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Proposition d'honneur ft. Une neige perdue.


Ven 29 Déc 2017 - 23:14
Un homme cherchait la paix. Alors, il avait cherché ce qu’était réellement la paix. Elle aurait pu être Kantienne. Un projet de paix, perpétuel, plurifédéraliste dans un ordre juridique moniste. Elle pourrait être celle d’une union de république religieuse, à travers le monde. Elle aurait pu être l’union, sous un seul Empire. Elle aurait pu être dans l’entente des différences et des nations.

Pourtant, cet homme fut meurtri. Partout où son regard se portait, elle était là en apparence. Et puis… Dans les ombres, il y avait la souffrance et l’anarchie. Le chaos, plutôt que l’ordre. L’injustice, plutôt que la justice. Les intérêts des uns, s’écrasaient contre celui des autres. La force, la rhétorique, la ruse. Tous les moyens étaient bons pour se prémunir des autres. Et dans cette lutte incessante, chacun se battait éternellement pour lui-même et ceux qu’ils considéraient comme plus importants. Un cycle sans fin. La paix… La paix n’était jamais réellement atteinte. Les Hommes étaient en guerre perpétuelle contre les autres. Personne encore ici, dans cet univers, n’était venu l’appeler état de nature. Personne encore, ici, n’avait songé à appeler la souveraineté, ce pouvoir que tout à chacun avait, à imposer aux autres, par la force, sa puissance. Ce monde en était ses balbutiements théoriques. Ses balbutiements rhétoriques. Ses balbutiements théologiques. Ses balbutiements philosophiques. La paix n’était pas l’objectif. La prospérité, la protection contre autrui. Le statu-quo. Mais pas la paix, non.

Pourtant, pour s’assurer d’une paix relative à ses alentours, des sociétés s’étaient formées. Injustes, mais protectrices, dans une certaine mesure. Les daimyos gouvernaient les pays. Profitant de leur pouvoir, ils s’assuraient que la terre où leur souveraineté était acquise, était solidement défendue. Et pour la défendre, il fallait de la puissance. Des armes. En ce monde, des êtres étaient doués de plus de pouvoir que d’autres. Ces individus étaient les shinobis. Maniant les forces du monde, usant de forces et de techniques surhumaines… Ils se formaient en clans, et des querelles et des amitiés, les clans étaient nés. Pourtant, la Paix n’était toujours pas atteinte, même quand les différents pays usaient et réunissaient des armées et des shinobis.

Un autre pays connaissait la paix, sans les shinobis. Ils étaient des samouraïs. Ce pays, le pays du fer, avait lui, théorisé une certaine forme de paix, en l’idée de l’harmonie. L’harmonie en toute chose. Qu’importait le conflit : il faisait partie de la nature du monde. Si un minimum de paix pouvait être atteint, le conflit ne cesserait jamais. Car le temps était lui-même un conflit. Car la vie elle-même était un conflit. Car le cœur, l’âme, l’esprit, était lui-même un conflit. Et pourtant… Chacun voulait tendre vers cette paix. Samouraï. Shinobi. Simples citoyens et voyageurs du monde. Ce que Watari pouvait faire observer à celui à qui il faisait la lecture, au fond de cette geôle, était qu’un point commun entre toutes les nations et les tentatives de rechercher la paix dominait… Là où la guerre et le chaos frappent le moins, là où la paix et la sécurité demeure la plus intacte, Yuki Noah, c’est là où l’ordre demeure. Il sourit, toujours dans sa position de seiza dans laquelle il s’était installé avant de lui parler, pour conclure : Voilà la réponse que j’ai pu t’apporter, en allant voir ceux qui souhaitaient la guerre. La paix… La paix ne peut être atteinte que si on a la force de la maintenir contre ceux qui veulent imposer la leur. Maintenant, j’ai une autre question pour toi : s’il existe autant de vision de paix que d’Hommes sur cette planète, et autant d’ordres qu’il existe de détenteur de la force… Quel monde souhaiterais-tu ? Il lui sourit doucement. Avant que tu me répondes, je vais te faire une proposition, Noah-dono. Je peux t’apprendre ma vision du monde et celle de mon peuple. Je peux t’apprendre notre vision de la paix. Pourquoi nous nous battons pour elle. Par quelle valeur, nous tentons de la rendre juste. Si à la fin de cette entrevue, nous le souhaitons tous les deux… Je te montrerais mon monde. Mais pour l’heure… Si tu le souhaites, c’est ta réponse que je souhaite entendre. Quel monde, quel avenir souhaites-tu ? Qu’est-ce qui est le plus important à tes yeux ? Et surtout, pourquoi cette attitude morne d’âme en peine que tu sembles arborer ?

