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Le Future nait des cendres du passé ... [ PV : Shuuhei ]


Ven 29 Déc 2017 - 18:59
Malgré l’heure tardive à laquelle j’avais fermé les yeux, je me levai à l’heure habituelle, quatre heure et demie pour pouvoir enchaîner mes différents entraînements et finir à temps pour pouvoir m’occuper du petit-déjeuner de Kuu…
Généralement habituée à faire mon jogging en me vidant la tête, depuis que nous étions revenus de Tetsu no Kuni et surtout depuis ma première véritable confrontation hors des frontières de Kumo, j’avais l’esprit surchargé de questions. J’avais mené le combat de main de maitre, ou plutôt mon kekkai me l’avait permis et bien que j’ai remporté la confrontation, je me sentais en réalité perdante quelque part. Certes j’avais battu mon adversaire, certes je m’étais désignée comme étant la plus habile des deux, mais il n’en restait pas moins que j’avais fini à la merci de celle-ci… Non, non ce passage me semblait encore flou, mais il restait d’actualité que j’avais perdu conscience après avoir épuisé et raclé le fond de mes réserves de chakras lors de cet affrontement.

Non je n’étais pas aussi faible que ça, ce n’était que le résultat d’une mauvaise préparation de ma part… ceci dit, durant ce laps de temps, ce court instant ou j’avais été complètement sans défense, n’importe qui aurait pu m’ouvrir la gorge, sans que je ne puisse lever le petit doigt.
Fonçant le regard en accélérant un peu ma couse, il m’était difficile de ne pas imaginer le nombre faramineux de scénarios possibles après cette bévue de ma part. Shuu m’avais promue Chuunin, et je l’en remerciais, je l’en remerciais même énormément, cette progression m’ouvrant l’accès à de nouveaux horizons et surtout à plus d’éventuels pratique je n’en restais pas moins douteuse de mes capacités. Méritai-je vraiment cette promotion ? Et maintenant que je l’avais l’utilisais-je correctement ? Faisais-je un bon usage des pans de la bibliothèque que ça m’avait ouvert ? Ou même des responsabilités que ceci me conférait. Le regard froncé, debout dans la rue alors que le soleil sortait à peine de sa léthargie, je m’étais arrêté… faisant un récapitulatif de ce foutoir que j’étais en train de faire de mon temps comme de mes ressources.

Mon hygiène de vie avait quelque peu chuté, je dormais trop peu, mangeait moins, me forçait à apprendre et retenir des choses qui étaient encore loin de me servir, ou que j’étais trop loin de pouvoir ne serait-ce qu’effleurer. L’art très compliqué dans la médecine dans lequel j’avais mis le pied il y a peu, me gavant, non... me surgavant d’ouvrages à but médicaux tout en me pilonnant le crâne avec des informations sur les glyphes parfois sans réelles significations du Fuuinjutsu… m’enfin pour un néophyte en tout cas. Les disciplines du scellement… celles permettant de marquer, comme de stoker des objets, des essences et bien d’autres choses encore, ces sujets étaient vastes et ne semblaient que s’étendre au fur et à mesure que j’y creusais.
Prenant place sur un banc publique, la main sur la tête je sentais encore ces informations se bousculer dans mon esprit et comme il fallait s’y attendre je m’y perdais. Les documentations sur la médecine que j’avais fait commander avant de me rendre à Tetsu étaient bel et bien arrivées, seulement… Ils étaient ce qu’ils étaient, des bouquins sur la médecine et non l’iroujutsu qui semblait justement bien plus poussé que cela. J’aurais dû m’attendre à pareille différence, en tant que Metaru je savais que la forge au chakra était singulièrement différente de celle employant une enclume et un marteau, mais dans la précipitation… je m’étais dispersé et ce… s’était sans compter sur le millier de caractères et leurs doubles significations du Fuuin jutsu.

