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Pâté de foie dans le thème des cadeaux de fin d'année... Borukan Muramasa


Lun 25 Déc 2017 - 22:21
Ce matin-là, comme depuis plusieurs autres déjà, le fond de son lavabo se souillait d’un crachat visqueux de bien sombre. La Hyuga semblait s’étouffer devant l’eau du robinet s’écoulant pour effacer les preuves du trouble la perturbant depuis quelques semaines déjà.

-Tu vas bien Sana’ ?... Lui fit la petite voix de Moira sa sœur cadette adoptive avec qui elle partageait ce toit. …’dare… Sanadare. Insista la Hyuga qui détestait entendre son nom écorché.

La gamine haussait ses épaules, supposant que tout allait bien si elle était assez en forme pour râler et la reprendre, pendant ce temps, derrière cette porte, dans cette salle d’eau, la borgne glissait le long d’un mur pour s’accroupir au sol. Un goût métallique lui restait dans la bouche, elle balayait d’une main sur son visage la sueur ne pouvant même pas constater son teint maladif, une douleur dans son ventre la faisait se tordre. Quand la kunoichi fut apte à se rendre vers son déjeuner, c’était sur une bouteille de sake qu’elle jetait son dévolu. Soigner le mal par le mal ? Mais ce mal là était la cause. La plus jeune des têtes blanches soufflait d’exaspération en changeant de pièce pour monopoliser la salle de bain des heures durant, fort heureusement…

La borgne avalait de travers son jus maudis, en cause sa remontée gastrique qui lui fit à la fois abandonné sa dose de sake, mais aussi les dernières sources de ses repas. Sa bile et son sang mêlés jonchaient le sol de sa cuisine quand la fille cédait sous la pression de ses bras pour poser un genou à terre depuis bien longtemps. Une nouvelle crampe et la sueur froide sur tout son corps, aujourd’hui ça ne passerait pas, elle le sentait bien, si jusque-là, l’ivrogne avait su repousser l’échéance, pas cette fois. Ceci dit, elle prit sur elle pour ramasser les dégâts avant de quitter les lieux avant la sortie de la plus jeune pour lui épargner une panique. Sana’ ne voulait pas l’avoir dans les pattes, ni elle, si qui que ce soit d’autre. Elle repensait avec un peu d’amusement à la menace récurrente qu’on lui faisait souvent, comme quoi son foie ne survirait pas à sa soif intensive, c’était qu’elle avait commencé si jeune à le noyer là-dedans…

Avantage et désavantage d’être une enfant livrée à elle-même, personne n’avait jamais pu rien lui interdire ou limité, elle n’avait pas connue la frustration pour ces points-là, mais personne aussi ne l’avait prévenu du prix qu’elle devrait en payer. Au fond, elle le savait déjà et aucun regret ne l’habitait quand elle se présentait à sa convocation dans les locaux du Yamagenzō. Elle avait plus l’air d’une zombie qu’un membre du groupe qu’elle était ceci dit, qu’importe ce qu’elle avait encore fait et qu’on allait lui reprocher, aujourd’hui, elle avait déjà de plus gros chats à fouetter… Shin, son acolyte aux cheveux verts de la section policière ne tardait pas à lui-même montré le bout de son nez.

-Ouah, t’as vraiment sale tronche, t’es sûr que c’était bien avisé de boire avant de v… déjà …. Et …. … ….je … Tu fais… c’est… … … écoutes…Sana ‘ …?

Si elle avait capté ses premiers sons plus ou moins distinctement, la suite se floutait en même temps que son esprit et ses sens. Une sorte de toux qui n’en était pas une l’avait reprise durant l’échange la faisant recracher ses tripes en plein milieu des couloirs des locaux de l’unité spéciale… Sous le regard ébahit, un poil impuissant de son partenaire de patrouille qui quittait la scène au pas de course demander un médecin ? Sa silhouette s’effondrait poings et genoux à terre. Avec une impression de s’étouffer dans sa propre déjection…

Charmant.

-Je vais bien. Qu'elle affirmait après quelques minutes de solitude.

Oh, elle n'avait déjà pas besoin de ca pour attirer l'attention, mais voila aujourd'hui qu'elle en rajoutait une bonus. Un : Te fou pas de moi ! Retentissait et son acolyte la tirait par le bras ou plutôt la supporter complètement vers une salle plus ou moins proche en naviguant entre les silhouettes des curieux.

-Attends la, je vais chercher ce qu'il faut. Qu'il fit en décampant au trot.

La borgne soupira en essuyant les coulures aux bords de ses lèvres, c'était pathétique... Un bruit de porte, puis de pas la happait, mais elle était trop épuisée pour faire jouer de sa sensorialité.

-Déja de retour ? Qu'elle supposa.

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
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Mer 27 Déc 2017 - 11:05



Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )


Cette journée commençait comme toutes les autres, n'ayant rien de particulier, rien d'inspirant, rien de carambolant. Tiens, qu'elle était-elle aujourd'hui ? Qu'était le programme de ces nouvelles heures du levant au couchant ? Subrepticement, on pouvait toujours marquer ces chapitre d'une note particulière. Oh ce jour était tranquille, ou bien amusant, ou encore enquiquinant. Mais en général, ils avaient tous la fâcheuse tendance à converger inexorablement, vers cette commune monotonie les effilochant avec de implexe éternelle. Muramasa devait se rendre aux locaux du Yamagenzo, concernant une sombre affaire de meurtre et d'autopsie de la plus haute importance, qui patati patata ne pouvait attendre. Le médecin légiste s'étant mystérieusement fait porté pale, pour ne pas dire incapable d'exercer ses fonctions après un malavisé passage au Koga Kiseru, par manque de bras, la tâche était retombée sur le premier médecin un tant soi peu capable de le remplacer. En fait, c'était encore un coup de ce satané Akimoto, qui ne manquait pas une occasion de refiler du travail à ce fils qui s'était manifesté à lui. Pas difficile quand on a une position hiérarchique pouvant tirer quelques ficelles pour mener le jeu. Après leur première, doublé de dernière, rencontre, qui ne fut pas une simple partie de chaleureuses retrouvailles familiales, en tout bien tout honneur, voilà qu'il se jouait de lui. Ce satané ours mal léché allait voir, il ne perdait rien pour attendre. N'aurait-il pas pu simplement accepter les évidences, ce qui aurait fait gagner un temps précieux, plutôt que de toujours tester les talents du vilain petit canard du clan Borukan. Enfin, c'était le jeu, il fallait croire.

Grimé dans son rôle de médecin bien sous tout rapport, arborant blouse sur mesure, ce dernier arpentait les couloirs de ce dédale qui n'avait ni queue ni tête pour les non initiés. Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? Ah si seulement ce n'était pas la Branche sous les lumières, mais celles à l'orée des ténèbres, il n'aurait eu aucun mal à se repérer. Il se doutait que l'espace « corps sauvagement mutilés » devait se trouver aux étages inférieurs. Mais le soucis c'était qu'aucune indication ne venait étayer cette thèse et que chaque escalier tenté se résolvait par une impasse. Une fois le placard à balai, une autre la salle des archives, ou encore pour couronner le tout, deux genins joufflus en train de faire des choses obscènes dans un coin à l'écart. Muramasa aura tout vu, même ce qu'il ne souhaiter voir, mais la lassitude commençait à l'envahir. Demander son chemin ? Quel manque de classe ? En tout cas, revoir un peu l'organisation du bâtiment n'aurait pas fait de mal.

Finalement, il se résigna à aspirer quérir quelques informations, avec un léger pincement au cœur de désarroi, sur où pouvait bien se situer cette fichue morgue. Il s'attendait même à ce qu'elle se trouve sur le toit, c'était dire. Soudain, un garde apparut, arborant une opulente et verte chevelure. Ce dernier avançait avec hâte en sa direction, c'était peu être l'occasion.

" Mon brave, sauriez vous où se... "

Le pignouf passa en l'ignorant comme une flèche, semblant avoir les cent Yokais le taraudant à ses basques. Ce manque de correction faillit couper le souffle de l’insulté. Du moins cela aurait pu être le cas, si ce dernier n'était pas particulièrement peu enclin à compter sur les aides des tierses personnes. N'avait-il donc pas quelques secondes à lui accorder ? Enfin, cela n'étonnait guère l'Iryo-nin. Une baisse dans les principes élémentaires de la sociabilité se dessinait nettement depuis plusieurs générations. Légèrement perplexe, pour ne pas dire énervé, Muramasa finit par tenter la première porte se présentant devant lui. Le pire, c'est que ce freluquet pouvait chercher longtemps un médecin, se référant dans son empressement, uniquement aux visages qu'il associait à cette fonction.

Il atterrit devant une jeune demoiselle semblant tenir plus du zombie, que de l'immaculée Princesse. Tiens, il la reconnaissait. Il s'agissait de cette jeune femme qu'il avait aperçu jadis dans une des échoppes du Village. Cette dernière, complètement agonisante, lui demanda si celui-ci était déjà revenu. Il plissa les yeux, perplexe un instant. Cherchant s'il avait loupé un épisode, mais il savait bien que pourtant non, puis s’avança vers elle, puis examina son visage de plus près. Se rendant compte qu'elle était, entre autres, aveugle comme une taupe. Ainsi qu'elle présentait apparemment tous les symptômes de maux caractéristiques d'un excès évident, de ce doux poison spiritueux.

" Vous êtes donc bien Shirohime ? "

Parfois, le monde pouvait-être petit dans les coïncidences, ainsi que les première impressions des plus exactes.




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Jeu 28 Déc 2017 - 2:19


Les bruits de pas continuaient leur mélodie, démarche lasse et assurée, certainement pas celle de l’acolyte qu’elle avait trop vite présumé, mais comme l’individu restait silencieux, la kunoichi forçait l’usage de son seul sens le plus valide. Un qui n’était inné à son origine. Faible résonnance et concentration troublée, mais elle y reconnue un homme, sans être capable de se focaliser sur son chakra pour éventuellement l’identifier. La fille zombifiée se gardait docile tandis que ses doigts s’osaient sur son visage pour en examiner les traits meurtries par les conditions horribles de la vie qu’elle infligeait à ce corps. La kunoichi restait sans expression, un dédain et mépris certain pour ce qu’elle supposait à nouveau être le médecin que lui avait envoyé tête de laitue.

Il ne fallait pas s’attendre à mieux de sa part, si elle était seule responsable de sa condition, elle n’avait eu souvent affaire qu’à des charlatans lui promettant la lune, et ne lui offrant que plus de ténèbres encore au bout du tunnel. Chichi-chan lui manquait, elle avait été la seule à la considérer autrement que comme l’alcoolique et l’addictive paumée qu’elle était. La pensée nostalgique lui donnait l’envie de repasser ses doigts sur son cache œil, dont la douleur du membre manquant avait disparue grâce à cette médecin-là, même qu’oubliant qu’elle était accompagnée d’un inconnu, un rictus plutôt s’inscrivait sur son fascié, mais aussi toute sa mélancolie quand on la rappelait vers la réalité.

-Père Fouettard, dragon bien avisé … Mais à la flamme éteinte désormais.

Il n’y avait que lui qui n’avait jamais osé lui attribuer un sobriquet que cette enfant désabusée avait su chérir et se languir d’entendre. Feu Kanon si bienveillant sans qu’elle n'en comprenne jamais la raison exacte, elle qui au final, à part quelques jeux de mots divertissants n’avait rien à lui offrir. Son cœur se serrait, mais elle refusait de l’admettre, parce qu’elle avait décidée depuis longtemps de rester imperméable à toutes ces choses-là. A quoi bon renoncer à des principes aussi tenaces pour un mort qui plus est. Tout c’était emboîté bien vite dans l’esprit de l’aveugle qui se permettait de prendre d’un assaut lent et délicat, les traits de ce fascié lui faisant face. « Trouvez mon frère qui me ressemble en tout point… », Qu’il lui avait dit… Mais elle ne l’avait jamais fait pour fuir le malaise de sa perte. Plus son genre de noyer et oublier, que d’accepter. Elle lui trouvait un genre semblable et s’interrogeait dès lors sur l’autre fait le concernant peut-être que le Maître Dragon lui avait avoué. Sa main fébrile par son état trouvait quand même la force de pincer la joue et son culot légendaire et du culotté qui l’avait surnommé d’un sobriquet qui n’appartenait qu’à une seule personne.

-Sanadare mon cher. Shirohime est une exclusivité ne vous appartenant point.

Son emprise entres ses doigts se relâchait, mais pas sa prise de position en amont, son regard vide était fixé vers l’avant, reflétant toute son inutilité dans ce monde et pourtant, pourtant…

-C’est Tsukushi qui me sied davantage, ne pensez-vous pas ?

