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où est la belle vie ? ⸗ feat. yuki shinichi.


Ven 22 Déc 2017 - 20:55
L'hyperactivité était une menace à extraire de ton corps. Il fallait l'éradiquer pour ne plus embêter la boulangère, pour ne plus embêter le vieil homme qui venait acheter sa baguette à l'aube, ou encore même, pour tu ne puisses plus caresser la touffe de poil qui dormait près de la porte. La terrasse sur laquelle tu te tenais désormais se prolongeait par un toit abrupt, couvert de tuiles colorées. Tu pris une profonde inspiration et t'élançais aussitôt dans les artères du village caché de la Brume, filant de toit en toit, disant bonjour aux passants qui te paraissaient si minuscules avant de te rendre compte qu'un poteau était juste en face toi. Boum. Harnachée à cet obstacle, tu t'étais immanquablement écrasée. Mais, avec l'habitude de te prendre ce foutu poteau, tu te redressas et continuas à avoir cette maîtrise absolue de ton corps, le rendant capable d'exploits d'endurance à faire pâlir les plus grands athlètes. Filant à une allure quasiment folle pour ton âge, tu atteignis en une fraction de seconde une vitesse sidérante et jaillit vers le ciel.

La vie, c'est trop coooooool !disais-tu en écartant les mains en l'air, si bien que tu pouvais en récolter une ou deux étoiles avant que la gravité ne reprenne ses droits.

Tu tirais alors ta chevelure vers la gauche, t'amusais à la propulser pour ensuite rebondir sur une autre maison, sur des suspentes. Mais cette fois-ci, une toile se déploya, enrayant ta chute. Tu demeurais alors un instant à mi-hauteur de la maison avant de capter un vent ascendant et de commencer à plonger dans le vide. T'as grossis, grosse naze ! Alors que tu vis une descente aux enfers, le matelas, comme par pur hasard positionné lors de ta chute, rattrapa ton corps d'enfant. Ne comprenais-tu pas qu'être suspendu à de telles constructions -parfois inachevées- était une expérience aussi éloignée du vol d'oiseau ? L'ivresse de la vitesse, la délicatesse des appuis de tes pieds, les changements de cap foudroyants pour aller jusqu'au Dôjo, les piqués sauvages, les songes d'une planeuse solitaire t'étaient à jamais interdits.

Alors, tu ouvris les bras en grand, et jaugea ce qui était pour toi la véritable vie. Une maison, une famille, un chaton à nourrir, une bonne soupe au potiron et... Shinichi. Ce garçon te plaisait depuis très longtemps, et il était inconcevable pour toi de laisser une quelconque présence féminine s'approcher de son corps. Alors que tu étais plongée dans tes songes, tu oubliais malencontreusement ta présence dans cet habitat qui, du coup, paraissait bordélique.

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Sam 23 Déc 2017 - 1:31
▬ Allez hop, ça on signe. Allez hop, ça aussi. Et puis ça … Je sais même pas ce que c’est mais on s’en fout, signons quand même.
Sur ces mots d’une infinie sagesse, j’appose mon sceau sur le torchon et mets de côté ledit document. Je poursuis mon « travail » et m’arrête en voyant un piaf se poser sur le rebord de ma fenêtre. Aux serres du volatil est attachée une lettre, je m’en saisis et prends connaissances des informations qu’elle contient. J’ai bien peur que les nouvelles ne soient pas bonnes. La missive a été écrite par un des cadre du chantier. Ce dernier affirme qu’un composant essentiel à l’assemblage des navires n’a toujours pas été livré et que cela risque de retarder l’avancement des travaux. Dans la foulée, le bougre m’accuse tacitement de ne pas avoir fait le nécessaire pour que les commandes soient là en temps et en heures. Offusqué, je réponds tout en sachant bien qu’il ne peut pas m’entendre de là où je suis :
▬ Ah ça non. En plus ça peut pas être ma faute là, je signe tout le temps tout.

Je jette un œil aux différents torchons qui traînent ci et là dans ma chambre et constate que le contrat avec la compagnie chargée de nous fournir a bien été signé par mes soins. En revanche le fait qu’il soit dans ma chambre est inquiétant …
▬ Oups. J’aurais peut-être dû envoyer ça la semaine dernière.
Mon petit doigt me dit que j’ai fait une bêtise mais peu importe ! Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Je me lève, me prépare en quelques secondes et m’en vais refiler ce papier aux personnes chargées de le recevoir de sorte à ce que le matériel soit livré sous les plus brefs délais. S’il le faut j’irai chercher moi-même la marchandise.

