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Plans et fondations ~ Des racines vers le temple ft. Kizuato Daisuke


Sam 23 Déc 2017 - 2:39
C'était une étrange opportunité qui était ouverte à lui. S'il était au courant que les Yuki allaient obtenir un domaine, le retour de la guerre et des batailles avait offert à Watari, la vision d'un temple. Ces images, il ne les tiraient pas de nul-part. Le château de la porte céleste, le lieu où les tigres blancs veillaient pour les kamis à empêcher les hommes de s'infiltrer là où ils ne devaient se rendre, inspiraient les coups de pinceaux fins où il exprimait les images qui le hantaient.

Dans sa pièce, chez les Nagamasa, il ne comptait plus les heures où il usait d'encre pour mettre en forme ce qui était des plans de bâtiments aux étages nombreux et aux hautes murailles. Si la démesure était quelque chose qui l'avait frappé alors qu'il s'y était rendu, il avait su contenir ces irréalistes créations pour les Hommes. Pourtant, ses idées se mélangeaient, s'additionnaient. Des brouillons, il y en avait eu. Il avait recommencé encore et encore. Il voulait que ce bâtiment, soit à la hauteur de ce qu'il voulait adresser au monde. Il voulait faire un bâtiment digne de l'honneur de ceux qui s'étaient battus pour la paix et l'harmonie. Il voulait rendre hommage aux tempêtes, à ceux qui usaient des glaives. Kami, Hotoke, il voulait qu'à Iwa, un jour, on se rappelle de son nom et de celui de ses camarades samouraïs. Il voulait que ce bâtiment soit le pont entre ceux qui respectaient les valeurs du bushido et ceux qui voulaient être les amis des samouraïs. C'était quelque part, un remerciement envers les shinobis qui les avaient accueilli. Et puis... Un endroit qu'il souhaitait être digne d'accueillir les tombes des guerriers parti rejoindre un monde différent du leur.

Tout cela n'était que des projets. Personne n'avait les moyens ici pour construire cela. Il y avait probablement la possibilité d'obtenir l'aide du forgeron Metaru d'Iwa... Mais les matières premières en bois viendraient immanquablement à manquer. Et puis... La délégation de Kumo était arrivée. Et on lui avait confié que parmi celle-ci, un puissant utilisateur de mokuton était présent. Avec l'aide d'un tel maître, ses plans étaient envisageables. Bien plus que prévu. Si pour le moment, son cousin n'était pas réellement très attiré par ses élans bâtisseurs, Watari n'en demeurât pas moins intéressé par l'idée de rencontrer l'ambassadeur du pays de la foudre et du village des Nuages. Il arrangeait alors rapidement un rendez-vous pour pouvoir le rencontrer. Il n'était peut-être pas le samouraï le plus respecté du village de la Roche, mais il était tout de même à la tête du clan Hoshino, ici, à Iwa... Il ne souhaitait plus rester l'impuissant spectateur qu'il avait pu être.

Il lui donna rendez-vous au cœur commerçant, dans un salon de thé, où il comptait bien faire la rencontre de celui-ci et à voir s'il était possible de faire affaire avec l'émissaire des nuages. S'inclinant face à l'homme à l'imposante stature, Watari le salua : Kizuato Daisuke-dono ? Je suis Hoshino Watari, représentant du clan des samouraïs du clan Hoshino du pays du fer. Enchanté de faire votre rencontre. Appelant une serveuse pour qu'on leur servent le thé et des victuailles, Watari ajouta : Vous faites bon séjour à Iwa ?
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Mer 27 Déc 2017 - 18:20
Que faire pendant tout ce temps ? J’attendais encore mon rendez-vous avec Akimoto, et je ne savais déjà plus trop quoi faire. Je m’étais déjà promener dans cœur de la cité d’Iwa, le quartier des commerçants, ainsi que les quartiers résidentiels ou encore le Q.G. de la police. Je ne pensais pas que je pourrais faire tout ça en si peu de temps. Mais maintenant, je devais tuer le temps, attendre d’avoir mon entrevu avec le Tsuchikage. Heureusement pour moi, un certain Hoshino Watari voulu me rencontrer. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais je n’allais pas refuser une invitation, déjà car cela me permettra de passer le temps, puis je vais pouvoir rencontrer des iwajins. En tant qu’ambassadeur de Kumo, je me dois de rencontrer l’Ombre du village, mais aussi les ninjas qui composent le village. C’était donc pour moi une occasion à saisir pour donner une bonne image de Kumo.

J’avais rendez-vous dans un salon de thé. Ce n’est pas vraiment le genre d’établissement que j’aime fréquenter, je préfère une bonne taverne avec du saké qui coule à flot et de jolies gonzesses à draguer, mais je pouvais bien changer mes habitudes pour une fois. C’est donc, intrigué, que je m’y suis rendu. J’étais le premier à être arrivé, et je devais donc patienter avant de rencontrer Watari. En l’attendant, je me suis fais servir un thé noir. Je dois avouer que ce n’était pas mauvais, mais il manque quelque chose tout de même… sûrement de l’alcool.

Tranquillement installé, quelqu’un se présenta à moi, un jeune homme à la chevelure brune et aux habits traditionnels. C’était bien Hoshino Watari. Il me salua avec beaucoup de respect. Voilà aussi quelque chose dont je devais m’habituer, la courtoisie. Ce n’était clairement pas mon fort, mais je devais me forcer à ne pas réagir à chaque fois que quelqu’un me vouvoyait et me parlait avec beaucoup de respect. Après avoir demandé à la serveuse quelques accompagnements ainsi que du thé, le samouraï me demanda si mon séjour à Iwa se passait bien.

« Bonjour Watari, je suis également enchanté de te rencontrer. Pas la peine de me vouvoyer, je ne suis qu’un simple homme, ni chef de clan, ni important. Hé bien, pour l’instant, tout se passe bien ici. J’attends encore de rencontrer le Tsuchikage. »

Watari s’installa ensuite devant moi, et j’ai fini le thé qui me restait, pour prendre le temps de déguster celui qui arrivera par la suite. Je me demandais si Watari était présent à Tetsu pour le sommet. En effet, celui-là est un samouraï dont le clan est originaire du Pays du Fer.

