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Réfléxions ; Ft Reiko


Jeu 28 Déc 2017 - 0:28
Les temps étaient durs…

Avec tout ce qui s’était passé dernièrement, je n’avais même pas eu du temps pour me reposer, du temps pour bien profiter du Nora, du temps pour moi tout court. Mais j’avais enfin avec cette satanée paperasse pour mon plus grand plaisir. Un fait qui m’ôtait là un poids inimaginable. Il restait encore deux ou trois détails à régler, mais j’étais bon. Le village avait à présent un dispositif sécuritaire plus ou moins acceptable et la seule étrangère du village, Ikeda Sazuka médecin de profession, était étroitement surveillée au cas où. Avec ce qui s’était passé avec Kaldea et pour rassurer tous les dignitaires qui avaient vu de son arrivée au village, je n’avais pas eu d’autres choix que de demander à la police de la faire surveiller. Deux ou trois shinobis la suivaient h24 sans vraiment se faire repérer. Ou pas. Mais de toute façon, la jeune fille allait se tenir à carreau si jamais, même si elle n’avait pas la gueule d’une belliqueuse. Encore heureux. Manquerait plus qu’une énième connerie du genre pour fragiliser définitivement notre village…

Une perspective qui m’extirpa un gros soupir. Un très gros même.

J’étais dorénavant en stand by. La seule chose que j’attendais était une lettre. Une lettre de mon cher Daisuke et peut-être aussi une du Tsuchikage si Iwa en avait élu un. Ce qu’il avait dû certainement faire. Il n’y avait pas de raison pour qu’ils ne se relèvent pas rapidement du coup qu’ils avaient subi. Car en plus d’avoir perdu leur Tsuchikage, leur ville avait essuyé une sale attaque. Deux initiatives qui ne manqueraient pas de fouetter leur orgueil. Ils n’avaient même pas le loisir de faire leur deuil. Un fait qui mettrait surement le feu aux poudres d’une manière ou d’une autre. Comment savais-je pour l’attaque ? Le Kunai émoussé tout simplement. Je ne savais pas trop d’où venait ce quotidien, mais j’avais pu m’en procurer et les sources semblaient fiables puisque ledit quotidien avait même le nombre exact de victimes de l’attentat du Soshikidan et de Kiri lors du sommet des Kages à Tetsu no Kuni. Un fait étrange, mais qui ne m’avait pas tellement étonné. Après avoir affronté un titan de 100 mètres, plus rien ne m’étonnait d’ailleurs.

Pensif et ayant enfin du temps pour moi, j’avais revêtu un simple kimono et un haori aux couleurs du clan avant de faire le tour de la gigantesque demeure clanique. Un privilège qui ne m’avait pas été offert depuis des mois durant. Sur mon passage, je saluai et m’entretins avec plusieurs Metaru qui furent ravi de me voir dans le coin. Surpris aussi. Mon quotidien ces derniers temps s’était tellement résumé au fameux boulot-dodo que voilà… N’étais-je pas celui-là même qui avait décidé d’embrasser cette carrière ? S’il y avait bien quelqu’un à qui je devais m’en prendre, c’était moi. Moi et moi seul. Une fois sur une terrasse, j’eus un léger rire. Il m’arrivait parfois de penser à ce qu’aurait été Kumo si Seijiro avait fait un bon Kage. Avec moi, Daisuke et Shizen, nous aurions peut-être fait un meilleur boulot. Peut-être. Surement. Sans doute. Je n’étais pas forcément insatisfait de mon boulot, mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser que ça aurait pu être mieux. Sur cette pensée, j’eus un deuxième gros soupir, puis je m’adossai à un mur à proximité.

Si mes yeux se levèrent vers la pleine lune qui éclairait superbement Kumo, ma main fouillait l’intérieur de mon kimono pour trouver une clope.

Puisque Nora n’était pas dans les environs, je pouvais bien en profiter un tout p’tit peu quoi…
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Jeu 28 Déc 2017 - 1:34
Complexe...

Tu ne connaissais toujours pas ta position au sein de ton clan. Cela faisait un bout de temps maintenant que tu avais brisé plusieurs barrières que toi ou eux avaient érigés avec les années. Néanmoins, il manquait toujours ce naturel, ce contact, cette clarté quant aux positions de chacun vis à vis de l'autre. Dans tout les cas, tu te contentais de vivre avec ça pour le moment, tu n'avais pas franchement le loisir de te rabibocher entièrement avec ton clan. Surtout pas après tout les divers évènements qui avaient mené Kumo dans un état d'activité assez intense.

