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Nébuleuse Obscure | PV Yoshitsune


Mer 27 Déc 2017 - 5:32



Nébuleuse Obscure


Featuring : Nagamasa Yoshitsune

« Il n'y a pas de faiblesse, il y a le Côté Obscur. »
( Code Sith )


Les aurores ployaient sous l'implexe joug des heures ayant défilées avec monotonie. La journée était bien entamée, un peu trop même. Muramasa comptait rendre visite au Samouraï, qu'il connaissait plutôt bien, malgré ses auras mystérieuses l'enveloppant d'une prestance qui en ce monde se révélait rare régalia. Cela faisait quelques temps, que les malheureux événements ayant endeuillés la Roche s'étaient déroulés. Mais le temps ne pouvait effacer ces stigmates ancrés encore si profondément dans les cœurs Iwajins. Pléthores avaient perdus de précieux liens, allant de simples connaissances anodines à d'irremplaçables membres familiaux. Muramasa avait perdu, tout comme le Nagamasa, des âmes qui ne reviendraient jamais. Son frère, feu le Tsuchikage, auquel il était attaché, avait péri sous ses yeux, du peu que Muramasa avait entendu les échos. Connaissant un peu le sagace personnage, il se doutait que ce dernier serait dans un état d'esprit plus obscur qu'une nuit sans lune. Vous savez, en ces moments, lorsque le drame frappe de sa mortifère vorpale, certaines personnes préfèrent solitude retraite à foule s'essayant réconfortante.

L'éternel maître incontesté du Bushido était, selon le médecin, une personne qui tout comme lui, préférait le silence dans ces situations où le destin se jouait de malice. Pourtant, laisser une connaissance ruminer seul les tourments accablant ses pensées, n'était pas quelque chose qui lui semblait avisé. Au moins le visiter, sans même entrer dans ces sujets des plus délicats et douloureux, était la moindre des corrections.

Il venait d'arriver devant le domaine Nagamasa, où les nuages planaient avec mélancolie teintée d'une certaine noirceur imperceptible, comme si ces derniers allaient ouvrir le céleste et déverser les chimères des horreurs les plus abyssales sur ce triste monde. Comme si le malheur empreignait l’atmosphère dans des frissons cathartiques infinis

Un serviteur, l'air morne et plutôt crispé, accueillit le visiteur imprévu.

" Oh c'est vous Muramasa-san. "

" Je suis venu rendre visite à Yoshitsune -san. "

" Je ne suis pas sûr que ce soit le moment opportun. "

" J'y tiens. "


Le serviteur déconseillait implicitement de rendre visite au maître des lieux, qui semblait être dans de mauvais jours, ce qui était dès plus normal. Mais quand bien même, cela ne changeait rien à sa volonté de voir cette vielle connaissance. A contrario, cela le poussait même davantage à vouloir mener cette rencontre. Se doutant bien que le concerné n'allait pas bien, ce n'était pas pour lui demander son état, simplement le voir si on peut dire. Ce n'était pas non plus pour lancer un sujet bateau comme la beauté du temps s'érigeant en ce jour. Non, cela était autre chose. Non une main tendue, encore moins courtoisie, car nul ne pouvait amoindrir ou encore avoir l'impudence d'oser croire, que la moindre délicatesse aurait pu être chaleureux réconfort.

Le serviteur, acquiesça, puis conduit ce dernier jusqu'à la salle où était son maître. Muramasa se permit d'entrer, après que sa venue soit annoncée par le guide en ces lieux.

" Yoshitusune -san. "


Effectivement, hormis à la veillée funéraire et lors de la commémoration, ils n'avaient eu occasion de se croiser, mais même lors de ces dernières, aucune once de conversation ne se fit. Connaissant la sensation dévorante, qui pouvait s'ériger au plus profond de ceux connaissant la perte d'un proche, parfois il valait mieux rester discret par égard pour eux.




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Mer 27 Déc 2017 - 7:08


☆ ☆ ☆     NÉBULEUSE OBSCURE


Lui qui n’est plus que l’ombre de lui-même, créature décharnée. Yoshitsune se fait ombre éthérée dans les couloirs froids. Il parait qu’il a de la visite alors il sort de ses quartiers pour se rendre là où il attendra avec impatience ou pas la venue de son ami Muramasa Borukan.

C’est donc le visage glacial marqué par les stigmates de nuits sans sommeil, que notre hôte se faufile à l’image du fantôme de l’opéra entre les regards pour certains inquisiteurs et pour d’autres inquiets de ses serviteurs les plus loyaux.

Et tandis qu’il s’avance le chef de famille revoit Chogen piailler, comme un oiseau loquace et cancanier. Il revoit distinctement la majeure partie de ses mots s'entremêler dans l'esprit de ses interlocuteurs. Un timbre vipérin, aussi ensorcelant que la langue fourchue d'un serpent.

