla bouger pendant un moment. Puis, brusquement, les volutes de fumées qui camouflaient l’immense masse furent dispersées par un vent violent venu de nulle part. L’invocation fut alors visible. Vingt mètres carrément. Peut-être en valait-il trente, mais toujours est-il qu’il était colossal. Le gigantesque gorille digne d’un King Kong des temps anciens avait une mine patibulaire. Rien avoir avec ses congénères à ses pattes. Si les plaques de métal qui recouvraient ses membres faisaient office d’armure, il avait quand même arboré un haori aux couleurs de Kaminari. Fumant une sorte de cigare, le gorille colossal expira la fumée de sa substance qui était vraisemblablement bien plus corsé qu’un simple cigare avant de dévoiler sa dangereuse dentition d’un sourire qui n’augurait rien, mais vraiment rien de bon. « Tu as l’air en pleine forme, bwéhéhéhé ! » Ensuite, il se mit à rigoler en me narguant du haut de sa grande taille. Pour ma part, je le regardai d’un air sérieux. Notre relation ne datait pas d’hier, oh que non ! Mais la seule qui ne le savait pas ici, c’était Nora.

- « Tu crois pouvoir me soumettre à ton bon vouloir ? Ce devrait être plutôt le contraire non ? »

Et il se remit à rigoler comme un véritable fumier Pour ma part, je restai calme, zen. Un peu trop serein à son coup puisqu’il s’arrêta de ricaner avant de me regarder d’un air on ne peut plus sérieux pour ne pas dire intéressé même ! L’animal avait l’habitude de me voir réagir à ses piques et à répliquer tout aussi habilement. Mais pour une fois, rien. Je m’étais tu. Je l’observais tout simplement, préparé à lui foutre la dérouillée de sa vie ! Après ce qui s’était passé avec le titan qui valait cent mètres et des poussières, le roi actuel des gorilles me paraissait bien moins menaçant. Il avait un air ridicule même. Les doyens qui étaient à ses pieds finirent par s’éloigner de leur roi pour aller se poster aux côtés de mon père et de ma future femme. Un temps focalisé sur moi, le macaque géant finit par tourner sa tête vers la direction que prenaient ses conseillers. S’il reconnut mon père, ce fut une tout autre personne qui attira son attention. Et son imagination fit bien évidemment le reste. « C’est ta femelle hein… ? Et si… » Malgré son joint qu’il avait au coin des lèvres, un sourire malsain se dessina sur son visage avant qu’il ne se retourne vers ma promise et mon père. Et d’une impulsion soudaine, il fonça extrêmement vite vers eux, me prenant totalement au dépourvu !

Ses intentions ? Meurtrières, bien évidemment…
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Dim 4 Fév 2018 - 22:53
Chaque pigment de sa peau avait frémi. L’instinct de Nora avait immédiatement perçu le danger environnant. Comme Shuu le lui avait laissé présager, la situation pourrait très vite se gâter. Si elle n’abordait pas la situation avec le sérieux adéquat, elle pourrait réellement y passer. Désormais, l’ex-vagabonde était concentrée. Elle ne rigolait plus du tout et son futur beau-papa pouvait témoigner de toute son application. En effet, à chacune de ses indications, l’audacieuse demoiselle avait répondu brièvement pour instaurer immédiatement un climat digne d’une guerre décisive. Elle avait les yeux d’une combattante parée aux pires éventualités et avait fait quelques préparatifs avant le réveil de cette alerte inouïe…
Sachant son homme très sérieux, elle devait pouvoir se défendre face à tous les cas critiques possibles. Shuu était un homme d’une puissance prodigieuse certes, mais il n’avait certainement pas les compétences et la patience de protéger constamment une donzelle. De ce fait, lorsqu’elle suivit le patriarche et son duo de bonobos, elle avait sorti de sa poche, l’élément-clé d’une bataille qui la concernerait assurément. Un outil indispensable pour tout moine désirant utiliser les techniques de la lumière cardinale : un chapelet aux boules rouges remarquées. Voilà un accessoire que beaucoup pourrait juger dérisoire et qui d’ailleurs, fut succinctement un sujet de moqueries pour ces deux singes. Rien de bien méchant ! Juste des remarques désobligeantes…