Soupirant, tu te retrouvais néanmoins au sein de la demeure familiale pour régler quelques petites affaires par-ci par-là. Tu n'avais pas encore eu le luxe de revoir certaines personnes depuis le sommet. Comme Itagami, qui d'après les rapports reçus avec du subir une expérience particulièrement traumatisante. Tu ne t'inquiétais pas pour elle, elle était tenace, mais tu espérais seulement que cela n'affecte pas sa vie future. Elle semblait être partie sur une bonne voie, cela aurait été dommage de tout arrêter pour des évènements de ce genre.

Pareil pour ton frère. Hormis le conseil, vous n'aviez pas non plus parlé en tête à tête. Au final, le seul type que tu connaissais déjà avant tout ceci et avec qui tu avais pu reparler fut Shizen. Tu l'avais aidé à traquer et capturer son oiseau, et depuis, plus grand chose. C'était déjà ça, lorsqu'on te connaissait, on apprenait à prendre en considération chaque rencontre.

Mais voilà, à peine avais-tu pensé à lui que sa présence se figura devant toi. Le destin était clairement quelque chose dont tu ne pouvais figurer le fonctionnement... Soupirant face à tant de coïncidence, tu arquais un sourcil tandis que tu jaugeais son accoutrement. Il semblait plutôt détendue pour un Raikage assaillit de toute part. Au moins, certains arrivaient à prendre du temps pour eux, c'était une bonne chose en soi. Toi, même s'il était assez tard dans la soirée, tu portais encore ta tenue de fonction. Pas question de te détendre pour le moment...

Le songeant du regard, tu ne notas pas son travers qu'était de fumer. Il faisait ce qu'il voulait après tout... Tu n'étais clairement pas le genre du personne à juger les habitudes des autres. Pas toi.

- Bonsoir Shuuhei.


Tu t'approchais de lui lentement, tu ne savais pas vraiment quoi lui dire, mais lui aussi semblait avoir vécu des évènements particulièrement éprouvant au sommet. Le fait même d'avoir encore sa tête accrochée à son corps était du à un sang froid extrême de sa part. Ou d'une certaine chance... Certainement les deux.

- On s'est pas parlé depuis ton départ.


Ironique de dire cela, sachant que dans ta vie, tu avais pu passer des années à ne rien lui dire. Pas un seul mot... Mais cela avait changé, enfin, tu le croyais.

- Comment tu vas ?

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Jeu 28 Déc 2017 - 2:39
- « C’est encore difficile de dire niii-chan ? »

J’eus un rire. Un rire un peu moqueur mais un rire bon vivant. Si on pouvait voir que la situation m’amusait, elle me faisait également plaisir. Très plaisir. C’était comme un baume au cœur, quelque chose comme ça. Tout n’était pas de la merde quelque part et ce constant était rafraichissant avec ce contexte géopolitique de malade. La tension internationale était plus que jamais à son paroxysme. Bientôt, les choses allaient bouger ; mais en attendant, le simple fait de voir que ma maison (et la ville dans une moindre mesure) était paisible me rendait heureux et fier. La tranquillité du clan était également cristallisée par l’ouverture de ma petite sœur qui faisait un effort incroyable pour redevenir sociable. Ça allait certainement prendre du temps et j’étais tout à fait patient, mais j’étais certain qu’on pouvait arriver à quelque chose de bien. J’en avais la foi. La ferme conviction. Et puis de toute façon, je ne me voyais plus l’abandonner ou lâcher mon rôle de grand-frère comme j’avais pu le faire dans le passé.

- « On va dire que ça va… Plus ou moins. J’ai encore la tête sur les épaules et j’ai réussi à sauver le cul de notre daimyo. Tout va bien… Ou presque. Ouais… »

J’eus cette fois-ci un petit rire de circonstance. Un peu crispé. Un peu jaune. Cette situation m’avait dépassé et j’avais été impuissant devant la mort de mes homologues. Mais j’étais encore vivant, là et les seigneurs des pays de la foudre et de la roche également. Pas mal. A mes yeux, c’était comme un lot de consolation. On avait limité la casse et c’était tant mieux. Mais le tout m’avait épuisé et la lassitude se sentait sur mon corps. Sur mon visage même. Enfin… C’était quelque chose que je ne montrais qu’ici et au conseil. Devant la population, j’avais toujours ce maintien, ce sourire et cette certaine inflexibilité qui allait avec pour faire comprendre à tous les kumojins qu’ils pouvaient compter sur moi et pas qu’un peu. Je finis par sortir un briquet, l’actionnai pour allumer ma cigarette avant de tirer une première taffe. Taffe qui me fit du bien d’ailleurs. J’allais devoir mâcher une herbe après ou même boire un breuvage, mais pas sûr que le tout masque l’odeur. Nora allait surement me passer un savon. Soit…

