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[01. Grand Dojo] Le Combat


Sam 17 Juin 2017 - 21:35
Tous les prétendants - validés par les décisionnaires du village - ont été invités au Grand Dojo cette nuit dans le plus grand secret. En réalité, sous l'arbitrage du Conseiller du Daimyô de Mizu no Kuni, ils devront bientôt s'affronter...

Voici les règles et indications à suivre :
  • Lorsque c'est à votre tour de poster, vous disposez de 36h pour répondre ;

  • Une seule fois durant tout l'événement vous pourrez demander un seul et unique délai de 12h ;

  • En cas de non-respect des délais, vous serez exclu de l'événement ;

  • Respectez les règles présentes dans notre Système de combat.

Règle(s) spéciale(s) pour ce groupe :
  • Interdiction d'utiliser des techniques durant votre premier tour ;

  • Ce combat sera une bataille royale : le dernier debout le remportera.

Merci de respecter l'ordre de post suivant :
Fuji Asura
Kaguya Idaina
Hattori Yasuhito
Gattsu
Raonaka Ao
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Dim 18 Juin 2017 - 13:08
Une silhouette sombre progressait au travers des brumes nocturnes. A sa forme on pouvait facilement reconnaitre la musculature développée d'un homme. A son fourreau tenue d'une main ferme, on se doutait qu'il s'agissait là d'un sabreur. A son bandeau frontal accroché non pas autour de son crâne mais de son biceps droit, il devenait plutôt facile d'en déduire son identité. Il s'agissait d'un shinobi de la Brume qui arpentait le plus tranquillement du monde les ruelles de son foyer.

Une longue cape oscillant au rythme de ses pas en guise de parure, sa démarche altière n'en devenait que plus splendide tandis que ses mèches se faisaient de plus en plus écarlates. Ainsi cette ombre qui progressait dans la nuit n'était autre qu'Asura Fuji, plus familièrement appelé Le Roux. Un trentenaire d'expérience qu'on avait chargé de se rendre au mythique Grand Dojo de Kirigakure no Sato.

L'ordre émanant des instances dirigeantes et ce lieu possédant une connotation martiale, il était évident que l'on ne l'invitait pas à s'y rendre pour faire du tricot. En effet il s'agirait plutôt d'une démonstration de ses capacités guerrières. Mais dans quel but ? Ça ! Même le messager missionné pour lui déposer en mains propres sa convocation n'était pas habilité à le lui dire. Tant et si bien qu'il avait l'intime conviction que ce soir ne saurait être banal.

Et il se rendit compte qu'il n'avait pas spécialement tort une fois arrivé sur place. Après tout il était rare que le conseiller du Seigneur de l'Eau se déplace pour des broutilles. Et quand bien même la grande salle où ils se trouvaient tous les deux était pratiquement vide, Asura ne tarda pas à entendre de nouveaux arrivants juste après avoir salué le noble envoyé.


"Bonsoir conseiller."

De façon plutôt froide certes. Mais bien qu'il connaisse ce dernier de vue pour avoir contribué de près à la création du village caché de la Brume, il ne parvenait même plus à se souvenir s'ils s'étaient déjà adressés la parole.
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Invité

Dim 18 Juin 2017 - 14:30
‹‹ Un rendez-vous. ››

Une fine silhouette se profilait à l'entrée du Grand Dojo. Pendant que Shinjitsu s'avançait dans une démarche totalement lente, le prétendant au poste de Première Ombre de l'Eau plia une petite feuille en quatre. Il la glissa ensuite à l'intérieur de sa veste. Lors de ce mouvement, le shinobi convié balaya la pièce principale du bâtiment avec son regard plissé. Le Kaguya — qui revendiquait fièrement son clan grâce à un emblème cousu dans le dos de la veste — constata qu'apparemment, il n'était le seul invité. D'ailleurs, il distingua la présence d'un membre des Hautes Instances du village ; le conseiller du Daimyō. Il y avait une seconde personne. Elle se situait aux côtés du conseiller et était roux. L'homme le saluait tout simplement. Quant à Shinjitsu qui s'incrusta vers ces deux personnes, il restait muet. En guise de salutation, le Kaguya afficha un léger sourire sur son faciès et courba généreusement son dos ainsi que sa tête. Après quelques secondes, le shinobi repositionna son axe tête, coup, tronc parfaitement.

Le fin sourire toujours dessiné ainsi que son regard plissé, Shinjitsu s'offrait à disposition du conseiller. Il lâcha un bref coup d'œil au roux, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, puis replaça son regard neutre sur le Raonaka. Désormais prêt, il restait à l'écoute.
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Dim 18 Juin 2017 - 19:09
La nuit avait fait son nid depuis plusieurs heures déjà lorsqu'un homme vint frapper aux portes de ma demeure. Je me questionnais, me demandant qui pouvait bien venir chez moi à une heure si tardive. J'ouvrais la porte de la bâtisse pour faire face à un messager, frêle, mais taillé. Certainement l'un des plus rapides. Je lisais le message qu'il venait de me tendre, le sceau du Daimyô y était apposé. Cela représentait toute l'importance de cette note.