Une frêle des champs de leur montagne, mauvaise herbe indestructible il fallait croire, qu’importe les mauvais traitements pour la faire disparaître, elle finissait toujours par repousser et revenir narguer le monde de verdoyante prestance distinctive dans le pré de pelouse parfaite. La maladive n’en perdait pas pour autant sa fougue, d’un geste agile du plat de sa main elle repoussait l’intrus en l’envoyant reculer en appuyant sur son front. Son sourire espiègle s’inscrivait, qu’importe la douleur dans ses bas-fonds, une bonne actrice ne quittait jamais sa scène sans avoir fini de jouer sa pièce et son rôle jusqu'au bout, quel qu’en soit le prix.

-Je n’accepte de jouer au docteur que s’il y a une fessée à la clé. Si vous connaissez mon nom le plus doux, vous connaissez se penchant qui me l’a valu aussi non ? Elle riait un peu, ce qui lui fit revenir la remontée acide puis métallique dans la bouche, avec un restant de grâce, la kunoichi prenait la peine de s’écarter pour se vider davantage de son essence de vie noircie qui se répandait sur le sol. Mais ca ne sera peut-être pas pour aujourd’hui…

Ni aucun autre jour vu comme c’était partie pour elle dans le nouveau chapitre de sa vie.

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Ven 29 Déc 2017 - 1:45



Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )


Les graciles doigts s'érigèrent en direction du visage, qui se laissait alors être passif objet mystérieux révélant ses mystères. Elle attendait quelqu'un d'autre, se figeant alors de traits sifflant désarroi, voir mépris. Puis, sourire teinté de mélancolique encrage, se transvasa sur son minois. Certainement due à ce surnom qui la hantait avec nostalgie, qui lui rappelait celui qui avait été sans doute, une plaisante connaissance l'extirpant un instant de cet océan monotone où elle se noyait depuis innombrables temps. Il avait disparu sans crier gare, ce fichu Dragon trop sûr de lui. Abandonnant ses promesses, bien malgré lui. Néanmoins, s'il en avait eu occasion, il se serait plus à tenir un peu plus compagnie à la Blanche Princesse, cette si espiègle implicite amie.

Punition, pour ce rustre osant employer ce sobriquet que nul autre n'avait droit de prononcer. Pinçant le malandrin, avec courroux, pour lui apprendre les bonnes manières. Surpris, la victime afficha une grimage, ne s'attendant point à pareille audace.

" … ? "

Scellant ses lèvres, il porta sa main sur sa joue endolorie par l'implexe punitive. La frottant pensif à ces mots que prônait l'aveugle cantatrice. Elle se joua d'imagée pour s'ériger appellation plus juste et caractérisée. La prêle des champs, vivace plante, elle se clamait. Posant revendication, avant même de connaître les coulisses cachant la connaissance de ce secret. Une fessée ? Cela se méritait et n'était pas quelque chose à sous-estimer. Cela devait demeurer privilège, octroyée à celle détenant monopole de ses pensées et de ses songes, les plus inavouables mélopées de son âme un peu trop rêveuse.

Il se releva, fixant l'ingénue à l'état des plus préoccupants. Légèrement perplexe, sur cette renarde au si blanc pelage rappelant la porcelaine. Elle était une connaissance de feu son vieil ami, ayant périt lors de ces querelles sans once de sens, si ce n'est pure mascarade. Il lui devait bien ça après ces legs, de veiller à ce que les dernières volonté du Dragon qu'il appréciait malgré le silence, se fassent accomplies. Du moins, il ferait son possible pour que cela se produise.

Affichant un large sourire, envers Shirohime, ou plutôt, cette Sanadare, ou encore Tsukushime, il lui envoya une pichenette sur le front, légère chimère, sans once de frénésie. Un geste semblable à ce qu'aurait fait celui-qui avait tant joué de facéties et de tumultueux mystères partagés avec elle.

" Soit, Sanadare. Cependant, une fessée, je ne peux vous en accorder la caresse, réservant ces faveurs à la seule, qui hante avec douceur mes pensées. "

Terminant d'évoquer cela, bien qu'il ne voulait pas réellement parler de ces faits, il se plastronna. Invitant alors l'ingénue, en tout bien tout honneur et avec professionnalisme, à se dévêtir.

" Déshabillez-vous, je vais vous ausculter. "





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Sam 30 Déc 2017 - 21:21
Elle lui accordait un sourire étrangement sincère, tout autant qu’amusé quand il déposait à son ouïe les conditions requises pour une fessée. Ah tristesse et malédiction tenace, elle n’en goûterait donc jamais la caresse, n’étant pas femme à devenir la bougresse hantant des songes et pensées d’un amoureux transit. D’ordinaire, elle aurait commenté sévèrement et se serait moqué bien plus bruyamment d’une pareille imbécillité de l’esprit qu’était à son sens l’affection trop prononcée pour autrui, mais pas aujourd’hui. D’autant plus que cela serait hypocrite de sa part elle-même s’ayant laissé corrompre par l’envie et le manque d’une âme, d’une voix résonnant pour elle et du contact difficile à acquérir d’une chair ou plutôt de bout de doigts avisés. Certes ce n’était pas la même envergure, ni le même jeu, mais cela avait suffis à la garder au moins respectueuse-pour un temps, faute de ne pas comprendre tout comme il le fallait. Il parait.

Il frappait son front comme s’ils se connaissaient depuis toujours avec le même manque de barrière que la Hyuga appliquait elle-même, elle nota, apprécia, mais il était certain qu'il aurait tôt fait de regretter son change et le pacte étrange qu'il avait signé alors sans le savoir. Au moins, il apprenait vite, ce qui lui accordait un bon point et son attention tandis qu’elle essayait ses lèvres souillées plutôt que de s’occuper de son amont profané par l’inconnu. La femme était vaseuse, ou plutôt vaporeuse, dans son comportement ou ses gestes, mais malgré tout, elle puisait dans une énergie semblant inépuisable sourire et jeux de mots. C’était le jour où sa langue cesserait l’affrontement qui faudrait le plus craindre de son état. Son esprit félin avait-il sept vie ?

-Vous vous en permettez beaucoup mon cher pour quelqu’un qui n’a même pas encore partagé son nom, voilà qu’on me voudrait déjà me mettant à nue.

D’abord, elle ôtait ses lourdes chaussures, puis se redressait en gonflant son buste à peine recouvert par son bandeau, il fallait dire que la Hyuga était du genre sauveuse de la planète quand il s’agissait de l’usage minimal du tissu protégeant sa peau. Mais loin de se faire farouche, d’un geste elle détachait le col de sa cape qui glissait sur son dos comme une caresse avant de s’écrouler au creux de ses reins. Elle se releva, du haut de son mètre quatre-vingt, droite toujours malgré les assauts farouches de ses entrailles pour la faire plier, un sourire espiègle, nez à nez ou presque, vile provocatrice dans l'âme, un autre mouvement la débarrassait de son short trop court, entraînant les bas y étant raccrochés vers ses pieds nus qui enjambaient tour à tour le tissu pour s’en libérer. Un tour de bras dans son dos, le bandeau tomba entre eux et avec lui le dernier morceau de tissu qui l’habillait. Oui, oui. Ceci dit, elle réajustait son chapeau idiot, ne semblant décider à l’ôter lui aussi. A nue pour les yeux peut-être, mais rien de plus.

-Est-ce assez maintenant pour votre auscultation ?

Le ton était aussi moqueur que son fascié blanchi par son mal, rehaussé par ses cernes violines, elle aurait pu faire peur dans la surprise si proche pour le dire. Mais c’était plus fort qu’elle de jouer comme un chat avec sa nouvelle souris, il l’avait bien cherché, celle-là on ne lui avait jamais faite, celle de la trouver trop habillée… En général, c’était l’inverse, les médecins lui suggéraient de plus dans le sens davantage se couvrir… Elle lui riait au nez tendant sa main pour mettre une pichenette sur son menton de l’homme mal avisé sur à quoi il avait affaire quand la porte s’ouvrait. La pauvre assistante de ce cher Akimoto en perdait presque ses dossiers des mains en constatant ces deux-là, dont une dénudée dans cette pièce d’archive à l’écart. Elle bafouillait, la Hyuga lui suggérait de dégager d’un revers de main dans son culot caractéristique pour empirer la situation improbable. Elle s’osait même à lui dire qu’elle les gênait. Pas le genre de créature qui se souciait des apparences ou des on dit, à croire même qu’elle aimait s’en jouer. Sacrée Sana'.

-Bien joué docteur, si on reprenait ce rôle play d’ailleurs ? Vous vous apprêtiez à m’ausculter non ?

Megane-san s’excuçait encore en fermant la porte et la Hyuga lui offrait son air avec ce petit rictus satisfait.

-Je vais bien. Un déjeune pas très frais voilà tout. Qu’elle affirmait par fierté ou pour se convaincre elle-même. Shin s’inquiète toujours pour tout et rien, il n’est pas fiable. Elle pensait encore que c’était lui qui lui avait envoyé ce gus là…

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Dim 31 Déc 2017 - 2:17



Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )


Muramasa avait cette fâcheuse manie de se vouloir un peu trop implexe, sûr de lui, voir même, ne laissant guère la chance à quiconque de lui tenir tête. Cependant, il ne savait point encore à qui il avait affaire. L'espiègle Shirohime, ou Sanadare pour qui n’étant Dragon. Il en oubliait les convenances, tant elle l'avait décontenancé, en demandant la fessée. D'habitude, les demoiselles étaient trop timides pour oser demander ouvertement ces fallacieuses faveurs à des inconnus. Ce traitement un peu... spécial... se devant tout de même n'être qu'accordé, qu'à celles le méritant vraiment. À celles qui étaient de très vilaines Kunoichis, qu'il fallait absolument remettre dans le droit chemin, afin que damnation ne soit leur funeste destin. Ou bien pour le plaisir, bien entendu.

" J'en oublie la moindre des corrections. Je me nomme Muramasa. "

Il se présenta, réparant son inadvertance autant que faire se pouvait, affichant un air sérieux, bien que la renarde ne pouvait en apprécier la vue. Lui, à contrario, la fixait de son or miroitant ses reflets jumelés.

La fleur était fébrile, mais trouvait la force, rassemblait ses dernières mouvances, afin de se dévêtir malicieusement, sans aucune once de pudeur, laissant sa peau se révéler un peu plus, à chaque pétales qu'elle laissait choir. Se relevant, tel le souffle du zéphyr, avant nouvelle prise d'inspiration pour réaffirmer son retour, elle affichait une taille dépassant légèrement le spectateur de ses graciles mouvances. Cela pouvait paraître un peu étrange, elle se retrouvait complètement nue, sans rechigner, mais pourtant, sa dérobade se fit, lorsqu'elle remis cet étrange chapeau sur sa chevelure à la teinte des lys. Peut être, se sentait-elle réellement nue, uniquement lorsqu'elle n'avait point cette coiffe revêtant les hauteurs de sa tête.

Maligne, elle envoyait quelques pics, à son détracteur, qui pourtant, ne lui avait demandé de se dévêtir, que parce que l'auscultation nécessitait nudité. Elle était au bord de s'évanouir à en croire son état, pourtant elle ne manquait point de toupet. Lui envoyant une pichenette sur le menton alors que ce dernier s'approchait pour mieux l'examiner. Et ce fut comme si, le signal fut donner, le drame hagard se produisit soudain. Quelqu'un au même moment ouvrait la porte. C'était l'assistante, qui n'aurait pas pu arriver au pire instant, pour que le quiproquo ne soit plus consistant. Tournant la tête, qui faisait face à l'ingénue dans son plus simple appareil, sa mine déconfite arborait surprise. Oh punaise, se dit-il, voilà qu'il allait passer pour un pervers. Et la bougresse en rajoutait de plus belle, faisant signe à l'inopportune de déguerpir. Choquée, la pauvre femme faillit en tomber à la renverse, s'excusant avant de décamper en fermant la porte des secrets.

Voilà qu'après son vilain tour, elle disait aller bien, une indigestion, rien de plus. Muramasa, silencieuse victime, avait beau être d'une patience et d'un calme exemplaire, cette fessée qu'il avait refusé de lui octroyer, il commencait à vouloir la lui infliger, séance tenante même. Cependant, il avait cet esprit professionnel, qui ne vacillerait point face à la gourgandine cherchant querelle.

Il porta sa main en direction de l'une de ses poches, en extirpa le poison qui savait apaiser en ces occasions malchanceuse, ses pensées. Allumant ce cylindre qu'il portait paisiblement à ses lèves au mutisme anodin, il inspira profondément la saveur du fumet, avant d'en expirer ses volutes.

" J'aurais due me douter, que lorsqu'il vous qualifiait d'espiègle, ce n'était point sans raison. "

Il posa sa main sur le ventre au teint d'une blancheur tenant de la porcelaine, s'offrant à lui, puis remonta lentement plus haut, jusqu'à la cause de ses maux, ce foie qu'elle avait tant mis à mal.