Après avoir fait ce que j’aurais dû faire il y a bien longtemps, je retourne à mon domicile et remarque une ouverture au niveau du toit. Bizarre. Certes il y a un défaut de toiture depuis un moment mais de là à ce qu'un trou géant soit crée. J'espère qu'il n'y a pas eu trop dégâts à l'intérieur. J’avance prudemment, marche sur la pointe des pieds afin de ne pas cogner un bout de verre, de tuile ou de je ne sais trop quoi d'autre et vois Himiko, tranquillement installée sur mon canapé.
▬ …
Je suis à la fois soulagé de voir que personne n'est blessé - mon colocataire étant absent des lieux - et en même temps un poil gêné. Que fait-elle ici ? Et comment a-t-elle pu entrer ? N’étant pas certain qu’elle m’ait remarqué, je me mets à tousser histoire de signaler ma présence à la kunoichi de la brume.
▬ Coucou. T'as fait comment pour venir ici ?
J'imagine qu'elle a crocheté la serrure. A moins que ... Je lève les yeux au ciel, observe à nouveau le trou et me mets à imaginer des choses.
▬ Me dis pas que c'est toi qui est responsable de ce truc ?
Bien sûr que c'est elle. Grace à elle, je suis bon pour appeler un couvreur.

▬ Tu … Enfin. Tu me voulais quelque chose j’imagine ?
Je laisse la jeune fille s’expliquer quant à la raison de sa venue et essaie de la faire sortir d’ici au plus vite. Himiko est une véritable calamité. Plus le temps qu'elle passe chez moi est long, moins l'espérance de vie de ma maison est élevée.
▬ Bon, c’est pas tout mais je faisais que passer. Faut que j’aille voir un gars au port. Faut aussi que je règle cette histoire de toît. Je vais sortir, je ferme la porte. Tu devrais … Enfin voilà quoi.
Je peux difficilement faire plus explicite. Elle devrait sortir. D’une parce qu’il n’y a rien à y faire, de deux parce que c’est le bazar et de trois parce que … Oh et puis pas besoin de trois.
Soit dit en passant, je suis prêt à parier qu’elle va vouloir me suivre au port. Tout compte-fait, j'aurais peut-être mieux fait de me taire et de la laisser là.

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Sam 23 Déc 2017 - 22:04
Vue de l'intérieur, cette habitation paraissait encore plus petite, mais c'était le bordel dans lequel tu te retrouvais qui retenait ton attention. Où que ton regard se portât, tu étais là, un fracas de linge infini et des bouteilles vides. Tu avais beau savoir qu'il s'agissait d'une maison, certes, en piteux état, mais tu reconnaissais chaque parcelle du style particulier qu'avait Shinichi pour ranger les choses. Ton ventre se noua. Muette, tu te contentas de reculer d'un pas lorsqu'un torse percuta tes omoplates. En te retournant aussitôt, tu redressas ton faciès avant d'apercevoir ce visage d'ange qui faisait briller tes deux prunelles bicolores.

Shinichi ! Je... bah... j'ai...disais-tu en balbutiant, incapable d'expliquer la situation et surtout d'expliquer comment la toiture avait été brisée.

Un sourire timide étira tes lèvres. La flamme de ton micro-amour pour Shinichi était devenue un brasier dévorant. Tu te consumais à ne pas caresser sa peau, embrasser sa bouche, sentir ton corps frémir contre le sien. Tu aurais tant voulu... Mais c'était un leurre, ou peut-être un voile que tu ne voulais montrer à personne d'autre qu'à ton cœur. Ce petit sourire timide virevolta en un froncement de sourcil.

Je voulais tout simplem-... enf... je venais te prévenir bah... que ton toit était pas solide, voilà !tout en décochant un regard beaucoup plus sombre. Enfin, sombre, c'était ce que tu tentais de lui faire comprendre, parce que la bouille, d'un point de vue extérieur, paraissait enfantine. C'était comme un bébé qui tentait en vain de faire entendre son caprice.

Tu fermais tes yeux une seconde pour contrôler tes émotions et faire taire ton désir, et calmer surtout les multiples activités de ton cerveau. La souplesse de ton corps te permettait d'être assez agile. Alors que Shinichi t'avait annoncé son départ pour le port et qu'il pensait bien évidemment clôturer cette discussion, tu le suivis dans ses pas.

