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Le perchoir d'argent [PV Takumi]


Dim 31 Déc 2017 - 12:20
LE PERCHOIR D'ARGENT
Feat Hyuga Takumi

Au delà des cieux, loin des cœurs heureux.

Du haut de son perchoir d’argent, la gamine scrute. Les neiges éternelles qui la bordent s’essoufflent là où les pas se font plus nombreux, où les cœurs chauffent à l’unisson. Iwa est un nourrisson qui s’éveille aux aurores avec les cris des travailleurs, ces mages alchimiques qui brisent, soudent et transforment. Forgeurs et brasiers, de quoi faire fuir les glaces nocturnes. Loin de ton pic d’argent, loin de sa monochromie. Iwa s’est paré des ses belles couleurs, les plus éphémères. Du mordoré au carmin, ces couleurs chaudes qui jouent justement les ultimes témoins de cette saison sèche.

Yume s’évade à sa façon : dans ses illusions. Se peignent alors de multiples scènes, des agitations, une vie différente. Des chutes, des plaisanteries. Dans ses rêves elle a ce sourire timide mais franc, ces gens qui l’entourent pas pour la couver mais pour raconter leurs histoires de la veille, leurs peines, leurs confessions.

- Yume-sama, il serait dangereux de vous rapprocher plus… La barrière n’est pas…

Le garde cesse derechef ses alertes à la vue du visage intransigeant de l’enfant. Elle ne voulait pas en entendre plus, mais elle ne pouvait pour autant le dire à la manière d’un caprice. Derrière elle se tenaient les dizaines de soldats, vêtus de la traditionnelle tenue Yamagenzo. L’homme recule en chien battu, comme conscient de sa mégarde.

Elle replonge alors son regard dans le vide, tâtant d’une main la balustrade qui effrayait tant. Il est vrai qu’elle vacillait, mais l’héritière était loin de reposer tout son poids dessus, elle en donnait juste l’impression. Par sadisme pour ces frileux, pour une vengeance muette. Qu’ils vivent avec la même boule qu’on m’a greffé au ventre !

L’autre main fait remonter le journal maculé d’une encre à la hâte. Un triste constat. La direction de celui-ci avait enfin changé d’épaule, fuyant les terres insalubres de Kiri. Qui voudrait de ce village. La signature de l’édito est brève et ferme. Une nouvelle impartiale, une vision externe de cette situation embourbée. 56 morts, 38 civils. Ils auraient pu arrondir à 39, songea-t-elle, imprimant son propre visage sur le papier décharné.

- Un beau visage aurait éclairci ce sombre papier.
- Pardon ?

Elle réitère sa moue désintéressée, voulant simplement qu’on l’ignore un peu. L’unité spéciale s’écarte de nouveau, ils savent l’intolérance au contrôle de la jeune fille, mais craignent encore plus le courroux du père. Le paon blanc roule avec calme la brochure avant de la glisser derrière la ceinture de son kimono (tout aussi cristallin qu’elle). Elle glisse finalement vers l’escalier central, celui qui mène droit au village.

Une fraction de seconde suffit à faire apparaître ces démons masqués en rang devant elle. Ils tranchent de leurs corps le passage, condamnent la gamine à sa propre prison, ses propres terres. Le daimyo n’aime pas que ses héritiers pavanent en ville, surtout par ces temps. Il a déjà perdu une fille (voire deux si l’on juge le bannissement de l’autre). Yume était donc sa dernière protégée en titre, son rêve à lui. Son égoïsme aussi.

- Poussez-vous, je vais en ville.
- Yume-sama….
- Ecartez-vous !

Une légère intonation et sa voix scinde les monts rocailleux. Elle montre ainsi ses faiblesses, son impatience, sa vulnérabilité à ses sautes d’humeur, là où elle devrait toujours rester noble. Parfois, même l’élite du village caché de la roche cédait à sa volonté de marbre, mais cette fois-ci, ils restaient plantés là comme les pions qu’ils devaient être. Ils avaient reçu des ordres.

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Mer 30 Mai 2018 - 8:00

Le dédale des artères iwajin, caractérisation même des changements à venir au sein du village. Les récents assauts ont, sans retenue, marqué la Roche à jamais. Le Shinigami a sévi, ne laissant que désolation et désespoir dans le cœur de bon nombre de ses habitants. Beaucoup se laissent aller, se laissent s’emplir de mélancolie, se laissent chuter. Chuter dans le gouffre de la haine, de la vengeance, celui d’une mise en abyme du sentiment ressenti - ils souhaitent la guerre. Takumi essaye, tant bien que mal, de souffler les cendres présentes et logées au plus profond de son être, de son âme. Celles-là même qui appellent au souvenir des défunts ; personne n’a été épargné par la frénésie de la Brume.

Une missive réservée aux forces spéciales lui est attribuée. Étrangeté à laquelle il n’avait point donné de réponse en premier lieu. Seulement, les autorités, elles, n’ont pas vu cela du même œil que lui. Bien qu’il ait annoncé sa démission du Yamagenzo il y a de cela quelques temps, il s’affaire toujours aux besognes de ce dernier. Manque de personnel ou efficacité du Hyûga, reste qu’il ne peut rien refuser à Iwagakure.

