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Tournée générale. | ft. le frangin Reisei.


Dim 31 Déc 2017 - 19:07


Tournée générale


Ce n’était pas d’elle, ça ne lui ressemblait pas. Mais elle avait le mal du pays et le vague à l’âme. Un pas après l’autre dans ce village dont elle ne savait rien, Sakuya errait en quête de quelque chose de stimulant à faire. N’importe quoi, pourvu qu’elle puisse oublier son malaise, encaisser ces premiers jours qui ne l’avaient pas encore vraiment convaincue que son futur ici était brillant.

Non, vraiment, ça ne lui ressemblait pas, d’errer de cette façon sans but, de ne pas se donner à fond, au double de son énergie, pour offrir son énergie aux gens dans le besoin. Un pas, puis un autre. Une maison, et une autre, une rue, un quartier, elle ne savait plus où elle était et ne cherchait pas vraiment à se repérer. La nuit tombant, certains coins du quartier commerçant ne perdait pas en gaieté. Peut-être qu’avec les événements récents, nombreux étaient les Iwajins à ressentir le besoin de s’amuser pour oublier les conséquences funestes de l’assaut Kirijin sur le village. Songeant qu’elle n’avait pas encore cédé à l’appel des délices du village caché de la Roche et qu’un coup de blues était un bon prétexte pour s’y mettre, la Hoshino se laissa happer. En déambulant dans les rues, elle remarqua un troquet à l’ambiance festive. La clientèle avait l’air certes plutôt joyeuse et échauffée par l’alcool et la chaleur humaine, mais elle n’avait pas l’air trop brutale non plus. Un établissement respectable, à première vue, comme pas mal de choses à Iwa.

Un regard à gauche, puis à droite, un coup de main vers son sac pour vérifier qu’elle n’arrivait pas les mains vides sans un sou en poche, et la médecin se décida. Elle entra dans la salle d’un pas décidé, la tête baissée, détaillant discrètement chacun des clients d’un oeil circonspect. La jeune femme ne savait pas exactement à quoi s’attendre mais surtout, elle n’était pas certaine d’y avoir sa place. Trouvant miraculeusement un endroit isolé pour s’installer, elle s’y terra furtivement, non sans commander de quoi s’embrumer l’esprit au saké pour un petit moment. Elle ne voulait parler à personne si ce n’était elle même tant qu’elle ne serait pas dans un état second. Entre le départ de Tetsu, l’arrivée fracassante de sa fratrie à Iwa et les événements récents, une seule envie la prenait : faire le vide, totalement.

Au bout de quelques coupes de saké, elle se sentait déjà atteinte par l’ambiance chaleureuse du lieu. Pas au point de se mettre à discuter avec des inconnus - il ne fallait pas pousser tout de même - mais elle arborait tout de même un demi sourire, cachée derrière ses mèches bicolores, témoignant pour qui la connaissait bien de la chute des barrières de politesse et d’étiquette qu’elle posait quotidiennement entre elle et les autres. Mais, soudainement, un coup d’oeil à l’entrée de la salle effaça son sourire. Une tête connue venait de faire irruption dans cet endroit qu’il devait déjà bien connaître. Dans un réflexe un peu ridicule et un mouvement grotesque, Sakuya tenta de cacher son visage de son bras tout en portant une coupe de saké à ses lèvres. Oubliant que s’il fallait qu’un proche la remarque dans un endroit pareil, ce serait sans doute en remarquant sa chevelure atypique plutôt que son visage. “Non non, merde merde merde…”


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Dim 31 Déc 2017 - 20:04

La nuit commençait à s’étendre sur le village de la Roche et Reisei se décida à se changer un peu les idées. Il avait eu une grosse prise de bec avec sa sœur à peine arrivé. Probablement même la plus importante depuis qu’ils étaient en âge de se taper dessus. En un sens, il était tiraillé. D’un côté, il avait dit ça pour son bien, pour qu’elle réussisse à passer outres ses défauts. De l’autre, il avait bien vu qu’il l’avait blessée plus profondément et sérieusement que par son comportement habituel. Ils ne s’étaient pas reparlés depuis.

C’est donc l’âme un peu en peine et avec l’envie de faire table rase via une bonne cuite au saké qu’il se dirigea d’un pas décidé vers une échoppe, celle-là même qu’il avait déjà repérée et visitée à suffisamment de reprises pour être considéré comme un habitué, voir un pilier de bar. A peine entré, il adressa un signe du menton au tenancier et alla s’installer à sa place habituelle, en retrait de l’entrée. En plus de lui éviter d’avoir à subir les passages incessants de clients, cette position avait été murement choisie pour qu’il n’expose pas son dos et qu’il ait une vision sur presque l’ensemble de la salle. Il faut croire que les leçons du vieux, inculquées à coup de latte, avaient laissées des traces dans le comportement du jeune homme. Cette pensée adressée à son pays lui tira un léger sourire tandis qu’il entamait son premier cruchon.

*les coupes, c’est pour les fillettes*

Une fois arrivé au troisième, les joues légèrement plus rouges il remarqua une personne adossée à l’opposé de la pièce et qui faisait visiblement beaucoup d’efforts pour passer inaperçue, ce qui était d’autant plus suspect. Ce comportement était suspicieux et intrigua Reisei qui se leva et, prétextant de poser le cruchon, s’approcha. De loin, la personne lui disait vaguement quelque chose mais en s’approchant, il la reconnue : Il s’agissait de sa sœur.

La question de sa présence en ce lieu qu’elle aurai qualifié « d’incitatif à la débauche » attendrait. Pour l’instant, il allait un peu s’amuser. Feignant ne pas l’avoir remarquée, il alla prendre un autre pichet et glissa au tenancier quelques ordres, pour qu’il apporte à la jeune femme un pichet de sa part tout en lui disant que son admirateur est surpris de la voir en ce lieu et qu’il l’invite à sa table, et qu’elle devrait accepter si elle souhaite garder sa présence en ce lieu secrète.

Il alla ensuite se rasseoir à sa place, un grand sourire aux lèvres et zieutant sa sœur du coin de l’œil.
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Mar 2 Jan 2018 - 17:32


Tournée générale


Il aurait été étonnant de ne pas être découverte par son propre frère. Et à vrai dire, Sakuya n’avait pas de réel espoir de passer inaperçu. Elle se savait déjà un peu trop atteinte par l’alcool pour être réactive, et lui, à l’inverse, avait un bon entraînement en la matière. Ses gestes hasardeux et grotesques pour cacher son visage furent inefficaces car, sans même qu’elle ne se manifeste, le tenancier s’approcha pour lui offrir une nouvelle tournée. Une grosse tournée même, du genre qu’elle n’avait pas spécialement prévu de prendre. Mais ça n’était pas sans conditions.

