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L'ancien temps ๑ Yoshi


Ven 29 Déc 2017 - 6:45
Depuis ses retrouvailles un peu houleuse avec le Nagamasa, durant cette réunion un peu étrange avec le Yuki, il voulait vraiment le revoir, car il semblait avoir un froid entre les deux hommes et il n’aime pas trop ça.

Il faut dire qu’après tout, le médecin avait passé plusieurs mois sur dans le pays du fer, ayant l’occasion de le croiser à mainte reprise. Et pourtant, il semblait être indifférant face à lui. Comme s’il ne le connaissait pas du tout.

Peut-être ne l’avait-il pas reconnu, mais il en doutait, étant donné qu’il se souvenait de lui comme étant un pervers. C’est vrai que de ce côté la, c’est une réputation forgée et impossible de la faire disparaître quand on le connaît.

C’est pourquoi aujourd’hui, il voulait venir voir le samouraï, histoire de parler du bon vieux temps, de parler du passé. Mais aussi de parler de l’avenir, de présenter ses condoléances, pleins de choses.

Arrivant devant le domaine des samouraïs de la roche, il fut accueilli par un garde en uniforme. Se raclant la gorge pour attirer l’attention, il demande alors de voir le maître des lieux pour un entretien avec lui et venait de donner son nom. Il attendait maintenant l’arrivée de la fumée noire.



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Sam 30 Déc 2017 - 0:05



☆ ☆ ☆     L'ALCOOL COULE A FLOT

Il y avait un temps où il aimait flâner en ces lieux, en la compagnie de son cadet, Nagamasa Koga ; le corps alourdi d'ivresses de ces torpeurs fantasques, mais cette époque flétrissait déjà dans les abîmes de milliers d'autres bourrasques ; on lui aurait rappelé que ces liesses n'étaient qu'à quelques mois, le sarcasme en aurait coulé de ses rires, ou l'impuissance égarée d'émois. Il pourrait se lamenter sur sa vie nouvelle, ses frères perdus et ses croyances éternelles, pourraient hurler sa colère à ses hommes qui fauchent les paroles comme d'autres recueillent les pardons, ou pourrait oublier ces frasques au gré d'embruns âcre d'alcool et d'inconnus en perdition. De ces aubades plaintives qui ornent les écorchures d'une lune brisée, l'âme amorphe languissante de désirs révoltés, sagement étouffés sous ses écorces épaisses de moralité ; débâcles hâtives de naufrages égarés, il se pâme de ses fièvres importunes, s’érigeant de guérillas débauchées.
Les brimades tyranniques résonnent en son cœur, martèlent l'échéance perfide de bravoures indomptées, passages éhontés de compteur à rêveur ; courage latent, grâces battantes, L’aîné de la fratrie Nagamasa n'incarnait un cet instant que les chutes de poèmes délaissés de ferveurs.

Désormais ces refuges ne sont plus qu'infâmes et les vacarmes ignares d'étrangers camusiens plantent leurs ongles dans sa chair ; pour peu il en déverserait sa frustration par ses paroles habiles trempées de promesses austères.

Alors même que Yoshitsune étouffe de ses propres hantises, doigts brisés qui s'érodent au gouffre de sottises, tandis qu’il se moit, carrure auguste de prétentions incertaines, dispersant de ses serments les offrandes soudaines : « Voyons voir... À moi et ... À cette chienne de vie. Ou tout ce que vous voulez. »

Pourtant non. Les odes sont levées, graciées à la vie de ses proses mêlées : Yoshitsune en acquiesce d’approbations si légères qu'elles en sont imperceptibles. Soulevant brièvement cette bouteille qu’il tient, il laisse le silence de ses propres avanies enlacer de ses bras la véhémence de ces clameurs unies, charivaris qui s'élèvent, huées bruyantes abâtardies. Et tandis que ces dévots d'ivresses bénissent l'offrande, l'attention s'écume aux gouffres de ses orbes d’or: l'homme cultive l'anonymat d'ombres planantes aux traits voilés, prestance souveraine écrasant le néant. Yoshitsune ne peut qu'apprécier, sa propre carcasse elle-même étouffée de parures épaisses, noirâtres de mange-visage.