- « Et toi ? Comment tu vas ? »

Son ardeur au boulot faisait plaisir à voir. Le simple fait de la voir en uniforme était plaisant. C’était la preuve même que j’avais bien fait de l’intégrer au conseil. Elle allait devenir à terme l’un des piliers du village. Il faut dire que même si je n’avais pas particulièrement brillé en tant que raikage, j’avais au moins préparé le terrain pour la génération future qui allait certainement hisser le pays tout en entier au sommet. Reiko serait sans aucun doute l’une des artisanes de ce succès, à n’en point douter. Néanmoins, j’allais lui donner un tout petit conseil de grand frère : « Apprends à te ménager aussi. Le boulot d’accord, mais le repos est essentiel aussi. Quoique t’as plus de ressources à revendre. Tu es encore toute jeune là où je me fais déjà vieux avec mes cheveux blancs. » J’eus un sourire. J’étais en train de tirer quand même vers les 32 piges. C’était pas un rien, bordel. Il fallait vraiment que je commence à songer à avoir un gosse ! Mais même pour ça, c’est à peine si j’avais vraiment le temps en fait…

- « Alors, qu’est-ce qui t’amène ici ? Tu as terminé ta soirée de boulot ? Tout baigne à ce niveau-là d’ailleurs ? »
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Jeu 28 Déc 2017 - 15:11
Franchement...

Il était pas né le jour où tu allais l’appeler nii-chan. Ou du moins, il était révolu. Tu en avais perdu la totale habitude et tu détestais ce genre de familiarité débile. Il était ton frère, certes, mais tu n'avais pas besoin de lui rappeler à chaque fois. Enfin bref, te posant contre un mur, tu l'écoutais. Le bougre semblait bien exténué depuis les derniers évènements, pas besoin d'être une fine détective pour savoir ça. Dans tout les cas, il avait fait du bon boulot. Si Kumo tenait encore debout c'était en partie grâce à ses actions au conseil. Toi qui refusais de lui attribuer du mérite pendant toutes ces années se retrouvait désormais à devoir faire face à la réalité. Il était bon, et pas qu'un peu.

Celui-ci d'ailleurs prit même le luxe de s'inquiéter pour toi. Il te sortait ainsi le même discours qu'Hisao avait pu te faire tandis que tu étais allée le voir à l'hôpital. Les deux larrons s'inquiétaient de toute cette charge de boulot que tu avais pris soin de régler par toi même. Enfin bon... Tu étais tenace, bien plus que n'importe qui à Kumo sans l'ombre d'un doute. Tu ne flanchais pas le genou pour si peu. Fierté oblige...

- Tu sais, j'ai pas obtenu ma position actuelle en me ménageant Shuuhei. Je n'ai jamais aimé me reposer, quant on a fuit le monde extérieur toute sa vie, on a pas trop le loisir de fermer les deux yeux.


Au final, toute ces épreuves rudes que le destin t'avait soumit t'avait permit de te forger des épaules solides et un mental qui l'était tout autant. Un mal pour un bien diraient certains...

- J'ai du faire quelques vérifications auprès de certains Metaru sous mes ordres au Kyubuu. Les diverses trahisons et intrusions au sein de Kumo ont eu le don de fragiliser la sérénité des habitants. Enfin, ça c'est un peu calmé depuis votre retour. Dans tout les cas, c'est quelque chose dont je dois m'occuper en l'absence de Daisuke.


Ca aussi, cela ne t'aidait pas plus que cela. En l'espace de quelques jours, tu étais passée de Fukutaicho à Taicho suppléante. A la différence de Daisuke, tu n'avais pas son expérience, et tu n'avais surtout pas de Fukutaicho pour t'épauler. Bien entendu, tu avais pensé à te faire aider par Hisao, mais celui-ci allait voir d'autres occupations dans l'avenir. Bref... Dans tout les cas, tu n'avais pas forcément le temps de te reposer.

- J'avais prévu de partir m'entrainer avant de te croiser, mais si tu veux parler de quelque chose, vas y. Je ne suis plus à ça près de toute manière.


Tu avais encore certains maladresse dans le fait d'établir un dialogue convivial, mais bon, Shuuhei était certainement capable de voir que les intentions étaient bonnes de ta part. Bien que tu parlais toujours avec un ton aussi tranchant et direct.

