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Saké et Raikage , ça rime non? [ Metaru Shuuhei ]


Dim 31 Déc 2017 - 3:17
Depuis déjà quelques heures, la transition entre le soleil et la nuit s’était faite au sein du village de Kumo. Les rires des enfants et le dynamisme du village avaient laissé place à une ambiance plus discrète et sinistre. Peu éclairé, le village de la connaissance changeait de visage. Si les gens arboraient des expressions plus sérieuses et prétendaient être occupés le jour, le soir représentait le moment idéal de tout oublier. Que ce soit les forgerons, les shinobis ou de simples villageois, nombreux se réunissaient dans les bars de Kumo. Le Raikage n’y faisait pas exception. 

Alors qu’il errait dans les rues du village à la quête d’un endroit où s’installer pour laisser libre court au fil de ses pensées, le regard de Raizen croisa un homme à la chevelure pâle et à la carrure imposante. Cet homme lui donnait étrangement une sensation de déjà-vu. Bien qu’il possédait une vue qui lui permettait généralement de reconnaître les gens, le peu de luminosité l’empêchait d’en avoir la certitude.

Si sa première pensée fut de se demander pourquoi le Raikage se promenait seul, sa seconde pensée ou plutôt son second réflexe fut de le suivre. Portant un long manteau noir qui lui permettait d’être discret, Raizen se mit à suivre furtivement le Metaru. Suivre les gens sans se faire repérer n’était pas la meilleure compétence de Raizen. Ainsi, il prenait des précautions supplémentaires pour éviter d’avoir un regard insistant ou tout geste qui dévoilerait ses intentions.

Contrôlant son rythme de marche, il fut cependant contraint d’accélérer la cadence. Le Raikage était pressé et semblait très bien savoir où il allait. Sa démarche énergique était beaucoup trop inaccoutumée pour être réelle. Par le passé, chaque fois qu’il avait croisé de près ou de loin le chef du village, celui-ci semblait un peu plus relâché et beaucoup moins énergique. En d’autres mots, sa démarche habituelle se caractérisait en un seul mot : La flemme. Pourtant, il avait devant lui un comportement tout autre de ce à quoi il s’attendait. Sur le coup, le genin envisageait 2 options : soit il s’était trompé de personne ou soit le Metaru avait bel et bien une urgence.

Déposant lentement son long katana sur son épaule, le Meikyû était curieux de savoir là où son périple allait le mener. Allait-il se faire remarquer avant de découvrir la destination de cible ?
Aussitôt, il eut une réponse à cette pensée. Le Raikage venait d’entrer dans un bar. Fronçant les sourcils, une absence de surprise se dessinait sur les traits du jeune Shinobi alors qu’il entra à son tour dans la taverne. Raizen n’était pas surpris, mais il n’était pas impressionné non plus. À croire que l’appel à la boisson était très fort chez ce personnage qui avait était élu Raikage à l’unanimité.

Raikage-sama, c’est une surprise de vous voir.

Un des grands défauts de n’avoir aucune crainte envers l’autorité et d’être souvent prisonnier dans ses pensées était le suivant : le sentiment constant de connaître autrui. À force d’observer et d’analyser les gens, Raizen avait pour illusion qu’il connaissait suffisamment les gens au point de pouvoir les approcher en oubliant certaines règles fondamentales.

Ne prenant pas la peine de se rappeler à l’ordre, le regard sombre et inquisiteur de l’homme aux habits sombres prit contrôle de la situation.

-Je peux vous offrir un verre ? J’aimerais discuter avec vous si vous n’attendez personne.

Qu’il attende quelqu’un ou pas, son timbre de voix naturel n’invitait en aucun cas qui que ce soit à vouloir décliner son offre. Sa voix n’était en aucun cas intimidante, elle était juste trop neutre. Ce manque de position portait une connotation négative qui mélangeait bien des gens.  
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Dim 31 Déc 2017 - 17:05
- « C’est pas un verre que tu devrais m’offrir, mais toute une bouteille, tu sais… »

J’eus un sourire pour le gosse qui s’était approché de moi. Contrairement à ce qu’il pouvait croire, je l’avais senti me suivre. C’était là l’avantage d’être un maitre en sensorialité tout simplement. On captait rapidement qu’on était suivi et on pouvait réagir en conséquence tout aussi vite. Cependant, la nature de son chakra quand bien même étrange ne m’avait pas du tout alarmé. J’avais compris qu’il s’agissait plus de curiosité qu’autre chose, sans compter qu’il était difficile de tenter quelque chose contre moi en plein Kumo. Si je ne me surestimais pas du tout, je savais tout de même que j’étais assez compétent pour me tirer d’affaire, sans compter le fait que la ville grouillait de shinobis prêts à accourir pour me prêter main forte si jamais le besoin se faisait ressentir. J’avais donc été loin de paniquer. Ce qui expliquait mon rythme effréné de tout à l’heure ? Le besoin de décompresser tout simplement…

- « C’est pour le jeune homme ! Dont je ne connais toujours pas le nom d’ailleurs ! »

Qu’avais-je dis au barman en débouchant la bouteille de saké qu’il venait de me passer ainsi que le verre qui allait avec. J’aurai pu aller prendre tranquillement une table, mais je préférai rester directement au comptoir. Par cette façon de faire, je montrais également à la population que j’étais accessible. Le jeune ténébreux près de moi avait tout simplement de la chance. Ce n’était pas son approche qu’il pensait travaillée qui lui avait permis de pouvoir entamer un dialogue avec moi, mais bel et bien mon caractère assez ouvert. Après tout, si j’avais été un grincheux de nature, je l’aurai certainement rembarré très rapidement. Mais j’étais somme toute un brave zig. Un type sympathique qui aimait la picole et les choses amusantes: Les fêtes, les belles femmes, tout ça quoi… D’ailleurs, j’eus une pensée pour ma moitié qui me houspillerait certainement si elle savait que j’étais venu dans un bar. Ça n’allait pas manquer…

- « Alors ? De quoi voudrait me parler ce brave kumojin qui m’a gracieusement offert cette bouteille de saké ? Le Raikage n’attend personne et est tout ouïe ! »

J’eus un petit rire avant de renverser enfin le breuvage dans le petit verre avant de me l’enfiler cul sec. Et là, j’eus les joues toutes rouges, content. En vérité, je devais avoir fait un mois quasiment sans avoir avalé une seule goutte d’alcool. Incroyable mais vrai ! Avec tout le boulot que j’avais eu et les évènements qui avaient marqué le yuukan ces derniers temps, je n’avais pas eu une seule seconde pour moi. Mais maintenant que le plus gros de mon travail était plus ou moins bouclé, je pouvais déstresser tranquillement. M’enfin… C’était en attendant d’avoir des nouvelles d’Iwa, ça. Nouvelles qui n’allaient sans doute pas tarder. Mais en attendant ce fait, profiter de mon temps de libre était le mot d’ordre. Et ça commençait par boire jusqu’à plus soif. J’aurai même bien voulu boire au goulot, mais j’étais le leadeur de ce village. Il me fallait donc garder un certain maintien inhérent à mon rôle. D’où le petit verre en fait…