« Oh… Hentai-san qu’est-ce que tu fais devant chez moi ? »


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Mer 3 Jan 2018 - 15:23
Il attendait, impatiemment, devant la porte du domaine. Il attendait de revoir cet homme qu'il n'avait pas vu depuis si longtemps. De revoir quelqu'un qui dans le fond, malgré les différences et les caractères opposé qu'ils ont, qu'il peut considérer comme un ami.

Des temps difficiles pour le village de la roche, il le savait très bien. Il avait entendu parlé de son frère qui venait de perdre la vie récemment. Mais si ce n'était que cela. Il avait aussi entendu parlé du reste, du reste de sa famille, de toutes ses pertes.

Et aujourd'hui, il ne voulait pas lui rappeler tout ceci. Non du tout, il était loin de cette idée. Il aurait très bien pu faire comme tout les autres, arriver devant chez lui pour lui présenter ses condoléances, peut être lâché une larme comme la plupart des gens qui ne le connaissait même pas. Non, il n'avait sûrement pas du tout envie de voir ça.

Alors le mieux pour lui était de faire quelque chose qui lui changerait les idées. Il voulait le voir pour discuter, pour lui faire penser à autre chose, peut être même réussir à le faire parler, lui qui ne prononce que quelques mots pour dire simplement ce qu'il pense.

Alors qu'il venait d'arriver devant lui, le médecin venait de sourire. Comme toujours, il venait de lui envoyer cette petite pique qui finalement lui fait plutôt chaud au cœur.

L'envie de revoir quelqu'un que j'apprécie. Aller efface cet air tout crispé de ton visage Yoshi et vient avec moi, on va se balader et discuter un peu, je vais te montrer quelque chose.


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Mer 3 Jan 2018 - 22:26



☆ ☆ ☆     L'ALCOOL COULE A FLOT

L'obscurité, ce milieu de vie qu’il embrasse désormais la nuit étant tombée depuis un petit moment. C'est en ces heures tardives qu'un quartier avait fini par prendre vie, que le marâtre de Iwagakure avait fini par s'animer alors que son opposé elle venait trouver son repos. Yoshitsune zieute avec insistance Hayate qui est venu lui rendre visite. Pourquoi et en quel circonstance se trouvait-il en ces lieux. Il se l’était demandé et avait décidé de faire avec quand il eut réponse à ses questions. Dans un silence quasi mortuaire, le Samourai déambule sans l’ombre d’un sourire, sans prononcer un traître mot.

Le quartier commerçant s'animant naturellement avec les fêtes, loin de tous regards et jugements des gens lambda alors que le monde s’agglutine autour d'un seul et unique endroit. N’allant guère à l’encontre de ses habitudes alors qu’il se dirige vers ce lien qui semble attirer la convoitise de bien des personnes. Les pas s’enchaînent sur le chemin pavé tandis qu’il se rapproche encore et toujours du lieu de ses convoitises, un écho se liant aux claquement de tes chaussures. Yohsitsune se contente alors de lui adresser un léger regard par dessus l'épaule là où vous avancez en suivant en votre destination du soir, un lieu qu’il n'avait sûrement jamais arpenté.

Et vous êtes là, comme deux fines silhouettes consentantes parmi cette foule indécente, de leurs gestes d’indolence et de cette complexe quintessence. De ces fines danses aux esprits désincarnés dans ce lieu de courbes promettant les plaisirs exultés -quel endroit à l’existence consacrée. Tout cela écrase Yoshitsune qui est comme saisie à la gorge, dans ce noir et ce soir, il n’est plus un chasseur, mais un chassé. Un petit effort pour un réconfort.


« C'est encore loin ce que tu dois me montrer ? »


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Jeu 4 Jan 2018 - 9:27
Sans un mot, sans un geste, juste un pas lent, un pas silencieux. Les deux sannins se retrouvaient sur la route, traversant le cœur commerçant qui venait tout juste de se réveiller alors que le soleil venait de quitter le ciel pour laisser place à l'astre blanc.

Il suffisait de regarder Yoshitsune pour comprendre qu'il n'était pas vraiment dans son état normal. Aucun sourire venant de ses lèvres, son visage était inanimé, comme si la vie l'avait littéralement quitté. Dans un sens, cela laissait un peu de peine apparaître au fond du médecin, de voir un ami comme ceci, dans un état pareil.

