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Une lame de fer ft. Enkei


Sam 30 Déc 2017 - 1:01
Iwa pouvait de plus en plus être appelée « village des samouraïs ». Ceux-ci, désormais sous la bannière de deux clans, formaient un groupe soudé pour la plupart de leurs membres qui contribuaient à la force militaire du village de la Roche. Pourtant, en cherchant dans les archives du village où il avait désormais un rang de Jônin, il y en avait un, inconnu, qui l’intriguait. Une lame sans nom de prestige. Plus que de la laisser dans l’anonymat, Watari s’était donc porté à sa dernière location connu. Un quartier relativement modeste, où demeuraient toutes sortes des gens. Selon les informations du village, le fameux « Sōsaku-ō Enkeï » devait résider dans les alentours où il se trouvait…

Watari commença son enquête en discutant dans les ruelles avec les gens qui s’arrêtaient. Certains étaient plus avenants que d’autres, mais peu de gens semblaient avoir entendu parler d’autres samouraïs que les Nagamasa ou les Hoshino, plus proche du centre et du cœur commerçant. Peut-être en s’enfonçant dans les quartiers pauvres ? S’approchant de jeunes enfants, il leur demanda : Auriez-vous vu un autre samouraï, dans les parages ? Paraîtrait-il qu’il ait de blancs cheveux.

Mais les enfants n’en savaient rien. Plus encore, ceux-ci semblait affamé, tant et si bien que Watari les emmena jusqu’à une échoppe près de là qui vendait des sobas. Il en paya suffisamment pour nourrir ces enfants qui semblaient visiblement pauvres. Cela pour autant, ne l’aidait pas plus à trouver la personne qu’il cherchait. Il commanda des sobas pour lui-même et s’installa, se demandant où pouvait bien se trouver le fameux samouraï qu’il recherchait. Iwa était vaste et nouveau pour lui, même malgré les mois. Cela ne l’aidait pas à savoir où il pourrait trouver l’homme dans ce vaste quartier résidentiel. Il aurait probablement dû de demander aux Hyûga…
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Sam 30 Déc 2017 - 11:38
Les mêmes migraines matinales. Celles issues d'une nuit agitée qu'il aurait voulu saine et réparatrice, en vain. Les mêmes bribes fugaces et désordonnées au réveil. Celles qui, misent bout à bout, ne révélaient rien et, bien au contraire, nourrissaient l'anxiété dont il était trop souvent la proie. Au lit, les yeux striés de sang, le plongeon de ses doigts vers son cuir chevelu, pour un massage bienvenue, l'aida un peu mieux à recouvrer ses esprits, sa propre pensée étant parasitée depuis le réveil. Le premier réflexe matinal, quand bien même la torpeur d'un sommeil abrégé l'engourdissait, fut de toucher son daïshô -Katana/Wakisashi-, placé sous son modeste oreiller. Le Katana, véritablement extension de son âme, eut une attention particulière. Le samouraï, dans son rituel matinal, lui adressa une prière, paupières closes. Car, c'était bien elle qui l'armait avant tout, garante de son honneur à tout instant. C'était un bien inestimable de sa défunt mère, morte dès son plus jeune âge dans des circonstances obscures, et pour lesquelles il se questionnait encore aujourd'hui. Cette précieuse lame n'avait aucun autre pouvoir que l'emprise qu'elle avait sur son porteur légitime.

Il se leva, le cœur étreint, déjeuna brièvement, avant de faire sa toilette. Exempt d'orgueil, de vanité, ce dernier se vêtit traditionnellement d'une tenue dépourvue d'agrément et de couleur noir, intégralement. Le daïshô scellé à la ceinture, le samouraï sortit de son appartement et descendit les escaliers de fortune qui le mèneraient vers la sortie. La première bouchée d'air véritable, celle du matin très tôt, emplit ses poumons. Il entreprit alors sa marche dans la rue principale, sans but précis, quand soudain, face à lui de quelques mètres, un être qu'il n'avait jamais vu ici auparavant questionna des enfants du quartier à son sujet. La méfiance était désormais de rigueur. Aussi, le samouraï le suivit furtivement, sans éveiller le moindre soupçon. Il le vit nourrir quelques enfants qui croupissaient dans la misère, tel un bienfaiteur désintéressé. Mais, qui était-il donc ? Dos au soleil levant, le samouraï taciturne se positionna face à l'étranger, lui faisant littérairement de l'ombre.