“ Vous êtes pas sérieux ?! ” Lança-t-elle d’une voix plus forte qu’elle ne l’avait souhaité au premier abord. Le grand type y répondit par un air surpris, sans doute qu’il ne s’attendait pas à une telle démonstration d’hostilité à l’idée de boire encore, et gratuitement. Lorsqu’il s’éloigna pour retourner à ses petites affaires, la Hoshino n’attendit pas pour aller demander des comptes à son frère, pichet à la main. Parce qu’elle l’observait depuis le début, essayait de comprendre son petit manège tout en gardant une discrétion relative.

Il lui fallut d’abord se faufiler entre les tables et les poivrots, ce ne fut pas un énorme problème car elle tenait bien l’alcool malgré tout, cependant l’ambiance et l’atmosphère du lieu lui donnait chaud. Enfin, c’était ce qu’elle se disait en s’éventant de la main. Arrivée rapidement à la table de son cher grand frère - l’endroit n’était pas si immense qu’il en avait l’air depuis sa place et ses perceptions troublées - elle attira son attention en posant bruyamment le pichet sur la table qui lui faisait face. “ A quoi tu joue, frangin ?! ” Cette fois, sa voix était forte, mais elle l’avait souhaité. Seulement, elle n’était pas vraiment en position de lui faire des reproches sur sa présence dans un tel endroit. D’un autre côté, elle restait très en colère contre lui, la dernière fois qu’elle lui avait adressé la parole, ça ne s’était pas bien terminé. Elle avait par ailleurs été aussi étonnée de le voir attaché à son sort malgré son comportement qui disait le contraire.

“ On est supposés changer pour le mieux ici. Pas recommencer les mêmes conneries qu’à Tetsu. Tu comptes vraiment te reposer sur nous jusqu’à la fin de tes jours ?!” Dit-elle, agacée mais d’un volume bien plus bas, tout en s’asseyant. Avant de prendre une coupe de plus. S’il comptait encore lui lancer ses quatre vérités en plein visage en faisant fi des dégâts, elle devait au moins se préparer à les encaisser.


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Mar 2 Jan 2018 - 22:57
Spoiler:
 





La réaction ne se fit pas attendre et Reisei en eut pour son argent. A peine le tavernier avait il délivré le breuvage ainsi que le message que la jeune fille s’était exclamée, outrée. Visiblement, l’alcool aidant, et semblait déjà plus honnête avec elle-même. Quelques verrous qui lui donnaient sa réputation de coincée avaient dû sauter. Ravi de cette information qui annonçait de grandes choses pour la suite de la soirée, Resei laissa un grand sourire ravi avant de descendre le pichet qu’il avait en main et qui était à peine entamé. Il allait agiter le pichet vide en l’air pour réclamer le petit frère lorsque sa sœur arriva furibonde, son pichet en main

* A bah ça va, on a les mêmes priorités, elle apporte le pichet. On est peut-être plus proche qu’elle ne le pense *

Il était à deux doigts d’éclater de rire lorsque son écarlate sœur arriva à sa hauteur et posa violement le contenant sur la table basse, manquant de répandre le contenu. Reisei se redressa d’un fluide mouvement et rattrapa le pichet qui commençait à balancer dangeureusement.

- ‘ttention soeurette !

Il le reposa ensuite après avoir bu une bonne lampée. Il se tourna ensuite vers la jeune femme aux cheveux bicolores et lui adressa son sourire le plus charmeur

- C’est un plaisir de te voir en ce lieu. Je suis surpris, abasourdis, ahuris, estomaqué, étonné, médusé, pantois, sidéré, stupéfait, interloqué, mais vraiment heureux de te voir en ce lieu. Je croyais que tu ne les affectionnais que peu. Allez avoue, tu t’es perdue nan ?

Puis, il prit quelques secondes pour murir ses propos et laisser murir par la même sa cadette.

- En tout cas, je suis ravi que tu ai accepté mon invitation à ma table, c’est vraiment gentil de ta part.

Il lui adressa ensuite un sourire angélique avant d’écouter ses réclamations, et il était sûr qu’il y en aurait. Il ne fut pas déçu. Comme prévu, elle lui reprochait de persister dans son comportement biaisé. Fair point mais bon, il avait eu l’ascendant sur cette remarque vu qu’il lui avait déjà reproché le même type de comportement. Du coup, ça sentait quelque peu le réchauffé et ce n’était pas ce qu’il y a de plus percutant comme entrée en matière

* T’as déjà fait mieux soeurette, fais un effort s’il te plait*

Vint ensuite l’autre argument. Il n’était qu’un assisté se reposant sur les autres pour vivre. Voilà, là c’était la sœur avec un minimum de répartie qu’il affectionnait. Celle qui trouve des angles d’attaque pertinents et les exploites.
En effet, Reisei ne brillait ni par son investissement ni par sa gestion de l’argent. Pour être totalement honnête, vivre aux crochets avait l’avantage de pouvoir paresser sans se soucier de gagner sa croûte et de vivre la grande vie aux frais des Hoshino. Sauf que la situation devait changer vu que Watari ne serai probablement pas aussi généreux sur l’argent de poche. Il avait bien insisté sur le fait qu’ils seraient libres. Oui libres, mais libres de se démerder. En somme, il assurerais le service minimum et le jeune samouraï était certain que cela n’inclurais pas le saké.

C’est pourquoi en secret, il avait commencé à chercher un métier. Pour un début, il en voulais un simple, peu exigent niveau horaire, qu’il puisse se saouler toute la nuit et avoir sa matinée pour décuver, et peu difficile car Reisei comptait s’économiser sur les efforts physiques. Niveau salaire, il était prêt à gagner peu si l’avancement prévu était rapide. La réalité l’avait heurté plus durement qu’un coup de latte du vieux Kazan : Il n’existait pas de tel métier.