Quittant ensuite le bruit et la foule du cœur commerçant toujours accompagné du samouraï à côté de lui, enfin, il venait de dire quelque chose. Une phrase venait de se faire entendre. Ce n'était pas grand chose, juste quelques mots, mais au moins, cela prouvait à Hayate qu'il était toujours présent et que la vie ne l'avait pas totalement abandonné.

HayateIl suffit juste de monter ce petit chemin pour arriver sur le plateau et nous sommes arrivés.

Sa phrase terminée, il venait de prendre la direction de ce dit chemin, qui mène directement au sommet de ce plateau. Un chemin, assez fatiguant, il faut le dire. Un chemin que Hayate va devoir emprunter tout les jours pour rentrer chez lui.

Une fois en haut, en marchant un peu pour se rendre sur le bord du plateau, les deux hommes étaient finalement arrivé à destination. D'un geste du bras, le dragon venait de montrer à son ami le début des travaux de sa maison.

HayateRegarde, je suis en train de me construire ma propre maison, ici, sur le plateau. La vue est pas mal hein ? T'en penses quoi ?


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Jeu 4 Jan 2018 - 9:42



☆ ☆ ☆     L'ALCOOL COULE A FLOT

A l’image d’un oiseau majestueux qui aurait perdu ses ailes, Yoshitsune ne vole pas mais scrute. Goguenard derrière sa forme nouvelle. Il expire des moqueries à l’encontre du jeune Hayate, son ami dans des silences hideux. Il dissimule ses intentions véritables derrière l'onyx de ses yeux. Car le samouraï n’est plus seulement lui, mais plus. Il joue son rôle à la perfection. Sur tout le long de la route. Il fait l’écoute des harangues de cette nouvelle recrue qu’est l’autre Sannin. Il se laisse alors parfois tomber ses épaules innocentes, pour le darder secrètement de l’œil. Il imprime silencieusement le visage et le nom du prochain à mourir. On lui avait dit. Il s'en moque, il s'en moque et il se marre intérieurement. Parce qu'il a des allures d'oiseau de malheur, d'oiseau menteur.

Et donc il se laisse prendre au jeu se grattant l’arrière de la tête. Avant de tirer presque affectueusement sur ses mèches de cheveux. Il écoute la conversation, tente de retenir la configuration des lieux. Les rires et les ordres. Parfois même il ne se gêne pas pour soupirer très fortement quand il ne fait face qu’à une simple demeure en construction.

Et puis il se fait changeant. S’asseyant à même le sol, il enfonce ses serres, décider à ne plus bouger et attendre son heure. Il bat des ailes et se fait menaçant, les serres en avant et les ailes battant furieusement -les mots qu’il va prononcer sans doute blesseront-ils, sans doute pas- Car il se veut toute de même prédateur de par qui il est réellement. Et il essaie d’esquiver les sensation de bonheur qu’on lui lance par cruauté et le surnom qu’il déteste tant. Il n'a rien de sucré. Rien d’un amour. C’est ironique parce que la haine est toujours salée.

Il oublie donc parfois le temps et ce qu’il est. Et quand il en a assez de tout ça il se met a parler en enfin.


« J’imagine que c’est un honneur pour moi, ô grand Hayate d’assister à ça ? Une construction de maison. Quand vas-tu enfin me dire ce que tu me veux ? »


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Jeu 4 Jan 2018 - 10:48
C'est vrai qu'en arrivant sur place, cela n'avait finalement pas changé grand chose. Autant, il se souvenait d'un Yoshi légèrement hautain, il se souvenait du jeune homme qu'il avait rencontré et qui avait la langue bien pendu.

Mais aujourd'hui, que reste t'il de cet homme en question. Il semblait ne plus avoir l'envie de vivre. Il semblait ne plus ressentir les goûts sur son palet. Les odeurs devaient devenir toutes pareilles. Dans une situation comme celle-ci, généralement, l'homme ne fait pas attention aux détails.

En le regardant se poser la, sur le sol, contemplant le début des travaux de la maison, il venait de lui répondre avec ce ton très froid, cette phrase courte et simple, comme il le fait depuis que le médecin est arrivé.

