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TRISTESSE GLACIALE / Pv Lee Sun-Hi


Mer 27 Déc 2017 - 6:06


☆ ☆ ☆     TRISTESSE GLACIALE

Le monde n’est désormais plus qu’un enfer dans lequel Nagamasa Yoshitsune ne saurait se convaincre d’oser survivre. Et il est dans cette immensité désertique, dans ce décor si pur, si immaculé. Devant lui, ces gouttelettes de sang qui perlent. Est-il blessé ? Oui, il l’est au cœur. Et il ne s’agit que de son corps qui réagit, fatigué de pleurer les défunts. Alors oui, ses larmes sont rouge de sang.

Il ferme alors ses paupières l'espace d'un instant pour quérir de cette obscurité si profonde, pour oublier ces environs qui le trouble ; pour faire face à autre chose que cette clarté sanglante.

Soudain plus rien.
Un écran noir.

“ Tetsu no Kuni, ô douce patrie… Pardonne-moi que de les avoir laissé périr” penses-t-il.

Lorsque vous dormirez, ma belle ténébreuse,
Au fond d'un monument construit en marbre noir,
Et lorsque vous n'aurez pour alcôve et manoir
Qu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse


Tandis que les souvenirs à la fois sombres et joyeux lui revienne, ses paupières s'entrouvrent à nouveau, redécouvrant le monde en proie au désespoir en face de lui encore une fois. Toutes ces choses qu’incarnaient les traditions, il les avait détesté, les avait maudit et pour cause elles lui rappelaient sans cesse tout ce qu’il était désireux d’abolir. Quand bien même d’un avis extérieur les deux pouvaient se ressembler en réalité, sans cesse Yoshitsune tenterait de le nier : Il n’était pas Hideyoshi. Mais tout ça, ce n’était pas là ce à quoi il aspirait… Loin de là.

Un genou à terre. Il ouvrit les yeux. Il avait la gorge sèche, la tête lourde et l'esprit embrumé. Il avait encore un genre de gout de sang dans la bouche, tandis son corps dégageait cette chaleur insoutenable. C’est donc l'esprit encore légèrement flou, que Yoshitsune regardait à même le vide. Il se releva essayant de… Lui-même ne sait pas même quoi faire. Les zéphyrs glaciales des toundras le ramenèrent bien que rapidement vers le sol où il trébucha. Le wagashira titubait quelque peu. Il essaya brusquement de se redresser, puis soudainement, mais son équilibre était incertain, et il n'y parvint pas. Son corps entier lui paraissait bien plus lourd que d'ordinaire. Bien trop lourd.

Etranger, inconnu à sa propre personne, répugnant oserait-il. Son expression est impassible quand en proie à la folie il revoit Yamamoto, puis Alderan.. Tous deux assassins de feu ses frères. Et alors Yoshitsune lorgne pour mieux vous, leur trancher la gorge. Et il s’interroge même sur le “si” tuer Yamamoto serait suffisant pour lui faire ressentir toute cette souffrance.

Car il voudrait le b r i s e r.

Tirer sur le moindre des fils de suie pour les découdre un à un, trancher les moindres fils qui composent et articulent cette marionnette d’Alderan pour la mettre en charpie, tenir la gorge si frêle de sa chère et tendre si elle existe entre ses doigts et rompre sa nuque ; lui brisant en même temps le cœur.

Et Yoshitsune ne parvient même plus à enlever les tissus reluisants pour montrer les bandages et les plaies qui se cachaient dessous quand déjà on a voulu le dompter et qui pour certaines sont maintenant g r a v é e s dans sa chair si livide - il n'y a rien de bon en lui, rien à garder dans le regard si terne qu'il renvoie dans ce sourire mort et trop grandit pour sa forme frêle et chétive.

Et il regarde, sur le sol, la mélasse qui se forme que seul lui peut voir, au-delà des débris
au-delà des larmes au-delà des cris, au-delà de ce qu'on lui a pris, les ailes qu'il chérissait plus que tout et qu'on lui a arrachées. Il pourrait y avoir des sanglots, il pourrait y avoir des supplications, il pourrait y avoir de la rage mais il n'y a que plus que lui et son triste reflet.

Depuis combien de temps est-il là ? Il ne sait pas lui même.
Depuis combien de jours ? Il n’en sait pas plus.
Depuis combien de semaines ? Il ne le sait pas, enfin ne le sait plus. Compter ne l'amuse guère autant qu’avant.

Il dérive sur la lame de Shiro, et l'envie de s'y empaler et de les rejoindre se fait de plus en plus en forte. Il n’avait pourtant qu’à trancher à même ses entrailles, mais alors que les mots résonnent dans son encéphale à nouveau ; il sait qu’il est temps de grandir, que la rage qui mord son cœur devrait lui servir de force ; qu’il n'as plus le temps d'être enfant ; qu’il aime Sun-Hi et qu’il en ferait sa femme c'est lui qui en a décidé ainsi, lui qui a décidé que ses lèvres scellées par l’amour devaient être sienne mais il n’a plus la force de résister - Il veut hurler, compresser ses poumons par le manque d'air quand il crachera à un visage trop semblable au sien qu'une de ses connaissances ne peut être une personne humaine décente un peu comme lui...