« Je suis la personne que tu recherches- »
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Sam 30 Déc 2017 - 20:18
Sans se retourner, Watari lâcha, d’une voix égale et le regard amusé, quelques mots qui signifiaient bien plus : Si la prudence vous honore, la filature beaucoup moins. D’autant plus si vous êtes celui que je recherche. L’ancien héritier du clan au champ étoilé n’était pas encore capable de ressentir les énergies physiques et spirituelles des individus, cette technique lui étant inaccessible car il n’aimait pas réellement apprendre des shinobis. En revanche, il y avait des choses qu’un guerrier développait au fil des années, qui lui permettaient à tout le moins de ressentir quand quelqu’un tentait de disparaître à ses yeux. Certes, il n’y avait pas d’intention hostile en tant que tel, mais il y avait pourtant bien une volonté de le suivre en silence.

Je me demandais pourquoi vous me suiviez. Dit-il en se tournant vers lui, avant de s’incliner respectueusement pour le saluer. Je suis Watari, du clan Hoshino de Tetsu no Kuni et de la province d’Iga. Et si je m’en fie aux rapports du village… Vous êtes Sōsaku-ō Enkeï. Watari, lui souriant, l’invita à s’attabler avec lui : Me permettriez-vous de converser un peu avec vous ? Mis-à-part le clan Nagamasa et les miens, vous êtes l’un des rares samouraïs séjournant à Iwa que je n’ai pas eu le loisir de rencontrer depuis mon arrivée ici, il y a déjà quelques mois.

Simple rencontre et prise de température, Watari ne souhaitait pas laisser quelqu’un loin des clans et le voir s’exclure face au poids des clans qui rassemblaient de nombreux membres, parfois de prestige, à Iwa. Et qui sait, peut-être qu’une amitié naitrait de cette rencontre.

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Sam 30 Déc 2017 - 22:42
Il y avait de l’amusement dans sa voix, beaucoup d’assurance, comme si cet étrange guerrier taciturne avait anticipé jusqu’à l’endroit où le samouraï allait se poster pour lui adresser la parole. La filature fut donc un échec, même si ce dernier n’avait pas mis non plus toutes ses ressources pour en garantir le succès. Il s’était simplement laissé porter par sa curiosité et cela, sans une préparation adéquate, finissait le plus souvent par tomber à l’eau. Mais, ce n’était guère grave que celui qui le recherchait l’avait trouvé. Ils ne dégageaient tous deux aucune intention malveillante, bien au contraire, chaque aura renvoyait à l’autre des ondes neutres.

Debout les bras le long du tronc, le samouraï le dévisagea discrètement, dans le but de le mettre en lumière, mais, qui était-il donc ? Là, ses yeux s’écarquillèrent quelque peu, cet écu, symbole d’une ascendance noble dont il reconnut l’illustre nom, ce dialecte dans son parler, cela ne pouvait être que lui, en effet. Pas besoin des rapports du village, le samouraï avait identifié son interlocuteur. Il s’inclina respectueusement comme l’exigeait la coutume, en guise d’honorables salutations.

« Inutile de vous présenter,
Votre réputation vous précédant,
 Je sais déjà qui vous êtes-

Se redressant sans précipitation-
C’est un honneur de vous rencontrer, Hoshino Watari ..

Il accepta volontiers l’invitation de s’attabler à ses côtés,
Avant de poursuivre-

Je ne suis qu’un demi-nagamasa de par ma défunte mère,
Mais, j’ai tout de même hérité des arts samouraïs,
Je ne suis encore personne,
Il n’est donc pas étonnant que vous n’ayez rien entendu à mon sujet,
Vous m’honorez d’ailleurs par cette visite spontanée- »
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Sam 30 Déc 2017 - 23:05
Eh bien, eh bien… Je ne pensais pas que vous connaissiez mon nom, encore moins mon clan. Mais de ce que vous me dites de votre ascendance, la surprise n’est que partielle. Un demi-nagamasa ? Son clan ne l’avait pas reconnu, semblerait-il. C’était dommage, mais cela ne signifiait pas pour lui valeur d’un homme. L’honneur est réciproque, frère samouraï. Venez donc vous attabler à mes côtés ! Le restaurant est modeste, mais je suis sûr que ces sobas sont délicieux. En vérité, encore fallait-il admettre qu’il était difficile de rater des nouilles fris. Mais les réussir parfaitement était un exercice plus dur, car il fallait encore maîtriser la cuisson et c’était une délicate alchimie que de savoir quand retirer les nouilles des plaques chauffées…