Dans le fond, il n'arrivait pas à savoir si c'était à cause de lui ou quelque chose d'autre. Peut-être que le dragon se faisait des idées après tout. Peut-être que le samouraï ne l'aime pas, ne le considère pas comme un ami, comme lui.

HayatePas besoin de répondre comme ça, tu sais Yoshi. Regarde toi. Je n'ai pas peur de sortir des mots plus crue maintenant.

Il venait alors de se poser à côté de lui, assis, regardant alors le village de haut, qui s'étendait sous leurs pieds.

HayateTu vas rester comme ça combien de temps ? dit-il tout en lui donnant sa bouteille de saké. Moi, j'me souviens, y'a dix ans de ça. La première fois que je t'ai vu. J'avais en face de moi un jeune homme plein de vie, le monde ne lui suffisait pas. Il déposa alors son chapeau à côté de lui et regarda le ciel. Je me doute que tu dois souffrir, je n'ai pas envie d'en reparler, tu dois déjà entendre ça tous les jours. Mais aide moi à comprendre quelque chose. Pourquoi tu ne fais aucun effort pour refaire surface ? N'as-tu donc plus aucun goût pour la vie ?


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Jeu 4 Jan 2018 - 11:11



☆ ☆ ☆     L'ALCOOL COULE A FLOT

Comme incapable d'entendre les reproches que lui fait son ami, Yoshitsune reste là, fourrageant ses paumes dans son haori et tendant sa pipe d’opium à son interlocuteur. Et c’est alors que leur deux regards se croisent, et que pour lui son regard se fait apathique. Il n'était point entre eux de sujet d'entente, si ce n'était la rudesse mesurée de leurs échanges. Et alors il détourne les yeux car il n’aimait pas le regard que l’un d’eux semblait lui porter, ou alors fixait-il le ciel? Il ne su le dire. Il pensait n’être qu’un simple élément de décor. Quelque chose d'habituel qu’on ne remarque pas.

Lui-même oublie parfois qu’il est là pour écouter et il préfère jouer le jeu longtemps. Trop longtemps. Car pour Yoshitsune, ici il n’y a plus de roi. Juste des pions et une tour. Peut-être quelques cavaliers dont un particulièrement petit dont il aimait à se moquer (Bonjour Shoda). Parfois il soupirait sinistrement comme pour souligner l’importance de ses propos. Seulement parfois, parce qu’il préfère aller et venir, ne plus se poser de questions.

Et si l’homme aspire à la reconnaissance, Yoshitsune lui se sent désormais libre de faire et de dire. Parce qu'on attrape pas les oiseaux. Encore moins les corbeaux.

Ils sont les parangons de Liberté.


« Vois-tu Hayate l’homme que tu as connu, il y’a de cela 10 ans… Avait encore deux frères, une soeur, ce que les hommes appellent des liens à défendre. Les ayant perdus… » dit-il marquant une pause et avalant une lampée d’alcool



« J’ai erré assez longtemps pour percevoir de mes propres yeux la toute Vérité. Alors j’ai vu les ravages de cette Guerre persistante sur le visage d’innocents. J’ai été spectateur quand bien même acteur de cette Violence toujours grandissante. J’ai assisté aux adieux de la Paix et à l’enterrement de la Liberté. J’ai entendu l’écho des pleurs de l’Espérance qui, vaincu, inclinait son crâne pour que les Apparences y plantent leurs étendards trompeurs. Et désormais pas la mort de mes frères, j’ai découvert en moi la part la plus sombre de l’Humanité, prête à fondre sur les plus faibles telle un oiseau de proie, sans foi ni loi à l’image de ce Meikyu Yamamoto que je n’aurai cesse de blâmer. Pourtant je reconnais là que l’Indifférence et la Pauvreté parmi cette foule de survivants échinés qu’est cette patrie qu’est mienne. Alors que pourtant j’enrage d’avoir perdu ceux qui m’étais cher. Alors ainsi j’ai décelé, à l’endroit même où l’Angoisse et la Rage germent et étendent leur règne autocrate, une once d’Espoir, perdue entre deux orages. Je refuse de crier au mirage car je veux me croire plus fort que le Paraître. J’ai cherché plus haut et j’ai vu mieux que lui. Car je ne suis pas de ces Hommes que la Douleur terrasse. Silencieusement, avec l’aide de plusieurs ou de personne j’ai recommencé l’hymne et repris les armes au nom de ce Demain qui n’aura de cesse d’exister. » finit-il


Hélas c’est ce que pense Yoshitsune de ce village qui est le notre, fier medecin

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Jeu 4 Jan 2018 - 12:05
C'est fou comme finalement, le fait d'utiliser un peu de franchise, le fait de rentrer dedans avec des mots, pour percer une personne, peut être efficace. Sur le coup, le médecin ne pensait pas du tout avoir réussi son geste. Avec sa phrase, il voulait un brin sur l'attaque, tout ça pour le faire réagir.