Cette discussion était importante pour Watari. Comme Tsukiyomi lui avait dit plus tôt dans la semaine, il ne pouvait pas réparer toutes les âmes et porter seul le poids du monde et des souffrances des autres. Pourtant, depuis sa rencontre avec le jeune homme, il souhaitait rendre le sourire à cet ami de sa chère et tendre Ayuka. Il voulait que celui-ci, renaisse, peu importe son choix, qu’ils soient ou non à l’avenir, des ennemis.
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Sam 30 Déc 2017 - 13:31

Je pense que je savais déjà tout ce qu'il disait, mais je ne l'interrompais pas. Enfin, dire que je savais était un peu condescendant, il serait plus exact de dire que je me doutais de ce qu'il disait. Il y en avait eu des têtes et des mots qui avaient défilés le long de cette cellule qui marquait à présent mon nouveau territoire. Et dire que les Yuki étaient les maîtres des geôles à Kiri, je ne pouvais pas m'empêcher de trouver cette situation ironique. Même si pour ma part, je n'y avais jamais mis les pieds, me contentant des anecdotes sordides de mon paternel. Et je ne regrettais rien, comme d'habitude. Si j'étais un détenu aujourd'hui, c'était par choix. Et je m'en accommodais plutôt bien. Peut-être aussi que je me voilais simplement la face. Pourtant, ma faiblesse m'était bien connue. Actuellement, je n'étais pas fais pour être sur le champ de bataille.

L'homme au Bushido me lisait des préceptes qui, bien qu'inconnues à mes yeux, me restaient familiers. Pourquoi faisait-il tant d'efforts ? Probablement pour Ayuka, qui semblait éprouver un attachement irrationnel à mon égard. Soit, ça ne me dérangeait pas. Et puis je n'aimais pas la solitude, alors sans doute devais-je considérer la présence de Watari comme une aubaine. Il s'obstinait à me parler de paix. Un idéal que je disais rechercher, mais en réalité, il n'y avait rien de noble dans mes ambitions. Et une bien étrange question qu'il me posait désormais. J'y avais réfléchis, évidemment, je ne ferai que me répéter. Adosser au mur froid de mon humble espace carcéral, je soupirais, laissant mon regard las se balader le long de la sombre et humide pièce, tandis que je relevais la paume de ma main face à Watari, laissant une fumée froide s'y échapper.

- M'apprendre, hein... Ce que je souhaite, c'est faire disparaître les shinobi. Tant qu'ils existeront, à aspirer au pouvoir, je serai incapable de trouver ma Sérénité. Peut-être me faudrait-il exterminer l'humanité pour y parvenir... Ou alors la protéger et la sauver, je ne saurai encore te répondre là-dessus pour l'heure.

Les êtres humains étaient des outils. Je n'avais jamais réellement éprouver de réelle sympathie pour autrui. Néanmoins, il y avait des êtres que je respectais, voire admirais. Hanzô du Torrent, Yuki Shinichi, Metaru Shuuhei... Ou encore Hoshino Watari. Ces personnes n'avaient pas mes problématiques. Et à leur manière, ils faisaient preuve d'une force, celle que je cherchais tant. Celle qui n'hésitait pas.

- Ta proposition me convient, après tout, ce n'est pas le temps qui me manque désormais. Et pour ta dernière question... Peut-être pour me donner un genre. Je ne sais pas à vrai dire, et je ne pense pas que mon attitude ait un quelconque rapport avec cette discussion.