C’est donc aussi pour se remettre de cette déception qu’il avait prévu de se murger. Il devait trouver le courage pour faire ce qu’il allait faire : Demander conseil à son cousin, son cadet, plus mature que lui. Ce qui rendait par la même la reproche de sa sœur dépassée mais elle ne devait pas le savoir. Plus que qui que se soit, sa sœur ne devait pas apprendre qu’il cherchait un travail. Elle serai trop ravie de se réjouir de sa pseudo prise en maturité. Il tut donc ce fait et répondit à sa sœur, toujours un grand sourire béat aux lèvres

- T’as raison. Mais pour l’instant, je le vis franchement bien, pas toi ? Et je te signale que toi aussi tu te reposais sur le vieux jusqu’à présent. Tiens, prends-en, ça aide à réfléchir

Il lui tendit le pichet et le poussa de manière répétitive contre la joue rebondie de sa sœur. Reisei adorait sa petite sœur lorsqu’elle était boudeuse. Toujours souriant, il s’arrêta lorsqu’il vit sa sœur prête à exploser et repris un air sérieux et parla d’une voix calme et déterminée, se penchant même pour fixer sa sœur droit dans les yeux et être sûr d’être entendu

- Concernant la dernière fois, je suis désolé. J’ai été brusque et j’ai dit ce que j’avais sur le cœur sans le moindre détour. Mais je le pense, ça me tue que t’assume nos actes et que tu te prennes le bâton à notre place. On est suffisamment grands pour assumer nos actes.

Il but de nouveau à même le pichet avant de le tendre à sa soeur
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Mer 3 Jan 2018 - 14:37


Tournée générale


Constatant les priorités de Reisei qui prêtait une plus grande attention au pichet qu’à tout autre chose, Sakuya leva les yeux au ciel sans la moindre discrétion. Elle n’était pas là pour enfiler des perles de toute façon, il la provoquait sciemment en la faisant venir. Cette confrontation, elle était bien forcée de l’avoir si elle voulait repartir sur des bases saines ou, au moins, savoir à quoi s’en tenir avec son grand frère. “Évidemment…” Bougonna-t-elle en jetant un regard autour d’elle. Elle ne pouvait pas porter de jugement sur la clientèle car, au final, son frère faisait partie des habitués, et ça ne l’empêchait pas de l’apprécier. D’une certaine façon.

“ Ton invitation ? Ton coup de pression, plutôt. Merci pour rien.” Elle prit le pichet et en but une lampée. “ Contrairement à toi, j’ai pas pour habitude d’aller me paumer dans de tels endroits. J’y viens en connaissance de cause et pas par habitude.” Reposant ledit pichet devant lui, elle lui jeta un regard étrange, arborant presque une lueur de défi. Elle était déjà trop saoule pour être dans la retenue qui lui collait à la peau en temps normal.

La médecin se laissa retomber en arrière, prenant une grande inspiration. Il faisait tellement chaud, comment pouvait-il faire aussi chaud en cette saison ? Fronçant les sourcils, elle observait avec attention le visage de son frère. Lui qui faisait toujours la tête quand elle le voyait n’avait plus l’air si provocateur, seulement … heureux. Dans son élément. Il appréciait ce moment, à en croire son air amusé. Pourquoi n’était-il ainsi que dans de telles circonstances, imbibé ? Si elle n’avait pas été réchauffée par l’alcool, Sakuya se serait posé tout un tas de questions sur la psyché de son frère mais elle n’était pas en état de le faire pour l’instant. Elle prit une nouvelle gorgée.

Bien évidemment, ce n’était pas fait pour durer, il avait des choses à dire. Elle l’avait senti lorsqu’il l’avait presque agressée verbalement au domaine Nagamasa. Il n’avait pas fini de dire ce qu’il pensait et se sentait l’envie de lui renvoyer ses contradictions en plein visage. Sakuya savait que quelque chose clochait dans sa propre conception des choses, qu’elle ne tiendrait pas bien longtemps et que ses frères n’étaient pas à blâmer pour tout, c’était même pour cette raison qu’elle n’avait pas lâché l’affaire vis à vis d’eux. Mais elle était bien incapable du recul nécessaire pour le voir. Cependant, le reproche de son grand-frère tapait bien à côté du sujet. “ J… je me fiche bien de l’argent. Tu peux vendre ton pantalon pour de l’alcool si ça te chante, tant que tu n’empêches pas les autres de vivre c’est toi qui v...vois. Je parle de r...responsabilité.” Ses hésitations faisaient perdre tout charisme à son propos mais elle n’en avait cure. Elle prit une nouvelle gorgée, sous le nez de son frère. Comme pour lui montrer qu’elle aussi, pouvait tenir l’alcool et n’avait rien à lui envier. Elle pouvait concilier les deux, plaisirs, et responsabilité. Peut-être pas les deux en même temps cela-dit.

“ T...tu crois que ça me fait plaisir ? De prendre sur moi pour touuuuus vos écarts ? Moi aussi j’aimerais bien m’occupe queee de moiii. Mais un jour ils vous ordonneront de vous cr...crever le bide. Hors de question. JAMAIS.” Dans le chaos de ses idées, elle essayait d’exprimer clairement ce qu’elle pensait et ressentait, mais ce n’était pas simple. Car sa peur n’était pas seulement rationnelle, ce n’était que l’expression de son attachement pour sa famille. Irrationnel. Qu’elle manifestait d’une drôle de façon. “ Ch’uis bien désolée que ça t’attriste mais j.. JE PEUX PAS ! Je peux pas faire autrement. VOILA !” S’affalant un peu plus sur la table à chaque mot, elle reprit une lampée de saké. Ce n’était pas tant que sa tête tournait ou qu’elle était assomée mais elle avait terriblement chaud. Après quelques secondes, elle se redressa. “ Quand tu balances des conneries comme l’autre j...jour là. T’es pas le seul à passer pour un c...con. Franchement.” Elle pensa au cousin Watari et leva les yeux au ciel. “ Déjà que je comprends pas trop ce qu’il veut l...l’autre. Tu le trouves pas bizarre ? W...Watari. Notre cher c...cousin. T’en pense quoi, de lui ?” En repensant à leur rencontre, à son malaise lors de la discussion et aux biscuits douteux, Sakuya éclata de rire. Un rire franc, chaleureux, comme l’ambiance de cet endroit et le comportement de ses clients.
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Mer 3 Jan 2018 - 20:29

Comme prévu, elle n’avait que guère apprécié son invitation, et elle lui faisait savoir sans détour, glissant même une petite pique à son attention qu’il ignora. Le samouraï aurait été triste de voir son unique sœur boire seule. Mais bon, elle ne l’aurait certainement pas été très longtemps à en croire les regards dépités des autres hommes présents et qui l’auraient visiblement bien mise dans leur lit le temps d’une nuit.