Rejoindre le domaine Byakuren et veiller à la sécurité des lieux. De toutes évidences, le seigneur du pays redouble à présent de prudence en ce qui concerne les siens. Ou alors est-ce pour sa propre personne ? Les bruits de couloir le dépeignent au père poule. L’on raconte que sa dernière fille est constamment parée de tissus immaculés, certains lui donnent le surnom de “paon blanc”. Une évidente touche de noblesse au milieu des rustres qu’incarnent les montagnards, notamment les Borukan. Y a t-il ici une similitude entre la famille du seigneur et celle du Shihainin ? Peut-être. Reste qu’il est somme toute différent de ses cousins et oncles, la bienséance ne l’intéressant en rien. Bien paraître pour bien paraître ? Plaire à l’audience ? Très peu pour lui.

Le territoire privé du seigneur l’impressionne autant qu’il le rebute. Takumi est du nombre de ceux qui font dans l’exubérance matérielle certes mais là, c’est clairement de trop. L’intégrer dans les rangs des masqués, une volonté des supérieurs, lui déplaît autant que cela lui déplaît de devoir œuvrer pour eux. Le policier reconnu et récompensé (vraiment ?) pour son rôle joué dans la chute des Hyûga ne supporte point la mascarade - enlève et jette le masque au sol - puis lâche un léger soupir. Il a malgré tout eu le droit de rester en tenue confortable, kimono et tongues, c’est dans le plus grand des calmes qu’il déambule. Rien à signaler si ce n’est l’apparition d’une crinière argentée qui finit par rencontrer les Tengus, ces derniers s’opposant à sa balade dans le village. L’évocation du nom de la peau liliale est révélateur, voici donc la princesse.

Ses iris dorées se posent sur la vraisemblable hystérie de la jeune femme. N’y a t-il point ici de la révolte, si ce n’est de la colère ? Ah, est-ce là cette princesse dont beaucoup ne tarissent point d’éloge sur le physique délicat qu’elle possède ? La noblesse et le manque de self-control ne vont pas de pair, c’est sûr. Mais la porcelaine qui se brise reste t-elle aussi silencieuse que le bosquet à l’orée d’une nouvelle journée ? Non, et pourquoi ? Tout simplement car ce qui est beau n’est pas destiné à se taire mais à faire preuve d’ardeur, que l’on parle de beauté de traits ou de grandeur d’âme.

Et bien, je ne savais pas que le sang bleu était capable de pareilles notes.

Il approche alors, doucement, puis une fois aux côtés des autres shinobis, s'arrête. Peut-être que quelques uns le reconnaissent, allez savoir. Parmi eux doivent aussi se trouver de redoutables guerriers. Seulement, pour le moment, lui seul laisse son visage à découvert. Pourquoi ferait-il comme eux ? Le pupilles pâles n’en a aucunement envie. Le kiseru au bec, il s'exprime à nouveau.

Que peut-il bien se passer pour que son altesse élève ainsi la voix ?

Lui parle t-il comme l’on s'adresse à une enfant ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non - rien n’est moins sûr.



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Lun 4 Juin 2018 - 16:22
LE PERCHOIR D'ARGENT
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Au delà des cieux, loin des coeurs heureux.

Elle avait beau user de son autorité, elle n'était guère plus que « la fille de » à leurs yeux. Des ninjas d'élites, menés en laisse comme de vulgaires chiens. Ceux qui avaient le pouvoir et la force de conquérir demeuraient à la solde d'un homme sans atouts. C'était là toute l'hérésie et la beauté des pays régis par des restes féodaux, qui évoluaient, certes, mais jamais à l'encontre des hauts placés. La princesse était donc l'oiseau qu'on couve, celui qu'on épargne, qu'on isole aussi. On lui avait donné les ailes pour briller, pour pavaner, mais pas pour voler. Alors elle se contentait de scruter les bas-fonds depuis le nid familial, et ce depuis toujours.

Cette barrière humaine, elle la connaissait par cœur. Des visages masqués, des vêtements uniformes. Tous les mêmes. Des clones à qui le Yamagenzo avait tout volé : Les noms, l'identité, la singularité... Le cœur. Une princesse entêtée aurait essayé de marchander. Une princesse mal élevée aurait levé là main, sachant parfaitement que personne n'oserait s'en détourner par peur de représailles. Mais une princesse rusée attendait l'opportunité de passer outre tout en étant crédible.

Un homme, probablement en ronde, s'était approché en réaction aux injonctions de l'héritière. Celle-ci retrouve alors un calme déguisé, en plus de prendre un air impatient. Un simple coup d'oeil vers le nouvel intervenant suffit à confirmer ses hypothèses. Il avait le regard vide, un regard précieux à Iwa. L'iris dépigmenté actait pour lui son appartenance au village, et par la même occasion, au monde cendré des combattants.

- Vous voilà enfin ; Vous êtes en retard

Son ton vire à l'intransigeance. On ne fait pas attendre une altesse, et on ne lui laisse encore moins faire la remarque d'elle même. C'est ce qu'elle aurait sermonné, si le rendez-vous n'avait pas été fictif, si son escapade improvisée n'en dépendait pas.