Mais de tels comportements cesseraient très bientôt. Si tout se passait comme elle l’avait prévu, alors elle aurait la possibilité de se montrer sous sa meilleure apparence. Encore dos à la fameuse menace, elle la savait désormais invoquée, dû notamment au grondement fumeux ayant fait trembler le sol des terrains d’entraînements. L’ex-moniale entendit également la voix grave émanant de l’invocation et dont les décibels étaient semblables à celles de fracassants haut-parleurs. Il avait la parlotte facile et empestait la clope… Comme le Shuu qu’elle avait connu il y a plus de six mois de cela. Un véritable danger pour l’humanité à l’époque.
Il avait toutefois changé pour devenir un exemple pour la populace. A son tour maintenant d’être digne de lui et de ses efforts. Folle d’une audace qui lui était propre, elle avait osé se retourner pour admirer la bête de ses yeux suicidaires. Et elle était grande ! Très grande ! La dizaine de mètres était facilement dépassée. Si la demoiselle ressemblait à une lilliputienne facile à écraser, elle n’en ressentait pourtant aucune crainte. Elle s’affichait inébranlable face à cet énorme gorille, prête à recevoir un assaut qui ne tarderait pas. Assise, elle avait déjà commencé ses prières préliminaires avant le grand spectacle :

« Peut-être ai-je l’air faible en l’apparence, mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour honorer mon merveilleux prince ! » Elle posa un court blanc dans son discours et reprit plus sévère. « Honorables gorilles, tâchez donc de retenir mon prénom ! Je suis Leoko Nora, future épouse de Metaru Shuuhei… » ses yeux ne trahissaient aucune hésitation. De la fierté ? Il s’agissait plutôt d’une résolution à la hauteur de l’homme qu’elle allait épouser…

Malgré le danger se projetant à une vitesse folle vers elle, Nora avait pris le temps de sermonner ces bonobos. En bonus, elle avait pu faire part de sa détermination à beau-papa. Une pierre deux coups. Elle avait géré son temps méticuleusement pour avoir le temps de parer l’assaut du roi macaque. Sans même écouter les possibles remarques du père de Shuu, Les prières fusèrent aussitôt de sa bouche pour appliquer une barrière autour d’elle et de ses trois acolytes. Il s’agissait de cette même barrière qui avait empêché la libération de Katenshendo. Une technique impressionnante et qui suscita la surprise des personnes englobées à l’intérieur…
Le Roi singe sembla au contraire excitée par cette technique. Sûrement le désir de briser cette barrière ébouillantait son sang. Il prit donc une impulsion prodigieuse et propulsa son poing directement contre la zone créée par Nora. Aux contacts des deux entités, un grand tremblement alerta les oiseaux et des nuées de poussières tourbillonnèrent en l’air. Pour Shuu ainsi que pour le Grand Primate, la scène paraissait difficilement à observer. La protection de Nora avait-elle sauté ? Après une dizaine de secondes, ils eurent tous les deux, la réponse…
Oui et non ! En dépit d’avoir pu d’encaisser la frappe surhumaine de cette éminente invocation, elle avait consommé une quantité abondante de chakra. Cacher sa fatigue physique était également difficile au vu de la sueur perlant sur son front. Son mental avait dû supporter la pression d’un poing stratosphérique tout en récitant d’interminables sutras. Si donc Nora fut capable de garder son dôme de protection, actif pendant la totalité de l’assaut, il s’évapora en même temps que les nuages poussiéreux. Une ouverture de rideau entre l’ex-moniale et le dirigeant des primates. Elle assise éprouvant du mal à se lever, lui debout sur ses deux pattes, frais comme gardon. Leurs états étaient à l’opposé et pourtant, tous les deux avaient ce présomptueux sourire à la fois aventureux et suicidaire. Ravie de sa petite victoire, Nora tint quand même à lui donner tout le crédit qui lui était dû :

« Vous me voyez ravie par l’intérêt que vous me portez, Vénérable Gorille… malheureusement, je crains de ne pas être votre adversaire, aujourd’hui ! » Elle avait le ton sincèrement révérencieux, comme si elle remerciait le grand gorille pour cette attaque puissante et qu'elle espérait une revanche dans un avenir plus ou moins proche. Le sourire de la demoiselle des sables était niais, mais jovial. Alors qu’elle avait traversé une expérience secouante, elle pensa d'abord à encourager son homme dans sa future bataille avant de s'inquiéter pour sa santé…

De par son geste antérieur complètement fou, elle espérait leur avoir montré toute sa conviction. Shuu allait sûrement lui crier dessus lorsque tout serait fini… une punition qui la faisait doucement sourire. Pour le moment, il était temps de souffler un peu… et qu’on l’aide à se relever progressivement. Elle n'avait pas la force de se lever toute seule...
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Dim 4 Mar 2018 - 18:59
- « T’es mort. »

