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Rôles inversés ft. Yuki Eiichiro


Sam 30 Déc 2017 - 2:29
Des battement réguliers, malgré l’inconscience. Les médecins étudiaient le cas du samouraï avec une certaine inquiétude : si désormais, il était sorti d’affaire, son corps avait subi un choc thermique sans précédent et son réveil n’était pas assuré. Watari, dans l’inconscient, continuait de rêver. Rêver d’un monde meilleur où Kiri n’était pas devenue le réservoir des brumes les plus sanglantes du continent. Un monde où Chôgen n’était pas mort. Un monde ou peut-être, jamais il n’avait eu à partir en exil pour retrouver l’honneur de son titre. C’était peut-être un monde où il avait maîtrisé le raiton bien avant le futon ?

Un monde où Eiichiro Yuki était un chef acclamé, aimé pour sa sagesse. Un monde où Shiori n’aurait pas perdu son père et où Noah n’aurait pas eu à mener les combats qu’il ne désirait pas mener. Un monde où Akihime et lui ne s’était peut-être jamais séparé. Un monde où les Nagamasa ne semblaient pas maudit d’un destin tragique et sanglant. Un monde meilleur. Watari pousse une puissante respiration alors qu’il reprend conscience. Il fait plus chaud ici. Mais le chaud est encore désagréable. Des picotements lui traversent l’entièreté du corps. Les médecins se précipitent pour lui. Prennent son pouls. Malgré le réveil et l’affollement qui lui est relié, le samouraï va bien. Ses paupières se ferment à plusieurs reprises, alors qu’il cherche les gens du regard. Une simple question : Où suis-je … ? Ses mains partent à sa taille, cherchant les lames qui sont les siennes… Où sont mes katanas … ?

On ne changeait pas les bonnes vieilles habitudes de Watari. Guerrier il était, guerrier il demeurait. L’absence de ses lames le mettait mal. Il se souvenait à peine de ce qui lui était arrivé. Il ne s’attendait même pas à voir Eiichiro dans un hôpital. C’était d’ailleurs un étrange revirement du sort de voir Watari alité dans un hôpital quand des mois plutôt, son ami, aveugle, était à l’inverse, visité par le samouraï au clan étoilé.
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Sam 30 Déc 2017 - 11:19
Il avait empêché l’infirmière de s’occuper de lui de la sorte. Il détestait les contacts physiques non-désirés. Il se fichait bien de ses quelques maux infligés par son ami. Son dos était certes légèrement douloureux, et son torse était barré d’une vilaine entaille, mais le sang séché avait arrêté le saignement. Il était assis sur une chaise, face au lit de son ami, rejetant à chaque fois l’aide qu’on lui apportait et grommelant constamment qu’ils aident un peu plus le Samouraï. Car c’était bien ce dernier qui avait subi le plus vif des traumatismes dans cet entraînement qui, finalement, avait montré bien des failles chez l’un comme chez l’autre. La canne entre ses jambes, les deux lames de son ami sur ses genoux, il attendait le réveil de ce dernier dans le plus grand des silences.

Bientôt le froissement des draps. Et les premiers mots de son ami. Il se retient de soupirer, malgré tout. Même si l’envie était à, il s’en retint, comme si ce n’était pas exactement le bon moment pour un tel geste. C’est ainsi que, se tenant face au lit, la plaie encore présente sur son torse qui, maintenant, le piquait légèrement, il prit finalement la parole pour lui répondre.

_ Tu es à l’hôpital, mon ami. »

Et comme un reproche, sa voix légèrement cassante reprit aussitôt.

_ T’as été assez stupide pour tomber inconscient avec un aveugle. »

Puis, sa voix se fit de nouveau plus douce, plus amicale. Il souriait malgré tout, et s’amusait même de cette étrange situation. Car les rôles avaient été inversés par le passé. Il avait dans ce lit dans lequel l’autre se tenait aujourd’hui. Il avait aussi posé ses questions, avait cherché à en savoir plus sur son propre état. Il s’en souvenait encore comment le Samouraï avait été présent pour lui, malgré le tempérament rigide de l’époque. Aujourd’hui, malgré tout, l’Hoshino était alité tandis qu’il se tenait droitement sur une chaise.