Et si réaction, il venait d'y avoir, pour le coup, il ne s'attendait pas du tout à cela. Le voici, le Yoshitsune qu'il avait connu. Voici le lion fier, majestueux, avec sa crinière blanchâtre. Le roi de la forêt de fer. L'homme que respecte Hayate, bien plus que les autres. Un honneur, de pouvoir être toujours présent à ses côtés en ce jour malgré les années qui sont passés comme une rivière sous un pont, amenant au passage les souvenirs au loin pour forger le nouveau dans le présent.

La perte de l'être humain. La perte d'un proche. Déchirement, saignement, le cœur meurtri. Avoir l'impression d'étouffer intérieurement, que le temps s'arrête alors, pour laisser le silence prendre place tout autour de soi. Avait-il déjà dépassé cette étape ou était-il encore en plein dedans ?

HayateJe ne peux que te comprendre. Certes, je n'ai pas vécu autant de perte que toi, mais j'ai aussi perdu des gens. Une mère, un frère, mais surtout une femme... la mère de ma fille. Est-ce que je m'en suis remis aujourd'hui ? Je ne crois pas. J'aurais toujours cette blessure dans mon cœur qui restera à vif, jusqu'à la fin de ma vie.

Il venait de prendre conscience de plein de choses en attendant ce que venait de lui dire l'Alpha à la chevelure laiteuse. Les rayons lunaires venant alors éclairé les deux hommes, tels deux kami au-dessus d'un village, béni par une lumière venu du ciel.

HayateRegarde autour de toi, mon ami. C'est tout un village qui souffre. Certains sont vraiment touché par la situation, d'autres sont hypocrites à souhait. Mais toi, tu as le droit d'être comme ça. Tu as le droit d'être en colère. Tu as le droit de vouloir te venger. Et si je peux t'aider pour ça, je ne reculerai pas devant l'ennemi. J'ai appris que ton frère est tombé face à Yamamoto. Je l'ai connu, il y a des années, c'était un homme bon. Mais aujourd'hui, il ne reste plus rien de cette bonté en lui, et si je dois le recroiser devant moi, je doute pouvoir garder mon calme que j'utilise pourtant si bien d'habitude.

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Jeu 4 Jan 2018 - 17:44



☆ ☆ ☆     L'ALCOOL COULE A FLOT

Ses doigts glissaient contre la bouteille de sake qui passait non loin de lui. Il observe avec instance celui qui est son hôte en cette soirée de l’an 202. L'homme n'avait jamais eu de peine ou de remord à montrer qu'il avait de la rancoeur et ce n'était pas ce soir qui ferait exception. La totalité des palabres sortant de sa bouche étaient acerbes, claquant avec insistance. Il est là pointer du doigts tout ce qui le gêne actuellement dans le village d’Iwagakure no Sato. Il ne s’y sent d’ailleurs plus comme chez lui en dépit des personnes qui s’y trouve, en dépit de son amour qui s’y trouve, de ses amis qui s’y trouve, de ceux qui sont comme sa famille.

Pourtant au dire de son ami médecin, il comprend bien qu’il ne fut pas le seul à aller au devant de tristesse incommensurable. De cette colère qui ronge et qui l’irradie sans cesse à l’image d’un poison mortel. De ce sang qui pulse et cogne sans cesse contre ses tempes. Il le sait désormais, il est possible de vivre avec un tel bagage mais comment le supporter ?