- « Barman ! Donne un verre à ce gamin ! J’veux bien consentir à partager ma bouteille. T’aimes bien le saké j’espère ? »

Le tout avec un gros sourire aux lèvres. Un sourire plus que ravi.
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Dim 31 Déc 2017 - 21:45

La situation prenait une tournure qui allait à l’encontre de sa nature, mais Raizen ne put s’empêcher d’afficher un long sourire sur son visage neutre. Le fait de devoir payer pour la bouteille de Saké ne le dérangeait pas. Bien qu’imprévu, il avait l’impression de recevoir un retour sur investissement qualitatif. En plus, le Raikage semblait d’être de bonne humeur et se nourrissait d’une dose de positivité qui était contagieuse. Soupirant, le jeune kumojin se décontracta un peu et prit tranquillement la coupe que lui offra le barman avant d’y verser une dose respectable de Saké. Sans attendre, il porta le liquide à double tranchant à ses lèvres et bu le tout d’un seul trait. Sentant le liquide enivrant relaxer ses sens, les joues de Raizen devinrent légèrement rouges.

-Santé!

Remerciant le barman, le Meikyu prit quelques secondes avant de se remettre dans le bain. S’il s’empêchait de penser au fait que le Raikage venait de commander une bouteille sur son compte, il était plutôt préoccupé par le sujet qu’il comptait aborder. Disons qu’il n’avait pas eu le temps de prévoir quoi que ce soit. Aussi drôle soit-il, il n’aurait jamais cru se retrouver dans une telle position. S’il parut perdu pendant quelques secondes, Raizen brisa la glace en se souvenant qu’il ne s’était pas présenté.

-Je suis Raizen Meikyû et j’espère ne pas avoir l’air jeune au point d’avoir l’air d’un gamin…

Ces paroles parurent arrogantes, mais la manière dont il le véhicula allégeait la situation. Pour le moment, Raizen était de bonne humeur et préférait mettre de côté sa facette un peu plus introvertie pour profiter du moment.

-Sincèrement, je ne sais pas vraiment par où commencer… il y a beaucoup de sujets qui me traversent l’esprit…

Paraissant indécis et un peu perdu sur le moment, la situation prit rapidement une autre tournure alors que le shinobi changea totalement d’approche. Aussi sec qu’une bourrasque, il entama prématurément un sujet qui aurait probablement mieux passé après quelques verres.

-Mais... je dois admettre que j’ai de la misère à comprendre pourquoi vous avez caché l’existence du fameux livre de Kumo pendant autant de temps et ce qui vous empêche actuellement d’y donner accès aux villageois...

Sa question était plus ou moins ouverte. Il anticipait toutefois une réponse très défensive sur ce sujet qui était probablement encore tabou bien que connu par le public. Malheureusement, l’expert en Fuinjutsu avait beau maîtriser les sceaux, mais ses lèvres n’étaient jamais scellées. La curiosité existait pour être nourrie et il préférait aller droit au but.
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Lun 1 Jan 2018 - 5:02
- « Tu sais vraiment pas comment amener ce genre de sujets toi ! »

Je lui avais répondu du tac au tac. Le ton avait été affligé, attristé et je remuai ma tête dans tous les sens. Sauf qu’après quelques secondes, j’arrêtai de faire semblant et j’éclatai de rire. Car j’avais effectivement joué la comédie. Mon fou rire ne s’arrêta qu’une bonne minute plus tard où je consentis à me servir un autre petit verre de saké avant de l’avaler cul sec. Y’avait pas à dire ! Le saké, y’avait rien de mieux dans le genre. Je ne supportais pas les autres alcools de toute façon. Celui-ci remportait la palme et de loin. Il était bon, délicieux même et il me brulait agréablement la gorge. C’était tout simplement le paradis. Des bouteilles comme ça, je pouvais en descendre une dizaine sans problèmes. Mais étant un homme fiancé, j’allais me limiter à deux ou trois, quelque chose comme ça…

- « C’est la première fois d’ailleurs qu’une personne me demande des comptes dessus, tiens… »

Et je ne mentais pas. Si le daimyo l’avait vu, il ne s’y était pas intéressé plus que ça. Les autres chefs de clans et autres membres de l’assemblée n’avaient pas jugé bon de me demander des comptes dessus. Soit ils n’étaient pas intéressés, soit ils n’avaient pas les couilles pour me demander des comptes sur ce fait. Mais la finalité était la même. Depuis le drame de Shitô, personne ne m’avait vraiment demandé des comptes dessus. Il y avait bien eu Shizen, mais c’était différent. Lui faisait partie du conseil et savait plus ou moins de quoi il en retournait. Le gamin qui me faisait face était donc le premier. Si on pouvait dire ça comme ça. Et il avait l’air futé. L’un de ces petits enquiquineurs qui aimaient chercher la petite bête. Pas détestable pour autant. Il avait la légitimité de demander et il m’avait payé une bouteille de saké.

Suffisant pour s’attirer ma sympathie, tout simplement…

- « Le premier point que tu dois savoir, c’est que seuls les doyens du village étaient au courant de son existence. Le shodaime Raikage ne l’a su qu’à son élection et a gardé le secret conformément aux directives et à la volonté des anciens.

Le deuxième point, c’est que je n’ai connu l’existence de ce fameux recueil qu’à Shito, comme tout le monde. Je n’ai rien caché du tout donc.

Le troisième point, c’est que ce recueil contient beaucoup trop d’informations dangereuses. Si c’est une arme stratégique pour notre ville, elle peut également se retourner contre nous.

Qui plus est, nous avons essuyé des trahisons et des infiltrations ces derniers temps. Un tel contexte ne me permet pas de tout dévoiler à tout le monde.

T’as l’air assez intelligent, je pense. Assez pour visualiser les conséquences d’un partage d'informations. Si on a encore un traitre ou un infiltré dans nos rangs qui en bénéficie, c’est la catastrophe, gamin. La catastrophe… »


J’eus un sourire avant de resservir le verre du Meikyû avant de sourire. « Cependant, je mentirais en disant que je ne pense pas à un moyen de faire bénéficier ces informations à nos troupes. C’est en cours de réflexion. On verra bien ce que le futur nous réservera à ce sujet… » Je me permis de passer ma main dans la chevelure de celui que je me plaisais à appeler gamin, avant de recommencer à boire. Vraiment, c’était le bonheur. Je tournai cependant mon visage vers le barman et certaines personnes qui semblaient épier notre conversation. Ces dernières fuirent rapidement mon regard en faisant mine d’être occupées à autre chose ce qui m’arracha un gros rire. A croire que ça intriguait pas mal de monde, ce recueil. C’était cette convoitise qui le rendait précieux. Plus que précieux pour Kumo, même.