Sur le sol de marbre ses getas claquent, menuet discret d'un crépuscule d'hiver, alors que la nuit se fait attendre il se soustrait à son occupation nouvelle juste l’espace d’un mièvre instant afin d’accueillir dans la douceur enivrante du jour, son vieil ami de toujours.

S'aventurant en ce chemin mille fois arpenté, Yoshitsune file à sa rencontre (faussement ingénu)
exalté subtilement à l'idée de converser avec lui, de voir ce que lui aurait à lui dire de différent des autres. Indolent à la tendresse désintéressée.

Yoshitsune-san dit-il. Muramasa-kun répond-t-il.
Echo de sa profonde affection pour l’individu qui lui fait désormais face, ce jeune freluquet devenu homme à la douceur froide à la fragilité subtile.


« Je suis ravi que tu daignes me rendre visite. Que me vaut cet honneur ? » Doucement poli en un souffle hésitant ; le regard clair les yeux comme une ondée

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Jeu 28 Déc 2017 - 3:20



Nébuleuse Obscure


Featuring : Nagamasa Yoshitsune

« Il n'y a pas de faiblesse, il y a le Côté Obscur. »
( Code Sith )


Tintement discret, mais perceptible, se rapprochant peu à peu avec subtile teinte d'empressement dans l'ode de son battement cadencé, il ne pouvait s'agir que d'une seule personne, l’hôte de ces lieux. De ces échos, Muramasa, de sa souvenance, n'avait jamais été témoin du moindre signe trahissant perturbation, ou encore, de contentement envers cette silencieuse amitié s'étant pourtant bel et bien ancrée au fil des saisons communément passées en compagnie des spectres de la montagne. Le fier Samouraï était un modèle pour Muramasa, ainsi que bien d'autres Iwajins. Il était bien l'unique mortel qui semblait pouvoir vaincre les Dieux même de sa lame ou d'un simple mot. Sagesse alliée à prestance, pouvant inspirer de sa seule présence, les infinis auditoires. Le médecin des ombres savait pertinemment, qu'il suffisait d'une seule perte, pour noircir d’abysses insondables, même le plus implexe maître, non pas du Bushido, mais de ce si rare Ninkyo. Cet esprit qui était chimérique incarnation, que peu pouvaient se targuer d'arborer. Pourtant, même si la parfaite harmonie ne pouvait être réalité, nul ne pouvait la toucher du doigt et être plus proche de celle-ci que le Taisho. Cela inquiétait Muramasa, que son supérieur, mais surtout ami, ne sombre trop dans l'obscurité, qui devait emplir avec zèle son âme et ses pensées. Non pas qu'il ait audace de vouloir lui donner conseil ou avoir la prétention de l'aider, loin de là, étant conscient de la différence flagrante les séparant, que ce soit en sagesse ou en force. Humble et calme, il était ce « silence », qui pouvait être appréciable, qui était sa particularité.

Le Nagamasa entra en dissimulant, plus ou moins, une certaine joie à la venue du visiteur, malgré les malheurs le hantant. Cela était réciproque, appréciant particulièrement le manieur et adepte des arts ancestraux du Bushido, il trouvait en lui quelqu'un qui méritait bien des éloges. Cependant, une inquiétude s’insuffla, lorsque le médecin croisa le regard, mais surtout le physique plastronné arborant tous les signes de ce qu'il craignait. Le Samouraï ne devait même pas prendre la peine de se restaurer ou encore de se reposer, à en croire les stigmates implicitement révélateurs du manque de repos. Pourtant, il n'en dit mot ou n'en afficha signe.

" Moi aussi je suis content de vous voir. Je souhaitais vous rendre visite bien avant, mais vous savez que je suis du genre discret. "

Omettant la fin de sa phrase, par correction. Il était vrai que dans les moments funestes, Muramasa, de par son passé, savait qu'évoquer cela, n'aurait fait qu'assombrir l’atmosphère. Il était difficile de trouver un sujet de conversation, voir même impossible. Il voulait d'ailleurs lui parler d'une chose importante, depuis quelques temps, mais ce n'était aucunement le moment, encore moins l'occasion. Il percevait dans les mots de son interlocuteur, teintés de réprobatrice vindicte, que ce dernier souhaitait sa venue.

" Excusez-moi de n'être venue que maintenant. "

Il était rare que celui-ci s'excuse de la sorte envers quelqu'un. Les Nagamasa avaient cette faculté naturelle semblait-il, à lui faire avouer, bien malgré lui, culpabilité éhonté.

" Il n'y a pas de raison particulière à ma venue, si ce n'est vous voir, vous parler, de tout ou encore de rien. "





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Jeu 28 Déc 2017 - 22:26


☆ ☆ ☆     NÉBULEUSE OBSCURE

Muramasa.
Dans un silence docile, Yoshitsune le regarde faire ou peut-être semble-t-il le regarder car il n’y a actuellement rien de sur. Ses prunelles sont trouées de mer dans son visage d'ivoire et il y a dans ses yeux cette tendresse particulière qu'il ne réserve qu’à ceux qui comme lui savent lui laisser le temps. Ceux qui savent que le soin par le temps est un des remèdes les plus efficaces. Bien plus que celui des mots tremblotant aux vacillements certains.

