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Un saké pour l'avenir ft. Icy blinded


Dim 31 Déc 2017 - 2:39
Il était tard. Le vent soufflait les dernières feuilles d’automne, mais le cœur commerçant ne désemplissait pas. Malgré les stigmates de la guerre qui demeuraient à l’une des portes du village de la roche, le commerce avait repris comme si jamais l’attaque surprise n’avait eu lieu. Ou presque. Les gardes et les escortes étaient plus nombreux encore. Une certaine tension invisible s’était invitée. Et c’était bien normal. Personne ne voyait la lointaine et brumeuse nation insulaire de la même manière. Pourtant, les affaires devaient tourner. Que ce soit pour le pays de la terre, de la foudre, du feu ou du fer, il y avait un important commerce qui faisait fonctionner l’économie des différents pays.

Malgré les conflits, malgré les oppositions idéologiques, une langue commune unissait les différents commerçants du monde. Celle des affaires et de l’argent. Malgré son hospitalisation, Watari n’avait pas perdu de temps dans les siennes, d’affaire. Et il était presque certain d’avoir entendu parler d’un domaine Yuki et de l’installation officielle de ceux-ci, ici à Iwa. S’il n’avait pas encore de lieu pour recevoir personnellement son frère d’arme, son ami de toujours et ce, bon gré mal gré les événements, Watari jugeait opportun de l’inviter dans l’un des plus beaux restaurant d’Iwa pour déguster le saké de l’amitié, de l’honneur et de l’avenir.

C’est là, qu’assis face à une petite table, qu’il regardait la nuit continuer de se vivre, en attendant son ami. Il avait des projets à confier, des stratégies à confier et un avenir à construire…
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Dim 31 Déc 2017 - 14:05
A plusieurs reprises, l’aveugle avait demandé son chemin. Car il ne voyait rien et ne connaissait pas non plus ce Village, il s’était perdu à plusieurs reprises, jusqu’à, finalement, trouver une âme capable de le conduire jusqu’au fameux établissement. Car en cette soirée automnale, après les derniers événements qui avaient bousculé de nombreuses vies, il était peut-être temps pour les deux hommes de revenir sur cette année 201 qui avaient vu tant de bouleversements. Il était ainsi temps pour les deux hommes, aussi, de se parler de cet avenir qui s’approchait grandement sous la forme de l’Hiver 202. Au Crépuscule de cette année, à l’aube d’une nouvelle année, les deux hommes se retrouvaient finalement pour faire, finalement, le point sur les chamboulements de ces vies qui ne seraient plus jamais les mêmes. Ni pour le Samouraï, ni pour l’Aveugle, ni pour quiconque qui les entourait. C’est ainsi que, entrant au sein du prestigieux édifice où mille odeurs enivraient les sens éveillés de celui qui en avait perdu un, l’Aveugle se fit conduire vers son plus proche ami.

C’est ainsi que, tâtant sa chaise qu’il tira bientôt, il vint s’asseoir face à son ami, se dégarnissant de son traditionnel manteau aux nouvelles couleurs des Yuki d’Iwa, celui qui patientait en silence qu’un serveur apporte les coupes et autres boissons rafraichissantes, l’Aveugle prit finalement la parole pour tous les deux. Car ils semblaient souvent incapables de réellement engager la parole l’un avec l’autre, il s’adossa, s’enfonçant mieux dans sa chaise pour finalement commencer cette conversation autour d’un Saké et de cet Avenir.

_ 201 n’aura pas été une année facile pour nous, mon ami. Qui aurait cru que, lorsque je te retrouvais au sein de ces poisseux marais, encore borgne, nous terminerions celle-ci loin de Mizu no Kuni tandis que je serais aveugle. Sans parler de tous ces autres événements qui nous ont tous bouleversé. »

La mort du Tsuchikage, en premier lieu, avait grandement affecté son ami. Mais tant d’autres événements avaient révélé de terribles enjeux au sein de ce monde qui, dorénavant, ne serait plus jamais le même. C’est ainsi que, finalement, reprenant son propre monologue, attrapant sa coupe remplie du liquide salvateur, il le leva face à lui pour saluer son partenaire d’une vie.

_ Espérons que 202 sera une nouvelle année sous de meilleurs auspices. »

Et, prenant une gorgée entière du Saké, il le posa dans un soupir d’aise. Laissant sa tête aller doucement en arrière, tandis que ses longs cheveux bruns étaient attachés d’une queue soignée, il reprit quelques instants plus tard, se redressant et mettant ses deux avant-bras sur la table, il prit, une dernière fois la parole.

_ Malgré les récents événements et la guerre à venir, il paraît que tu n’es pas resté sans rien faire. Quels sont tes plans d'avenir, Watari ? »
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Mar 2 Jan 2018 - 2:16
Mais n’est-ce pas là tout l’intérêt de notre destin, de nous laisser surprendre par l’endroit où notre karma nous emmène ? Il leva sa coupe de saké et but en même temps que son ami lampa lui-même le contenu de la sienne. S’il était vrai que de nombreux et funestes événements s’étaient produits ; la mort de Chôgen et la trahison de Tsukiyomi en tête, pour Watari, l’année 201 était loin d’être totalement mauvaise. Certes, Shitô et l’attaque récente d’Iwa par Kiri et du Soshikidan sur le sommet des Kages étaient de terribles événements… Mais on pouvait aussi rétorquer qu’ils avaient su se rencontrer les uns les autres. Qu’ils avaient su s’entre-aider pour survivre à Kiri. Ils s’étaient rencontrés et avaient su s’apaiser les uns les autres. Se tirer des complots brumeux et aqueux. Ils avaient su mutuellement s’entraîner vers une route du succès.