* S’ils savaient… Je viens de leur sauver la vie je pense. Elle aurai peu être accepté une fois qu’elle aurait suffisamment bu, mais leur aurait fait chèrement payer le lendemain matin, faisant passer une murge à l’alcool frelaté pour un moment plein de tendresse*

Amusé à cette idée, il se resservit, tandis que sa cadette le fixait avec un air de défi et faisait de même, saisissant le pichet à peine posé, forçant le jeune homme à en recommander un nouveau. Elle avais visiblement pris au sérieux son invitation et était bien décidée à boire au moins autant que lui, comme par défi. Sauf qu’avec sa carrure de moustique anémique et le peu d’entrainement dans cette discipline, elle en ressentait déjà les effets tandis que Reisei, lui, planait dans une douce euphorie.

Elle s’état légèrement crispée lorsqu’il avait pris la parole, craignant visiblement une nouvelle agression verbale. Elle bégaya une petite riposte plaintive qui fit sourire Reisei. Elle était rigolote quand elle avait un coup dans le nez et le jeune homme était bien décidé d’en profiter encore un peu, pour mettre les choses à plat et recommencer sur des bases saines. Il n’avait pas remarqué que face à son silence et son sourire engageant, la jeune femme s’était lancée dans un monologue plaintif expliquant son comportement à son encontre. Toutefois, elle parlait fort, trop fort et des oreilles indiscrètes semblaient à l’écoute. Il l’interrompit délicatement en posant un doigt devant sa bouche, alors qu’elle parlait de seppuku.

- Shhh doucement soeurette, tu parles un peu fort et tu risque de déranger les autres clients. Mais tu n’a pas tort, ça doit pas être facile de nous avoir pour frères, on doit te causer beaucoup de soucis.

Il adressa un regard aux diverses personnes n’ayant pas le leur rivé sur leur coupes, laissant filtrer un message clair : Qu’ils se contentent de se murger, ils étaient venus pour ça. Il resservit ensuite sa sœur qui après avoir bu évoqua le cousin, en des termes beaucoup plus honnêtes que lors de leur arrivée. La tête dodelinant, elle semblait réfléchir à quelque chose puis elle commença à rire, un rire franc qu’il ne lui connaissait pas. Reisei eut d’abord un sourire pour sa sœur qui semblait visiblement avoir atteint le point de non retour, puis ce sourire s’élargit encore et il éclata aussi de rire, finissant hilare avec sa sœur, bras dessus – bras dessous.

- T’as raison, il est bizarre et coincé. C’est un ptit jeune mais il a déjà plus de rides que le Vieux ! Je sais pas quels genre de soucis il a eu et au-devant de quoi il s’avance mais bon dieu, il ferai bien de s’inspirer du mode de vie de notre branche Hoshino pour apprendre le lâcher-prise ou le pauvre, il va claquer de stress

Il rit encore, aida sa sœur à boire et finit le pichet

- Tavernier ! Fais nous péter le saké ! Un pour moi et un pour elle !

Elle voulais faire comme son grand frère, elle allait être servie
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Jeu 4 Jan 2018 - 15:33


Tournée générale


Dans un hoquet surpris, Sakuya observa longuement son grand-frère. Son comportement était étrange. Était-ce l’alcool ? Ou une forme de rédemption qui venait trop tard ? Toujours est-il que cela semblait aux antipodes de son coté rentre-dedans, celui par lequel il s’était illustré lors de la rencontre avec Watari. Le voilà qui se posait en grand frère - sinon modèle - attentionné. Imitant de ce fait le chien dubitatif, Sakuya pencha la tête sur le côté en fronçant les sourcils pour l’observer plus en détail. Qu’est-ce qu’il lui arrivait, exactement ? S’il savait que c’était difficile, pourquoi se comportait-il de cette façon, alors ? Laissant tomber toute inhibition et parlant avec le coeur baigné dans le saké, elle ne se retint pas de poser la question. “ Si tu sais que c’est pas f...facile, pourquoi tu laisse tout comme ça ?” Demanda-t-elle d’une voix plus basse, aux tons plaintifs. Vu de l’extérieur, on aurait dit une enfant fatiguée, ou simplement qu’elle était sur le point de pleurer. Mais loin s’en faut, elle avait déjà changé d’idée.

Elle avait demandé l’avis de son frère, et elle n’était pas déçue par sa franchise, quand bien même elle ne partageait pas totalement son point de vue. “ Ouais, enfin, j...je sais pas trop, je crois qu’il peut pas me v...voir.” Murmura-t-elle en repensant à cette entrevue. “ Enfin c’est pas le seul, ha ! J’ai rencontré son c… copain là … le Yuki… Pas commode non plus celui-là, tu peux me croire !” Elle éclata de rire en songeant à cette rencontre. Malgré tous ses efforts elle n’avait pas réussi à en retirer quoi que ce soit de positif et avait, en plus, probablement, laissé une très mauvaise impression de son clan à quelqu’un de relativement important - enfin d’après ce qu’on racontait. “ Je sais pas s...s’il devrait prendre exemple sur nous mais j...je suis pas sûre de devoir prendre exemple sur lui, haha! ” La jeune femme au regard d’acier frappa du poing sur la table avant de terminer son pichet. Ce n’était pas tous les jours qu’elle pouvait se laisser aller à de tels excès alors autant en profiter, surtout si on lui offrait la tournée. Avec son propre argent, certes. Un peu paf, elle ne le vit pas commander, obsédée qu’elle était par l’observation des veines du bois de la table. C’est pourquoi, à l’arrivée de la tournée suivante, elle lança un cri enthousiaste, en lui tapotant l'épaule de l'autre bout de la table, en signe de remerciement. “ Haaa ! Merci frangin !”