" Vous n'êtes pas loin de la cirrhose, Sanadare. Heureusement vous êtes jeune et le stade est peu avancé. Il serait préférable que vous arrêtiez l'alcool. Cependant, je me doute bien que vous n'en feriez rien, n'est ce pas ? Ce qui explique votre état actuel. Je n'ose imaginer ce que vous traversez, ce qui pourrait expliquer que vous buviez tant pour que votre foie, malgré votre jeunesse, soit dans un état aussi critique que celui de quelqu'un ayant durant des décennies bu plus d'alcool que de raison. Enfin, cela ne me regarde pas. "

Un halo d'un vert étincelant apparu alors, depuis la main qui se posait sur son frêle corps. De sa comparse, il saisit la cigarette qu'il tenait entre ses lèvres, puis l'enleva de l’éteinte, afin de souffler une nouvelle volute se dispersant, révélatrice des particules qui se terraient ancrées dans les lumières.

" J'espère que la fumée ne vous dérange pas. Je sais que votre nez doit être plus sensible que celui des voyants. Cela va prendre un peu de temps, afin que je rétablisse votre organe. "

Il la regardait, comme si elle pouvait le voir, comme si elle aurait pu lui jeter un regard qui serait une réponse.

" Vous savez, celui qui vous a attribué ce sobriquet était une de mes connaissances d'enfance. Il était venu me voir, il n'y a pas si longtemps. Il voulait savoir si rendre la vue à une personne était possible, si la greffe d'un œil pouvait se faire. Me contant une histoire de Blanche Princesse, des plus espiègles, mais mélancolique. Une Blanche Princesse qui l'avait aidé à un moment où il doutait, qui lui avait été d'une compagnie des plus plaisantes et réconfortantes. Qu'il avait voulu l'aider à ne pas perdre espoir, mais ne sachant point, s'il avait réussit à sauver celle-ci, ou simplement repousser l’échéance de sa damnation. Vous savez, ce n'était pas le genre d'homme à demander quelque chose à un autre, à demander un service, qu'est ce qu'il fusse. Il devait vraiment énormément vous apprécier pour qu'en une décennie, ce soit bien la toute première fois qu'il s'ose à me demander mon aide. D'ailleurs, aide que je lui aurais accordé avec plaisir s'il était encore de ce monde. S'il m'avait fait vous rencontrer avant, j'aurais pu lui donner une réponse. Ne pas être hanté par cette conversation depuis lors, me demandant, si oui ou non, cela était possible, si j'aurais pu lui accorder ce souhait. "

Sa voix était monotone, mais emprunte d'une certaine tristesse impalpable, que ce Dragon soit mort ainsi, sans crier gare. Il ne l'avouerait peut être jamais, mais il lui manquait comme un frère de sang, qui aurait soudainement été emporté par la main cruelle du destin.

" Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il me contait ce jour là. Maintenant que je vous rencontre, je comprends parfaitement. Puis je vous dire un secret le concernant ? Une chose qu'il m'avait jadis confiée, qui je pense, vous aurait, s'il en avait eu l'occasion, révélée à vous aussi. "

Le soin prodigué allait prendre un certain temps avant de se terminer. Elle devait déjà se sentir mieux, ne plus être en proie à ces symptômes assassins qui lui assénaient souffrances et douloureux refrain.




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Lun 1 Jan 2018 - 8:19
-Oh, j’ai survécu à bien pire que ça, un œil en moins, un foie…

Elle ôta le chapeau qui sécurisait la tenue du cache œil et donc ce dernier avec lui. Laissant ainsi comprendre au médecin qu’il manquait carrément un œil, sa Chichi-chan avait fait un boulot remarquable, elle ne sentait plus cette douleur atroce qui lui avait présenté son ami le sake pour la première fois, ainsi anticipant la suite sans le vouloir…

Le parfum du tabac chatouillait ses narines avant même que le dénommé Muramasa ne le fasse brûler. Ce qui lui décrochait un rictus à elle plus tard quand il envisageait, criminel, l’arrêt de la boisson divine. En punition pour cela et dévoiler les confessions de leur feu ami, à croire qu’il aimait qu’elle le châtie, la bougresse lui déroba d’entre ses doigts son bâton fumant pour le porter à ses propres lèvres. Elle huma la fumée qui ressortait par ses narines lui donnant des airs de dragon furieux. Il n’en était rien. Petit clin d’œil à son ange gardien plutôt.

-Espiègle hein ? De sa nouvelle bouffée, elle usait d’un travail de sa gorge pour répartir la fumée en plusieurs ronds volatiles entrant les uns dans les autres. Le mot était faible. Elle ne me dérange que si on ne la partage pas avec moi, mais maintenant tout va bien. Qu’elle l’informant en lui replaçant sans son consentement dans le coin de ses lèvres. Ne brûle pas avec ceci dit. J’espère que tu es un homme aussi adroit que notre cher dragon.

Pour le reste, elle ne lui répondait pas tout de suite, pour la simple et unique raison, que sans le vouloir, il venait de lui apprendre des choses qu’elle n’avait pas soupçonnées. Comment aurait-elle pu aider Kanon de quelque façon que ce soit ? Et si elle l’avait fait, c’était sans conscience de la cause. Pourtant l’idée lui réchauffait le cœur, malgré toute la mauvaise foi qu’elle mettait à le geler au fond de sa boite qu’elle considérait de Pandor. Il soigna lui-même sans le vouloir un mal plus grand que celui qui menaçait son foie. Comme des pièces qui ne faisaient aucun sens soudainement vu sous le bon angle avec une vérité si évidente qu’elle l’avait ignoré en croyant que cela ne pouvait être aussi simple.

Elle le considérait un instant en penchant la tête comme si elle le regardait, ce qui pour une aveugle aurait pu être assez déconcertant, mais comme le dragon l’avait soupçonné, puis découvert, elle n’était pas une kunoishi lambda… De sa faiblesse, elle avait acquis une force et au final de son handicap, plusieurs avantages, vu qu’il la soignait, l’homme serait certainement très réactif à la vague de chakra qu’elle laissait émaner d’elle dans va et vient qui lui donnaient sa vue sans couleur, ni détails trop poussés, mais… Il n’empêcha qu’elle arquait un sourcil en découvrant les prémices de sa face ou plutôt l’essence de ce chakra qui lui laissait une impression familière dans l’arrière fond. Aussi bonne sensorielle était-elle, elle n’arrivait pas à mettre le doigt sur quoi dans sa mémoire.

-T’es pas mal dans le genre aussi. Qu’elle poursuivait dans la familiarité, parce que ça lui était venu naturellement, va savoir pourquoi, mais elle riait. T’inquiète pas trop pour cette idiote, c’est la secrétaire de son Sensei, Kage. Son expression à ce moment là-espiègle, voulait tout dire. Il va étouffer l’affaire-encore. Le gros roux est du genre maso faut croire. Elle secouait la tête perdue dans leurs déboires en communs. Je sais qui était Kanon et ce que je lui dois, mon regret éternel sera de ne jamais pouvoir honorer ma dette envers lui comme je l’aurais voulu. Quel est ce secret ? Allez parle.

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Mar 2 Jan 2018 - 8:21



Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )


Elle révélait son handicap, faisant glisser le cache-oeil masquant l'absence de ce laiteux globe, qu'on lui avait jadis volé. Muramasa continuant de maintenir sa main, afin de résorber les affres et les lésions de l'alcool, leva son regard sur ce qu'elle voulait lui montrer. Prenant conscience, qu'il devait être dur pour elle, que de devoir porter ce masque au quotidien. Ne pas pouvoir voir été déjà un mal qui devait être des plus pesant. Mais de devoir cacher une partie de son visage, pour une femme, cela devait être réellement insupportable.

Maligne, elle déroba le poison vaporeux, puis s'en joua d'allégresse. Prenant de ces brumes, la fantasmagorique image d'un Dragon cracheur de feu. Cela rappelait un personnage, qui ne serait oublié par aucun des deux. Ce panache, joueur et ingénu, était certainement ce qui faisait de Sanadare, une femme qui n'était jamais ennuyante, mais des plus captivantes. Il comprenait ce qu'il lui trouvé, ce feu Dragon. Espiègle avait-il dit ? N'était-ce point euphémisme éhonté ? Lui remettant le crépitant cylindre embrasé dans le bec, avec renarde attention. Ne venait-elle pas de lui voler, puis de lui offrir, un baiser indirect, avec une insouciance tenant de l'outrage ? Cependant, il ne réagit pas plus que de mesure, lui laissant le plaisir de ce délicieux poison.

Son Chakra circulait alors, afin de voir quelques esquisses de cet inconnu lui tenant face. Chose qui interpella le médecin en train de la soigner. Il valait mieux qu'elle n'en use pas, par efficacité, mais lui demander d'être calme et docile, il avait bien compris qu'elle n'en ferait rien. Peut être même, tout le contraire. Il ne mentionna rien. Après tout il pouvait quand même la guérir efficacement malgré sa frénétique mouvance à ne faire que selon sa malice.

Il ne s'inquiétait pas vraiment, de cette secrétaire qui avait peut être cru voir quelque chose, qui n'était point. Tout ce qui importait en cet instant, était de faire l'honneur de respecter ce que Kanon aurait voulu qu'il fasse. De facto, veiller à ce que cette petite -ou plutôt grande- chipie aille bien, mais surtout, l'aider à retrouver ce sens qui lui faisait défaut.

Il regardait celle lui ordonnant de parler de sa vindicte désireuse tenant de l'impatience, en affichant un air calme et serein. Détournant son regard, se perdant dans le vide, comme se remémorant le passé s’avérant troublant.

" Il était sans aucun doute l'Iwajin, qui tenait le plus d'un véritable Dragon. Vous savez, de ces écrits, contant ces légendaires créatures. Réputées convoiter toutes les richesses de ce monde, afin d'en garnir leur tanière. Incarnant monstre, capturant la princesse et se querellant avec le héro d'une nation. Il aimait tout ce qu'il trouvait beau, particulièrement la beauté des femmes. Mais n'imaginez pas que ce soit juste une histoire d'attirance, de luxure. Non, il aimait simplement la beauté que pouvait arborer une femme. Il disait qu'il n'y avait rien de plus inspirant. Si or le Dragon convoitait, simplement pour l'accumuler et se satisfaire de le posséder, de le contempler, il en est encore davantage, concernant les belles princesses. Le Dragon aurait certainement sacrifié tout l'or du monde, pour une seule princesse lui tenant compagnie. Une princesse qu'il aurait pu contempler, une princesse qui l'aurait défait de sa triste solitude, que nul mortel ne pourrait jamais comprendre. La plus grande richesse qu'un Dragon convoite, n'est point l'or. Avare, il l'aime, certes. Il étincelle, il est plaisant. Mais plus encore éblouissant, une princesse, nul autre trésor, quel qu'il soit. S'il vous appelait Shirohime, vous étiez certainement cette princesse, pour ce Dragon."

Narrant quelques paroles imagées, il expira une nouvelle brume s'évaporant soudain, avant d'en venir, à ce secret.

" Saviez vous qu'il était atteint d'une maladie particulière. Une forme de prosopagnosie. Il était incapable de se souvenir de l’apparence d’une personne qu’il avait déjà rencontrée. Hormis concernant certains visages féminins, de ce qu'il me disait. Des visages importants, pour lui. Enfin, je suppose que pour un Dragon, tous les humains doivent se ressembler. Néanmoins, je pense que votre visage, il aurait pu le reconnaître entre mille semblables. "

Sa cigarette venait de se consummer plus que de raison. Il reporta ses yeux vers le visage de l'ingénue. Enleva la main collée à sa peau, qui ne brilla plus de verte teinte colorée. Le foie était gérri et retrouvait un éclat immaculé, comme si jamais alcool, étreinte  ne le marquait.

" Le Dragon aspirait à ce que vous retrouviez la vue. Il aimait l'art, comme moi, que ce soit une esquisse, une toile ou autres. Un monde sans visuel, sans moyen de contempler la beauté d'un visage, je pense que cela l'aurait rendu fou. Peut être, que votre cécité, il la trouvait belle en un sens, mais terrible aussi. Votre espièglerie, malgré votre fardeau, fut sans doute, ce qui suscita son intérêt à votre égard. Enfin,ce ne sont que des suppositions, allez savoir. "

" Votre visage. Puis-je ? "

Demandant la permission d'examiner la cécité dont elle était victime, par correction.




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Dernière édition par Borukan Muramasa le Mer 3 Jan 2018 - 1:34, édité 1 fois
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Mer 3 Jan 2018 - 1:29
Il commençait à le lui décrire comme la créature mystique qu’elle le fantasmait et elle imaginait un rictus en coin à coin pouvait bien ressembler sa divine caverne des milles merveilles. Peu à peu la douleur dans son abdomen se taisait, prouvant le travail incroyable qui était en train de s’opérer, c’était loin de l’œuvre charlatane que la Hyuga avait goûté jusque-là. Attentive, elle restait soudainement étrangement calme, une brûlure au fond du cœur plus intense que la flamme de sa volonté pour la vengeance.