Plusieurs minutes s'échappent durant lesquelles le samourai chemine, lèvres closes, parmi les arômes citadins, jusqu'à ce qu'éclose à deux pas de lui la fleur rafraîchissante. La douceur froide des seaux d'eau où trempent tulipes et gerberas contraste avec le parfum mielleux du mimosa ; des branches de houx coupées s'écoulent des langueurs résineuses ; des primevères en pots comptent fleurette aux campanules et des roses aux corolles marbrées folâtrent dans leurs vases, hautaines, frivoles. À l'extrémité de ces mille tiges ondulent les visages de ses anciens compagnons – Yoshitsune ne peut s'empêcher d'y penser. Il les revoit tous dans ces végétaux, de la plus humble marguerite au plus orgueilleux des lys, de l'œillet timide à l'insolente amaryllis, ces hommes et ces femmes qu'il a connus, aimés ou détruits tour à tour, celles et ceux qu'il a protégés au péril de son honneur, dont il a piétiné la fierté, qu'il a consolés, corrigés, embrassés, qu'il a gravés sur l'écorce de son cœur à la plume de héron. Très peu lui ont survécu. Ce ne sont pas des métiers à l'espérance de vie conséquente ; il le sait nonobstant sa remarquable longévité.


« Comment fais-tu pour vivre avec ça ? Pour ne pas souffrir, pour ne pas sombrer ? Je ne saurai te dire qu’elles furent mes sinistres pensées à l’encontre de ce despotes nommés Meikyu Yamamoto. »


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Jeu 4 Jan 2018 - 23:33
C'était une bonne question de la part du samouraï, car dans le fond, même lui, du haut de ses trente-quatre ans. La perte d'un être proche est toujours quelque chose qui est difficile de supporter, difficile de surmonter.

Alors c'est sûrement encore pire quand dans l'équivalent d'un tiers de vie, un homme comme le médecin, mais également comme le samouraï, puisse perdre trois personnes auxquelles ils tiennent. C'est une véritable tragédie quand on y pense.

Il devait bien choisir ses mots, mais dans le fond, il ne pouvait que lui parler avec de la franchise. Ce n'est pas comme si, quelque part dans le monde, il existe un remède magique pour ce genre de souffrance. Pourtant, Hayate en connaît un bon registre sur la souffrance. Avec tout ce qu'il a pu faire en tant que médecin, durant ses voyages, il eut l'occasion de voir plusieurs types de souffrance. Mais celle-ci, quand le cœur saigne comme ceci, c'est impossible de faire quoi que ce soit de magique.

HayateComment je fais ? Je ne sais pas vraiment. Déjà première chose, tu devrais te focaliser un peu sur ce qu'il te reste plutôt que sur ceux que tu as perdus. Je sais que cela peut paraître impossible dit comme. Mais regarde, dans le fond, je ne pouvais pas me permettre de sombrer et devenir un autre homme. Dans le regard de ma fille, je peux voir la vie, la joie. Et dans un sens, je pense que maintenant, je vis un peu plus pour les autres que pour moi-même. J'ai longtemps parcouru le monde, dans une vie en solitaire, ou avec ma fille. Aujourd'hui, regarde, c'est différent, j'ai un foyer dans un village. Je ne peux pas te dire que tu ne dois pas penser à la vengeance, car cela serrait te mentir mon ami. L'unique chose que tu peux faire, c'est honorer l'esprit de tes morts, tout en vivant ta vie au maximum, jusqu'au jour où tu pourras recroiser le golem de kiri pour le faire payer.

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Jeu 4 Jan 2018 - 23:48



☆ ☆ ☆     L'ALCOOL COULE A FLOT

Avec son passé qui n’est plus, son avenir qui n’est pas encore et cet éternel présent toujours en train de s’évanouir entre souvenir et songes, le temps est là - quintessence des mystères de ce monde, la plus belle et prodigieuse invention - Aucun phénomène de la nature, aucune invention humaine, aucune combinaison de l’esprit, aucune intrigue de roman, de cinéma, de théâtre ou encore d’opéra aussi compliquée soit-elle, puisse-t-elle être ne lui parvint la cheville.

A un être venu néant éternel et qui ne connaitrait rien de notre monde, il serait impossible d’expliquer cette transformation d’un avenir en un passé à travers un présent qui semble si simple, si evident.