Sans doute que si, finalement.
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Sam 30 Déc 2017 - 21:00
Détruire les Shinobi et l’humanité ? Watari se mit à rire, avec franchise. Au fond, il ne se moquait pas de lui. Mais cette réponse, toute aussi honnête que son rire l’amusait beaucoup par sa spontanéité. Jamais, en 20 ans de voyages, de rencontres, d’affrontements, de réflexions, avait-il entendu quelqu’un lui dire avec autant de sérieux qu’il désirait la fin des autres. Eh bien, eh bien… Je ne m’attendais pas à une telle réponse. Et même si je ne l’approuve pas, je ne la rejette pas. Cependant, il y a un vice évident.

Le raisonnement du jeune Noah, d’aspirer à la sérénité par l’annihilation des autres, était un paradoxe en soi. Un paradoxe jusqu’en ce qu’il était le fruit d’une vie l’ayant mené à de telles et nihilistes conclusions, qui au-delà de leur fond et de leur pertinence, était révélateur d’une certaine forme de tristesse et d’absence de joie. Vous êtes vous-mêmes un Shinobi, Noah-dono. Vous êtes vous-mêmes un utilisateur du chakra. Plus encore, vous-mêmes vous êtes battus à Shitô contre Alderan, celui qui a usurpé le titre de Daimyo du feu. Et vous avez échoué. Que votre échec vous fasse honte ou pas n’est pas la question. Il prit une pause, avant de servir un peu de thé qu’il avait fait préparé. Tant qu’à discuter avec le jeune homme, autant l’aider à s’hydrater et à se restaurer par quelques menues attentions. Il y adjoint quelques mochis sucrés qu’il avait pris sur la route avant de venir ici, pour continuer en lui souriant : Tant que le monde sera monde, des conflits éclateront. Car l’univers est un conflit permanent. Entre vous et moi, entre la faune, la flore. Les dieux ont ainsi fait le monde et nul ne peut s’y opposer. Ni vous, ni moi. Ni Alderan, ni aucun shinobi, ni aucun guerrier ; imaginons un monde sous la totale domination du Soshikidan et sans le chakra… Tant qu’il y aura des cœurs et des âmes qui vivent, il y aura des conflits. Disputes, crimes, mésententes, guerres… Les constats de Watari n’étaient pas forcément les plus joyeux, eux non-plus.
Pourtant, je pense que ce n’est pas tant l’existence de conflits qui est gênant. C’est plutôt la manière dont ils se règlent, qui sont gênants. Si hier, la guerre qui s’annonce avait été tuée dans l’œuf et si chacun avait parlementé loyalement… Je pense qu’à tout le moins, nous n’aurions pas autant de mort à pleurer. Qu’en penses-tu ? Lui demanda-t-il, le regard scrutant ses potentielles réactions. [color=midnightblue]S’il y a des choses que l’âme des Hommes ne peut entendre en sa totalité, je pense que rien n’est impossible à expliquer. Nos différences, nos histoires. Nos cicatrices. Nos souhaits. Nos vœux. Que ce soit les vôtres, les miens, ceux d’Alderan, ceux de Shiori. Au fond… Nous nous battons tous pour ce que nous estimons juste. Miyamoto Musashi l’avait ainsi formulé : Tous les Hommes sont semblables, hormis pour leur foi en eux-mêmes, peu importe ce les autres peuvent penser d’eux.

L’illustre ancêtre de son ancienne fiancée demeurait pour lui un phare de sagesse incomparable en son existence. Penseur majeur de la pensée de ses frères d’armes, Watari n’avait jamais eu besoin de plus que ses propres réflexions et de celles de cette légende du passé pour pouvoir avancer en ce monde. Même votre attitude, signifie que vous cherchez quelque chose. Mais pourtant… J’ai l’impression que vous vous interdisez le bonheur. Vous confondez l’apaisement, avec la sérénité, jeune Noah. La sérénité, elle, est au bout de vos doigts. Mais vous ne pourrez pas l’atteindre. Pas avec une âme aussi affaiblie. Alors, vous souhaitez qu’elle s’apaise pour trouver la sérénité. C’est ce que je crois comprendre de vous. Avait-il conclut, le regard plus sombre et triste. Triste, parce que des âmes si blessées et abîmées, dans le fond, il n’en avait jamais vu. Des démons, des blessures… Il en avait vue. Et tenter de les réparer. Yuki Eiichiro était une plus grande réussite que sa tentative d’apaiser le cœur tourmenté et blessé de Yoshitsune, son cousin. L’enjeu ici était de taille, pour Watari. Ne pas accumuler un échec de plus. Silencieusement, la lame au repos à son côté droit, il se battait par la parole pour ses convictions et pour la paix.
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Sam 13 Jan 2018 - 3:11