Une gorgée plus tard, la voilà qui recommençait à rire. C’est que la jeune femme n’aurait jamais pensé parler dans de telles circonstances à coeur ouvert, sans jugement, avec son frère. L’alcool aidait, bien sûr. Tout comme il aidait un drôle de type à trouver le courage d’approcher de leur table pour se servir dans leur réserve, type qu’elle repoussa de son bras, mollement. “Nooon non non, c’est à moi !” Fort heureusement, il était au moins aussi atteint qu’elle, et n’insista pas plus. “ S...sans blague. Tu comptes faire q...quoi maintenant ?” La question pouvait être interprétée doublement mais contrairement à elle, il tenait le coup malgré l’alcool. Et tout jugement mis à part, Sakuya avait vraiment envie de savoir ce qu’ils voulaient, Takazane et lui. Cela se sentait d’ailleurs dans son ton qui, au-delà de trahir son ivresse, laissait transparaître un véritable intérêt. Reisei semblait se montrer si différent à présent, loin de Tetsu, loin de l’influence du Clan, il avait l’air véritablement conscient des difficultés de la fratrie. C’est pourquoi la médecin tenait sincèrement à parler enfin, après des jours de tension et de silences pesants, de piques déplacées, à savoir ce qu’après tout ce temps, ses grands-frères souhaitaient pour l’avenir. Dans le pire des cas, elle aurait oublié le lendemain.

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Ven 5 Jan 2018 - 16:39

Elle eut un hoquet et sembla surprise, penchant la tête, perplexe. Visiblement, elle ne s’attendait pas à ce que son frère soit aussi conciliant. Mais bon, l’alcool ainsi que l’ambiance l’aidaient à être honnête et à un peu s’ouvrir à sa sœur. Celle-ci semblait réellement intriguée par ses paroles et ses actes, très différents de ceux du Reisei habituel et (presque) sobre. Le saké aidant aussi à délier les langues, sa sœur posa la question qui lui brûlait les lèvres, voulant savoir pourquoi, bien que conscient de ses actes, il ne changeait pas. Resie afficha une mine un peu plus sérieuse et se pencha par-dessus la table pour lui chuchoter, sur le ton de la confidence :

- Parce que c’est beaucoup plus simple de vivre dans l’insouciance. Quand les gens ont des attentes te concernant, ça créé des responsabilités et du stress. Je vis beaucoup mieux si personne n’attend rien de moi et en plus, ça peut s’avérer utile, si jamais un jour je dois devenir sérieux, ça me donnera l’effet de surprise. Sans compter que moins stresser m’évite d’avoir des rides, je suis pas comme Taka mais j’aime quand même plaire aux demoiselles !

Il se redressa ensuite, souriant. C’était la première fois qu’il se confiait ainsi à quelqu’un mais il n’en craignait pas les conséquences, au pire, elle saurait garder le secret, au mieux, elle aurait tout oublié demain. Elle embraya ensuite sur le cousin ainsi qu’un de ses amis Yuki. Buvant à même le pichet, Reisei l’écouta puis fut surpris lorsqu’elle descendit un pichet complet d’une traite. Une fois lancée, elle avait une aussi bonne descente que lui ! Mais à l’évidence, elle gérait beaucoup moins bien ce qui arrivait après. La preuve, elle commençait à être franchement rouge et sa voix était bien pâteuse

* Il est temps d’arrêter les frais je pense … Sinon demain, elle va remplir des seau complets *

Il s’apprêtait à se lever en l’entrainant à sa suite lorsqu’elle eut un éclair de lucidité et lui demanda avec sérieux quels étaient ses projets pour l’avenir. Au début, il voulu lui répondre, en lui disant qu’il avait pour objectif de trouver la réserve à saké du cousin et taper dedans, passer ses journées à décuver et ses nuits à boire mais, il s’était engagé dans la voie de l’honnêteté envers sa sœur, autant qu’il y continue encore un peu.

- Je ne sais pas, très honnêtement, j’y réfléchis. Je pense pas qu’on risque grand-chose à pas obéir au Vieux et à pas faire de notre mieux. Au pire, on finira certainement mariés, le sang des Hoshino a encore une réputation même si m’ont frère s’applique à en diminuer la valeur en le diluant à tout bout de champ. Mais bon, je vais peut être commencer à faire des efforts, voir le cousin se démener et tout assumer avec maturité, ça fait un peu envie, c’est pas mal classe…

Il en avait assez dit, inutile d’en dire plus, il avait aussi ses secrets et de toute façon, à voir la tête dodelinante de sa sœur, son auditoire n’était plus en état d’écouter ses états d’âme. Il se leva donc, posa quelques pièces sur la table et prit sa sœur par l’épaule, pour la ramener à la maison

- Haut hisse ! Allez soeurette, on rentre… T’as bien tenu le coup pour une première fois.

Il sortit de la taverne, adressant un signe de la tête au barman et commença à marcher dans l’air frais de la nuit iwajin, décuvant quelque peu. Il marchait lentement, que sa sœur puisse suivre et qu’il n’ait pas à la ramasser, s’orientant de mémoire pour retrouver la maison : Hors de question de pêcher les koïs ce soir. Ils marchèrent ainsi fort peu de temps, si l’on considère de dès qu’ils eurent tournés dans une rue, deux hommes sortirent. Au vue de l’heure et de leur visage déterminé, il ne faisait aucun doute quant à leurs intentions : les détrousser, dans le meilleur des cas. La fratrie allait avoir des ennuis car deux personnes imbibées font des cibles faciles.

Toutefois, Reisei garda son calme et continua à marcher calmement. En temps normal, il aurait envoyé quelques pierres à destination de ses agresseurs et aurait fuit mais cette option était interdite si l’on considérait sa sœur somnolente à côté. Les deux hommes semblaient en être conscient, surtout qu’ils étaient en fait 3, un autre venait de le bloquer la route par derrière. Ils étaient vraiment bien dans la mouise. Il allait devoir la jouer fine. Le samouraï prit une voix émêchée, il n’eut que peu à se forcer.

- Ta bourse ou ta vie

- J j’ai plus rien, j’ai tout dépensé à la taverne

- Bah je vois que t’es en charmante compagnie, elle va payer pour toi

- N Non, s’il vous p-…

Il n’eut pas le temps de finir, cueillit au ventre par un coup de poing, s’effondrant au sol avec sa sœur groggy. Lorsqu’il réussi à se relever, un des hommes lui faisait face tandis que les deux autres semblaient galérer à enlever les habits de la jeune femme. En temps normal, les deux violeurs auraient eu, dans le meilleur des cas, le membre viril ainsi que ce qui y appendait tranché net. Mais sa sœur n’était pas en état de se battre et était absolument sans défense. Il n’avait plus le choix.