Le lendemain, je me préparais afin de me rendre au Grand Dojo auquel j'étais convié. Un haut lieu de Kiri et qui représentait bien le village de la brume et sa force militaire. Cette fois-ci, je ne tardais pas dans les ruelles de Kiri, je me rendais directement à mon lieu de rendez-vous.

J'arrivais enfin devant l'imposante porte du bâtiment, l'air était frais en ce soir d'hiver. Je pouvais deviner que déjà, quelques personnes se tenaient à l'intérieur. Je poussais la grande porte avant de laisser mon regard se balader sur tous les visages qui scrutaient à présent mon arrivée. Je reconnaissais certaines des personnes déjà présentes. Un autre Sabreur que je n'ai pas encore vraiment eu la chance de rencontrer, le Kaguya de l'autre jour, Shinjitsu ainsi que le Conseiller du Daimyô. De belles têtes. J'abaissais mon torse afin de tous les saluer en même temps.

« Messieurs. »

L'ambiance était sérieuse, solenelle et presque pesante. Les prétendants savaient certainement ce qu'y les attendaient ici. J'avais bien ma petite idée sur ce qu'y allait se passer ici durant les prochaines heures, mais j'allais d'abord écouter le Maître de Cérémonie, l'envoyé du Daimyô avait certainement un message à nous faire passer.
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Mer 21 Juin 2017 - 4:24


- Ô miroir, mon beau miroir. Dit moi qui est le plus fort ?
- Gattsu
- Ô miroir, mon beau miroir. Dit moi qui sortira vainqueur de ce combat acharné ?
- Gattsu.
- Ô miroir, mon beau miroir. Dit moi qui ont des physiques taillés comme des Senbons ?
- Les autres postulants

Dans une nuit noire, à l'heure la plus sombre où la lune pointe son sommet ; l'homme à la cape se déplace comme une ombre. Il se faufile dans les rues, ne pointant rien du regard, les pupilles dans le néant. Son armure sème la glace autour de lui, imprégnant l'entourage dans lequel il évolue. Méfiant, intrigant et imposant, on ne pouvait ressentir que la crainte en regardant l'homme disparaitre peu à peu dans la pénombre ; transportant une claymore dont la taille dépasse la plupart des humains. Cet être sombre, c'est toi, Gattsu.

Le vent ne souffle pas sur toi, tu ne fait que sans cesse le trancher lorsqu'il s'abat sur ta carrure, alors que tu te diriges dans un endroit bien connu de tous : le grand dojo. Ce n'est ni l'heure, ni l'instant. Mais c'est ta destiné et tu es tout désigné à l'affronter et à la prendre à revers.


~ ... ~

Tu scrutes d'un regard insistant la bâtisse qui te fait face tu décides tout simplement de la contourner. Sans prendre garde à quoi que ce soit, tu t'assois à même le sol, enlaçant ton épée d'un seul bras et... tu attends.

La lune pointe son Zénith...
Miroir, réveille le...

Tu ouvres les yeux, soudainement. D'un mouvement lent, tu te relèves pourtant ta claymore imposante sur ton épaule. Il est l'heure... celle de découvrir tes concurrents. D'un pas décidé tu t'élances... d'un pas lent tu t'avances et d'un pas lent, tu apparais. L'écho de tes mouvements se fait entendre, ta présence est annoncée. Tu fais durer le suspens, vêtu de cette armure sinistre et de cette cape, on ne peut que difficilement te distinguer... Jusqu'à ce qu'enfin...

Ô miroir, mon beau miroir. Dit moi qui va les prendre tous en même temps ?


~ ... ~

- Ô miroir, mon beau miroir. Pourquoi ne dit-il point mot ?
- Parce qu'il va tous les terrasser.

_________________
Shiori


Dernière édition par Gattsu le Ven 30 Juin 2017 - 1:50, édité 1 fois
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Dim 25 Juin 2017 - 15:42
« Bonsoir, messieurs. »

La voix rauque d’Ao avait résonné dans l’enceinte du Grand Dojo. S’il avait choisi un tel lieu, ce n’était pas pour rien. Tout d’abord, l’affrontement qui s’y tiendrait serait ainsi éloigné du reste de la population de Kirigakure no Satô. Ensuite, cela offrait un cadre lourd de sens et également vidé de tout obstacle pour ne laisser transpirer que la force brute. Ici, il n’y aurait aucune possibilité de subterfuge lié au terrain. Pas de pièges préparés, pas d’aléa climatique : un combat neutre et pourtant promis à être diablement féroce.

« Je suis Raonaka Ao, principal Conseiller du Daimyô de notre chère patrie. Pour beaucoup ici, vous êtes directement liés à la pacification de nos terres, et le symbole de ce mouvement qu’est Kiri se doit d’avoir un chef. C’est pour le choisir que je suis là. »

Etrangement, il se tourna vers une personne parmi les quatre présentes ce soir. Signe d’une préférence ?

« Fuji Asura, tu es sans conteste l’un des meilleurs bretteurs de ce monde. Mais toi qui as toujours affiché cet objectif individuel, serais-tu capable de gérer des intérêts collectifs ? »

Il n’attendit aucune réponse, et se tourna rapidement vers un second shinobi. Tous comprirent alors qu’il allait adresser un mot à chacun.