Tout à l'heure, pendant ma virée, j'ai entendu qu'un Jônin avait été gradé. Mais, Shini, c'est quoi un Jônin ?, demandais-tu avec un visage innocent tout en t'amusant à escalader les bancs.



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Mar 26 Déc 2017 - 14:57
Ça pour une excuse, c’est une excuse.
▬ Ah. Merci pour le message j’imagine ?
Entre nous, je me serais bien passé de cet avertissement. D’autant que j’étais déjà au courant et comptais faire réparer ce toit tôt ou tard. Quoiqu’il en soit, je fais en sorte qu’Himiko quitte mon domicile et me dirige vers le port. Je ne l’ai pas invité à me suivre et pourtant la demoiselle aux yeux vairons ne me lâche pas d’une semelle. En cours de route et comme à son habitude, la rouquine me pose des questions, questions auxquelles j’essaie d’apporter des réponses :
▬ Jonin c’est le grade le plus élevé du village après celui d’ombre. C’est celui qu’a Arukisa et celui que j’aurais dû avoir il y a trois mois si Sosuke et les autres glandus hauts-placés avaient un semblant de cervelle.
En parlant de la Gozan, cela fait un moment que je ne l’ai pas vu. À croire que ses nouvelles responsabilités l’empêchent de participer à la vie du village.

▬ Enfin bon. Être Jonin ne veut pas dire grand-chose. Moi par exemple, je ne suis que Chûnin et pourtant …
Et pourtant je mets à terre la moitié des hauts-gradés du village et suis plus utile qu’eux à la communauté, d’où ma récente nomination au poste d’amiral de la brume.

▬ Bref. Oublie ce que je viens de dire.
La maladresse d’Himiko est légendaire et je vois déjà la jeune fille répéter mes propos aux Jonins du village. N’ayant pas envie de m’attirer les foudres de mes « supérieurs », je reprends très rapidement :
▬ Pour faire simple, les Jonins ce sont des gens importants.
Tellement importants qu’ ils glandent tous une fois promu mais c’est un détail que je vais passer sous silence.

Quinze à vingt minutes et une dizaine d’autres questions plus tard, nous voici au port. Je m’arrête, tourne les talons et inspire profondément avant de demander :
▬ Je dois aller parler au contremaître. Tu peux m’attendre ici un moment ? Et surtout NE TOUCHE A RIEN.
Tout ici coûte excessivement cher. Les bateaux, les installations, les hangars. La Chosokabe n’a pas intérêt à saccager le matériel du village et encore moins mon matos.
▬ J’ai une idée ! Tu veux jouer à un jeu ? Compte jusqu’à cent mille deux-cent trente deux. Quand tu auras fini, on fera un truc. Une balade en bateau, un jeu … J’en sais trop rien. J’aviserais sur le moment. Tu es d’accord ? Bien sûr que tu l’es. Allez. Hop. À toute.
Je n’attends pas son aval et vais de ce pas rassurer les ouvriers. Le matériel devrait bientôt être livré.

Une fois face à lui, je baratine le chef de chantier et lui explique que tout va rentrer dans l’ordre, que l’entreprise chargée de nous fournir a commis un impair et que cela sera réparé sous peu. Ceci-fait, je vais voir où en est Himiko. Il est à mon avis impossible qu'elle ait terminé de compter jusqu'au nombre indiqué plus tôt.

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Mer 27 Déc 2017 - 0:03
Il t'expliquait, avec une gentillesse incarnée, le rôle d'un Jônin au sein de la hiérarchie des shinobis. En réalité, il aurait pu te raconter n'importe quoi, tu aurais tout de même avalé ses paroles. Tu promenais ainsi ton regard sur lui d'une parabole curieuse avant d'amener ta tête sur tes petons lorsqu'il t'obligea à oublier ce qu'il venait de dire. Naïve, tu exécutas aussitôt l'ordre. Tu sentais en lui un sentiment de frustration, d'incompréhension. Le titre qu'il portait était perpendiculaire à ses compétences, comme si le temps ne lui avait pas offert de quoi le définir en toute perfection. En gros, il se plaignait !

Tu es peut-être pas Jônin, mais tu restes quelqu'un d'important pour moi.disais-tu d'un élan de confiance. Ce même élan était rempli d'une sincérité complète.