Le ton calme et reposé, il récite la suite de ce poème qui lui tient à coeur

Quand la pierre, opprimant vos poitrines peureuses
Et vos flancs qu'assouplissent un charmant nonchaloir,
Empêcheront à l’unisson nos coeurs de battre et de vouloir,
Et vos pieds de courir leur course aventureuse,

Le tombeau, confident de mon rêve infini
(Car le tombeau toujours comprendra les non dits),
Durant ces grandes nuits d'où le somme est banni


Déjà mort au fond de lui,
Yoshitsune depuis longtemps attends - il meurt en silence au fil des heures et des minutes - quelques sourires à sortir parfois, un brin d'humanité à avoir quand il venait admirer ton visage, faire courir ses doigts le long de ta joue avec quelques mots charmants qu'au fond il ne pense sûrement que trop.

Il vomit alors toutes les émotions impures qui ont traversé son être - tous les péchés auxquels il a déjà pensé ; le rouge dont il rêve de joncher ses mains plutôt que d'être celui qui en a tant versé.


« Chogen, Shiro, Koga pardonnez-moi de vous aimer si fort. »


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Dim 31 Déc 2017 - 4:47
Ils ne t'avaient pas laissé le temps de pleurer. D'évacuer. Ils se sont rendus comptes de ton existence parce qu'ils avaient besoin de toi, ou plutôt de tes compétences. Aussi médiocre soient-elles. Ils avaient besoin de toi pour combler ce vide. Parce que pour une fois, tu leur étais utile. Cruels, ils ne t'offrirent que ce choix te réduisant à l'état d'outil.
Les corps défilaient sous tes mains. Des corps sans nom, sans visages. S'accrochant désespérément à la vie. Se laissant désespérément aller à la mort. Et tu sais que seul les corps de ces derniers te hanteront.
Les corps défilaient sous tes mains. Des corps sans nom, sans visages. Tu ne connais rien d'eux mais tu les rapièces, machinalement ; mécaniquement. Pourquoi ? Parce que c'est ta seule fonction, ta seule utilité ici.
Les corps défilaient sous tes mains. Des corps sans nom, sans visage. La notion de fraction a disparu et tu les rapièces, machinalement ; mécaniquement. Et tu ne te demandes plus "Pourquoi ?"...

Les corps défilaient sous tes mains. Des corps sans nom, sans visage. Et tu n'y vois toujours pas le sien...

Son nom se noie parmi ceux des disparus. Tu écumes rapports et dossiers mais ceux-ci ont niés son existence. Presque effacé. Invisible. Ils l'ont réduits à l'état de murmures. Comme s'il n'eut jamais été là, jamais existé. Il est un énième vide dont personne ne prête attention. Une énième plainte qu'ils n'écouteront pas. Parce qu'ils sont trop occupés, trop fatigués... Mais il a laissé ce trou béant dans ta poitrine, vide. Creuse. Ton cœur y bat vainement ; il ne répond pas à tes ordres ; ne veut pas s'arrêter alors qu'il te poignarde à chaque pulsation. Tes poumons s'y gonflent, s'y délestent vainement ; ils ne répondent pas à tes ordres ; ne veulent pas s'arrêter alors qu'ils te poignardent à chaque respiration. Tu ne peux avaler sans régurgiter ; ton estomac est difforme, comprimé, trop pourri pour ingérer ; lui et ta gorge autorisent l'essentiel à ta survie.

Tu es malade. Il te manque. Son absence t'accable et tu deviens un peu plus désaxée. Tu écumes rapports et dossiers mais ceux-ci ont niés son existence. Mais il existe, tu le sais. Il vit quelque part, tu vas le trouver. Alors, tu écumes rapports et dossiers, et bien que ceux-ci ont niés son existence tu cherches encore et encore. Et ils te prennent pour folle, ils n'ont pas tort : chaque jour tu deviens un peu plus désaxée ; mais tu le sais, tu le sens : il existe, il est vivant, il est là quelque part. Alors, tu écumes rapports et dossiers, et bien que ceux-ci ont niés son existence tu traques la moindre trace. Et ils te prennent pour folle, ils n'ont pas tort : chaque jour tu deviens un peu plus désaxée ; mais tu le sais, tu le sens : il existe, il est vivant, il est là quelque part. Alors tu écumes rapports et dossiers, et bien que ceux-ci ont niés son existence tu as trouvé. Et ils te prennent pour folle, ils n'ont pas tort : chaque jour, tu deviens un peu plus désaxée ; mais tu le sais, tu le sens : il existe, il est vivant, il est là quelque part. Alors, tu t'en vas le chercher.

Tu es malade. Il te manque. Son absence t'accable. Ils te prennent pour folle, ils n'ont pas tort : chaque jour tu deviens un désaxée, parce que tu es meurtrie. Et ton nom fini noyé parmi ceux des disparus. Presque effacé. Invisible.