Trèves de nourriture fris, s’il était un demi-nagamasa, il y avait quelque chose à dire en tout premier lieu : Même si vous n’êtes qu’un demi-Nagamasa, veuillez tout de même accepter mes condoléances… Chôgen était quelqu’un que j’appréciais beaucoup et à qui je dois beaucoup, moi aussi. Si l’honneur m’en est permis, je compte bien faire payer à ceux qui ont ainsi osé l’assassiner et tenter de le faire passer pour un traître. Un sujet délicat et épineux, pour lui comme pour Yoshitsune. Même si Enkeï ne semblait pas faire partie du clan, peut-être était-il lui-même cousin de feu le Shodaime Tsuchikage. En tout cas, que vous n’en soyez qu’un demi, ou un membre des Nagamasa à part entière, tout ceux qui partagent l’honneur sont mes frères d’armes. Que votre lame n’ait encore permis votre gloire n’est pas important. Nous levons nos lames pour l’harmonie et la paix. Que vous soyez modeste est tout à votre honneur. Il préférait largement quelqu’un qui savait faire preuve d’humilité que quelqu’un qui se battrait aveuglément pour l’orgueil et la gloire.

Vous avez donc suivi le clan Nagamasa, quand il s’est installé dans le pays de la terre ? Commença-t-il par lui demander tout en débutant la dégustation de son plat qui venait d’être servie. Il voulait mieux cerner l’homme et comprendre son histoire. Peut-être ainsi, pourraient-ils partager plus amplement leurs histoires respectives et travailler ensemble à la guerre qui s’annonçait.
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Lun 1 Jan 2018 - 1:17
« Merci pour votre soutien, Camarade,
Bien que nous soyons tous deux issus du même Clan,
Je ne connaissais pas Chôgen personnellement,
Les poings serrés, le regard enténébré-
  Mais, il a fait beaucoup pour nous tous,
Ses prises de position pour le Clan Nagamasa,
Ont eu des répercutions positives sur moi-
La voix indignée-
Nos ennemis déclarés subiront notre courroux-
Portant son regard sur l'illustre samouraï,
Il l'adoucit au préalable-
Chaque être ayant connu Feu Nagamasa Chôgen,
Et, surtout un frère d'armes tel que vous,
Peut réclamer vengeance- »

Il n'oubliait évidemment pas la mort de son propre maitre, le petit frère de Nagamasa Yoshitsune, tué par le Nidaime Mizukage. Il évita sciemment le sujet, cette quête de vengeance étant exclusivement la sienne. Le regard bas, humecté des larmes brûlantes qu'il réprimait, le demi-nagamasa prit un instant pour mettre de l'ordre dans ce flot d'émotions tumultueuses qui l'avait envahi, pour hermétiser ce visage trop expressif. Les plats servis rependaient dans l'air leurs odeurs à la fois chaudes et exquises. Le cœur étreint, l'humeur maussade, Enkeï s’intéressa tout de même à son plat, refuser cette aimable invitation pourrait être perçu comme un affront et le froisser était le dernier de ses souhaits. Il poursuivit.

« Mes origines sont un mystère,
Mon nom .. est un mystère-

Je n'ai été accepté par le Clan Nagamasa,
Seulement parce que ma défunte mère en était une de sang pur,
Je-
L'esprit quasi-hagard, à la recherche de ses mots-
  Je me souviens du regard de ceux que j'appelle aujourd'hui,
'Les miens',
Un regard .. étincelant de colère à mon égard,
Le regard que l'on destine à un être coupable,
Disciplinant ses émotions,
Malgré ce jaillissement de souvenirs pourtant oblitérés-
Les anciens du Clan m'ont remis le Katana de ma défunte mère,
Pourquoi ai-je senti le poids de la culpabilité à cet instant ?
J'ai couru cette nuit-là dans un champ-de-bataille tout frai,
J'ai ramené la tête ensanglantée d'un décapité,
Pour prouver mon courage, comme l'exigeait la tradition,
Être instruit aux arts samouraïs était mon souhait,
Être accepté par le Clan était mon souhait-

Je n'ai été alors qu'abnégation,
De l'acharnement dans le travail,
De l'honneur au cœur de tous mes choix,

Jusqu'à être celui que je suis aujourd'hui-

.
..
...