- Il me faut de l’aide… Finis-je par me murmurer, seule sur mon banc tandis que les commerces les plus matinaux démarraient.

Les mains jointes, l’esprit errant, une décision se présentèrent enfin à moi ; Ou plutôt je me résignai à arrêter de désespérément tenter de l’éviter. S’il me fallait des renseignements, une meilleure manière de gérer ce stress et de parvenir à mes fins, il me fallait une personne qui en savais lus que moi… qui de mieux que l’individu qui avait atteint le sommet ?
Ma routine passée, elle comme une partie de la matinée, je me présentai finalement devant la porte de son bureau. La vraie question était… était-il seulement sur place ? Lire, signer et approuver de la paperasse ? C’était tellement loin des standards de Shuuhei que j’avais un mal fou à m’imaginer le voir sérieusement penché sur un document en passant cette porte. Je levai la main et m’apprêtai à frapper, avant d’hésiter de nouveau… éviter Shuuhei était pour le moment était la meilleure manière de prévenir de moult désagréments… alors au final que faisais-je ici. J’étais presque sure qu’il allait déclencher au moins une des sécurités qui m’entravaient au sujet de sa fille.

Fermant les yeux, je secouai la tête avant de poser la main sur porte, ne serait-ce que pour prendre une bouffée d’air… à mon grand damn, le dernier hurluberlu l’ayant traversé ne l’avait pas bien fermée ; celle-ci s’ouvrit à l’instant où je tentai de m’y appuyer, me faisant finalement entrer contre mon gré dans le bureau de mon Ex…

- Heu… Bonjour… je ne dérange pas j’espère ? Fis-je en essayant de tourner en dérisions mon intrusion.


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Dim 31 Déc 2017 - 16:24
- « Je me suis même demandé si tu n’allais pas finir par retourner d’où tu viens… Et tu sais très bien que tu ne me déranges jamais. Si je te disais que c’était le cas, tu t’en iras pour autant ? »

J’eus un sourire sans pour autant lever mes yeux vers la jeune femme. Ils étaient plutôt fixés sur les différentes paperasses que je relisais avant d’apposer un tampon dessus, ainsi qu’une signature vite fait. C’était devenu tellement mécanique au bout d’une heure que l’exercice plutôt que de me faire chier comme d’habitude m’arrachait parfois des rires et des rires francs. Comment avais-je fais pour savoir qu’elle fut dans les environs depuis un bon moment maintenant ? Simple. Ma sensorialité ultra développée avait simplement fait l’affaire. Je l’avais senti arrivé depuis bien longtemps et la signature de son chakra que je ne connaissais que trop bien avait trahi sa présence devant mon bureau. Ce qu’elle devait savoir en fait. Après tout, s’il y avait une personne qui me connaissait aussi bien que mes parents, c’était certainement cette femme. Nora n’était pas loin, mais il lui faudrait encore une ou deux années pour m’apprivoiser complétement. En parlant d’années, je me rendis compte que la fin de l’an 201 approchait à grands pas et les dénouements qui allaient avec également. J’avais hâte qu’Iwa réponde. Ou que Daisuke m’envoie des nouvelles, au choix. Il était temps de passer à la vitesse supérieure ! Le monde shinobi en avait besoin.

- « Tu m’as l’air troublée… »

Notre vie commune avait été forte. Intense. Explosive aussi. C’était la raison pour laquelle je la connaissais par cœur, vice-versa. Notre lien avait été tellement fort que j’en étais venu à me demander comment il avait fini par se rompre. Jusqu’à présent, j’avais la nette impression que j’avais affaire à une énigme des plus folles. Si je ne regrettais pas ma vie actuelle d’autant plus que Nora malgré sa jeunesse s’évertuait à être une compagne digne de moi, j’avais une pointe de regret. Pour Itagami. C’est sur cette pensée que je lâchai le tampon et le document que je tenais avant de lever mon regard vers elle. Et le constat que je me fis fut frappant : La blonde était fatiguée. Épuisée, mais aussi dépassée par les évènements. A bien des égards, c’était aussi mon cas, sauf qu’au lieu de présenter une mine inquiète, la mienne était exclusivement fatiguée. J’eus alors un petit rire. C’était drôle de voir que nous étions plus ou moins dans le même cas en tout cas. A croire que je n’étais pas le seul dans la merde. C’était un peu rassurant dans le sens où j’avais la nette impression que tous les jeunes qui répondaient à mes ordres étaient surmotivés et toujours d’attaque : Shikarai, Shôran, Reiko, Shojito… Une brochette de types infatigables et increvables.