Le froid te mord, te grignote, cette cape ne suffira pas, il aura bientôt raison de toi mais tu ne le sens pas. Tu ne le sens plus et tu marches, encore et encore parce qu'il est la seule raison qui t'anime. Parce que tu veux qu'il te répare, comble le vide dont il est la cause. Parce que tu ne lui as pas parmi de te laisser.
Et cela fait des heures, des jours que cela dure. Le froid te mord, te grignote, cette cape ne suffira pas, il aura bientôt raison de toi mais tu ne le sens pas. Tu ne le sens plus et tu marches, encore et encore parce qu'il est la seule raison qui t'anime. Parce que tu veux qu'il te répare, comble le vide dont il est la cause. Parce que tu refuses de voir la fatalité.
Et cela fait des heures, des jours, des semaines que cela dure. Le froid te mord, te grignote, cette cape ne suffira pas, il aura bientôt raison de toi mais tu ne le sens pas. Tu ne le sens plus et tu marches, encore et encore parce qu'il est la seule raison qui t'anime. Parce que tu veux qu'il te répare, comble le vide dont il est la cause. Parce que tu l'as enfin trouvé. Alors, tu marches, lentement. Courts. Tombes. Rampes. Te relèves, à moitié. Reprend ta course. Et t'écroule à ses pieds. Désespérée.

Un sourire, vide : il veut t'abandonner. Tu l'enlaces, de toutes tes forces, pour lui faire sentir que tu es là. Quitte à le broyer. Tu ne le relâches pas, ta main glisse sur les siennes pour les agripper avec force : "Je ne te laisserai pas partir. Jamais.". Et tu pleures, à chaudes larmes.

Tu ne lui permets pas de donner son aval, cette main posée sur les siennes brille d'une lueur verte, tu le sondes sans sa permission ; n'en a pas besoin ; en fait fi. Cela te fait mal : son corps est abîmé. Pourtant, il est malade. Meurtri. Complètement désaxé. Et c'est bien cela, qui finit de t'achever. Alors, tu ne lui permets pas de donner son aval ; son corps est léger, rachitique, combien de temps passa avant que tu ne mettes fin à son errance ? Tu le couvres de ta cape, le relèves sans permission ; n'en a pas besoin ; en fait fi. Cela te fait peur, il n'est presque plus qu'os. Alors, tu ne lui permets pas de donner son aval ; il est malade, meurtri, complètement désaxé. Et tu le traînes, quelques heures relèves sans permission ; n'en a pas besoin ; en fait fi.

Tu le traînes jusqu'à cette chambrée temporairement tienne. Le pose de toute la douceur possible, sur ce lit temporairement tien. Et tu entames de le soigner. En silence. Pleurant à chaudes larmes.
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Jeu 4 Jan 2018 - 22:22


☆ ☆ ☆     TRISTESSE GLACIALE

À la surface du monde flotte désormais Yoshitsune qui n’est nullement plus qu’une feuille d'herbe, de celles qui ne sont rien de moins que l'ellipse des étoiles. L’air glaciale serpente d’entre ses lippes afin de s'élever avec des langueurs d'hiver, lascif, à l'agonie, fidèle peinture d’un samouraï qui rencontre le trépas non loin assoupi sur les terres de ses preux ancêtres, et le tableau tout entier longuement se dissipe derrière l’or poli de ses prunelles. Il est là, immobile, a genoux devant ce monde ainsi que le ventre vorace d'un dieu dévoreur d'espoir, à regarder ce temps qui s'écoule entre chaque battement de cils, entre chaque clin jusqu'à guetter le déclin, à attendre la fin qui ne vient pas, qui vient toujours trop tôt, qui vient et qu'il ne sait apprivoiser.

Il sombre peu à peu depuis quelques secondes, les articulations endolories ; il constate avec effervescence cet habitat inconnu. — il pousse alors un soupir déchiré une dernière avant que sa dernière volonté ne s'accomplisse, les articulations poussées au supplice et les paupières inférieures soutenues par des cernes violacés.

Le soleil froid de la balaie les hauts plateaux de Tetsu no Kuni, noie d'un or gris les crêtes abruptes bordant les steppes ; dans peu de temps les herbes rêches se couvriront de neige, les pistes disparaîtront sous les flocons et les frontières de leur aïl, à l'endroit où ils séjournèrent durant ce court et bel frimas, seront consacrés par la glace et les traditions, empêchant quiconque de les fouler au pied.

Secoué d'un frisson, le froid glacial pénétrait ses entrailles, un brouillard commençant à lui obscurcir la vue. Un mince filet d'argent semblable à un nuage de lumière jaillit de sa bouche et flotta comme une brume devant ses
yeux.

Bercé par la faim, la soif, les silences du toundra serait un supplice pour toute âme de mousse.. Ses désirs auraient pu être des ordres, Il aurait que cela cesse rapidement, mais tu n'es pas prince, Yoshitsune. Jurons muets et regard à terre, quand une voix vint attirer son attention à la vue de ce dernier volute d'argent.