Les gardes croisent alors ce qu'on peut supposer être des regards, derrières leurs moulages marbrés. Une situation qui leur déplaisait forcément, puisque spontanée et non indiquée (les sangs royaux étaient comme des sinogrammes qu'on mariait de force aux planifications, chaque sortie étant actée et vérifiée à l'avance).

- C'est une requête personnelle faîte auprès du Yamagenzo, il va m'escorter pour la journée. Vous savez que j'ai besoin de rendre visite à la couturière !

Ils ne le savaient pas, puisque celle-ci faisait d'ordinaire elle même le chemin jusqu'à la maison royale, mais intensifier le sujet forcerait une réaction directe : Une chance qu'ils rentrent dans son jeu, une autre qu'ils hument la supercherie. Leur mutisme témoigne d'un entre-deux, mais leurs corps qui s'écartent marque le début de l'acceptation.

- Je serais rentrée pour le dîner

Victorieuse, elle s'avance avec une précision calculée. Ne pas croiser leurs regards, ne pas leur laisser le temps de se raviser. Espérer que le dernier interlocuteur la suive sans douter. La princesse ne se risque même pas à un coup d’œil en arrière, ce serait donner raison à l’ambiguïté de la scène. Elle descend les marches avec une confiance noble et précise.

La fin de l'ascension est marquée par le début d'une vie de village. Du bruit, de la poussière, des maisons encore prestigieuses mais qui se multiplient en écho aux nombres de familles. Ici chaque résidence était habitée ; Elles avaient ce côté fumant et chaud que n'avaient pas les pavillons princiers. Enfin, Yume s'autorise à une pause et à un demi-tour. Le Hyuga ne dérobait pas aux écrits qu'elle avait lu sur ce clan. Un trait gracile mais ferme, des yeux imprenables. La princesse mieux que quiconque connaissait la valeur de leur couleur, de ce blanc immaculé. La seule couleur qui contienne la totalité des nuances du monde, et pourtant celle que l'on ne voit apparaître que lorsque les autres sont absentes. Le paradoxe d'une vie.

Dans une moue réfléchie, Yume s'écarte de ses propres songes.

- Bien, merci pour votre aide. Vous pouvez disposer maintenant

Elle lache sa tirade comme elle l'aurait fait avec un domestique, sans chaleur ni aversion. Une simple phrase de routine, une habitude. La monotonie des rois.

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Dernière édition par Byakuren Yume le Lun 16 Juil 2018 - 22:53, édité 3 fois
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Sam 9 Juin 2018 - 18:08

Le paon blanc use de ses atouts et de ses atours afin de - visiblement - se sortir d’une situation qui lui déplaît. La voix de l’oiseau aux teintes liliales se veut des plus autoritaires, ce qui ne manque point de faire dessiner un très léger sourire au coin des lèvres du Hyûga. Il sait les femmes têtues et fortes têtes à Iwagakure et à l’évidence, la princesse du pays n’y déroge pas. Qu’à cela ne tienne, il jouerait le jeu auquel il lui plaira de s’adonner. Après tout, c’est bien elle le sang bleu. Lui n’est qu’un militaire à la solde de l’Ombre du village, lui-même ayant pour obligation d’obéir au père de la jeune femme. Un bien étrange schéma qui se dessine pour lui mais peu importe, ce n’est pas comme si ce monde avait cessé d’avoir du sens pour lui le jour où il avait achevé sa cousine en prison. La silence du pupilles pâles accompagne sans peine les élucubrations de la capricieuse tandis qu’il observe la scène d’un oeil averti. Même si il a sacrément envie de lui mettre une balayette laser et/ou de rire de la situation, il faut avant tout faire preuve de sérieux. Alors qu’elle s’élance et part en direction de la sortie du domaine, Takumi se tourne vers ses compères du Yamagenzo et lève légèrement les épaules ainsi que des bras tout en baissant légèrement la tête et en fermant les yeux, le sourire aux lèvres.


Désolé les gars, elle a choisi son champion !

Sur cette note de légèreté, il rattrapa sans avoir l’air d’un toutou - enfin si quand même un peu mdr - Yume. La démarche noble et soignée du sexe beau ne peut que s’auto-targuer d’éloges. À la regarder, elle aurait visiblement tout d’un dirigeant. Seulement, est-ce que l’apparence permet d’en apprendre le plus sur quelqu’un ? Non, bien sûr que non. N’hésitant point à hurler pour se faire entendre, nul doute qu’elle se fait actrice de comportements indignes de son sang. Est-ce l’inexpérience qui parle ? Est-ce un quelconque ras-le-bol qui s’exprime à travers ses excès ? Autre chose encore ? Il est encore trop tôt pour pouvoir le dire, et sincèrement, Takumi n’en a en réalité que faire. Si il s’avère qu’elle doive prendre la tête du pays un jour et qu’elle se retrouve à user de telles paroles, il serait le premier à lui donner la fessée qu’elle mérite. C’est toujours de la sorte que fonctionnent les nobles - certains Hyûga n’y dérogent point, mais restent minoritaires ceci dit - à toujours choyer leurs enfants comme s’ils étaient de vulgaires poupées fragiles. Ce n’est pas en les gâtant allégrement qu’ils connaîtront la dureté de la vie mais qu’importe. Encore une fois, elle se joue de la position de Takumi en lui parlant comme à un domestique. Sa réaction ? Un doux rire.