Reisei se redressa et prit son élan, se jetant sur le premier homme, qui lui barrait le passage. Il ne dégaina son tanto qu’au dernier moment, empêchant toute riposte et enfonçant les 30 centimètres d’acier dans la poitrine de l’homme, légèrement sous le pectoral gauche. Il ne s’arrêta même pas dans son élan, laissant la lame en place. Le coup était létal, l’homme ne poserai plus de problème.

Tout en courant, il attrapa la garde de son sabre et, arrivé à proximité des agresseurs, il dégaina et effectua une tranche ascendante avant d’immédiatement rengainer. L’adversaire ayant d’autres préoccupations, à savoir faire taire la jeune femme ayant enfin un sursaut d’instinct de conservation et s’époumonait, il ne vit pas la lame et ne la sentit même pas. Il avait juste, rien. Là où se tenait auparavant sa main, il n’y avait plus qu’un moignon sanguinolent, son poignet tranché net. L’homme poussa un hurlement terrifié et se recroquevilla, tentant d’arrêter le saignement.

Reisei remit la main sur son katana, prêt à dégainer de nouveau, tranchant une tête ce coup-ci mais le troisième agresseur prit peur et s’enfui sans demander son reste, suivi de son camarade amputé, tandis que des gens, alertés par le bruit, s’approchaient pour leur venir en aide. Reisei alla récupérer son tanto sur l’homme agonisant, nettoya la lame et alla auprès de sa sœur.

Il n’avaient heureusement rien eu le temps de faire, elle était juste débraillée, et très certainement terrifiée. Il referma comme il pu son kimono

- … ça va ?
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Dim 14 Jan 2018 - 14:31

Tournée générale

“Ooooh c’est adorable !” Sakuya éclata de rire, sa voix partant dans les suraigus comme elle avait tendance à le faire sous le coup de l’alcool. D’un geste un peu bourru et maladroit, elle essaya de passer sa main dans les cheveux de Reisei pour le décoiffer, mais ne réussit qu’à moitié. “ Je te savais pas si c...coquet frangin !” Un grand sourire barrait le visage de la Hoshino. L’alcool aidait peut-être, mais elle ignorait sciemment l’individualisme de son grand frère. Avait-il vraiment totalement tort ? Elle ne perdrait rien, actuellement, à s’écouter un peu plus et lâcher du lest. Maintenant que ses frères étaient à Iwa et qu’ils étaient sous la responsabilité officielle de Watari, elle pouvait peut-être souffler un peu. Et s’occuper de son propre cas, pour une fois. Voir le monde, découvrir des choses, s’améliorer pour contenter ses ambitions trop longtemps réprimées par les responsabilités et le code qu’elle devait suivre.

L’aveu qui suivit et ce qu’il impliquait vis à vis de son image d’éternel nonchalant laissa Sakuya muette, néanmoins. Et si, depuis tout ce temps, c’était bel et bien de cette émancipation qu’ils avaient tous eu besoin pour s’affirmer et devenir plus responsables ? Et si l’acharnement du Clan Hoshino à les maltraiter pour les faire rentrer dans le rang n’avait fait qu’aggraver les choses ? Sakuya n’y avait jamais songé, occupée qu’elle était à foncer dans cette complaisance, crier sous la panique à l’idée d’être mise au ban de la société de Tetsu no Kuni plutôt que voir les choses sous un autre angle. “ Je … oui …” Puis elle réalisa qu’il parlait de mariage. “ Ah non ! On va pas me v...vendre à un type pour que je ponde ! Pas moyen ! ” L’irou reposa brusquement la cruche sur la table. S’il y avait bien quelque chose qu’elle n’accepterait jamais qu’on lui impose, c’était un mariage. Et même sa mère l’avait bien compris, l’encourageant dans son apprentissage avec Torahime qui lui prenait énormément de temps et la rendait plutôt indispensable tant les disciples de l’iroujutsu étaient peu nombreux.
Et le voilà qui mettait fin à ces petites festivités prématurément. Sakuya se mit à gémir, comme pour se plaindre, mais se laissa faire sans trop lutter. Elle n’avait à priori aucune maîtrise de son chakra dans l’état dans lequel elle était, et Reisei était plus fort qu’elle ne s’en souvenait.

Probablement parce qu’elle l’avait porté que lorsqu’il se retrouvait ivre mort à pêcher des carpes dans les bassins des notables de Tetsu. “Maiiis !” Sans lutter, elle se laissa porter, posant difficilement un pied devant l’autre mais sentant la poigne de Reisei assez sécurisante pour le suivre sans se débattre. Debout depuis quelques secondes, elle accusait le coup. Vertiges, pas de nausées - fort heureusement - mais un sentiment de malaise étrange. Elle qui n’était pas navigatrice, mais imaginait le mal de mer de cette façon. Ses perceptions devenaient vraiment floues mais, en l’état, la jeune femme ne paniquait pas. Même si elle n’était pas très proche de ses frères - dans le sens où ils ne savaient pas se parler à coeur ouvert et n’étaient pas des confidents - mais ils savaient assurer les arrières les uns des autres.

Et puis, une voix. Menaçante. “ our … vie”. Sakuya n’entendit que des bribes, n’en saisit pas le sens, mais le ton était sans équivoque. La voix de Reisei résonnant à ses oreilles, elle ne paniqua pas plus que ça, car elle n’y perçut pas l’hésitation. Cependant, il dut la lâcher et alors qu’elle titubait, une autre prise l’attrapa, différente. La Hoshino sentit instantanément que ce n’était pas son grand frère. Et sauf à servir de sac de frappe, toute autre personne que ses frères ou Eirin ne pouvait poser la main sur elle. “Nooon …” La jeune femme essaya de mobiliser son chakra sur sa main pour trancher - ne pouvant utiliser sa naginata, cela restait une méthode bien pratique pour couper tout ce qui dépassait chez les hommes trop entreprenants - mais n’y parvint pas. Elle essaya alors d’élancer son poing dans la direction générale de ce type flou, ou son comparse, mais rien n’y fit. Sakuya en perdit même un peu plus l’équilibre et tomba dans les bras d’un des deux qui se mit à essayer de la dévêtir. Alors elle se bloqua. Instantanément. Son corps se figea, bien plus raide qu’auparavant. Elle ne se débattait plus mollement comme elle le faisait quand Reisei la soulevait de son siège à la taverne ou quand un vieux type essayait de lui voler son saké. Paralysée.

