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Flamme éternelle ft. Eirin

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Jeu 4 Jan 2018 - 23:36
Flamme éternelle
Eirin & Watari

Elle se souvenait de son mari. Celui ayant dû lui écrire de longs poèmes d’amour pour avoir le droit de la courtiser, elle qui n’en avait jamais eu envie. Elle qui à l’époque ressemblait à un animal blessé et enragé plutôt à une jeune femme heureuse et fière de pouvoir se marier. Cette lettre belle de vers était-elle n’était qu’un simple souvenir fade face à la révélation de Watari. Car si le jeune homme lui avait montré depuis son arrivée à Mizu, une affection toute particulière, il mettait enfin en parole un sentiment pourtant présent depuis quelques temps.

Eirin ne désirait en rien s’enchaîner. Watari lui avait dévoilé son côté volage, le même qui saisissait si souvent Torahime et l’opaline ne désirait plus être la femme sage, désireuse d’attendre le retour de son époux pour vivre. Jamais elle ne se restreindrait et ainsi pourquoi le faire en cet instant ? C’est dans cette réflexion si simple et si complexe à la fois que la belle aux yeux perçants répondit doucement mais malicieusement à ce samouraï si particulier. « Je t’ai toujours aimé, Watari. Tu es un des hommes de ma vie, tu l’as toujours été… » Il se doutait que le bonheur de cette cousine ne pourrait perdurer en l’enfermant dans une cage comme tant avaient déjà essayé de le faire. Finalement, c’était en la laissant libre que l’on avait le moins de chance de la perde…

Prenant sa main dans la sienne, elle ajouta « Je continuerai de l’apaiser mais… » Attrapant la troisième brochette présentée sur le plateau de bois, elle conserva cette malice unique « Ma mémoire n’est pas si faible que cela, et je n’oublie pas mes menaces ! » S’il ne mangeait pas, plus de visites surprises.



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Jeu 4 Jan 2018 - 23:59
Elle venait de lui révéler quelque chose qui le laissait totalement transi de gêne et pourtant, qui l'emplissait de fierté et de bonheur. Suffisamment pour que malgré son sourire béat, il se retournât un peu gêné, le regard en arrière. Même si elle défendait sa mémoire par la suite en lui faisant croire qu'il se servait de ces confessions pour la leurrer et s'échapper à la nourriture qu'elle voulait qu'il ingère, ça n'était pas le cas. Il était juste heureux et ému, tant et si bien que son appétit, bien qu'existant, n'était pas le point de focalisation premier de son attention. Il l'attrapa maladroitement et la serra fort contre lui, le regard amoureux. Toi aussi, tu es l'une des femmes de ma vie, Eirin. Et même si j'étais le fiancé d'Akihime, je sais qu'elle aussi te respectait beaucoup et t'estimait beaucoup pour ce que tu accomplissais à mon profit, à moi et Katsuo... Suite à cette nouvelle révélation, il lui déposa un profond et langoureux baiser avant de nouveau la serrer au creux de ses bras, usant de toute la chaleur de la jeune femme pour exalter les battements irréguliers de son coeur. Peut-être qu'il risquait l'arythmie et ses conséquences, mais cette fois-ci, ce serait par amour.

Cependant, bien vite, il se calma en récupérant la brochette qu'elle voulait lui faire manger, avant de la tendre vers elle : Toi aussi, tu dois manger, Eirin. Si tu comptes devenir aussi forte que moi, tu dois aussi prendre des forces. Lui dit-il toujours avec un sourire particulièrement heureux. Un sourire qu'il avait très rarement montré et qu'Eirin ne devait probablement jamais avoir vu auparavant. Un mélange de bonheur et de gratitude qui rayonnait, tranchant avec l'insondable et intense mystère de ses regards.
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Mer 10 Jan 2018 - 0:31
Flamme éternelle
Eirin & Watari

Passant ses bras autour de son cou, elle sourit, posant sa tête sur son épaule et profitant simplement de cette douce étreinte. Quand elle vit la brochette s’approcher d’elle, la jeune femme croque vivement dedans, lui lançant en même temps un regard empli de malice. Le tout avant de rétorquer « Devenir forte ou prendre du poids pour que tu gagnes plus facilement ? » Elle le taquinait doucement en attrapant la brochette pour la finir. On ne pouvait pas dire que les Nagamasa rigolaient avec la santé de leurs hôtes. Au final, Eirin savait son cousin bien plus puissant qu’elle, alors plutôt que partir défaitiste, l’opaline préférait jouer de son humour piquant.