Pas de soucis, à ce soir princesse.

Faisant écho à sa phrase qui concernait le dîner quelques minutes plus tôt, c’est de légèreté qu’il joue en lui adressant la parole. Si l’effrontée désire faire un tour seule, grand bien lui en fasse. Après sa réponse, le chûnin s’arrête et salue avec avenance un vendeur de yakitoris. La nourriture populaire se vend bien et n’est pas forcément aux goûts de la haute société mais cela fait toujours son effet. Quoi de mieux qu’un bon morceau de viande pour caler un ventre ? Une logique qui n’est probablement que guerrière. Des brochettes sont déjà prêtes et on lui en sert une demi-douzaine sans plus attendre. Un peu impatient de pouvoir les déguster, il se place tout de suite en terrasse avant de regarder le paon - si il ne s’est pas barré depuis - et de commencer à déguster le met qui vient de lui être proposé. Est-il en train de la surveiller ? Pas du tout. À vrai dire, son regard se mêle plus à de l’indifférence qu’à une quelconque marque de respect. Une bouchée après l’autre, il finit par tourner le regard et ainsi profiter de l’eurythmie des plaisirs de la Roche. Peut-être ne l’a t-elle toujours pas compris mais Takumi la laissera se perdre dans le village, quitte à ce qu’elle finisse par se perdre au fin fond du quartier d’Iwajuku - un funeste destin que voici.



Cette journée a du bon et le comportement de la jeune femme aussi : au lieu de bosser, il peut se goinfrer. Que demander de plus ? Un massage ? Cela serait déplacé (issou).



Spoiler:
 

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Dernière édition par Hyûga Takumi le Dim 17 Juin 2018 - 3:58, édité 24 fois
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Jeu 14 Juin 2018 - 17:59
LE PERCHOIR D'ARGENT
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Au delà des cieux, loin des coeurs heureux.

Le paon épie, curieux. Sa cible n’effectue ni courbette ni surjeu. Son regard enneigé, aussi vide puisse-t-il être, n’avait ni intérêt ni dégoût. Jouant le jeu sans effort, comme si son chemin était voué à suivre celui de la princesse mais pour des raisons qui lui étaient propres. Ni chevalier servant ni bête enragée, le voilà en statue impassible, même lorsque Yume annonce sa progression en solitaire. Elle s’attendait à des rechignements, une demande de rançon (pas forcément monétaire ; son cachet avait un poids politique dans bien des infrastructures Iwajines) ou même une escorte forcée par « devoir ».

Il n’en fit rien. Une perle rare qui se met à rouler vers les premiers appâts culinaires du coin. L’odeur alléchante n’eu pas raison de la motivation princière. Elle sent malheureusement les premiers regards hagards se poser sur elle. Les Byakuren étaient divinisés car exposés tel des seigneurs hybrides ; nés des rêves mêmes du peuple. Les voir sans fioriture, sans escorte et sans festivités était déstabilisant, à la limite de l’intimidant.

Les souffles qu’on tait, les murmures qu’on étrangle. La plume blanche au milieu des foyers qui se gèlent. Les plus jeunes sont les seuls encore sous libre-arbitre ; certains lèvent les doigts, s’essayent aux commentaires, bien vite stoppés par leurs familles. Yume s’isole dans sa propre prestance, elle n’avait pas envie de jouer pour eux, pas aujourd’hui, mais ils avaient réagi plus vite que prévu. Quelques regards suffisent à lui chercher une issue vers l’intimité. L’anonymat est un met appétissant, assez pour pousser une héritière dans ses propres retranchements.

Elle se faufile, toujours submergée des prunelles qui parlent trop, dans une ruelle aussi épaisse qu’elle. Par chance, personne en face, quelques dédales de rues qui se joignent à elle mais rien de visuellement saturé. Des cloisons creusent dans les murs des tranchées verticales, les cachettes idéales pour les pudiques en quête de discrétion. Personne n’avait suivi au sol. La gamine se jette dans la crevasse noircie par l’humidité des âges (personne n’aurait pu nettoyer ici ? Iwa la salissante..). Elle retire méthodiquement la prestigieuse soierie qui borde ses épaules, faisant glisser de son long le vêtement. En dessous, une parure plus modeste, terne, bien loin de l’argenté qu’on aime lui coller à la peau. Des souliers volés, cheveux noués, un masque de papier. Le paon blanc n’est plus qu’un vulgaire pigeon de rue.

Le brouhaha avait repris son court dans les rues. Rassurée, la gamine se réinsère, visage courbé vers un sol de poussière. Cette fois-ci, son corps est accepté, peut-être même un peu trop. Un premier coup d’épaule et la voila déjà désarmée de son propre sang-froid. Pas d’excuse, les brutes avancent tels des animaux lourds et sans délicatesse. Roulement de tête, et maintenant ?
Plus d’une personne lui font remarquer qu’elle gênait. Dès qu’elle restait statique, on la contournait, parfois de justesse. Mais quand elle bougeait, elle devait slalomer entre des poisseux et des puants. Des odeurs, elle ne gardait que celles des viandes dont la graisse s’évaporait en nappe transparente. Le soleil répondait à l’appel de saison, faisant crier les cuissons de plus belle ; L’été aux portes d’un village qui ne demandait qu’à s’en remettre.