Que j’avais aussitôt murmuré, la gueule déformée par une colère plus qu’apparente, avant que des chaines très solides ne sortent de nulle part pour ceindre le cou du roi gorille qui avait osé vouloir attaquer ma promise. Mais pas qu’elle. Mon père et même s’il ne bronchait pas, ayant été plutôt bluffé par la prouesse de sa future belle-fille, avait également été ciblé par ce putain de gros singe à la noix ! Mais puisqu’il souhaitait un maitre digne de ce nom pour ne pas dire quelqu’un qui lui foute une bonne raclée des familles, je n’allais pas me gêner. En aucune façon ! C’est sous cette pensée rageante que je me recouvris totalement de mon armure de métal en un clin d’œil, avant de saisir les multiples chaines que j’avais fait jaillir du sol via une technique pour tirer dessus d’un coup sec. Le gorille qui avait d’ores et déjà commencé à se débattre pour se débarrasser des liens qui lui nouaient impitoyablement la gorge, recula sans comprendre ce qui se passait, avant de faire un brusque vol plané pour aller s’écraser un peu plus loin du groupe de spectateur. A l’aide des chaines, je l’avais soulevé comme de la gnognotte. Beaucoup de personnes pensaient que mon armure ne constituait seulement qu’une défense ultime, mais elle ne se limitait pas qu’à cela. En effet, elle me boostait énormément ma force physique déjà impressionnante en quelque chose de titanesque et d’horriblement dangereux. Cette technique représentait un peu la quintessence du kinton.

A peu de choses près…

- « Comment os- »

Et sans que le roi des gorilles n’eut compris grand-chose alors qu’il se relevait farouchement, de multiples lances raiton l’entouraient dangereusement et menaçaient de l’empaler…

***

Le combat fut bien plus court que prévu. Court mais intense. Une véritable boucherie entre un gorille géant qui refusait de se soumettre au bon vouloir d’un humain et ce dernier qui voulait carrément lui faire payer ce qu’il avait osé faire à sa femme. En même temps, quoi de plus normal ? Plus que le fait de l’avoir comme compagnon de combat, j’avais voulu lui faire mordre la poussière comme un sale clebs de rue. L’affrontement fut tellement violent qu’il fit du boucan et pas qu’un peu. Mais sa durée limitée n’attira pas bon nombre de shinobis dans le coin que mon père avait vite fait de faire déguerpir. Nos seuls spectateurs étaient donc Nora, mon paternel et les deux autres vénérables macaques qui assistèrent au combat avec beaucoup d’intérêt. A la fin de ce dernier, un seul combattant était débout : moi. Mais j’étais également bien amoché. Mon armure était bousillée à plusieurs endroits et je présentais des blessures au visage. Mes poings étaient ankylosés et l’un de mes bras était tout simplement fracturé. Mais si j’étais mal en point et que je pissais du sang, le roi gorille aussi avait sale mine. Je ne l’avais pas du tout loupé. Le pauvre avait carrément un œil en moins. Le prix à payer lorsqu’on osait s’attaquer à la femme d’un Metaru. Affalé pitoyablement au sol, sa respiration erratique et son visage ruisselant en disaient long sur le calvaire qu’il avait vécu. Jamais il n’aurait cru qu’un humain aurait pu lui rectifier autant le portrait. Jamais. Pas une seule seconde.

- « C’est bon… Tu l’as bien m-mérité… »

Sous un râle de douleur, le roi gorille réussit à faire apparaitre un espèce de parchemin qui se déroula devant moi. Saignant déjà abondamment, je ne fis que récolter un peu de sang sur mes mains pour écrire mon nom sur le pacte et poser mon empreinte ensanglantée dessus. Une fois ceci fait, le parchemin disparut et le roi gorille me jeta un regard à la fois craintif et mauvais avant de disparaitre complètement sous une petite détonation et un important nuage de fumée. L’animal avait été défait et me reconnaissait comme était son maitre. Nous aurions pu longuement échanger, mais sur le moment, je n’avais rien à lui dire. C’était limite même si je n’avais pas voulu le tuer pour qu’il se repente de son acte inconsidéré ; parce que s’il y avait bien quelque chose avec laquelle je ne jouais pas, c’était bel et bien la famille. La mienne avait toujours été très importante pour moi. Nora qui était quasiment une Metaru à part entière ne faisait pas exception. A l’heure actuelle, il ne serait pas exagéré de dire qu’elle était tout simplement l’être le plus important pour moi sur cette Terre. Le clan ne le comprenait que trop bien d’ailleurs, ce pourquoi l’ex-moniale avait toujours été traité avec respect. Cette pensée eut le mérite de me faire sourire avant que je ne lève la tête pour observer le ciel encore bien dégagé, beau et resplendissant. Rien n’était gratuit sur cette terre. Et je venais encore une fois de l’expérimenter en gagnant un nouvel allié au péril de ma vie. Pas un rien.

