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Paquet surprise - Lee Sun-Li


Jeu 28 Déc 2017 - 2:40

-SAAAANNNNNAAAAAAAAAAAAA’ !!!!!!!!!
-Dare… Sanadare. Reprenait sèchement la borgne sa cadette qui raccourcissait encore son nom.
-Qu’est-ce que tu fous la ?!!! Il est presque le soir, tu avais promis Sana’ !
-Dare. Sanadare. Insistait l’aveugle étendue sur le tapis du sol, près de sa pipe à la substance bizarre qui avait refroidie depuis longtemps maintenant...
-Cette fois, y en a marre ! Lui fit l’adolescente boudeuse. Tu l’auras bien cherché ta fin de merde !

La gamine tournait les talons en claquant la porte, jurant qu’elle déménageait chez Taishi, l’Hayai, le voisin de ce duo atypique aussi. Cette fois, elle jetait l’éponge qu’elle disait, refusant de la ramasser morte un de ces quatre matins ou de la regarder sans rien faire. Sanadare ne lui donnait aucune chance, ni à elle, ni à personne d’autre, même pas à elle-même.

-Bon vent ! Et ne reviens jamais surtout ! la Hyuga lui balançait sur la porte le premier truc venu entre ses mains, il fit un fracas en explosant contre le support en bois.

Combien même la Hyuga savait que c’était trop beau d’espérer que son souhait se réalise, dès le lendemain matin, elle serait-là à la harceler et elle a s’exaspéré de l’avoir dans les pattes. A peine réveillée, la borgne rallumait sa pipe, ce qui la plongeait encore plus dans le brouillard que celui de son éveil, à croire qu’elle ne donnait aucune chance à son esprit de reprendre ses droits. La soirée s’écoulait comme toutes les autres, prise entre deux mondes dont un qui n’était pas tout à fait réel, et la Hyuga déambulait dans les rues un pas moins sûr que d’ordinaire, mais un sourire niais au moins avant remplacé sa façade si mélancolique. Elle avait peut-être un peu oublié pourquoi elle le faisait chaque jour à la base, puisqu’au lieu de courir après les malfrats de basses cours comme à son ordinaire, la voilà qui les traquait pour d’autres raisons. Moins bonne aux yeux de certains, elle échangeait ses ryos contre un mal acquis qui détruisait son corps, son esprit et sa vie, en toute connaissance de cause pour le pire de l’histoire. Une addiction de plus, plus corrosive encore que l’alcool qui avait eu raison de son foie déjà.

Sa vue manquante l’empêchait de constater le bout de ses doigts brûlés, mais leur douleur dans ses moments de lucidité était là pour lancer l’alerte, en vain. Au petit matin, elle était comme inerte à nouveau sur le sol de leur séjour, sa pipe refroidie à ses côtés, ne sachant même plus ni quand, ni comment elle était rentrée, le soleil caressait sa peau incapable de la réveiller en taquinant ses yeux qui étaient pour l’un absent, l’autre mort depuis longtemps. Ceci dit son appétit la rattrapait et la borgne comme à son habitude appelait Moira pour se faire rassasier, mais pas de réponse. Peu importe, elle rognait les restes des placards, avant d’user son stock de junkie pour le reste de sa journée. Le cycle infernal se répétait encore et encore, vient le moment où son absence au travail avait vidé ses poches de l'argent offrant sa drogue, elle était déjà en convalescence pour un autre mal, vie de merde qui la laissait sur la touche, esprit tout aussi pourri qui l’envoyait par le fond.

Il faisait nuit noire dans leur appartement devenu un vrai taudis en quelques jours, mais aucune différence pour une créature comme elle plongée dans les ténèbres depuis longtemps de bien des façons qu’il soit. Sa lucidité revenait, elle tentait bien de rallumer sa pipe, mais elle avait déjà usé toute la substance, assise au milieu de cette pièce incapable de dire l’heure ou le jour dans lequel elle se situait. Sa silhouette se redressait, fouillant des placards vides, son foie lui rappelait ses forfaits en lui offrant nausée et tiraillement dans ses entrailles, même l’armoire de pharmacie était vide.