Un instant, elle se demanda si les choses auraient pu être différentes si elle avait vu un peu plus loin que son néant ambiant, si elle avait continué les efforts au lieu de sombrer et si… si elle l’avait accompagné dans la croisade soudaine ? Son poing se serra quand elle repensa que lors de l’assassinat de son bien aimé dragon, elle était perdue dans l’océan de son ivresse. Affalée sur une table relevant à peine la table alors que le sol tremblait. Elle ne réalisait pas en cet instant, ni ce qui se passait, ni tout ce qu’elle allait perdre. Mais elle savait que son sort n’était nullement mérité et que cette diablesse pècheresse dont elle avait obtenu le nom ne payait rien pour attendre son dû.

L’homme lui renseigna un point au final qu’ils avaient en commun et elle comprit un peu mieux son compatis, lui qui pouvait dès lors juger en connaissance de cause et c’était peut-être toutes ces petites choses au final… qui avaient fait ce qu’il était pour elle. Un phare dans une nuit trop noire pour rentrer à bon port, un diamant trop précieux pour être confié aux doigts d’une femme sur un support de métaux. Quelqu’un qu’elle aurait voulu garder aussi jalousement que ce que lui décrivait Murasama dans un coup de grâce pour son âme qu’il ne pouvait pas soupçonner. La femme, plus déchet de cette humanité que réel être humain encore sentait alors le besoin de se poser. Cloitrée dans son silence, elle profitait de l’excuse qu’il veuille l’ausculter pour justifier son rabattement soudain contrecarrant ses jambes souhaitant être tremblantes. Trop d’orgueil et de mauvaise fierté constitués l’essence profonde de cette créature.

-Je ne sais rien de l’art hormis celui des mots. Lui avouait-elle avec une pointe de déception dans la voix, bien que ce ne fût pas cette vérité-là qui l’engendrait. Mais si je ne l’ai pas vu de mes yeux, ou plutôt mon œil, à contrario je saurais reporter chacun de ses traits… A nous deux réunis dans nos infortunes… nous étions… complets ?

Elle marqua la pose avec cette question qui n’en était pas une, mais plutôt une prise de conscience dans son esprit meurtri, mais pourtant à nouveau revigoré. C’était un étrange pouvoir que celui qu’avait le feu dragon, il était une aura éternelle naviguant et l’élançant à merveille pour peu qu’elle daigne accepter de la recevoir à nouveau. Une marque tenace dans sa forteresse de sentiments obsolètes à son sens. Et pourtant. Un simple hochement de tête pour lui accorder le droit d’examiner ses maudites portes d’âme brisées, et tandis qu’elle jouait le jeu en le laissant faire, faisant taire tous ses sens chakratique pour ne pas perturber, d’autres questions semblaient la torturer, bien qu’elle ne semblait pas totalement réaliser le point qu’il abordait sur son œil, ou plutôt sa réparation. Ou alors, elle refusait d’entendre à nouveau…

-Connais-tu donc le clan des Sôryû ? D’autres membres que lui j’entends. J’avais parfois eu l’envie de me recueillir dans son nid plutôt que sur sa tombe, mais… A nouveau elle accorda un sourire sur son fascié, bien qu’il fut mélancolique. Je me suis rendue compte que je ne savais pas où les trouver. Toutes les princesses dignes de ce nom sont un peu nombrilistes j’imagine… Jusqu’à tomber du haut de leur tour. Elle soupira. Et sur cette histoire d’œil, t’y étais-tu penché encore ou pas ? Son sourcil s’arquait en fronçant. J'imagine que si tu répares si vite et bien mon foie, tu n'es pas un débutant ou un médecin conventionnel. Sors tous les facteurs de risques de tes équations, ils sont sans importance, si tu as une piste, applique la. Qu’elle déclara sans une once d’hésitation.



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Mer 3 Jan 2018 - 3:53



Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )


Ce conte semblait captiver l'attention de l’espiègle, avec un intérêt certain. Elle se faisait momentanément plus calme et réceptive, plus songeuse. Ces métaphores revêtaient des teintes assez touchantes, qui aurait pu émouvoir même un cœur de glace.

Elle évoquait alors une question, sans même quérir réponse, car elle était évidente. Parfois, deux être pouvaient se trouver sans réellement comprendre les subtiles nuances qui les reliaient.

Hochant la tête, pour acquiescer, pour accepter, que l’hurluberlu examine sa nuit éternelle, elle se faisait plus encline à baisser sa garde et à obtempérer.

Muramasa posa ses mains sur les tempes de ce visage, aux traits si taquins, trouvant pourtant accalmie, bercée par les flots de ses pensées, de ces sentiments trouvant peut être ancre particulières en ce Dragon du passé. Il s’avança, afin de voir mieux ces stigmates qui la rongeait avec tant hardiesse.

" Je connais certains Sôryû en effet. Il s'agissait plus de vagues connaissances. Hormis quelques uns, que je connaissais plutôt bien. Si vous le souhaitez je pourrais vous renseigner sur où les trouver. Il nous arrive, une amie et moi, d'aller les visiter parfois. Si vous le désirez, nous pourrions y aller tous les trois. "

Il examina avec minutie l’œil meurtri, puis la cavité à nue. Pensif, sur le cas qui se présentait face à lui.

" Je vois qu'un Iryo-nin vous  à déjà donné quelques soins. Du bon travail. Vous semblez être une Hyûga, non ? La greffe des pupilles blanches est certainement plus délicate que des yeux lambda et n'est pas encore possible à ma connaissance. Mais je vais me pencher sur la question."

" Concernant les lésions de votre autre œil, je peux sans doute faire quelque chose dès à présent. "


Il posa sa main sur l’œil vitrifié, la faisant miroiter de ce halo vert régénérant. Est ce que cela suffirait à lui rendre au moins la faculté de son œil restant ? Les Dōjutsu  étaient quelque chose de rare. Certains mystères les entouraient encore, mais plus pour longtemps. Mais en régénérer les lésions, comme un organe tout à fait normal, semblait de l'ordre du possible.




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Mer 3 Jan 2018 - 20:46
Tandis qu’il l’examinait, aussi désagréable était la manipulation pour la borgne, autant écouter ce qu’il avait à dire lui fut plus plaisant. Alors, elle se concentrait plus sur ses dires que ses gestes, tout simplement. Le dénie était un art qu’elle maîtrisait malheureusement un peu trop bien des années de pratique.

-Merci de l’invitation mon brave. Elle riait un peu pour casser son sérieux d’un cœur plombé. Je serais ravie de vous accompagner à l’occasion pour les rencontrer.

La Huyga n’ajoutait plus un mot en le sentant happé par ce qu’il examinait. Elle savait déjà d’expérience avec sa prédécesseur la minutie que cela demandait. L’irou avait passé des mois sur son cas, chaque jour sans relâche, sans osé s’attaquait à l’œil restant de peur d’empirer le cas, mais son successeur semblait définitivement plus sûr de lui. Très vite elle sentit une chaleur sur son visage, quelque chose d’étrange et le noir éternel se teintait de lumières folles et verdâtre lui tabassant le cerveau avec entrain. La Hyuga se sentit désorienter comme si ses sens se mettaient en alerte devant un nouveau paramètre, ce qui l’obligea à saisir le bras de son interlocuteur pour se sentir incapable de tomber. Elle n’était plus vraiment sûre de tenir droite, une chance qu’elle se soit assise finalement… Pourtant orgueil oblige, la kunoichi se forçait à tenir la conversation et la tête droite, malgré quelques perles de ses sueurs froides dansant sur le coin de son visage…

- Shuuchuu Chiryou est une bonne médecin effectivement, elle a soigné les liaisons de mon œil manquant avec brio. Dans la poche de mes vêtements, que je pourrais éventuellement remettre. Lui fit-elle taquine. Tu trouveras le remède qu’elle m’a prescrit pour contenir la douleur. Quatre pilules par jour. En conseillant d’arrêter l’alcool, mais, c’est mon remède depuis sept ans déjà ou huit, je ne sais plus et le plus efficace !

L’univers semblait mouvoir en tourbillon autour d’elle et cela lui donnait à nouveau la nausée, ce n’était pourtant pas semblable avec les tourments de son foie comme depuis quelques jours pourtant. Son teint palissait, sa sueur accentuait, mais elle se garda de faire tous mouvements comme tétanisée à l’idée d’être à l’origine de l’échec. Jusqu’à la saturation totale du moins, où elle le repoussait sans y mettre aucune force, vu qu’elle ne sentait plus, pour se dérober sur un côté elle régurgitait malgré tous ses efforts. Instinctivement, sa main avait attrapé le rebord de la table à leur côté comme si elle l’avait… vu ? Non, plutôt enregistré dans sa mémoire pendant son balayage radar. La sensation perdura quelques minutes encore, tout comme son œil qui lui donnait l’impression de brûler, ce dernier échappait ses larmes comme pour éteindre son embrasement justement et toujours ces lueurs vertes qui dansaient en folie dans sa tête brouillant tous ses autres sens.

-Désolée. Qu’elle glissait quand même tout en essuyant ses lèvres d’un revers d’une main, son visage du revers de l’autre.

Son œil semblait avoir du mal à rester ouvert et s’apaiser quand sa paupière se fermait, la Hyuga l’aida de sa paume à retrouver de l’obscurité, ce qui semblait l’apaiser. Pourtant son fascié semblait comme s’horrifier quand elle contemplait dans l’ombre d’elle-même ses… propres doigts ? C’était flou et imparfait, mais des colorations comme dans ses souvenirs se faisaient. Elle en fermait certain puis le ouvrait à nouveau malgré l’inconfort que celui produisait, pour être sûre de ne pas l’imaginer. Le tout ne tenait que quelques secondes avant que la patiente ne soit obligée à nouveau de couvrir son œil en se redressant sur sa chaise.

-Ma tête menace d’exploser…

Elle releva la tête pour lui jeter un regard pour la première depuis longtemps. Des lumières dansaient et elle peina à distinguer quoi que ce soit de plus qu’un mélange de couleur en faisant pleurer cet œil trop sollicité, mais !

-Sont-ils noirs ou violets ? Parlait-elle de ses cheveux, deux teintes se battaient dans la lumière, mais le perçant regard lui ne laissait aucun doute, il fut distinct contrairement au reste, peut-être parce que ça faisait longtemps qu’elle voulait en croiser un. On dirait un chat fixant son prochain repas. Sa paupière se refermait, c’était bien trop qu’elle lui avait demandé. Je vois que Kanon savait choisir ses gens. Qu’elle concluait un sourire attristé sur ses coins de lèvres, avant de sortir sa main qui cachait son œil pour l’obliger à se faire à la lumière même à travers la paupière le protégeant.

Au moins elle avait une excuse acceptable pour pleurer sans que ça ne soit trop flagrant. Beaucoup de chose se bousculaient dans sa tête, comme quand elle se demandait si c’était bien réel, ce n’était pas ce à quoi elle s’attendait aujourd’hui.


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Jeu 4 Jan 2018 - 2:36



Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )


La fleur semblait réceptive à l'idée d'accompagner Ruru-chan et Muramasa lors d'une prochaine visite dans les terres où se situait l'antre des Dragons. Enfin, peut être était-ce simple correction. Quoique, elle ne semblait pas sujette à la moindre correction, concernant réserve ou propos modérés. Cette étrange ingénue paraissait d'une franchise éhontée, bien qu'usant de bien belles tournures sémantiques, pour asséner l'assassine phrase déclenchant subtil ouragan. Elle avait employé « mon brave », expression qui signifiait beaucoup. Cela en avait désabusé son interlocuteur, qui ne manqua pas d'afficher un air légèrement outré. La sacripante ! Enfin, pour quelqu'un pouvant se targuer d'être surnommée Shirohime par un Dragon, cela dénotait bien un certain toupet princier. Mais quand même, cela énervait un peu Muramasa, qui n'avait jamais était référé en tant que « mon brave ». Mais lui montrer l'agacement suscité, ne ferait certainement que la complaire à le narguer. Espiègle un jour, espiègle toujours.

Il continuait de prodiguer soin, avec attention, doublée d'une certaine concentration. Les yeux étaient des organes assez sensibles et compliqués à guérir en tant normal pour un Iryou-nin lambda. Concernant Muramasa, cela n'était pas des plus compliqués, une simple promenade de santé. Après tout il avait commencé dès son plus jeune âge à adopter la voie de la médecine, ainsi que de l'Iroujutsu. Son niveau de compétence en ces arcanes était assez incroyable, comparé à de simples charlatans ou même des ninjas médecins déjà expérimentés. Cependant, il était bien plus simple de soigner des lésions fraîches, que des stigmates hérités d'un lointain passé et profondément ancrés depuis jadis. Néanmoins, cela était loin d'être impossible, surtout pour un être aussi divin que la légendaire lame maudite.