« Kaguya Shinjitsu, tu es l’exemple d’un clan qui a su porter les coups fatals à la criminalité qui sévissait dans notre pays, mais beaucoup ont vu que tu ne croyais pas à la paix durable en Kiri. Saurais-tu comprendre que parfois, le conflit ne sera pas la solution ? »

Nouveau mouvement de pieds.

« Hattori Yasuhito, tu es sans doute celui qui a le plus reçu de tes prochains ici. Une seule question alors, saurais-tu leur rendre même davantage que ce qu’ils t’ont donné ? »

Enfin…

« Gattsu, on te décrit comme le plus enragé de tous les Kirijins. Inutile de te dire qu’un chef est censé pouvoir garder son sang-froid. Saurais-tu faire parler ta rage uniquement aux moments opportuns ? «

Ses mains sortirent de l’ombre de son manteau, qu’il montra aux quatre combattants présents. Un simple habit large et en fourrure, mais dont l’importance devait se trouver ailleurs.

« Lorsque mon manteau touchera le parquet du Dojo, vous combattrez pour le titre de Shodaime Mizukage. »

Lentement, le regard du suppléent du Seigneur du Pays de l’Eau partagea un ultime moment avec chaque autre homme présent ce soir. Fuji Asura, propriétaire de la lame de Kusanagi ; Kaguya Shinjitsu, lieutenant du clan le plus puissant du pays ; Hattori Yasuhito, manieur de l’Esprit Errant et enfin Gattsu, porteur de l’armure enragée.

Puis il enleva l’unique bouton en or de son manteau, qui flotta quelques secondes… avant de toucher le sol. Raonaka Ao avait déjà bondi pour se retrouver à l’étage supérieur du Dojo.

Description du terrain:
 
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Lun 26 Juin 2017 - 18:43
« Shinjitsu, tu croyais quand même pas pouvoir me la foutre à l’envers ? »

A peine entrée, Idaina dévisageait déjà tous les présents, sans même chercher à savoir quelle serait leur réaction. Car tout ceci restait une sorte d’intrusion. L’ensemble des Dojos du village, tous vidés sur ordre impérial, c’était quelque-chose d’inédit. Et la Kaguya la plus féroce de toutes n’était pas dupe, ni idiote : ah ça non !

« Plutôt que de te présenter en douce sans en avoir parlé au reste du clan, laisse-moi te signaler que j’ai eu l’aval de notre grande et puissante famille pour la représenter durant… cette fête ? »

Sur quoi elle dévoila un rouleau d’un parchemin. Aussitôt déroulé, on put immédiatement reconnaître les emblèmes et sceaux propres aux Kaguya. Si Idaina ne mentait pas, cela devait néanmoins être difficile pour Shinjutsu de voir qu’il n’était pas le membre « choisi » de sa famille pour prétendre au rôle de Mizukage. Sûrement se demandait-il comme la kunoïchi – pourtant simple Chûnin – avait pu amener les autres à soutenir sa cause.

Pour l’intéressée, il ne faisait aucun doute qu’elle était simplement la plus hargneuse et la plus forte. Et dès lors qu’elle avait compris l’enjeu de cette rencontre, et la volonté apparente de Kiri de se trouver un Shodaime Mizukage fort et réputé, elle s’était désignée. Et grâce à sa réputation – parfois excessive – de grande guerrière et surtout d’intraitable perfectionniste, elle était là. Alors que Shinjitsu se retirait, elle avançait de plus belle, et regarda en haut. Raonaka Ao, le fameux Conseiller du Daimyô, observait la scène.

« Désolée du dérangement, considérez simplement que je remplace le mignon. J’imagine qu’on peut simplement… commencer ? »

Et sous l’aval – représenté par un signe de tête – du Conseiller, le combat commença.

Mise au point:
 
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Mer 28 Juin 2017 - 2:36
Les entrées en scène se poursuivaient et progressivement le plan d'Ao RAONAKA prenait forme. Le premier arrivant étant un homme discret qui fut finalement remplacé par une excité de son clan; le deuxième n'était autre qu'un sabreur qui lui était familier; tandis que le troisième était un imposant gaillard en armure lourde dont la taille de son imposante lame n'était égalée que par son orgueil démesuré. Un trio avec lequel le Roux était sensé se livrer à un combat opposant chacun d'entre eux sans aucune forme d'encadrement.

En effet le conseiller avait parlé. Celui qui saura y démontrer sa supériorité aura vraisemblablement la chance de devenir le Shodaime Mizukage. Un titre prestigieux et en même très lourd à porter tant la situation de l'Archipel était encore compliquée, même de nos jours. Pas sûr qu'Asura FUJI soit le plus recommandé pour le porter, mais en même temps l'envoyé du Daimyõ de l'Eau l'avait caressé dans le sens du poil.