Alors elle fit couler l’eau de la douche qui ressortait froide comme si son inconscient voulait la réveiller, alors que c’était juste l’énergie de la maison qui avait sauté. Tout semblait partir en vrille ici, surtout elle. Son étrange chapeau fleuri et précieux offert par Moira se posait sur sa tête et elle déambulait dans les rues avec un but semblant plutôt clair malgré sa situation. Traquant la signature chakratique d’une femme qu’un collègue lui avait suggéré d’aller voir pour de l’aide, un qu'elle envoyait promené aussi, et pourtant la Hyuga se trouvait là lui faisant face â cette femme. Une mine déconfite, des lèvres détruites et des cernes de morte-vivante pour premier tableau. Silencieuse, elle lui tendait ses mains aux bouts de doigts brûlés par ses nombreuses bêtises…

-Est-ce que tu peux faire quelque chose pour ca ? L’interrogeait-elle avec lassitude dans sa voix. Et je ne te parle pas de ses stupides brûlures. Un petit ricanement lui échappait, même au fond du trou, Sana’ restait Sana’…



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Ven 29 Déc 2017 - 4:54
Tes journées, devenaient de plus en plus monotones. Reprenaient un rythme morne ; fade ; insipide ; apportaient un semblant de normalité. Elles ramenaient ce semblant d'ordre dont tu avais besoin. Ce semblant d'ordre auquel tu t'accrochais pour ne pas sombrer dans la folie. Pour ne pas sombrer dans la dépression. Tes journées étaient simples. Tes journées étaient semblables ; s'imbriquant parfaitement dans les rouages de ce temps faussement psalmodique. Tes journées étaient simples. Tes journées étaient semblables. Lorsque l'on ne venait pas te surprendre chez toi, tu te réveillais parmi les livres ; te rafraîchissais ; te préparais ; le plus souvent pour aller officier à l'hôpital. Comme si ces derniers s'étaient soudainement rendus compte de ton existence ; reconnaissaient tes compétences ou simplement avaient-ils besoin de toi combler leurs effectifs... Tu ne savais pas et au fond, tu t'en fichais... Tu avais juste besoin de cet assommoir, pour penser à autre chose. Tu avais besoin de cet anesthésiant pour que ton esprit cesses de te torturer avec ces images, qu'il s'amuse à passer en boucle, encore et encore. Tu avais besoin de ce somnifère, te plongeant dans cette fausse réalité, dans laquelle tu étais utile... Parce qu'il ne te permettait pas l'être...

Tes journées sont mornes. Psalmodiques. Monotones. Mais ça te va parce que tu en as besoin. Ainsi lorsque que tu rentres chez toi le soir, tu n'as plus qu'à t'effondrer. Si tu en as encore la force, tu peux manger. Et après t'être forcée, tu te plonges à nouveau, dans ces pages griffonnées à l'encre noire, afin de bourrer ton cerveau, pour ne pas penser. Le gaver, jusqu'à n'en plus pouvoir. Ainsi, il te laisse tranquille, jusqu'à ce que tu tombes d'épuisement ; et ainsi chaque nuit, tu espères qu'il ne se vengera pas...

Aujourd'hui, ta journée fut morne. Psalmodique. Monotone. Courte... T'obligeant à t'occuper l'esprit avec une autre activité, pour ne pas penser. C'est ainsi qu'après avoir vu le taudis dans lequel tu vivais maintenant, tu décidas de ranger. Mettre de l'ordre dans ton appartement, en espérant quelque part, que cela t'aidera à mettre de l'ordre dans ta tête.

Tu ramassas feuilles et bouquins. Notes et carnets. Les trias. Les classas pour les remettre à leurs places devenues poussiéreuses. Tu passes tes doigts sur ses étagères vides, crasseuses : comment as-tu pu laisser faire cela ? Et tu te contentas de faire des tas, au sol, pour nettoyer ses planches sales. Tu en profites pour donner un coup de chiffon à ces livres usés et maltraités avant de leur faire retrouver leur foyer. Tu ouvres tes fenêtres puis t'attaques aux vêtements qui traînent. Aux meubles. Au sol. À toutes ces pièces trop longtemps délaisser avant de finir avec cette vaisselle, qui t'attend, depuis des semaines...