Et tandis qu’il verse ce thé dans ces deux coupelles, il s'intéresse tant à ses prunelles sages qu'à ses sourires -lumière naissante sur son visage ; à l’inverse du sien désormais drapé de noir. Il y’a là cette innocence qu'il avait depuis si longtemps perdue. Depuis la mort de son cadet plus exactement. Ainsi il se décide que cette âme encore pure, il ne saurait l’a souiller de par ses mauvaises intentions, son ressentiment. Car en ce moment même, Yoshitsune ne sait plus faire que ça empoisonner par son amour de la famille.

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.


Les effluves du thé recouvrent alors lentement, celle des ellébores ; un poison floral tout comme lui, alors il se laisse guider par ses sensations, se laisse apaiser par tant de candeur et ravale cette envie égoïste de se laisser posséder par toute cette colère. Un jour ou l’autre, le samouraï devra reprendre du service et quitter ses troubles enfantins.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,


Car il est le patriarche de ce clan fidèle que sont encore les Nagamasa, parce qu’il est le spectre des montagnes. Il se doit de retrouver cette aura qui lui ai du. Cette voix grave, impérieuse qui tonne. Etre ce bushido qui obéit à l'injonction et, devant l'inclinaison est honorable. Celui qui sur sa langue voit le japonais ricocher, fleuri d'un accent plus ancien qu’admirable.

Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.



« Quand bien même, il serait faire insulte à mon intellect que d'ignorer ta démarche, je serai gré de ne faire comme si je n'avais rien compris. Parle moi donc de tout et de rien, Muramasa. » Les yeux clos, les mains sur sa boisson.

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Ven 29 Déc 2017 - 0:15



Nébuleuse Obscure


Featuring : Nagamasa Yoshitsune

« Il n'y a pas de faiblesse, il y a le Côté Obscur. »
( Code Sith )


La fragrance de ce thé si chaud, se déversant dans les coupelles calmement, telles cascades venant choir d'elles-même dans leur chute, emplissant ainsi la vasque si appréciable et appréciée par tant. Cela était tradition, se mouvant en véritable art pour légion.

Prenant le lac aux savoureux arômes, il apprécia le doux parfum qui venait s'élever dans cette vapeur si chaleureuse. Si parfois le poison le plus cathartique, naissait du riz, il ne fallait aucunement sous-estimer celui naissant des feuilles.

La lueur dorée de ses iris se posèrent sur l'aqueux, qu'il tenait entre ses doigts, se réchauffant par là même, avant de se diriger à nouveau vers l'hôte lui faisant face. Ce dernier savait lire ce silence qui était celui de Muramasa, ces vérités qu'il sous-entendait à travers cette correction arborée sans fléchir. Cet unique héritage qu'il maintenait malgré tant d'années, qui auraient pourtant dues l'éroder et le sceller dans les abîmes de l'oubli. Oh ce silence, qui pouvait donner, si incompris, une image distante et froide, voire même narcissique, à ce personnage au nom pittoresque avoisinant malédiction, qui pourtant, avait choisit une voie particulièrement porteuse d'une volonté à panser les maux de ce monde. Cela pouvait paraître risible, lorsqu'on savait que ce choix avait été dès le départ, teinté d’égoïsme personnel.

" Yoshitsune-san, le thé me rend nostalgique. Il me rappelle jadis...?"

Légère inclinaison de tête se fit, avant de rapprocher le flot boisé jusqu'à ses lèvres, puis de les tremper avec une légère appréhension teintée de crainte.

" Il est excellent. Voilà tant d'années que je ne m'étais risqué à ce breuvage."

Affichant sourire mélancolique, il reposa la coupe entamée devant lui. Puis laissa son regard planer dans le vide un bref instant, avant de se risquer à aborder conversation. Muramasa gardait son passé enfouit au plus profond de lui, il n'en révélait lueur à quiconque, se plaisant de ce mutisme.protecteur. Pourtant, si ce n'est avec le Samouraï, avec qui aurait-il pu évoquer ces histoires scellées dans la nuit des temps. Non pas qu'elles soient particulièrement intéressantes ou épiques, mais justes de pittoresques tableaux poussiéreux dont seul lui était contemplateur silencieux.

" Lorsque l'évanescent incarnant icône de ces feuilles se présente à mes sens, cela ne fait que me remémorer ma mère. "

Évoquer le passé pouvait être troublant, mais pouvait aussi être reposant. Un signe d'une confiance innocente envers l'auditeur de ces mots brisant à jamais les chaînes scellant les mystérieux silences.

" Puis-je vous raconter quelques fragments du passé qui m'ont fait arpenter le chemin qui s'érige en moi ?"