Et si un homme comme ce dernier reconnaissait sa valeur en tant que bretteur; ce n'est pas face à deux autres représentants de cette ordre qu'il accepterait de se défiler. Spécialement lorsque le combat débutait alors que chacun de ses opposants étaient encore à leur position initiale pour écouter le discours de l'homme à la moustache d'aristocrate. Une disposition de départ qui les rapprochait les uns des autres.

Et comme Gattsu l'enragé se situait non loin de lui et qu'il était intéressent de voir ce dont était capable le guerrier qui s'était autoproclamé Mizukage avec assurance. Asura dégaina sans plus tarder sa longue et fine épée longue. La tenant à la manière d'un escrimeur à l'aide de sa main gauche, il se projeta rapidement en direction de sa cible pour lui porter un coup d'estoc, solidement cramponné sur ses appuis.

Et bien qu'il semblait à priori trop loin pour faire mouche, sans prévenir sa lame s'allongea dans la foulée de plusieurs mètres, comme si son estocade n'était déjà pas assez fulgurante. Un pouvoir particulier qui donnait à son offensive un certain effet de surprise, en plus d'améliorer la puissance de pénétration de Kusanagi dont la fine pointe se dirigeait dangereusement vers la gorge de Gattsu, l'un des rares points faibles de son armure.

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Sam 1 Juil 2017 - 19:51
Idaina n'était pas du genre patiente. Ce fut donc en toute logique qu'elle fut l'une des premières à faire un mouvement. Mais ce dernier, contrairement à tout ce que pouvait proposer les autres, était « différent ». En effet, de son épaule gauche semblait progressivement s'extirper un os. Si l'on pouvait reconnaître là un art de combattre propre à son clan, les Kaguya, la Grande ne comptait pas simplement montrer un affrontement commode. Et elle jugeait que sortir une arme telle que la sienne serait un bon commencement.

Rapidement, sa main droite alla arracher la jointure d'os de son bras gauche, qui formait une sorte d'arme de longueur moyenne mais tranchante et solide. A première vue devenu mou, son bras gauche sembla se reconstituer aussitôt. Idaina n'était pas idiote au point de s'handicaper d'un bras, et elle avait appris à se confectionner cette « lame » tout en régénérant rapidement les os utilisés par le même occasion. Un tel désavantage aurait pu lui être fatal. Car elle n'était pas dupe : si elle savait bien qu'elle était la plus combative de toute - même plus que ce prénommé Gattsu - elle n'était pas la plus complète, loin de là.

« Alors, qui veut venir se frotter à moi ? »

Signe de provocation envoyé à l'encontre de ceux qui se battaient déjà, ou non, Idaina joua une seconde avec son arme osseuse. Puis d'un seul coup, elle plaça sa main en direction de Gattsu. Aussitôt fait, cinq phalanges sortirent de sa main et fusèrent vers ce dernier. Stratégie de viser quelqu'un qui était déjà attaqué ? Pas spécialement. Si Idaina avait visé de ce côté-là, c'était tout simplement parce qu'Asura avait foncé sur Gattsu, et qu'il y avait donc deux fois plus de chance que les phalanges fassent mouche.

Et oui, que l'on ne se méprenne pas. Idaina était capable de faire des choix stratégiques, même s'il était très rare qu'elle choisisse les options les moins combatives ou plutôt disons-le franchement : les moins violentes...

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Lun 3 Juil 2017 - 16:30
Je me retrouvais dans le Grand Dojo, accompagné par plusieurs humains tous plus étranges les uns que les autres. Raonaka Ao était fier et son aura était puissante. Shinjitsu, rattrapé par son clan, avait lui été remplacé par une fille, qui avait l'air un peu plus jeune. Asura était lui toujours très fier et formel quand au dernier, un certain Gattsu, son orgueil n'avait pas de limite.

J'écoutais les paroles du Conseiller du Seigneur avec beaucoup d'attention, tout en me concentrant tout autant sur mes ennemis. J'avais déjà quelques idées, comment mener ce combat. La cape du Conseiller tombait au sol. Le combat débutait.

Sans plus attendra, Asura se lançait sur l'homme à l'armure d'un coup d'estoc bien maîtrisé et surtout, il nous offrait déjà une entrevue sur le pouvoir de son sabre. Je me tournais ensuite vers la Kaguya qui, à l'aide de son pouvoir héréditaire créait un sabre fait d'os. Je plongeais mon regard droit dans le sien, mais son assaut à l'aide de phalanges se concentrait lui aussi sur Gattsu. J'étais donc, pour l'instant, un peu à l'écart. J'appréciais cette situation.

Sans plus attendre, je sortais moi aussi mon sabre de mon fourreau et comme à mon habitude, je m'amusais avec. De ma main droite, à ma main gauche, de la gauche à la droite et encore un petit retour à la main gauche et ils étaient là. Devant moi se tenait trois esprits. Un œil en moins, une main et un bon trou dans le ventre. Tous étaient différents, mais chacun avait la même mission bien précise. Enfermer mes adversaires dans un genjutsu l'espace de quelques instants.

Le premier se dirigeait vers la Kaguya et d'un mot « Kousatsu » plongea celle-ci dans un sentiment de malaise. Le deux autres en faisaient de même, l'un avec le Fuji et le deuxième avec l'orgueilleux à l'armure rutilante. Tous les trois prononcèrent le même mot en même temps et, sauf prescription, tous mes adversaires allaient se retrouver avec la même sensation : celle de l'étranglement.