Pardonnez cet harassant monologue,
Je me suis égaré- »
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Mar 2 Jan 2018 - 18:10
Ne vous excusez pas, mon Enkeï-dono. Le moins que l’on pouvait dire, c’est que le jeune samouraï était volubile, en plus d’être émotif. Ce qui n’était ni bon pour un shinobi, ni bon pour un samouraï. Un peu d’orgueil était nécessaire pour pouvoir lever sa lame, mais un esprit calme et froid pouvait l’être tout autant pour déterminer le moment où il fallait la lever. Or, le discours du jeune homme était à la fois ponctué de terme rappelant une certaine forme de promptitude émotive. Il n’avait pas une vie simple et s’il respectait les Nagamasa, le précédent chef, Hideyoshi, était un être qui avait su inculquer de mauvais réflexes à ses proches, de par sa gestion brutale et intransigeante.

Eh bien, sachez que si par souci d’ordre, le sang est pris en compte dans notre pays, pour moi, c’est avant tous vos actes qui compteront à l’avenir. La vengeance est ce qui a tué Chôgen… Et la vengeance est probablement ce qui conduira à d’autres tragédies, à l’avenir. Si nous devons exercer un châtiment, nous devons nous prémunir de la voie du carnage. Il n’avait pas envie de tergiverser. Si Yoshitsune était inconsolable, il espérait au moins que ce demi-nagamasa ne deviendrait pas le même meurtrier que celui qui avait pris la vie de son cousin, le premier Tsuchikage. Si j’ai quitté Kiri pour Iwa, c’est parce que ce village est une terre d’asile, d’accueil et de tolérance. S’il faut la défendre, il ne faut pas oublier les raisons de sa création et encore moins notre âme dans la guerre que nous devrons mener. Si une guerre provoquerait inévitablement des pertes et des tragédies, l’attitude des belligérants avait un rôle à jouer.

Devenir des bêtes sauvages, ou demeurer des êtres honorables, voilà toute la problématique qui apparaîtrait aux samouraïs qui chercheraient la vengeance et plus encore, au village de la terre. Et elle ne concernait pas que leur propre honneur et leur propre vertu. Leur attitude dicterait probablement aussi l’avenir du continent et leurs futures alliances. C’est pourquoi, selon Watari, ils se devaient d’être irréprochables.
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Jeu 18 Jan 2018 - 23:30
Ses émotions devaient parfois se faire entendre. En contrepartie, elles lui délivraient force et courage, peut-être bien plus d’ailleurs que ne saurait le faire son énergie principale : le chakra. Sans émotion, le chakra n’était que de l’essence dans un moteur, purement et simplement fonctionnel, en somme, une énergie sans éclat. Il écouta attentivement son homologue samouraï beaucoup plus expérimenté que lui, le regard bas et sombre à la fois. Ce dernier semblait dans son discours entendre dévier le demi-nagamasa de l’obscure voie qu’il avait choisie. Il le faisait malheureusement en vain. Ni l’âge, ni l’expérience, ne surent en lui opérer un tel changement radical. Au début de son parcours et à l’écoute de ses émotions –exacerbées en ce moment-, le samouraï fit le choix de venger tous ces illustres noms. Il épousera la voie du carnage, si cela lui apportait le soulagement tant recherché. Il n’y avait aucune voie pacifique possible. Pas dans cette réalité, pas en ce bas-monde. Le guerrier véritable ne craignait guère de faillir au combat, si celui-ci était noble et honorable. L’élève digne qu’il était, prématurément orphelin, était désemparé. Aucune autre issue favorable ne lui venait à l’esprit. Il n’était en quête d’aucune gloire, d’aucune part de reconnaissance, y compris auprès des siens. Ceux qui avaient provoqués ces morts inutiles le savaient : cela ne saurait être impuni.