Dernière édition par Metaru Shūuhei le Mar 2 Jan 2018 - 21:16, édité 1 fois
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Mar 2 Jan 2018 - 21:08
La patience était un art qui se développait au travers du temps. Ainsi, Raizen ne mordit pas à l’hameçon. Il savait que sa question était risquée, mais elle valait la peine. Par chance, la conversation prit une tournure intéressante. Aux yeux de plusieurs, le Raikage donnait parfois l’impression de ne pas être le genre de personne à réfléchir beaucoup, mais ce n’était pas le cas. Le chef du village gardait simplement son côté réfléchi discret. S’il n’exposait pas ses pensées comme une science infuse aux yeux de tous, il était toutefois très réactif. Bien que personne ne l’avait questionné à ce sujet, il était parvenu à livrer une réponse suffisamment convaincante pour obtenir le respect du ténébreux. Certes, il aurait pu s’abstenir de passer sa main dans sa chevelure, mais ce n’était pas si grave pour le moment.

S’esclaffant, Raizen prit le temps d’enfiler une seconde coupe de saké avant de sortir le barman de sa torpeur. Tant qu’à faire preuve de curiosité, aussi bien se rendre serviable.

-Encore un traitre ? 

Marquant une brève pause, ses yeux se fermèrent l’espace d’un instant. Cette information qui lui était inconnue était très intéressante compte tenu du contexte politique dans lequel se trouvaient actuellement les grandes régions. 

-Je comprends suffisamment la situation au point où j’espère que Kumo a aussi des espions au sein des autres nations… surtout à Kiri d’ailleurs.

Il était toujours plus facile d’avoir des espions au sein d’un milieu beaucoup moins organisé et beaucoup plus violent comme Kiri. Cette région possédait probablement l’armée avec le plus potentiel ce qui rendait d’autant plus important le fait de pouvoir collecter des informations pertinentes qui pourraient changer la tournure des événements. 

-Tant que le village arrive à en profiter d’une manière ou d’une autre, c’est intéressant. Par contre, les villages un moindrement intelligent risquent de s’y intéresser et de tenter de mettre la main sur ce fameux livre. Disons que ça pourrait être une arme clé pour comprendre beaucoup de choses. En plus, ça nous rend encore plus indispensables pour Iwa… Je dois admettre que j’aurais aimé pouvoir y découvrir certaines choses sur certains clans… mais je suppose que je risque de me heurter à un refus… pour le moment…

Curieux comme il était, le genin de Kumo ne pouvait s’empêcher d’explorer un second sujet. Il venait d’assumer que sa mission principale venait de dévier un peu de trajectoires. Le changement n’avait rien de dramatique, surtout que l’objectif final restait intéressant.

-Par simple curiosité, par qui était envoyé l’espion?


Raizen et l’art de poser des questions confidentielles…

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Mer 3 Jan 2018 - 23:03
- « Par le sôshikidan, comme d’habitude… »

Secret de polichinelle. Le gamin l’aurait appris tôt ou tard de toute façon. Ce n’était pas comme si l’information avait été classée secret défense, ce pourquoi je le lui avais révélé sans hésiter une seule seconde. Rien que le fait d’y penser me faisait presque mal au crane. Ils avaient agi au moment même où j’étais absent. Des fils de pute qui avaient bien joué leur coup en tout cas ! Le pire fut le fait d’ailleurs que l’espion n’avait pas été tout seul. Kaldea, jônin émérite de Kumo s’était finalement avérée être une traitresse à la solde du soshikidan. A croire que libérer Kâtenshêdo leur tenait vraiment à cœur. C’était là la preuve qu’elle avait une importance capitale dans l’organisation et qu’elle tenait des informations primordiales sur ses compères. Des informations qui pourraient nous être très utiles…

- « Pour ce que est du livre, seuls les jônins y auront accès s’il le demandent. Pour le moment, je ne tiens pas à ce qu’un genin y ait accès. S’il venait à être capturé et subissait une torture, il finirait par tout avouer. Pareil pour un lavage de cerveau. C’est trop risqué… »

Un jônin aurait surement la force de se tirer d’affaire ou n’hésiterait pas à mettre fin à ses jours pour protéger nos secrets. C’était comme ça que je voyais la chose. L’idée était extrême, mais en cette période de troubles, il ne fallait écarter aucune possibilité. Je savais que ma réponse allait plus ou moins contredire celle que j’avais déjà balancée sur le sujet, mais en réalité, je cherchais vraiment un moyen de partager toutes mes informations sans mettre les genins et le village en danger. Équation difficile à résoudre, mais j’étais sûr qu’à terme, j’allais arriver à une décision équilibrée et mûrement réfléchie. Une façon de faire qui arrangerait tout le monde. J’eus un sourire pour le petit gars avant d’avaler un autre verre, puis je me resservis encore. Y’avait pas à dire, le saké, c’était quelque chose quand même…

- « Bien avant Shitô, les grands villages n’étaient pas spécialement en relation. Du coup, l’espionnage au sens propre du terme n’était pas au programme des dirigeants. L’après Shitô a malheureusement mis tous les villages sur leur garde avec la menace du sôshikidan, rendant les infiltrations bien plus compliquées. Un espion œuvrant pour un autre village serait rapidement grillé, même à Kiri. Leur conjoncture actuelle pourrait donner des idées, mais cela reviendrait surement à se jeter dans la gueule du loup, carrément. Les choses ne sont pas aussi faciles ni évidentes qu’on le croirait, malheureusement… »

J’eus une mine plus sérieuse en lui répondant de la sorte. Ce garçon était brillant. Il devait être de la génération de Shizen, Hisao, Shojito et j’en passe… Sans pour autant être aussi expérimenté qu’eux. Ceci étant dit, il était sagace, du genre stratège et j’aimais bien ses approches et sa façon de penser. Même s’il manquait de tact, je trouvais sa franchise admirable ; et comme il pouvait le constater, il n’y avait pas besoin d’artifice pour m’approcher et tenir une conversation avec moi, même sérieuse. Il était après tout un soldat de mon armée si nous pouvions voir les choses de cette manière. Et s’il n’avait pas accès aux informations confidentielles, il avait néanmoins une idée sur la situation globale actuelle. De quoi nourrir sa curiosité et le pousser à réfléchir pour pourquoi pas me donner des idées qui pourrait m’inspirer…

M’enfin… En attendant, je le resservis encore une fois, histoire que le tout reste quand même convivial.