A quoi se dopaient-ils ? Va savoir…

- « Tu devrais te ménager, tu sais… »

Et sans même lui laisser une seule seconde de réaction, je disparus d’un clin d’œil pour réapparaitre derrière elle. Là-dessus, je passai mes bras autour de son ventre avant de la caler contre moi. Même si nous n’étions plus ensemble et que je n’avais plus de raisons de me montrer une nouvelle fois entreprenant avec elle de peur de rouvrir des blessures douloureuses, je pouvais au moins la réconforter. Et moi plus que quiconque savait qu’elle appréciait parfois ce genre d’approches. Là-dessus, elle ne semblait pas bien différente de sa fille. Bien plus grand qu’elle, je posai mon menton sur le sommet de son crane avant la serrer fort contre moi. Dans le temps, il m’arrivait de la câliner assez souvent de la sorte… Avant d’abuser d’elle. Comme un vrai fumier. Ce qui n’était pas pour lui déplaire quand j’y repense. « En plus, imagine si Kuu-chan te voit dans cet état… » Ma voix fut tout douce. Et puis, tendrement, je me mis à caresser son ventre plat et plus que bien travaillée. Elle était moins molle que Nora, mais elle était tout aussi voluptueuse. D’ailleurs, son odeur me monta doucement à la tête, si bien que je me penchai un instant vers son cou pour humer son doux parfum. Mais au moment même où je faillis céder à mes pulsions, je me ressaisis brutalement.

Avant de relever la tête et la lâcher pour la contourner.

- « Alors ? Qu’est-ce qu’il y a pour que tu sois dans cet état ? Raconte tout à tonton Shuu. Peut-être qu’il trouvera une solution à ton problème ! Tu veux une augmentation ? Une nouvelle promotion peut-être ? Des vacances pour que Kuu-chan profite de toi ? »

Que lui avais-je demandé, taquin, avant de regagner tranquillement ma place comme si de rien était. Oui oui, comme si rien n'avait failli se passer.
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Mer 3 Jan 2018 - 21:06

À faire tant d’efforts pour l’oublier, j’avais tout de même réussi à zapper quelque détail de celui-ci, comme justement cette « sensibilité ». C’était d’ailleurs bien le seul domaine dans lequel ce mot pouvait subsister dans une phrase concernant Shuu… cette sensibilité à la perception de son environnement et des énergies s’y mouvant.
Il m’avait déjà fait le coup à l’époque et à bien des reprises cette habilité avait été du plus grand des secours pour que nous nous éclipsions de la maison ni vu ni connu. Les quatre cents coups de notre jeunesse hein… un bref sourire sur les lèvres je l’observai sans un bruit alors que lui n’avait pas encore levé le regard de ses documents. Ça, c’était une chose qui avait changé chez lui, enfin il prenait la bureaucratie au sérieux ; fut une époque ou si on lui avait dit qu’il en serait là un jour, il nous aurait très certainement ri au nez… seulement là, je ne pouvais que ressentir une certaine fierté en voyant le point auquel il s’était amélioré en tant qu’individu… tien… une impression de déjà vu ? J’y fermai les yeux et avançai de quelque pas dans la pièce, un sourire sur les lèvres le regard toujours vissé sur celui-ci.