La suite des événements fut bien floue. Elle entendit des coups, des tranches, des grognements. Tout semblait si agressif à ses oreilles mais elle ne sentait plus rien. Peut-être qu’on la touchait, elle n’en savait rien, elle était paralysée. Et puis son cri, commença à résonner dans la rue. Elle ne réalisait même pas qu’elle hurlait mais c’était bien tout ce qu’elle était capable de faire. Sa complainte ne se fit pas entendre très longtemps, elle se recroquevilla de telle sorte que le cri s’étouffa en même temps que la panique la gagnait définitivement.

Et puis plus rien. Plus du bruit sinon des pas qui s’éloignaient, son corps se détendait à peine. Son expression était toujours crispée néanmoins, elle essayait de retrouver des perceptions fiables. Des mains attrapèrent ses vêtements et elle eut un geste de recul, avant de le voir enfin, son grand-frère. Et dans un élan de soulagement, de se jeter dans ses bras.

“Reisei !” Elle se crispa en se blottissant contre lui, ses doigts se crispant sur l’étoffe de ses vêtements. Alors qu’elle se détendait, les larmes se mirent à couler abondamment mais silencieusement sur ses joues. “Merci.” Murmura-t-elle d’une voix tremblante. Elle aurait voulu lui lancer une vanne, lui dire qu’elle aurait pu gérer toute seule et qu’il jouait trop les héros pour avoir la classe mais n’en fit rien. Sakuya n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle serait devenue s’il n’avait pas été là pour compenser son comportement inconsidéré.

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Sam 20 Jan 2018 - 16:28

Lorsque le jeune samouraï s’approcha de sa sœur pour l’aider à quelque peu se rhabiller, celle-ci eu tout d’abord un mouvement de recul instinctif, puis, le reconnaissant, elle se jeta dans ses bras et le serra, tremblante. Visiblement, elle avait été terrifiée. Tandis que ces doigts restaient crispés sur les vêtements de son frère, elle se mit à pleurer à chaudes larmes tout en le remerciant d’être intervenu. Reisei n’avait pas l’habitude de ce genre de situation. En temps normal, il lui aurai répondu en souriant et un peu moqueur que sans lui, elle n’était finalement pas capable de grand-chose. Mais ça n’était pas le moment pour ce genre de remarques vaseuses. Il improvisa donc. Tout en la serrant doucement contre lui d’une main, il lui caressa doucement la tête de l’autre, lui chuchotant des paroles apaisantes.

- Chhh… c’est fini sœurette. C’est fini, je les ai fait partir. Ils ne t’embêteront plus. C’est fini… Je suis là, c’est bon

Il continua ainsi de longues minutes, ce qui lui permit de décompresser aussi des évènements. Il venait de tuer un homme, peut être deux si l’on considère à quel point l’agresseur raccourcis d’un membre perdait du sang, sans pouvoir pour autant arrêter l’hémorragie du fait qu’il ne possédait maintenant plus qu’une main. Deux morts donc. En soi, il ne regrettait pas, il avait fait ça pour se protéger mais surtout pour protéger sa sœur, embarquée là-dedans en partie par sa faute. Toutefois, maintenant que la situation critique était passée, son cerveau sortait du mode « Survie au prix de celle de l’adversaire si nécessaire » pour repasser en mode « réflexion sur la situation ». Auparavant, il avait agi par réflexe mais maintenant, à tête reposée, il avait commis des erreurs. La première avait été de leur avoir laissé l’occasion de toucher à sa sœur. La seconde de les avoir tués. Il aurait pu simplement les assommer avec le dos de sa lame ou bien leur démettre une ou deux articulations. Mais sur le coup, il n’y avait pas pensé.

Tandis qu’il continuait à rassurer sa sœur tremblante, Reisei se sentit responsable. Responsable de leur avoir laissé ne serait-ce que le temps de lever la main sur sa sœur. Responsable de l’avoir fait boire au point qu’elle soit incapable de se défendre. Heureusement, le flot de reproche s’interrompit lorsqu’il remarqua que sa sœur s’était quelque peu calmée. Elle était choquée mais indemne. Il avait au moins réussi à minimiser les dégâts. L’entrainement drastique du Vieux avait finalement pas que des mauvais côtés s’il lui permettait ce genre de réflexes.

- … ça va mieux ? Je vais juste aller parler aux policiers là-bas et on rentre. Je reviens de suite.

Il détacha délicatement les doigts de sa sœur encore crispé sur son kimono et alla parler aux hommes qui prenaient les témoignages des gens et n’avaient pas osé l’interrompre tandis qu’il rassurait sa sœur, la principale victime. Il leur expliqua la situation et mentionna qu’ils logeaient actuellement au domaine Nagamasa, précisant qu’ils allaient y retourner, sa sœur ayant besoin d’une bonne nuit de sommeil et qu’il retournerait au commissariat le lendemain si besoin, pour témoigner, ou pour autre chose. Reisei rechignait à utiliser le nom des Nagamasa ou celui de Watari, ne voulant pas s’ouvrir de portes et s’offrir des passe-droits en usant de son nom ou de celui de leur hôte. Mais il n’avait pas le choix s’il souhaitait pouvoir rentrer tranquillement.

Il assumerai le lendemain les reproches du cousin, les conséquences éventuelles de son acte ainsi que le fait d’avoir mit en danger sa sœur, pensant qu’elle serait capable de se calquer sur sa descente. Les policiers n’ayant aucune objection, il retourna ensuite vers sa sœur, lui offrit sa main pour l’aider à se relever et ils se mirent en route

- ça va ? t’arrive à marcher ?
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Ven 23 Fév 2018 - 12:10


Tournée générale


Tout allait trop vite, et d’un autre côté, le temps semblait suspendre son cours. Sakuya ne savait plus où elle était ni ce qu’elle faisait alors même que son esprit semblait de moins en moins embrumé par l’alcool. Finalement c'était le choc, surtout, qui lui donnait le tournis. Comprendre ce qui avait failli lui arriver, ce que son frère avait fait pour l’aider, quelles seraient les conséquences pour eux au sein d’Iwa. On ne tuait pas ainsi, surtout pas sans avoir l'autorité pour le faire et encore moins dans un village que l’on n’habite que depuis quelques jours. mais était-elle seulement en état de réfléchir à tout cela ? Pas le moins du monde.