- « Tu as du lire les informations du Kunai émoussé ou je sais plus quoi, non… ? La guerre entre Iwa et Kiri est imminente. Ce n’est qu’une question de temps. Et notre village fera certainement pencher la balance… »
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Jeu 4 Jan 2018 - 4:29


La conversation devenait dangereusement intéressante au point qu’une lueur de malice venait de se dessiner dans les iris du genin. Lentement, mais surement, il mettait la main sur des informations qu’il n’aurait jamais cru obtenir. Le fait que l’espion était à la solde du sôshikidan et l’accès à la consultation du livre à partir du rang de jonin étaient des informations clés pour lui. Avoir un objectif était une bonne source d’encouragement. Toutefois, connaître les sous-objectifs nécessaires à l’atteinte de l’objectif principal l’était encore mieux. Comme si la situation n’était pas assez intéressante, le Raikage osa aborder un sujet auquel Raizen avait trop souvent pensé pour ne pas commander une autre bouteille de saké. La discussion allait être très longue pensa-t-il. Cette pensée fut accompagnée d’un enterrement interne de ses économies. Cependant, il n’avait aucun regret puisque le partage de savoir était inestimable. Certains risquaient leur vie pour obtenir des connaissances. Ainsi, sacrifier son porte-monnaie n’était qu’un sacrifice éphémère.

-J’en ai entendu parler, oui. Kumo risque d’avoir un grand rôle à jouer dans cette guerre. J’ai longtemps pensé à la manière idéale dont le Raikage devrait s’y prendre et j’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’y a pas de cartes parfaites à jouer dans cette situation. Même si à première vue Kumo semble avoir une main forte qui fera absolument pencher la balance d’un côté ou de l’autre, je pense que notre impact est surestimé.

Affichant un air beaucoup plus sinistre et sournois, Raizen se mettait dans la peau de l’ennemi. C’était de cette manière qu’il avait toujours réfléchi, en déconstruisant sa propre réalité pour pouvoir se fondre dans celle d’autrui. Tel un serpent, il s’appropriait mentalement un contexte comme s’il était sien pour examiner les multiples possibilités. Bien qu’impressionnant, cet exercice n’était nul autre qu’un entrainement. La plupart du temps, il en ressortait sans réponse. Parfois plus mélangé qu’au début, il réalisait que cette méthode avait de nombreuses contraintes pour les esprits plus faibles et trop empathiques.

-L’attention est tellement rivée sur ce que fera Kumô que les vrais joueurs arrivent à se mouvoir dans l’ombre sans réellement attirer autant d’attention qu’ils le devraient.

Souriant légèrement, le regard de Raizen flirta un court moment avec celui de son homologue afin de voir s’il comptait le devancer dans sa réflexion.

-À mon avis, le Shoshikidan jouera un rôle clé et sera probablement le cheval noir de cette guerre.

Absorbant une autre coupe de saké d’un bref geste, il laissait le temps au Metaru de réfléchir à ce qu’il venait d’avancer. Ses paroles paraissaient farfelues, mais elles avaient un sens. Du moins, c’est ce qu’il pensait.

-Au lieu de penser à comment faire pencher la balance, il serait plus ingénieux de réfléchir à comment limiter la bombe à retardement qu’ils représentent. Ce sont comme les espions, ils viennent de là où on s’y attend le moins. On les cherche souvent aux endroits qui sont les plus dangereux alors qu’ils peuvent très bien être venus sous la forme d’une jeune famille. Cette même famille peut paraître fragile, mais qui sait réellement comment elle éduque son enfant à la maison ? Pendant que tout le monde s’amuse à chercher des traitres parmi les hauts gradés, ce qui est primordial, l’ennemi s’assure les arrières en plantant des racines encore plus solides là où personne ne s’y attend. C’est un sacrifice court terme pour un investissement long terme…

Arborant cette fois-ci un air interrogateur, le jeune homme lança la balle dans le camp du chef.

-Que faire quand la racine empoisonnée est déjà ancrée sans que nous puissions la détecter avant qu’elle sorte du sol et fasse des ravages ?

Remplaçant temporairement le barman, Raizen versa un peu de saké dans la coupe de Shûuhei . Le geste qu’ilvenait d’effectuer symbolisait son désir d’en savoir plus sur l’homme qui menait son village.

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Jeu 11 Jan 2018 - 15:29
- « Et qui te dit que ladite racine n’a pas été détecté ? D’ailleurs, y’a-t-il vraiment une racine empoisonnée ? Est-ce qu’il faudrait céder à la paranoïa et verser dans l’extrême ? »

J’eus un sourire pour le jeune gars. Ces interrogations, maintes personnes les avaient eus et j’avais dû calmer leurs ardeurs. Céder à la panique et suspecter tout le monde reviendrait à rentrer dans le jeu du sôshikidan, à instaurer un climat social malsain et à voir émerger tout un tas de problèmes en plus de ceux qu’on avait déjà. Personnellement, c’était quelque chose que je voulais éviter. Bien entendu, je n’étais pas non plus assez laxiste pour m’endormir sur mes lauriers et ne pas m’inspirer de ces deux feux qu’avaient allumés les différentes intrusions à Kumo. Des mesures se mettaient en place lentement mais surement. Le tout se passait incognito. J’étais un partisan de la discrétion et jusqu’ici, cette façon de faire ou d’approcher les choses marchait bien. J’aurai pu expliciter certaines choses au genin pour qu’il soit rassuré, mais il valait mieux pour moi ne pas trop en dire. Il avait déjà été servi grassement par mes soins et les actions de mon conseil parleraient d’eux même tout simplement. Sa peur allait s’estomper avec le temps et il allait voir de lui-même que Kumo allait se redresser encore et toujours. Plus forte que jamais.