Le soir tombe. Tu t'écroules dans ton fauteuil : tu as enfin fini, ou presque... Il te faut encore descendre ces maudites poubelles... Tu rumines. Tu n'en as pas envie mais, si tu ne le fais pas maintenant tu ne le feras sans doute jamais alors, tu te traînes...

L'air du soir te rafraîchit. Tu l'humes, l'inspire, profondément avant de le relâcher. Tu te sens presque normale, presque bien. Il y a longtemps que tu ne ressentis plus une sorte de quiétude et tu en profites, pour te balader, un peu. Et l'obscurité surgir cette chose ou plutôt cette femme... Enfin ce qu'il en reste... Et surprise, tu sursautes : "Eommaya [Oh mon dieu] !". Un cri semi-étouffé, ton coeur palpite, tu clignes des yeux quelques secondes avant d'essayer de te reprendre ; main sur le coeur : "Qui êtes-vous ?! Et comment ça faire quelque chose pour "ça" ?! C'est quoi "ça" ?!". Tu la regardes, la détailles de la tête aux pieds. Bien qu'elle fut claire sur les brûlures ornant ses doigts, tu hésitas ; ils étaient quand même dans un sale état et, même si ça ne lui faisait rien, cela te peine de les voir comme ça : "Vous êtes quand même sûre pour vos doigts ?".
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Mar 2 Jan 2018 - 5:47
Elle semblait se faire surprendre par la présence fantomatique du reste de kunoishi vivant en face d’elle, peut-être ce qui avait motivé le rire de la Hyuga au final. Cette dernière oubliait parfois que tous n’avaient pas un don de sensorialité poussé pour tout anticiper en avance… Aux premiers abords, l’irou ne sembla pas comprendre de quoi elle était en train de lui parler, un instant alors, la borgne aveugle se demanda si elle ne s’était pas trompée ou l’avait-elle confondue ? Ou bien rêver. Bien des choses étaient confuses dans le monde fragmenté de son esprit depuis quelques temps déjà. Elle filait un mauvais coton, glissant toujours plus sur la mauvaise pente. Avec l’une des paumes d’une main, l’exténuée de son propre sort auto-infligé frottait son œil restant, difficile de savoir ce qu’elle essuyait alors que sa main glissait sur sa joue lascivement. Elle inspira un peu, comme si ça pourrait les inspirer toutes deux, avant de sortir de sa poche un extrait du poison dans ses veines. Enfin, un des poisons plutôt.

-Une bien vilaine habitude tenace.


Sa main était moite et tremblante de par son manque, si elle n’avait pas manqué de ryos, la Hyuga aurait probablement aussi manqué de volonté pour sans passer. Mais la réalité était que ses plans de secours s’étaient fait la malle. Plus de parents à taxer par crise ou chantage. Le dernier raid de Kiri les avait tué et si elle ne les avait pas pleuré, les ressources sans fond qu’ils lui offraient sans vraiment l’aider, elles oui. Ce n’était certes pas la meilleure des personnes qui fit face à cette femme sauveuse de vie, pourtant fut un temps, elle était quelqu’un encore avant d’être un déchet de cette humanité. Est-ce que ça comptait un peu pour quelque chose. Son poids de la vie sur ses épaules lui sembla plus lourd que celui de son corps sur ses jambes, celles-là qui pliaient pour la première fois depuis bien longtemps, posant la Hyuga plus proche du sol encore au niveau presque de la valeur qu’elle accordait à sa vie. Quelque chose qu’elle s’accordait pour piétiner. Un vertige peut-être. La maudite pipe mal alimentée roula sur le sol jusqu’aux pieds de l’inconnue qu’elle avait rejointe sans même y penser. A quoi elle s’attendait.

-A quoi bon soigner mes doigts, si dans quelques jours ils reviennent à l’identique ? C'est mal plus en profondeur qu'il faut combattre et je failli devant lui...

Au moins, elle était consciente de sa propre faiblesse en un sens.

-On m’a dit que tu avais déjà traité des cas comme moi.


