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Un complexe insupportable [Ft. Suzuri Hina]


Jeu 28 Déc 2017 - 1:45
Comme à son habitude, l’hôpital était d’un blanc immaculé, d’un silence mélodieux et d’une propreté à toute épreuve. Le personnel était voué corps et âme à leur métier, s’occupant avec assiduité des nombreux patients venus en urgence après l’attaque de Kumo par la traîtresse Suzuri et le mystérieux marionnettiste. Pour ma part, j’étais entre ces quatre murs blancs, plongé dans un air pur avec une belle vue sur le panorama rocailleux du village des nuages...

… Bordel mais sortez-moi de là. Je ne supporte plus d’être enfermé ici. On dirait une sorte de prison pour cinglés. Et puis, je fais comment sans mon tabac, moi ? Ils me privent de mon Kiseru depuis maintenant quatre jours ! Quatre ! Bien sûr, les médecins sont choqués lorsque je leur demande de me laisser fumer, mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ? On arrête pas les besoins d’un fumeur comme ça. En plus un fumeur plutôt compulsif d’après certaines mauvaises langues, même si j’ai plutôt tendance à dire que… Bon, d’accord, fumeur compulsif c’est pas totalement faux.

La récente visite de ma Fukutaicho m’avait fait plaisir et m’avait légèrement remonté le moral. En particulier le cadeau qu’elle m’avait fait : Du kizami. Mais malheureusement, ces maudits médecins ont planqué mon Kiseru, donc ça me compliquait pas mal la tâche. J’allais bien finir par le retrouver, mais je devais aussi écouter mon corps : Après ma visite ‘’forcée’’ chez le Raikage, j’étais tout simplement incapable de bouger. Quelques blessures s’étaient ouvertes à nouveau et les quelques muscles qui étaient encore opérationnels m’ont lâchement abandonné.

La tête écrasée contre mon oreiller, je regardais avec mélancolie, fatigue, lassitude et frustration ce plafond aussi blanc que neige. Je savais même pas à quoi penser pour passer le temps. Vu que je n’arrivais pas à dormir sur commande, le temps était affreusement long… sauf qu’on arrive vite au bout de nos réflexions. J’ai pensé à l’attaque, au Conseil, à moi-même, à mon fidèle Suzaku, à la vie et à quelques trucs stupides.

Ennuyé, je lâchais un interminable soupir avant de me tourner vers la porte de ma chambre qui était visiblement restée ouverte. Le plus étonnant, c’était que sur le seuil de la porte se trouvait Une personne assez élégante, trop pour être une employée du complexe scientifique. En me repositionnant difficilement contre mon large oreiller, mon regard se posa sur elle.

- Euh… je peux t’aider ? Je connais pas tous les patients de toutes les chambres, mais je peux peut-être te donner une direction à prendre. En tout cas, à part moi, ici il y a personne, donc…

Je haussais les épaules. Malheureusement pour elle, si elle cherchait quelqu’un, il ne partageait pas ma chambre.
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Jeu 28 Déc 2017 - 9:45
Y'avait comme une odeur de déjà vu. Le village, les gens, le décor, tout ça. Je connaissais. Et étonnamment, ça m'avait un peu manqué. Trois ans déjà que j'étais partie visiter du pays, la découverte du monde. Mais rien ne valait ce bon vieux territoire de la foudre. Kumo, le village de mon enfance, je me demandais à quel point tu avais bien pu changer, est-ce que les hommes t'avaient rendu beau ou alors t'avaient-ils détruit ?

Je connaissais une fille qui travaillait à l’hôpital, une bonne amie, probablement la seule en fait. Plus jeunes, on avait fait équipe ensemble, les missions, les bons et mauvais moments, des souvenirs plein la tête. Mais elle n'avait jamais voulu voyager avec moi et encore moins m'apprendre ses techniques médicales. Je l'avais même supplié pour ça mais rien à faire, elle me disait toujours : maîtrise déjà ton encre avant de vouloir maîtriser autre chose.

C'est vrai que je suis née dans la famille Suzuri : maîtrise de l'encre et grands intellectuels de ce monde, enfin de réputation. Mais je me suis jamais sentie proche de ma famille. En fait d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours était la fille solo et ça m'allait bien. On peut compter que sur soit même et puis je préférais être seule que mal accompagnée, vous connaissez le dicton. Mes envies à cette époque, c'était pas tant de maîtriser l'encre pour faire plaisir à mon père, mais plutôt d'apprendre à soigner les gens. J'ai toujours eu bon cœur. Peut-être était-ce un tord dans ce monde de dingue.

En début d'après-midi y'avait jamais grand monde, c'était plutôt parfait pour passer inaperçu et être tranquille. Alors je suis entrée dans l'hôpital mains dans les poches en saluant la secrétaire qui lisait un magazine et j'ai commencé à me promener. J'étais jamais venue ici auparavant, ou bien si, une fois après l'examen chûnin. Très mauvais souvenir.