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Ven 29 Déc 2017 - 1:10


☆ ☆ ☆     NÉBULEUSE OBSCURE


Le temps passe et les deux hommes s’observent par le vent silencieux qui s'immisce entre eux. Et alors à cette proposition d’une simple promenade dans les songes de Muramasa, Yoshitsune ne trouve rien à redire et accepte avec plaisir de le suivre dans le méandre de son passé.


« Il ne me vient rien de bien intéressant à dire, j'en ai peur. Alors ma foi, raconte-moi plutôt tes journées, tes songes. J'imagine que ton quotidien est bien moins monotone que le mien. » Les yeux clos, les mains sur sa boisson.

Il y a tant de chose que le samourai voudrait lui dire mais les mots se bloquent dans l’enceinte de sa gorge. Par l’excès de loyauté qu’il porte au respect, Yoshitsune mesure chacune de ses paroles pour ne s'autoriser que des futilités bien qu'il le sache ouvert à sa tristesse, il ne s’'autorisait pas même à laisser son coeur à flancher. Pas même un mièvre instant.

La tendresse ne pouvait s'immiscer que dans sa foi et encore même dans sa tristesse il ne s’y donnait pas le droit d’être morose. De ses doigts froids Yoshitsune en vient à enserrer la porcelaine agréablement tiède et porte à ses lèvres le thé encore chaud.

Et dans ces lieux il était présence rassurante, Muramasa. Un oiseau de nuit au souffle frêle au battement frémissant, aux mains teintées de joie.

délicatesse désintéressée
(subtilement hypocrite)

il y avait bien pourtant quelque chose qui attirait Muramasa ici en ces lieux et Yoshitsune comptait bien le découvrir. Une seconde seulement ses yeux coulent afin de croiser celles de son interlocuteurs.

Regard froid serpentin à la subtilité d'une lame d’acier.

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Ven 29 Déc 2017 - 3:45



Nébuleuse Obscure


Featuring : Nagamasa Yoshitsune

« Il n'y a pas de faiblesse, il y a le Côté Obscur. »
( Code Sith )


Obscure comme une nuit dépourvue des nitescences stellaires, ce passé qu'il tenait silencieux, il souhaitait néanmoins en partager les réminiscences avec le sage qui lui tenant présentement compagnie à l'orée de son antre. Ce n'était certainement pas des contes pouvant se targuer distrayants, ils n'avaient audace de se vanter ces louanges. Ils étaient juste eux-même, bons ou mauvais, qu'importaient leurs plumages, si ce n'était, être histoires pouvant faire se mouvoir le temps s’effilochant , un peu plus prestement.

Ralliant le présent à ces ancres passées, la mémoire s'engouffra dans ce portail sacré, à la recherche de ces morceaux qui malgré l'érosion due au fil éternel des sabliers, restaient profondément ancrés comme images à jamais gravées. Sa souvenance, bien que lointaine, lui semblait être à peine de la veille, si fraîche encore, que des blessures de son âme, le sang perlait encore.

" Le thé me rappelle mon enfance, si elle ne fut point toujours facile, ou même heureuse, elle était néanmoins éclairée des attentions de ma mère. Elle avait pour habitude, chaque jour, qu'importe les tumultes ou calamités, de préparer à mon intention ce breuvage, en cette cérémonie si longue et fastidieuse qui s’étend en semblant ralentir la course des astres. Je ne comprenais pas pourquoi tous ces gestes si appliqués, s'inscrivant dans ces implexes rituels hérités des traditions, demandant tant de temps et d'efforts, alors que cela aurait pu être fait plus rapidement, plus simplement. La jeunesse et l'immaturité, me poussaient à lui en vouloir, à m'agacer qu'elle ne m'inflige toujours ces cérémonies, alors que j'aurais préféré lire ou encore flâner. Je n'avais pas encore compris cette douce attention, qui se voulait de partager avec son sang, l'une de ses plus chères passions. De passer ce temps précieux avec son fils, de lui offrir le fruit de ses efforts, à son unique attention, malgré son ingrat désarroi digne d'un nigaud. Ce n'est que peu à peu, que je compris, que je participais avec implicite plaisir, en silence, à cet art qu'elle exerçait avec sereine dévotion, à cet art qu'elle voulait partager uniquement avec moi. Voilà pourquoi, le thé me rappelle ma mère, avec tant de regrets. J'aurais voulu ne pas être un idiot dès le début, j'aurais souhaité comprendre dès les premiers instants, ces attentions et son cœur."


La voix contait en se voulant monotone des blessures encore pourtant ouvertes. Il racontait cela, alors que lui même ne savait pas vraiment pourquoi il avait choisit ce fragment en particulier. Il ne fallait pas vraiment y voir de sens caché, il relatait juste un fait qui l'incarnait. Qui expliquait pourquoi, il avait certaines craintes à savourer ces infusés lacs à la saveur enivrante. Il avait soigneusement évité toutes les occasions où il aurait pu s'en délecter. Pourtant, il venait de céder à celle-ci. Non pas par peur d'offusquer son interlocuteur. Il le fit en grande partie, car il respectait profondément le Nagamasa. Le simple fait de partager un simple thé, pouvait être aux yeux de quelqu'un, une chose si importante. Les nuances incarnant les âmes, pouvaient varier sans commune mesures de l'une à l'autre, sans même peindre de flagrantes apparences en laisser présager.