- Non… je m’étais juste égarée dans mes pensées… répliquai-je calmement en jetant un coup d’œil autour de moi, observant la décoration de ce bureau que je visitais pour la première fois.

Comme d’habitude avec Shuu, c’était spartiate, il avait su garder ce sérieux lorsqu’il travaillait et faisait de son lieu de travail un véritable sanctuaire. Ceci dit pour ce qui était de sa chambre… que pouvions-nous dire de plus que… « C’est un homme » et comme tout mâle leur antre est généralement la meilleure définition du mot capharnaüm ; à la seule différence qu’en tant que grand amoureux du corps féminin, même aujourd’hui j’étais quasi certaine d’y trouver des posters peu catholiques un peu partout… et ça, ce n’était pas près de changer. J’en savais quelque chose, puisque même lorsqu’il m’avait moi, il en faisait toujours la collection…
Je restai silencieuse à sa question, ou plutôt à l’affirmation qui suivit, mais celle-ci était plus que correcte. À force d’éparpiller mon temps, mes ressources et mes capacités intellectuelles dans cet apprentissage de longue haleine, j’avais fini par me trouver ensevelie sous un véritable rat de marrée de paperasse. J’avais des informations plein la tête. La nature de certains glyphes du fuuin, le pourquoi ils devaient être dessinés dans un sens défini ou alors des informations sur la fatigue musculaire, ou comment soigner des fractures osseuses ou des déchirures de ligaments… et ce sans compter sur l’entraînement que je m’imposais déjà, la raffinerie et mon seul havre de paix dans ce champ de bataille… Kuu chan.

À son conseil, je ne pus que sourire, voyant le visage de celui-ci, il devait être au moins, sinon plus exténué que je ne pouvais l’être. Le stress, la fatigue et les heures supplémentaires avaient donné naissance à de véritables balises sous ses yeux, son éternelle barbe mal rasée semblait avoir pris un peu de volume, ou alors c’était tout simplement ses joues qui se faisaient plus creuses…
Suite à un petit rire j’étais sur le point de lui répondre lorsqu’il disparut de mon champ de vision : qu’est-ce que… ? me demandai-je en regardant à gauche puis à droite avant de sentir des bras… non ses bras se refermer sur moi. La pseudo inquiétude jadis ressentie disparut quasi immédiatement dans cette position. Rien de malsain non, juste une habitude, une habitude qui s’éveillait de nouveau après plusieurs années… Je poussai un bref soupir en laissant son corps épouser le mien, me laissant simplement aller contre lui en relâchant la pression.

Je pensais avoir oublié… j’étais presque sure d’avoir réussi à oublier, mais il n’avait fallu qu’un stimulus du passé pour que mes chairs s’en rappellent, pour qu’elles le revivent comme si la dernière fois avait été la veille. Cette pais n’était qu’illusoire et je le savais, ce moment de bien-être n’était qu’illusoire et je le savais, le monde n’avait pas cessé de tourner, mes problèmes n’avaient toujours pas de solution… mais en cet instant, en ce bref moment ou nostalgie et présent ne faisaient qu’un, toutes ces prises de têtes n’avaient plus d’importances…
Sentant son menton sur ma tête, comme une cale pour m’empêcher de fuir ce havre de paix, je ressentis l’étreinte dont mon être avait l’habitude dans ce genre de situation… Tu as raison… je ne peux pas imposer ça à Kuu… Fis-je dans un murmure perdu entre le sérieux et le béat. C’est vrai ça qu’aurais dit Kuu… ? Voyant son père et sa mère comme elle le désirait un temps.
Lorsque mon homme se fit plus câlin, comme il le leur avait enseigné mes chairs lui répondirent, tout comme je me surpris à expirer un faible gémissement en me lovant davantage contre lui. C’était presque un rituel entre nous, c’était peut-être pour ça qu’il avait réagi de la sorte. À l’époque nous avions eu nos moments de stresse, de peines et de difficulté et s’était toujours de la sorte que nous nus rassurions… que nous nous unissions…