- « Par contre, tu te trompes largement quand tu supposes que tous les projecteurs sont braqués sur nous. Il n’y en a que pour Kiri et Iwa. Bien entendu, la scène internationale s’attend à ce que nous nous ingérions dans ce conflit, mais pas au point que nous puissions monopoliser l’attention autant que les deux belligérants. »

J’aurai pu continuer en disant que c’était lui qui sous-estimait plutôt la force de Kumo, mais je préférai ne pas trop rentrer non plus dans ce genre de débats qui occasionnerait des discours barbants et interminables. Du reste, je n’étais pas non plus un homme de parlotte mais d’action. Jusqu’ici, les discours m’allaient bien et je réussissais plus ou moins à tenir la casquette de l’homme politique, mais mon point fort restait la guerre. La guerre sous toutes ses formes. Je n’étais pas un type con, loin de là même. Mais discourir pour discourir ou trop l’ouvrir m’ennuyait. Un homme parlait avec ses poings, ses actions et c’était ce qui faisait sa grandeur surtout dans cette ère sanglante et obscure. Qui plus est, si j’étais venu ici, c’était non pas pour causer de tout ça mais plus pour décompresser. Les débats qu’ils avaient mis sur la table ne m’irritaient pas. Pas encore, d’autant plus qu’il pouvait m’apprendre effectivement certaines choses si je voyais notre conversation sou un autre angle ; mais c’était quelque chose qui pouvait arriver et je n’avais pas forcément envie d’être désagréable avec ce pauvre jeune homme curieux.

Pis, je lui devais un peu bien ça pour la bouteille qu’il avait payé.

- « T’as pas du tort pour le soshikidan ceci dit, hahahaha ! »

Sur ce gros rire qui trancha avec mes paroles précédentes et plutôt sérieuses, j’avalai mon verre une fois encore avant d’avoir un gros soupir d’aise ! Les femmes, l’alcool, la bouffe… La sainte trinité du bonheur ! Je pouvais également ajouter les siestes aussi, mais il en fallait vraiment peu pour être heureux ! Boire à jeun comme ça pourrait s’avérer fatal, mais j’étais fait de métal. « Mieux vaut que tu arrêtes de trop t’en faire. Je suis entouré de bonnes personnes et on mettra tout en œuvre pour que tout se passe bien à l’avenir. Pour le moment, concentre-toi sur ta progression. Grimpe les échelons et fais-toi une place au soleil ! » Que lui avais-je dis en passant une main dans sa chevelure comme on le ferait avec un gosse quelconque. Oui parce qu’il était encore un gosse à mes yeux. Du point de vue expérience on s’entend. On pouvait facilement spéculer sur des choses, mais la réalité du terrain était tout autre. Ce n’est qu’avec l’expérience et une plus grande perspective qu’on pouvait anticiper certaines choses et en prévoir d’autres. Il n’en était pas loin puisqu’il semblait éveillé, mais il lui manquait encore ce plus qui ferait de lui un grand shinobi.

- « Et si tu me parlais un peu de toi, plutôt ? Ta vie, ton quotidien, tes aspirations… Tout ce que je sais de toi, c’est ton nom. Pas intéressant pour continuer des conversations, tu sais. »
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Dim 14 Jan 2018 - 4:54



Cette fois-ci, Raizen pensait vraiment avoir apporté des sujets qui allaient rendre le Raikage pensif. Toutefois, il fut surpris par sa réaction. Contrairement à ses attentes, le Raikage fut celui qui le mit dans une situation où il devait réfléchir à sa prochaine réponse. En effet, le Raikage s’était contenté de balayer d’un bref geste de la main toutes les idées de conspirations que le jeune homme avait soulevées. Il les avait toutes rejetées sauf une : celle sur le Soshikidan. Content d’avoir tout de même pu apporter un sujet intéressant, le jeune homme ne comptait pas en rester là. Si le chef du village s’était voulu rassurant en lui offrant une réponse quasi politique, il se doutait bien que les problématiques qu’il avait abordées étaient probablement déjà en cours de réflexion auprès de ceux qui avaient cette mission. Autrement, le chef devrait changer son entourage et mettre des gens plus compétents autour de lui.

-Mes excuses…

Souriant brièvement, le jeune homme s’était tellement avancé sur le sujet qu’il vola quelques secondes de la conversation pour offrir au chef une réponse réfléchie. Ce n’était pas tous les jours qu’un individu de prestige s’intéressait aux gens de son village, du moins, pas de cette manière. Aux yeux du Meikyu, un titre restait un titre. Ainsi, il ne se sentait aucunement flatté par cette touche d’attention. Toutefois, il n’était pas stupide. C’était le moment, l’opportunité pour lui de parler de ses objectifs et ses rêves. Qui sait ce qui pouvait résulter de cette rencontre.

-Je doute que ce soit vraiment nécessaire de parler de mon passé. Je pense que mes aspirations sauront suffisamment exprimer quel genre de personne je suis et d’où je viens.

-Pour le moment, je suis encore genin, mais mon prochain objectif est de gravir les échelons jusqu’au rang de Jounin afin d’avoir accès au fameux livre de Kumo. J’ai besoin de comprendre certaines choses et ce livre risque fortement d’être utile surtout s’il contient bel et bien des informations sur tous les clans.

Marquant une pause, Raizen prit le temps de méditer sur l’approche qu’il comptait avoir. C’était une première, mais le tout venait surtout du fait qu’il détestait parler de lui-même. Ainsi, il tentait de trouver une manière constructive de répondre à la question sans avoir à s’attarder sur sa propre personne.

-Je suis obsédé par la connaissance et je passe le plus clair de mon temps à absorber le plus d’information possible afin de les réutiliser au moment opportun. Les shinobis m’intéressent de manière générale et je pense qu’il y a des limites qui n’ont pas encore été découvertes surtout au niveau du fuinjutsu…

Ne désirant pas s’aventurer trop rapidement sur ce territoire, le jeune homme bifurqua promptement de sujet.

-Je pense que les connaissances me seront utiles lorsqu’il sera temps pour moi d’être sur le terrain… D’une manière ou d’une autre, j’espère pouvoir contribuer positivement à la situation mondiale à plus long terme.

Alors qu’il pensait avoir couvert toutes les grandes lignes de ses objectifs, il ajouta une dernière chose :

-Ah … et j’aimerais mettre la main sur Kiba , les épées jumelles .

Si depuis leur rencontre Raizen s’était contenté de réactions de faibles intensités, son expression actuelle était à un tout autre niveau. Une lueur illuminait ses yeux lorsqu’il parlait de cette arme. Bien qu’il n’était pas matérialiste, il considérait cet artefact comme un trésor sur lequel il devait mettre la main. Les motivations justifiant son attrait pour cette arme étaient inconnues de tous…

-C’est à votre tour. Je me demande quel genre d’objectif peut avoir un homme ayant atteint le titre de Raikage.

Ayant pour réflexe de constamment jeter la balle dans le camp d’autrui, le genin réitéra sa soif d’information. Il était curieux d’entendre la réponse du dirigeant.