« Je tiens à te dire que je suis désolé pour ce qui est arrivé à ton village. Kiri répondra de ses crimes, sois en certain. Mais j’aimerai savoir quelque chose, étais-tu présent pour le sommet des Kage ? J’y étais aussi, mais je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer beaucoup de monde. »

C’était tout d’abord ma première question, mais j’en avais d’autre en réserve. Il fallait que je sache aussi pourquoi il voulait me rencontrer, car j’imagine que ce n’est pas seulement pour boire le thé avec un kumojin.

« Mais dis-moi, qu’est-ce qu’un Kumojin qui est en mission pour le Raikage peut t’être utile ? »


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Mer 27 Déc 2017 - 21:59
L’homme qui lui faisait face avait la stature d’un commandant et les traits d’un guerrier. Il lui rappelait quelque peu un ostrogoth aux longs cheveux, en plus âgé. L’émissaire de Kumo était grand et avait les épaules larges et jurait quelques peu par rapport aux autres personnes présentes. Clairement, il avait une carrure de géant là où Watari était un long, élancé et fin jeune homme. Mais de la virilité, il en avait aussi le ton et les paroles. Il n’aimait pas les politesses qui étaient pourtant d’us et coutumes chez les samouraïs ; qu’à cela ne tienne, cela ne signifiait pas pour autant qu’il manquait de déférence. Au contraire, même, l’habitant et l’émissaire du village des nuages semblaient parler avec son cœur, ce pourquoi Watari se sentit en confiance. Pas besoin d’outrancières politesses pour ceux qui parlaient ainsi avec leurs tripes.

Très bien, si vou… Si tu me le permets, Daisuke-dono, alors je te tutoierais. Difficile exercice pour Watari qui ne connaissait ni les fausses politesses, ni les fausses modesties. Tu es économe de tes mérites, pour autant, tu restes l’homme qui a gagné la confiance de l’ombre du tonnerre. En cela, peu importe ton origine ou ton titre, c’est ton talent et ta stature qui t’ont octroyé le respect que les tiens et les miens te vouent. Watari dégusta le thé qu’on venait de lui servir en hochant doucement de la tête, appréciant les flutes et les mélodies chantées sur fond de shaminsen. Dans tous les cas, heureux d’entendre que ton séjour ici se déroule correctement. Je ne suis ici que depuis quelques mois, mais ce village et ses habitants ont su me prouver être de bien meilleure compagnie que celui qui fut celui que j’ai fondé… L’air sombre, il préféra se donner un peu de contenance en se faisant la dégustation d’un mochi, avant d’ajouter : J’y fus présent, oui… Je fus le témoin de la traîtrise de celui qui doit se faire désormais appeler le « sandaime mizukage » et d’Ao, le félon, que je combattis avec l’aide de plusieurs valeureux ninjas de la roche. Hélas… Il nous échappât après avoir réussi à se soigner, malgré la probable décapitation que mon collègue, Senku-dono, et moi-même, lui avions infligé.

Macabre discussion, s’il en était, mais il avait le détail de sa présence au sommet des Kages et les répercussions de celui-ci. J’ai encore très honte de n’avoir su définitivement châtier l’usurpateur et le traître… Mais plutôt que de ruminer une défaite partielle, je suis là pour vous demander votre aide et surtout… Votre maîtrise du mokuton. Si le jeune Shoda avait pu l’aider à créer l’acier ayant permis la nouvelle jeunesse de sa lame, Tsukiotoshi, l’émissaire de Kumo était réputé pour sa maîtrise du bois et des forêts. J’ai connu le clan Nagariyana, dans mes services pour Kiri. Je sais qu’ils sont d’incroyables architectes. Votre point commun avec eux et votre pouvoir à manipuler le bois.

Mystérieux et le regard intense, Watari sourit malicieusement en faisant de la place sur la table pour y déposer des plans finement dessiné à l’encre et au pinceau. Dessiné et mesuré, ceux-ci démontraient les fondations et la construction d’une imposante structure aux allures de forteresses qui étaient clairement inspirée de l’architecture de Tetsu no Kuni. Ceci est un projet qui me tient à cœur, en tant que samouraï. Nombreux furent les miens qui moururent au sommet des Kage. Iwa aussi, perdit de nombreux et valeureux guerriers par la faute du Soshikidan. Je voudrais officialiser la présence des samouraïs en édifiant un temple à la gloire de ceux-ci. Cela permettrait de nouer des relations diplomatiques avec le Shogun de mon pays natal et renforcerait par la même occasion, les liens entre nos pays, Daisuke-dono.

Vaste projet, s’il en est. Il le mènerait, avec ou sans l’aval de Yoshitsune, qui n’arrivait pas facilement à se remettre de la perte de Chôgen. Si Watari comprenait pourquoi cela n’était pas simple, il n’en demeurait pas moins persuadé que Chôgen et le clan Nagamasa méritait ces honneurs, qu’ils furent vifs ou non. Qu’en dites-vous ?
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Jeu 28 Déc 2017 - 14:19
Watari accepta, non sans difficulté, à me tutoyer. Je ne me doutais pas que cela pouvait être compliqué pour un homme comme lui. Je commence seulement à comprendre les samouraïs et leurs traditions, enfin, un tout petit peu. Jamais je n’arriverais à me mettre à leurs niveaux, je suis bien trop rustre pour y arriver. Mais je dois admettre que ça faisait du bien d’entendre parler quelqu’un avec des manières comme les siennes. A Kumo, les gens me parlent avec politesse aussi, mais pas avec le même raffinement que Watari. Je l’écoutais donc parler.

« Sans Shuuhei, je ne serais pas là aujourd’hui, tout le mérite lui revient, c’est lui qui m’a adressé sa confiance, il aurait très bien faire de même avec quelqu’un d’autre. »

Après tout, je n’avais pas tort. Shizen aurait très bien être à ma place ici. Il est devenu un homme de confiance pour Shuuhei, et il a démontré pendant les événements à Tetsu qu’il était un Jonin méritant son grade. Watari me raconta par la suite qu’il n’était présent à Iwa que depuis quelques mois. En effet, ce dernier était autrefois un shinobi pour le compte de Kiri. Comme quoi, cela confirme mes craintes. Kiri n’est décidément pas un village qui mérite la confiance du Yuukan. Il faut à tout prix stopper ses actions. Tout comme moi, il était présent au sommet. Il s’était battu contre le nouveau Mizukage de Kiri ainsi que le Seigneur de Mizu. Heureusement pour lui, il est encore vivant pour me raconter ses péripéties. Il doit être un excellent combattant.