La lumière tamisée du port teintait d'or vos peaux et le bois des bateaux devant lesquels vous vous dirigiez. L'air doux était imprégné d'un parfum d'épice et de résine. Tu te sentais bien à ses côtés. Tu remplissais une jauge d'énergie grâce à sa présence, comme si aucune autre personne ne pouvait te combler de cette essence de bonheur. Si bien que tu oublias de le suivre pendant quinze secondes. Ce retard, peut-être bien trop freinant pour le jeune homme, te causait des embûches puisque Shinichi te demanda de rester bien calme ici avant son retour. Peut-être n'était-il pas capable de t'assumer auprès des autres ? Ou bien, peut-être parce qu'il ne voulait pas tout simplement que tu poses dix-milles questions à un chef de chantier déjà sur les nerfs.

Oui, je vais compter et monter la garde, je vais aussi te défendre en cas d'attaque spacio-temporelle !

•••

Alors que Shinichi était parti pendant une bonne pincée de minutes, il revint avec l'ambition de te trouver, là, à compter les mouches. Mais, ta présence n'était plus. Devant lui se dressait un océan qui mugissait. De puissantes vagues énormes se fracassaient sur un formidable chaos de roches et jaillissaient vers le ciel en geysers d'écume. Le port dansait avec l'orage et, au loin de ces vagues -qui engouffraient dangereusement le bord de la séparation-, une petite silhouette pouvait être aperçue. Cette silhouette, Shinichi la remarqua.

EH, SHINICHI ! TON JEU ÉTAIT NUL ALORS J'AI PRÉFÉRÉ M'OCCUPER EN MONTANT SUR LES BÂTEAUX.écriais-tu en hurlant comme un porc à l'abattoir.

Mais l'océan, lui, n'était pas un jeu lorsqu'il tonnait.



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Mer 27 Déc 2017 - 5:43
«  Tu es peut-être pas Jônin, mais tu restes quelqu'un d'important pour moi. »
Gêné, je déglutis difficilement et rougis en entendant ces mots. Je passe néanmoins rapidement outre ce curieux sentiment positif et reprends mes esprits. En tant qu’amiral de la brume, j’ai des responsabilités et, en l’occurrence, des ouvriers à aller rassurer. Heureusement pour moi, Himiko accepte de m’attendre sagement ici et promets de compter jusqu’à cent mille deux-cent trente deux. Dans la foulée, l’adolescente affirme être en mesure de m’aider en cas d’attaque spatio-temporelle.
▬ … OK.
Il commence à pleuvoir, le temps se gâte et j’ai envie de rapidement rentrer chez moi … Ceci-étant et pour bien d’autres raisons, je décide de ne pas chercher à comprendre le sens caché de ces mots, en supposant bien sûr qu’il y en ait un. Je sais d’expérience que c’est inutile. Il arrive parfois à Himiko de divaguer totalement. En parlant de divaguer, je vois – une fois revenu sur mes pas – un navire au loin. Chose surprenante quand on sait qu’il est strictement interdit de prendre la mer compte-tenu des conditions météorologiques désastreuses.
▬ Eh bah. Il est courageux lui.
Attendez. Ce « il » ne serait-il pas une « elle » ? En outre, ce bateau ressemble à s’y méprendre au Fends-la-Tempête. Rien de surprenant me direz-vous puisqu’il s’agit précisément de mon navire.

L’adolescente de quelques années ma cadette m’appelle. Le fracas des vagues ainsi que la distance qui nous séparent sont tels que je ne saisis pas sa phrase dans son entièreté. Je n’ai toutefois pas besoin d’entendre la jeune fille pour comprendre ce qu’elle a à dire. Elle ne s’en rend probablement pas compte mais sa petite escapade en mer risque de lui coûter chère. En effet l’océan est excessivement dangereux lorsque déchaîné tel qu’il l’est présentement.

Malgré la pluie, les vagues et l’orage, je pars à la rescousse de la Chosokabe. La mer est agitée et ma progression est difficile mais je parviens malgré tout à rejoindre le Fends-la-Tempête. La kunoichi de la brume est à son bord. L’inconsciente n’a toujours pas saisi la gravité de la situation. Dans ces circonstances, personne ne peut naviguer convenablement, pas même Sosuke. J’ai beau essayer de redresser la barre, d’activer les différents mécanismes installés à Hi no Kuni, rien y fait. Le Fends-la-Tempête est incontrôlable.