_ Préviens-moi, la prochaine fois, que j’y fais trop fort avec toi. Je me retiendrai un peu plus. »

Phrase pleine de sous-entendus. Car il entendait qu’il n’avait pas déployé l’ensemble de son jeu technique, de ses nombreuses stratégies. Malgré tout, il avait su éveiller ses Glaces sans en perdre le contrôle, sans se laisser entièrement dominer et c’était une première victoire pour l’aveugle qui, longtemps, avait cru de ne plus savoir se battre. Finalement, prenant les deux lames entre ses mains, il les lança vers le Samouraï, espérant qu’elle volerait sûr assez haut pour qu’il ait le temps de réagir et les récupérer au vol.

_ J’ai demandé à les garder. Je sais qu’elles te sont chères. »
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Sam 30 Déc 2017 - 19:25
L’hôpital… Watari ne connaissait pas ces endroits pour y être alité. La dernière fois qu’il s’y était rendue pour s’y faire soigner, il s’était fait l’amant de sa meilleure amie dans une voluptueuse, acrobatique, somptueuse, sensuelle et regrettée nuit. Aujourd’hui, point de possibilité de se faire surprendre par une impromptue paternité. Son partenaire d’aujourd’hui n’était pas une femme et encore moins son amant – les gens qui lisent ces lignes, vous pouvez soupirer d’apaisement – mais bien plus un frère d’arme. Ici, ce n’était pas ses propres techniques, qui s’étaient retournées contre ses propres avant-bras et ses sens, mais bien la démesurée puissance de son adversaire.

Ici, point de soupirs de plaisir, point de frissonnement de félicité béate. Un corps endolori, fatigué, qui se remettait doucement d’un affrontement passionné, sinon puissant, à tout le moins, intense. Dans les draps et couvertures où il se redressait difficilement en ayant eu la sensation d’avoir été figé, ses muscles se raidissaient face à l’effort. Avait-il été gelé de l’intérieur ? Watari se posait la question. En vérité, heureusement qu’il possédait une condition physique à toute épreuve. Sans celle-ci, le samouraï lui-même se posait la question de savoir s’il aurait pu survivre. Tentant de détendre l’atmosphère, il lâcha très sérieusement : Hélas mon ami, je le vois bien. Jolie répartie, pour celui qui lui reprochait d’être tombé inconscient auprès d’un aveugle. Il comptait filer son humour qu’il se permettait uniquement parce qu’il était un proche ami du chef du clan Yuki.

Sincèrement… Après une telle démonstration de force, je comprends mieux pourquoi les proverbes disent qu’il faut respecter des aveugles… Si ceux-ci convoquent l’hiver en plein automne, il vaut mieux ne pas les offenser. Watari en riait bien. Inconscient ? Peut-être. Mais surtout, il pondérait la puissance de son ami : En vérité, Kiri a eu de la chance que tu n’aies pas eu la force de combattre Sôsuke. Ils ont perdu un shinobi d’exception… Eiichiro aurait largement pu transformer les marais stagnant en Toundra. Et le village de la brume, en village glacé. Comme quoi, tu n’es pas le seul qui est aveugle. Ton handicap est partagé par bien des gens qui te sous-estiment, là-bas.