- « Enfin… »

Et sur ce mot, je tombai lourdement au sol, sur le dos, complètement lessivé. Je n’avais presque plus de chakra pour moi et il me fallait surement faire un tour au complexe scientifique ou même chez moi pour recevoir des soins. J’étais peut-être vidé et mal en point, mais j’avais le sourire aux lèvres en observant le ciel. En plus d’avoir un animal digne de ce nom, j’avais aussi lavé l’affront de ce sale primate. Nora pouvait être fière de moi. Tout du moins je l’espérais. Mon père aussi d’ailleurs devrait l’être. C’était ce qu’il voulait depuis un bon moment, même s’il n’avait jamais poussé le vice de m’obliger à passer cette espèce de rituel que je qualifierai bien volontiers de barbare. Si seulement Raoh avait été pacifique de nature, tout se serait déroulé calmement, avec un respect mutuel, mais non. Pourquoi fallait-il que je sois entouré de cas ? Quand c’était pas une sœur timbrée, un père parfois sévère, c’était des compagnes plus folles les unes que les autres -Nora avait également son lot de défaut, même si elle apparaissait maintenant comme étant parfaite à mes yeux. Les deux singes de mon père se hâtèrent vers moi et me félicitèrent pendant une bonne poignée de secondes avant de disparaitre comme leur roi, sans doute soucieux de son état. Ne restait plus que moi mon sol, ma future femme et mon vieux un peu plus loin. D’ailleurs, qu’est-ce qu’ils attendaient pour venir m’aider à me relever ? J’aurai bien voulu gueuler, mais même ça, j’en avais pas la force.
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Jeu 15 Mar 2018 - 21:57
L’évanouissement désirait l’enlacer de son étreinte reposante. L’utilisation du dôme ajoutée à l’encaissement d’un coup dévastateur l’avait physiquement épuisé. Une pause lui aurait fait le plus grand bien, mais elle n’avait pu se résoudre à fermer les yeux. Devant ses mirettes tremblantes, l’homme de sa vie avait épousé la voie de la rage. En effet, dès que son dôme s’évapora, il avait jailli tel un volcan grondant vers le Roi Gorille. Pendant plusieurs minutes, ils s’étaient échangés des coups prodigieux sans que cela n’étonne le moins du monde, les quelques spectateurs présents. Leur puissance de feu était tant visible que renommée et faisait peur aux plus téméraires. Transcendés par leur divine colère, ils furent d’autant plus compliqués à gérer qu’à l’accoutumée. Quand bien même, aurait-elle souhaité les arrêter, elle n’aurait pu, faute de droit. Ce combat concernait Shuu et le macaque seulement.
Dès que le rideau belliqueux de la bataille se ferma, elle tenta désespérément d’accourir jusqu’à lui. Bien qu’épuisée, elle n’avait raté aucune miette de ce combat angoissant. Qu’importe le nombre de coups qu’ils s’étaient pris, elle avait cru en lui tout au long du combat. Lorsqu’il avait l’ascendant, elle avait été prise d’un enthousiasme touchant. A contrario, lorsqu’il s’était fait malmener, son cœur avait souffert de douloureuses palpitations. Si cela ne tenait qu’à elle, elle aurait préféré ne pas le voir combattre. Ainsi, il aurait évité les blessures et les innombrables fléaux qu’attiraient l’art d’Arès. Mais, elle le savait… Shuu était un guerrier. La nature l’avait formé de cette manière et même Nora ne pourrait le changer. Pour le moment, il était grand temps de le retrouver.

Elle était debout juste à côté d’elle, le souffle puissant. Elle aussi allait devoir récupérer des suites de son bref affrontement. Par rapport à Shuu, ses blessures étaient cependant négligeables. Celles de Shuu en revanche étaient d'un tout autre niveau. Face à la brutale vérité imprégnée sur le corps de Shuu, l’ex-moniale s’en voulut grandement. Ses dents se serrèrent de dépit, constatant toutes les blessures déformant le corps de son futur époux. Ankyloses, fractures, il n’avait absolument pas été épargné par son adversaire. Le savoir vivant et sans danger prônait sur toutes les blessures du monde, mais étant fiancé à l’homme amoché, elle ne put s’estimer que chagrinée par l’état minable dans lequel ce gorille l’avait laissé. Il valait mieux ne pas alourdir de remarques enragées. Shuu s’était bien battue. Elle n’avait qu’à retenir ça…