« Le Raikage fut attaqué par le nouveau Mizukage aussi pendant le sommet. Il est clair que nous avons maintenant un ennemi commun, et j’espère qu’un jour, tu auras ta revanche sur Ao. »

Cela ne faisait que quelques jours que j’étais présent à Iwa, mais je pouvais sentir le sentiment du peuple à l’encontre de Kiri. Ils avaient la haine envers ce village. J’ai malheureusement peur, qu’une guerre se dessine à l’horizon, et Kumo devra prendre ses responsabilités. Enfin bref, Watari me dévoila la raison de notre rendez-vous. En effet, ce dernier était intéressé par mon Mokuton. C’est bien la première fois que quelqu’un souhaite de me rencontrer à cause de mon pouvoir. Le samouraï avait une idée, un plan. Mais avant ça…

« Attends… tu dis avoir rencontré des gens qui maîtrisent le Mokuton tout comme moi ? Où était-ce ? J’aimerai en savoir plus à ce sujet. J’ai toujours pensé que j’étais le seul capable de maîtriser le Mokuton car je ne connais pas ma famille, mais maintenant… »

Alors j’avais raison. Il y avait bien un clan qui existait et qui manipulait tout comme moi le Mokuton. Et bizarrement, il fallut que j’arrive à Iwa pour apprendre ça. Aucuns livres de la grande bibliothèque de Kumo n’avaient pu me renseigner à ce sujet. Il va falloir que je me renseigne là-dessus, et qui sait, peut-être que je pourrais rencontrer ma famille.

« Construire un temple… sans vouloir t’offenser, je n’ai aucune connaissance en architecture. J’utilise le Mokuton simplement pour me battre, rien de plus. Mais… je dois avouer que cela m’intrigue. Peut-être qu’avec l’aide de charpentier et de menuisier, j’arriverais à faire quelque chose, mais c’est certain qu’il me faudra de l’aide. De plus, je suis d’accord de construire un temple pour les samouraïs. En effet, je dois la vie à un Nagamasa, un certain Koga. Ce serait un honneur de pouvoir lui rendre hommage. »



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Ven 29 Déc 2017 - 14:55
Allons, allons, c’est tout à votre honneur de faire preuve de modestie, mais la confiance accordée à un vassal ne se fait pas à la légère. Si d’autres méritaient celle-ci, il n’en demeure pas moins que c’est vous qui en êtes le porteur, ici, à Iwa. Il fit une petite révérence de la tête pour acquiescer à sa propre phrase. On aurait pu croire que Watari faisait preuve d’un peu trop de flatterie, mais celui-ci écarquilla soudainement les yeux. Pardon. Je vous ai vouvoyé. Mes habitudes sont difficiles à corriger si vite. Eh oui… Watari avait beaucoup de mal à tutoyer les gens. C’était quelque chose de tellement encrée dans son éducation que celle-ci dépassait parfois même sa volonté et celle du narrateur. Mais assez bavasser sur des politesses et l’honorabilité de l’envoyé diplomatique du village des Nuages. D’autres sujets plus importants étaient au cœur de leur intervention.

Il se doutait bien que le Raikage lui aussi, fut la cible des attaques. Mais au vu de la force de celui qui lui faisait face, il ne doutait pas que le Raikage était lui-même un être particulièrement puissant. De ce qu’il savait, celui-ci avait fait fuir le traître qui se prétendait sandaime Mizukage. Une revanche… Je ne sais pas si l’on peut parler de revanche. Il me hait, car depuis le début, je suis l’un des rares à avoir agi en dehors de ses plans. Ancien conseiller du légitime seigneur de l’eau, il est devenu mystérieusement le nouveau daimyo suite au décès de son seigneur, au pays de l’eau et ce, contre toute logique de dévolution. Il est probable qu’il fut celui qui nommât la scélérate Benten comme première Mizukage. Si cette guerre existe, il est probablement, avec le Soshikidan, le responsable de celle-ci. Il s’interrompit, pour boire un peu de thé avant de reprendre : C’est plutôt celui qui se croit être le nouveau mizukage contre qui je nourris une vendetta personnelle. Il paiera le meurtre de Chôgen-sama, mon cousin… C’était là qu’on pouvait voir que Watari distinguait bien ses ennemis en fonction de ce qu’il avait à leur reprocher. Si Ao était un traître qu’il se devait de châtier au nom de ses convictions, le Golem était quant à lui, un être qu’il souhaitait tuer au nom d’une raison plus personnelle : l’honneur et la réputation de Chôgen.

Il se mit à savourer un dango, le regard sombre. Celui-ci fustigeait au sein de son cœur cette horreur dont il fut le témoin. Le roux payerait cher ses actes, il se le promettait. On lui parla alors d’un sujet plus joyeux et qui visiblement, concernait l’envoyé de Kumo. Eh bien… Un jeune homme du nom de Taiyo Tokugawa semble maîtriser le Mokuton, ici à Iwa. Cependant, en repartant de Shitô, j’ai escorté pour Kiri un membre du clan Nageyarina. Il provenait du pays du feu et il fuyait Shitô. Il est probable que d’autres vivent encore dans le pays du feu, en cherchant à se faire discret du Soshikidan… Watari laissa planer le silence avant d’ajouter : Peut-être devriez-vous vous rendre là-bas à leur recherche ? Ils ont peut-être un lien de parenté avec vous… A ma connaissance, ce genre de spécificité est héréditaire, donc il n’est pas improbable que vous leur soyez lié.

Si le hasard voulait que son projet puisse permettre à cet homme de retrouver sa famille et son passé, alors d’une certaine manière, Watari se sentait heureux pour lui et plein de gratitude envers les kamis et les hotokes d’avoir fait de lui l’émissaire de cet espoir. Cependant, concernant son projet de temple … Il y a bien des charpentiers, ici, à Iwa, qui pourraient vous assister. Concernant la menuiserie, j’ai quelques bases, ayant aidé à la construction du palais du Mizukage. Ce sera l’occasion d’apprendre à user de vos dons, non pas pour détruire, mais pour construire. Il ne fallait pas y voir de reproches en ces mots, mais une sincère proposition pour l’homme d’étendre ses connaissances et ses capacités. Qui sait, le savoir acquis ici, autant sur ses origines que sur les possibilités d’utilisation du mokuton, lui permettrait de revenir en son village et d’offrir ses services au Raikage pour aider à l’extension du village des nuages. Nagamasa Koga-sama m’est hélas, totalement inconnu. Mais lui aussi, aura sa place en ce temple. Il fait partie de ceux qui se sont levés pour la paix et contre le Soshikidan. Ce temple est aussi pour lui rendre hommage.
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Sam 30 Déc 2017 - 18:31
« Hahaha ce n’est pas grave, je comprends que ça puisse être difficile pour toi de me tutoyer ! Tu n’as pas à t’en faire. »

Après avoir fait l’erreur de me vouvoyer sans le faire exprès, Watari me raconta un peu plus sur la situation de Kiri. En tant que bras droit du Raikage et Taicho de Kumo, c’était une vraie aubaine. En savoir plus sur la situation politique de Kiri sera un avantage dans le futur, même si cette situation risque d’évoluer dans le temps. Mais au moins, j’aurais déjà quelques bases, sachant que je n’ai aucune idée du mode de fonctionnement de Kiri. J’y suis déjà allé, mais cela remonte à tellement d’année, pendant la guerre civile entre les brigands et les trois clans majeurs de Mizu.