Une fois leur travail effectué, mes amis les âmes s'en allèrent comme elles étaient arrivées, c'est-à-dire en disparaissant dans un nuage de fumée. Moi, je me tenais prêt, un peu en retrait du groupe de trois combattant.


Résumé du tour:
 
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Lun 3 Juil 2017 - 17:28

Le charisme est au champion, ce que l'échec est aux perdants.



Ton arrivée en ces lieux se fit remarquer et comme escompté ; tu as contraint les participants présents à se retourner vers toi... toi qui as peut-être compris l'unique but de ce combat. Il y a là bien plus qu'une battle royale, bien plus qu'une place de Mizukage. C'est le moment de savoir ce que chacun d'entre vous est capable de faire, mais également tester les convictions et les personnalités de chacun. Au final : Il n'y aura qu'un seul champion et trois vaincus. Les vaincus seront alors ceux ayant échoué, tandis que le champion sera celui dans la valeur et le charisme d'un dirigeant n'est plus à prouver... au final, il n'a jamais été question d'un tournoi. Mais bien d'une sélection.

Tes opposants se montrent bien tous naïfs de croire que le dernier debout sera le vainqueur. Eux qui prétendent au titre de Mizukage, eux qui pensent avoir la valeur d'un dirigeant, trompé d'un simple stratagème... s'en est presque ridicule. Tu t'avances vers chacun d'eux, alors que la veste du départ s'apprête à toucher le sol et enfin... ta stratégie se met en route.

Comme prévu, les trois moutons suivent le berger. Le roux est le premier à rentrer dans le troupeau, s'avançant afin de mettre un coup d'estoc qui peut s'avérer être ravageur, tandis que le second mouton qui semble vouloir rentrer à son tour dans le troupeau cible ta personne ainsi que celle d'Asura depuis la distance qu'il maintient avec des phalanges expulsées. Et pour finir, le dernier mouton rentre dans le troupeau. Il utilise l'art de l'illusion afin de pouvoir brimer les autres, pensant être à l'abri et oublié de tous : grossière erreur.

Tu décortiques alors les erreurs de chacun. Tout d'abord, le premier : Fuji Asura. Il a fait l'erreur de s'approcher sans juger ta capacité d'allonge que tu peux obtenir avec ton épée et le fait que celle-ci soit bien plus lourde que son cure-dent. Aussi, il laisse ouvert ses propres angles morts sans avoir pensé à préparer une contre-offensive en cas d'attaque : une bien belle erreur de débutant.

Le second mouton, a fait preuve d'une bonne intelligence. Il a préparé de quoi se défendre au corps-à-corps, tandis qu'il attaque à une certaine distance, comme quoi les derniers arrivés ne sont pas forcément les plus mauvais.

Le troisième mouton est sans doute celui ayant fait le plus preuve de naïveté... disons ex æquo avec le premier. Il révèle déjà une brève étendu de ses capacités sans penser à la propre faille de ses illusions... que tu t'apprêtes à briser sans même devoir bouger et cela, il n'en a aucune idée.

Ta gorge se fait lourde, deux autres attaques te cible et à la lueur où tout semble perdu pour toi, le bruit du fer retentis : Celui de l'armure. Celle-ci s'étend, te protège en se durcissant. Tu reçois une douleur qui te fait grincer des dents, qui augmente ton envie de les ridiculiser, de leur montrer qu'ils ne sont pas dignes de porter le titre d'un dirigeant, mais bien d'une main-d’œuvre : celle qui se contente de suivre ce qui est écrit sans même réfléchir à l'énoncé. La douleur s'épaissit alors que l'attaque du troisième mouton s'amenuise, ta gorge s'en libère... tu es de nouveau libre : sain et sauf, au prix de la douleur que tu subis à l'instant.

Décortiquons leur naïveté et le génie qui te sépare d'eux. Le premier mouton à lancer son attaque tandis que les deux autres ont suivis. Les trois ne connaissant aucunement les compétences des autres, il est tout à fait ridicule de vouloir lancer des offensives coordonnées et calquer sur celles des autres. L'armure te protège des dégâts physiques du premier et du second mouton qui voient ainsi leurs attentes s'échouer dans les eaux de l'archipel. Alors que le troisième vient de révéler son art premier ne pensant pas qu'un Genjutsu se ferait directement briser par celui qui reçoit une douleur : son art de destruction ne vaut donc rien dans un combat où nous sommes tous ciblés, il t'a donc lancé une offensive ne servant à rien étant donné que la douleur que l'armure t'a donnée pour te protéger t'a libéré du joug de l'étouffement illusionniste, te faisant comprendre ce que tu as subi.