« J’aimerais savoir comment comptes-tu me rejoindre dans cet état ? » essaya-t-elle de dire sur un ton plaisantin en lui rappelant les précédents conseils de ce dernier. Le fameux ‘’Instant Karma’’ ! Ceci dit, elle avait du mal à cacher sa contrariété. A l’époque, lorsqu’il avait remis Metaru Kira à sa place, elle ne s’était pas sentie pleinement concernée par les blessures du Raikage. Aujourd’hui, c’était différent ! Elle ne pouvait supporter de voir celui qu’elle aimait, le corps ainsi meurtri. « Tout ce que je voulais, c’était profiter d’une journée avec toi… J’avais même acheter des petites tenues sexy… » haussa-t-elle brutalement la voix, ne parvenant à cacher son immense contrariété. Une contrariété qui inhiba tout sentiment de gêne...

Et évidemment, le père de Shuu, posté près du couple avait tout entendu. L'âme gracieuse, semble-t-il fit mine de n’avoir compris un traitre mot. Dans la vie, la jeunesse apportait son lot de crises et d’irresponsabilités. Au lieu donc de paraître embarrassé par les propos pervers de sa future belle-fille, il se contenta juste de sourire faiblement. Serait-il amusé par la situation ? Allez savoir ! Shuu était bien le seul ici, capable de percer les pensées de son père. La demoiselle des sables elle, était bien trop occupée à montrer les vifs sentiments l’animant suite à cette rude bataille : Un concentré de frustration qu’elle tentait de réfréner tant bien que mal…
Des jours de congés ? Le Raikage n’en n’avait pas beaucoup à lui consacrer. Paperasses, réunions, entraînements, … Il se devait constamment d’assurer la paix au peuple Kumojin. Pour espérer le succès d’une telle quête, non seulement l’amour se devait de passer au second plan, mais il fallait payer un certain prix pour la consolider. Ce corps blessé n’était qu’un infime tribut parmi tous les sacrifices qu’il avait embroché. Rage était l’émotion empoignant son cœur. Kumo sera son premier amour et il le restera éternellement. Impuissante, elle n’avait que les yeux pour admirer l’état ignoble dans lequel sa quête de force l’avait laissé…

« Tu n’es qu’un idiot… » murmura-t-elle l’air dépité. Sa voix resta majoritairement affective, mais elle contrastait énormément avec la tristesse peignée sur son visage. Elle ne pouvait le raisonner. Elle n’avait en théorie même pas le droit de se mêler de ses affaires d’état. En fait, quand il s’agissait d’un sujet sérieux, elle n’arrivait de toute façon pas à le raisonner. Les deux amoureux étaient tous les deux de la même trempe : des êtres aussi insensés qu’imprévisibles et dont l’entêtement menait bien souvent à des catastrophes… une analogie déjà connue, mais qui la faisait sourire à chaque fois qu’elle y repensait.
Elle souriait d’autant plus qu’elle avait compris la raison de cet entêtement. Au-delà de sa volonté de rendre Kumo plus sûre, l’attaque du Singe contre Nora et son père l’avait littéralement enragé. La famille pour Shuu, c’était quelque chose d’on ne peut plus sacrer ! Et s’il n’avait guère le temps de passer beaucoup de temps en leur compagnie, force était de constater qu’elle était toujours sa plus grande priorité. De quoi faire légèrement rougir la demoiselle des sables qui s’assit à côté de lui. Ses yeux se détendaient en le regardant de plus près. Il n’était qu’un idiot fini, mais elle aimait terriblement de cet idiot fini. Dans un moment de silence, elle se voûta vers lui et posa ses lèvres contre les siennes. Un baiser court, quant aux rêves lascifs qu’elle s’était faite de la journée. Cependant, aux vues des actions courageuses réalisées aujourd’hui, il méritait au moins quelque chose. Les lèvres se détachant de son promis, elle reprit plus joyeuse « Il n’empêche que tu as été incroyable, aujourd’hui ! » termina-t-elle en le complimentant son courage impérial.

Il voulait probablement se soigner. Evidemment ! Avec un bras complètement tordu, des bleus à foisons et quelques côtes cassées, les soins étaient de loin la priorité numéro 1. Un corps blessé comme le sien devant être manipulé précautionneusement, elle voulut donc son accord avant de faire quoi que ce soit. « J’imagine que l’on doit se rendre à l’hôpital… » soupira-t-elle exaspérée par l’effronterie de son fiancé aujourd’hui.

Humblement, elle se releva donc et attendit la réponse aux côtés de son futur beau-père…
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King et Kong [Ft. Shuu]

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