Je suis arrivée au deuxième étage et j'ai longé un couloir. C'était bien trop silencieux pour qu'elle soit là. Mais j'ai vu une porte entrouverte. Devait bien y avoir quelqu'un pour me guider. Je me suis approchée doucement, et j'ai pointé le bout de mon nez. Une chambre lambda pour les patients visiblement. D'ailleurs, y'avait un homme et bien que je remontais dans mes souvenirs, je l'avais jamais vu, il ne me disait rien.

- Mmmh... Je cherche un médecin. Riyuka Shiemi. Dans mes souvenirs elle travaillait ici.

Je me suis un peu approchée. Tout son bras droit était enroulé de bandage et honnêtement pour le reste il avait pas l'air dans un super état.

- Ben dis donc c'est pas de la petite blessure ça. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Question curieuse. Mais pour ce genre de blessure j'imaginais les risques du métier. Ce n'était pas un gosse, il devait avoir un bon niveau. Etre ninja ben c'était cool mais aussi dangereux. Un mauvais coût, une attaque surprise, en bref un mauvais combat et on pouvait y passer. Puis à le regarder de plus près, il était plutôt mignon avec ses bandages.
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Jeu 28 Déc 2017 - 18:21
A la recherche d’un médecin ? Ma main gauche se déposa quelques instants sur le bas de mon visage tandis que mes yeux vagabondaient en attendant que je recherche dans ma mémoire la moindre trace concernant cette Riyuka Shiemi. Malheureusement pour elle, je craignais de n’avoir absolument aucun souvenir de cette personne. Mais quelque chose me fit froncer également les sourcils. Mon regard se dirigea à nouveau vers elle non sans une certaine confusion.

- Hm… j’aimerais pas te faire de la peine, mais tes souvenirs sont peut-être un peu flous. Ma tête s’écrasa contre mon oreiller alors que je lâchais un rapide ricanement amusé. Ce complexe est bâti depuis à peine quelques mois. Donc à moins que tes souvenirs remontent pas à tèrs loin… tu dois te tromper.

Après tout, il y avait des cliniques et de petites infirmeries avant la construction de ce gigantesque hôpital. Donc à moins que ses mots aient été un peu exagérés en parlant de ‘’souvenir’’, elle devait peut-être confondre.

- Tu peux toujours demander à l’accueil. Ils doivent sûrement avoir les registres des différents médecins qui travaillent en dehors du complexe.


Elle ne se gêna pas pour fouler le seuil de ma porte et entrer dans ma chambre d’hôpital. Tant mieux. Les gens trop timides, trop protocolaires ou trop… que sais-je encore me fatiguaient rapidement, surtout en vue de mon passé.

Piquée d’un bref intérêt, elle s’attarda rapidement sur mon apparence. Il est vrai que l’essentiel de mon bras droit était totalement recouvert de bandages. Mon épaule était dans un état si pitoyable qu’un plâtre robuste le maintenait.

- Ah. Ouais, c’est vrai que j’ai plutôt mal fini après le récent assaut sur Kumo. Avec mes deux compagnons du Kyuubu, on a bien subi la trahison de Suzuri Kaldea. Son géant d’encre m’a vraiment pas loupé. Et à force de frapper, le contrecoup au bras s'est fait ressentir.


Ma méthode de combat était particulièrement efficace quand j’étais en pleine santé, mais dès que je manquais d’énergie, ma maîtrise faiblissait. Du coup, à la moindre frappe un peu incontrôlée que je fais, je m’inflige tout seul un contrecoup. Faut vraiment que je bosse mes capacités…

- Enfin, c’est moins grave qu'il y paraît… Je sortirais d’ici bientôt. Mais en tout cas, je vois que tu n’as pas à te plaindre de ton côté. Tant mieux. En revanche, je ne t’ai jamais vu par le passé. Je marquais une petite pause avant de secouer légèrement la tête. D’ailleurs, je suis Akahoshi Hisao.

J’inclinais très doucement et très difficilement la tête pour la saluer. C’est vrai que quand on y pense, elle devait être plutôt puissante pour s’en être sorti sans absolument aucune séquelle de cette attaque. Ou alors quand elle parlait de ‘’souvenirs’’, elle parlait vraiment sur le long terme. Peut-être qu’elle n’était pas là au moment de l’attaque ?
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Ven 29 Déc 2017 - 18:13
De la peine. Snif. Disons que je n'étais pas peinée, mais plutôt déçue. En si peu de temps le village avait beaucoup changé. C'est que je le voyais encore avec mes yeux d'enfant. L'adulte que j'étais devenue devait se rendre à l'évidence. Rien de mes souvenirs n'était encore d'actualité. Avant de partir en voyage, Shiemi m'avait assuré qu'elle travaillerait dans le médical. Qu'aurait-elle pu bien faire d'autre de toute manière. Elle adorait soigner les gens, c'était une passion pour elle. Je me demandais bien ce qu'elle faisait en ce moment-même. Mon bouquet de fleur en encre l'attendait.

- Ah je vois... Bon et bien je me renseignerai un peu plus tard alors.

J'ai fais une petite moue de déception avant qu'il ne change de sujet et que je me mette à l'écouter un peu plus sérieusement. Il y eu un petit courant d'air frais. Et j'ai même tremblée un demi-seconde. Je me suis un peu plus approchée et j'ai écouté.