Je savais que la prison n'était pas un endroit bien divertissant, je m'y étais préparé. Mais à ce niveau-là, autant être mort, ça ne changerait pas grand chose. Au moins, les Iwajin avaient la sympathie de ne pas me laisser pourrir seul dans mon coin. Watari était venu me faire la conversation, même si je soupçonnais des ambitions annexes, mais j'aurai tout le loisir de m'y intéresser plus tard. J'étais parvenu à le faire rire avec mes réponses, j'imagine que c'était un bon point. Les réactions des autres quant à mes pensées me permettait de savoir comment je devais me situer quant à ces dernières.

En tout cas, il m'exposait là un point de vue qui m'échappait. Il disait que le fond du problème ne résidait pas dans l'existence, mais dans la manière dont les conflits se réglaient. Restant de marbre, j'observait le samurai, attentif. Je n'avais que ça à faire de toute manière, mais ce n'était pas tant pour me déplaire. Combien de prisonniers ici pouvaient se vanter d'un tel traitement ? Probablement pas beaucoup, si vous voulez mon avis. Mais ses mots avaient au moins l'effet de me faire réfléchir. J'avais déjà envisagé cette possibilité, et évidemment, c'était une manière de voir les choses. Pourtant, ce qu'il proposait m'apparaissait bien difficile.

- Vous devez avoir raison. Vous semblez être quelqu'un ayant vu énormément de choses dans sa vie, et ayant vécu une multitude d'expériences. Je ne suis qu'un nouveau-né à côté de vous. J'envisage juste mes possibilités. Mes mots n'ont pas grande importance actuellement.

Et puis, j'aurai tout le temps d'y repenser plus tard. Néanmoins, ce qu'il dit ensuite m'interrogea un peu plus. Je ne comprenais pas sa démarche. Qu'essayait-il de faire ? Ce qu'il pensait comprendre de moi ? Que souhaitait-il au juste ? Gardant un visage inexpressif, je me permis malgré tout de légèrement pencher la tête sur le côté, sans l'interrompre néanmoins.

- Ce doit sans doute être la fatigue, mais pardonnez-moi... Où voulez-vous en venir ? Que vous me compreniez ou non, ça ne devrait pas vous empêcher de dormir, si ? Vous savez, savoir ce que je cherche, ça ne m'intéresse pas. Quelqu'un m'a dit un jour que l'homme avait besoin du passé pour savoir qui il était... Mais savoir qui je suis ne m'importe pas. Pour ce que je souhaite, mon existence n'a pas grand intérêt.

Ce n'était pas une manière de me rabaisser. J'exposais là de simple faits. Je ne suis pas un élu, je n'ai rien de plus que les autres. Je suis un shinobi moyen qui se déplace dans ce monde comme des tas d'autres, possédant une certaine ambition. Ce que je souhaitais lui faire comprendre, c'était simplement que ma personne n'avait pas besoin d'être comprise. La route que je prenais ne me concernait pas.
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Sam 13 Jan 2018 - 13:37
Je pourrais faire bien des blâmes sur de telles paroles. Mais quel serait l’intérêt ? Rendre son intérêt à vivre à quelqu’un dans cet état était particulièrement complexe. Si Watari comprenait l’existence de ce que certains qualifiaient d’esprit combattif, il avait ici une parfaite antithèse de l’expression. Êtes-vous le porteur de tant d’indolence, Yuki Noah ? Pouvez-vous supporter que le monde soit injuste, que des gens souffrent, sans même vouloir essayer d’apaiser quoi que ce soit ? Ce n’est pas une question d’être un élu. Il n’y a pas d’élu. Il n’y a que des gens qui souhaitent lutter pour ce qu’ils estiment juste… Watari, le regard un peu plus sévère, poursuivit : Des gens croient en vous. Et comptent sur vous. Que ce soit mes ennemis et mes alliés d’hier, ou Ayuka et Tsukiyomi. Il y a des gens qui s’inquiètent pour vous et des gens qui souhaitent votre bonheur. Accepteriez-vous de les décevoir sans même chercher à agir, juste en vous parant d’une rhétorique lâche et fuyante ? Car oui, à très gros traits, la rhétorique de Noah, pour ce qu’il pouvait en résumer, était sommaire : la paix, mais sans effort pour l’avoir, car les efforts sont douloureux. Plutôt la mort que le choix, plutôt le renoncement que l’accomplissement. Plutôt la plainte du malheur, que le risque du bonheur. Il y a des enfants qui font preuve de plus de passion que vous n’en êtes capable actuellement..