Mon cœur battait si fort que je pouvais l’entendre, les frissons n’avaient cessé de se démultiplier… et c’était sans compter sur le reste des réactions à ses gestes… en sentant son souffle dans mon cou, j’aurais normalement dû me saisir de ses mans et le guider… sur un sentier qu’il ne connaissait déjà que trop bien, mais… se complaisait toujours à redécouvrir… mais et Nora… ? Que devenait-elle dans cette équation ? Et d’ailleurs... Pourquoi le prenais-je pour mien… ? Alors qu’il était normalement sien… Le souffle court, j’hésitais était-ce… était-ce correct ? Non… non ça ne l’était clairement pas… mais…
Mes mains se rapprochèrent des siennes avant que cette chaleur, cette sécurité, ce confort, ce bien-être… ne s’évanouissent en un instant, laissant dans mon dos la morsure de la solitude revenue à la charge. Je compris bien assez vite qu’il était parti comme il était venu… en un éclair.

- Ma… m.. ma formation balbutiai-je à ses questions, les yeux toujours sur le parquet ; je comprenais sa décision, il devait se marier après tout… puis ce n’était pas correct… ce n’était pas… d... d’ailleurs, merci beaucoup p... pour cette promotion ! Elle m’a ouvert… … beaucoup de portes. poursuivis-je en tachant de reprendre mon souffle, avançant lentement vers la très large baie virée de son bureau, prenant soin de ne surtout pas poser le regard sur lui… cherchant dans la contemplation du village en bas un moyen de reprendre mon calme ; mon cœur n’ayant toujours pas cessé son marathon…
- Mon probl… Pourquoi j’étais venue déjà… … ha. Oui… j’ai du mal à me décider. fis-je en me retournant. je veux apprendre aussi bien l’art du scellement… … … que l’irou jutsu. Fis-je en baissant le regard, me rendant compte de la bêtise que je venais de faire, pourquoi à-t-il fallut que tu me rappelles tout ça imbécile… ? Mais j’ai du mal à évoluer… en faisant… les deux à la fois… arrachant mon regard au sien, je me retourner vers la fenêtre contre laquelle j’appuyai mon épaule, les bras autour de mon propre être. j’ai l’impression… de courir après deux ou trois lièvres à… la fois. poursuivis-je difficilement en tachant de retrouver un calme qui ne semblait pas vouloir revenir. je me suis dit que toi qui étais déjà au sommet… saurais me donner la direction à prendre… suis-je paresseuse… ? Ou trop gourmande ? Demandai-je en me retournant, me demandant sincèrement si je n’allais pas finir par faire un AVC… sept ans… sept longues années de loyauté et d’abstinences… il fallait croire que ça avait laissé des marques. C’était de sa faute après tout… si je le voyais actuellement comme une cible… le remarquerait-il ? ou serait-il aussi perturbé que moi pour passer a côté…


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Jeu 4 Jan 2018 - 22:45
Elle n’avait pas changé. Mais vraiment pas…

- « T’as toujours été gourmande de toute façon… »

Et pas qu’intellectuellement seulement. Physiquement aussi, c’était quelque chose cette femme. A gober ou avaler tout c’qui dépassait un peu trop. De quoi m’arracher un petit rire. Rire chargé à la fois d’une bonne dose de moquerie et de culpabilité derrière. Oui parce que j’avais été plus ou moins l’enfoiré qui avait fait d’elle cette meuf insatiable et avide qu’elle était sur certains points. Tiens… Un peu comme Nora finalement. A croire que j’avais un don pour transformer les dépravés de leur genre en putes finies qui ne juraient plus que par le sexe. J’eus un soupir. Ce fait était lui aussi dû à un traumatisme que j’essayais d’enfouir en moi tant bien que mal. Un traumatisme dû à une trahison qui avait à jamais marqué ma vie. Nora et Itagami comme beaucoup d’autres femmes d’ailleurs en avaient payé les pots cassés. Pour éviter de finir trahi, j’avais mis un point d’honneur à transformer la blonde en une chienne bien docile qui répondait aux moindres de mes désirs. Et de cette entreprise aussi insensée que diaboliquement perverse, avait finalement émergé un amour. Un vrai. Pur et presque innocent même. Oui, je l’avais aimé. De toutes mes forces. De toute mon âme. Pour au final revivre une énième déception…