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Jeu 28 Déc 2017 - 20:23
- « Tu as bien grandi… »

Et pas qu’un peu. Et c’était un constat qui me rendait heureux. Oh certes, je n’avais pas du tout contribué à son évolution, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être fier. J’avais réfléchi à deux fois avant de lui laisser la cité Kumojin, mais elle et les autres chunins avaient géré. De quoi me conforter dans l’idée qu’elle était devenue quelque chose. C’était un fait que je n’avais pas vraiment perçu, aveuglé par les conflits qui nous opposaient. Mais maintenant qu’elle s’ouvrait doucement à moi, c’était autre chose. Son destin semblait tout tracé à mes yeux ; et à terme, il y avait plus que moyen qu’elle devienne raikage un jour. Enfin… Encore fallait-il que je lâche le poste et tout ça quoi. D’ailleurs…

- « Tu te rends compte que tu aurais pu devenir sandaime raikage si on était tous morts là-bas ? »

L’idée était morbide, mais elle me fit rire quand bien même que je savais que Reiko ne serait ni amusée ni intéressée par ce que je venais de dire. Pourtant, je n’étais pas très loin de la vérité. Les jônins susceptibles de devenir kage n’étaient pas nombreux. En fait, ils se limitaient tout simplement à mon conseil. Daisuke, Shizen et Reiko. Shiroi était plus ou moins exclue. La lumière de ce poste ne lui convenait pas du tout. D’ailleurs, je n’avais aucune nouvelle d’elle jusqu’ici, alors bon… J’espérais sincèrement qu’elle ne soit pas morte, mais avec cette conjecture politique et tout ce dont était capable le soshikidan, j’avais un grand doute quant à ses chances de survie très franchement…

- « Merci pour ta dévotion et tout le travail que tu abats. »

Cette fois-ci, j’eus un sourire sincère. Je ne me moquais pas, mais je lui témoignais toute ma reconnaissance. Pas seulement en tant que raikage, mais aussi en tant que grand-frère. Sur cette phrase, je tirais une énième latte de ma cigarette. Le tabac et moi ? Une vieille histoire d’amour. J’aurai pu fumer mon kiseru si je ne savais pas où l’autre moniale l’avait foutu. Touche à tout celle-là ! M’enfin… Avais-je le choix ? Même au niveau du saké, j’avais dû doser même si j’avais initialement une bonne descente. Et puis, au niveau de la bouffe, c’était aussi la galère. Je ne pouvais même plus manger dehors comme avant. En soit, c’était pas méchant, mais la vie en couple ressemblait presqu’à une prison.

- « T’as causé aux vieux sinon ? ‘Fin, avec mère je veux dire ? Un minimum l’apaiserait, tu sais… »

Puisqu’elle m’avait donné l’opportunité de parler de ce que je voulais, c’était l’occasion non ? Parce que dans l’équation, il n’y avait pas que moi. Si notre père était quelque peu caractériel –seule chose dont elle avait dû hériter de lui, d’ailleurs-, notre mère était la femme la plus douce et la plus aimante que nous connaissions. Je la voyais chialer de joie d’avance et vouloir prendre sa fille dans ses bras. Fille qui avait hérité de ses beaux traits d’ailleurs. Je finis par faire un signe de tête à Reiko pour qu’elle me suive puis je m’avançai jusqu’au jardin. Il était gigantesque d’ailleurs. Gigantesque et coupé en deux par un petit ruisseau dans lequel nageaient des carpes koi et surplombé par un petit pont en bois.

Pont vers lequel je me dirigeai lentement. Éclairé par la lune bizarrement visible ce soir…

- « J’pense que c’est toi qui a des questions, puisque c’est toi qui m’a rejoint ? Pose-les, je t’en prie. Après avoir frolé la mort à Tetsu, je me dis qu’il est inutile de continuer à te cacher davantage de choses. Ne te gêne pas. »
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Jeu 28 Déc 2017 - 23:06
Perplexe...

Toi ? Raikage ? Impossible. Tu avais bien trop de boulot à résoudre en tant que Taicho suppléante pour le moment. Tu te savais solide, mais tu te savais aussi limitée. Tu ne pouvais pas être partout à la fois, et tu préférais laisser ce rôle à Shuuhei voir à Daisuke pour le moment. Ainsi, on avait besoin de toi ailleurs, et tu ne comptais pas déroger à ton devoir. Enfin... L'idée de toute manière n'était qu'hypothétique et tu ne daignas même pas la relever.