Pourrait-il parvenir à simplement lui permettre de se tirer de cette torpeur qui le paralysait ? Il n’en savait trop rien. Les actes étaient probablement plus efficaces que les mots sur celui qui se faisait le prisonnier de ses propres soupirs. Quant à mes souhaits… Watari soupira. Noah avait la capacité de fatiguer le samouraï juste en le regardant. Et pourtant … Par altruisme ou égoïsme, par sollicitude et par logique tactique, par amour de la justice et par la justice de l’amour, Watari avait une série de raison qui le poussait à s’exprimer comme il allait le faire. Je peux vous libérer. Je peux vous offrir une nouvelle famille et des proches aimants. Je peux vous offrir un nouveau foyer, un toit. Et je l’espère, je peux vous offrir la sérénité que vous convoitez. Vaste projet qu’il échafaudait là. Qui ne pourrait avoir lieu que si le prisonnier consentait à faire preuve de plus de bonne volonté qu’il n’en avait été capable jusqu’à lors.

Je peux vous adopter en tant que vassal de mon clan, en mon autorité de deuxième héritier des Hoshino. Je vous formerais à la philosophie de mon peuple, je vous enseignerais mon art et je ferais de toi… Un homme de confiance pour ma famille, Noah. Il cessait la politesse et le vouvoiement pour accompagner la main qu’il lui tendait.

Cependant… Je n’ai qu’une condition. Que tu m’affrontes et que tu me montres ton courage. Son regard n’était pas celui du défi ou celui de la réprobation. Il se doutait que cette proposition n’était pas à faire à la légère. Pourtant, il n’avait jamais envisagé de le faire à qui que ce soit d’autre. C’était peut-être le destin, mais quand il avait vu l’âme assoupie et désespérée, lorsqu’il l’avait vu buter sur le mot famille… Cette proposition s’était imposée à son esprit comme l’évidence. Resterait encore de savoir si le jeune homme accepterait son offre.
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Sam 17 Fév 2018 - 22:17

- J'ai perdu. J'ai perdu un combat, et je suis toujours en vie.

Dans un murmure, je prononçais ces mots, m'appuyant sur le mur de ma cellule dans le but de m'aider à me relever. Je fatiguais beaucoup ces temps-ci. Passant mes journées et mes nuits entre ses murs, je n'avais eu que peu d'occasions de dormir, ou de manger. Même les sucreries que me rapportait quotidiennement Ayuka, je les gardais dans ma veste, sans les toucher. Watari était bien cruelle dans ses mots, mais pouvais-je lui en vouloir ? Si mon moi du passé me voyait en cet instant, il me trouverait bien pathétique. Comment pouvais-je laisser une simple défaite m'affecter autant ?

Non, ce n'était pas tant le fait d'avoir perdu, que d'avoir été le seul à m'en sortir indemne, qui me gênait. L'Iwajin et le Kumojin avaient mit toute leur âme dans la bataille. L'un était mort, l'autre avait été grièvement blessé. Et dans cette histoire, j'étais celui qui tenait encore sur ses deux jambes ? Ca n'avait aucun sens. J'aurai dut être celui à se faire transpercer. J'aurai du périr, à ce moment-là. La honte du survivant, c'était ainsi que Alderan avait nommé mon état ? Tu parles.

- Tu t'imposes bien du poids sur tes épaules, Watari.