Elle pouvait sentir le chakra caresser avec délice son œil, pourtant meurtri, certainement sans once de nervures vives depuis moult temps. Cet halo luminescent qui s'insinuait au plus profond d'elle, la pénétrant avec une douce, mais brûlante, chaleur, qui réveillait chaque once de son être, jusqu'à son âme. De son iris laiteux, jusqu'au bout des ongles. Elle défaillait sous cette sensation fiévreuse, qui l'envahissait avec une sauvagerie frénétique et par jamais ressentie. Son organe, qui ne ressentait que le froid glacial d'une nuit sans lune, se faisait cathartique, que d'être ainsi sollicité. L'aurore disparue et scellée depuis pléthores de sabliers s'étant écoulés d'antan, se déchaînait afin de briser les chaînes la liant et la scellant jusqu'à maintenant, dans les abîmes de ce monde. Elle tentait tant bien que mal de résister, mais cela était peine perdue d'avance. Se sentant défaillir, pour ne pas faillir, elle agrippa comme ancre, le bras de celui qui lui offrait toute son attention. Elle succombait complètement à ce traitement particulièrement intense, qui réveillait de savoureuses sensations, dont elle n'avait encore point goûté le moindre fruit. Son corps tout entier frémissait, de ces pulsions ardentes qui l'emplissait jusqu'à ce que son frèle corps ne puisse en supporter davantage. Mais la bougresse se faisait vaillante, s'accrochant avec malice à la branche de chair et de sang qui lui permettait de demeurer encore relevée, de ne pas sombrer dans des convulsions incontrôlables, jusqu'à s'en évanouir, tant cela était indescriptible. Elle avait une poigne certaine, qui ne manquait pas de faire que le médecin ne sentait plus le sang de son bras circuler. C'était avec silencieuse compassion, qu'il lui accordait ce privilège, cet honneur même. Après tout, elle était bien courageuse, de ne pas laisser échapper de gémissements, voire de hurlements, et se débattre comme une possédée. Il fallait bien le lui reconnaître. Au bout de quelques intenses minutes, semblant durer éternité, mais plus brèves en réalité, la luminescence s'éteignit lentement, disparaissant alors, évanescent.

Cela venait de se terminer, le traitement s'achevait. Muramasa fixa Sanadare dans son œil cyclopéen, si terne et morne, mais pourtant envoûtant. Les lésions n'étaient plus arborées par ce dernier. Même une Pupille Blanche, qui semblait de base, être œil de poisson mort, venait luire d'un étincelant éclat, d'une étincelle irréelle. Il savait que cela pouvait être qu'une récupération partielle pour le moment, après tout, les dōjutsu étaient des organes très particuliers, qu'il n'avait pas eu vraiment occasion d'étudier.

" C'est terminé. Comment vous sentez vous ? "

Elle se plaignait d'un mal de tête, ce qui était assez normal, tant-il avait du solliciter la régénération cellulaire à son paroxysme pour gommer des meurtrissures présentes depuis éternité. Elle vacillait, se perdant en paroles étranges, mais rassurantes. Elle semblait avoir enfin retrouvé la lumière, qui lui avait faussé compagnie il y avait tant d'années. Une lumière si chaude et chaleureuse, que sa présence était primordiale.

" Shuuchuu Chiryou, je n'ai pas eu l'honneur de la rencontrer. Mais certainement une Iryou-nin des plus prometteuses. Je me permets de prendre un échantillon de ces pilules pour les analyser. Je peux sans doute vous concocter une version plus efficace, qui pourra dépasser la nécessité de ne plus boire d'alcool. Enfin, je ne devrais pas, mais une addiction peut s'avérer difficile à refréner, surtout lorsqu'elle s’avère habitude. Cependant, si vous comptez vous enivrer, faites le avec plus de parcimonie, du moins pour votre foie. Je ne serais pas là pour vous le guérir à chaque fois que vous l'aurez mis à mal. "

Il allongea la fleur, en la tenant par les épaules, délicatement. Afin qu'elle se remette de ses émotions. Puis il pris ses vêtement et fouilla dans ceux-ci, extirpant le fameux remède prescrit. Il ouvrit le flacon et en extirpa quelques pilules, qu'il rangea dans un petit étui empli de flacons, qu'il détenait pour ce genre d'occasion. Après tout, il fallait toujours être prêt en cas de nécessité pour récolter quelque chose à analyser. Il referma et remis à sa place la cure, tout en rangeant dans la pochee de sa parure l'écrin personnel.

" Il me semble étrange que personne ne vous ai déjà soigné cet œil. Il est vrai que les érudits en Iroujutsu sont rares. J'imagine que nul ne s'y ait risqué de trop près, vu sa particularité. L'alcool est un facteur à ne pas négliger. Il n'est pas particulièrement bon pour l'organisme ou les traitements médicinaux. Enfin, pour quelqu'un avec mon talent, cela ne change pas grand chose. Bien que le pouvoir latent de votre dōjutsu ne doit pas encore être rétabli, je pense que vous allez retrouver la vue progressivement. "

Muramasa était un mégalomane et un égocentrique. Cela était certain, mais il pouvait s'en pavaner sans honte aucune, car du talent, il en avait plus que quiconque.

" Sanadare, j'aimerais que vous m'aidiez dans mes recherches. Je veux faire avancer la greffe de dōjutsu, tels que les Pupilles Blanches. Vous aurez sans doute, si nous sommes chanceux, un nouvel œil fonctionnel. Après tout, je dois bien essayer de répondre à la requête de feu Dragon, sinon, cela serait bien triste. De plus, vous êtes assez intéressante dans votre genre. Le Dragon ne s'était pas trompé de Princesse. "





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Sam 6 Jan 2018 - 21:35
Le ballet était tenace, le monde tournait avec ou sans elle ? Aucune importance puisqu’elle voyait même trouble et à peine, mais depuis longtemps c’était autre chose que ses souvenirs qui faisaient sens à des images dans sa tête. Il l’aidait à s’allonger et en toute franchise, la borgne, ancienne aveugle ? N’était pas en mesure de se garder droite et fière. Cela lui fit un bien fou de se mettre à l’horizontale et elle passait sa main en frottant doucement sur sa paupière pour apaiser les sensations. Pour une fois que tomber à terre avait quelque chose de plaisant.

-C’est toi le génie médical fais donc… Même si tu te perds un bon sujet pour te faire la main.

Boutade, elle était certaine maintenant qu’il n’en avait pas besoin et le reste de ses mots ne tombaient pas dans l’oreille d’une sourde. Même si elle voulait à la base se contenter de la vue, l’idée soudaine de retrouver son byakugan l’attisait, alors qu’elle voulait renier ce clan depuis des années. Une bien vilaine tentation, mais rien ne disait que cela allait marcher alors au fond, elle ne pouvait que y gagner dans tous les cas… Il abordait dès lors le fond du problème, celui que la Hyuga s’étonnait qu’il n’avait pas conclu par lui-même encore, Chichi-chan l’avait compris tout de suite et accepter les risques… mais voulait des semaines qu’elle ne trouvait plus de traces de cette dernière. Peut-être en mission à l’extérieur ou… Sanadare ne préférait pas y penser.

-Pourquoi ? Fit-elle en se redressant pour s’asseoir. Eh bien, penses-tu que le clan Hyuga te féliciterait de trouver la clé pour greffer leurs yeux ?

Un petit rire cynique lui échappait. Ils seraient contre tous essais naturellement et même elle qui les détestait, pouvait le comprendre. C’était bien dangereux, combien même la greffe était sur l’une des leur, à la base du moins, c’était la porte ouverte au faux porteur du Byakugan assurément. Le docteur aussi pourrait devenir la source d’attention très indésirable, mais elle imaginait qu’il avait toujours un prix pour rentrer dans l’histoire. Un petit instinct lui disait que ce dernier en était capable et c’est peut-être parce qu’elle en persuadait que ça l’inquiétait vraiment pour la première fois. Elle pensait aux répercutions, combien même elle s’en foutait.

-Pour eux, il est déjà assez insultant qu’un de mes yeux se promène dans la nature. Mais ils sont certains que personne n’est capable de l’utiliser. Enfin tu sais qui sont et ce que sont les Hyuga ici à Iwa j’imagine. Tu crois que quelqu’un saint d’esprit voudrait se les mettre à dos.

Mais, du peu qu’elle le connaissait et se fiant au jugement de son adoré feu dragon, la Hyuga se doutait qu’il ne l’était pas. Il suffisait de l’entendre parler et son assurance couplet à son toupet lui rappelant quelqu’un ne pouvait que lui plaire. La Hyuga usait d’une nouvelle tentative pour user de son œil, ce qui lui provoquait à nouveau un tournis l’obligeant à accepter d’être patiente justement son sport favori.

-J’imagine que je te dois bien ça, puis ça m’arrange au final. On se rendrait un service mutuel. Tu acceptes d’être mon savant fou et moi d’être ton cobaye ? Elle lui tendait la main avec un bon pour un accord. Mais je dois t’avertir d’une chose que tu dois me promettre. Son ton et son air sur le visage se faisaient plus sérieux. On tentera quelques soient les risques d’accord ?

La femme ajustait son chapeau de sa main libre. Diminuer l’alcool pouvait aider hein ? Mais elle avait bien des addictions qui pourraient gêner, d’abord, elle devait faire une toile blanche en grattant les épaisseurs de la vieille peinture avant de poser la blanc qui ferait leur base. Et elle se doutait que sa volonté et un jour ne suffirait pas.

-Donne-moi jusqu’au début de l’hiver, le temps que tu fasses des recherches de base ou arrange tes affaires et moi les miennes. J’imagine qu’un organisme plus « saint » serait une meilleure base et crois-moi, ce corps à plus à se purgeait que de l’alcool. Tu en conviendras ?

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
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Dim 7 Jan 2018 - 4:19



Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )



♫♪ ambiance musicale : Pyroxene for the Heart ♪♫



Muramasa se demandait ce que pouvait bien éprouver la petite borgne, qui était sans aucun doute bien loin de s'imaginer en se levant ce matin, de retrouver subitement compagnie de ces chimériques couleurs si appréciables, comparée au monochrome en lequel elle était pieds et poings liés. Il ne la connaissait pas vraiment, mais en examinant ce poupée de blanche porcelaine, cela ne faisait point doute, que ces ténèbres, elle y était plongée depuis longtemps. Perdue, la fleur n'avait point lumière, afin de festoyer. Mais cela avait le mérite, d'avoir légèrement changé. A elle d'en tirer les fruits pouvant revigorer ses espoirs, qui s'étaient vu brisés. Retrouver ce sens était peut être quelque chose de positif à priori, mais cela était vite escompté.

" Vous savez, Sanadare, si la science s’arrêtait pour ne pas froisser certains, elle n'avancerait point. Je ne dis pas qu'ils n'ont pas raison de s'en faire. Mais quelle importance au final ? Vous pouvez imaginer, je pense, que d'être privé de quelque chose se trouvant si proche, puisse être tourment. Il en est du savoir et de la capacité à guérir un maux, concernant les médecins. "

Supplice de Tantale, que d'être privé d'un sens, la Hyûga pouvait certainement comprendre, qu'un médecin ne pouvant soigner un patient, devait aussi être des plus en proie à une certaine damnation.

" Que je me mette à dos les Hyûga ou pas, n'est pas vraiment important. Vous pensez peut être que je convoite une certaine gloire scientifique, alors que si je m’intéresse soudainement au dōjutsu des Pupilles Blanches, ce n'est que pour réaliser le souhait d'un certain Dragon. Vous savez, il y a des recherches bien plus obscures et dangereuses, qui pourraient susciter bien plus de courroux et de mécontentement, ne se limitant point à un clan, mais à contrario, le monde entier. Il y a deux genre de personnes, deux sortes de scientifiques. Ceux qui travaillent pour la gloire et partagent les fruits de leur labeur pour de meilleurs ou de pires lendemains. Puis, il y a ceux qui sont plus égoïstes et aspirent uniquement à accomplir desseins personnels. "

Muramasa, croisa les bras, un brin perplexe. Fixant la demoiselle désarticulée, qui semblait s'en faire le concernant. Mais il était plus malin qu’elle ne le supposait. Il savait très bien les tenants et aboutissants de ce qui se tramait. Ne souhaitait-elle pas récupérer ce qu'on lui avait arraché sans pitié aucune ? Utiliser les autres, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus utiles et s'en débarrasser sans sourciller, était dans la nature humaine. Pourquoi cette petite espiègle semblait inconditionnellement ne pas en profiter ? Au moins, le médecin devait reconnaître que cette dernière était de plus en plus inintéressante dans ses propos. La disséquer pour observer les rouages de son essence primordiale, était une tentation qui s’immisçait de plus en plus. Décidément, le Dragon avait choisit une bien intéressante princesse.