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Mer 24 Jan 2018 - 20:55
- « Kiba hein… ? Si tu as des capacités en kenjutsu, pourquoi pas ? »

J’eus un air songeur. Pourquoi cette épée en question ? Bonne question ! De ce que je savais du recueil, Kiba n’était qu’une épée électrifiant. Qu’est-ce qui pouvait être édifiant dans une telle arme quand on pouvait tout simplement se doter de deux lames made in Metaru et les recouvrir de raiton, tout simplement ? Le fait d’économiser son chakra ? Ou le fait d’avoir un élément que l’on n’a pas réussi à maitriser ? Si ça se trouvait, il disposait d’affinités autres que le raiton. Ce qui se comprenait. Mais même à ce stade, je n’arrivais pas du tout à saisir l’importance d’un tel projet. Mais bon, n’ayant pas envie de pousser ma curiosité plus loin, je ne lui avais pas demandé le pourquoi du comment. Je ne voulais pas non plus briser ses espoirs. Avec la situation actuelle et la politique étrangère que j’allais adopter pour Kumo, il n’était pas dit que le jeune garçon puisse partir à Kiri pour mener ses recherches. A moins qu’il ne prévoyait de nous trahir… ? Non… Il valait mieux ne pas y penser pour le moment.

- « Par contre moi… Heu… Eh bien… Hisser Kumo au sommet du monde shinobi serait pas mal ! »

J’eus un petit rire sur cet aveu. Un aveu qui suscita quelques applaudissements des clients présents ça et là. Si je ne parlais pas spécialement fort, il fallait croire que ma voix était audible par tous et que moult personnes épiaient notre conversation ! Ce fait m’étonna un peu, mais il finit par m’arracher un petit rire. Ce n’était pas comme si je lui filais des informations ultra secrètes en même temps. Si j’avais voulu le faire, je l’aurai éloigné de cette taverne et me serais certainement rendu à mon bureau avec lui tout simplement. J’attendis que les encouragements s’évanouissent pour reprendre la parole encore une fois : « A part ça, je suis comme tout le monde tu sais. Marier ma fiancée et avoir quelques bambins seraient pas mal, en fait. » Là-dessus, j’eus un petit sourire sincère en pensant très fort à ma belle Nora. Elle devait certainement m’attendre à la maison et les relents d’alcool qui m’épousaient allaient lui donner du grain à moudre pour râler délicieusement. Cette pensée était vraiment persistante, tiens…

Pourquoi ne pas la partager au final ?

- « D’ailleurs, en parlant de ma fiancée, cette dernière va vouloir me tuer. J’ai bu et elle aime pas ça. Que je boive ou que je fume… Aaaah les femmes ! »

Sur ces dires, j’eus un soupir. Tous les hommes du bar aussi. A croire qu’on partageait les mêmes galères au quotidien. On avait beau être des buffles, des hommes forts, des shinobis surpuissants qu’on filait parfois doux devant nos moitiés. Mis à part pour les barbares qui osaient impunément lever leur main sur leur femme -Bien que j’étais pas très bien placé pour les critiquer en sachant que Nora se mangeait constamment des claques au cul, qu’elle ait fait des bêtises ou non-, c’était comme ça et pas autrement. Sur cette pensée, je pris cette fois-ci la bouteille de saké que je levais avec force, le visage tourné vers les autres clients, l’air solennel ! « Santé les gars et vous laissez pas abattre ! » Ces mêmes gens levèrent volontiers verres et bouteilles avant que tout le monde ne boive cul sec ! Je le fis pour une fois au goulot et j’engloutis carrément la totalité du contenu sans aucun mal ! Si je n’avais pas la résistance du Tsuchikage actuel en la matière, j’avais tout de même une bonne descente. Et lorsque j’eus fini de vider mon bien, je fis signe au tenancier.

- « Une autre bouteille ! »

Avant de tourner ma gueule vers le jeune homme :

- « Et toi ? Tu as une petite-amie ? » Qu’avais-je demandé avec un sourire un peu moqueur aux lèvres.
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Sam 27 Jan 2018 - 19:08

Raizen éclata de rire quand le Raikage commença à raconter ses aspirations futures et à parler du fait que sa fiancée n’aimait pas qu’il consomme de l’alcool. Bien qu’il commençait à se sentir confortable, le jeune genin comprenait pourquoi. L’alcool était une substance qui entrainait plusieurs personnes dans une atmosphère assez particulière. Combiné aux émotions, le tout pouvait faire des ravages. Au moins, le Raikage semblait avoir l’alcool joyeux pour le moment, ce qui n’était pas de refus.


Engloutissant son verre comme tous les hommes dans le bar à la santé des femmes, Raizen laissa un petit rire se balader sur son visage. Il était rarement dans une situation nécessitant la consommation de beaucoup d’alcool, mais il trouvait le tout agréable. Ses sens semblaient s’être relâchés et son esprit connecté à un univers connexe de questions semblait être en pause pour le moment. Du moins, ce fut le cas jusqu’à ce qu’on lui demande s’il avait une petite amie. Sur le coup, il reprit ses sens et repensa pendant une longue seconde, réalisant qu’il avait quelque peu négligé cet aspect de sa vie depuis quelques mois...

-Haha, en toute sincérité, je pense avoir été beaucoup trop préoccupé par mes recherches ces temps-ci pour me souvenir que j’étais célibataire.

Bâillant tranquillement, il utilisa la bouteille nouvellement arrivée pour remplir leurs coupes respectives.

-Je n’ai que 24 ans, donc, pour le moment, je ne me mets pas vraiment de pression.

Levant sa coupe à sa propre situation, il avala de nouveau l’extrait de saké d’un bref trait. À force de suivre un rythme aussi prononcé, ça risquait de mal finir. Pourtant, il ne s’en faisait pas vraiment. Pour une fois, il avait l’impression qu’il pouvait se laisser aller.

-Disons simplement que je suis très difficile et que mes passe-temps n’attirent pas forcément tout le monde ?

C’était une manière brève de dire que le peu de gens qui s’intéressaient à lui restait la plupart du temps sur la façade de sa personne sans jamais creuser plus loin. De plus, il était rare qu’il ose ouvrir la porte à qui cognait.

-Mais bon, je ne savais pas que vous étiez fiancé...

Marquant un air inquisiteur, il laissa sa question en reste, puis décida finalement de la poser.

-J’avais plutôt l’impression que vous étiez en pleine phase expérimentale.

C’était une manière politiquement correcte de dire qu’il allait probablement voir ailleurs.

-Le mariage est prévu quand d’ailleurs?