Il reprit la sphère porteuse du délice, puis la porta une nouvelle fois à ses lèvres, afin d'achever son miroir, avec parcimonie.

" Pourtant, que ce soit la toute première fois où mes lèvres rencontrèrent cette apaisante chaleur, où bien les suivantes, je n'en ai oublié aucune. Car à chaque fois, même lorsque je rechignais, je sentais finalement en ce thé, tous les sentiments de celle qui l'avait ouvré. "





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Ven 29 Déc 2017 - 7:05


☆ ☆ ☆     NÉBULEUSE OBSCURE



Ah ce très cher Muramasa… Yoshitsune lui enviait parfois cette indolence monotone des jours qui s'écoulent avec la langueur de l’hiver, de l'aube au crépuscule il lui enviait cette vie, ce roulement désinvolte de ces minutes libérées de toute obligation qu’il pouvait bel et bien connaître chose que lui se devait d’ignorer depuis maintenant bien trop longtemps.

Cette chose qu’on nomme la paix de l'esprit et du corps. Lui ne sait définitivement plus de ce qu’il en est. Esclave de remords et d’obligations, il ne serait être capable de vivre sans ces responsabilités qui l’incombe désormais. La totale liberté, tout cela n’avait que pour effet de lui rappeler ce que Chogen eut entrepris d’offrir à tous et l’effraie quelque peu. Lui qui n’est jamais eu de réels objectifs, si ce n’était que de protéger celui qui est désormais au royaume des cieux.

Pourquoi cette tâche l’incombait depuis la naissance de ce dernier. Sans doute aurait-il dû être le fameux héritier d’Hideyoshi, cela aurait été plus simple mais il n’en est rien car Nagamasa Chogen a bel et bien vu le jour et est bel et bien mort de la main de Meikyu Yamamoto. Ainsi pour un homme tel que lui, a la fois sage et guerrier a ces heures perdues, Yoshitsune ne savait se mouvoir que dans la servitude (la tête vide les mains sales).

Autant voué-t-il une fidélité non feinte et montrée envers Chogen, autant le jeune homme ne cultivait pas les mêmes passions pour Akimoto. Seulement voilà, il se devait de nuancer ses propos, loin des doutes et autres propos. Le bourgeon d’un sourire fleurit sur ses lippes, voulant oser quelques paroles anodines.


« Tes propos me font penser que mon plus grand regret je ne l’ai jamais avoué. Il serait grand temps que je vive pour moi ne penses-tu pas mon ami ? J’ai toujours vécu dans l’ombre d’un autre. Quel tristesse quand on sait que de nous deux, j’étais l’aîné. On m’a toujours vu comme le grand frère de Chogen le grand, tu te rends compte. Et sans doute personne ne s’indignera si je décide un jour de déserter le village. » Le regard dans le vide

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Ven 29 Déc 2017 - 9:35



Nébuleuse Obscure


Featuring : Nagamasa Yoshitsune

« Il n'y a pas de faiblesse, il y a le Côté Obscur. »
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Le conte n'avait pas de réelle raison d'être. Il s'agissait simplement d'un passé lointain, mais d'un jadis qui s'inscrivait encore présent silencieux, lorsque l'eau chaude se mélangeait aux feuilles de thé, pour  s'empoigner de leurs traits.

Voilà que le Samouraï, avouait sa pensée. Une pensée qui fit tressaillir l'échine pourtant se voulant insensible à bien des peurs, à multitudes de craintes. Elle en avaient pourtant, de ces failles qui pouvaient décontenancer à outrance son porteur. Quatre pour être exact. La première n'était plus, la seconde le hantait depuis décennie, mais il en avait habitude, la troisième lui faisait face, quand à la quatrième, sa douce présence se faisait encore si récente.

La seule pensée de voir celui qu'il admirait tant, s'en aller sans se retourner, manqua de couper son souffle. Le Nagamasa avait été un modèle pour lui, d'ailleurs, il l'était encore, il le serait toujours.

Certes, il avait été ombre, certes il méritait de vivre pour lui-même, mais que personne ne serait décontenancé et triste s'il désertait ? Impossible.

Fébrile, ses pensées calmes se transformaient en tempêtes.