" Vous êtes une Hyûga, le Dragon vous considérait Princesse... Ne souhaitez vous pas être reine ? Renaître de vos cendres tel le phoenix, afin de montrer à ce clan, que même si vous aviez perdu les blanches regalia vous liant à celui-ci, vous les avez retrouvé et êtes ainsi, bien plus forte qu'ils ne pensaient. Que c'est vous et vous seule, qui devriez diriger. Enfin, je pense que le Dragon ne voulait pas seulement que vous pansiez vos plaies pour retrouver uniquement ce sens vous faisant défaut, mais pour bien plus. "

Elle proposait un accord, à condition que quels que soit les risques, ils essayerait d'accomplir miracle. Muramasa, plissa légèrement ses paupières, accentuant un regard empli d'un sourire malicieux.

" J'ai une requête moi aussi. "

Après tout, ne pas négocier et laisser à l'autre partie la totalité des termes d'un accord, ne pouvait être. Muramasa avait beau être talentueux, les Pupilles Blanches étaient un mystère épais. N'étant pas homme à se laisser aller à jouer au jeu du destin incertain, s'assurer de la réussite totale concernant les recherches et la greffe, devaient être.

" Effectivement, il serait préférable de commencer les recherches un peu plus tard. Vous êtes enceinte après tout. Cependant, j'ai besoin de prélever quelques échantillons de votre âme, rien de bien méchant. Histoire de commencer quelques analyses plus en détail, le temps que vous soyez prête. Concernant la requête, je pense à un autre médecin qui pourrait sans aucun doute nous aider dans tout cela. Je souhaiterais qu'elle participe à ces recherches et à cette greffe. Cependant, je ne sais pas si elle acceptera. Qu'en pensez vous ? "

Il patienta face à cette main tendue vers lui, attendant la réponse de la demoiselle. Envisagerait-elle d'accepter la proposition ?




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Dim 7 Jan 2018 - 5:04
Ses mots vaguaient dans la pièce, ils étaient comme une mélodie de lyre jouant la synchronisation des couleurs lumineuses et encore indomptable, comme le rêve qui lui faisait convoiter. La Hyuga écoutait son assurance dans la voix, considérant la teneur de ses phrases, elle s’en serait voulu d’avoir abusé un ami du dragon et puis au final… Elle se rendait compte que ce n’était pas son genre de toute façon de profiter d’un tiers à ses dépens. Restait-il des notions d’honneur d’antan à cette enfant ?

Bien des choses se remettaient en question, encore et encore, mais elle était au moins certaine d’une chose, jamais elle ne déviait de ses chemins une fois choisis et aujourd’hui comme les jours d’avant, elle en avait choisi plusieurs. Et lui qu’en était-il ?

-Quel genre d’homme êtes-vous donc Muramasa ?
Au fond la question était inutile, elle connaissait déjà la réponse. Mais de princesse, je n’en ai le titre que dans un conte illusoire loin de cette réalité.

Alors.. .Reine de quoi ? Déchéance ? Elle ouvrait son œil pour contempler sa main dans un nouvel essai qui ne lui offrait aucune variante, est-ce que ça pouvait réellement bouleverser sa vie. A chaque fois qu’il évoquait, cela faisait comme mouche dans son esprit, comme si le mot était une clé de cadenas ouvrant des portes de sa conscience. N’avait-elle pas déjà joué le phénix une première fois ? Mais elle était revenue d’entre les morts imparfaite, un détail que l’homme de sa rencontre fortuite pouvait corriger. Et vu qu’il ne semblait pas frileux des conséquences, ni tout à fait conformiste, la femme lui trouvait dans le fond, qu’importe le peu de temps passé ensemble, ce brin fou et détachait qui faisait souvent défaut à son goût. C’était comme si elle savait d’instinct ce qu’elle pouvait se permettre ou non. Une créature au moins aussi tordue qu’elle l‘était, mais dans un genre différent.

-Bien plus comme quoi au juste ?
Fit-elle curieuse quand alors il posait lui aussi ses conditions.

Tout d’abord il décrochait un air enjoué face à la ténacité qu’elle respectait, un qui se transformait en dégoût, quand il lui rappelait le détail dérangeant la rendant folle depuis des mois maintenant. Un sourire en coin, un espiègle associé à un air qui n’annonçait rien de bon. Le Dragon aurait sur y reconnaitre les prémisses de sa folie et les actes irréparables dont elle était capable dans ces moments-là. Sa tête se hochait machinalement, dans ses mains, de ses poches, elle avait sorti une lame aiguisée.

-Bien, tu as raison sur bien des points, j’accepte tes conditions, mais non pas sans t’éprouver une fois de plus.

D’un geste vif, princesse de toutes folies surtout, elle tranchait d’un geste vif et net le bas de son ventre en une plaie profonde, mais pas trop, juste ce qui fallait pour que se mêlent sang et liquide enfantin, venant précipiter les choses. Elle était une bonne senso après tout, même aveugle, capable de voir bien plus loin et en profondeur les choses qu’à défaut, elle pouvait parfaitement sentir ou ressentir, voilà pourquoi ça la rendait particulièrement folle.

-Réglons ce fâcheux détail là pour commencer. Elle avait serré les dents en le disant, posant sa lame souillée sur un côté, qu’elle relâchait pour tenir par réflexe plus qu’autre chose sa plaie. Sa survie m’importe peu, débarrassons nous de ça pour accélérer les choses.

Une idée qui lui trottait depuis longtemps, mais la chose était tenace, ayant résisté aux méthodes traditionnelles et à la base, la Hyuga qui voulait s’en débarrasser, s’arranger pour que personne n’apprenne son existence. La raison pour laquelle elle refusait de consulter un médecin depuis tout ce temps. Mais puisqu’il avait ouvert le sujet, autant le lui faire assumer et elle ne doutait pas un instant qu’il la sauverait elle, précieux spécimen ayant su susciter son intérêt.

C’était tout ce qui compté.

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Mar 9 Jan 2018 - 2:58


Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )



♫♪ ambiance musicale : Psycho ♪♫


Princesse et Dragon, demeuraient images des féeries narrées dans ces écrits si folkloriques et féeriques. Bien sûr que tout cela se voulait romancé, voire imagé, néanmoins ces fantasmagories étaient peut être nécessaires fantaisies inspirant imagination des mortels, permettant des accomplissement insoupçonnés, qu'ils s'avèrent bon ou mauvais.

Si elle n'était point princesse déchue de son clan aux yeux ternes et mornes, alors, qui l'était ?

Bien plus ? Elle en demandait justification, pourtant cela était simple. Une princesse sans régalia, n'avait en effet que titre honorifique

" Ais-je vraiment besoin de vous donner exemple concret ? "

Un peu dubitatif de cette question, dont elle connaissait déjà la réponse. Peut-être étais-ce pour se rassurer, qu'elle demandait cette précision l'air faussement -ou pas- candide ingénue. Cependant, il prit tout de même la peine de lui répondre, alors qu'il demeurait incertain sur la réelle moelle de la vérité.

" Par exemple, trouver raison d'être. J'ai vécu tant d'années sans, que dernièrement trouver enfin celle-ci, m'a donner de tous nouveaux horizons. Je l'ai trouvée, il faut donc que vous la trouviez aussi. Et pour cela... "

Il n'eut point le temps de préciser ce qui prendrait certainement forme d'une métaphore, telles chimères de ces contes, que l'espiègle semblait ne point apprécier. Soudain, la fleur sortit une lame acérée, puis se planta elle-même sans crier gare, avec une frénésie rappelant les légendes de l'ancien temps. Cependant, il y avait un problème. Ces si mystiques Yandere n'étaient pas censée se planter elle même...

Apparemment, le discours que lui avait tenu Muramasa n'était pas à son goût, pour qu'elle en vienne à pareil réaction. Mais en réalité, il s'agissait juste d'un caprice de sa part. Souhaitait-elle voir jusqu'où elle pourrait aller, jusqu'à quel point Muramasa garderait son calme.

Il la fixait avec un air dubitatif. Soit elle était un peu joueuse, soit elle était complètement frappadingue. Peut être un peu des deux, à en croire ces réactions pour le moins légèrement décalées. Au moins une chose était sûre, lorsque la Blanche fleur était dans les parages, l’ennui s'enfuyait de lui même, avec vélocité.

" Yare yare daze... Sanadare-san, il suffisait de demander... "

Elle s'étripait elle même frénétiquement, à grand coup de lame venant s'enfoncer dans sa chair. Cascade écarlate jaillissant soudainement, venant choir sa teinte avec frénésie aux quatre coin du décor. La scène semblait alors hantée par la démence même. Pourtant le médecin semblait des plus stoïques, quoique, légèrement agacé tout de même de devoir réparer les bêtises de la renarde.

Il écrasa nonchalamment la cigarette -qui semblait perdurer plus longtemps que de raison-, avant de se racler légèrement la gorge et de s'avancer vers la possédée qui continuait de s'éviscérer elle même en laissant transparaître toute la folie qui l'animait.

" Vous méritez vraiment la fessée. Bon, puisque nous en sommes là. "

Il sortit lui même une lame, puis trancha verticalement avec une fluidité déconcertante, le ventre de la demoiselle. Ce dernier laissa éclore quelques perles sanguine, avant de soudainement s'ouvrir dans une éclosion au carmin fleurissant à outrance. Il plongea alors sa main dans les entrailles de la fleur, qui vacillait alors, puis en extirpa la vie.

" Félicitations, vous avez une petite fille. "

Puis, tombant dans les méandres obscurs, lumières disparurent, laissant place à la nuit sans étoile, d'un songe profond.



✗✗✗


♫♪ ambiance musicale : Circle of Life ♪♫


Reprenant peut à peu conscience, la jeune mère pouvait entendre des cris stridents à ses oreilles. Un bébé tout joufflu était posé près d'elle, enveloppé dans une blouse aux parures ensanglantées. Le ventre qui s'était vu sauvagement mutilé, était intact, comme si rien ne s'était passé. Pourtant le sang maculé la scène et les acteurs de ce théâtre miraculeux.

Muramasa fixait l'espiègle, fumant une nouvelle cigarette, comme si cet accouchement avait été des plus normal. Elle était la pire, mais au moins, peut-être aurait elle la décence de lui donner un nom.

" Son nom ? "





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Mar 9 Jan 2018 - 4:27
A vrai dire, l’adrénaline, la pulsion et surtout la douleur, beaucoup de choses s’étaient bousculés aux portes de la Hyuga, ce qui avait eu pour don de l’écraser farouchement, mais ne l’avait-elle pas cherché ? Un bruit désagréable l’avait sortie de sa torpeur régénératrice, elle ouvrait son œil douloureux, qui la torturait en guise de punition à ses actes peut-être, elle avait presque oublié… Qui aurait cru après tout ce temps à espérer la vue. La Kunoichi se redressait en sentant un infime poids sur son torse, bruyant et dérangeant. L’envie de la pousser sur un côté la traversait, cette « petite fille » comme il l’avait informé, mais à la place elle la fit taire de la plus simple solution qui soit. Même une idiote comme elle savait ça.

L’arrêt du vacarme fit un bien fou…

-Tu aurais pu l’anesthésier qu’on ait la paix. On ne s'entend plus penser...

Et à cette instant, elle se demandait ce qu’il avait dans la tête pour lui mettre entre les bras, alors qu’elle avait voulu l’éliminer, son cœur balançait entre soulagement et déception. La Kunoichi se laissait-elle corrompre… Hors de question. Elle levait la tête vers le preux docteur, génie de son temps en glissant une main sur son ventre intact, elle n’avait même plus mal. Il était une créature étrange à sa façon. Inquiétant, mais… mais !

-Avant répond à ma question. Si je te disais de lui voler ses yeux, tu le ferais ?

La concernée se mouvait, aussi grande qu’une main avec en cause sa naissance largement prématurée. Ça relevait du miracle qu’elle vive ou tout simplement de lui. Sana’ se rendait compte que son sauveur, avait en contrepartie mis un malus sur sa balance. Puis elle se forçait malgré tout à regarder l’enfant. Quelles étaient ses chances de survie maintenant ? Infimes ou nulles ? Elle lui posait la question.

-Tu penses qu’elle va survivre aussi prématurée ? La Hyuga ricanait. Je lui accorde une ténacité incroyable, mais… Elle fixa de sa pupille blanche teintée du rouge de l’effort l’homme. Tu es le genre d’homme qui défend la vie pas vrai ?

La femme ôtait son doigt de la bouche de la petite fille qui tétait ça avec désespoir, elle se remettait à pleurer.

-Si ça la sauvait, tu le ferais pas vrai ? Regarde la si faible, elle va survivre tu crois ...? N'a-elle pas besoin de sa mère pour augmenter ses chances on dirait bien que si... La renarde lui offrait un sein qui la fit taire dans son engouement pour lui. Si tu échanges ses yeux pour des plus normaux, nous en auront deux d’avance pour les essaies, bien que ça ne voudra jamais le mien que je compte bien récupérer un jour. Ceci dit…

Son sourire s’étirait dans un coin, dévoilant son air le plus malicieux. Une renarde après tout…

-Pourquoi te contenter de rendre le Byakugan quand tu pourras avancer ta science jusqu’à le donner…

Elle caressait la tête de la petite fille qui s’assoupissait naturellement sous le réconfort d’une mère tout sauf avenante…

-Sa vie sera plus simple pour elle crois-moi. Loin de toute convoitise, loin du vilain passé encrassé. Tu pourrais lui offrir une vie saine et à toi plus de science. Les amis peuvent avoir des petits secrets qui n’appartiennent qu’à eux. Si tu connais Kanon, tu sais ça aussi non. A part nous personne ne connait son existence et personne ne la connaîtra jamais, pas vrai ? Son air se faisait convaincu.