Le samouraï a été donc contraint à quitter le pays ou à subir les foudres de ses supérieurs. C’est assez dramatique de voir un village avoir une politique de la sorte. Il me raconta l’incroyable ascension du désormais Seigneur de l’Eau, Ao. Avant, il n’était que le conseiller du Seigneur, mais suite à la mort mystérieuse de ce dernier, il prit sa place. Cela ne m’étonnerait pas qu’il y ait un complot derrière ça. Puis, cet homme est peut-être en lien avec le Soshikidan. Cela montre donc le besoin de mettre à terme aux agissements de cette organisation qui soutien Kiri. Mais cela sera la tâche la plus difficile de l’histoire d’Iwa et de Kumo. En effet, Shizen après avoir affronté Alderan a réussi à recueillir certaines informations, et le Nara ne serait pas l’homme le plus puissant du Soshikidan.

« Un Seigneur qui aurait un lien avec le Soshikidan… voilà qui complique l’affaire. Si je peux te rassurer, l’occasion d’une vendetta devrait se présenter bientôt j’imagine. Kiri ne comptera sûrement pas en rester là. »

Kiri était préoccupant certes, mais pour l’instant, personnellement, quelque chose de plus important m’intriguait. En effet, Watari venait de me donner une piste pour retrouver, peut-être, des membres de ma famille, dont je cherche trace depuis tellement longtemps. Les Nageyarina seraient originaires de Hi no Kuni et ils en resteraient là-bas. Et si j’ai bien compris, ils ne sont pas vraiment ravis de voir le Soshikidan monter en puissance. J’aimerai m’y rendre pour mener mon enquête, mais avec mon grade et la situation du pays, je ne pourrais pas y aller de sitôt.

« Il y a aussi un manipulateur de bois à Iwa ? Hé beh, j’en ai appris cent fois plus sur mes origines ici avec une simple conversation que durant toute ma vie. Le problème, c’est que je ne pourrais pas me rendre à Hi no Kuni avant un moment. Il faudra que le Soshikidan disparaisse du Yuukan avant. »

Revenons maintenant au sujet principal, la construction d’un temple pour les samouraïs d’Iwa. Watari avait l’air de tenir ce projet à cœur. Je connais l’honneur des samouraïs, que d’ailleurs je respecte énormément. J’espère qu’avec mon implication dans l’édification du temple pourra renforcer nos relations. Puis d’un côté, je pourrais user de mon don de manière pacifique, pour une fois.

« Hé bien si des hommes sont prêts à m’aider, je ne vois aucun de problème à cela. J’ai une certaine dette envers les samouraïs d’Iwa, je ne pourrais pas refuser. Et cela me permettra d’en savoir plus sur le clan Nagamasa et Hoshino. Je suis curieux de nature, et le mode de vie des samouraïs m’intéresse énormément. »



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Dim 31 Déc 2017 - 2:21
Hélas oui… Le village de la brume possède une insoupçonnable ressource quand il s’agit de trouver des tyrans comme dirigeant. Le destin s’acharne, mais le plus effrayant est encore que mis-à-part les miens, ceux-ci vouent une certaine loyauté à cette forme de loyauté à tout prix envers la nation de la brume. La plupart qui réfléchissent ainsi sont rarement ceux qui ont fondé le village et qui savent pourquoi nous l’avons fondé… Watari n’avait jamais assez de regrets face à cette situation. Trois clans et leurs sympathisants se lèvent pour chasser le crime et l’injustice… Tout ça pour laisser finalement le pouvoir à la première folle qui vendait les criminels de l’archipel comme leader, puis à un inconnu nommé à titre posthume par un très probable usurpateur. Maintenant, il n’avait pas besoin d’être là pour les imaginer tous très heureux de partir se battre contre le pays de la terre, sous couvert d’une prétendue humiliation, d’une traîtrise. Il était presque aisé de se dire qu’ils imaginaient tous la mort de Yuki Sôsuke comme le véritable fait de Chôgen… Kiri, terrible enfant des Yuki, des Kaguyas et de la confrérie des sabreurs… Et si personne n’arrêtait le pays de la brume, il n’était pas inimaginable que bien pire se produise à l’avenir.

Parlant du futur, le jeune homme comprenait fort bien l’incapacité de l’ambassadeur de Kumo de pouvoir enquêter sur ses origines au sein du pays du feu. Celui-ci était vaste, contesté par la présence de Nara Alderan. Avec la guerre qui s’annonçait, difficile de partir seul dans un autre pays en laissant ses responsabilités derrière soi. Il en allait de même pour Watari qui n’avait pas pu rentrer au pays du fer quand il était à Kiri. Et même encore maintenant qu’il était juste à côté, les terres demeuraient dangereuses et ils ne pouvaient pas se permettre des caprices personnels en de temps si grave, si importants. Daisuke ne connaissait pas l’histoire du jeune ancien héritier du clan au croissant de Lune. Il ne savait pas depuis combien de temps, lui aussi, il n’avait pas revu ses parents et ses terres natales. Et même maintenant qu’il avait pu se rapprocher du pays où demeurait ses proches, maintenant qu’il s’y était rendu… Eh bien, il y avait mené un combat pour l’honneur et n’avait même pas eu le temps de prendre la température de son propre pays. Mais peut-être qu’avec l’aide de Daisuke, il pourrait construire ce temple, ambassade du respect, de la paix et de l’amitié…