Sans Kiri, sans Eiichiro et sans le Soshikidan, ils ne seraient probablement jamais tous devenus si forts. Ils ne se seraient probablement pas tous adressés la parole. Watari serait encore en train d’enseigner aux miséreux de Kiri, Eiichiro serait enfermé dans son domaine à porter une casquette de chef qu’il ne désirait pas réellement, Ayuka coulerait des jours ennuyeux. Eirin serait coincé dans un village morne et pauvre. Les trois cousins continueraient de se répandre dans leurs vices. Tant de choses ne se seraient probablement pas produite. Pour le meilleur ou pour le pire, cette année à amener de grands changements dans nos vies. Mais si tel est la volonté des Kami et des Hotoke… Alors, tout lui convenait, malgré les douleurs et la perte.

Respectons-les, mais ne comptons pas sur eux. Faisons de l’année 202, une année où la paix triomphera sur les bellicistes. C’était là le plus fort et intime vœu qu’il espérait au fond de lui-même. Comme tu l’as dit, je ne suis pas resté inactif. J’ai fait la rencontre de l’émissaire de Kumo. Comme tu le sais, ton clan et… De facto, celui que je dirige de manière déléguée pour mon aïeul… N’avons pas de présence ici à Iwa. Pas encore en tout cas. J’ai entendu les rumeurs comme quoi vous construiriez un domaine sous peu. Je suis heureux d’apprendre que le Tsuchikage vous reconnaît bientôt comme un clan officiel d’Iwa. Lui dit-il en souriant, avant de remettre un peu de saké et se resservir, lui aussi. L’émissaire de Kumo est d’accord pour me prêter main forte dans la construction d’un grand temple pour les samouraïs. Ce serait un moyen rendre hommage à nos divinités, à Chôgen et ses frères, à mon pays d’origine… En y mêlant Kumo, je compte aider le village à obtenir une alliance avec mon pays d’origine et le village des nuages.

Savant et audacieux coup politique qu’il préparait là. Un symbole pour unir à la fois les samouraïs et les ninjas derrière des valeurs et une cause commune. L’harmonie, la paix, le respect. Il espérait avoir plus de réussite que feu Yuki Sôsuke qui n’avait pas su unifier trois des clans de Kiri derrière lui. Il faut dire que l’enjeu ici était un peu plus large. Un brin plus grand même. Ironiquement, Watari, derrière l’installation des Hoshino et le renforcement de la position des Nagamasa, tentait après tout de réunir trois contrées dans une même direction. Qu’en penses-tu ? Si ce projet est un succès… J’ai l’espoir que nous pourrions rétablir plus facilement la paix dans le continent. En tout cas, si nous voulons la sécurité d’Iwa, il va nous falloir nous trouver des alliés et forger de solides liens d’amitiés avec eux.
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Mar 2 Jan 2018 - 13:27
Il souriait. Dans cet établissement aux allures bien différentes des derniers entraînements et rencontres diverses, les deux évoquaient le passé et comment ce dernier viendrait à construire cet avenir pour lequel chacun se battait à sa façon. Encore à cet instant, l’aveugle comprenait combien le samouraï était bel et bien un homme plus impliqué qu’il ne le serait jamais. Si Sôsuke n’avait pas su unir trois Clans autour d’une même ambition, déchirant finalement son propre Clan dans une scission qui se jouait sur un échiquier devenu mondial, l’Hoshino jouait un jeu qui dépassait davantage le Yuki. En effet, celui qui maîtrisait les épées comptait unir non pas trois Clans mais bel et bien trois Nations. Non seulement il comptait unir son pays de cœur, celui de Tsuchi no Kuni, autant que sa terre natale, Tetsu no Kuni, et celui de la raison, Kaminari no Kuni. Projet d’une ambition non-cachée, l’aveugle hochait légèrement de la tête lorsque, la coupe posée sur la table, il prit finalement la parole.

_ Tu t’impliques dans une politique qui me dépasse et m’effraie toujours, mon ami. Je suis heureux d’observer ton engagement au nom d’Iwagakure. »

Puis tâtonnant de son autre main à la recherche du divin pichet, il prit une inspiration avant de reprendre la discussion là où elle en était. Car ils parlaient de cet avenir qu’ils ne connaissaient pas, de ce conflit qui se jouait, comme le faisait si bien Watari, sur l’échiquier mondial. Posant une main sur le pichet, il continuait de sourire doucement, de cette tristesse infinie qui l’habitait constamment, comme si le poids des responsabilités assumées conduisait à ce nouvel état. Plein d’une résolution renouvelée. Mais d’une tristesse de devoir agir au nom de cette Paix. Pour assurer un avenir heureux à chacun.