Et parce qu’elle est tienne, elle t’a retrouvé là en ces lieux désertiques et glaciales. Tout ça parce qu’elle t’aime.

Aussi loin que porte son regard n'existe que l'espace, -il ne l’a voit même pas tout tenter pour le sauver- le cœur infini de ce pays où l'horizon commence là où termine le corps – et Yoshitsune se dit qu'il serait bon que tout perdure ainsi, que rien d’autre que sa vie ne s'arrête là, ni le démontage des panneaux de feutre des yourtes, ni le cliquetis des sangles qui battent aux flancs des chevaux.


Et tandis qu’il s’éveille et regarde par la fenêtre brièvement, il se questionne. Par quel sort injuste a-t-il atterri ici, sur ce lac de terre semé de bâtisses trouées d'un ciel dur et cerclé d'un fleuve à l'unique rivage ? D'où sortent ces lanternes dépourvues de flammes, ces sols lisses et glacials, ces deels morcelés, cousus de partout, sertis de cailloux plats et si fins que la moindre braise y creuserait des trous ?

Que sont-ce ces jours tièdes à l'heure où le blizzard devrait déjà gémir d'un bout à l'autre de la plaine, ces pluies moins capricieuses que les humeurs des hommes et ces astres aux étranges lueurs ? Et quand lui rendra-t-on les siens, alors que voilà vingt et un jours qu'il erre parmi la glace et les propos inintelligibles qu'il est incapable de traduire, à manger des langages inconnus qui emplissent son esprit, à voir la solidarité qu'il supplie le rejeter sans scrupule ? A-t-il eu tort de s'être échappé de ce sanctuaire où il avait élu domicile, croyant tout d'abord avoir franchi le seuil du séjour des dieux ? Serait-il mort d'une autre manière que de faim et de douleur, aurait-il survécu à sa propre terreur ? Aurait-il jamais rencontré, à cet instant fragile, le sens de son existence ?

Il ne sait pas mais par contre même les yeux aveugles, il saurait reconnaître son odeur et son attention. Les yeux clos, il appose sa main contre la joue de celle qui est sienne.


« Sun.. Hi. Ne pleures pas. »


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Ven 6 Avr 2018 - 20:43
Tu effaces toutes traces de sévisses. Plus rien ne doit rester éradiquer tout souvenir ancré dans sa chair ; elle ne doit se rappeler ni des morsures du froid, ni des déchirures des lames - donner l'illusion que tout ceci n'était que chimère dans l'espoir de tromper ses souvenirs, duper sa mémoire... car pourquoi vouloir se rappeler de quelque chose que l'on ne voit pas ? Qui n'existe pas et dont même la réalité est remise en question ?

Tu déformes ces vérités pour qu'à son réveil celle-ci ne soient plus que de relents cauchemardesques dont son esprit se remémorera par fragment parce que tu ne peux en faire plus... Tu ne pourras le manipuler plus - tu es chirurgienne, pas prestidigitatrice et pourtant prisonnière de ta nature humaine tu implores le destin, l'implore de se tenir à tes côtés pour te permettre d'accomplir ce miracle. Quand bien même cela reviendrait à abuser de lui, tu souhaites qu'il oublie que jamais il n'est à vivre avec douleur ; qu'il en soit amputé et que la destiné te la transfert seulement...

Folle, tu es prête à vivre avec ce poids - tu as déjà son sang sur les mains, tu ne demandes plus qu'à partager ses affres.

Ces lacrima brouillent ta vision tandis que tes doigts se mouvent, répétant cette mécanique pour accomplir insensé désir. Aliéné, en transe, tu ne t'arrêteras pas avant d'atteindre cet objectif qui relève de la démence. Pourtant, égoïste qu'il est il sort de sa torpeur, s'en vient poser sa main sur ta joue et te demande de ne pas pleurer...

T'extirpant à peine de ton délire, ne faisant même que l'aggraver ; tu effleures cette main, la saisis, l'observe et y appose un soin avant de la reposer. Tu n'as pas fini et celle-ci peut attendre, tu as d'abord plus important à soigner, à effacer. Ainsi égoïste, murée dans ton silence traduisant une peine indicible, tu reprends ton ouvrage.
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Mar 10 Avr 2018 - 1:56


☆ ☆ ☆     TRISTESSE GLACIALE

Il observe les horizons plein de peine, empli de honte. Il ne sait que dire ni même que faire pour effacer ce parjure qu’il a failli commettre. Mais il est colère. Parce qu’en réalité, sans doute aurait-il désirer qu’en ce jour, Lee ne le retrouve pas. Sans doute aurait-il désirer en ce jour, mourir pour enfin retrouver les siens. Alors il lui en veut de s'être immiscé dans ce qui aurait dû être son unique décision. De là en découle de longues pluie de question, sans doute encore inscrites au travers des des différents souvenirs qu’ils partagent avec ses défunts. Leur mort le font encore souffrir, tandis que Bonheur et Tristesse s'affrontaient avec ardeur. Le fracas de ses émotions fait fuir sa raison alors que les cris d'agonies résonnent encore dans son esprit.