Depuis quand m'étais-je mis à le tutoyer au juste ? Finalement debout, je passais une main dans mes cheveux, avant de poser mes yeux ennuyé sur le samurai. La proposition qu'il venait de me faire était bien déroutante. Faire de moi un de ses vassaux ? Qu'avait-il à gagner, à me prendre sous son aile ? Je ne parvenais tout simplement pas à déceler ses intentions. Ce n'était peut-être pas bien utile, de toute façon.

- Encore ce mot. La famille. Ça semble très important pour vous. Mais je ne peux pas accepter, Watari. Ou en tout cas, pas maintenant. J'ai l'impression qu'en me reposant sur les autres, je ne ferai que me perdre davantage. Je veux être capable de me relever par mes propres moyens.

C'était bien la seule chose qu'il me restait, finalement. Dans un soupir, je me grattais l'arrière de la tête, sans que mon visage ne se montre moins ennuyé que d'habitude. Néanmoins, j'étais un peu gêné d'avoir refusé cette offre. Alors qu'une main s'était tendue vers moi, je me contentais de la rejeter. Repensant à ses paroles, je me souvenais en avoir omis une partie. La totalité de sa demande n'était pas non plus à jeter. En y réfléchissant, il y avait bien quelque chose que je souhaitais faire.

- Par contre, cela fait bien longtemps que je ne me suis pas un peu dégourdis les jambes... Et même si je ne souhaite pas porter ce nom, la famille Hoshino a probablement beaucoup de choses à me montrer.
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Lun 19 Fév 2018 - 21:22
Il y avait là de quoi soupirer et de quoi déplorer. Mais ils avançaient enfin. Il semblerait que le jeune Noah Yuki portait en lui, outre un trouble de l'âme qui le poussait à être si peu énergique et vivant, à se lamenter d'une défaite dont il était visiblement sorti indemne... Contrairement à d'autres. Watari n'en savait pourtant pas plus que cette intuition qui fut la sienne en écoutant cette simple phrase qui constitua la toute première réponse du jeune homme du clan Yuki. Non, Watari ne savait absolument pas que l'un de ses cousins - encore un - avait failli sous les coups de cet homme qu'il détestait tant pour ses actes que les conséquences de ceux-ci ; Nara Alderan. Il savait encore moins que Noah s'était vaillamment - ou en tout cas, fort probablement assez pour le samouraï - levé contre le renégat. Il ne l'apprendrait peut-être que plus-tard, au détour d'un hasard inique, qui voudrait qu'il serait trop tard pour en parler. Soit : ainsi était parfois le destin, cruel et implacable.

Tu as perdu un combat, mais tu as gagner l'occasion d'en mener au moins un autre avec moi, Noah-kun. Une réponse simple, aux antipodes de celles, littéraires et lettrées, fleuves et tumultueuses, qu'il pouvait parfois faire dérouler pour ceux qui savaient les apprécier. Une réponse simple pour quelqu'un qui n'avait pas besoin de parole, mais d'enflammer la passion de se lever chaque jour où la bénédiction du soleil s'équilibrait avec les grâces lunaires. Si Watari était vexé du refus - ou même s'il s'en fichait au fond - celui-ci s'était contenté de se lever, avec une totale maîtrise de son corps et de ses gestes, comme si tacitement, il acceptait et prenait acte tant du refus de son offre adoptive que celle d'un combat - probablement plus viril - s'ils ne pouvaient se comprendre par les moments, peut-être pourraient-ils le faire par les lames ?

Rien n'en était moins sûr quand on commençait à se faire le connaisseur des errements du Yuki neurasthénique. Peu réactif, peu motivé, peu enclin à se laisser aider. Il était très clairement dans la dépression, car la moindre conversation, le moindre effort était d'une redoutable hardiesse à surmonter. Plus encore, les mains - la sienne y compris-, sûrement maladroites, qui tentaient de le faire se ressaisir et se relever, ne l'aidait pas. Peut-être fallait-il simplement l'accepter et lui laisser le temps qu'il réclamait ? C'était parfois compliqué, cela dit, pour des gens qui se battaient, de laisser quelqu'un ne plus se battre et se laisser couler au fond des tourments dont il était la victime. Qui blâmer ? L'agaçante lenteur d'un dépressif ou l'agaçante urgence des optimistes ?