L’avenir lui-même n’est situé nulle part, parfois sous leurs yeux et des fois à l’orée des constellations ; et pourtant il ne manque jamais de nous tomber dessus. Ainsi le passé n’est plus, mais de par les souvenirs qu’on en a et jusqu’à ce qu’on parviennent à les oublier, il a été et d’une certaine façon, il est encore - mais personne ne sait où. Sans doute dans cet organe appelé le coeur.

Et parce que le présent est un parralèle de l’eternité, une infini au rabais, une infini de pacotille, sans cesse préssé de passer et toutefois toujours là. Yoshitsune souffre. Encore et toujours, de ces mêmes souffrances dont lui fait l’éloge Hayate.

C’est ainis que tandis qu’Hayate lui parle, Yoshitsune sent son cauchemar apprivoisé. Il sent de nouveau son coeur battre dans sa poitrine. Léger et Ephèmère. Car il sait désormais que la solution est le temps et rien d’autre. Celui-ci très antérieur à l’homme, aux shinobis, aux samourais, le temps est lié à la pensée de façon si troublante qu’une sorte de vertige nait de sa seule evocation. Indicible et inconcevable, le temps est encore plus difficile à penser que ce néant dans sa poitrine.


« Je veux vivre, Hayate. Je veux vivre pour venger mes frères. Puis je veux épouser cette femme pour un jour, avoir l’honneur de voir son fils m’appeler “père”. Je veux vivre pour te voir toi aussi desespéré que tu es, fonder ce foyer que tu as promis à Ryuuko. Je veux vivre. »


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Jeu 4 Jan 2018 - 23:58
Voici un retournement de situation auquel le médecin ne s'attendait vraiment pas. Yoshitsune venait vraiment de changer de position, du tout au tout. Autant, il y a quelques minutes, il semblait être au fond du gouffre, et ne plus pouvoir en sortir, mais d'entendre ces paroles sortant de sa bouche, cela venait de faire sourire Hayate.

Il voulait vivre, cela était le plus important dans cette situation. Vivre pour continuer d'avancer dans ce monde. D'avoir la chance de découvrir encore plus de choses. Et lui aussi, voulait avoir la chance de connaître le bonheur d'avoir un enfant. Attrapant la pipe du samouraï, qu'il lui avait tendu, le dragon venait de prendre une bouffée de cette opium si chère aux yeux de son ami. Il n'avait pas trop l'habitude d'en prendre, mais n'était pas contre de temps en temps.

Dans ce cas la Yoshi, tu sais ce qu'il te reste à faire. Tu dois te lever, tu dois sourire, tu dois arrêter d'être une ombre. Je vais être présent, le jour de ton mariage. Je vais être présent le jour ou ton enfant viendra au monde. Et toi, tu vas être à mes côtés quand tu vas me voir tout perdre. C'est comme ça. Et c'est une promesse.


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竜爪拳 -Ryūsōken no Hayate
« I can't change the direction of the wind, but I can adjust my sails to always reach my destination. Strong people are made by opposition like kites that go up against the wind. »
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Ven 5 Jan 2018 - 0:05



☆ ☆ ☆     L'ALCOOL COULE A FLOT

Même si il avait eu pour but de tempérer la réaction de son ami et camarade, Yoshitsune se sentit quelque peu gêné de sa réaction et de celle de son comparse après coup. Certains miseront peut-être ça sur le fait qu’il était jeune, qu’il pouvait être facilement influençable ou manipulable. Pour sa part, Yoshitsune préférait considérer qu’il s’agissait tout simplement de savoir où était sa place. Et sa place était celle d’un homme élevé pour être un leader-né à l’inverse de lui-même qui, était touché d’une certaine manière par les évènements récents, mais n’en n’avait pas pour autant plus de poids et d’importance face à de grandes pointures du clan. Véridique ou mensonge ?

Une protection dont il faisait naturellement preuve depuis toujours lorsqu’il s’agissait de lui et de ses émotions, afin de les épargner du danger. Sauf qu’ici le contexte était différent, même totalement à l’opposé d’une simple guéguerre dont tous ressortirait. Il avait pour une fois fait la rencontre d’un véritable ami qui le protégerait un peu comme feu Kanon. Alors oui Yoshitsune allait renaître de ses cendres et etre cet homme que Hayate voulait.


« Je te le promets, mon ami. »


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L'ancien temps ๑ Yoshi

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