Il se tempère, et tente de calmer cette pulsion profonde qui vient torturer ses songes quand bien même il sait en définitive pourquoi elle a prit cette décision. Il aimerait l’entendre parler, il aimerait savoir pourquoi elle s’efforce de le garder en vie, lui qui n’est qu’une loque. Une boite de conserve sans la moindre jugeote, un Samouraï qui par maintes reprises failli manquer à son code d’honneur.

Aux pas feutrés de l’aube, aux heures perdues de l’enfance, il se remémore les légères odeurs en de magiques fragrances et le simple délice d’un réveil engourdi. Yoshitsune se souvient de ces rêves d’un jour, qu’en cet instant, il revoit...
Aux envols inhibés de son adolescence, le désir s’acharnant à perdre l’innocence
Et la passion fébrile enveloppant la moindre de ses nuits, font de cet unique amour, qu’en de tristes espoirs, il revoit…

Au tempo espéré d’un mot ou d’un regard, les cœurs au diapason se dévoilant sans fards
Au terme des années qui, tristement, défilent, de lâches démissions qui le rendent servile,
Et la peur de sombrer peu à peu dans l’ennui, font la noirceur des doutes, qu’en ses chagrins, il retrouve…

Aux luttes exaltées par la peine et les larmes, le courage de ceux qui reprennent les armes
Et son noble refus que, sans fin, l’on lui nie sont d’ultimes recours, qu’en puissance, il revoit…

Aux paysages blêmes qui jalonnent l’errance, la brume des pensées s’effritant en silence
Et le froid insidieux que son corps meurtri subit, font, las, sa déchéance, que dans le désespoir, il revoit…

Aux pas feutré de l’aube, aux heures de l’absence, d’irréelles odeurs, souvenirs de fragrances,
Et le simple délice de leurs parfums enfuis sont l’éternel des rêves, qu’en cet instant, il revoit...


« Sun..Hi. Pourquoi tu m'en as empêché ? »


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Jeu 12 Avr 2018 - 1:28
À nouveau tes gestes se figent, à nouveau il t'interrompt pour te poser une question qui ne fait que remuer ce brassage de sentiment où s'agitent hystérie, fureur et chagrin, duquel aucun des trois ne réussient à prendre le dessus - ils ne sont les parents que de troubles et d'incompréhension. Cruels dévoreurs de joie, celle-ci se tut dès l'instant où il voulut passer à l'acte et maintenant il ose te demander pourquoi... Après une longue dispute la plus agressive des soeurs parvint à se démarquer : La Fureur.
Complètement aphone, elle ne s'exprima que par une inspiration débloquant tes cordes scellée. D'une singulière quiété, elle revêtit sa forme la plus violente : Froide.

"Pourquoi avoir voulu le faire ?".

Un ton sec, sévère. Quelque chose venait de se briser en toi ou peut-être venais-tu de seulement le remarquer. Depuis sa disparition un truc débloqua mais, tu n'as toujours aucune idée de quoi... Peut-être que c'est juste toi, en entier.... Tes mains n'arrivent plus à opérer, elles ne sont plus capables de rien. Tes larmes s'égouttent, leur source se tarit. Totalement perdue, tu lèves les yeux sur lui...

Le bleu depuis longtemps devint bleuâtre, les éclats devinrent fades - s'il était vide, toi tu étais absente. Désormais c'est dans le blanc de ses yeux que tu cherches des réponses, n'importe lesquelles... Parce que tu viens de comprendre que quelque part tu ne comptes pas ou pas assez... Qu'il pourrait t'abandonner, n'importe quand, sans que tu ne puisses rien n'y faire... Et tu te dois d'accepter l'idée qu'un jour peut-être tu devras le remplacer... Parce qu'il n'est qu'éphémère... Parce qu'il n'est qu'un vil menteur qui jamais n'eut l'intention de tenir ses promesses...

T'en sais rien, t'es juste complètement paumée...
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Jeu 12 Avr 2018 - 19:01


☆ ☆ ☆     TRISTESSE GLACIALE

Il n’y a point de jours dans sa triste existence où le fier Yoshitsune ne remet pas en question son destin. Il y’a peu de jours où il a la conscience assez tranquille pour faire face à la réalité, faire face à ce monde de ruines où ses frères ne sont plus. Alors oui, il est égoïste… Oui il s’octroie ton amour, oui il pense normal que tu le supportes Sun-Hi… Et cela en dépit de tout ce que tu peux lui apporter, parce que oui sans toi ça fait déjà quelques semaines qu’il aurait passé l’arme à gauche.