Que ce fut l'astreinte ou l'indolence que l'on voulait blâmer, fallait-il espérer encore que les cœurs de chacun sauraient décoder les messages cachés qu'ils s'échangeaient, sûrement innocemment et de manière tout à fait indirecte.

Tu ne pourras pas t'éloigner trop loin de la prison. De toute façon, les sceaux qu'ils t'ont placé celle ton chakra. Nous n'aurons que nos lames en bois, pour le moment. Les aléas de la détention : la privation des libertés. ClangCe fut le bruit des chaînes qui chutaient, après que la cellule fut ouverte. Évidemment, deux tengu arrivèrent, mais Watari, d'une main, les fit taire. Ses yeux aux teintes si particulières, brillèrent d'un éclat meurtrier l'espace de quelques secondes. Cet instant leur fit comprendre qu'ils ne devaient pas se mêler des actes de leur supérieur. J'assume la responsabilité de cette provisoire liberté que je lui offre Et personne ne voulait contrarier le géant de chakra qui s'était manifesté de manière fantasmagorique. Sa force, écrasante, avait pu se répercuter de manière inconsciente en chacun des gens présents, Noah y compris. La sensation d'avoir été tranché comme un vulgaire bambou, éviscéré sans avoir la chance d'échapper au trépas.

Voilà ce que la calme cascade de sérénité que Watari incarnait pouvait dissimuler son sein... La férocité du tigre et la force des dragons. Noah allait devoir raviver les flammes intérieurs s'il souhaitait que le Lion de glace se réveille au lui. Et pour seule arène, il aurait les alentours désertes de sa geôle sous les auspices nocturnes. Un simple bokken lui fut lancé après quelques instants laissés à ses poumons pour qu'il se réhabitue à l'air extérieur et aux lumières naturelles, avant qu'un simple regard de défi, plus amical que celui qu'il avait lancé aux gardes tengu qui se tenaient toujours là, à l'affut, ne fut adresser à Noah. Allons-y. Montre moi ce dont tu es capable une fois une lame en main, Yuki Noah

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Mer 25 Avr 2018 - 18:48

Je n'avais plus vraiment envie de parler. Maintenant que Watari-dono m'avait proposé un petit affrontement, je me sentais dans le désir de me repousser. Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus eu le droit de me mouvoir selon mes caprices. Ca m'avaitun peu manqué, si tant est que ce genre d'actes pouvaient manquer. Et encore, je me battais en général en exerçant ma maîtrise du Hyôton. Aujourd'hui, Watari me proposait un affrontement en usant simplement de Kenjutsu. Voilà un domaine qui m'intriguait bien. J'avais déjà pu rencontrer les Sabreurs de Kiri, et ce qu'ils m'apprirent furent un véritable enseignement pour moi, nul doute que je parviendrais à me défendre face au samurai. Enfin, je l'espérais.

Même si certains tentèrent de protester, la volonté et l'influence qu'exerçait Watari semblait bien plus importante que je ne le pensais. Il n'était donc plus un réfugié Iwajin ? Au vu du chakra qu'il dégageait, j'imaginais que sa force était suffisamment conséquence malgré tout. Enfin, il me permit au moins de l'accompagner jusqu'à une zone appropriée pour combattre. Maintenant, on se retrouvait face à face, alors que je me retrouvais avec un simple katana de bois en main. La mine ennuyée, j'observais mon adversaire.

- Je ne me vois pas comme un grand escrimeur, ne t'attends pas à des miracles.

Et la seconde d'après, je bondissais en avant, levant ma lame naturelle avant de l'abattre sur Watari. J'étais engourdi, mes mouvements étaient lents. Mais au moins, je bougeais. Serrant mon bokken, j'exerçais la pression que je pouvais, sans montrer aucun signe d'effort. Mon visage semblait réellement être à part des mouvements qu'effectuaient mon corps, comme si rien ne pouvait le perturber. Stoppant la pression, je relevais mon arme, avant de l'élancer une nouvelle fois, visant l'épaule de Watari, et ainsi je continuais, enchaînant les coups. Il n'allait pas tarder à riposter. Mais au moins, je m'amusais.

C'était peut-être un bon moment que je passais.
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