~ Votre naïveté fait peine à voir. Vous trois, vous semblez être fait pour courir lorsque l'on vous en donne le signal. Vous n'êtes pas fait pour organiser. Un utilisateur du genjutsu ne connaissant même pas les failles de son art. Un bretteur aveuglé par l'envie qui fait une erreur de débutant. Et toi gamine... tu t'es bien débrouillé. Je vous laisse une dernière chance de montrer au représentant du Seigneur de l'eau que vous êtes des concurrents au poste de Mizukage et pas de simples figurants face à moi, car pour le moment... vous n'êtes que déception et amère illusion, plus affûtée encore que les vôtres, Hattori-san.

Peu à peu, tu amènes ton bras vers le manche de ta claymore de fer que tu dégaines d'un bras, fendant l'air au passage ; utilisant celle-ci comme un simple Katana. Tu t'amuses de la situation, mais plus pour longtemps. Ton aura grossis au fil du temps où ta patience se réduit, laissant place au vrai charisme du champion.


Récap':
 

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Shiori
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Lun 3 Juil 2017 - 19:04
Avec la ferme intention d'embrocher le sombre guerrier en armure, et bien que la capacité de son épée longue lui ait permis de garder une certaine distance au moment de porter son coup, le Roux savait pertinemment qu'il s'exposait à différents problèmes. Non seulement les deux autres participants auraient tout le loisir de le prendre à revers, mais en plus de cela sa propre cible était parfaitement capable de riposter dans le même temps. Par conséquent ce que Gattsu appelait à tort ou à raison une erreur de débutant n'était sans doute qu'un excès de confiance de la part du Roux.

Et quelle fut l'étonnement de ce dernier lorsque la lourde armure de son détracteur s'anima pour recouvrir la totalité de son corps. Offrant ainsi au colosse une défense parfaite tandis que son premier assaillant était sous l'emprise d'une illusion qui rendait sa situation plutôt délicate. En effet ce ne fut que grâce à son expérience qu'il parvint à garder les idées suffisamment clair pour dévier de sa lame l'une des phalange qui filait dans sa direction. Néanmoins le bond en arrière qu'il entreprit pour se dégager de cette malencontreuse position ne lui épargna pas la douleur provoquée par le second projectile qui entailla son bras droit mis en opposition par réflexe avant de venir se planter dans le sol.

Un mal pour un bien puisqu'en contrepartie il fut immédiatement libéré de l'illusion dont il était la victime. Et comme il n'était jamais trop tard pour se rattraper, il poursuivit sa route vers l'arrière jusqu'à atterrir à une bonne distance de chacun de ses opposants qu'il gardait avec attention dans son champ de vision. Si bien qu'il profita de ce moment de latence pour couper avec rapidité un bout de son manteau qu'il enroula fermement autour de la plaie bénigne dont l'avait gratifié cette sournoise lanceuse d'os. Ça et s'adresser à l’impressionnante masse de muscles qui tenait sa claymore comme un vulgaire katana.


"Une simple entaille pour savoir de quoi sont capables tous mes adversaires d'un seul coup, j'appelle ça un choix stratégique. Et maintenant que l'on sait tous que tu es un beau parleur doublé d'un professionnel dans l'art de se cacher derrière une armure lourde ; tu dois être aussi rapide qu'une baleine en dehors de l'eau pour nous avoir sorti ton jolie speech au lieu de nous prouver à tous que tu sais faire autre chose que te la raconter."

Le tout saupoudré d'un rapide clin d’œil et d'un sourire arrogant au possible, Asura avait suffisamment donné de sa personne pour l'instant. Si les deux autres pensaient pouvoir tranquillement le harceler à distance il se trompait, cette fois-ci il saurait se montrer patient en agissant pas de manière inconsidérée face à des individus qui avaient potentiellement le même niveau que lui si ce n'est plus. Certes l'escrimeur piquera comme une abeille, mais seulement au moment opportun.
Résumé du tour:
 


Dernière édition par Fuji Asura le Mer 5 Juil 2017 - 5:41, édité 1 fois
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Mer 5 Juil 2017 - 0:25
Forcément, le mouvement d’Idaina l’avait faite regarder dans la direction de Gattsu et de Fuji Asura. Si le premier décupla son armure – qu’elle put enfin voir comme véritablement chakratique – l’autre fut blessé. Une première touche pour la Grande, qui n’eut guère le temps de s’en satisfaire. Le manque d’esquive de la part du Fuji l’alertant d’une anormalité, elle eut le temps de remarquer l’esprit étrange qui s’approchait d’elle. Derrière les traits spectraux de ce dernier, Hattori Yasuhito était là, jouant avec son épée aux pouvoirs sans doute occultes.

Loin d’être effrayée par cette créature ou par toute autre chose, la Kaguya se tenait prêt, arme à la main. Et si elle n’eut pas trop de temps pour se préparer, elle trancha sans hésiter la chose qui avait foncé sur elle. Sentant sa lame traverser ce qui semblait peut-être immatériel, elle sentit rapidement une douleur la prendre d’assaut. Sa gorge était nouée, puis même serrée.

Loin d’être crédule, la Grande comprit que ça n’était ni le fruit du hasard, ni une coïncidence avec cette chose qui l’avait attaquée. Mais tant que son sentiment d’étouffement ne l’empêchait pas de se battre ou au moins d’être un minimum alerte sur ce qu’il se passait ailleurs, elle se contenta de faire avec. Sans forcer, elle laissa son cou lui infliger une gêne belle et bien dérangeante pendant quelques secondes. Elle entendit donc la tirade de Gattsu ainsi que la réponse du Fuji.