Il n’aimait pas vraiment que l’on s’inquiète pour lui, c’était probablement pour cela qu’il détournait la conversation ailleurs que sur son propre état. Guerrier dans l’âme, il combattait déjà au lendemain et n’en voulait pas le moins du monde à Eiichiro. Après tout, sans réellement le sous-estimer, il avait été clairement surpris par les pouvoirs de son ami. Peut-être que je devrais me méfier plus d’Ayuka, à l’avenir. Du jour au lendemain, si je la rends jalouse, elle viendra congeler la moitié du village de la pierre ! Petit trait d’humour particulièrement faux. Elle n’était pas comme ça… Elle était même aux antipodes de l’irresponsabilité derrière ses airs malicieux. En vérité, je n’ai moi-même pas révélé toutes les possibilités à ma disposition. J’ai été trop lent, j’aurais dû te charger dès le début. Mais il faut dire que c’est la première fois que je me battais sérieusement contre toi. Dit-il en attrapant Tsukiotoshi et Raikiri. Souvenirs de sa famille et de son cousin, ces lames étaient à la fois ses instruments et ses biens les plus précieux.
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Dim 31 Déc 2017 - 13:16
Il avait souri à la jolie répartie de son ami. Car, détournant la conversation de sa triste condition, le Samouraï en référait à la difficile réalité dans laquelle le Yuki vivait depuis plusieurs mois maintenant. Univers bien sombre que celui de sa cécité permanente. Finalement, la tête basse, attentive à ce qui se passait autour d’eux autant que dans le couloir, celui qui était assis face au lit, la canne entre les jambes et ses mains, souriait légèrement. Car la réplique l’avait doucement amusé. Et, alors qu’ils se trouvaient là, l’homme évoqua la puissance déchaînée, parlant de cet hiver au cœur de l’automne. Peut-être. Était-ce donc là la véritable puissance d’un Yuki ? Invoquer l’Hiver peu importe la saison ? Où se trouvait le véritable secret de la Glace ? Mais, finalement, ce qui éveilla réellement le Maître des Glaces furent les paroles que son ami lui tenait au propos de Kiri. Sourcil haussé sous la curiosité, il les fronça bientôt alors qu’il évoqua, finalement, le bannissement de l’aveugle.

Puis il prit la parole encore, évoquant Ayuka et sa future jalousie, rendant que plus curieux celui qui était aveugle depuis trop longtemps. Car de cette relation, il ne savait rien. Néanmoins, contenant cette colère grondante, car son esprit s’imaginait déjà comment le Samouraï allait être cet homme qui lui arracherait sa meilleure amie, il l’écouta patiemment, bien que les phalanges de ses doigts, autant que ses paumes, s’étaient instantanément gelés. Tandis qu’il soufflait un léger souffle plus froid, et que la pièce refroidissait lentement sous l’aura déchainée, le sang lui montant aux tempes, l’aveugle se contenta de sourire aux nombreuses remarques de cet ami. Accepterait-il de comprendre le lien qui unissait son meilleur ami et sa meilleure amie ? Comprendrait-il que sa cousine méritait aussi ce qu’il y avait de meilleur pour elle ? Prenant une longue inspiration, soufflant pour lui-même, il se tempérait aussi bien qu’il le pouvait en l’absence de celle qui, justement, était la plus à même de le modérer dans ses colères froides.

_ Ayuka ne se bat pas comme je le fais. Son style s’approcherait sûrement plus du tien que du mien, finalement, sûrement en raison de son propre passé loin de notre Clan. »

Il souriait légèrement et, se rappelant leur dernier entraînement où il s’était encore bien plus retenu que contre le Samouraï, il l’évoqua brièvement, retenant finalement la leçon la plus difficile que son ami lui laissait entendre.

_ Elle m’a chargé rapidement, plus vite que tu ne l’as fait. Peut-être est-ce là ma grande faiblesse. Pour le même prix, si j’avais été moins attentif, elle m’aura battu. »

Car même s’il s’était retenu, elle aurait gagné. Peu importe les défaites ou les victoires, il souhaitait surtout que chacun progresse. Qu’un jour, Watari, comme Ayuka, comme Rakka et comme tant d’autres qui comptaient sur lui … Qu’un jour, chacun puisse se défendre en son absence. Hochant ainsi de la tête, évoquant finalement Kiri, il ne put s’empêcher d’un léger rire et, de son ton sarcastique, il reprit finalement.