" Yoshitsune-san, une personne s'indignerait, bien qu'elle n'en ait le droit, car vous méritez plus que quiconque de vivre pour vous-même, de faire connaître au monde, qu'il n'existe aucun combattant plus sage et talentueux que vous. Cette personne sait, que d'innombrables âmes s'indigneraient, bien plus que vous ne pensez. Elles s'indigneraient de votre départ, non pas de la désertion en elle-même, mais simplement, du départ de cette présence, qui nous est si irremplaçable... "


Voilà que les mots se faisaient difficiles, rien que d'évoquer l'idée de ne plus voir celui qui l'avait tant inspiré, celui qui l'avait choisis comme un des premiers spectres, celui avec qui il aimait tant converser, celui qui avait par sa simple prestance, tant contribué à ne pas céder à prendre la revanche escomptée si tentatrice pouvant le damner pour toujours et à jamais... Tout cela chamboulait complètement le jeune Iryo-nin, bien plus qu'il ne le laissait transparaître. Sa voix était murmure, tremblant et  hésitant.

" Je suis certain, que vous pourriez vivre pour vous-même, sans déserter. Si vous le désirez, vous pouvez parcourir le monde, ériger votre propre nation, en restant en bons termes avec Iwagakure, rien ne vous en empêche au final... Rien ne peux vous en empêcher, que vous décidiez de demeurer ou pas un allié... j'en ai bien conscience... Je n'essaye pas de vous dicter la marche à suivre, mais... Ne me faites pas peur ainsi. La simple idée de ne plus être compatriotes... que vous nous quittiez... je la crains du plus profond de mon être... et ce n'est pas le shinobi qui vous parle, mais l'ami que j'ai l'audace égoïste de croire être envers vous... "


Ses doigts se crispaient sur ses genoux, pour ne pas flancher, pour tenter de rester stoïque, mais le marbre vacillait quand bien même. Soudain, la nouvelle raison d'être, qu'il avait rencontré il y a encore si peu de temps, qui le hantait avec tant d'espiègle malice, qu'il ne pouvait s'en défaire qu'importe ses pensées ou ses rêves, venait frapper avec panache dans son esprit, déjà torturé par les révélations de son hôte. Il s'était refusé à aborder ce sujet, surtout en cette visite, qu'il ne voulait consacrer qu'à Yoshitsune. Non à amener un sujet délicat, qui pourrait le faire se courroucer d'une colère noire, ou encore lui laisser échapper un sourire d'une teinte de couleur des plus inconnues. Si toutes les larmes de son corps n'avaient pas déjà été versées, lors de la disparition de feu sa mère, Muramasa était tellement troublé, que peut être, certaines auraient perlées sans qu'il ne s'en rendre aucunement compte.




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Jeu 4 Jan 2018 - 3:40



☆ ☆ ☆     NÉBULEUSE OBSCURE

Sitôt eut-il exposé son intention qu'il s'était de nouveau emmuré dans son mutisme, amassant avec la même minutie pas sans rappelé les oisillons du renouveau, les miettes régurgitées par son voisin, confrère, dont la voix s’éparpille au travers de la salle tandis qu’il parle. Le discussion avait été lancé de par ses propos alors qu’il divague ; après l'intervention d’un Yoshitsune accablé de doute et de soupçons, alors que pointait déjà de nombreuses accusations envers la patrie qui est sienne ; or, un allié inattendu semblait voir le jour derrière la couche obscure, une pellicule d'or sous l'enveloppe pénitente. Un ami dont les élucubrations sont plus vives et humaines que n’importe lesquels fut-il donné à l’illustre samouraï d’entendre -celles qui donnent l’espoir de vivre et de s’accrocher aux souvenirs - pendant ce temps Yoshitsune s’y noit, et s’engouffre dans ce discours qu’il avait hâte d’entendre, allant même jusqu’à repousser les invectives qui bercent jusqu’à lors son coeur.

Il en réprima ainsi une moue quelque peu joyeuse -enfin du mieux qu’il le peut dans sa condition- alors qu’il appose avec délicatesse ses paumes sur celles de son ami. Le discours de l’homme sut dégager en lui des pistes pertinentes, grimées de culpabilité et de remords amers, mais sans omettre d’amitié, d’affection sincère... Et alors “L’Étrange sentiment” que d'apercevoir, à travers la jungle d'appréhension et de défiance envers cette patrie qu’il jugeait indigne de lui, une similarité avec lui-même. Lointaine, ténue, et cependant sensible.

De la sorte, le sujet premier touche l’enfant du Fer au plus profond, car il implique leur cœur d’autrui qu’il tient entre ses vils mains ; les aveux récents de ce dernier trahissant l'inquiétude de ce que l’homme appelle la “Désertion”. Lui-même en était parfois le fervent opposant, chargé d'annihiler les nukenins. Lui qui aurait pu s'en désintéresser s'il avait été seul – or quiconque s'en prenait à Rokkusu... Non Iwa, qu'il s'agisse d'un humain ou d'une entité intouchable, ainsi que le souligne le shinobi, provoquerait fatalement une réaction de la part du patriarche Nagamasa allant de l'inquiétude éphémère à l'intransigeance la plus féroce. Surtout devant le constat que ce phénomène s'étendrait aussi à d'autres nations. C'était devenu, au fil des mois, un problème d'intérêt général qui nécessitait une prise de position. Alors en être l’acteur cela eut pour effet, de le rendre hilare mais pas moqueur.