Déception qui m’avait reconduit dans mes travers avant que Nora ne finisse par apaiser mon cœur.

Enfin… Plus ou moins…

- « Et puis pour une fanatique de Jashin, tu veux apprendre de l’irou pourquoi faire ? »

J’avais fini par me relever avec un petit sourire aux lèvres. Cet air perturbé qu’elle me montrait ne signifiait qu’une seule chose : Qu’elle allait craquer. Pour avoir vécu avec elle pendant un moment, j’avais appris à la connaitre par cœur. Vice versa d’ailleurs. Mais de voir que je la perturbais encore à ce point m’étonnait tout de même. Si son cœur avait tourné la page, son corps lui se rappelait encore de certaines choses. Devant ce constat sans appel, je baignais toujours autant dans la moquerie comme dans la culpabilité. Quelque part, il faut croire que j’étais un véritable enfoiré. Je finis par me lever de mon siège pour m’approcher lentement d’elle cette fois-ci : « Je ne sais pas pourquoi tu es entrain de malaxer du chakra, mais calme tes nerfs. Tu dois apprendre à mieux te contrôler. » Derrière cette phrase, j’en vins à me demander s’il n’était pas mieux que je la fasse me haïr. Mais le pourrait-elle ? Avec ce qu’on avait vécu, il était quasi impossible qu’elle finisse à cet extrême-là. Moi non plus d’ailleurs. Car n’eut été son père, cette femme aurait été mon épouse. Depuis bien longtemps même. Peut-être aurions-nous eu des enfants ensemble et une situation stable. Peut-être. Mais il était trop tard pour y repenser…

- « Le fuin te correspond mieux. Si j’avais des prédispositions à en faire, surement que j’aurai été un pro dans le domaine. En plus, tu seras plus qu’utile à Kumo avec de telles compétences ! »

Une fois devant elle, je pris son visage en coupe avant d’approcher le mien vers son front sur lequel je posai mes lèvres pour un baiser tout chaste et tout mignon. Le truc qui était fait uniquement pour l’apaiser. C’était d’ailleurs ce que je faisais dans le temps quand elle avait des soucis ou qu’elle était tourmentée. Un peu de douceur dans ce monde de brutes, ça ne faisait jamais de mal. Même si le monde idéal d’Itagami se réduirait surement à un monde de brutes qui pourraient lui flanquer des fessées à satiété ! Plus maso et enivrée par la douleur que cette femme, tu meurs, c’est clair et net. Je finis par reculer ma gueule pour mieux l’observer toujours en tenant ses joues que je caressais tendrement. L’idée n’était pas de l’émoustiller davantage, mais d’essayer franchement de la calmer et de repartir sur de bonnes bases. Il fallait aussi qu’elle apprenne à résister à mes contacts sans quoi je n’allais plus jamais la toucher une fois que j’allais me marier avec Nora. Un fait qui m’attristerait vraiment. Mais à qui la faute, quand on y pensait ? A bibi, évidemment. Et si ça me faisait toujours marrer, je n’entrevoyais toujours pas de solutions viables pour régler le problème à la racine. C’était bien compliqué tout ça…

- « D’ailleurs, je t’annonce que tu vas être dorénavant à la tête de la raffinerie. Je comptais te convoquer pour te l’annoncer cette semaine, en fait. Tu as maintenant les pleins pouvoirs de cet endroit… »