_ Kiri m’a chassée, mon ami. Peut-être m’a-t-elle mésestimée ou sous-estimée. Mais après m’avoir chassé, elle souhaite maintenant me retrouver. N’est-ce pas là l’ironie de ce sort ? »
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Lun 1 Jan 2018 - 23:05
L’un était peut-être aveugle, mais l’autre ne l’était clairement pas. Même s’il n’usait pas du chakra pour voir plus loin, son esprit et son intellect acéré lui suffisait en bien des cas. Pour le reste, son corps, son être tout entier même, était conditionné par des années d’entraînements. S’il y avait eu des signes évident de la colère froide que contenait son ami n’était pas une illusion, c’est bien les tripes du jeune samouraï de 27 ans qui l’avait mis au courant. D’un amusement sincère et amical, le maître des glaces s’était mis à « bouillonner » en silence comme l’aurait fait un Borukan pas farouche.

Que devait-il en penser ? Lui qui avait avancé la jalousie d’Ayuka, était-il tombé finalement sans le faire exprès sur celle d’Eiichiro ? Son meilleur ami était-il amoureux de sa cousine ? Voilà qui était ironique. Lui qui lui avait donné des conseils fort étrange tel que suivre son cœur et de ne pas leur dire la vérité, le prenait-il finalement au fond sur le fait de retenir ce qu’il espérait d’une de ses proches ? Allons bon, tu n’as peut-être pas su à nouveau exprimer ton ressenti envers ce que j’ai autrement que par tes glaces, mais je sais encore reconnaître le froid qui m’a fait mettre dans ces draps. Il le regarda en coin, confiant en sa propre capacité à réagir et surtout en la capacité de son meilleur ami de se faire face. Aimes-tu Ayuka, Eiichiro ?

Pas besoin de palabres inutile, de passer par des chemins détournés. Il valait mieux crever l’abcès au plus tôt. En tout cas, il trouverait à l’avenir le moyen de discuter de cela avec sa « disciple ». Cela avait le mérite de poser la question de la nature de leur lien et de celle d’Eiichiro. Mais il était étrangement calme par rapport à cette situation et la colère, probablement immature, de son meilleur ami. Tsukiyomi avait eu le don de lui apprendre à se défendre de la perte. Ce qui longtemps fut sa seule crainte, aujourd’hui réalisé, n’en était plus une. En cet instant, il se surprit à être heureux. Pour une des rares fois dans son existence, Watari se sentait libre par rapport aux autres. Libres d’être ou non avec eux. Libre de partir sans remords ou de rester en ignorant certaines personnes. Il comprenait et ressentait enfin une forme de détachement incroyablement inconnue à ses yeux…

Il était libre…

En tout cas, Eiichiro, te concernant, si Kiri souhaite te mettre la main dessus, c’est car tu es la preuve vivante que le village de la Brume n’est pas soudé et qu’il est incapable d’arrêter un déserteur, qui plus est un aveugle. C’est une question de fierté sotte qui est la leur, qui font qu’ils ne peuvent exister sans toi, même encore aujourd’hui. C’était comme il l’avait dit, ironiquement. Et même s’il n’allait pas le menacer – car il n’en avait pas le besoin pour que son ami puisse comprendre à quel point l’âme du jeune homme était libre comme pouvait être le vent qui soufflait à travers le continent –, cette ironie n’était pas sans rappeler l’absence de détachement qui était à l’origine de la question qu’il lui avait posé auparavant. Qui sait… Il était bien placé pour savoir que le cœur d’un Homme pouvait battre pour quelqu’un qui était proche de lui par le sang…
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Mar 2 Jan 2018 - 12:48
C’est ainsi que, ne pouvant s’en empêcher, et sous la surprise née de cette soudaine question, il se mit à rire. Car il ne pensait pas que son meilleur ami viendrait là à imaginer de telles affaires entre lui et sa propre cousine. Car Eiichiro n’était pas un homme qui touchait à sa propre famille, il se planta entièrement dans sa chaise froide. En effet, l’aveugle, tentant de trouver les bons mots, haussa finalement les épaules avant de répondre à celui qui, au fil des mois, pouvait le comprendre mieux que quiconque. C’est ainsi que, hochant doucement de la tête, reprenant les mots comme il le pouvait, il souriait légèrement.