La nouvelle masquée, en balle de sport qu’on pousse de gauche à droite, s’échoue finalement à l’orée d’un commerce qu’elle reconnait : Sa succincte escorte l’avait abandonnée pour cette aguichante échoppe. L’odeur est grasse et grossière, mais appelle à la dégustation. Un ventre qui hurle, une main qui paie. Elle prend un simili charnier de ce qu’avait emporté le Hyuga, comme une enfant déboussolée qui ne savait pas quoi faire d’autre.

La foule continue de houler à la manière d’un océan qui se réveille, mais les pans de rues étaient comme laissés aux traînards, à ceux qu’on oublie (et qui voulaient l’être). S’adossant à un mur imprégné de la graisse fumante, la princesse n’épargne aucune critique interne quant à la propreté du village. Pourtant, elle n’a qu’une envie, dévorer son nouveau trésor comme la plèbe le ferait. Une main qui soulève de moitié le masque, une autre qui amène les brochettes à la goulue. Elle bâfre son dû sans pudeur. Derrière ce voile, elle n’était personne, qu’une jeune arrogante sans devoirs. Elle s’amuse même à jouer de ce statut, s’offrant les plaisirs simples qu’elle n’avait pas en haut. Ne pas se tenir droit, s’accroupir, se salir, manger dans la rue..

Quelque chose vient tirer la princesse de ses jubilations. Une petite main, pas plus grosse qu’une pomme sauvage, avait tiré sa toge avant de désigner les brochettes. Si elle avait pu grogner, l’héritière l’aurait fait. Le môme était sale et insistant. Un vrai mendiant. Plus par dégoût que par pitié, elle jette ce qui lui reste au visage du gamin. Un geste qui lui valut une attention nouvelle. Les frères, amis peut être collègues ou rivaux de plèbe s’avancent avec ferveur.

- Wowowoh, comment tu jettes ça toi ? C’est pas un chien mon petit frère !

Il retire alors de la bouche la brochette déjà à moitié engloutie (à la grande tristesse du concerné).

- Mange pas ça toi !

Le reste termine son chemin au sol, condamnant la viande à l’oubli. Ce qui semble être l’aîné pousse de la main l’épaule princière qui se retrouve plaquée au mur. Pour autant, l’oiseau ne pouvait pas déroger son regard de la viande maintenant salie.

- Déchets…

L’emprise de la poigne se renforce.

- Qu’est-ce que t’as dit ?!

Le masque se relève, une aura froide s’en dégage.

- Déchets… répète-t-elle A toi de voir si je parle de ce que tu as stupidement gâché ou d’autre chose.

Bien évidemment, le révolté ne pouvait que s’associer au terme, puisqu’il faisait écho à ses manières et sa façon de vivre. Un déchet humain. Un débris traînant qui était déjà en train de lever la main d’un air menaçant. Frapper une Byakuren ? En vicieuse, elle n’attendait que de voir sa réaction une fois le masque tombé.

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Dernière édition par Byakuren Yume le Lun 16 Juil 2018 - 22:54, édité 1 fois
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Dim 24 Juin 2018 - 9:20

Se délectant de mets populaires, le pupilles pâles se permet d’en commander trois fois plus alors qu’il active son byakugan et sonde les environs afin de suivre l’avancée ainsi que la progression de la princesse au sein de la Roche. Un sourire amusé aux lèvres, il l’observe de là où il se tient sans devoir tourner la tête. Takumi se met d’ailleurs à rire lorsqu’il la voit se jeter dans la saleté sans crier gare. Mais quelle timbrée celle-là. Le pétage de plomb est si facile à atteindre quand on a du sang bleu dans les veines ? Elle doit bien avoir une meilleure raison pour en arriver là, non ? Pour l’instant, la réponse ne vient pas et il se permet de l’observer comme un enfant observerait un signe en cage faire le pitre. Tandis qu’elle se confronte au physique de certains passants, c’est la brochette qu’il tient en main - précédemment engloutie dont il ne reste que le bâtonnet - qui tournoie doucement. Conscient du statut de la jeune femme, il reste cependant bien concentrer et observe tous les points de vue en même temps afin de s’assurer qu’elle ne craint rien. Du moins, rien de grave.

Le paon masqué progresse et le Hyûga cesse d’user des talents de son clan quand il arrive à vue d’oeil. Toujours en train de grignoter, il ne garde uniquement qu’une oreille attentive à la scène qui se joue non loin de sa personne. L’ange déchu se voit réduit à se nourrir comme un simple mortel puis s’attire les foudres de la populace. Ah, ses mots sont durs et c’est un sale caractère qui anime celle qui avoisine son propre âge. Désespérant. C’est donc ce qu’elle souhaite faire une fois la vigilance de ses gardes endormie ? Pourquoi pas hein, c’est un concept comme un autre.

J’suis un pédé si tu t’excuses pas tout de suite !