À ce rythme là et en supposant qu’on ne finisse ni englouti par la mer ni frappé par la foudre, nous finirons par heurter un récif ou un obstacle trop imposant pour nous. Je tente par tous les moyens de reprendre le contrôle du navire, sans grand succès. Mes manœuvres sont toutes vaines et le ciel gris juste au dessus de nos têtes finit par virer à l’ocre.
▬ Il faut quitter le navire.
Il n'y a pas de temps à perdre, je prends Himiko par la taille et saute. Quelques instants plus tard, la foudre s’abat sur le bateau de bois. Celui-ci ne tarde pas à prendre feu. Je réalise le trajet inverse en compagnie d'Himiko avec tout autant de difficultés qu'à l'aller – si ce n'est plus – et observe, une fois sur les berges, la mort du Fends-la-Tempête. Pour la seconde fois aujourd’hui, je déglutis difficilement. Ce sentiment là n’a cependant rien de positif et je ne suis pas certain de pouvoir rapidement reprendre mes esprits.

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Mer 27 Déc 2017 - 18:15
Tu contemplas une seconde l'ahurissant spectacle, tes mains accrochées à une corde et ton corps pendu à l'horizon. Près de toi, une simple pancarte de bois indiquait « Fends-la-Tempête ». Juchées à perte de vue sur les roches noires, déployés de façon à former un arc de cercle excluant la moindre possibilité de fuite, les vagues gesticulaient, se mouvaient, grondaient. Tu t'asseyais sur le bord du bateau en mouvement, genoux remontés contre le peu de ta poitrine, et tu te perdis dans la contemplation de l'océan. Le sort des vagues qui déferlaient depuis le sud inconnu t'émouvait. Tant de force, de courage, d'obstination, tant de chemin parcouru, pour se briser contre une falaise ou se coucher sur une plage. Une main se posa sur ton épaule pour souffler dans tes songes.

Il faut quitter le navire ? Mais... mais... POURQUOI ?! Les vagues ont besoin de moi et ont besoin de parler avec moi. Toi tu ne les écoutes même pas et tu passes ton chemin en te souciant uniquement de ta personne ! Et en plus tu ne sais même pas manier un foutu bateau !, le peu de puissance que contenait ta voix suffisait à te faire entendre avec l'hurlement que tu poussais.

Alors que l'océan crachait sur vos visages, tu l'entendis te gronder visuellement parlant. Les sourcils froncés, Shinichi n'était pas véritablement content de ce que tu lui faisais endurer alors que tu aurais très bien pu te contenter de compter jusqu'à cent milles deux-cent trente deux.

Désolé les filles, il est pas très compréhen-.... !, alors que tu t'exprimais auprès de tes amies les vagues, il enroba tes hanches avant de t'emporter avec lui vers le bord.

Le spectacle était jouissif et, pendant cette virée aérienne, tu saluas les vagues au loin en pensant peut-être les revoir à l'avenir. Le sort des vagues n'était pas si terrible après tout. La respiration de l'océan se calqua sur la tienne peu à peu. Un orage titanesque avait pris pour cible le bateau de Shinichi, le réduisant ainsi en miette en l'espace de deux secondes. Et tout ça, sous les yeux lucifériens de Shinichi. Alors qu'il avala sa salive très difficilement, tu faisais quelques pas en arrière, tentant en vain de te faire toute petite.

On... peut l'réparer hein...
N'est-ce pas, Shin...



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Jeu 28 Déc 2017 - 19:55
Après avoir pris la foudre, la bateau sombre dans les flammes. Le bois ainsi que les différentes installations achetées à Hi no Kuni partent en fumé. Adieu la super manette secrète, le moteur planqué sous les planches et la figure de proue génialissime que j’ai fait poser à l’avant du navire.

Le Fends-la-Tempête meurt, tué par un orage. Voilà qui est ironique. J’en ai fait du chemin avec ce navire. C’est à son bord que j’ai voyagé jusqu’au Pays du Feu, que j’ai récupéré Akimitsu et ai déposé l’escouade Kirijin en partance pour Hi. Dépité, je me remémore toutes les aventures vécues en compagnie du Fends-la-Tempête et me tourne vers Himiko. L’enfant souhaite savoir s’il peut être réparé.
▬ Ça m'étonnerait ...