Maître renarde sur sa place alléchée, lui offrait un bien beau langage, sans vanter son ramage, mais plutôt en se jouant de ses ombrages tapis. Un homme de science… Jusqu’où ?

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Mar 9 Jan 2018 - 5:53


Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )



♫♪ ambiance musicale : Circle of Life ♪♫


L'ingénue était-elle insensible, son cœur était-il de glace ? A en croire les paroles qu'elles pronnait, cela semblait être le cas. Cependant, bien que dédaigneuse, n'était ce pas en réalité son cœur qui pleurait ? Elle souhaitait épargner à son sang, un tragique destin peut être. Elle devait se penser incpable de s'occuper d'un enfant, elle si volubile et emprégée de tourments.

Muramasa écoutait ce qu'elle lui demandait, avec un sérieux exemplaire. Elle lui posait des questions d'une importance certaine, des questions remettant en cause l'éthique.

" Si je vous disais que vous pensez trop ? "

Il croisa les bras, regard intensifié et des plus appliqués.

" Lui voler ses yeux ? Me prenez vous pour un saltimbanque ? "

Légérement insulté par cette question, le medecin était un scientifique, certes, mais pas n'importe quel manant devant user de vice, pour atteindre le talent nécessaire pour faire avancer la recherche. Elle évoquait la survie de la prénaturée, l'occasion qui s'offrait de réccuperer deux Byakugan tout frais et fonctionnels. Tout cela était tentant, il fallait l'avouer.

Elle était une renarde ne reculant devant rien, à en voir ce sourire si emplie de vice teinté de malice qu'elle arborait. Ses désirs la consumaient entièrement jusqu'à catharsis des plus macabre. Clamant ses envies, aspirant enfin à des desseins, alors qu'auparavant, elle errait sans raison d'être.

" Et bien, Sanadare, voilà que je ressent que vous avez peut être les prémisses d'une raison d'être. Pour vous répondre, elle survivra. Il n'est pas nécessaire de lui voler ses yeux pour les étudier, vous sous-estimez mes compétences. Il est vrai que deux Pupilles Blanches en parfait état et fonctionnelles va nous permettre d'avancer bien plus rapidement que si nous n'avions que votre œil à étudier. "

Inspirant poison, puis expirant volute des plus brumeuses, il plongea son regard dans la cyclopéenne.

" Homme qui défend la vie ? Etes vous une femme la défendant ? Les nuances peuvent s’avérer subtiles. Vous semblez vouloir que votre enfant vive une vie des plus paisibles. Loin de ces tourments et de ces histoires de clans ou de Pupilles Blanches. Je ne sais pas si vous essayez de vous jouer de moi ou pas, quoique j'ai ma petite idée sur la question. "

Il n'était pas homme a accorder des faveurs aussi facilement. Elle essayait de ternir ou de dérober l'âme de Muramasa, mais cela faisait déjà tant d'années qu'il prenait celles des autres, qu'il voyait clair dans son jeu de perfide renarde des plus malinoise.

" Vous oubliez peut-être, que vous aurez beau cacher la vérité, cette dernière finie toujours par éclater au grand jour. Lorsque votre fille saura la vérité vous concernant, qu'elle saura que vous lui avez volé cette lumière, ou plutôt regalia, vous liant mutuellement. Que croyez vous qu'il se passera ? Elle viendra peut être vous tuer, qui sait ? "

En voilà une histoire qui lui rappelait la sienne, que cela en était troublant. Une mélancolie vint le bercer, malgré le sourire qu'il arbora en émettant cette supposition.





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Mar 9 Jan 2018 - 20:58

(Juste cadeau pour toi xD )

La Hyuga secouait la tête, un petit air amusé, malgré le ton de fond plutôt grave de la conversation. Elle forçait son regard une fois de plus et la larme qui coulait n’avait rien avoir avec de l’émotion, mais plus un surplus d’activité pour le globe oculaire irrité. Aucun doute qu’il ferait la différence. Elle s’accrochait à la vérité, sa vérité avec une franchise perturbante.

-Je crois mon cher que vous fourvoyez ou tout simplement que nous ne comprenons pas encore. Parce que ne nous connaissons pas assez. Quelque de remédiable ma foi.

Pourtant, elle caressait la tête de l’enfant avec douceur, malgré le sort peu enviable qu’elle lui savait réserver. Sana’ n’était pas le genre de créature à attacher à ses pieds pareil boulet pour toute une vie. Son désir maternel ne s’était jamais éveillé ou elle avait tué à la racine en se rappelant la traitrise de la sienne. La famille était parfois un poison dont on était chanceux de se retrouver séparé, surtout dans son cas à elle, corrompue et corrosive, d’un égoïsme extrême. Une mère chaotique ne pouvait apporter que le chaos, car c’était tout ce qui l’intéresser.

-Je vous propose de les « ôter » correctement…. Son sourire se fit carnassier, en désaccord avec ses mouvements las et doux pour tenir tranquille sa prise. Crois-tu vraiment que j’aurais attendu si longtemps pour m’en débarrasser ? Pour une senso comme moi un parasite de ce genre en soi c’est…

Elle n’avait pas besoin de finir sa phrase, le dédain était palpable sur son visage et ce serpent-là était loin d’être le genre de feu qu’on pouvait attendrir ou éteindre en quelque vers choisis. Un poison corrosif, même envers elle-même. Encore que ce n’était pas tout à fait vrai, le Dragon savait le faire, parce qu’il lui avait prouvé d’avance ou qu’elle savait instinctivement qu’elle ne pouvait ou plutôt ne voulait pas lutter contre ses quatre volontés. Kiri l’avait emporté ou plutôt la sabreuse et son œil dans la nature lui demandait trop de temps, ce dernier creusait un fossé déjà trop grand.

-Mes buts sont fixes depuis longtemps, mais les aléas les parsèment de quêtes secondaires parfois plus prioritaires… Son sourcil se fronçait. Je ne sous-estime pas le talent de l’homme en face de moi, sinon, pourquoi lui confirais-je mes desseins ? Je ne suis qu’une femme qui défend sa vie, mais nous le savons tous deux.

La mère fixait l’enfant, avec au final un compromis à son sort de base, elle pouvait la confier à son père, cet imbécile en serait très vite entiché, bizarrement, elle n’avait aucun doute là-dessus.

-Est-ce que quand Kanon a parlé de moi, il a précisé que je voulais éliminer les Hyuga ? Lui qui lui avait rendu sa motivation d'avancer. Qu’est-ce que ses yeux font d’elle ?

Un rictus en coin des lippes, la femme se relevait en la gardant dans ses bras. Elle avançait jusqu'à lui, avec pour la première fois la vraie conscience de sa taille la mettant haut perché. Sa lumière blanche s’exposa envers une plus dorée, la fumée qui dansait entre eux était à l’image de leur sérénité digne de leur folie au final.

-Peut-être qu’il faudra bien qu’un jour quelqu’un le fasse. Décidé de me tuer plutôt que croire pouvoir me sauver. Vous le feriez ? Elle se rapprochait encore. Si ça lui donne un but, grand bien lui en fasse, cela sera une kunoichi aguerrie le jour où toi ou un autre lui grefferez mes yeux ou les siens. Le cycle de la vie. Lui murmurait-elle dans ses mouvements graciles dont elle avait le secret. Elle perdra ses yeux ou la vie de toute façon, avec ou sans toi. La question est maintenant de savoir si elle restera aveugle et aveuglée dans ses ténèbres avec une lumière trop en retard pour l’illuminer à nouveau ou… Si elle sera fourvoyée à jamais, mais possiblement à l'abri... heureuse? Elle lui dérobait encore le bâton fumant pour le humer à son tour et faire danser la fumée entre eux, elle lui dit qu’elle aimait cette dernière que si elle était partagée… Et maintenant docteur que préconisez-vous ? Une fessée ?

Espiègle et malicieux, fascié comme sourire, comme la créature elle-même.

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
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Mer 10 Jan 2018 - 7:33


Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )



♫♪ ambiance musicale : Circle of Life ♪♫



Muramasa écouta attentivement la réponse de l'espiègle intéressée. Ses noirs desseins pouvaient faire frémir, mais au fond, si tels étaient ses désirs, cela la regardait. Il ne comptait pas la juger, au contraire. Lui même avait une histoire compliquée, qui le poussait vers de sombres motivations aux teintes des plus personnelles, à l’égard de certains.

Il la regardait avec sérieux, mais gardant une implexe sur ses positions. Ayant pour habitude de faire les choses à sa f acon, sans tenir compte des avis des autres, la Hyûga semblait vouloir corrompre sa vision des choses. Il lui avait dit qu'il l'aiderait concernant son Byakugan, mais n'avait pas précisé qu'il le ferait à sa manière, non à n'importe quel prix.

Elle revenait à la charge, lui dérobant à nouveau l'encensoir dont il appréciait la saveur. Décidément, une vrai renarde, autant dans ses propose, que dans ses graciles mouvances.

Elle voulait une réponse, elle l'aurait, bien que cette dernière n'allait certainement pas lui plaire. Le médecin croisa les bras une nouvelle fois, penchant légèrement la tête sur le coté, revêtant le perplexe dans ses traits.

" Sanadare, vos désirs vous regardent, que ce soit votre volonté d'arracher les yeux de cette innocente enfant ou encore de décimer le clan Hyûga, tout cela est votre libre arbitre. Je vous ai dis que je vous aiderais concernant vos yeux, mais je n'ai pas précisé que ce serait bien sûr à ma façon, rien d'autre. Il ne m'a pas précisé en détails vos motivations, d'ailleurs elles m'importent peu et je ne compte pas m'immiscer dans vos projets. Cependant, vous ête si hâtive que vous perdez toute notion de raison. Pensez vous pouvoir greffer des yeux d'un nourrisson prématuré à un adulte ? De plus, lorsque vous étiez inconsciente, j'ai examiné plus en détail ses yeux. Il semble qu'ils demandent une certaine maturité et du temps avant que le Byakugan ne s'éveille chez les détenteurs de Pupilles Blanches. Et vous pensez qu'il est si simple de greffer des yeux ? Même des yeux normaux sont difficiles à greffer et il faut tenir compte de plusieurs facteurs, sinon un mécanisme de rejet peut survenir. Sanadare, vous êtes bien trop inconsidérée dans vos propos, prenez le temps d'y réfléchir plus posément. "

Muramasa aurait beau essayer de la raisonner, il savait que c'était certainement cause perdue d'avance. Il soupira, puis continua de lui expliquer la chose qu'elle ne semblait pas comprendre.

" Ce que ses yeux font d'elle ? Que ce soit avec ou sans ses yeux, elle demeurera la même personne. Elle sera toujours votre fille, elle sera toujours votre sang. Et en même temps, pensez vous que détruire le clan Hyûga, ne signifie pas tuer tous ceux portant ce sang en eux ? Qu'ils possèdent ou non le Dōjutsu de ce clan. Être qui on est, ne s'incarne pas simplement en un seul attribut, que ce soit les yeux ou leur absence. Et pourquoi vous tuerais je ? Pensez vous que c'est en vous aidant concernant vos yeux, que je vous sauverais ? Vous oubliez le fait, que au final, il ne faut compter que sur soit, il faut arriver à se sauver soi-même, sans compter sur une aide extérieure. "

Muramasa avait beau lui dire que ce qu'elle souhaitait faire ne coïncidait pas avec sa vision des choses ou ne présentait de sens, car impossible avec un spécimen si fébrile et non mature. Peut être entendrait-elle raison, qui sait. Il lui présenta cependant une alternative.

" Je peux vous proposer un compromis. Confiez la moi quelque jours où je veillerais à assurer qu'elle ne meure pas à cause de la prématurité liée à votre acte inconsidéré de provoquer bien trop tôt l'accouchement."

" J'étudierais en parallèle ses yeux, ce qui permettra d'avancer significativement la recherche afin de vous greffer un nouvel oeil, même s'ils sont encore au stade endormis. Si vous souhaitez réellement que cette enfant vive une vie à labris, je pourrais mettre au point un procédé afin que ces derniers paraissent tout à fait normaux et ne s'éveillent pas. C'est tout ce que je peux vous proposer, libre à vous d'accepter ou de refuser. Si cela ne vous convient pas, je m'en vais. Vous êtes libre de choisir le destin de cette enfant, vous êtes sa génitrice après tout. Cependant, si vous continuez être capricieuse, vous mutiler vous même ou cet enfant, ce n'est pas une fessée que vous gagnerez, mais mes adieux. "

Muramasa n'allait plus réparer les bêtises que Sanadare pourrait provoquer. Après tout, il n'était pas là pour assouvir le moindre de ses caprices. Il lui avait proposé son aide, rien de plus. Libre à elle de l'accepter ou pas.