Parce que ni pardonné, ni oublié. Seulement tu. Quelques mois après la fin de la guerre, c’est dans cette étrange atmosphère d’après-guerre que vivent les Shinobis endeuillés. Un vent de coercition souffle par-delà les montagnes. Kirigakure n’étant jamais loin. Tyran ou protecteur de l’Harmonie : les avis divergent selon les camps. Mais une chose est sûre. S’attaquer au puissant colosse est perçu comme pure folie. Pourtant, les tambours de la liberté résonnent dans les bas-fonds des Monts, mis en joug par celui qui mène les spectres de la montagne ? Et si l’Histoire ne faisait que débuter ? À moins que tout cela ne s’inscrive finalement dans le cycle perpétuel de l’éternel recommencement…

C'est sur cette fin, au goût d’inachevé, que les Vents ont repris leur course infernale dans l’infini du ciel mais que son frère eut disparu.


« Merci Muramasa d’être cet ami si cher à mon cœur mais il y’a là des raisons que moi-même j’ignore qui me pousse à songer de la sorte.» Le regard dans le vide



« En effet, j’ai erré pour percevoir de mes propres yeux la toute Vérité. Alors j’ai vu les ravages de cette Guerre persistante sur le visage d’innocents. J’ai été spectateur quand bien même acteur de cette Violence toujours grandissante. J’ai assisté aux adieux de la Paix et à l’enterrement de la Liberté. J’ai entendu l’écho des pleurs de l’Espérance qui, vaincu, inclinait son crâne pour que les Apparences y plantent leurs étendards trompeurs. Et désormais pas la mort de mes frères, j’ai découvert en moi la part la plus sombre de l’Humanité, prête à fondre sur les plus faibles telle un oiseau de proie, sans foi ni loi à l’image de ce Meikyu Yamamoto que je n’aurai cesse de blâmer. Pourtant je reconnais là que l’Indifférence et la Pauvreté parmi cette foule de survivants échinés qu’est cette patrie qu’est mienne. Alors que pourtant j’enrage d’avoir perdu ceux qui m’étais cher. Alors ainsi j’ai décelé, à l’endroit même où l’Angoisse et la Rage germent et étendent leur règne autocrate, une once d’Espoir, perdue entre deux orages. Je refuse de crier au mirage car je veux me croire plus fort que le Paraître. J’ai cherché plus haut et j’ai vu mieux que lui. Car je ne suis pas de ces Hommes que la Douleur terrasse. Silencieusement, avec l’aide de plusieurs ou de personne j’ai recommencé l’hymne et repris les armes au nom de ce Demain qui n’aura de cesse d’exister. »

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Sam 13 Jan 2018 - 8:13



Nébuleuse Obscure


Featuring : Nagamasa Yoshitsune

« Il n'y a pas de faiblesse, il y a le Côté Obscur. »
( Code Sith )




♫♪ ambiance musicale : De Meilleurs Lendemains ♪♫



Espoir et Désespoir étaient sans doute de ces dualités façonnant le monde, d'une malice pouvant laisser songeur les plus sages des esprits. D'une étincelle, l'espoir pouvait apparaître du néant, de manière ténue et imperceptible. Faire de cette lueur une incandescence repoussant les ténèbres était certainement une tâche des plus éprouvantes, car l'humanité tend irrémédiablement vers l'obscurité, comme si le destin était pernicieuse engeance se délectant et se nourrissant des malheurs. Trouver désespoir est bien plus aisé et légion, après tout. Cette balance éternelle, se mouvant de subtiles nuances, était sans doute ce qui chavirait le cœur des mortels jouant en ce théâtre qui s’instaurait existence.

Muramasa comprenait ce que le Samouraï pouvait ressentir. Du moins, il n'avait pas la prétention de penser qu'il le comprenait parfaitement, étant loin d'avoir traversé les même péripéties et les mêmes dramaturgies existentielles. Le lame maudite ne portait pas ce nom pour rien après tout. Maudit depuis sa naissance, il avait connu des affres le faisant nourrir sombre desseins vengeurs. Pourtant, au plus profond de l’abîme, il perçut néanmoins un espoir, lui permettant alors de ne pas complètement sombrer du coté obscur. Tout cela n'étant au final, qu'une dualité où chacun oscillent, peut être à la recherche d'un illusoire équilibre, pouvant se rompre à tout instant.

Le médecin laissa ses lèvres esquisser un léger sourire, sans même s'en rendre compte. Son ami semblait avoir trouver un espoir, aussi minime qu'il fusse, cela était déjà réconfortant. Le Nagamasa était après un ami avec qui il pouvait parler en toute franchise, même de sujets assez délicats. Se bercer du décret instauré que désertion était forcement mal incarné devant être châtié, n'était pas quelque chose que Muramasa pensait être forcement justice. Cela était impersonnel et rigide, alors que lui même était un personnage se voulant pragmatique et réfléchit. Il aimait faire les choses à sa façon, alors qui était-il pour juger ou tenter de faire la morale à quelqu'un, de surcroît son ami, voulant lui-même vivre pour lui même en suivant son propre nindo. L'admiration pour l'incarnation même du Bushido, ne fit que se réaffirmer, point s'éroder.