_ Je ne doute pas un seul instant que tu trouveras les nécessaires amis dont tu auras besoin. Sache que tu pourras toujours compter sur mon amitié. »

Et de sourire un peu plus. Les deux hommes étaient bien différents. Car si le Samouraï était celui capable de parler des affaires politiques, le Maître des Glaces était avant tout un guerrier. Combattant dans l’âme, il se montrait bien plus doué dans l’action que dans les palabres. C’est ainsi que celui qui se faisait maintenant le Démon des Glaces connaissait son propre rôle au sein de l’échiquier international sur lequel ils jouaient dorénavant tous. C’est ainsi que, pour lui, l’aveugle se rappelait encore que, quelques mois auparavant, les Villages se connaissaient à peine. Qu’à Shîto avait eu lieu la toute première rencontre entre les différentes Cités. Aujourd’hui, le bouleversement était entier. L’univers minuscule de Kiri était maintenant l’espace gigantesque qui se jouait sur le plateau du Yuukan. Car ce n’était pas juste Mizu no Kuni ou Tsuchi no Kuni. C’était aussi Tetsu no Kuni, Kaminari no Kuni et même Hi no Kuni. L’échelle était bel et bien différente.

_ Ayuka fait un excellent travail, je dois bien le dire. Grâce à son implication, nous retrouvons une place au sein des instances. Elle est faite de ta trempe, Hoshino. J’imagine qu’en cette nouvelle année qui approche, j’aurai à lui confier de plus en plus de responsabilités au nom de mon Clan. J’espère qu’elle comprendra mon désir de lui laisser une place qui n’a jamais été faite pour moi. »

Et finalement, d’ajouter quelques derniers mots avant de se resservir une coupe de Saké.

_ Je crois le monde bien plus sûr lorsque vous y travaillez. Je reste un Homme de la Guerre, vous êtes de la Paix. »
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Mar 2 Jan 2018 - 19:11
Détrompes-toi. Je ne fais pas ça simplement pour Iwa. Je fais ça pour la mémoire de Chôgen, qui voulait la paix pour tous. Je fais ça pour le serment que m’ont transmis mes ancêtres. Même si Kiri et le pays de l’eau sont nos adversaires, je souhaite aussi y rétablir la paix, là-bas. C’est peut-être pour ça que Watari demeurait inflexible. Il ne se sentait pas responsable du monde en tant qu’individu, mais pour autant, son serment faisait de lui quelqu’un qui se devait être l’artisan d’une harmonie qui les dépassait tous. Si Eiichiro avait peur du poids du monde, Watari lui semblait totalement l’ignorer. Ou plutôt… Si tu avais la possibilité de changer le futur en quelque chose de meilleur, malgré la peur du poids de responsabilités et l’échec, ne tenterais-tu pas quand même ? Watari était encore assez jeune et fringant, de ce point de vue-là. Il n’avait pas subi trop d’échec d’envergure et jouissait d’une discrétion qui pouvait parfois être vexante, mais qui avait ses intérêts.

Bizarrement, c’était peut-être son statut de déshérité qui lui donnait l’envie de demeurer dans l’ombre du monde, sans pour autant toutefois se désintéresser du sort de celui-ci. Cela étant… Il n’est pas dit que je parvienne à unir quoi que ce soit, mon ami. Ou qu’il survive même au futur qu’il essayait de créer. Après tout, Chôgen était mort, alors que celui-ci était par bien des aspects, plus fort que lui. Fallait-il espérer un meilleur avenir pour lui ? Et plus encore, il avait déjà à ramener la paix. J’ai tenté de former Shiori aux valeurs de mon peuple. J’ai échoué. J’ai tenté de faire entendre raison à Sôsuke. De la même manière, j’ai échoué. Le nombre de mes échecs pour amener la paix à Kiri est assez élevé, en réalité. Je n’ai pas tant que ça d’amis, au final. Surtout là-bas, désormais. Je me demande seulement s’ils se souviennent de moi pour être franc. Il ne pouvait le voir sourire tristement de ce qu’il vivait comme un échec personnel. Mais si j’ai déjà pu t’amener sur une voie plus douce que celle dans laquelle tu te trouvais, l’échec de ma présence à Kiri n’es pas total.

Au moins avait-il su diviser le clan Yuki entre un traditionalisme froid qui était instrumentalisé par l’autorité du village et une nouvelle philosophie de vie. S’il avait séparé une famille, il espérait l’avoir fait pour les raisons les plus justes. J’ai foi aussi en Ayuka. Un jour, tu verras, elle nous dépassera tous les deux. J’en ai le sentiment. Son cœur est pur et son âme est juste. Elle ne connaît pas les vices du monde qui sont les nôtres. Hormis peut-être la nourriture, mais c’est un vice encore acceptable, dans les proportions où elle l’entretient. Il se mit à rire de bon cœur en avalant le contenu de sa coupe. Un homme de paix, hein ? Peu de gens le savent, mais j’ai plus de sang sur les mains que de nombreuses personnes ici. Peut-être moins que toi… Mais si mon cœur est celui de la paix, ma lame est une arme pour tuer. Et c’est bien parce que mon ancêtre fondateur était un maître dans l’art de trancher, que mon peuple a si durement réfléchi sur le moment et la manière de sortir sa lame. Tuer quelqu’un peut sauver. Mais lorsque nous tuons et faisons souffrir, nous alimentons le cycle de la haine et de souffrance dans lequel les Kami nous ont enfermés. Et celui qui veut totalement s’en détacher doit à la fois atteindre l’illumination et se libérer des chaînes du karma. Peut-être était-ce une légende, peut-être n’en était-ce pas une. Cela dit, Watari avait vu le cycle de la haine être alimenté avec force dans le village de la brume. Je crois être bientôt en mesure d’apprendre l’ultime art de l’épéisme des Hoshino. J’espère que je saurais m’en servir pour la paix et que je ne me laisserais pas dépasser par sa puissance…