Que ce soit contre une dette ou non, si vous nous aidez, sachez que jamais mon clan et celui de mes cousins n’oubliera votre aide. Vous serez aussi le bienvenu chez les miens, là-bas, au pays du fer. Que ce soit avec nous, ici à Iwa, ou ailleurs, mon peuple vous accueillera comme l’un des sien. Dette d’honneur, quiconque se battait pour les mêmes causes de paix, d’harmonie, que respectaient ceux qui suivaient la voie du Guerrier, étaient considérés comme des frères d’armes. J’irais donc rediscuter du projet avec le tsuchikage, de telle sorte que celui-ci puisse nous apporter son appui. Watari termina sa tasse de thé avant d’ajouter : Si par ailleurs, vous auriez quelques questions à poser sur mon peuple, n’hésitez pas. Ce genre d’établissements servent à discuter, après tout. Conclut-il en souriant, tout en continuant d’acquiescer respectivement de la tête.
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Dim 31 Déc 2017 - 17:27
« Mais dis moi Watari, c’est toi qui a eu l’idée de déserter Kiri pour rejoindre Iwa ? J’ai cru entendre qu’une partie du clan Yuki avait rejoins également le village. Tu étais avec eux pendant leurs désertions ? »

Pendant que je me trouvais à Tetsu, j’ai eu vent de cette affaire. Le clan Yuki, mené par un certain Yuki Eiichiro, qui a d’ailleurs déjà rencontré Shuuhei dans le passé pendant les évènements de Shîto, avait rejoint le village d’Iwa accompagné d’autres Yuki. Qui sait, Watari était peut-être avec eux. J’aimerai en savoir un maximum sur l’histoire des différents clans d’Iwa, cela me permettra de faire un rapport complet à Shuuhei et aussi pour mieux comprendre le village et de ne pas faire de gourde lors de mon rendez-vous avec Akimoto.

« Je me demande quelque chose… comment ce fait-il que tu aies quitté ton pays d’origine, Tetsu no Kuni ? Je ne connais pas très bien ce pays, j’ai juste eu l’occasion de m’y rendre pour le sommet des kages, mais avec les responsabilités que j’avais je n’ai pas eu le temps de me renseigner sur ce pays et son organisation. Je sais juste que c’est le pays des samouraïs par excellence. »

Je demandais peut-être quelque chose de sensible, mais j’aimerai bien avoir une réponse. Je sais ce que c’est de partir de son pays d’origine, enfin, je préfère largement vivre à Kumo que vivre à Ame no Kuni. Puis après tout, je n’y ai vécu que quelques années, j’ai passé plus de temps en vadrouille dans ma vie que là-bas. Mais j’aimerai savoir ce qui pourrait forcer quelqu’un à quitter un pays qui de base lui offre tout le confort nécessaire pour vivre.

« Préviens-moi quand tu auras discuté de ce projet avec le Tsuchikage. J’ai déjà hâte de me mettre au travail et de construire le temple. C’est pour moi l’unique occasion de faire usage de mon mokuton d’une noble façon. Et si c’est en plus pour les samouraïs, je ne pourrais que prendre du plaisir à le faire. »

Il était presque venu le temps de partir, mais Watari me demanda si j’avais encore des choses à lui demander. Après tout, c’était l’endroit et l’occasion rêvé pour en savoir plus sur lui et son clan. Comme je lui avais dis avant, je suis vraiment curieux et intrigué par les samouraïs. Petit, j’ai entendu des histoires à leurs sujets, et j’ai toujours rêvé dans rencontrer. Mon rêve à été exhaussé il n’y a pas longtemps, mais malheureusement, je n’ai pas eu l’occasion de demander grand-chose à Koga Nagamasa.

« Si tu me permets alors, je vais te poser quelques questions. Déjà, j’aimerai connaitre les origines de ton clan. Ils ont toujours été originaires du pays du Fer, ou alors d’un autre endroit ? Et aussi, à partir de quel âge les samouraïs sont formés ? J’ai tellement de question qui me viennent en tête. »



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Mar 2 Jan 2018 - 8:54
Beaucoup de questions. Certaines liées. D’autres moins. Il les écouta avec patience en dégustant quelques mochis et en se servant à nouveau du thé. S’il devait répondre à sa défection de Kiri, il pouvait tout aussi bien aborder l’honneur des samouraïs et leurs croyances. Il y avait tant à dire. Parmi ceux qui fondèrent Kiri, accompagnant le clan Yuki, il y avait un inconnu. Un étranger, venu de loin, pour prêter mains fortes dans la juste œuvre qui était de reconquérir les îles aux mains des bandits qui faisaient régner la terreur sur le peuple du pays de l’Eau. Séparé d’Uzumaki Hayate, mon senseï, j’ai prêté main forte à Eiichiro Yuki dans sa campagne. Il n’était pas chef de clan, à cette époque-là. J’avais à peine vingt ans. Watari leva les yeux au plafond, cherchant à savoir si réellement sept ans s’était écoulés depuis. Dans mon pays, le code du guerrier, le Bushido nous apprends à prêter allégeance et respect à différentes valeurs. L’humilité, la politesse, la sagesse, la piété familial, le courage, l’honneur et bien d’autres encore. Il est donc coutumier que les samouraïs obéissent à un chef de clan, qui lui-même obéit à d’autres chefs de clan, jusqu’au shogun. Le concernant… La situation avait été plus compliquée. Sans rentrer dans les détails de mon passé, je devais entrer à la cour du Shogun et je n’ai pas pu y parvenir. Mon jeune frère, lui, fut envoyé à ma place. Je suis devenu un samouraï errant à l’âge de 15 ans, parti à la recherche de quoi prouver à son clan, sa valeur. C’est comme ça que j’en suis venu à rejoindre le clan Yuki. Ces deux courtes explications données, Daisuke pouvait avoir une vague idée de comment et pourquoi le destin du jeune ancien héritier du clan Hoshino était intimement lié au village de la Brume. Même si au pays du fer, mon clan est un des clans majeurs du pays, à Kiri, j’étais un inconnu. Contrairement, à vous, là-bas, personne ne me fit confiance. En vérité, suite à la fondation définitive du village, celui-ci n’eut pas réellement de chef. C’est en 201 que Benten fut nommé par Ao, alors conseiller du Daimyo. La suite des événements, vous la devinez : une lutte de pouvoir s’est installée à Kiri, résultant à ma participation aux côtés du chef du clan Yuki, à l’éviction de Benten. Ces événements m’amènent à ce constat : j’ai prêté allégeance, non pas au Mizukage, mais à la paix pour le pays de l’eau.