Se fiancer était une chose. Cependant, le meilleur moyen de tester des intentions de mariage était lors de la planification de la cérémonie. Plusieurs restaient fiancés un an avant de se marier. D’autres passaient dix, vingt voire même trente ans sans jamais officialiser le tout lors d’une cérémonie. Si pour plusieurs les âmes n’avaient pas besoin d’une cérémonie officielle pour prouver leur engagement, d’autres l’évitaient éternellement.
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Jeu 1 Fév 2018 - 11:09
- « T’es vraiment culotté toi ! »

J’eus un sourire jaune pour le coup avant de former un gros poing que je lui flanquai sur le haut du crâne, plus pour le taquiner que le punir véritablement. Et puis, vu la puissance du coup, il l’aura réalisé de lui-même. Le but n’était pas de lui faire mal. C’était de toute façon un grand gaillard et même s’il n’était que genin, il n’aurait clairement pas mal pour si peu. Je finis par me retourner vers ma bouteille vide avec une mine plutôt dérangée. Ma très sale réputation de coureur de jupons me revenait en pleine face de temps à autre, comme ça. En même temps, il n’avait pas tort le gamin. Quand je repensais à ce que j’avais fait avec Asami dernièrement, il y avait de quoi m’accabler. Mais intérieurement, je m’étais promis que je ne toucherais plus une autre femme après le mariage. C’était un lien trop sacré…

- « Pour la date, j’en sais trop rien. Faudrait que je me trouve du temps à moi. Mais avec ce qui arrive… »

Me marier ? C’était pas l’envie qui me manquait ni les moyens d’abord et encore moins les sentiments ; mais bel et bien le temps ! Du temps, j’en avais pas. Je passais mes journées à donner des directives ou à remplir des papiers, des papiers et encore des papiers sans qu’il n’y ait de fin à cette galère ! C’était bien à cause de cette saloperie de paperasse que je ne m’étais pas présenté la première fois. De plus, Seijiro avait tellement l’air d’être un bon concurrent que je n’avais pas eu les couilles de le concurrencer. Pour moi, il était l’homme idéal, providentiel. Mais bien vite, je chassai ces pensées de mes esprits lorsque je vis ma nouvelle bouteille arriver. Le passé appartenait au passé. Mieux valait ne pas trop me morfondre d’autant plus que personne ne m’avait obligé à me proposer en tant que Nidaime.

- « Tu devrais revoir tes exigences à la baisse et te trouver une copine. C’est de ton âge. Tu as le temps, tu es jeune, tu es beau, profite ! Après, il sera peut-être trop tard… »

Notre ère était tellement sanglante et violente que tout pouvait aller très vite. J’avais beau être kage que je n’étais pas non plus exempt de tout accident ou tentative d’assassinats comme ce qui s’était passé à Tetsu. Une rencontre bien sombre et un voyage peu productif. Là encore, je finis par faire de l’ordre dans mes pensées, avant de commencer à ouvrir ma nouvelle bouteille. Je remplis ensuite un autre verre que je passai au jeune Meikyu à mes côtés, comme si j’avais pour objectif de le saouler. On allait bien voir comment il tenait l’alcool : « Sinon, c’est quoi ces fameux passe-temps ? Dis m’en plus ! » S’il virait dans le morbide comme une femme, je comprendrais automatiquement. Après, tous les gouts étaient dans la nature comme on dit. Il y avait peut-être une femme quelque part, faite pour lui.

- « D’ailleurs, tu es bien intégré ici ? Vous êtes combien de Meikyu à Kumo ? L’actuel Mizukage en est un d'après les rumeurs. Tu le connais personnellement ? »
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Ven 2 Fév 2018 - 5:57

Cet homme était beaucoup plus comique qu’il le pensait. Si Raizen n’était pas du genre à avoir le rire facile, ses joues commençaient légèrement à se relâcher pour faire place à une personne beaucoup plus décontractée, mais tout de même suffisamment résistance à l’alcool pour être pertinente.

-Je n’ai pas beaucoup d’exigence, mon style de vie actuel ne me permet pas de pouvoir accorder beaucoup de temps à quelqu’un d’autre, déjà que j’ai à peine du temps pour moi-même.

Soupirant par rapport à cette remarque, il réalisait qu’il se négligeait à de nombreux endroits. Que ce soit au niveau de ses heures de sommeil ou du temps qu’il passait pour se recentrer sur lui-même, il trouvait les proportions accordées à ces deux aspects peu suffisant pour combler ce dont il avait véritablement besoin. Ainsi, il ne pouvait pas être avec quelqu’un lui nécessitant trop d’attention.

-Mais bon, je tâcherais de m’en souvenir. Pour le moment, devenir Jonin reste ma priorité d’où l’objet de mes recherches. Je cherche à en apprendre davantage sur la manière dont il est possible de repousser les limites du corps humain. Je pense qu’à travers le Fuinjutsu et le Chakra se trouvent des voies inexplorées qui nous permettraient de découvrir un potentiel plus grand qui surpasserait nos capacités actuelles.

Marquant une pause, il réalisa qu’il allait trop dans les détails. Par moment, il arrivait qu’il noie le poisson dans l’eau. Malgré tout, c’était une mauvaise habitude qu’il continuait de trainer.

-Quant aux Meikyû…

Marquant une brève pause, il se remémora des souvenirs pas très luxurieux. Sur le coup, le jeune homme attrapa la coupe que venait de lui remplir son chef et le remercia d’un bref signe de respect avant de lever son verre aux aveux. D’un bref, trait, il absorba tout le liquide, à nouveau. D’ici une demi-heure, il risquait de ressentir l’effet de toutes les coupes de saké qu’il avait avalé d’un seul trait. Le tout risquait d’être intéressant…

-Puisque je suis arrivé à Kumo à bas âge, disons que je n’ai pas beaucoup de lien avec mon clan. Je les connais bien et sous de nombreuses facettes, mais leur mentalité ne m’intéresse pas. Ils sont beaucoup trop conservateurs à mon goût et limitent leurs progrès.

Bâillant, Raizen se risqua à flirter avec un terrain dangereux.

-S’il pouvait avaler de travers leur fierté et s’unir aux Uzumakis pour développer d’un commun accord le Fuinjutsu, je suis certain qu’on pourrait y voir une synergie miraculeuse.

Riant légèrement, le Kumojin se trouvait trop utopiste. Pour le moment, il était impossible que les Meikyu et Uzumakis travaillent d’un commun accord. C’était même impossible à un certain degré.

-Mais bref, j’ai aussi entendu que le nouveau Mizukage était un Meikyu. Je ne le connais pas personnellement, mais j’ai eu vent de son nom à de nombreuses reprises au sein du clan. J’ai aussi lu les livres qu’il a écrits. C’est très intéressant d’autant plus que nous avons environ le même âge.

Ne se décourageant pas pour autant, Raizen se contenta de fermer les yeux en tentant de garder sa concentration sur ses propres objectifs. Chaque chose en son temps. Il y avait plusieurs chemins pour arriver à Rome et il savait pertinemment que certains étaient plus formateurs que d’autres.