« Avec tout le respect que je vous dois, Hoshino Watari,
Vos paroles, certes, empreintes de sagesse,
Ne sauraient me dévier de l’obscure quête qui m’anime,

Le regard enténébré-
Il n’y a pas de demi-mesure dans l’exercice de la vengeance,
Il ne peut y avoir de clémence dans l’exercice du châtiment,
Ce serait alors-

Sourcils froncés-
Faire abstraction de la douleur,
Et, je n’ai pas la prétention d’être aussi sage-

Au risque de vous décevoir,
Ce qui, peut-être, est déjà le cas,
Je ne suis pas un guerrier vertueux- »
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Lun 22 Jan 2018 - 0:50
Si vous n’en déviez pas, c’est tout le travail de Chôgen que vous mettrez en danger. Iwa fut fondée pour permettre aux différents clans orphelins de fonder une terre d’espoir et de tolérance. Je préfère laisser cette vengeance que vous semblez tant affectionner, à ceux qui se font l’origine de vos heurts. Car dans la vengeance, nulle paix n’était possible. La vengeance n’ajoutait rien, elle ne faisait que retirer. Retirer plus à ce qui était déjà une perte et qu’accentuer toujours plus l’histoire de cette vengeance qui s’étirerait encore et encore. Un viol pour un œil, un exil pour un œil, un meurtre pour un exil, une vengeance pour un meurtre, un meurtre pour des meurtres. La boucle sera bouclée, elle pourra recommencer, au fur et à mesure que les larmes se mélangeraient au sang versé.

Il n’y a aucune paix et aucun apaisement dans la mort d’autrui. Si la vengeance était une solution, celle-ci serait d’ores-et-déjà prônée et utilisé largement. La réalité est que de tels raisonnements n’amènent que le chaos. Watari poussa un profond soupir en le regardant. Il ne pouvait pas forcer les hommes à abandonner leurs projets de vengeance et ne les forcerait pas à le faire. Cela étant, ceux qui se faisaient les promoteurs d’une telle façon de vivre devaient prendre conscience de cette simple vérité : l’ancien héritier du clan Hoshino ne les laisserait pas faire. Vos projets ne pourront pas prospérer sans nécessairement opposer nos lames. Ce n’est pas tant une menace, après tout, vous devez sans doute commencer à cerner le guerrier que je suis, Enkeï-dono. Dit-il en finissant son bol, amusé. Cela dit, j’en sais plus sur vous désormais, donc sauf à désirer plus amplement discuter avec moi ou participer à mes projets… Je pense que je vais me retirer pour aujourd’hui.

S’il ne pouvait convaincre le « demi-nagamasa » de la folie de ses projets, il ne souhaitait pas pour autant rester là et l’empêcher de profiter de la journée en lui imposant des valeurs qui n’étaient pas les siennes. Ce n’eut pas été faire preuve de pédagogie et ce n’était pas ainsi que l’on montrait la voie à quelqu’un d’autre. Il espérait qu’un jour, peut-être, celui-ci trouverait l’apaisement autrement que par la vengeance. Mais l’ironie qui faisait de cette terre un réservoir de gens vengeurs ne semblait pas être prêt à changer dans l’immédiat. Il lui faudrait probablement attendre avec espoir que le monde soit plus doux et clément pour ceux dont les âmes étaient malmenées.

Si vous me cherchez, vous me trouverez probablement au domaine des Nagamasa tant que le temple ne sera pas construit. Par la suite, moi et les miens auront un véritable endroit où résider et j’y déplacerais mes appartements là-bas. Vous y serez le bienvenu si un jour vous choisissez de trouver d’autres réponses que la vengeance, Enkeï-dono ! Dit-il en se relevant et en déposant la monnaie nécessaire à l’addition, avant de sortir de l’échoppe de rue et d’ajouter : Sauf à ce que vous ayez quoi que ce soit d’autres à discuter avec moi, je vais donc prendre congé. Un sourire franc et sincère, une posture ouverte, mais qui s’apprêtait déjà à se diriger vers d’autres affaires, maintenant que sa curiosité était satisfaite.
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Ven 26 Jan 2018 - 14:01
Illustre descendant d'une noble famille, Hoshino Watari partageait avec ses ancêtres la gloire d'un nom valeureux, mais jouissait également d'un éclat personnel : auréolé par ses propres vertus et la prouesse de ses faits d'armes. L’aura de l’honorable guerrier l’irradiait littéralement de sa lumière, lui, pâle silhouette emplie de frustration et de haine. Il se mentait à lui-même, la justesse des propos tenus par son interlocuteur ne l’avait pas laissé indifférent. Fort d’une expérience significative de la vie –malgré son jeune âge-, Hoshino Watari parlait avec sagesse et énormément de recul.