Le style du maître des hauts cieux étoilés. Un nom poétique pour un style qualifié de Satsujinken, un style vieux de l’époque où Tetsu no Kuni était un pays divisé par des rivalités intenses. Le style originaire du clan Hoshino. L’art de trancher avec le moins de mouvement possible. Voilà ce qu’il allait apprendre, sous peu, dans l’espoir d’être le plus efficace à la guerre.
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Dim 7 Jan 2018 - 14:14
Poussant un léger soupir, celui qui se tenait face à son ami laissa finalement sa tête tomber en arrière sous les réflexions qui le tourmentaient encore à ces instants. Ils étaient bel et bien deux hommes si différents. Il était encore étrange qu’ils aient su se trouver malgré les événements qui avaient pu les séparer. Peut-être même que le Samouraï aurait pu tenir pour responsable le Yuki, face à son obstination contre les pouvoirs qu’il jugeait à l’encontre de la hiérarchie militaire. Peut-être qu’il aurait même pu le blâmer de la mort de Chôgen, ce cousin disparu qui semblait tant l’affecter depuis sa mort. Souriant tristement, c’est ainsi que Eiichiro soupira légèrement après avoir pris une longue inspiration. C’est ainsi que, cherchant sa coupe, il reprit finalement la parole.

_ J’imagine que nous ferons le nécessaire pour des jours meilleurs, mon ami. Mais contrairement à toi, je suis un homme qui vit d’actions davantage que des paroles. »

C’est ainsi que, prenant la coupe entre ses doigts bandés, il finit par continuer tranquillement de lui parler, évoquant ses propres ambitions, mais surtout son désir de ce conflit qui, lentement, rongeait son esprit.

_ Je déteste l’impatience de ce conflit. Kiri est au loin, nous narguant après cette invasion. Peut-être qu’ils ne nous ont pas attrapés pour cette fois, mais je ne compte pas attendre la prochaine offensive. »

Poussant un soupir, il souriait malgré tout face à l’étrange situation qui s’ouvrait pour la nouvelle année. Soufflant légèrement, il haussa finalement les épaules pour continuer, ouvrant finalement ses paumes sur la table qui se tenait devant lui.

_ Peut-être suis-je fait pour tâcher mes mains de sang. Peut-être plus comme auparavant, aussi cruellement que je le faisais mais … »

Il songeait à ses propres mots.

_ … Mais, j’imagine que j’attends cette guerre. Les combats me manquent. Depuis la fin de la Répression, j’ai l’impression de dormir, d’être comme ces cadavres qui ont jonché les plaines de l’Archipel. Je m’ennuie au point d’en mourir parfois. »

C’est ainsi qu’il continua encore, évoquant cette fois-ci ce qui se passait depuis son arrivée et leur installation définitive à Iwa.

_ Et je ressens ce même ennui depuis que nous sommes là. Lorsque nous étions sur les routes de notre Exil, je me sentais vivant, le danger nous poursuivant aux trousses. Derrière les Remparts de la Roche, face à cette sécurité et ce déploiement militaire, je me sens ... Mort … »

Puis souriant finalement pour lui-même, attrapant finalement sa coupe et la conduisant jusqu’à ses lèvres, il termina finalement.

_ Tandis que tu penses atteindre l’art suprême de tes ancêtres, il me semble que je ne cesse de m’amortir de plus en plus. L’inaction me rend faible. »
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Jeu 11 Jan 2018 - 23:31
… Des actions, hein… Il était vrai qu’il ne prenait pas beaucoup le temps d’agir. Il faut dire que son éducation ne l’aidait pas réellement à être quelqu’un dans l’action. Les circonstances non plus. Tu marques un point. Je n’ai pas beaucoup agi. J’étais dans ton ombre, à Kiri. L’ombre des fondateurs. Et je le regrette aujourd’hui. Il n’avait pas eu la force d’empêcher cette guerre et ces complots qui parasitaient Kiri. Et pourtant… Je n’ai pas été le seul, cela dit, à n’avoir pas pu agir. Il ne comptait pas en dire plus. La conscience d’Eiichiro suffirait. Je compte agir à l’avenir, ne t’inquiète pas. Il y a des gens qui doivent payer.

Son regard se fit plus tranchant à ces mots. Yamamoto et Ao, deux traîtres, deux usurpateurs. Deux personnes qui devraient payer pour leurs actes. Je compte bien devenir le meilleur de tous les samouraïs du continent. De sorte que plus jamais, quiconque n’ose tuer un innocent sous mes yeux, que ce soit pour ses intérêts ou pour toute autre futile raison. Une sourde et froide colère, une tension contenue, maîtrisée, accepté. Quelque chose que Watari, jamais par le passé, n’avait accepté de montrer. Avec ou sans aide, je rétablirais la paix. Et il serait assez fort pour se battre à cette fin si nécessaire. Je dépasserais ta force, Eiichiro. Il acquiesça doucement avant de rajouter : Et je ne compte pas attendre non plus. J’ai besoin de toi. Je ne suis pas un ninja. Il prit une petite gorgée de saké avant de rajouter : Pour la guerre qui s’annonce à l’avenir, il nous faut quelqu’un pour espionner le soshikidan : le pays du feu se dresse entre nous et Kiri. Eiichiro se sentait mort par l’inaction ? Il allait donc lui offrir de quoi revigorer son âme.