Puis, vint le sujet épineux quant à tes parents. Bien que tu t'étais ouverte à Shuuhei depuis peu, et que tu tentais toujours plus de briser la glace avec ceux de ton clan. Ils y avaient ceux en qui tu portais encore une rancœur assez profonde. Si, jusqu'ici, tu avais réussi à tempérer ta colère, celle-ci restait encore partie intégrante de ton être. Et elle avait tendance à surgir quand tu repensais à ton passé.

- J'ai encore quelques soucis à aller voir nos parents.


De toute manière, avec la tonne de travail qui t’attendait, tu n'avais pas eu le luxe de faire quoi que ce soit pour régler ça. Le suivant alors tandis qu'il marchait à travers la demeure, celui-ci t'invita à prendre la parole et à discuter des choses dont tu avais envie de discuter. Perplexe, tu arquais un sourcil face à cette situation. Tu n'avais pas prévu initialement de lui soumettre un questionnaire.

- J'ai plus forcément envie de chercher des réponses avec toi Shuuhei. J'en suis arrivée à la conclusion que de toute manière, qu'importe la finalité que tu pourrais me soumettre, cela ne pourrait changer en rien à ce que j'ai vécu.


Tu ne disais pas forcément cela sous son aspect négatif. Bien entendu, tu avais toujours du mal à y mettre les formes, mais Shuuhei était en capacité de comprendre que tu avais plus ou moins tourné la page. Pour toi, l'affaire était réglée. Il s'était excusé tout simplement, sans se justifier et même si cela t'avait enragé sur le moment, cela t'avait fait comprendre que tu ne pouvais plus lui en vouloir pour ça. C'était maintenant si loin... Bien que les conséquences t'impactaient toujours au quotidien.

- Enfin bon... Je suis tombée sur toi par hasard de toute manière, je n'avais pas initialement prévu de te soumettre un questionnaire. Moi et la parole...


Tu te raclais d'ailleurs la gorge. Tu détestais trop parler et là, c'était déjà un exploit si tu arrivais encore à sortir des phrases à son encontre. Disons que tu faisais des efforts à ta manière... Imperceptible pour la plupart, mais véritable dans ton cas.

- Il va aussi falloir que tu m'expliques ton choix de me retirer Hisao de la police. C'est pas comme ça que tu me permettras de me reposer.


Ce point là te faisait toujours aussi chier. Même si tu pouvais en comprendre les raisons et que tu n'allais pas remettre son ordre en question.

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Ven 29 Déc 2017 - 2:30
- « Il est vrai que ça ne changera rien à ton vécu. Mais savoir le passé dans son intégralité permet de soigner son futur et d’avancer sereinement… Enfin… Je crois ? Mais ne t’en fais pas. Si tu ne veux rien savoir de plus, je ne te dirais rien tout simplement. »

J’eus une mine interrogative là-dessus. Je supposais. Vraiment. Pour une fois, je ne faisais pas vraiment mon moralisateur. Ça ne passait jamais avec elle de toute façon et j’avais vraiment à cœur de ne plus refaire les mêmes erreurs que par le passé. Son ouverture était trop fraiche et j’avais bien trop peur qu’elle ne se referme comme une huitre encore une fois. Avec Reiko, je m’attendais à tout, même si je gardais bon espoir qu’elle évolue dans le bon sens avec moi et tout le reste du clan, voire pourquoi pas les kumojins dans leur globalité. D’ailleurs, en parlant de kumojin, l’un d’entre eux avait retenu mon attention. Mais pas que moi. Reiko aussi, apparemment. De quoi m’arracher un sourire.

- « Te retirer Hisao ? On croirait presque qu’il t’appartient, tiens. C’est rare que tu estimes quelqu’un comme ça. Il est si bon que ça… ? »

Question rhétorique. Je savais qu’il était bon, sans quoi je ne lui aurais pas permis de devenir jônin. Question également taquine. J’avais appuyé sur le bon avec un sourire mi-pervers mi-moqueur pour l’asticoter un peu, même si je savais que je jouais à un jeu dangereux en le faisant. Je me faisais peut-être des idées, mais j’avais la nette impression qu’il y avait plus que de l’estime… L’impression seulement. Je ne saurai dire plus. On parlait de Reiko après tout. Un peu trop imprévisible. Après, elle avait peut-être un faible pour lui sans même le savoir. Avec cette meuf marginale et peu adepte des conventions sociales, il y avait des chances. Ce qui en soit serait à la fois hilarant et mignon. Mais pas de conclusion hâtive…