Shin son acolyte qui l’avait recommandé n’avait jamais dit avec succès, parce qu’avec Sanadare rien n’était jamais certain. Il ne voulait plus s’avancer, ni avancer tout court. C’était officiel, il avait changé de binôme, la Hyuga se ferait virer sous peu des forces de l’ordre pour son manquement au devoir indiscutable. Une vérité qui ne lui faisait plus rien, alors qu’elle s’était battue pour y faire une place. A quel moment était-elle autant devenue blasée de tout ? Des semaines et des mois déjà, avec des choix qui lui avaient paru les bons et avaient tout empiré. Est-ce qu’elle regrettait pour la première fois de sa vie une décision ? Oui. Et est-ce que cela avait remis en question tout le reste aussi ? Oui.

-J’ai besoin de ton aide.

Et c’était bien la première fois qu’elle avouait cela à qui que ce soit ou le demander même.



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Mar 16 Jan 2018 - 23:41
Toujours aussi stupide, tu la regardes rire de ta réaction. Tu ne comprends pas ce qu'il y a de si amusant à t'effrayer de la sorte ; cela ne te plait guère mais, tu ne penses même pas à t'énerver, trop occupée à essayer de démêler le vrai du faux.
Quelle sorte de mirage était-ce encore ? Plus puissant que ceux de Kaze no Kuni, jamais tu ne fus frappée aussi violemment et encore moins en pleine soirée... Êtais-tu en réalité folle au point de voir de telles hallucinations ? Ces songes teintée de rouges ne suffisaient-ils pas ?! Il fallait encore qu'une sorte d'esprit dont tu ne connais la nature vienne te hanter ?!

Tu te redresses, tentes de reprendre de la contenance ; d'être rationnelle. Genjutsu ou être de chair et de sang, pour l'instant tu restais là, préservant cette distance de sécurité. Si elle n'était pas illusion cela n'empêchait pas qu'elle soit l'une de ces personnes détraquées. Une autre touchée par la folie comme cette enfant croisée aux crocs ? Tu l'analyses, c'est un réflexe. Parce que ta survie en dépend tu as besoin de déchiffrer ses intentions, c'est automatique. Alors, tes pupilles se dilatent, ton cerveau s'active ; chacune de ses actions sont décomposées ; chacune de ses expressions sont fragmentées pour être déchiffrées ; chacune de ses réactions corporelles sont disséquées pour être synthétisées et tu comprends, qu'elle est en proie à une addiction dont elle ne saura se défaire seule...

Tu grimaces, tu tiques. Machinalement tes bras viennent encadrer, soutenir cette poitrine un peu trop en chair et, t'avances vers ce fantôme au bord de la putréfaction. Celui-ci s'écroule et mise à part ce poison coulant dans ses veines te ne sais quelle peine elle endure pour s'écrouler ainsi, te lançant un cri perçant provenant de son coeur malade qui vient percer ton organe. Et il n'y a plus de doute, il est évident qu'elle ne te fera rien ! Qu'au contraire si tu ne l'aides pas elle finirait par mourir sous peu ! Et tandis que son kiseru roule à tes pieds, elle se rend encore plus misérable ! Elle courbe l'échine, s'écrase, implore ton aide de vive voix, témoignage de sa profonde détresse ! Et tu ne peux en supporter plus !...

Tu ramasses l'outil lui servant à s'empoisonner, l'éteins, le cale là où tu peux puis t'empresse de relever celle qui n'est plus que chiffon. De celle-ci émane une odeur toxique qui ne t'es point inconnue mais pas assez familière. Elle te pique, agresse ton odorat mais tu ne la lâches pas - tu retiens la junkie beaucoup trop légère : "Tu es libre de me raconter mais, je n'ai pas besoin de savoir pourquoi. Par contre, j'ai besoin de tout connaitre de tes "vilaines" habitudes. Depuis quand, les fréquences, s'il y a eu prise d'autres substances, sevrages, etc." - les conditions émises, tu la conduis chez toi. Lui laissant le choix de tout te dire sur le chemin ou de garder tout cela jusqu'à être à l'abri de regards curieux...