Le visage bas, autant que l’était son regard qui ne disait rien, ses lèvres refusèrent de se mouvoir pour reconnaitre la vérité : la vengeance n’était qu’un tourment sans fin. Il n’était pas aveugle de rage, ni pétri de paradoxes, seulement confus, au point d’accepter délibérément les choix les plus faciles, ceux-là même qui libèrent l’esprit d’une accablante charge émotionnelle, mais qui assombrissent en contrepartie l’âme alors en détresse. Il distinguait parfaitement le bien du mal, le sain du malsain et savait surtout qu’il fallait parfois concilier les deux pour trouver réelle satisfaction. Il observait attentivement les paumes de ses mains, à la recherche d’une réponse à travers leurs lignes abimées. Les dernières paroles de son interlocuteur sonnèrent la fin de cette courte entrevue. Il l’interpella, avant que ce dernier ne disparaisse de son champ de vision.


« Quels sont les projets dont vous me parlez ? »
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Mer 7 Fév 2018 - 15:52
Watari n'était pas du genre à forcer les gens à le suivre ou à adhérer à ses propos. Il le savait, il était bien plus sous improductif que de tenter de forcer ses idéaux sur les autres ; preuve en était son cousin à la longue chevelure grise d'argent qui lui en revanche, était la proie d'un chagrin tel qu'il était peu probable qu'il se décide à agir autrement. La fin justifierait-elle les moyens ? Le samouraï au clan étoilé en doutait très fortement. Aussi, concernant Enkeï, lui avait-il laissé le choix de sa conscience et de la responsabilité. Si son confrère samouraï cherchait la vengeance, Watari ne l'empêcherait pas de se pourvoir en cette voie, sauf à directement le voir agresser un innocent.

Et pourtant... De manière inattendue, le jeune samouraï qui s'était tut dans son dos l'interpella avant qu'il ne s'éloigne totalement hors de son champ de vision pour l'interroger sur ce qu'il avait de prévu. S'avançant doucement entre les enfants qui jouaient et s'inclinaient face au samouraï, il ébouriffa les cheveux de l'un d'eux, avant de se retourner pour le jauger. Autant compléter son propos. Les samouraïs ont depuis trop longtemps fermé leurs portes aux autres habitants de ce monde. Il est temps pour nous d'apprendre de cet échec et de transmettre notre philosophie. Je compte sceller, sur ce temple, cette forteresse enclave de notre art de vie, une alliance avec le village des nuages, le Shogunat et Iwa. Ce faisant, peut-être, pourrons nous tous travailler ensemble à faire du continent une zone de paix, de prospérité où les criminels ne pourront pas provoquer morts et chaos.

Oui, il visait bien ceux-là même du Soshikidan qui prétendait œuvrer pour la paix et qui ne faisait que provoquer plus de haine et de rancune. Ceux qui se prétendait être des libérateurs d'une oppression qu'il répétait finalement eux-mêmes, en devenant daimyo du pays du feu. Il n'espérait pas là non plus un soutien enflammé de la part de celui qui lui semblait être troublé et dont le cœur se faisait hésitant. Finalement, il ne faisait que lui montrer le chemin que lui, emprunterait...
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Mer 21 Mar 2018 - 20:52
Le visage bas, autant que l'était son regard, le guerrier taciturne écoutait avec attention les propos de son illustre interlocuteur. Il s'agissait donc bien plus qu'une voie à suivre pour tout volontaire, c'était un projet concret, aussi ambitieux soit-il. Les mots décrivaient une réalité, celle des samouraïs, celle de ces fiers combattants et de leur mode de vie, ceux-là même dont il était dit, au même titre que la fleur des fleurs est le bourgeon de la fleur du cerisier, que le samouraï était l'homme parmi les hommes. Noble et vertueux, ce dernier respectait farouchement son enseignement, son célèbre code du bushidô, vivant effectivement reclus, parmi les siens. Hoshino Watari semblait s’inscrire parmi ces héritiers aux idées révolutionnaires, tous issus de ces clans typiques qui ne souhaitent pas se mettre en phase avec leur temps.

Shoshikidan. Il n'y avait nul doute sur la cible de ses propos. Lui, disposait de trop peu d'éléments pour juger ce groupe, trop désintéressé pour suivre le fil de l'actualité. Il ne se préoccupait pour l'heure et dans sa condition de genin que de ce qui l'impactait directement.