- « Sinon je ne t’ai rien retiré du tout. Je lui ai laissé le choix de faire ce qu’il veut. On parle d’un jônin après tout. Il est libre de penser à son affectation s’il trouve pertinent qu’il n’a pas à bosser sous les ordres d’un autre jônin. C’est comme avec toi. Personne ne t’a forcé à intégrer la police. Pas même moi lorsque j’étais simple taichô. L’avantage du grade, dira-t-on. Mais sois contente. Apparemment, il n’a pas l’air de vouloir quitter tes ordres… »

J’eus un petit rire, avant de reporter mes yeux vers le clair de lune. Une brise fraiche s’abattit sur la ville. Le calme semblait être de nouveau de retour. Kumo avait essuyé beaucoup de problèmes, mais la cité était toujours debout. Les Dieux ne nous avaient pas abandonné. Tout comme une personne. « Je n’insisterais pas davantage, mais prends tout de même le soin d’y réfléchir pour mère. Rien que pour elle. » Commencer par elle. On pouvait dire actuellement que j’étais le lien qui liait la blonde aux autres Metaru. Un autre chef de clan aurait certainement pu la bannir et ce risque n’était pas définitivement enterré si jamais je venais à mourir. Tout pouvait parfois aller vite. Très vite.

- « Et puis, faut bien que tu commences avec quelqu’un d’autre, non ? » Qu’avais-je dis en tirant une énième fois sur mon mégot, les yeux toujours braqués vers la voute céleste.
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Ven 29 Déc 2017 - 20:56
- Hisao est juste un bon élément. Et vu le travail à faire ces derniers temps, l'éventualité qu'il se retire du Kyuubu me serait déplaisante.

Tu roulais des yeux encore une fois. Tu commençais à connaitre ton frère mine de rien, si toi tu étais entièrement imprévisible par ta nature particulière, lui se retrouvait être tout l'inverse. Certainement qu'il pensait y voir un quelconque lien plus que professionnel entre vous. Et il était tout aussi sur qu'il se ferait un plaisir de pointer du doigt cette pseudo relation quand il pensera que le moment sera venu.

Soupirant, celui voulait quand même fortement t'inciter à ouvrir de nouveau le dialogue avec tes parents, ou du moins quelqu'un d'autre que lui. Ses intentions étaient louables dans la forme, mais dans les faits, tu ne pouvais pas précipiter les choses. D'autant plus que tu faisais déjà des efforts monumentaux, à ton échelle, pour tenter de régler le soucis inhérent à la situation actuelle chez les Metaru.

- Plus facile à dire qu'à faire. Certains me craignent toujours, d'autres se contente de me soutenir mais en gardant leurs distances. Seuls les Metaru se trouvant au Kyuubu dialoguent avec moi au quotidien.


Bien entendu, tu parlais du clan en général, en tentant de faire de tes parents une généralité. Ta mère attendait très certainement ton ouverture, mais ta colère envers eux ne s'étaient pas encore suffisamment estompée pour que tu puisses faire le premier pas.

- Enfin... J'essayerais. Plus tard.


Tu ne pouvais rien lui promettre davantage, et il devait très certainement le savoir.

- Et toi de ton coté, ton poste te convient toujours autant ? Pas trop épuisé par les dernières évènements ?


Tu avais pu saisir à certaines de ses phrases, qu'il laissait transpirait un ton las de tout ceci. Lui qui aimait autrefois vivre sans trop se fouler avait prit une direction de vie totalement opposée à ses premières volontés. Tu ne pouvais pas vraiment définir son avenir, mais s'il ne se ménageait pas, il allait certainement rendre son poste tôt ou tard.


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Sam 30 Déc 2017 - 23:59
- « Me convenir toujours autant ? »

J’avais machinalement répété la question d’un air vague, avant de tourner ma gueule vers la sienne. C’était la toute première fois qu’on m’adressait une telle interrogation en six mois. Il faut croire que je n’avais vraiment pas bonne mine pour qu’elle ouvre un tel sujet. S’inquiétait-elle pour moi ou bien voulait-elle tout simplement savoir ce qui allait se passer prochainement pour le village ? Bonne question. Mais j’étais plutôt content qu’elle prenne de telles initiatives. Elle évoluait petit à petit, mais elle évoluait quand même. De très bon augure. En attendant, je ne savais pas quoi lui répondre. J’étais à vrai dire un peu pris au dépourvu. Je ne m’étais jamais vraiment posé la question, mais pour une fois…