Et c’était un constat très simple à faire et pourtant terriblement peu évident pour des shinobis. Mais c’était une nuance tout à fait important, pour celui qui était un samouraï avant d’être un shinobi. C’est pourquoi, malgré mes vœux d’honneur, j’ai trouvé légitime de chasser O’Dui S. Benten. Maintenant… Imaginez que demain, Shûuhei vous convoque, vous, simple ninja de Kumo, car il veut vous forcer à faire la paix avec une membre du Suzuri, car celle-ci aurait eu un comportement extrêmement perturbant lorsqu’un autre membre du clan Suzuri aurait pris les yeux d’un membre du clan Nara ? Il prit une pause avant d’ajouter, un sourire triste sur le visage : Sachant que vous auriez assisté à la scène où cette ancienne amante Suzuri, aurait léché l’œil ensanglanté fraîchement crevé, puis aurait trahi son amant ? Une situation particulièrement malsaine, n’est-ce pas ? Eh bien… J’ai été dans cette position, à Kiri. Et la punition si je refusais cette fausse unité ? Un exil du village, pour cette personne et moi-même. L’ère du 2ème Mizukage fut pour moi un conflit de loyauté permanent entre mon meilleur ami et les intérêts du village. Il prit une nouvelle gorgée de thé avant d’ajouter : Il ne fallut pas longtemps pour que la tension éclate et que le bannissement des Yuki du village soit prononcé par le nidaime mizukage. C’est ce soir là où j’ai proposé d’exfiltrer le clan Yuki, hors de Kiri. J’avais des contacts auprès de pirates que nous avions combattus lors de la reconquête du pays. Au cas où … Mon meilleur ami aurait été en danger. Ainsi que ma disciple, et ma cousine.

C’était déjà si loin et si proche en même temps. Quatre mois, déjà. Mais je n’étais qu’un membre fondateur de Kiri à l’importance totalement relative. En revanche, Eiichiro Yuki leur est bien plus important. Oui, c’est bien moi qui ait organisé l’exil dont parle le Kunai émoussé. Mais l’histoire ne retiendra pas mon nom pour ça. Watari haussa les épaules. Raonako Ao était bien plus haineux à son égard que le reste du village, dont une majorité des membres ne devaient même plus ou pas le connaître. Je pense que la plupart des ninjas de Kiri ne connaîtront pas l’histoire que je vous confie, en menue détails, devant cette tasse de thé. Encore aujourd’hui, j’aspire à la paix et la prospérité pour le peuple de l’archipel du pays de l’eau. Je doute cependant que cela fasse partie des priorités de l’usurpateur et de celui qui fut proclamé sandaime mizukage.

La vaste question de l’origine de l’exil écoulé, il y avait beaucoup à dire sur l’histoire de son clan. Elle remontait déjà à deux cents ans. Les Hoshino font partie des clans fondateurs du Shogunat actuel. Le gouvernement militaire a été fondé il y a peu près 150 ans. Entre temps, une bonne dizaine de générations me séparent de mon ancêtre fondateur, Hoshino Masamune. Il était le meilleur ami de Miyamoto Musashi, le fondateur d’un autre clan majeur. Sa femme, médecin, s’appelait Tomoe Gozen. Elle était surnommée la démone, car les légendes racontent qu’elle était porteuse du sang de démon. C’est aussi à cette époque que l’amitié et les Nagamasa furent forgées. L’alliance qui donna lieu au shogunat repose sur le constat que l’énergie spirituelle et physique, le chakra, ne pouvait être utilisé à tort et à travers. Musashi et bien d’autres sont à l’origine de cette philosophie qui veut que notre art et les énergies du monde doivent être utilisés pour la paix et l’harmonie du monde. Depuis lors, les shoguns se sont succédés et les différents chefs de clans aussi. Leur alliance n’a toujours pas vacillé, en 200 ans. Watari sourit doucement. Il aimait beaucoup son pays et l’histoire de celui-ci. Cette illustre et ancestrale histoire expliquerait peut-être à Daisuke pourquoi l’hommage qu’il voulait leur rendre était assez grand pour justifier l’existence d’un temple. Quant à raconter toute cette histoire… Celle de Kiri, ou essentiellement, la sienne… Il n’avait pas grand-chose à cacher. L’histoire politique de Kiri n’avait plus de prise sur elle, hormis pour leurs intérêts militaires communs. Il n’y avait que les raisons précises de son exil, qu’il avait gardé pour lui…

Et ce n’était pas tant qu’il en avait honte. Mais plutôt, il protégeait son clan. Un héritier déchu car inapte au Raiton qui, par la force des choses, obtient finalement cette capacité avait, à tout le moins, la capacité de mettre dans l’embarras Katsuo, à la cour du Shogun. Il ne voulait pas faire d’ombre à son clan ou à son frère, c’est pourquoi il continuerait de feindre cette incapacité aussi longtemps qu’il le pouvait. Quant à devenir un samouraï… Les clans adoptent parfois des gens qui ne sont pas issu de leur famille, mais c’est avant tout une distinction de classe qui donne des devoirs et des privilèges. Puisque nous dirigeons une partie du pays pour le compte du Shogun, nous avons la charge de la sécurité et du bien-être de ceux qui vivent dans nos régions. C’est pourquoi les clans adoptent rarement et forment plutôt leurs enfants, dès le plus jeune âge. C’est vers 15 ans que nous recevons officiellement notre katana et le titre de samouraï à part entière. Cet entraînement va autant de l’entraînement martial, que philosophique et littéraire. Miyamoto Musashi disait qu’un samouraï devait maîtriser aussi bien sa lame que l’art de la calligraphie. Nous recevons aussi une éducation religieuse, envers les Hotokes, Bouddha et les kamis fondateurs. Il était un peu dans l’embarras car chaque fois qu’il donnait des explications, il avait la sensation de manquer de précision et de pouvoir continuer encore très longtemps ses très, très nombreuses explications sur sa culture, à la fois très riche et très codifiée.
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Mer 3 Jan 2018 - 22:58
J’écoutais attentivement tout ce que me disait Watari. Et j’allais en apprendre une bonne par rapport à lui. Il m’expliqua qu’il était prédestiné à rentrer dans la cour du Shogon de son pays, mais que par malheur ou caprice, ce fut son frère qui rentra à sa place. Il erra donc en tant que samouraï dès l’âge de quinze ans. C’est ainsi qu’il arriva à Mizu no Kuni et rencontra le clan des Yuki. Ce qui est le plus marrant dans l’histoire, c’est qu’il participa à la chasse des brigands qui à l’époque faisaient la loi dans le pays. Et dire que j’étais un d’entre eux. Qui sait, j’ai peut-être croisé la route de Watari pendant mon voyage là-bas. C’est bien la première fois que je peux entendre quelqu’un qui a vécu cet épisode de Mizu no Kuni.