Qu’en dis-tu ? Soit notre homme de l’ombre, je m’occuperais d’allumer les lumières de la paix sur le continent. S’il était d’accord, il proposerait ce plan au dirigeant du village.
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Lun 29 Jan 2018 - 14:03
Etrangement, le Shinobi ne put s’empêcher de sourire aux derniers mots de son ami. Avait-il manigancé cela depuis si longtemps ? Tranquillement, alors qu’il conduisait le Saké à ses lèvres, il prit une courte gorgée, laissant le liquide glisser et brûler sa gorge. Ce fut d’un geste lent, maîtrisé et tranquille qu’il laissa la coupe sur la table en bois, tandis qu’il ne pouvait s’empêcher de laisser transparaître un sourire amusé. Tandis que les coins se relevaient, il posa sa main sur le bandeau qui recouvrait sa cicatrice et, hochant finalement de la tête, il laissa entendre quelques mots à l’intention de l’Hoshino.

_ La paix, Watari ? »

Il ne put se retenir de glousser. Tout cela n’était qu’un rêve. Prenant une longue inspiration, ses doigts sur les bords de la table, il reprit aussitôt.

_ Ta paix est illusoire, Hoshino. Une paix où tu serais le Héros. Mais … Les Hommes ne désirent pas la paix. Ils n’en ont jamais voulu. Ils se nourrissent de la jalousie, du conflit, de ressentiments. Tu me l’as appris, quand nous étions encore à Kiri. »

Il haussait finalement les épaules, comprenant néanmoins ce que son ami entendait. Aussi hochant dans un premier temps la tête, il la laissa finalement tomber en arrière, poussant un long soupir. C’est ainsi que, après une longue réflexion, et un temps où il inspira, il redressa finalement la tête.

_ Si c’est là le désir du Tsuchikage, je m’en irai sur les Ruines de la Destruction. Je retournerai au Pays du Feu, et j’écouterai les délires du Soshikidan. Peut-être que j’en apprendrai davantage sur le territoire de l’Eau. »
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Mer 7 Fév 2018 - 18:11
Eiichiro demeurait toujours un homme affreusement cynique, malgré qu'il se fut assagit. Watari aurait pu se vexer, mais il ne fit que soupirer. Pas de lassitude, mais de résignation. Un rêve, peut-être oui. Mais je continuerais de lever la lame qui est la mienne jusqu'à ce que ne serait-ce qu'une partie de celui-ci se réalise. Ce n'est pas parce que les hommes seraient tels que tu les décrits qu'il faut nous y résigner. Ce rêve, en fut-il réellement un, est-il si mauvais pour que tu le rejettes sans même tenter de le suivre ? Cette question était sincère. Elle était on ne peut plus sérieuse. Le samouraï demandait à son meilleur ami, s'il valait mieux choisir le cynisme d'une guerre qui grondait à leurs portes et sifflait sur leurs têtes, plutôt que de tenter de l'empêcher ou de lui opposer un monde où paix et sérénité pourrait fleurir et germer. Quand nous étions à Kiri, je t'ai prouvé qu'autre chose était possible. Je te le prouverais encore, je l'espère. Il reposa son verre de saké, vide, souriant toujours avec détermination.

Il le contempla se réfugier dans ses pensées, laissant sa longue chevelure pendre ostensiblement en arrière sous le regard curieux des étoiles et réprobateur de la lune. Et puis, il lui affirma sa volonté : Ne te plaignais-tu pas de devoir intriguer, plutôt que d'espionner et te battre ? Voilà pour toi l'occasion de ne plus t'enfermer dans une vie trop civile, monsieur le général des glaces. Il lui sourit doucement. Il est bon d'avoir un ami comme toi, en tout cas. Bien peu m'auraient suivis jusqu'ici et continueraient de le faire. Que notre amitié soit ou non la plus belle qui soit, j'espère que nous continuerons de nous battre ensemble pour un avenir meilleur. Il rit doucement avant de se saisir de son bol de katsudon et de baguettes, préalables nécessaire pour remplir cet estomac qui criait famine après une longue journée...

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Mar 27 Fév 2018 - 16:42
Un soupir. Il ne pouvait pas s’empêcher d’un nouveau soupir alors que le Samouraï évoquait finalement son rêve et ce qui serait réellement possible à l’avenir. Le Yuki, lui, ne croyait plus en cette paix et cette harmonie. Avec le conflit, et la guerre qui s’annonçait, il s’était finalement résigné à ce qu’il savait au fond de lui. Peu importe où il irait, il ne pourrait pas fuir indéfiniment. Il l’avait longtemps fait. Loin de ses responsabilités. Puis il était devenu le Chef d’un Clan qu’il ne voulait pas. Loin de ses enfants. Jusqu’à ce que Rakka le retrouve. Loin du conflit grondant. Jusqu’à son arrivée aux portes d’Iwagakure no Sâto. Prenant une longue inspiration, la tête orientée vers son vieil ami, il reprit la parole.