Puis soudain, sa nuque ne la fit plus souffrir. Tout en restant debout, elle bougea légèrement la tête pour essayer d’échapper plus facilement la gêne qui l’avait prise et qui restait encore présente. Elle avait appris des choses utiles sur ses adversaires, et pouvait désormais se demander ce qui avait bien pu causer cette illusion d’étouffement. Et si la réponse se trouvait dans la question ?

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Mer 5 Juil 2017 - 23:55
Une Kaguya, un Sabreur et un géant à l'armure un peu spéciale. Voici mes adversaires. L'orgueil du dernier n'était pas à prouver et sa tirade pleine de mélancolie ne faisait que confirmer ce que je pensais de cette personne. Je ne connais pas mes points-faible ? Laissons le donc croire ceci. Je n'allais pas perdre de temps à répondre à des provocations gratuites par la parole, chose qu'Asura lui, faisait.

Je profitais de cet interlude entre les deux hommes pour me tourner vers la seule fille du groupe. Au vu de son arme fait d'os, celle-ci s'était préparée au corps-à-corps, mais comme nous tous ici présent, le combat rapproché semblait être l'une de nos spécialités.

Nous étions quatre à combattre au Dojo ce soir, quatre potentiel futur Mizukage. La puissance des uns et des autres n'étaient pas à prouver, la fourberie de certain non plus, moi le premier. Les attaques pouvaient venir d'absolument partout, même si, par exemple, le Roux et Gattsu décident de se battre. La Kaguya et moi ne serions pas à l'abri d'une charge éclair.

L'armure ambulante tenait son sabre, d'une taille impressionnante et faisait face au Fuji, la Kaguya un peu en retrait et moi, qui me tenait un peu sur le côté de tout ce beau monde. D'un seul coup, je concentrais mon chakra dans mes jambes afin de me retrouver rapidement vers la fille. Une fois à sa portée, je la frappais à l'aide de mon sabre de toutes mes forces afin de la vider de créer une bonne coupure au niveau de son abdomen si celle-ci ne se protégeait pas. Porté par la vitesse de ma course, je plantais mon sabre au sol afin de créer un nouvel esprit ; celui-ci était bien plus menaçant que le premier. Une grande cape cachait son visage et seul ses yeux rouges ressortait un peu.

Sans attendre et pendant que l'âme cherchait le regard de la Kaguya, je me reculais de quelques pas afin de me mettre à une distance plus ou moins raisonnable de mes adversaires.

Pendant ce temps, l'esprit avait fait son chemin et avait emprisonné la jeune fille dans un genjutsu d'un autre niveau que le précédent. Idaina se retrouvait couchée, sur une table en métal aussi froide que le pouvoir des Yuki et je me tenais au-dessus d'elle. Un marteau à la main. Je n'avais pas beaucoup de temps, je devais agir rapidement. Sans plus attendre, je levais mon arme avant de l'écraser sur le crâne de la Kaguya dans un bruit fracassant. Je prenais ensuite un plus petit couteau, afin d'ouvrir sa boite crânienne pour avoir accès à son cerveau et, négligemment, je retirais l'encéphale de ma victime de sa demeure.

Dès l'opération terminée, la Kaguya était libérée de l'emprise du Genjutsu, sauf si celle-ci avait réussi à s'en extirper à temps.


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Jeu 6 Juil 2017 - 2:44

Il a fait un selfie avec le diable, ne nous appelaient plus Shinobi y a comme une évidence.
Les dirigeants comptes nos corps pendant que l'homme de fer danse.


Pour m'abattre ils ont dû s'y mettre à trois,
Je leur ai dit démerdez-vous je suis mieux sur ma croix.
Je leur rend l'horizon aveugle,
Ils sont comme des snipers avec le soleil dans l’œil.

Le sang est plus épais que l'eau,
Le débat est clos.
Comme si la victoire lui enseignait comment encaisser,
On a compris le sens du mot essayer,
A genoux sur la tombe de nos essaies.

Moi je suis un monstre contre une armée d'homme,
J'ai toujours un sale coup d'avance comme un politicien médium.

Leur chance s'amenuise au fil de l'aiguille qui tourne. Peu à peu, celle-ci leur échappe. Une seule et unique occasion, qu'aucun ne sut saisir. Tu ne leur as demandé de ne prendre qu'une seule et unique décision : chose qu'ils n'ont pas su faire. Comment peuvent-ils désormais prétendre au titre de dirigeant lorsque leurs actions sont dictées par un autre ? Tu les dissuades, tu les provoques, tu les maltraites. Ainsi donc, aucun d'eux n'a compris le réel sens de cette battle royale ? Le troupeau semble perdu et a besoin d'un berger.