« Tu étais donc présent à Mizu no Kuni pendant la reconquête contre les brigands ? Je vais sûrement te choquer en te disant ça mais… j’étais présent aussi, non en tant que soutien pour les futur kirijins, mais bien en tant que brigand. C’est une longue histoire, si tu veux, je pourrais te la raconter. Mais maintenant, je suis bel et bien un kumojin. »

J’espère qu’il ne va pas reconsidérer la personne que je suis. Tout ceci est maintenant le passé, j’étais un autre homme, et je n’avais pas vraiment le choix. Puis au final, c’est un peu grâce à eux que je suis devenu un shinobi. Enfin bref. Watari continua de me raconter l’histoire de Kiri et son choix de déserter. Il y avait une histoire un peu bizarre, avec des yeux crevés et ensanglantés léchés… je n’ai pas tout bien suivi, surtout avec sa comparaison entre les suzuri et les nara. C’est assez étrange comme histoire je dois l’avouer, mais bon, je ne peux pas juger ce genre de chose. Puis j’ai demandé à Watari de me raconter en détail, alors je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.

Un autre passage, lui beaucoup plus passionnant, fut l’histoire de son clan. Il avait la chance de connaitre parfaitement l’histoire de sa famille à ce que je pouvais constater. Elle était à l’origine du shogunat de Tetsu no Kuni. Son clan s’allia avec les Nagamasa il y a de cela bien longtemps, ce qui explique sa proximité avec les membres de ce clan. Watari est donc l’héritier d’un pouvoir ancien, c’est donc un bien né, contrairement à moi, qui ne connait même pas mon père et ma mère. Qui sait, je suis peut-être aussi l’hérité d’un empire oublié.

« Tu as l’air de connaitre parfaitement l’histoire de ta famille. Est-ce que tu as déjà songé à écrire un recueil sur ton clan ? Enfin, je dis ça, mais ça se trouve, c’est déjà fait. »

Pour finir, Watari m’expliqua en détail les mœurs pour devenir samouraï. Il y avait deux prérequis, être né dans une famille de samouraï, ou être adopté. Par la suite, l’enfant devait suivre un enseignement strict : l’art de l’épée mais aussi bien la philosophie, la poésie et l’écriture. Je ne pensais pas que c’était si rigoureux que ça. Sans compter la religion aussi.

« En tout cas, je peux te dire que le fameux Miyamoto Musashi serait fier de toi ! Tu as l’air de maîtriser parfaitement le sujet ! »

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"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
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Jeu 4 Jan 2018 - 22:53
Avait-il peur qu’il révise son jugement ? S’il avait craint l’ire et la surprise de son interlocuteur, Watari ne réagit pas spécialement à cette révélation. Pas de choc, pas de colère, pas de reproches. Silencieusement, il continua d’écouter son interlocuteur en s’imprégnant du gout du thé qu’on venait de lui resservir. Pour le samouraï, le passé ne comptait plus vraiment. Plus aussi lointain. Peut-être qu’un jour, Daisuke s’était égaré et avait commis des actes qu’il regrettait aujourd’hui. Peut-être ne les regrettaient-ils pas. Peu importe la réponse, au fond : l’harmonie voulait que le monde soit de toute manière composé de gens qui devaient ainsi trouver leur voie en s’égarant au départ. Le monde n’eut pas été complet si, hélas, des gens ne devenaient pas des bourreaux des autres. C’était l’éternel équilibre du karma qui régnait en ce monde.

Comme tu le dis, tu es l’émissaire de Kumo. Pas l’ennemi d’hier. Parmi la misère qui régnait à Kiri, il y avait des gens qui devenaient des larcineurs car ils avaient besoin de nourrir femme et enfants. Que ce qu’ils faisaient était mal et criminel n’en fait aucun doute, mais le monde ne peut s’expliquer par une page blanche et une page noire où l’on répartirait les pêcheurs et les vertueux. Réponse toute en philosophie, qui reposait sur l’héritage du jeune homme. Savoir quand dégainer son katana était l’apprentissage de toute une vie. Et parfois, à s’entêter à rendre la justice, on finit par ne rendre réalimenter le feu des conflits et du cercle vicieux de la haine et de la vengeance.

Eh bien, nos traditions étant essentiellement orales et pratiques, cet apprentissage se fait souvent d’un professeur vers ses disciples. Cependant, que Miyamoto Musashi-sama fut fier de que je connaisse son œuvre, il n’en reste qu’il est l’auteur du traité des cinq roues et qu’il reste un incontournable pour le pays du fer. Un ouvrage qui, s’il ne suffisait pas à lui seul, demeurait pourtant une solide base pour comprendre la voie du guerrier et le cœur des samouraïs. Peut-être même que des copies de celui-ci se trouvaient à Kumo et sa bibliothèque ? Celle-ci avait une certaine notoriété à travers le continent et il ne serait pas choqué que celle-ci contienne un exemplaire de la pensée du bretteur aux deux lames. Me concernant, je n’ai jamais songé à parler de mon clan. Peut-être à l’avenir ? Je n’ai aucune autorité sur celui-ci, je doute être légitime pour le faire, de ce fait. Mais assez parler des miens, puis-je te demander de m’en dire plus sur celui qui est passé d’un brigand à émissaire du Raikage ?
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Ven 5 Jan 2018 - 14:33

« Oh la, pour comprendre de comment je suis passé de brigand à bras droit du Raikage, je dois commencer par le début. »

Watari me demanda, comment j’ai évolué pour passer de coupe-jarret il y a de cela plusieurs années à un des membres les plus importants de la sphère kumojin. L’histoire était longue, c’est certain. Mais Watari prit le temps de répondre à mes questions, alors je lui dois bien ça. Après avoir prit une gorgée de thé, j’ai allumé un autre cigare. J’allais parler pendant un moment, alors au tant prendre les devants.