Le jeune homme arme son poing, les proches le chauffent tous puis le coup part finalement. Juste avant qu’elle ne puisse atteindre le visage de la forcenée, sa main semble s’arrêter subitement en chemin puis part violemment de l’autre sens - assez pour le faire s’écrouler au sol devant le sang royal. Le vent lui-même a, semble t-il, sauvé la mise à la noble sauvage cette fois-ci. Encore une malice de Takumi alors qu’il mange une énième brochette tandis qu’il joue de l’index d’une de ses mains pour manipuler les habits de l’agresseur dans le but de l’aider à se relever.

Voyons voyons, nul besoin d’en arriver aux mains mes amis...

Avec toute la grâce de son rang et de son sang, il se lève en prenant soin de saisir les cinq derniers yakitoris qu’il lui reste puis vient se placer entre Yume et son détracteur, faisant face à cette dernière et la regardant de haut, léger rictus dessiné au coin des lèvres. La foule se permet quelques commentaires, des chuchotements pour la plupart mais qui finissent par se révéler être un écho redondant au bout de quelques secondes à peine.

Oh c’est le Shihainin…

Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas revu…

On raconte qu’il a démissionné des forces de police...


Peu importe les dires, le pupilles pâles reste impassible aux remarques et sourit toujours. L’odeur de la viande et les senteurs de la sauce se veulent alléchantes pour quiconque se trouverait à proximité. C’est d’ailleurs ce qui attire le petit qui avait la dalle juste avant, ce dernier tirant alors doucement et timidement sur le kimono de l’ex fukutaicho. Soucieux du bien-être de ce dernier, il lui refile généreusement trois de ses précieuses brochettes puis lui fait signe de partir après lui avoir fait un patpat.

Toi là, le ou la masqué(e) ! excuses toi, ton comportement n’est pas digne d’un habitant de la Roche.

Tendant les deux brochettes restantes juste en dessous du nez du paon blanc - comme pour l’accuser de son doigt dans un tribunal -, la scène qui a lieu a tout d’une pièce de théâtre. Un petit public est présent, deux acteurs s’apprêtent à communiquer leur ultime bafouille et même quelques passants commencent à se prendre au jeu et envoient quelques piécettes aux pieds de la princesse et de Takumi. Peu importe la réaction de cette dernière, peut-elle réellement se permettre de faire honte à son nom en retirant son masque et en usant de caprice à nouveau ? Ou alors préfère t-elle commencer à ravaler sa fierté et peut-être aura t-elle le droit de se délecter des deux brochettes qui se tiennent sous son nez ? Dans un cas comme dans l’autre, des concessions devront être faites.

Quel vicieux, il s’amuse à se jouer d’elle et en public tout en sachant qui se cache derrière ce masque.





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Ven 6 Juil 2018 - 17:18
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Au delà des cieux, loin des coeurs heureux.

Le poing vole et s’arrête sur l’invisible. Toi devant, lui piégé. Il a frappé de toutes ses forces une chose qu’il ne pouvait atteindre. Ton rang ? Ta noblesse ? Surprise rassurante, comme si la plèbe était vraiment coupée de tes sillons. L’air est intrépide, insaisissable : assez pour que tu ignores complètement ce qui avait pu te protéger. Ton acquis était simple, si l’on voyait les Byakuren comme des élus divins, qu’il en soit ainsi. La rage du gamin s’était retournée contre lui, le voila au sol avec ses déchets qu’il n’assume pas. Poids du sort ? Ironie fantasque ? Peut-être apprécierait-il un peu mieux la crasse des ces ruelles maintenant qu'il s’y trouvait planté comme le vulgaire rebelle qu’il voulait être.

Le garnement aurait pu réitérer ses propos de colère si une silhouette n’avait pas clamé l’accalmie. Sa voix résonne en goût de déjà-vu. Pas besoin de tourner la tête pour comprendre que ton « escorte » précédente s’avançait au milieu d’une foule intimidée. Les mêmes ratés jettent alors leurs maigres connaissances en ragots indiscrets. Le Shihainin ? Son renom semblait le précéder, vu la réaction générale des passants. Certains se terraient dans un mutisme froid, d’autres exposaient toute sa vie sans une once de délicatesse. Il appelle alors à l’excuse publique, ne manquant pas de prendre des airs de moralisateur. Un fuyard de la police cherchait à te faire la leçon ? Ta seule réaction est un sourire serein qui se dessine derrière ton faux visage. Rieuse, tu jouerais presque le jeu. Un jeu nouveau, un jeu sans arbitre. L’unique ludisme ou tu étais celle qui ferait la révérence et non pas l’inverse. Prenant gare à avoir une voix torturée, tu rétorques :

- Oh, excusez-moi alors si vous vous êtes senti insultés – ton regard se tourne vers la bande de jeunes qui n’osait plus faire un geste, conscients de l’attention nouvelle que la présence du Hyuga leur apportait – Allez y, faîtes bonne figure maintenant que l’œil du monde est sur vous. Je ne faisais que décrire le triste état de mes brochettes.

Un ton implorant presque théâtral, si bien joué. Tu jubilais, c’était agréable de jouer sur les mots, de paraître sage quand on est en réalité critique.