_ Je peux l’aimer comme on aimerait une cousine, mon ami. Elle est de ma famille et je la considère souvent comme ma sœur. Parfois, je la traite comme un père le ferait avec sa fille, comme je le fais tant avec Rakka, peut-être parce que je l’ai longtemps entraînée au sujet de nos glaces. »

Il souriait un peu plus à l’évocation de ses longs entraînements où elle tentait de se surpasser. Elle était sûrement celle qui lui était la plus chère les années passant. Aussi, continuant d’évoquer son amour pour sa cousine, il en parla encore en quelques mots.

_ Je l’aime comme je peux t’aimer, mon ami. Elle est certes ma cousine, mais elle est surtout une sœur à qui je transmets. Elle est une confidente sur laquelle je peux compter. Elle est la complice de mes bêtises. Elle est cette meilleure amie qui peut me dire à quel point je suis un idiot. »

Il sourit doucement, tournant la tête vers cette fenêtre qu’il ne pouvait pas voir mais dont on lui avait dit la présence. Laissant toujours son sourire léger au coin de ses lèvres à son évocation, il laissa quelques dernières paroles clore le sujet de son amour pour sa meilleure amie.

_ Je l’aime comme nous pourrions aimer une cousine. Il n’existe là nulle passion ni désir. »

Haussant finalement les épaules, il se levait finalement pour se retrouver face à la fenêtre. Posant sa tête dessus, évitant soigneusement de discuter encore de cette colère froide qui l’animait autant que l’inquiétude qui le rongeait, il évoqua finalement le cas de Kiri et de leur Exil loin des terres de l’Eau. Prenant une longue inspiration, il finit par pousser un autre de ses longs soupirs. Ici, il se mettait à s’ennuyer. S’il avait veillé sur le corps endormi de son ami, gardant soigneusement ses deux épées, il savait que, là, dehors, le monde n’attendait pas la sortie du lit de son partenaire.

_ Kiri finira par me mettre la main dessus, mon ami. Ce jour-là, j’imagine que ce sera à toi de veiller sur Ayuka, si tel est ton cœur. Rends la heureuse, c’est tout ce que je te demande. »
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Mar 2 Jan 2018 - 19:37
Moi vivant, ils n’y parviendront pas, Eiichiro. Que ce soit me concernant ou Ayuka, tu es trop précieux pour que nous te laissions finir entre leurs serres. Je t’ai protégé une première fois d’eux… Rien ne m’empêchera de recommencer. Les yeux de Watari brillait avec une fierté qui raisonnait en ses propos. Il n’était plus le même que celui qui avait dû fuir Kiri. Même s’il avait perdu son entraînement face à Eiichiro, il ne comptait pas pour autant en rester là. Il voulait plus de force… La force de ne laisser aucun shinobi lui prendre ce qui lui était cher. Et Eiichiro, quoi qu’il puisse en penser, en faisait partie. Je deviendrais le meilleur samouraï du continent s’il le faut, mais moi vif, les meurtriers de Kiri ne s’en tireront pas à bon compte. Même si je dois marcher sur les traces de mes ancêtres ou les dépasser. Transcender ses faiblesses, voilà ce qu’il cherchait à accomplir depuis qu’il était arrivé à Kiri. Il prouverait la supériorité de son art sur celui des sabreurs. Si pour cela, il devait dépasser les plus grands shinobi sur leur propre terrain, Eiichiro y compris….. Il le ferait.

Un jour, il espérait avoir la force qui lui permettrait d’empêcher aussi des événements comme ceux de la mort de son cousin. Et dire qu’à chaque fois que je me rappelle de cette volonté de devenir plus fort, j’ai beau avoir progressé, je me retrouve encore à devoir viser plus loin et plus haut… Je me demande jusqu’où j’irai, ainsi. Le savais-tu ? La plus ancienne femme de notre clan, selon la légende, partageait du sang avec les oni. Il ne le racontait pas à tout le monde. La plupart des gens à l’extérieur du clan Hoshino n’en parlait plus réellement, hormis pour les rumeurs sur sa mère, Torahime. Et pour en revenir à Ayuka… J’ai déjà fait mon possible, nous verrons bien si cela lui convient. Je la sais assez franche et indépendante pour choisir par elle-même ce qui lui conviendra le mieux.