Posant sa paume sur son propre front, afin de ramener les jais aux teintes violettes se jouant cascades en arrière, le jeune homme était tout de même un peu inquiet quand au futur.

L'affront de Kirigakure n'était toujours pas puni. Ce dernier devrait se payer d'une mer écarlate ne connaissant point fin aux horizons s'étendant au lointain. Iwagakure devait réagir au plus vite, pour ne pas perdre la face, Muramasa était tout à fait de l'avis de Yoshitsune. Les massacrés comme du bétail était une idée plaisante, néanmoins, fallait-il faire preuve d'autan de sauvagerie que ces lâches dépourvus d'honneur ? Rayer l'existence du moindre Kirijin de la surface du globe ? La réponse était évidente. Absolument, que ce soit les forces armées ou les civils, femmes ou enfants, tous devraient payer pour leur félonie. Néanmoins, l'honneur et et la fierté d'Iwagakure ne serait-elle alors pas lézardée ? Noblesse Oblige, la bave du pécheur pataugeant dans les putrides marécages ne pouvait atteindre les rochers immaculés et éternels. Il fallait les punir, mais en employant l'implexe digne de l'impérial. Du moins, c'était ce que pensait Muramasa. Cependant, il comprenait tout à fait que son ami soit en proie aux désirs les plus vengeurs. Cela était normal après avoir perdu tant, Iwajins, mais surtout, proche famille des plus irremplaçable.

Une partie de la volonté de Muramasa était d'éviter de nouvelles pertes venant endeuiller le Pays de la Terre. C'était une des raisons pour laquelle il comptait faire de l'Académie, une institution ne laissant que les meilleurs accéder aux forces armées de la Roche. Mais cela était pour de meilleurs lendemains, ne résolvant en rien la réponse qui devrait être des plus funestes et intransigeante envers les malandrins aqueux.

" Je me rends compte que je suis encore bien immature. Si j'ai rejoins les forces armées jadis, c'était pour des desseins personnels, en ne tenant point compte de tous les enjeux que cela représentait. Mais j'ai peu à peu commencé à apprécier sans m'en rendre compte ce Village et ses habitants, à devenir moins égoïste, à vouloir qu'Iwagakure soit une fière nation connaissant prospérité et harmonie. Cela je le dois grandement à vous Yoshitsune-san. Si je ne vous avait pas rencontré, je ne sais pas si je serais l'homme que je suis aujourd'hui. Je veux que Kirigakure paye pour sa perfidie, en évitant le plus possible la perte d'autres camarades. Enfin, je sais que cela reste illusoire, car nous sommes des combattants et devons mettre nos vies en jeu à tout instant... "

Sa voix était monotone est évanescente, tant l'introspection était quelque chose qu'il avait du mal à entreprendre. Les mots qu'ils employaient était mal choisis, mais la sémantique était après imperfection engendrée par l'humanité, imparfaite de nature.

" J'ai vraiment de la chance que vous me considériez comme un ami, alors que je ne le mérite peut être pas. "

Cela était vérité, après tout, Muramasa avait un sombre passé, qui fut dicté par une quête de vengeance rédemptrice. Une quête où son désir était des plus égoïste. Néanmoins, il avait changé, laissant une chance à ce père indigne ayant tyrannisé son existence, de pouvoir peut être se racheter de ses crimes envers sa mère et lui. Mais cela n'avait pas vraiment d'importance en cet instant.

" Il se fait tard, que diriez vous de partager un repas sous cette lune. Excusez mon manque de correction de vouloir m'imposer et d'essayer de m'inviter, mais cela me ferait plaisir d'apprécier un repas en votre compagnie Les idées viennent à se faire chaos en mon esprit, ne tenez pas trop compte de mes balbutiement. Vous savez que lorsque je viens à trop défier le silence, je me perds dans les mots. "

Muramasa voulait passer plus de temps en présence du Nagamasa. Les mots se tarissaient, ne voyant comment poursuivre conversation si tenante. Ce n'était pas uniquement dans le but que le Samurai se restaure, suite à ses nuits de tourments où il en oubliait certainement de reprendre substance, que le personnage fit cette proposition, qui était essence sous entendue et des plus palpables. Jeûner sous les nébuleuses obscurcissant l'esprit était des plus normal. Qui aurait pris le temps en cette situation de vouloir s'alimenter. Cependant, en tant que médecin, il souhaitait tout de même s'assurer que Yoshitsune reprenne des forces, mais surtout, en tant qu'ami, il souhaitait partager plus de temps avec ce dernier.




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