_ Tu m’as montré la lâcheté de notre exil, Hoshino. Nous avons fui et, dorénavant, le conflit qui couvait à Kiri a explosé, mais, en plus, il s’est répandu sur toutes les terres du Yuukan. Nous avons eu peur et nous avons lâchement pris la fuite. Aujourd’hui, nous devons payer les conséquences de nos choix. »

Puis, prenant une courte inspiration, mais nécessaire, il laissa tomber son propre constat, celui qui, en cette fin d’année 201, tombait à son esprit épuisé, autant que son corps endolori par son combat titanesque.

_ La paix est impossible. »

Finalement, silencieusement, sereinement, le Maître des Glaces mangea, cherchant vaguement ses baguettes et ses lèvres, il garda longuement le silence. Il était vrai maintenant que le temps avait passé et que, malgré les événements, il l’avait suivi jusqu’ici. Aujourd’hui, à l’aube d’une nouvelle année, le Yuki trouvait le courage de regarder en arrière, autant que la volonté d’un futur.

_ Un avenir qui, je l’espère, me permettra de retrouver ces terres qui me manquent. Notre départ a été une véritable douleur pour mon cœur. Encore aujourd’hui, je me demande si nous n’aurions pas su faire autrement. »
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Dim 4 Mar 2018 - 23:43
Elle existe, quoi que tu en dises. J'en suis le témoin. Un jour, tu m'accompagneras par chez moi. Et tu verras qu'elle existe, autant quand les hommes s'entendent et s'allient, que quand les neiges qui sont les armes de ton clans, qu'elles recouvrent et étouffent les conflits. Il était rare que Watari soit si déterminé dans ses paroles. Si son ami face à lui, doutait de son passé, Watari, lui ne doutait pas un seul instant de la valeur de ses choix : Bien que tu l'oublies, tu étais dans un état d'anomie particulièrement fort ; Sôsuke s'était entouré d'Idaina, de Shiori, Tetsuki, d'Ueno et d'Hanzo. Nous aurions pu rester. Tu aurais soit fini banni seul, soit tu aurais été tué dans un coup d'état propre aux Yuki les plus servile et conservateurs. Il n'y a pas d'honneur à mourir en vain. Et si ce n'était pas l'honneur d'un samouraï qui l'intéressait, le code des ninjas, celui qu'il apprenait par la force des choses à force de côtoyer ceux-ci, lui apprenait que pour la réussite de la mission, mourir en vain était parfois simplement le meilleur moyen de ne pas simplement de mener celle-ci à bout.

Celui qui lui faisait face semblait avoir la mémoire courte. Après tout, il était bien plus aisé de regretter et de se souvenir que des détails qui nous arrangeaient et encore plus de le reprocher à celui qui avait été l'un des rares à nous défendre, envers et contre tout. Mais si ton pays natal te manque, n'hésites pas à y retourner. En tout cas, pour ma part, mon choix n'est clairement pas celui de retourner là-bas, hormis pour corriger l'assassin de mon cousin, si tenté que l'occasion m'en soit permise : je commence à croire que le titre de Mizukage est légèrement maudite et qu'ils finiront tous par disparaître dans des circonstances brutales. Benten avait mérité son sort ; il en était bien moins certains pour Sôsuke. Et qu'en serait-il de Yamamoto ? Il espérait que celui-ci connaîtrait un châtiment digne de ses méfaits. Il est bien plus facile d'en déduire d'un échec, l'impossibilité, que de persister sur une voie complexe et ingrate. Mais tu es un ninja avec un grade qui te permet de retourner sur tes terres natales quand tu le souhaites. C'est à partir de là que ton futur t'appartient, Eiichiro.
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Jeu 8 Mar 2018 - 20:08
Il souriait. Doucement. Il souriait à son ami. Car s’il ne le voyait pas, il le savait toujours là, face à lui. Hoshino Watari. Le Samouraï. Il s’était battu pour Mizu no Kuni, et allait bientôt fonder le Village de l’Eau. Pourtant, à l’entendre, il n’y avait jamais été vraiment chez lui. Lui qui avait connu la paix l’avait finalement quitté pour se rendre au sein d’un monde guerrier. Aujourd’hui, alors que 201 tombait pour 202, Eiichiro l’entendait évoquer la paix qu’il avait connu. Evoquer aussi le Village de la Brume. Aussi, tranquillement, posant ses baguettes et déposant ses doigts sur le bandage qui couvrait le haut de sa face, il laissa entendre, d’un léger rire énigmatique.

_ Toi comme moi savons que je ne la verrai pas. Je ne peux pas. »

Un sourire, amusé, énigmatique aussi. Car il était aveugle, il ne pourrait pas voir ce monde. Uniquement le sentir. Mais tous les deux savaient que le Yuki n’était pas fait pour un tel monde. Il ne le serait jamais. Trop tranquille. Trop apaisé. Incapable de prendre le thé sans rien faire de ses journées, l’Aveugle était un soldat, un guerrier et un général, loin de pouvoir vivre une petite vie tranquille et apaisée, à l’ombre de quelques arbres. Il avait certes tenté l’expérience mais l’ennui le tuait à petit feu. Une lente inspiration alors que ses cheveux tombaient en arrière en même temps que sa tête basculait derrière la chaise.