Il la laissait libre et c’était très bien ainsi. Lui aussi, se voulait libre. Il n’avait jamais eu d’autres allégeances que celle de son honneur et de ses principes. C’était probablement pour cela qu’il avait autant de mal avec le monde des shinobis. Ils avaient des loyautés différentes, qui avaient souvent le don de se contrarier.
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Dim 7 Jan 2018 - 15:03
Face à la fenêtre, attentif pourtant aux sons qui venaient du couloir, l’aveugle se questionnait largement. Est-ce que son ami comprendrait un jour qu’il n’avait besoin de la protection de personne ? Si sa cécité avait été une barrière durant une période, il comprenait aussi que c’était là la conséquence naturelle de nombreux crimes commis impunément. Aujourd’hui, même s’il lui arrivait d’en souffrir, il l’acceptait bel et bien, avec les douleurs et les doutes qui conduisaient parfois son esprit errant à s’en morfondre. Pourtant, comme lors de sa rencontre avec la cousine Sakuya, ou, plus récemment, les mots échangés avec Eirin, il n’était pas encore prêt à céder. Il n’était pas encore entièrement prêt à se laisser protéger, voire même aider.

_ Nous aurons chacun nos raisons de nous battre lors de la guerre à venir. Tu te battras pour les morts. Je me battrai pour les vivants. »

Se tournant finalement vers son meilleur ami, souriant doucement, il tâtonna à la recherche de sa chaise en bois et, touchant le bord de celle-ci, souriait encore lorsqu’il reprit à l’unique attention de l’autre.

_ J’ai été lâche ce soir-là, lors de notre fuite. J’ai été lâche parce que j’ai pensé à ma famille, à leur sécurité. Je sais qu’aujourd’hui, j’aurais fait pareil. Je ne me sentais plus le combattant que j’avais été autrefois. »

Il revenait doucement s’asseoir face à son ami.

_ Pourtant, je ne serai plus ce lâche. Je ne peux plus l’être à fuir les responsabilités qui m’incombent. Peut-être que je rencontrerai les glaces éternelles, peut-être qu’une nouvelle fois, je perdrai le contrôle lors de ma rencontre face au Titan. Mais Kiri ne peut être libre. Ils ne peuvent pas l’être. »

Prenant une longue inspiration, il souriait légèrement à ce que lui disait son ami, rencontrant les mêmes légendes au sein de son propre clan. C’est ainsi que, oubliant un temps la guerre, il hochait de la tête.

_ Nous avons ces mêmes légendes au sein de notre Clan. De nos lointains ancêtres sur les terres toujours froides de Yuki no Kuni, il nous est dit que nous venons tous de là, bien que peu y vivent encore, sinon ceux qui sont attachés au passé de notre histoire. »
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Ven 12 Jan 2018 - 0:45
Me faut-il choisir entre honorer les morts et les vivants ? Quoi qu’il en soit, peu importe qu’ils soient partis rejoindre mes aïeux, les dieux, ou qu’ils soient libérés des chaînes du karma. Je me bats pour mes valeurs, avant toute chose. Qu’il se le tienne pour dit : peu importe que son combat l’emmène à défendre l’honneur des morts ou la paix des vivants, son combat était plus vaste. L’honneur de son clan en dépendait, notamment…
Et tu ne le seras plus. Tout comme je compte bien veiller à ce que les félons qui dirigent le village de la brume ne soient plus libre de blesser des innocents. Même s’il était au fond d’un lit d’hôpital, il ne comptait pas pour autant se laisser aller. La prochaine fois qu’Eiichiro l’affronterait, il gagnerait sans succomber au froid. Il comptait devenir aussi fort qu’il le faudrait et surpasserait tous ceux qui se dresseraient face à lui.