La jeune femme s'accroche à son frère et le laissa la relever en s’appuyant sur lui. “Putain …” Un simple juron, elle ne savait pas comment continuer sa phrase. Trop d'idées se mélangeaient dans sa tete pour qu’elle fasse quoi que ce soit de plus. Cependant, elle se sentait rassurée et le vertige s'estompait peu à peu. Elle avait presque envie de sourire en sentant poindre ce sentiment qui lui rappelait que, malgré tout, Reisei était son grand frère. Il n'était pas le plus responsable des samouraïs, bien au contraire, mais il avait au moins un semblant d’affection pour elle et ne l’avait pas laissée tomber. Si ca ne la surprenait pas totalement, Sakuya se sentait tout de même rassurée de le constater, fusse-t-il dans des circonstances des plus regrettables. “Ca va, ca va aller, je peux marcher.” Grogna-t-elle en accusant une grosse douleur dans le bas du dos. Elle ne savait pas exactement comment elle en etait arrivee la, peut-etre en tombant ou bien un coup d’un de ses agresseurs, ou la tetanie. Car peu a peu, c'était son corps tout entier qui la lançait. Comme si elle accusait le coup d’une grosse crispation. La Hoshino soupira. “T’en fais pas, mais il vaut mieux qu’on aille se coucher, maintenant.” Sa voix tremblait un peu, mais elle semblait avoir retrouvé un semblant de contenance. Elle avait chaud, terriblement chaud. Peut-être était-ce l’alcool, ou l’effort, mais marcher un peu dans le frais lui ferait le plus grand bien.

Ils marchèrent lentement en direction du domaine Nagamasa. La route semblait interminable. A une ou deux occasions, la médecin tenta de briser le silence pesant. “Tu te débrouilles bien, de ce que j’ai pu voir.” Murmura-t-elle en s’essayant à un petit sourire encourageant. Une tentative qui se solda par un demi-échec. Sourire il y avait, encourageant pas tellement. Elle ne savait pas trop quoi dire et pourtant, avait besoin de le remercier et le mettre en valeur, d’une certaine façon. Essoufflée par cette simple marche, la jeune femme décida ensuite de garder le silence jusqu'à la porte de sa chambre. “Merci Reisei. Dors bien.” Lacha-t-elle maladroitement avant de se précipiter dans ses quartiers. Une fois seule, elle s’effondra sur sa couche, prenant à peine le temps de poser ses affaires. Elle ne se déshabille même pas, serrant au contraire ses vêtements contre elle. Après quelques minutes ou elle se recroquevillent, crispée, comme poussant un gémissement étouffé, elle s’endormit sans une larme de plus. Le lendemain serait un autre jour et avec un peu de chance, tout serait oublié.



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Dim 1 Avr 2018 - 22:57

Il aida sa sœur à se relever et ils prirent la direction du domaine Hoshino dans un silence presque total, que sa sœur tenta de rompre à plusieurs reprises mais au quelles Reisei coupa court en répondant e manière assez fermée, minimisant ses propres mérites. Après tout, il n’y avait aucune gloire à tuer des gens de leur calibre, il était samouraï et pratiquait la Voie du Sabre depuis qu’il était né. C’est comme si on louangeait un tigre qui abat un mouton.

Pour le coup, il se détestait presque. Etait-ce la descente d’alcool qui lui donnait cette humeur quelque peu morose ? Toujours est-il qu’il n’avait qu’une envie : Aller piquer dans la réserve du cousin pour s’anesthésie pour la nuit et tout oublier, bercé dans un sommeil chimique. Mais pas ce soir, il avait d’autres choses à faire avant.

Ils arrivèrent à destination et le samouraï raccompagna sa sœur jusqu’à sa chambre, lui souhaitant une bonne nuit. Puis, il fit demi-tour, passant devant sa chambre sans s’arrêter, pour se diriger vers celle du cousin. Ce qu’il allait faire ne lui plaisait pas mais il devait le faire. Il frappa à l’encadrement de la porte et l’ouvrit. Il savait pertinemment que le cousin serait mis au courant et ne pourrait rester neutre. Il aurait pu aller se coucher et attendre le lendemain pour lui en parler mais c’était prendre le risque de se réveiller une lame sous la gorge et le cousin demandant des explications. Ayant pesé le pour et le contre, il avait conclu qu’il valait mieux un cousin morose et réveillé en pleine nuit qu’un cousin morose et pleinement réveillé.

Celui-ci réveillé, il lui expliqua la situation. Silence avant la tempête. Puis engueulade. Contrairement aux engueulades du vieux qui étaient tout exubérance et s’exprimait de manière violente et bruyante, là, le cousin se contentait de lui reprocher son absence de réflexion ainsi que de jugement. Il avait tué des gens incapables de se défendre, il n’avait aucun mérite et cependant, il avait beaucoup d’autres solutions. Mais il n’haussait pas la voix, parlant presque normalement.

La discussion terminée, Reisei retourna dans sa chambre avec un goût amer en bouche. Avec le vieux, une engueulade et c’était fini, là, il avait juste l’impression d’avoir déçu Watari et ça l’ennuyait au plus haut point. Ça le rongeait. Il jeta son sabre et son tanto dans un coin de la pièce avant de s’allonger sur le tatami pour tenter de dormir. Il échoua, lamentablement, l’image de ses victimes imprimées sur ses paupières. L’atmosphère dans sa chambre était étouffante. Il saisit son boken et sortit par la fenêtre donnant sur le toit. Il monta en haut de celui-ci et se mit en position de combat, son arme droite devant lui. Il enchaina les mouvements, répétant machinalement ceux que le Vieux leur avait enseigné et imprimé dans le corps aussi surement que s’ils étaient marqués au fer rouge. Il enchaina feintes, charges, revers, attaques d’estoc, de tranche, et ce, pendant plusieurs heures. Il s’appliquait à le faire avec le plus de discrétion et de précision possible, son torse nu se perlant peu à peu de sueur, ses bras devenant lourds, son esprit se vidant peu à peu, comme son sang de l’alcool le parasitant.

Il fini par s’écrouler sur les tuiles, rompu de fatigue alors que le soleil commençait à darder ses premiers rayons. Il dormit de longes heures, ne rêvant pas, l’esprit vide. Il se réveilla dans sa chambre, son boken à ses côtés. Y était-il retourné lui-même ou bien quelqu’un l’avait trouvé sur le toit et ramené dans sa chambre ? Il ne le saurait jamais. Il se leva et se dirigea vers la salle commune de la demeure. Il allait manger puis s’entrainer. Il avait à faire.
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Tournée générale. | ft. le frangin Reisei.

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