Alors oui quand silencieusement, les regards s’échangent il espère secrètement que tu puisses parvenir à déceler la vérité par-delà la barrière mutine des palabres. Il espère que tu comprennes qu’il est grand temps pour lui de prendre ses responsabilités bien plus au sérieux, et il en a peur. Tellement peur de pas être à la hauteur qu’il ne se rend même pas compte de tout ce qui a été fait, de tout le chemin parcouru.

Ainsi quand elle le regarde fulminant de rage, il est pris au dépourvu comme acculé. Il ignore ce que tu fais Sunhi. Mais il est conscient que c’est une mauvaise idée. Tu ne devrais pas aller sur ce chemin là, tu ne devrais pas poursuivre encore. Mais c’est plus fort que toi, ça fait mouvoir tes membres malgré ta raison, ça te dirige toujours vers lui. Cette volonté de t’assurer qu’il va bien, ce besoin de le savoir en un seul morceau. Tu fronces les sourcils, ça ne s’est pas bien passé entre vous récemment mais peu importe. Tu t’en fiches Sun-Hi, tu ne pourras pas te pardonner s’il lui arrive quelque chose. Il en va de même pour Yoshitsune et c’est parce que ça le tourmente qu’il a traverse le blizzard pour se retrouver ici, à Tetsu ayant pour seul guide les cris et les complaintes résonnant sur les murs dont est composée sa pensée.

Mais c’est là, exactement ce qui le révulse, ce qui l’agace au plus haut point. De savoir qu’il a merdé. Qu’on le lui rappelle sans cesse, qu’il n’est pas le héros qu’on aimerait qu’il soit, qu’il n’est pas à la hauteur de ces foutus espérances qu’on a de lui. Taishi, Watari, Akimoto.. Iwa même… JE VOUS EN VEUX. Il déverse alors son chakra sans même en prendre conscience.

L’Alité ne tempère plus même son chakra et ne comprend pas ce qui lui arrive. Il devrait être plus à même de comprendre vu son role dans l’équation. Mais non. C’en est trop pour lui… Puis il n’en pas même l’envie ni même la force. Pas avec celle qu’il veut épouser. Pas avec ce qu’il avait tous les deux.

Ainsi les paroles de la jeune femme résonnent amèrement aux oreilles de Yoshitsune tandis que sa langue continue de sévir. Comment un être ayant partagé son passé avec lui pouvait s'opposer si aigrement ? Un silence en suspension nappa la pièce. Yoshitsune demeura muet l’espace d’un mièvre instant, son regard d’orages fixant le visage âpre et blême de celle qu’il voudrait sienne. Le sien fut soudainement épris d’ un rictus d'exécration primale, fielleux. Il n'avait pas le droit de laisser, à nouveau, les émotions singulières de son âme vernir ses iris. Mais son regard se fait trop insistant et ça il ne le supporte plus.


« As-tu déjà tué ? Parce que moi oui. J’ai d’abord tué quatre personnes de mon propre clan. A commencer par mon aîné Yamamoto pour la survie. Puis mon Oncle et ma Tante pour la sauvegarde de mes cadets. Puis mon propre père pour offrir un futur aux miens. »
rétorque t-il comme avalant de travers. « C’est d’ailleurs pour cela que je suis le leader des Tengus, froid et impitoyable. Parce que j’ai trop longtemps refusé d’accepter que j’étais Yoshitsune Nagamasa, digne héritier de son sang, digne héritier d’Hideyoshi lui-même. » Il n’arrive toujours pas à se calmer, là fièvre l’assaillant peu à peu « Mais qu’on t-il fait pour moi ? Rien. Je suis fatigué de devoir survivre. Je suis fatigué qu’on n’ait de cesse de me prendre pour une arme. Fatigué que me battre contre ce que je suis. Alors pourquoi avoir voulu le faire ? Parce que je veux être digne de toi. Parce que je dois en finir avec ce cycle de haine. Parce qu’à la fin, il s’agit du seul moyen de m’empêcher de venger mes frères »


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Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Mer 18 Avr 2018 - 1:25, édité 2 fois
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Ven 13 Avr 2018 - 1:43
Décidément vous n'appreniez jamais, vous ne pouviez vous comprendre sans d'abord vous déchirer mais, c'est plus fort que toi... Tu le forces s'exprime même sur ce qu'il ne veut pas parce que tu as besoin de l'entendre - parce que tu es lasses de ce besoin de tout dissimuler... Tu es fatiguée d'être laissée de côté, fatiguée de devoir faire tes preuves, fatiguée de toujours te questionner ce que tu dois faire de plus pour qu'il daigne de partager un peu de son fardeau avec toi parce que c'est tout ce que tu demandes... Parce que tu te fiches bien de ce qu'il aurait pu faire, tu désires simplement être là pour lui... Seulement il fallut que tu mettes feux à ses pupilles flavescentes... Elles s'embrasent prisent d'une effervescente fièvre, elles détonnent, éclatent sous la rancœur de l'homme. Alimentées par un chakra trop chaotique pour être mis sous contrôle, elles viennent incendier tes mers...