À l’instant où je prononce ces mots, la coque du bateau prend l’eau. Le contact entre la surface aqueuse et le feu crée une buée opaque qui obstrue notre vue. Néanmoins de là où je suis, je crois voir que seuls un mât, une voile et quelques éléments accessoires ne sont pas encore totalement immergés. Quelques marins en combinaisons partent éteindre le feu avant que celui-ci ne se propage. Dans la foulée, ils tenteront de récupérer ce qui peut l’être. Qui sait, toutes les pièces ne sont peut-êtres pas bonnes à jeter. Il est possible que deux ou trois babioles à bord puissent être sauvées ou restaurées de sorte à leur offrir une seconde vie. En tout cas une chose est certaine, le navire quant-à lui est bien mort. Personne à ma connaissance ne peut réparer ça. Il serait sans nul doute moins coûteux et plus aisé de recréer un navire à l’identique que de tenter de rafistoler une telle épave.

La pluie continue de tomber. À ce train là et compte-tenu du fait que mon toit a été brisé, j’imagine que mon appartement va être inondé – en supposant bien sûr qu’il ne le soit pas déjà. Je passe ce que l’on appelle communément : « une journée de merde ».Tous ces malheurs sont curieusement associés à une seule et unique personne : La Chosokabe. Je pourrais la réprimander, l’envoyer en prison – c’est un tantinet extrême mais tout à fait réalisable – néanmoins je m’abstiens. Pour l’heure, je n’ai qu’une envie ; Celle de rentrer chez moi et de pleurer dans mon lit. Enfin … De rentrer chez mes parents du coup.

▬ Vous allez bien ? Rien de blessé ?
Sonné, je prends entre vingt et trente secondes avant de répondre à ce sauveteur venu dispenser les premiers secours.
▬ Je n’ai rien. Vérifiez pour elle. Même si je doute qu’elle soit blessée.
À mon humble avis, à part sa cervelle, rien a été atteint chez Himiko. Et les événements d’aujourd’hui ne sont malheureusement en rien responsable de l’état de ses neurones. Agacé et déprimé comme rarement, je quitte les lieux suite à cette intervention.

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Mer 3 Jan 2018 - 15:44
Tournés vers l'océan, vous regardiez le navire plonger à petits feux dans les profondeurs. L'état de quiétude dans lequel tu basculais se dérobait à ton esprit. Beaucoup trop de tracas, beaucoup trop d'émotions, d'appréhension, trop de trop. Cette péripétie s’achevait de manière assez brutale, il ne fallait pas s'étonner de cette tournure lorsque tu accompagnais quelqu'un de toute manière. Le vent qui soufflait sans discontinuer depuis une semaine, s'il épurait le ciel jusqu'à le rendre effrayant de limpidité, avait amené une température qui était venue à bout des dernières fleurs de Kiri. Pourquoi pas en faire un sujet de discussion après tout.

Je vais te parler du vent. Alors le vent, il vient de..., tu léchas la pulpe de ton index avant de le diriger en l'air.

La lenteur de ta réponse n'avait d'égale que l'ennuie la plus singulière. Jusqu'au moment où tu avais renoncé à repérer l'origine du vent. Tu comprenais que Shinichi n'avait plus d'humeur, il était vide, peut-être même vidé de constater à quel point tu empilais bêtise par bêtise. Tu avais beau créer des stratagèmes te permettant de le faire sourire, comme par exemple, lui tirer les joues ou encore ses cheveux rebelles. Rien. Il ne répondait qu'avec un soupire. Alors que le sauveur venait t'approcher dans le but de savoir si tu n'avais pas de blessure, tu décidas de t'en aller, le minois baissé pour faire une fixette sur le pavé sur lequel tes petons marchaient. Tu aurais bien voulu tisser une nouvelle trame, bien plus joyeuse, bien plus amusante, mais la décision de faire profil bas n'en était pas une mauvaise non plus.

De toute façon, les vagues m'acceptent comme je suis, elles., ton marmonnement, à peine perceptible, sortait très délicatement de tes lèvres.

Têtue et capricieuse. Tu ne cédais que lorsque tu comprenais, et tu voulais tout comprendre. Ce trait de caractère n'enchantait personne, et Shinichi, peu porté aux explications bien étendues, s'emportait souvent lorsque tu exigeais de connaitre les motifs d'une consigne avant de lui obéir. Après quelques minutes à fuir la présence de ton ami, tu t'étais posée au-dessus des toits en prenant le temps de ne pas briser de nouvelles constructions. Tu n'arrivais pas à trouver le sommeil, même pas en comptant les moutons. Tu contemplais alors l'infinité du ciel, le cœur serré par l'envie de comprendre, sans cesse. En apprenant à repérer les plus belles étoiles du ciel, tu t'abandonnas dans les bras de Morphée tout en n'oubliant pas... que la plus belle des étoiles, c'était toi.
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