_ Dis-moi. Pourquoi vantes-tu tant Tetsu no Kuni si tu as décidé d’en partir ? »

Un soupir. Un sourire, aussi. Puis il reprit.

_ Tu avais la Paix. Puis tu as quitté ton monde et tu le regrettes. Pourquoi, Watari ? »

Finalement, reprenant ses baguettes, amenant la coupe de son autre main à ses lèvres, il reprit de quoi se nourrir encore un peu, achevant son plat tranquillement.

_ Je ne connais pas encore mon avenir. Je reste lié à la Roche. Elle a aidé ma famille et mes proches au moment où ils en avaient le plus besoin. »
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Sam 10 Mar 2018 - 2:10
Et toi tu oublies que j'ai prouvé que ton cœur avait des yeux bien meilleurs que ceux qui t'ont été pris. Tu ne me cacheras pas le fait que tu as progressé, quoi que tu en dises, Eiichiro. Ces souvenirs, les avaient-ils oubliés ? Lui qui avait accepté de tenter de lui montrer autre chose que ses tourments ? Dans un affrontement où Watari, sans honte, l'avait confronté à ses ténèbres et ses choix ? Leurs conséquences ? Watari pointait le poitrail de celui qui avait abandonné ses baguettes pour utiliser les siennes dans cette réponse.

Quant à ses raisons... Elles étaient évidentes. Je suis une lame. Je combats pour que le monde soit harmonieux et paisible. Pour punir les félons et empêcher les souffrances. Je voyage pour éprouver mes lames et mieux comprendre le monde. Je ne me fais pas d'illusion : même quand la paix sera, d'autres combats débuteront, soit pour la protéger, soit pour la détruire. Mais est-ce que cela signifiait que son combat était insensé ou inutile ? Ou qu'il ne valait pas la peine d'être mené ? Je ne peux pas rester en place ici non plus. Mais toi comme moi, nous ne pouvons pas attendre quand le monde rentre en conflit. Nous sommes tous les deux des guerriers. Nous ne connaîtrons pas la paix tant qu'un combat éclatera sans que nous ne puissions y participer. Nous ne goûterons qu'à la tranquillité quand nous aurons la certitude que nous ne serons plus déçu d'avoir manqué un affrontement important.

Ils étaient ce genre d'égoïstes. Mais il savait qu'Eiichiro était appelé par le combat car il en demeurait de nombreux autres. Tel était le cas pour Watari. S'il s'agissait d'affronter les meilleures lames de Tetsu no Kuni, de pacifier des bandits, d'empêcher une guerre... Tant que de telles choses existeraient, il y aurait le besoin de combattre et la frustration de profiter d'une fausse paix, s'ils ne pouvaient pas se joindre à de tels événements.

Moi aussi, je reste ici, pour protéger ceux qui m'ont sauvé et pour aider nos pays à passer à autre chose que les conflits qui éclatent. Watari déposa sa coupe et lui sourit doucement. Eiichiro, il le savait, n'avait pas besoin de voir, pour qu'il comprenne son sourire.
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Sam 10 Mar 2018 - 18:28
Il souriait. Sans aucune animosité. Il souriait. Doucement. Hochant de la tête, l’Aveugle avait entendu le sourire dans la voix de son ami. Lui qui se battait ici, il comprenait son sentiment. Il le comprenait sincèrement et, pourtant, il savait aussi que leurs chemins ne pourraient pas définitivement en rester là. Car le Maître des Glaces se trouvait trop à l’abri. Peut-être était-ce là le véritable vice de son être ? Cette corruption. Ce besoin d’être dans l’action. Frémir. Ressentir. Il s’était senti vivant lorsque la lame de son ami avait pénétré ses chairs durant leur dernier entraînement. Bien davantage que les jours mornes où il vaquait à ses « occupations ». Un sourire. Juste un sourire. Et un hochement de tête.

_ A ceux que nous protégerons. »

A Ayuka. A Rakka. A Setsuka. A ceux qui vivaient sous la Roche. A ceux morts pour la Roche. A ceux restés dans la Brume. A ceux qui sort pour la Brume. Tandis qu’il levait haut sa coupe, il l’avala finalement d’une dernière traite, repensant à tous ceux qu’il avait connu et perdu en chemin, tous ceux qu’il connaissait encore et ceux restés avec lui. Il pensait à tous ces oubliés. 201 avait une année bien difficile. Il espérait que la nouvelle année irait pour un mieux.

_ J’espère mourir au combat, sais-tu ? … Je ne me vois pas capable de vivre une petite vie tranquille. »

Il aurait aimé dire qu’il aimerait vieillir. Il aurait aimé. Mais ce soir-là, il ne pouvait pas se le permettre. Il mentirait encore. Il ne supportait pas l’idée angoissante de se sentir dépérir et battu par la jeunesse. Il ne se sentait pas capable d’un jour entendre les cris des enfants de sa propre fille.
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Dim 11 Mar 2018 - 15:31
Oui, à ceux que nous protégerons. Les plus vilains et les plus désespérés auraient beau cracher sur son serment, lui, il ne vacillerait pas et continuerait d'avancer comme il l'avait toujours fait. Il se fichait bien de savoir où il se rendrait par la suite, s'il reviendrait vivre à Tetsu, s'il servirait le Shogun, l'Empereur, Iwa ou d'autres pays. La seule chose qui l'intéressait, c'est qu'à la fin, sa lame se lève pour que d'autres se portent mieux. Watari n'était pas quelqu'un de très compliqué, à cet égard.