Il ne vous fallût que quelques minutes pour arriver à cet appartement simple, à la décoration épurée, dont seuls ta bibliothèque et quelques meubles ainsi photos imposent leur présence.
Tu l'installas finement dans le divan avant de prendre la direction de la cuisine, ouverte, et de t'y affairer ; lui préparer de quoi la calmer.
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Jeu 1 Fév 2018 - 4:05
La Hyûga déchue restait silencieuse soudainement, se laissant relever comme une poupée de chiffon, sentant son orgueil s’effritait peu à peu, mais il le fallait. Peut-être que l’air de rien, ce dernier aussi l’avait conduite à sa perte à force de croire qu’elle était le genre de femme à n’avoir besoin de personne. A tout garder pour soi, jusqu’à ce que cela explose dans son fond intérieur nourrissant un peu plus à chaque les ténébreuses pensées du néant constant qui l’accueillait depuis bien trop d’années maintenant. De la rancœur, de la douleur, de la peine, mais aussi et surtout beaucoup de peurs que la gamine abandonnée n’avouerait ou ne partagerait jamais… Parce qu’elle n’avait plus confiance en quiconque, tous lui paraissaient comme des ennemis potentiels.

Elles marchaient alors ou plutôt, cette femme-là, étrangère encore la supportait dans son poids, la traînant plus qu’autre chose. Il avait encore des spécimens étranges de ce genre dans ce monde, des individus que la junkie n’arrivait pas à comprendre, mais c’était à son avantage alors qu’importait ? Beaucoup de chose, car rien n’était jamais gratuit dans ce monde et la Hyûga aurait aimé être en état de négocier le tarif, malheureusement… Se faire flouer était peut-être mieux que mourir, d’autant que rien ne garantissait l’alternative. Elle réfléchissait trop, beaucoup trop et ce depuis toujours, ce qui lui avait toujours porté trop défaut. Au moins, les dires de l’irou la rassuraient un peu, bien qu’elle fût étonnée que pour une fois, personne ne s’acharnait à lui voler la vérité profonde de son état, comme si seul ce dernier comptait au final. Parfait… Et ainsi, elle comprenait mieux pourquoi Shin son partenaire lui avait conseillé…

-Je ne sais pas exactement, tout ce qui tombait entre mes mains, classique ou expérimental, je n’ai jamais demandé le nom. Poudre, liquide, à fumer... J'ai juste donner mon argent et obtenu le comment ça marche.

A quoi bon s’encombrer ? À la base, elle avait plus pensé qu’un soir ou un matin ça la tuerait pour de bon, mais parce qu’elle avait joué volontairement en mettant en jeu sa vie, pas parce qu’on avait décrété qu’il fallait qu’elle s’arrête. Cette vérité pourtant évidente ne lui apparaissait alors que maintenant tandis qu’elle cherchait dans le reste de lucidité des réponses efficaces pour les interrogations posées…

-Je dirais cinq, six mois, peut-être un peu plus ou un peu moins le temps à filer si vite d’un coup, j’ai perdu la notion je crois… contrairement à l’alcool, vieil ami d’une décennie presque ! Elle n’était pourtant pas bien vieille, preuve qu’elle avait goûté au breuvage bien trop tôt dans sa vie chaotique. Mais jamais rien de pris avant Iwa c’est certain…. Je suis arrivée y a un an ou plus… Je ne sais plus.

A quel moment tout était partie en vrille comme ça ? Sana’ s’était souvent posé la question. Tout allait bien à la base, aussi bien que possible, elle était arrivé déterminée, assez même pour intégrer dès les premières semaines l’unité policière en tant que genin. Pas très appréciée par ses collègues pour son caractère, mais on lui accordait au moins d’être douée… C’était le plan parfait pour son enquête personnelle. D’ailleurs si bonne enquêtrice, qu’elle avait découvert la vérité sur son « incident »… C’était bien pire que ce qu’elle pensait, on l’avait trahie bien plus qu’en l’abandonnant pour morte dans cette forêt. Même la vengeance qui l’avait gardé vivante et persistante avait perdu son attractivité dès lors que le restant de son âme s’était brisé une fois le voile soulevé. Et avec lui la perspective du choix à faire. Au chaud, dans cet appartement, la femme meurtrie restait comme un peu stoïque, se laissant manier à la guise de l’experte.

-J’ai essayé cette semaine et celle d’avant d’arrêter, mais c’est plus fort que moi… Jusque-là je n’avais pas d’intérêt à le faire… C’est comme une obsession, si je ne le fais pas, j’ai l’impression de devenir folle.

On appelait ça plus communément aussi l’addiction…

-Maintenant il faut que ça s'arrête.

Une affirmation bien convaincue pour le coup...




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