- C’est que nos rues sont si délabrées, c’est d’un triste… Peut-être faudrait-il recommander à notre police de mieux encadrer les travaux publics ? Je rêve d’une Iwa sans salissures, pas vous ?

Ce n’est pas une question, c’est une accusation. L’assemblée devient spectatrice aphasique, témoin de ce qui pouvait ressembler à un début de joute verbale. Tu venais d’avoir vent de son passé, impossible pour toi de ne pas riposter à ta manière. Une première dame dont les cheveux tiraient sur le gris se met à hocher frénétiquement la tête. Elle avait probablement interprété ta complainte à son degré le plus primaire.

- Oui oui oui, la dame a raison ! On ne peut plus avancer sans tomber sur des débris ! De mon temps on savait s’organiser pour respecter notre environnement.

Un sourire qui devient carnassier. L’ancienne venait d’ouvrir les portes des lamentations, et voilà la marée qui s’y jette sans retenue. Les voix s’échauffent, taraudent et jugent. Tantôt on accuse les travailleurs, tantôt on les protège. Une vague se jette en ta faveur, une autre tente de modérer, la dernière s’offusque car elle est assez finaude pour comprendre le message caché. Les juges contre blâmes, chevaliers contre assaut. La cacophonie naissante fait table rase de ta position et de celle de l’ancien militaire. Inondés sous les paroles, dans ce torrent désapprobateur, Le Hyuga et toi étiez finalement isolés, camouflés par les ardeurs des autres. Qu’ils hurlent, ça te ferait moins de salive à gaspiller.

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Dernière édition par Byakuren Yume le Lun 16 Juil 2018 - 22:55, édité 1 fois
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Jeu 12 Juil 2018 - 17:04

Le paon est malin et joue de gymnastiques afin d’éviter le problème verbal - le physique ayant été écarté sans problème. Plaidant la cause de ses brochettes, tu ne peux que sourire en te tenant le menton puis en hochant machinalement la tête. C’est vrai. Ces brochettes, elles ne méritaient clairement pas un si triste sort. Tu es effaré et ne peux que comprendre la détresse qui est probablement en train d’accabler la princesse. Outré. Oui, tu es outré. Qu’à cela ne tienne, tu fais signe à un marchand de faire venir d’autres brochettes. Une telle perte se doit d’être remboursé ; un tel vide n’a pas de raison d’être. La faim est un terrible ennemi, surtout pour tes concitoyens, surtout pour la byakuren, celle dont il faut prendre soin (disent-ils). Mais alors que l’on t’ammène ce que tu as quémandé, l’insolente se permet. Elle se permet ce qui te semble peu voire pas acceptable, surtout de la part de celle qui sera censée détenir un titre : celui de sa sainte seigneurie.

Cependant, après avoir tapé dans le premier yakitori, tu acquiesce à ses idées en levant le doigt.

Amh, fveu msui d’accord ! - en agitant une brochette devant l’audience puis tu avales la viande qui se trouve dans ta bouche - Pour avoir été dans les forces de police, je ne peux qu’être d’accord !

La plèbe se veut étourdie par le fait que tu accordes de l’importance à ce que tu dis une crasseuse qui porte un masque au goût douteux. Certains commencent à réfléchir mais sans plus, ils suivent cette dernière dans son avis et se mettent à remettre en question de la travail de tes anciens coéquipiers. Tu esquisses un petit sourire puis vient offrir deux brochettes à ton interlocutrice. Jetant un coup d’oeil volontairement indiscret à ses courbes inexistantes, tu lui fais le regard du gars un peu déçu par ce qu’il vient de voir.

Mais le problème vient d’au-dessus ! Quand j’oeuvrais encore au sein des forces spéciales, les moyens mis en place et le budget accordés à nous autres les policiers étaient effarants. Ô villageois de la Roche, ne prenez pas en joute vos protecteurs mais ceux qui leur donnent des directives !

Le calme vient peu à peu s’imposer même si quelques uns semblent dubitatifs. Bon, il est clair que tu n’aurais pas démissionné pour une telle futilité, le manque d’argent ne te guette pas, loin de là. Par contre, l’organisation était - et l’est toujours - catastrophique. Pour peu que quelqu’un ait de l’influence, il peut bien y faire ce qu’il veut. Comme un peu partout dans le Yuukan mais ici, cela t’avais semblé être de trop. Il y avait ce quelque chose que tu ne voulais plus côtoyer.

Les fonds font défaut à vos policiers, iwajins. Si vous avez des plaintes, levez-vous et allez en parler au Kage !

Le peu de personnes qui s’étaient chauffées après tes premières paroles se sont rapidement calmées. Tu soupires un peu, exaspéré par tant de lâcheté, puis repense au Nidaime. Il est vrai que cette personne est… enfin, est reconnue pour ses excès de colère. De manière générale, personne ne vient lui chercher des noises ou lui reprocher quelque chose. C’en devient limite triste. Tu regardes toujours le petit être face à toi, impatient de savoir ce qu’elle veut bien inventer comme connerie pour s’éclipser ou chercher à t’enfoncer encore plus. Le point fort étant qu’elle est masquée, si tu lui colles une rouste devant tout le monde, tu ne devrais avoir aucun problème. Enfin… En théorie.