- « Ce n’est pas réellement une question de convenance. J’ai été celui qui s’est proposé pour endosser le rôle après tout. En attendant, j’assume sans broncher. C’est mon rôle. C’est mon fardeau… »

Le poste de Kage était clairement devenu un fardeau en quelques mois seulement. Si l’honneur avait été grand, le tout était effectivement devenu très chiant. Je n’avais quasiment plus de vie et c’est à peine si Nora pouvait profiter de mes présences. Quand j’étais disponible, je passais d’ailleurs tout mon temps de libre à me reposer en fait. Exit les soirées entre potes et compagnie. Non. Je n’avais plus ce genre de loisirs ni de luxe. Je n’étais peut-être pas sur le terrain comme Reiko, mais je potassais également chaque fois qu’il le fallait. Chaque jour. Parfois jusqu’à des heures très tardives. Un exploit pour l’homme que j’étais, sachant que je détestais vraiment tout ce qui avait un lien avec la paperasse en fait…

- « Pourquoi cette question ? Tu me crois incapable de tenir sur la distance ? Tu penses que Kumo en pâtira ? »

J’eus un sourire. Le débat était lancé. En vérité, je me savais capable de tenir malgré la menace d’une sorte de burnout. Cependant, plus les secondes passaient et plus je me rendais compte que j’allais devoir sacrifier une bonne partie de ma vie si je voulais remplir ce rôle pendant encore longtemps. Etait-ce vraiment mon objectif en fin de compte ? D’être raikage jusqu’à la fin de ma vie ? Car il n’y avait pas vraiment de limite à mon mandat à bien y repenser. Je pouvais rester à la tête de Kumo pendant dix, vingt, trente, voire même cinquante ans encore ! Mais serait-ce productif et sain pour le village ? Ne valait-il pas mieux que je lâche l’affaire comme on dit au bout d’un moment donné ?
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Dim 31 Déc 2017 - 18:29
Perplexe..

Tu écoutais ce qu'il avait à dire pour sa défense, mais pour toi, les faits s'enchainaient tous au fur et à mesure. Plus tu passais du temps avec lui, plus tu ne pouvais t'empêcher de douter sur le futur de Shuuhei à son poste... Il semblait être davantage vulnérable qu'à ses débuts, et même si cela risquait d'impacter sa fierté, il fallait que tu le lui dises.

- Je sais pas Shuuhei. Je sais pas... J'ai suffisamment remit en cause ton mérite à tord ces dernières années pour le remettre en cause encore aujourd'hui. Tu es un bon Raikage c'est vrai... Mais je ne te pense pas capable de tenir la distance.


Encore une fois, il te manquait un certain tact que l'on t'avait jamais enseigné. Soupirant, tu espérais qu'il comprenne que tu ne disais cela que pour lui. Si tu t'étais cantonné à ton rôle d'autrefois, certainement que tu serais gardée de dire tout cela, voulant éviter une autre embrouille avec lui.

- Ton rôle est de protéger le village. Mais, ne laisse pas ton orgueil t'aveugler quant à ton utilité. Tu as suffisamment de qualité pour servir Kumo même sans être à sa tête.


Ton discours pouvait sonner faux chez toi, bête de fierté et de colère, mais tu pensais sincèrement ce que tu disais. C'était un guerrier que tu n'avais pour l'instant jamais mis à terre. Son rôle futur dépassait peut être même ses attributions actuelles, mais peut-être que pour cela, il allait devoir abandonner son poste actuel afin de pouvoir se ressourcer.

- Enfin... C'est pas à moi de te dire cela j'imagine.


C'était vrai en quelque sorte, tu n'étais que sa sœur... Mais en soit, tu étais certainement la seule personne qui s'en foutait suffisamment de la position hiérarchique qu'il avait pour pouvoir lui dire les choses en face de la sorte.

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Lun 1 Jan 2018 - 4:25
- « Ouais… C’est vrai que venant de toi, ça sonne bizarre… »

Sur le cul ? Je l’étais plus ou moins, on va ne pas se le mentir. Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle me sorte ça un jour. Et si c’était culoté de sa part, force était d’avouer qu’elle n’avait pas vraiment tort. L’idée de se retirer du poste de raikage s’était déjà instillée dans ma tête pour être franc. J’y avais clairement pensé et ce à plusieurs reprises. De toute façon, il me paraissait évident qu’il ne s’agissait pas d’un poste fait pour moi sur la durée. J’avais été élu dans des circonstances particulières et si j’avais aidé Kumo à plus ou moins se redresser, il était peut-être temps pour moi de songer à la retraite. J’avais l’habitude de le dire de toute façon : Plus qu’un politicard, j’étais un général et rien autre chose.