J’étais à peu près certain que ce fait lui ferait plaisir. La jeune femme allait non seulement avoir bien plus de responsabilités vis-à-vis de tous les kumojins, mais aussi beaucoup plus de visibilité. Elle allait surement pouvoir aider Reiko dans ses tâches de chef de clan, tiens. J’aurai bien voulu lui dévoiler cette nouvelle réalité aussi, mais je me tus au dernier moment. Nul besoin de précipiter les choses. Nous demeurâmes donc dans le silence pendant un moment, yeux dans les yeux, avant que je ne la reprenne une nouvelle fois dans mes bras sans faire de vagues cette fois-ci. C’était amical et elle pouvait s’en rendre compte. L’étreinte était chaleureuse et douce sans pour autant avoir ce petit quelque chose qui l’induirait en erreur. C’était bien la première fois que je ne sexualisais rien avec elle. Ou l’une des rares fois, disons-le ainsi. Son odeur parvint à mes narines sans pour autant me faire tourner la tête comme avant. Dans ma tête, tout était limpide. J’étais un soutien pour elle, un ami, un frère, le cousin que je me devais être ; et rien autre chose. L’histoire s’arrêtait là, simplement. Je finis alors par la lâcher sans fuir comme tout à l’heure, avant de passer une main dans sa chevelure que j’ébouriffai affectueusement, sourire aux lèvres.

- « Kuu-chan sera fière de toi, j’suis sûr ! »
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Jeu 1 Mar 2018 - 21:56
Provocateur, moqueur, encore et toujours fidèle à lui-même… mais… ça m’avait manqué, ça m’avait manqué à un point que tu ne pouvais pas comprendre Shuu… appuyée sur la fenêtre haletant encore des difficultés que j’avais à me contenir, j’avais les yeux rivés sur la commande des stores. Il suffisait d‘une pression et que je relâche la technique que je préparais depuis tout à l’heure pour enfin avoir un moment en étant véritablement seule avec celui qui fut une fois mon aimé… ou plutôt celui qui avait fait de ce corps ce qu’il était présentement devenu.
C’est vrai qu’à l’époque cette gourmandise était une qualité… lorsque celle-ci ne touchait que connaissances et intellect… mais tu ne peux pas me mettre sur le dos le fait d’avoir… élargi mes horizons, puisque c’était toi qui m’avais mise sur la voie… ceci dit… tout ceci était un autre cas. L’instant présent, l’instant présent était ce sur quoi se devait me concentrer. Il s’agissait de Shuu, pas de n’importe quel autre homme fiancé, quelque roulement de reins, une moue désireuse et des gémissements bien sentis auront tôt fait de le faire craquer… allais-je m’abaisser à ceci ?... Pourquoi pas ? Après tout il n’y a que nous deux ici, quant à Nora… il m’appartenait dans tous les cas, c’est elle la voleuse ; et puis… cette perspective de dévergondée n’était finalement pas si mal après tout hi hi hi…

Il disait quoi déjà ? … Jashin ? Ha… il voulait qu’on aille si loin dans ce bureau ? Ilne m’avait pas oublié après tout.... J’étais sur le point d’y enfoncer mon poing lorsque, je sentis la main de ce dernier m’arracher à ma contemplation de… l’interrupteur qui aurait déclenché tant de choses… Je devais probablement avoir des étoiles dans les yeux… que contrôlais-je encore ? Mes jambes ? Oui peut-être étaient-ce les dernières n’ayant pas cédé sous l’éveil impromptu de sentiments et sensations refoulés, raison pour laquelle je tenais encore debout… Il allait m’embrasser ? Il allait le faire ?! Allais-je ressentir une nouvelle fois ses lèvres… allais-je ressentir une nouvelle fois ses claques ? Allais-je…
J’avais tendu les lèvres, mais c’est sur mon front qu’arrivèrent les siennes…
POURQUOI ?! Tant de frustration à assouvir pour au final la transformer en dépit non ! Non ! Non ! Qu’est-ce qu’il fait… ? Pourquoi… pourquoi devenir raisonnable maintenant Shuu… qu’est-ce que cette moniale t’a fait… ? Elle t’a arraché les crocs ? Ou t’a-t-elle limé les griffes… ou pire… serais-je devenue si inintéressante que cela… ? Non… noooon non non non non… Je n’avais pas de problème, elle… c’était elle le problème… il me suffisait de le couper à la racine ! La supprimer de ce monde pour retrouver le mien… ce n’était pas si difficile après tout. Depuis ces quelques hameaux et villages naissants, combien de litres de sang avais-je rependus sur cette terre ? Un de plus ou de moins… ce n’était finalement pas une si grande perte n’est-ce pas ? Bien… allons lui broyer les os ! Tu veux que je le fasse comme ce câlin bien trop saint pour être le tien ? Que je serre jusqu’à ce que tout se brise ?