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Dim 22 Juil 2018 - 18:22
LE PERCHOIR D'ARGENT
Feat ton Partenaire

Au delà des cieux, loin des coeurs heureux.



Au fond, quelque chose naît. Ce petit jeu de rôle devenait amusant, et bien au delà ; il se transformait en une plate-forme qui soulevait toutes les facettes du caractère que tu avais restreint pendant 17 années. Parler sans sourciller, sans hésiter, sans stigmates. Te voilà vulgaire enfant de rue, comme eux. Tu peux les juger sans frissonner à l'idée des répercussions : tu peux les réveiller ou les endormir par la force seule de tes mots, et non pas par un titre qui te donnait le tout clefs en mains. Se battre un peu, échanger sur une force nouvelle, loin des diktats de noblesse. La remarque du Hyuga te vise indirectement ; tu t’associais à tout ce qui pouvait diriger ou jaugeait de haut. Il parlait de budget, d’un résultat en ricochet à la misère financière du statut militaire. Pourtant Iwa était ville de richesses, mais peut-être avait-il appuyé sur un point qui était oublié : qui montrait l’inégalité de la répartition patrimoniale. Tes bras se croisent sur ton buste, signe de la perplexité qui t’envahis. Le feu avait changé de camp, il avait ravivé des mœurs que tous ne comprenaient pas jusque lors, toi comprise. La cohue s’exclamait donc sur cette irrégularité salariale, débattent sur la prime qui devait être associée aux risques encourus en tant que soldat d’Iwa. Si la forme était discutable, le fond avait un sens, une légitimité. Te voilà happée par tes propres questionnements ; Aurais-tu un quelconque impact décisionnaire dans ce genre de débat ? En tant que princesse, probablement, mais en tant qu'anonyme, beaucoup moins.

- C'est quelque chose que j'ignorais, difficile de connaître le fonctionnement des milices sans en faire partie.

Une réponse honnête. Tu n'as jamais eu de salaire, tu n'en connais ni le sens, ni le besoin. Tu possède sans avoir : N'ayant jamais reçu d'argent, puisque tout le monde au palais s'adonnait aux achats à ta place. Quant à la hiérarchie militaire ; Tu en étais si loin ; la seule vision que tu en avais se faisait au travers de l'escorte qui t'étouffais sans arrêt (et donc, plutôt négative).

A la volonté du shinobi de communiquer sur ces manques budgétaires au Kage, les passants s'éteignent, amenuisés jusque dans leurs faits et gestes. Ils n'oseraient jamais ; l'admiration créait également la peur. Ennuyer l'Ombre de la roche pour des histoire d'argent leur paraissait soudain déraisonné. Parce qu'il pouvait avoir la main lourde, la colère sauvage. Parce qu'il était un Borukan pure souche et que son caractère volcanique intimidait les plus faibles. Pourtant, c'était son devoir d'entendre les appels de son village, même du plus isolé des civils. La seule justification à cet oubli serait un manque de temps. Son intronisation avait fait suite à un meurtre sanglant, à une décapitation qui était une lettre ouverte : Des menaces et de la haine. Iwa était au centre d'une guerre externe qui avait souillé ses murs. Un Kage qu'on investi en faisant couler le sang, c'est un Kage qui sera appelé par celui-ci. Et Akimoto n'avait pas dérogé à cette règle, ne manquant pas de tuer un seigneur féodal sous le joug de la colère. Un cœur ravagé, obnubilé par le côté combatif des événements. Vivre par le fer, pour le fer, oubliant même les fondements essentiels à l'autosuffisance d'un village.

- Si je peux me permettre... Peut-être que vous pourriez faire ce genre de réclamations directement aux puissances supérieures ? Les Byakuren.. Après tout, ils sont là pour ça, non ?

Rire interne, combien de fois avais-tu vu des paysans faire la chaîne humaine devant une porte que l'on ne leur ouvrirai jamais. Parce que la cruauté était sans limite ; Les gardes n'appréciaient guère d'accorder audience aux civils. Ils redoutaient le pire, voyant en eux des impies prêts à tout pour renverser le trône. Plus jeune, tu avais bien tenté d'obliger ces fichus soldats d'être plus laxistes sur leurs sélections (car au final, la plupart des demandeurs qui pouvaient rentrer étaient de classe aisée, drôle d’ironie), mais leur seule réaction fut de t'enfermer de plus belle dans une annexe à la maison mère. Des semaines d'attente, séquestrée et incapable. Quelques essais seulement avaient suffis à te faire abandonner définitivement l'espoir de les convaincre un jour.

Aujourd'hui, les méthodes étaient différentes, plus rusées, plus sinueuses. Ton âge grandissant jouait également en ta faveur ; On te donnait de plus en plus d'importance. La poupée gâtée servait maintenant à représenter d'une nouvelle manière le sang royal. Plus jeune, plus délicate. Tu étais éduquée en pantin parfait ; même si tu étais étrangère à leurs vies de citoyen, ton cœur battait de la même frénésie. Une forme maladroite mais un bon fond. Le même scénario, qu’il soit d'en bas, ou d'en haut.



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Le perchoir d'argent [PV Takumi]

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