Totalement désemparée, ton esprit submergé le rendant incapable de prendre une quelconque décision. L'hypothalamus prend alors le relais et décide d'entrer en état d'alerte. Tes pupilles se dilatent, ta bouche est asséchée. Tes muscles se raidissent, se contractent sans qu'il leur en a été donné l'ordre provoquant tics et spasmes. Ton cœur accélère augmentant ton rythme respiratoire et pression artérielle. Seulement c'est trop, tu vires à la crise d'angoisse ; une bouffée de chaleur t'envahit, tu sues, tu trembles ; ta vision se trouble, tu ressens comme une gêne dans la poitrine, tu te sens suffoquer... Asphyxiée, déboussolée, t'es complètement oppressée... Ses paroles se brouillent dans les acouphènes, étouffées, tu dois lutter pour les percevoir, pour ne pas perdre pied...

De ces mots, de son aura il t'assassine... Tout autour de toi se consume - voici donc toute la nature de ses souffrances... Il te faut sortir de là, le sortir de cet enfer... Ainsi tu poses tes mains sur ses joues. Ton visage au-dessus du sien, tes cheveux perlent en une cascade de jais et tu resserres tes doigts pour affirmer ton emprise...

"N... Nagamasa... Yoshitsune... tu n'as p... pas à lutter... contre toi-même... Tu n'es... ni une arme, ni de la chair... dont on p... peut... disposer à s.. sa g... guise..." - ta voix t'es encore feutrée, elle est à peine audible. "Tu es... une ent... entité unique... à part entière... disposant... d'une volonté qui... lui est propre... Il n'y a donc... que toi... qui peut décider... de ce que... tu veux... être... Toi... et personne d... d'autre..." - ta respiration est saccadée, ça te fait mal mais tu ne lâches pas, pas encore parce qu'il a besoin de toi.
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Mer 18 Avr 2018 - 1:25


☆ ☆ ☆     TRISTESSE GLACIALE


Rien n’y fait sa colère, il ne parvient plus à la maitriser. Le maître samouraï est devenu l’esclave de remords inutiles. Parce que quand bien même il souhaiterait pouvoir distinguer la couleur de ses yeux, son bleu trouble. Il n’y parvient plus. Il ne voit plus que son chakra qui se déverse de plus en plus ; comme si le monde s’était ralenti en votre honneur et celui de votre confrontation. d’abord, il hésita un mièvre instant - puis tenta d’acquiescer sans qu’on sache à qui, peut être à lui-même, peut-etre les propos de Sun-hi pour confirmer la sagesse de son entreprise.

Mais là encore, il était vide de certitude. Sur elle, il apposait un regard inquisiteur et noble et compatissant alors qu’il s’efforce de l’appeler malgré les ténèbres qui nourrisse son ame : “Sun-Hi.” L’anxiété se lisait dans ses paumes tremblotantes, liées l’une à l’autre alors que tes doigts remuaient avec impatience.

Mais elle est ta lumière. Salvatrice et paisible quiétude tandis qu’elle appose son front contre le sien tout comme, il le faisait lui même avec les siens. Il voit en elle, cet instinct protecteur, et se sent pour la première fois soutenu face à l’adversité. Le flux de chakra qui se déverse perd soudain de sa contenance, et diminue peu à peu jusqu’à n’être plus qu’un lointain souvenir. La fièvre, elle est à son paroxysme et le pauvre Yoshitsune est à deux doigts de s’évanouir.


« Sun-Hi, je traîne en moi des rêves inaccessibles
Qui me portent loin d'ici, sur des nuages tangibles,
C’est seulement quand la clarté se distingue de l'obscur,
Que je m'envole vers toi, en des lieux qui rassurent,

Souvenirs du passé, qui habitent le présent,
Notre domaine n’est désormais plus qu’un jardin d'antan,
Alors dis-moi où volent les papillons de l’espoir, si ce n’est dans le miroir de nos yeux,
Car mis à part dans ton regard, je ne vois rien d’autre qu’un destin épineux. »


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Sam 21 Avr 2018 - 21:23
Tu ne cherhais ni héros, ni conquérant. Ni prince, ni empereur. Tu te fichais de la gloire et de la fortune. Qu'il soit un assassin t'étais égale, tu pouvais l'endurer. Tu irais même jusqu'à nier ta vocation d'Irou-nin dans le seul but de l'aider à accomplir ses tortueux desseins, car tu n'aspirais qu'à être auprès de Yoshitsune.

Sur le point de céder tu t'accroches à celui que tu espères voir tien un jour. D'ailleurs tu t'inquiètes... En plus de son impressionnant flux de chakra, son front est brûlant... Tu crains qu'il ne finisse pas perdre conscience voire pire... Alors tu raffermis ton étreinte pour tenter de lui faire entendre raison.

À cet instant tu ne sais si c'est dû à tes mots ou ta présence mais, il se calma.
Tes maux se dissipèrent, plus important encore, son état redevenait un peu moins critique - et tandis qu'il se livrait à toi, tu caresses ce visage qui t'es cher.