… fière de toi, pour sûr… Ha ! C’était donc bien ce qu’il attendait de moi ! Mhaaaa il fallait le dire Shuu… ce n’est jamais rien de plus qu’une vie… … … Une vie…

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Baissant le regard, ayant pris place dans un des fauteuils de réception du bureau, mais qu’est-ce que tu fais Itami chan… main sur le visage j’avais fermé les yeux pour me concentrer sur les évènements précédant… :

… *« Kuu-chan sera fière de toi, j’suis sûr ! »*… Hum… ça prenait déjà plus de sens.

J’aurais bien voulu connaitre son secret… Nora chan, pour avoir réussi à le changer de la sorte. Le regard froncé, je repensais plutôt à ce que j’avais été sur le point de faire. Fière de moi ? Kuu ? Il s’en était fallu de quelque seconde de plus pour que je fasse une bêtise monumentale… comment pourrait-elle être fière d’une femme aussi peu viable que ceci ? La bonne nouvelle ? Je m’étais réveillée, la mauvaise… cet écart de folie n’avait pas manqué de laisser des séquelles… les jambes flageolantes, des sensations que je pensais mortes et enterrées refaisant surface pour plusieurs autres pépins liés à une vie de dépravation… bien trop intensive… j’avais détourné la tête, fuyant le regard de celui que j’avais failli me réapproprier de force avant de le rechercher, dans le déluge d’émotions que j’essayais… une fois encore de refouler… de rechercher le sourire, derrière lequel je me cachais :

- Hum… !! m.. merci pour la confiance que… tu… me porte repris-je un peu maladroitement, je posai la main sur ma poitrine, tachant de reprendre mon souffle, avant de reprendre avec plus d’assurance. Je m’attèlerais à magnifier au possible les résultats de la raffinerie. Poursuivis-je derrière le masque que j’avais reporté, comme je le faisais depuis des années.

- Et puis tu as raison… j’ai toujours été « avide » de connaissances… Mais… ppour deux domaine aussi vaste… j.. je vais peut être me spécialiser Finis-je avec un petit sourire ne cherchant pas plus que cela à étayer mes raisons, d’autant plus que parler ouvertement de Fuuin jutsu avec Shuu déclencherais certainement pas mal de chose. Mais tu sais, J’aurais probablement trouver de quoi… plaire à Jashin sama avec les poisons…

Shuu était mon ex, mon ami, mon kage… plus rien ne pourrait n’être entre nous, plus rien ne devait naitre entre nous. À l’annonce de ses fiançailles je pensais avoir enfin tourné la page… mais il avait suffi de quelques caresses, pour faire voler en éclat ces sept à huit années de résolution... pour que je perde les pédales… je pense que, n’eût été l’évocation du nom de ma petite perle… ce bureau aurait été témoin d’un drame.

- Je me demande si je vais y arriver… balbutiai-je en tachant de noyer le requin… évitant de trop bouger mes jambes, i même de croiser son regard de peur d’encore une fois perdre pied.

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