« Mon histoire commence à Ame no Kuni, c’est l’endroit où j’ai passé une partie de mon enfance. Je n’avais ni père ni mère. J’ai dû me débrouiller seul, je vivais dans la misère. Ce pays est gangréné par la corruption, par la loi du plus fort. Un jour, alors que je n’avais que six ans, un groupe de brigand attaqua mon petit village. Ils massacrèrent une grande partie de la population, et me prirent en esclave, ainsi que plusieurs autres gamins. »

Ce qui est certain, c’est que mon enfance est beaucoup moins classe que celle de Watari. Je n’ai pas eu d’éducation sérieuse, je ne savais ni lire ni écrire, je devais me débrouiller pour trouver à manger et un endroit où dormir le soir, de préférence à l’abri de la pluie quotidienne qui frappe ce pays.

« Par la suite, j’ai passé une dizaine d’année en tant qu’esclave, à faire toute la sale besogne des brigands. Et un beau jour, alors qu’ils étaient tous alcoolisés, un d’entre eux, un des chefs, décida d’organiser un combat à mort entre les plus jeunes esclaves. Bien-sûr, j’en faisais partie. Par je ne sais quel miracle, j’ai été l’heureux, ou le malheureux gagnant. C’est ainsi que j’ai d’ailleurs obtenu ma première cicatrice, qui traverse mon visage en long. Et en plus de ça, j’ai gagné ma liberté, je pouvais les suivre, ou alors partir où bon me semble. Etant donné que je n’avais aucune richesse, aucun bien, et aucune connaissance, je suis resté avec eux. J’ai donc commencé à participer à des raids, dans une grande partie du Yuukan, mais surtout à Hi no Kuni, qui connaissait déjà la guerre civile à cette époque. C’était il y a maintenant plus de quinze ans. »

C’est pendant cette période que je me suis forgé. Je suis devenu l’homme que je suis maintenant au fil des combats et des pillages. J’ai rencontré, sans le savoir, la mère de ma fille. J’ai aussi appris à me battre, uniquement au corps à corps d’ailleurs. J’étais loin d’imaginé que j’avais les talents requis pour devenir un shinobi.

« Voulant profiter du chaos qui frappait Mizu no Kuni à cette époque, mon groupe de brigand décida de rejoindre l’Archipel pour espérer rafler une part de la richesse de cet endroit. Mais rapidement, un mouvement organisé par les différents clans de Mizu commença à chasser et exterminé les brigands. J’ai eu de la chance, mon groupe se fit décimer un jour où j’avais pris une trop grosse la veille. J’étais resté dans un petit village à décuver. Quand j’ai appris la nouvelle, je n’étais ni heureux ni triste. J’étais juste revenu au point de départ, à savoir seul. J’ai commencé à boire de plus en plus souvent, et un jour où j’étais complètement ivre, j’ai voulu me battre avec un shinobi, qui m’infligea une déculotté incroyable sans faire le moindre effort. Après ce jour, l’homme décida de me prendre sous son aile et m’enseigna l’art des shinobis et l’éducation requise. »

Je ne me souviens plus du nom de ce vieillard. Cela commence à faire déjà plusieurs années. Mais je suis bien content d’avoir rencontré ce type, il éveilla en moi des capacités dont j’ignorais l’existence.

« Après un entrainement d’un an, j’ai découvert que je maitrisais le Mokuton. Le vieillard n’avait plus grand-chose à m’apprendre. C’est alors que j’ai commencé à me poser une question que j’avais gardé au fond de moi pendant toute ma vie : qui suis-je ? D’où je viens ? Quelle est ma famille ? J’ai alors entendu parler de Shitaderu, qui est devenu Kumo maintenant. J’ai su qu’il y avait une grande bibliothèque et c’était l’occasion de me renseigner sur un possible clan maîtrisant le Mokuton. J’ai donc rejoint Kaminari no Kuni, et je me suis engagé en tant que ninja, et j’ai gravis les échelons en compagnie de l’homme qui est aujourd’hui le Raikage, à savoir Metaru Shuuhei. Nous sommes devenus de très bons amis, ce qui est toujours le cas aujourd’hui. Parallèlement, j’ai fait des recherches sur mes origines, mais impossible de trouver des informations. Et me voilà donc ici, dans ce salon de thé, à partager avec toi mon histoire. »

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Mer 10 Jan 2018 - 18:30
C’est en écoutant l’histoire de Daisuke que Watari sentit en lui fleurir la détermination à s’assurer qu’un jour, plus jamais de tragiques histoires comme celle qu’il entendait, ne puisse demeurer. C’était intolérable pour lui, d’entendre des destinées aussi tragiques que celle-là. En pensant à Takazane et Reisei, il était encore plus investi par cette frustration. Certains, oisifs, mésestimaient les chances qui étaient les leurs. Pourtant, le jeune samouraï savait pertinemment que de telles histoires ne pourraient totalement être éradiquées de son vivant. Cependant, il souhaitait avec passion que la vie soit douce pour tous ceux qui ne connaissaient pas le bonheur, la liberté ou la sécurité…

Cela étant, Kizuato Daisuke n’était plus celui qu’il fut. Ni le frêle orphelin, ni l’esclave, ni le brigand et pillard qu’il avait pu être. Ta quête d’identité et le voyage que fut ta vie me remplisse à la fois de respect et de tristesse. Je suis cependant heureux de voir que la vie permet à certains de revenir sur des chemins plus nobles. Ces mots faisaient échos à l’avenir qui l’opposerait probablement à ninjas du village de la brume. S’ils souhaitaient un jour que les élans de vengeance de la brume s’éteignent un jour, ils ne devraient pas céder aux ardents brasiers qui animaient leurs velléités guerrières et celle de politique du nouveau Tsuchikage. Si politiquement, il était tout à fait compréhensible que l’union devait se faire dans la défense d’Iwa et la guerre contre Kiri et le Soshikidan… Il espérait que personne ne céderait à la tentation de se venger au-delà du nécessaire…

Sinon, l’avenir risquerait d’être le recommencement d’un nouveau conflit de sang et de vengeance. J’espère que vous trouverez vos origines. Il ne peut y avoir de paix dans un Homme arraché de ses origines et de son passé. Il en allait de même pour un homme qui n’avait pas de but, mais ici, outre les responsabilités de l’ancien brigand et de l’émissaire, l’objectif de son interlocuteur concordait tant aux temps futurs que passé. Peu importe si la période est terrible, en tout cas. Il hocha doucement la tête, avant de lever sa tasse en l’honneur de l’émissaire, de son pays, d’Iwa, et des fondements de leur future entente. Paix et prospérité à l’avenir pour nos peuples, Daisuke.
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Plans et fondations ~ Des racines vers le temple ft. Kizuato Daisuke

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