"Malheureusement je ne peux restaurer ces temps heureux, ni même te rendre les tiens. En revanche je peux t'offrir une nouvelle famille. Si tu le souhaites nous pourrons refonder ce clan que tu affectionnes et le modeler à ton image. Et si cela ne te suffit pas, si tu continues à avoir soif de vengeance alors... je te soutiendrais dans ta quête... parce que je tiens à toi Yoshi".
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Dim 22 Avr 2018 - 15:34


☆ ☆ ☆     TRISTESSE GLACIALE


Elle parle encore et encore. Elle parle et parle – Et Yoshitsune ne sait absolument plus quoi dire, il est comme hypnotisé par la douce voix de sirène de sa muse. Son ’insouciance aveugle qu’il rayonne face aux remparts solennelles de l’imagination humaine est dépareillée en échos malvenus par le silence intensément dense dont il fait preuve.

Elle flamboie dans son univers à tous les angles du panthéon aux soupirs que son impétuosité allume ça et là d’étincelles de gaieté et son éloquence bien trop radieuse. Yoshitsune se sent débile d’avoir été victime de sa puissance, d’avoir été incapable de trouver soutien dans celle qui est toujours à ses côtés : Sun-Hi. Sans doute si ce n’est pas déjà fait, trouvera t-elle un jour la force de pardonner ces écarts aussi effrayant soient-ils.

Ainsi son spectateur privilégiée se saisit encore une fois de son attention (estompant définitivement les révolutions de son effrayante ignition) et l’emmène déjà par-delà les murailles muettes de l’intelligence à croire en nouveau en la vie. (étouffe définitivement la subversion de son euphorie embrasée).


« Une Nouvelle famille ? Refonder mon clan ? Moi être père ? Sun-Hi, que dis-tu ?! »

Sous la pulpe de ses doigts qui s’abandonne honteux, il sent presque les insensibles sillons de glace que la paume de l’écrivain a abandonné sur sa nuque. Soupirs peinée et moue gênée – il joue (comme souvent) à être comédien. Il détourne très rapidement le regard pour ne plus avoir à imaginer son corps de reine.

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Hier à 0:34
Depuis combien de temps ne l'avais-tu plus vu dans cet état ? Cela te rend d'autant plus heureuse que tu sois l'une des rares à avoir droit à ce spectacle. Tu retombes sous son charme comme si c'était la première fois - si vulnérable, il te fait fondre, tu craques complètement et te saisis de lui, embrasses le bout de son nez : tu en es sûre, c'est lui que tu veux.

Dans cette ambiance respirant la niaiserie, tu te laisses toi aussi aller à la confidence - "Oui ! Je suis même certaine que tu ferais un très bon père ! Puis... Ce n'est pas comme si je comptais faire ça avec quelqu'un d'autre...".

Consciente de ce que tu viens de lui avouer tu rougis, te rétractes - "Houla ! Ton front est brûlant ! On parle, on parle mais je n'ai pas encore fini de te soigner !". Tu le lâches, te redresses soudainement - il te faut prendre de la distance pour ne pas défaillir. Fébrile, ton agitation est illustrée par ce tic, toujours le même : tu replaces une mèche derrière l'oreille. Tu fermes les yeux, essaies de te concentrer. Approches tes mains afin de lui prodiguer les derniers soins mais, trop nerveuse, tu les retires au contacte de sa peau et l'emmitoufles dans la couverture - "Non !... Finalement, il vaudrait mieux que tu manges puisque tu es réveillé !... Je...Je reviens tout de suite ! Et... Ne bouge pas, compris ?!"...

Désormais incapable de voir autre chose que l'indécence de cette situation, tu cherches à fuir, il faut absolument que tu t'éloignes pour recouvrer tes esprits... Ainsi après avoir pleurniché dans ton dialecte, derrière la porte, tu dévales les escaliers la petite maison. Au pied de ceux-ci tu surprends le propriétaire des lieux qui n'a pas le temps de te dire un mot... Assise sur le pas de la porte, tu profitais de l'air frais sous l'oeil du vieil homme dont les interrogations ne faisaient que grandir depuis votre arrivée...

Tu rentres après quelques minutes, demandes à emprunter sa cuisine. Bien sûr il pourrait faire cette recette lui-même toutefois, tu tenais à exécuter le plat parce qu'il ne serait pas aussi minutieux - parce qu'il n'y mettrait pas autant de coeur.

Anxieuse, tu ouvres la porte en espérant l'y retrouver ; ne peux retenir un soupir de soulagement en constatant qu'il n'a pas quitté la pièce. Puis t'empresses de t'installer à ses côtés afin de lui présenter, fièrement, le mets que tu as préparé - "Tadaaa !~ Soupe miso ! J'espère que tu aimeras ! Tu m'excuseras pour la quantité, j'aurais aimé t'en faire plus mais, ça aurait déplu à ton estomac... De même qu'il n'appréciera pas non plus si tu manges trop vite..."
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TRISTESSE GLACIALE / Pv Lee Sun-Hi

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