C'était probablement pour cela qu'il se maudissait pour la faiblesse dont il avait pu faire preuve lorsqu'il avait fallu protéger certaines personnes et qu'il avait maudit son incapacité à punir Ao. Mais il espérait que ce temps serait bientôt révolu. Qu'il parviendrait à accomplir ses objectifs et à arrêter d'être frustré, tant par l'inactivité, que par des combats qu'il n'avait pas su remporter lors qu'il les estimait important.

Laisse-toi le temps de trouver le moment où tu souhaiteras déposer les armes. Pour le moment, ni toi ni moi ne le souhaitons. Pourtant, mon aïeul, Hoshino Kazan, était un véritable démon, quand il avait mon âge. Il était déjà bien plus craint que moi... Il haussa un sourcil en se rappelant des légendes terribles qui courraient autour de la folie furieuse de celui qui est son ancêtre. Aujourd'hui, il était plus calme que l'ambiance qui régnait dans certains jardins zens... Comme quoi, le temps finissait parfois par changer les individus. Eiichiro n'était pas encore assez vieux pour s'installer et prendre sa retraite. Il avait encore des choses à chercher et à se prouver, sûrement.
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Dim 11 Mar 2018 - 16:55
Finalement, se levant, l’Aveugle hochait de la tête en direction de son vieil ami. Tandis qu’il avait déposé sa coupe vide, ne préférant pas se servir à nouveau, notamment parce qu’il se souvenait trop bien du récent mal de tête que la dernière tentative avait créée, l’Exilé souriait doucement. S’il ne connaissait pas le futur et les implications de celui-ci, il était néanmoins heureux de pouvoir tourner la page et commencer un nouveau chapitre. Après une année bien difficile, Eiichiro était heureux que, avec la neige, une nouvelle page blanche se crée. Serait-elle meilleure que la précédente ? Sans en douter, l’esprit serein autant que tourmenté, il remerciait son ami pour son repas frugal. Il n’avait pas besoin de plus, sinon de mettre fin à cette année.

_ Allons rejoindre nos proches et profitons du calme avant la tempête. »

Tranquillement, se détournant de la table, Eiichiro baissait la tête pour lui-même, surtout pensif des derniers mots de son ami. Serait-il seulement un jour capable de ne plus se battre ? Accepterait-il seulement de se retirer pour vivre une vie qui n’était pas la sienne ? Poussant un soupir alors qu’il sortait de l’enseigne, il prit une longue inspiration avant de reprendre la parole.

_ Peut-être qu’un jour, je me sentirai capable de me retirer. »

Inspirant longuement pour lui-même, arrêté là, devant l’enseigne, la tête relevée vers le ciel invisible, l’Aveugle acceptait son triste sort. Incapable de rester inactif au sein de la Roche, il savait que les prochains mois seraient sûrement décisifs, notamment en raison de la guerre qui se profilait. Peut-être qu’un jour il pourrait finalement retourner au sein de la Brume et de l’Eau. Là-bas, enfin, il retrouverait ce qui lui manquait.
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Dim 11 Mar 2018 - 18:12
Rejoindre ses proches, hein ? Il n'avait pas l'habitude d'envisager les choses sous cet angle. Peut-être était-ce trop l'habitude d'avoir été un vagabond sur le continent, d'avoir combattu seul à Kiri auprès d'Eiichiro et des Yuki. L'habitude de se reposer seul, de boire son thé seul, de manger son riz seul. Aujourd'hui, dans le vent frais qui terminait cette année, deux jumeaux, une corbeau de neige et une lionne neigeuse à protéger, entraîner et faire grandir. C'était d'ailleurs assez étrange, vu qu'il était dans trois des cas, plus jeune. Mais restait encore que la réalité était ainsi et que les Hoshino avaient besoin de lui pour s'épanouir et un jour, il l'espérait, pouvoir un jour les voir se tenir debout par et pour eux-mêmes. Même si deux des cas en question demanderait sûrement beaucoup d'efforts de sa part... Sacré Takazane et sacré Reisei...

Délaissant les couverts usagés et les mets frugaux consommés par les deux jônins, Watari hocha doucement en réponse à son aveugle interlocuteur avant d'ajouter : Si c'est toi qui me l'intimes, c'est qu'effectivement, nous devrions en profiter tant qu'il en est encore possible. C'était une petite pique amicale, qui relevait l'ironie qui pouvait être départie de la provenance de ladite remarque. Il était rare que ce fut Eiichiro qui prononçât de tels mots, mais cela révélait bien que les mots du samouraï se révélait juste : le maître des glaces avait mûri.

L'avenir le dira, peut-être. Il sourit en déposant la somme nécessaire pour payer leurs repas avant de se séparer de son côté. Watari, s'il avait des ennemis à Kiri et probablement à Hi no kuni, commençait à avoir de nombreux alliés. De tel sorte que peu importe où il se trouvait, Watari restait libre...
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Un saké pour l'avenir ft. Icy blinded

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