« Laissons le temps faire son œuvre, Watari-dono,
Le projet dont vous parlez est noble et répond à l'appel de tant d'âmes en détresse,
C'est une cause à laquelle je suis sensible-  »
Lança-t-il, tout en inclinant respectueusement la tête.
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Jeu 22 Mar 2018 - 0:31
Heureusement que personne n'attendait le passage du temps alors que les gens souffraient à, au pays de l'eau, Enkeï-dono. C'était au même grade et probablement, à un âge très similaire, que Watari s'était engagé au nom des mêmes idéaux pour protéger les habitants du pays de l'eau des raids de bandits qui les ciblaient. Si le monde n'était pas plus en paix aujourd'hui, au moins ces gens-là étaient débarrasser de la peur de mourir des mains d'un tyran des brumes. Il y avait encore fort à faire, fort à surmonter, pour qu'un jour, cette volonté puisse fleurir et que le pays de l'eau soit définitivement libéré du joug de ses oppresseurs, mais la réalité était-là. Certains avaient fait le choix de la bravoure et non de la paresseuse patience.

Watari était de ceux-là. Ma fierté et mon honneur ne peuvent attendre plus que je ne l'ai déjà fait et je sais quels seront les actes qui me motiveront demain. Je sais où ma lame sera tirée et ceux que je couperais. Ceux que j'épargnerais. Et tant pis si certains n'étaient pas capable de choisir pourquoi ils se battraient. Watari n'avait jamais eu l'ambition d'être un meneur d'homme : on le suivrait la mort, où on se cacherait dans sa lâcheté, dans la patience que les sages appelaient recul et que les jeunes condamnaient d'immobilisme. Je respecte votre choix et loue votre capacité à prendre le recul qui vous est nécessaire. J'ose espérer que certains le prendront à l'avenir, lorsqu'ils auront des choix cruciaux à faire. Ou alors, nous devront vivre avec les conséquences de ces choix, qu'ils fussent d'attendre en vain et sans honneur, ou le contrecoup de nos mauvais choix. Il leva les yeux au ciel en priant que jamais leur tsuchikage ne feraient des choix qu'ils auraient à regretter. Bien évidemment, le cruel destin aurait le sarcasme et l'ironie de lui donner tort. Mais ce n'était pas la première fois.

Watari lui sourit doucement, sachant qu'une partie de ses propos étaient directement des bravades fort bien menées. Il était sur le point de partir et l'avenir l'attendait. Nous nous reverrons, Enkeï-dono ! J'espère que vous saurez pour quoi vous battre, ce jour-là. Il lui fit une nouvelle salutation en reprenant sa route.
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Jeu 22 Mar 2018 - 15:48
Les mots employés s'étaient faits durs et virulents. Le guerrier compatissant ne put lui en tenir rigueur, lui, qui n'avait épousé pour l'heure aucune cause louable. Il ressentait chez le Hoshino toute l'abnégation dont il était capable et également, de façon peut-être plus négative, l'ivresse de l'action qu'engendrait une telle quête, aussi noble soit-elle. En effet, la question était à soulever : jusqu'où le mèneraient de tels élans d'héroïsme ? L’avenir le dira. Le guerrier taciturne, de son point de vue, considérait –puisque le sujet a été évoqué- le recul sur les évènements comme un avantage considérable, l’analyse étant une compétence clé. Il ne devrait pas y avoir une école de l’action et une école de l’inaction. Peut-être, le guerrier véritable était-il un savant mélange entre l’observateur lucide et le combattant brave. Le Hoshino était d’un esprit téméraire, ses propos, parfois, démontrait un excès d’hardiesse. Pas de jugement hâtif, ceci dit, peut-être, au vu de son histoire personnelle, avait-il assez attendu ? Pour prôner autant l’action, il le valait mieux. Enkeï était une ombre planant au-dessus des évènements de la société des hommes. Il n’y avait aucun prestige à tirer de cette condition, c’était même une malédiction. En effet, ce dernier ne se sentait aucunement concerné par tous ces enjeux, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux. Quel chemin prendrait-il en ce bas-monde ? Cette réflexion l’obsédait, tandis que son interlocuteur s’éloignait après de respectueuses salutations. Hoshino Watari. Intéressante rencontre.
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Une lame de fer ft. Enkei

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