-Ça se passe comment du côté des Metaru? J’imagine que la dynamique Metaru,Suzuki et Nara a du être intéressante lors de la transition Nara- Metaru au poste de Raikage.


Blasphème. Le genin n’avait visiblement aucune gêne et n’hésitait pas à aller creuser le nez pour découvrir ce qui se cachait derrière la coalition importante de Kumo. Les trois familles dont il avait fait mention étaient les pièces maîtresses du territoire. Or passer d’un Nara à un Metaru avait le potentiel d’orienter la force vers un clan spécifique.
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Jeu 8 Fév 2018 - 2:31
J’passai aussitôt ma main dans la chevelure rêche du gamin…

- « C’pas bien de fouiner comme ça ! »

Je n’avais pas pris la mouche. Il faut dire que je sortais rarement de mes gonds d’ailleurs. Seulement, même sans m’être offusqué ou refroidi, il y a des choses dont je ne pouvais pas parler. Des sujets trop sensibles. Celui des trois clans l’était, encore plus quand il s’agissait de ce qui s’était passé au niveau de mon élection. L’amitié qui régnait entre les Nara et les Metaru avaient été légèrement ébranlée, sans pour autant être détériorée, mais il m’était difficile de mettre des mots dessus. Je n’avais pas envie de prendre le sujet à la légère. Des rumeurs pouvaient vite parcourir les rues de Kumo et me créer d’autres problèmes. Déjà que j’en avais pas mal avec tout le boulot que je devais abattre…

- « Tu vois cette p’tite cicatrice là… C’est le fameux Mizukage qui me l’a faite quand nous étions à Tetsu. »

Je lui montrai ladite cicatrice en pointait une partie d’mon sourcil gauche avant de sourire. Un sourire qui lui disait que si je l’attrapais, j’allais le démonter, l’étriper et répandre ses viscères au sol qu’il affectionnait tant puisqu’il semblait être un vrai pro du doton. Sur ce constat, je me retournai vers ma bouteille que je me mis à m’enfiler avec force au point que j’en vidais la moitié, une fois encore, cul-sec ! Une fois que j’eus été satisfait, je posai la bouteille devant moi, avec fracas, manquant de la briser, avant de fouiller mes poches pour faire sortir quelques billets que je tendis au barman qui vint vite les récupérer. Je lui fis signe qu’il pouvait garder la monnaie, puis je me levai de mon siège.

- « Bon. Ce fut un plaisir jeune homme, mais ma femme doit m’attendre là ! Passe me voir à l’occasion quand tu as un bout de temps. J’aime bien discuter avec les jeunes comme toi… »

Je l’ébouriffai une dernière fois, avant de prendre tranquillement la direction de la sortie non sans avoir salué tous les autres clients qui me rendirent ma salutation avec bon cœur. Kumo était vraiment le paradis sur terre. Si l’on omettait les quelques problèmes qui minaient son quotidien. Mais même en temps de paix, rien ne pouvait être tout blanc, tout rose. La vie était ainsi faite. Une fois dehors, je profitai de la brise fraiche qui me fit le plus grand bien, avant de me diriger calmement vers les quartiers résidentiels où se trouvait la demeure des Metaru. Nora allait me passait un savon, mais j’allais la soudoyer avec quelques brochettes de dangos. Le tout était maintenant d’en trouver…
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Jeu 8 Fév 2018 - 3:51

Dans la vie, il y avait certaines constantes qui ne changeaient jamais. Un exemple serait le bien et le mal. Quoiqu’il arrive, les deux phénomènes opposés risquaient toujours d’être présents. Bien que banal, le second exemple était d’autant plus vrai : quelqu’un ayant trop bu savait pertinemment quand il venait de dire quelque chose qu’il n’aurait pas du dire. Par pure coïncidence, Raizen était en train de vivre cette situation. Par le léger changement de ton de la part du Raikage qui se faisait un plaisir fou à jouer avec la chevelure du Kumojin, le genin commença à regagner ses sens, délaissant peu à peu le contrôle qu’opérait l’alcool sur son inhibition quasi inexistante.

De nature peu réservée sur ses propos, s’il se mettait à détruire totalement le moindre filtre qui lui permettait de survivre, il risquait de ne pas aller très loin. Si on veut, Raizen ne s’en serait pas seulement sortie avec une cicatrice similaire à celle gravée sur le Raikage. Il serait décédé et probablement six pieds sous terres.

-Le plaisir est partagé. Tout pour vous faire éviter de passer vos journées à remplir de la paperasse.

Se contentant d’une réponse assez formelle, il laissa le Raikage entamer la route vers son domicile. Profitant de ce court instant de solitude, il fixa sa coupe tout en tournant son doigt autour de celle-ci. Ce geste était si répétitif et hypnotique qu’il eut l’impression de s’autohypnotiser. Or, n’importe qui serait sorti d’un état d’hypnose en voyant le barman compter une telle somme d’argent. Se raclant la gorge, il fut reconnaissant pour ce geste qui lui sauva ses économies.

-Merde


Alors qu’il commençait à regagner l’emprise totale de ses sens, une idée fracassa ses pensées comme un éclair de génie. Dans un état de panique, Raizen entama d’un pas de course sa sortie du bar avant de piquer en direction du Raikage. Plus loin, il pouvait voir sa grande silhouette disparaître dans les ténèbres du village. Heureusement pour lui, il n’eut aucun mal à le rattraper alors que celui-ci marchait.

-Raikage-Sama, j’oubliais…

Reprenant son souffle comme s’il avait un message urgent à dire, Raizen termina le début de sa phrase.

-Affrontons-nous dans deux mois. Si je gagne, vous devrez me céder l’accès au livre de Kumo même si je ne suis pas Jonin.

Martelant ses propos comme si de rien n’était, le genin se tourna, lui offrant son dos. Si plusieurs s’attendaient à des remerciements, ils auraient tous perdu leurs mises. Le saluant d’un bref geste de la main, il entama une lente marche qui en disait long sur son défi. Peu importe de quelle manière le Raikage comptait retourner la situation, Raizen finirait gagnant. D’un sens, il avait l’opportunité de se battre pour un livre d’une grande valeur et de l’autre, il aurait l’opportunité de se mesurer à un combattant de rang S. Dans les deux cas, l’expérience risquait d’être enrichissante, qu’il soit défait ou perdant. Après tout, en aucun cas il n’envisageait la possibilité de gagner. Pourtant, il allait profiter des deux prochains mois pour s’entrainer et se préparer comme s’il espérait réellement gagner. C’était l’heure de tester la courbe de progression que pouvait avoir un shinobi malgré l’objectif peu irréalisable qui était fixé. De plus, certaines choses s'apprenaient par les poings.
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Saké et Raikage , ça rime non? [ Metaru Shuuhei ]

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