Cependant, malgré la beauté et la légèreté de cet instant unique, Eirin jugea qu’il était bon de révéler au samouraï quelques informations provenant du Pays du Fer. « Akihime ne t’a jamais oublié, et même si aujourd’hui sa vie est bien remplie, je ne doute pas que tu as toujours une place dans son cœur. » Dit-elle dans un sourire. Elle n’était pas jalouse. Pas d’un amour qu’elle respectait, un amour du passé avec lequel elle avait grandi. Puis, passant un bras autour de sa taille, elle se reposa contre lui, sa tête sur la forte épaule du samouraï, son cousin. « Ce que j’accomplissais à ton profit ? Tu parles des brimades que tu as subies, comme Katsuo, à cause de mon âme aventurière ? » Elle se souvenait de cette nuit où elle s’était glissée discrètement dans les chambres des deux garçons, leur ordonnant de s’habiller. Puis ils avaient couru dans les champs jusqu’au festival de la ville voisine pour admirer les feux d’artifices et jouer à la pêche aux poissons sans être constamment observés par les gardes ne les lâchant pas d’ordinaire. Elle ne se souvenait d’ailleurs encore du regard dur de Kazan quand elle s’était dressée face à lui, prenant ses responsabilités… Ce qui n’avait pas empêché les deux héritiers d’être punis pour s’être laissés entraîner.


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Dim 21 Jan 2018 - 0:20
La crinière de la platine lionne ondule comme l’aurait fait la chaleur et le soleil dans les steppes d’un continent lointain. Ces captivantes lueurs se reflètent dans l’océan aigue-marine des yeux de la belle qui se faisait la carnassière prédatrice par laquelle il l’apprêtait, sensuelle amante aux milles beautés. Cela étant, elle s’apprêtait à lui dire des choses qui feraient tomber le rideau du crépuscule sur l’envie de se prélasser contre elle. Un peu comme l’été et l’hiver de sa vie, elle lui faisait le signe du lien des saisons en la personne de la princesse et héritière du clan Miyamoto. C’est en repensant au sourire de la belle aux tenues aux tons cramoisis et bleutés que le jeune homme sourit tristement. Il n’était pas réellement en paix avec cette séparation.

Pour l’avoir aimé, je sais à quel point son cœur est respectable. Peu importe où je suis, je sais qu’elle m’accueillerait comme elle l’a toujours fait. Avec un sourire chaleureux et optimiste, en me proposant de boire un verre pour me raconter ma journée… Des paroles qui décrivaient des souvenirs qu’il savait très probablement fidèle au présent. Mais… Son cœur n’était pas prêt à la retrouver. Il ne savait pas ce qu’il cherchait, depuis bientôt dix ans, mais en tout cas, Watari voulait être à la mesure de celle qui lui fut promise. Il voulait devenir aussi fort et courageux que pouvaient l’être les modèles et les étoiles de sa vie. Fussent-ils ses aïeux ou ses contemporains, il avait laissé dans le pays du fer, un certain nombre de respectables individus. Des gens qui savaient vivre avec plus de fierté qu’il en n’avait jamais été capable.

Eirin en faisait partie, d’ailleurs. Le souvenir qu’elle rappelait en lui parlant était l’une des choses qui faisait qu’il la respectait. Elle, petit fétu de paille aux reflets platine plus que blond des blés, se tenant face à Kazan, prête à encaisser le regard impitoyable du rusé et flamboyant vieux sage. Tu as toujours su m’inspirer le courage. Parmi les femmes que j’ai rencontrées, je sais que ta beauté est à son zénith quand tu te tiens face à l’adversité. Dit-il en la collant doucement contre lui avant de passer ses lèvres dans son cou et de la passer ses mains dans le creux de ses reins. Et j’ai envie d’alimenter le brasier de ta passion. Paraît-il que le feu ne peut brûler sans le souffle du monde… Murmura-t-il aux oreilles de sa belle cousine en usant de sa main pour décrire les féminines, gracieuses, mais menues courbes de la lionne avec qui il partageait une étrange relation d’amour et de passion. Laisse-moi réchauffer mon cœur en me plongeant l’incandescence du tiens, Eirin…

Il se fichait bien de la nourriture et de la fatigue de son cœur. Il y avait des traitements qu’elle seule savait lui prodiguer et il savait qu’ils valaient mieux que tous les repos qui endormirait les intrépides aspirations de son cœur.
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