Un assaut sur Kumo hein. J'étais même pas au courant de ça. J'ai continué à l'écouter, jusqu'à ce que j'entende le nom de mon clan. Plus précisément, la trahison d'un membre du clan : Kaldea donc. Je ne lui avais jamais parlé et je ne la connaissais que de nom, rien de plus. Mais ça me faisait bien marrer de voir que le clan n'était pas aussi uni que ce que certaines personnes avaient pu m'affirmer dans le passé. Puis faut dire que ce gars-là a été courageux, cette attaque d'encre là, j'en avais déjà entendu parler et apparemment c'est pas de la petite technique.

- Disons que je n'étais pas à Kumo lors de l'assaut. Et pas du tout ces dix dernières années en fait.

D'où ma bonne mine, ma bonne santé et le fait qu'il ne m'est jamais vu. Je lui donnais bien plus de vingt-cinq ans. En fait l'écart entre nos âges ne devait pas être trop grand. Peut-être même que l'on avait été aspirants en même temps sans que l'on s'en rende compte et que l'on avait pris des cours ensemble. Mais pas de mission.

Je me suis approchée et je me suis assise au bord du lit. Qui était plutôt confortable d'ailleurs. J'ai réfléchi de toutes mes forces, mais rien à faire, le nom Akahoshi ne me revenait pas, il me disait rien du tout.

- Moi c'est Hina et je suis aussi une Suzuri. Maîtrise de l'encre tout ça... Ça ne te dérange pas si je reste un peu ?

Je ne m'étais pas encore vraiment posée quelque part et à cet instant précis, j'avais envie de parler.

- Du coup tu es ninja aussi ? Tu pourrais m'en dire un peu plus sur cette.. attaque ?

J'ai eu un petit rire.

- Tu dois vraiment me prendre pour une touriste.

J'ai croisé son regard une demi-seconde avant de lui faire un petit sourire, pas très large mais de bon cœur. Moi qui était d'habitude assez confiante et ferme, le retour au village m'avait chamboulé. Plus de repères. Rien. J'étais perdue.


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Sam 30 Déc 2017 - 16:48
De mon bras encore fonctionnel, je me redressais et collait le plus possible de mon dos sur l’oreiller, de sorte à lui laisser suffisamment de place sur le rebord du lit pour être confortable. Et puis, ça me rendait un peu moins pathétique que lorsque j’étais totalement allongé en train de me morfondre sur mon ennui. D’ailleurs, le sourcil arqué et un très fin sourire en coin, je finis par secouer la tête et lâcher un léger rire, principalement illustré par un soufflement de nez.

- Touriste ? M'oui, peut-être un peu. Mais ne t’en fais pas, ce serait vraiment la meilleure si je te jugeais sur ça. Je suis moi-même ici que depuis récemment. Donc niveau repères, c'est pas encore tout à fait ça.


Elle avait bon caractère, parfait. Entre la monotonie de l’hôpital, le regard enflammé des médecins et l’ambiance générale morose, j’avais besoin de voir et de parler à une personne plus joviale et démonstrative que les portes de prisons qui travaillent ici – même si y’en a qui étaient… passables.

- Si ça me dérange ? Tu plaisantes ? Ma main se posait sur ma nuque, pour me faire un rapide massage mais surtout pour soulager les douleurs qui tiraient sur l’ensemble de mon épaule et de ma colonne vertébrale. Est-ce que tu peux imaginer à quel point je m’emmerde, ici ? C’est un miracle que tu te sois arrêtée devant ma porte et pas devant celle d’un autre.

Et quel soulagement. Même si je souriais bien plus aujourd’hui que je ne le faisais par le passé, mon humeur actuelle ne trompait pas : J’arborais le même calme olympien que d’habitude, le même flegme qui me caractérise si bien, mais un sourire constant était bien là. Je crois que j’en avais marre de fixer ce plafond à la con et d’attendre de pouvoir retrouver mon cher Kiseru. Elle arrivait pile au bon moment. Et son caractère correspondait à ce que j’avais besoin sur le coup.

- Aie, Suzuri ? La vie aime bien l’ironie apparemment.


Après tout, c’est vrai. Si je disais ça sur le ton de l’humour, quelles auraient pu être les chances que je rencontre une Suzuri juste après m'être frotté à cette traîtresse de Kaldea ? Peut-être n’était-ce pas si mal. C’aurait été con que je développe, inconsciemment, un certain… ‘’mépris’’ envers ce clan sous prétexte qu’il y a eu quelques enfoirés dans leurs rangs.

- Donc tu reviens à peine ? Eh bien… rebienvenue. Si t’as besoin de quoi que ce soit, je peux t’aider. Enfin… du peu que je sais et quand je sortirais de ce fichu lit.


Le regard sur mon bras, je me retournais à nouveau vers elle. J’allais répondre puis lever un instant les yeux au ciel, perplexe.

- Sur l’attaque que j’ai lancée ou que je me suis violemment prise ?

Je ne voulais pas l’emmerder en répondant à la mauvaise question, après tout.
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Un complexe insupportable [Ft. Suzuri Hina]

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