- « On a tous un peu d’orgueil Reiko. Toi, moi, tout le monde. C’est humain. Ceci étant dit, j’appellerais plutôt ça de l’abnégation. Personne n’avait les couilles pour au moment où il fallait se désigner. C’est pas le moment de se débiner. Pas quand ça devient difficile. Je réfléchirais certainement à un retrait après que la tempête soit passée. Pas avant. »

Ma voix avait été plus ou moins sérieuse pour le coup. Il était clair que je ne resterais pas éternellement à ce poste. C’était un coup à vieillir avant l’âge et à s’exposer à trop de problèmes, trop de fardeaux. Mais il fallait pour le moment que je tienne le coup, quitte à en perdre des plumes. Je n’avais pas pris les rênes de cette ville en promettant monts et merveilles pour finalement laisser Kumo dans la merde. Quelle image donnerais-je des Metaru ? Déjà que les Nara et les Suzuri ne volaient pas haut à cause de leurs différents problèmes internes, un désistement des Metaru et tous les clans majeurs seraient tournés en dérision par les autres. Non, il y avait trop de paramètres à prendre en compte…

- « Quand j’y pense, c’est également pareil pour le rôle de chef de clan. Il n’y a qu’une seule personne capable actuellement de rependre le rôle après moi si j’exclue l’ancienne génération. Sauf que cette personne devra s’ouvrir… et avoir l’approbation de tout son clan pour aspirer à ce rôle… »

Mon timbre fut plus doux et plus mesurée. Reiko n’était pas conne. Elle devait pertinemment savoir que je parlais spécifiquement d’elle. Si ses efforts étaient louables, ils n’étaient néanmoins pas encore suffisant pour que je lui laisse ce rôle. D’ailleurs, ce poste n’avait pas les mêmes prérequis que celui d’un dirigeant de village. Il s’agissait ici d’être l’égérie de tout un clan, toute une famille. Être son point d’ancrage. Un mauvais profil pouvait causer des scissions irrémédiables et destructrices. Dans un clan et au contraire d’un village, les gens étaient difficilement remplaçables. Le lien familial était définitivement différent des ardeurs patriotiques qu’on pouvait avoir. A la tête d’un village, c’est la tête qui fonctionne…

Mais à la tête d’une famille, c’est le cœur et rien autre chose.

- « Enfin bref, je n’aimerais pas t’accaparer ton temps. Si tu veux aller t’entrainer, vas-y. On pourra reparler plus tard quand tu en sentiras le besoin, si jamais. » Dis-je, avec un tendre sourire aux lèvres.
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Mar 2 Jan 2018 - 0:43
Bien...

Au moins, il n'avait pas l'air de le prendre pour lui. Ou du moins, il arrivait bien mieux à se maitriser que toi tu ne pouvais le faire... Pas compliqué en même temps... Mais bon, cela venait aussi certainement du fait qu'il avait déjà envisagé l'option que tu pensais être la bonne pour lui. Il était solide le bougre mais il l'était uniquement dans les moments où il fallait l'être. A la longue, il allait perdre en endurance et finir par perdre son beau cuir chevelu qui lui avait valu tant de conquête. Roulant des yeux face à cette image qui venait de surgir dans ton esprit, tu faisais un rapide salut de la tête lorsque tu vis passer deux doyens de la demeure.

Soit...

Il faisait aussi mention de sa passation de pouvoir. Tu haussais les épaules, tu n'allais pas le supplier en quoi que ce soit. Tu faisais déjà un nombre incroyable d'effort pour rattraper une dizaine d'année perdue sur ta vie. Malheureusement, comme tu aimais te le rappeler, tu n'étais pas légion, et tu devais distribuer ton temps selon les prérogatives de la situation...

Bien entendu, tu n'allais pas non plus lui dire que tu t'étais ouverte avec un bon nombre de personne ici. Même ta belle-sœur que tu ne daignais considérer autrefois avait pu partager quelques moments personnels avec toi. Mais soit... Tu n'allais pas précipiter davantage les choses, tôt ou tard, tu étais persuadée que tes actions allaient payer dans l'esprit collectif. Toi qui avait essuyé les plâtres d'une vie de solitude espérait récolter les fruits d'une période d'effort intense.

- Je vais faire cela... Repose toi bien tant que tu le peux, les temps de paix sont loin désormais...


Facile à dire pour une personne qui avait combattu toute sa vie le monde extérieur.

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