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Jeu 11 Jan 2018 - 21:04
L’homme savait donner beaucoup de sens à ses propos et exposer ses idées avec bonne intelligence, qu’importe la mauvaise foi de la Hyuga, elle n’aurait été qu’une idiote bornée de s’entêter dans sa voie. Quand on est à court d’arguments, on est dans le tort ? Pas forcément, mais à quoi bon s’ancrer dans une idée quand on devient incapable de la défendre. Si la créature était tenace, elle avait aussi appris que reculer parfois permettait de mieux avancer et c’était exactement ce qu’il lui fallait actuellement, de la distance sur tout cela. Après tout, elle pouvait toujours se convaincre et se consoler d’un faux taux de folie hormonale... Femme de mauvaise foi. Un soupir amusé lui échappait et elle clôturait la lutte en même temps que son œil qui avait besoin de sa relâche.

-Je sais déjà ça, que cela soit de ne compter que sur soit, ce que j’ai toujours fait, ou le temps que prennent ses yeux là à venir. J’avais presque huit ans quand les miens se sont éveillés. Pardonne ma bêtise de généraliser, mais je suis entourée d’idiots avec tous le même objectif de sauveur de la princesse ces derniers temps, c’est embêtant.

Embêtant qu’elle disait, si elle aurait pu se débarrasser de Taishi, Moira ou encore Akimoto, elle l’aurait fait depuis longtemps, à la place, elle était encore à les subir. La fumée qu’elle tirait reprenait ses droits de dragon furieux, mais la mère semblait avoir un tout autre ressentiment à ce moment-là en guettant d’un bout de regard sa progéniture. Elle était bien hypocrite, surtout envers elle-même, mais qu’importe, c’était mieux que regretté ou peut-être était-ce ce choix qu’elle regretterait justement. Mais l’échange avait défini des limites dans la moralité de l’homme ou juste les traits d’un trop grand caractère pour être abusé ? Le serpent avait trouvé un nouveau pommier où onduler faut croire. La Hyuga restait perplexe et intriguée à son sujet, ce qui la rendait coopérative pour le moment, comme il en avait été fut un temps avec Kanon… Mais ce genre de spécimen ne le restait jamais longtemps. Et le dragon le savait bien.

-Tu dis vrai sur bien des choses, mais si un attribut manquant arrive à me suffire a oublié son existence, ce n’est pas si cher payé comme fourvoiement non ?

La gamine était endormie quand elle lui portait dans ses bras pour libérer les siens, au fur et à mesure qu’il proposait son alternative, qui était au final un bon compromis pour tout le monde. Petite fille chanceuse dans son malheur finalement et même si la borgne ne disait rien, au fond elle était reconnaissante envers le « sauveur » de sa progéniture…

-Faisons donc ainsi. Ça m’arrange. Tu me préviendras quand tu voudras t’en débarrasser, je m’en occuperais, d’ici là à ta guise, puisque si je comprends bien, tu es le maître du jeu. Elle lui pinçait une joue en le narguant de l’autre avec la maudite étreinte du tabac bientôt fini, elle lui replaçait son col tout en consumant son bâton à sa place, encore une fois irrécupérable joueuse. Tu t’en permets beaucoup Docteur. Et elle alors ? Je crois que je t’aime bien. Son sourire réapparu. C’est acceptable ma foi quand on sait ce que l’on vaut en poids sur la balance. Ne dis à personne qu’il s’agit de ma fille, on peut au moins s’entendre sur cela non ?

Sana’ n’était pas le genre de personne qui aimait s’expliquer ou se justifier et il était certain qu’elle ne s’en sortirait pas à bon côté avec les princiers tout sauf charmants. Aucun autre regard s’offrait pour l’un ou l’autre, en excuse pour son égo le mal de son œil encore frais, en fond de son néant intérieur la facilité. Moins elle l’aurait dans les pattes mieux ça serait, cela lui permettait de s’occuper de ses affaires en parallèle en plus. Même absent Kanon écrivait encore la signalisation de sa route, la pensée la consolait en un sens.

-Tu as d’autres directives à exposer, ou cette fois, nous sommes sur la même voie ?


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Ven 12 Jan 2018 - 19:13


Pâté de Foie


Featuring : Hyûga Sanadare

« Ce fut mon péché, et cela... c'est ma punition. »
( Vincent Valentine )



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La Blanche Princesse était une bien singulière personne. Muramasa s'en rendait compte au fil de leur discussion. Au début, il la pensait espiègle, mais la réalité était plus abyssale. Il s'agissait d'une renarde, une vrai. Cela était palpable de plus en plus, après s'être mutilée pour accoucher ou encore avoir exposé son plan machiavélique consistant à arracher les yeux d'une pauvre enfant, de surcroît son propre sang. Cependant, Muramasa avait du mal à bien la cerner. Elle semblait folle à lier, cependant, elle pouvait faire montre d'une certaine logique dans ses propos. Est ce qu'il aurait mutilé une jeune pouce pour faire avancer la science ? Certes, la science imposait parfois des actes macabres, néanmoins dépasser certaines limites marquait la ligne entre génie et scientifique fou, bien que la nuance était subtile.

" Parfois, c'est peut être la princesse qui sauve les idiots, mais je comprends ce que vous voulez dire. "

Le Dragon ne lui en avait fait montre, mais cette soirée où tous deux partagèrent alcool, la Hyûga l'avait sauvé de cette mélancolie qui le prenait peut à peu depuis quelques temps. Il avait essayé de lui rendre la pareille, mais n'y parvint pas au final. Elle était encore plus déglinguée et autodestructrice qu'auparavant. Un véritable danger prêt à exploser à n'importe quel moment.

Elle acceptait le compromis, transvasant de ses bras l'endormie, dans ceux du médecin.

" Qui sait ? Parfois le prix d'un fourvoiement peut paraître aux premiers abords peu cher payé, mais peut se révéler plus tard bien trop élevé. "

Il regarda le bébé qui était paisiblement endormi. Il n'avait pas du tout l'habitude de ce genre de responsabilité, mais ça ne devait pas être bien compliqué. Du moins, il avait le tort d'y croire. Depuis peu, il n'aurait pas dit non à avoir des enfants d'une certaine personne, véritable apsara l'ayant envoûté. Donc, faire du mal à une gamine sans défense  ? Il ne pouvait pas et de plus cela n'aurait aucunement servit la science. Même si cela fusse été le cas, il y avait toujours des alternatives pour obtenir ces connaissances. Même si cela prenait légèrement plus de temps et nécessitait un peu de travail supplémentaire, cela était toujours plus avisé.

Elle venait lui pincer la joue, en le narguant légèrement. Ce qui marquait le retour de ce coté espiègle, bien plus appréciable que la noirceur qui l'avait possédée tantôt. Il grimaça, soupirant alors.

" Beaucoup est un bien grand mot. "

" En tant que médecin, respecter les règles élémentaires vont de soit. Après tout, si tel n'était pas le cas, nous ne serions que de vulgaires charlatans. Et personne n'aime avoir recours à ce genre d'énergumènes. Encore heureux. "

À demi-mots, il lui avouait qu'en tant que professionnel, il était évident qu'il se allait de respecter la confidentialité les liant. Si elle souhaitait que personne ne soit au courant, cela ne lui coûtait rien de respecter sa volonté.

Les charlatans étaient devenus légions. Bien que traqués et exterminés par les véritables Iryo-nin, défenseurs des principes du Shangri-la de la médecine, cette gangrène étendait toujours ses griffes ! Volant le travail de ces justiciers du scalpel, tels de vils chenapans. Mais tôt ou tard, le courroux vengeur allait déferler et occire ces manants, ne méritant que trépas dans d'infinies souffrances aux délices des plus écarlates.

Avant de se quitter, la Hyûga demanda si d'autres choses se devraient d'être. Murama la fixa un instant silencieux, puis lui répondit.

" Nous sommes sur la même voie. Cela va de soi qu'éviter d'ébruiter notre accord est fondamental concernant l'enfant, si vous désirez vraiment qu'elle soit à l’abri, tout comme les recherches concernant la possibilité d'une greffe. Vous n'avez pas de soucis à vous faire me concernant. Je ne sais pas comment vous contacter. Enfin, vous semblez travailler ici, donc cela ne devrais pas être trop difficile de vous retrouver. "

" Pour rester discret je vous ferais parvenir une missive avec un rendez-vous pour vous remettre votre enfant. Sur ce. "

Tout avait été dit. Muramasa la regarda quelques instants, voir si cette dernière avait quelque chose à lui répondre.




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Sam 13 Jan 2018 - 7:09
Si seulement, si seulement il pouvait dire vrai. La princesse lui offrait un sourire contraint, fut un temps oû elle avait voulu sauver des idiots oui, mais tout ce qu’elle savait faire au final, c’était les accompagné à leur perte. Peut-être était-elle une sorte de malédiction depuis qu’elle avait défié le dieu de la mort mainte fois, envers et contre tout. Parce qu’elle se jouait de lui et riait de la vie précieuse qu’on lui avait accordé et dont, elle n’avait que peu de considération en réalité. Ni pour la sienne, ni pour celles des autres, bien que son monde vacillait encore, peu à peu les ténèbres avaient fait leur œuvres, ancrer leurs racines. Il fallait bien plus qu’un homme pour revenir en arrière et le dragon capable du prodige n’était plus…

-Aimez-vous le thé Muramasa ? Lui fit-elle d’un ton plus las, d’une voix plus douce le vouvoyant à nouveau.

Parfois on aurait juré qu’elles étaient plusieurs dans une seule enveloppe, mais il n’en était, bien l’âme et sa conscience faisait bande à part. Comme ses désirs et sa rancœur. Le bon sens et la douce folie. Cette créature-là était faite d’oppositions se confrontant, chacune progressant au fil du temps, alors la notion du futur ne voulait pas dire grand-chose pour la Hyuga. Si on devait lui faire payer des dettes c’était à court terme, sinon il serait trop tard ! Elle n’aspirait pas à la longue vie heureuse, juste une assez longue pour se satisfaire de sa seule et unique volonté dans ce monde au final.

-Peu importe que vous l’aimiez ou non. Allons en boire un ensemble un jour. Vous ne pourrez plus me trouver ici, je vais me faire remercier, ou plutôt, je suis venue démissionner par moi-même. Ceci est mon adresse. Elle lui glissait un papier plié dans une poche, Moira avait l’habitude de lui lancer dans les poches pour les soirs où la Hyuga était incapable de rentrer seule… Bien que cela n’avait jamais vraiment servi… Bonne chance docteur et… merci.

Sur quoi elle balayait l’espace d’un revers de sa main, pour lui dire qu’il n’y avait plus rien à ajouter ou de la laisser seule, un peu des deux. La porte se renferma et la femme ouvrait son œil à nouveau pour le tester, elle constatait son ventre intact, il aurait eu juste à ne rien faire pour que sa fin s’écrive ici. Parfois elle pensait que toutes les alternatives lui convenaient, avant de se rendre compte, qu’elle avait quand même une préférence qui ne s’assouvissait jamais. Ses doigts détachaient son chapeau précieux de sa tête pour le voir pour la première fois. Il était affreux. Cela la fit rire pourtant, la confortant dans l’idée qu’elle devait continuer à le porter. Une fleur artificielle, aux coloris peinte par une autre, ça lui allait tellement bien. A quoi Moïra pensait en lui offrant ça alors qu’elles étaient encore enfants ?

Et elle en le gardant depuis tout ce temps ? Elle le posa sur ses genoux, la porte s’ouvrait à nouveau, le visage de Shin, son acolyte se présentait à elle pour la première fois, aux côtés de leur supérieur hiérarchique du poste de police. La femme les considéra tous deux, l’un grognait comme à ses habitudes sur la tête de laitue puis elle qui n’était pas encore à son goût, elle restait silencieuse, assise sur cette table dans cette salle, le sang toujours tâchant le sol. Le sien.

-Qu’est-ce qui se passe ici encore ? SANA !?

Pour la première fois, elle ne le reprenait pas sur son nom écorché, la femme se redressait en tirait sur sa cape d’une main, roulant son couvre-chef de l’autre. Pour la première fois encore, elle se rendait compte qu’elle s’imposait de deux bonnes têtes à son supérieur. A son niveau, la Hyuga baissait la tête pour lui jeter à la face…

-Je démissionne. Salut.

Les contournant pour rejoindre la sortie d’un pas tranquille, elle les laissait là, déconcertés et grognant, se dirigeant droit vers le nouveau Tsukikage, son senseï, avec le même objectif, la mascarade avait assez durée.


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Pâté de foie dans le thème des cadeaux de fin d'année... Borukan Muramasa

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