Y retourneras-tu, un jour ? Peut-être pourraient-ils t’apprendre des leçons qui te seront indispensables à l’avenir, si tu t’y rendais. La terre ancestrale de Watari était elle, bien plus proche désormais. Et il y était même retourné, à l’occasion du sommet des Kage. Ce n’était pas là qu’il avait pu s’y ressourcer et s’y retrouver. Il faut dire que le retour à Iwa et le départ du sommet avait été compliqué et avait nécessité de leur part un retour rapide, notamment en raison de l’attaque qui avait simultanément eu lieu pendant leurs responsabilités. J’aimerais bien pouvoir retourner au pays du fer. Mais je ne peux pas laisser tomber le village de la pierre et ceux qui nous ont suivi jusqu’ici… Peut-être pourrait-il y retourner dans de meilleures circonstances ? Même si la guerre n’était pas encore déclarée… L’instabilité rendait le départ dans un pays voisin difficile.
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Lun 29 Jan 2018 - 14:39
Il prit une longue inspiration à la question de son ami. Retourner à Yuki no Kuni ? L’idée ne lui était pas encore venue. Alors qu’il se tournait vers son ami, il lui souriait tristement. En vérité, l’aveugle n’avait jamais été sur les terres ancestrales de son propre Clan. Il se contentait là de sourire, doucement, au rappel que ces terres lui faisaient. Car c’était là-bas que sa sœur avait été envoyée, alors qu’ils étaient encore jeunes. C’est là-bas qu’elles lui avaient été arrachées. Pour ne jamais lui revenir. Car, alors qu’elle s’échappait finalement des griffes directrices du Clan, elle s’enfonçait un peu plus dans les travers de ceux-ci, s’abandonnant finalement à Kiri pour la première fois. Comment pouvait-elle considérer qu’il trahissait un Village qu’elle n’avait jamais connu ? Pour lequel elle n’avait pas encore travaillé ? Qu’elle n’avait même pas fondé ? Elle portait le nom de Yuki, comme leurs terres ancestrales, mais c’était bien là tout ce qu’elle était. Se détournant du lit contre lequel il avait posé ses mains, il laissa finalement entendre quelques mots à l’intention de son ami.

_ Je n’ai jamais été à Yuki no Kuni, Hoshino. Contrairement à toi, je n’ai que récemment abandonné mes terres natales pour devenir l’étranger que je suis en ce territoire. »

Posant finalement une main attendrie sur la jambe de son partenaire de combat, hochant de la tête, il s’en allait vers la porte de sa chambre. Car il n’était pas le seul à attendre des nouvelles du Samouraï. Aussi, plutôt que de faire patienter trop longuement le restant de sa famille, il ouvrit finalement la porte, hochant une dernière fois de la tête.

_ Soigne-toi bien, Watari. Profite de ta famille et oublie un temps la guerre. »

Laissant entendre quelques mots encore, il fermait bientôt la porte derrière.

_ Après tout, comme tu me l’as déjà dit, tu es un Samouraï et non un Shinobi, ce n’est pas ton monde qui est en guerre, mais le mien. Repose-toi, maintenant. »
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Dim 11 Fév 2018 - 12:39
Et le voilà déjà en cabale, après lui avoir fait comprendre que leurs mondes n'étaient pas les mêmes. Qu'importe, Watari soupira en voyant la foule de ceux qui étaient venu prendre de ses nouvelles ; jusqu'aux deux jumeaux... Qui ne tarderaient pas - il en était pratiquement certain - à passer à d'autres forfanteries. Mais même ainsi entouré des siens, le samouraï réfléchissait encore aux paroles de l'expatrié. Il semblait bien plus atteint que lui de ne plus se trouver sur le territoire de Kiri. Mais il était habitué aux changements d'humeurs d'Eiichiro. Après tout, il était de ces hommes dont la vie n'était qu'embûches et qui ne se satisfaisaient pas d'autre chose que de ce qu'ils souhaitaient dans son entendement le plus parfait. Et peut-être y avait-il quelque chose de plus profond dans le mal-être de son frère d'arme ? il était après tout un expert quand il s'agissait de taire les errances de son cœur meurtri. Il avait au moins raison sur un seul point : pour le moment, rien ne pressait. Il penserait à ce qu'il devait accomplir lorsqu'il serait sorti de cet hôpital, demain.
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