C'est le sentiment de désespoir qui te remplit désormais. Celui de pouvoir comprendre chacune des facettes des personnalités de tes opposants si facilement. Ils ne se concentrent que sur l'unique combat, sur cette battle royale qui au final n'est qu'une vulgaire pièce de théâtre. Après tout, l'arbitre n'est-il pas ici pour juger le mental du futur dirigeant ? Qui oserait croire que l'ombre de l'eau serait bien élue en défonçant des compagnons ? Un troupeau de moutons, mais certainement pas toi, Gattsu.

Une longueur d'avance mentalement se fait alors montrer. Es-tu le seul à tenter de démasquer cette mascarade ? Les arts du corps ne sont pas ta plus grande passion et ta patience s'éteint à mesure que cette mise en scène se prolonge. Une fois de plus, chacun prouve sa bêtise, son talent de suiveur et non pas de dirigeant.

Le premier : le roux. Il se rabat, subitement. Il dévoile ouvertement sa faiblesse à faire preuve d'excès de zèle, prétextant que ce n'est que stratégique, que poudre aux yeux. Oublie-t-il qu'il a été blessé et qu'il n'a pas pu comprendre le sens de tes capacités ? Ne comprend-il pas qu'il est sur la mauvaise pente comme un nourrisson qui fait du hors-piste? Le mouton se transforme en Loup.

~ Un choix stratégique ? Foutaises. On peut lire en toi comme dans un livre, Asura-san. Après tout ne t'ai-tu pas mis à l’extrémité de ce dojo afin de protéger ton angle mort, pendant que tu me provoque dans l'espoir que je fonce... laissant mon angle à moi ouvert ? Ne t'ai-tu pas blessé en faisant une erreur de débutant ? N'as-tu pas révélé la valeur de ton épée, la valeur de ton style de combat ? Tu as révélé bien plus que nous tous ici, en es la preuve : Tu n'as encore rien vu de ce que je suis capable, si tu veux voir l'apparence de ma puissance et connaître l'opprobre, approche. J'ai soigneusement choisi mes actions, je te conseille de faire de même.

Finalement non, le mouton reste un mouton. Hattori fonce quant à lui sur la jeune Kaguya. Une fois de plus, la déception te prend. Ne sont-ils que des prétendants ? Des figurants, des marionnettes de second rôle dont le but sont de te faire briller ? Fixant le roux, tu recules légèrement, t'ajustant à l'angle mort du sabreur aux illusions s'attaquant à une femme sans défense.

~ J'hésite entre risible et minable, car vous êtes tellement prévisible que vous en êtes manipulable. Vous allez pouvoir comprendre le sens de vos erreurs, compagnons dis-tu en chuchotant.

D'un soupir, un projectile s'élance en même temps que ton élan. Un visant un des bras de la Kaguya afin de l'aider à se défendre des illusions de celui qui prit les initiatives. Planté dans l'angle mort de ce dernier, d'un pas déterminé tu te déplaces dans son dos alors que celui-ci recule sans doute sans pouvoir te voir arriver tu te contentes de le réceptionner d'un violent coup de ta claymore avec le plat de celle-ci, tentant seulement de le percuter pour le renvoyer vers la Kaguya. Tu sautes légèrement vers ta précédente position gardant à l'œil chacun d'entre eux. Et subitement, tu t'adresses à une seule personne.

~ Ça va durer encore longtemps... Ossan ? Avez-vous assez observé et pris d'information pour vous faire une idée ? Après tout, quelle logique y a t-il à blesser nos compagnons pour devenir dirigeant ? Ce n'est que de la poudre aux yeux, j'ai assez démontré de choses et perdu mon temps avec cette mise en scène et il y a des choses plus urgente que participer naïvement à une pièce de théâtre.

L'arbitre. Tu t'adresses à lui en tout bien tout honneur, lui dévoilant ce à quoi tu penses. Tu as réussi à dominer ta rage, n'ayant guère eu besoin de l'exploiter un temps soit peu, tu prouves bien à tous que le seul homme digne d'être le cerveau : c'est toi.


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Jeu 6 Juil 2017 - 22:29
Lorsqu’il avait vu Kaguya Idaina pénétrer dans le Dojo et renvoyer sans autre mesure son compère Shinjitsu, le Conseiller s’était demandé s’il devait intervenir. Mais rapidement, il comprit que ce qui était interne au clan Kaguya devait le rester, et il préféra donc laisser les choses se faire. S’il y avait désormais une kunoïchi, cette dernière semblait bien désireuse d’en découdre : peut-être ne faisait-elle pas le poids face aux trois autres mais au moins, elle l’aurait cherché, pensa l’arbitre.

C’était d’ailleurs en tant que tel que Raonaka Ao observa le début du combat. A l’étage du Grand Dojo, il avait les deux couloirs perpendiculaires et suspendus pour se faire une idée de la force et de la combattivité de chacun des quatre prétendants. Et il fallait avouer que dès l’entame était plutôt alléchante : ils n’y allaient pas de main morte. De quoi ravir celui-là même qui avait encouragé voire décidé la nomination du Mizukage sur le critère de sortir victorieux de ce combat.

Fuji Asura était un bon escrimeur, et n’avait pas attendu avant de le faire savoir. Ses coups semblaient bons et il gardait un calme qui lui était respectable dans pareille situation. Néanmoins, il n’avait pas encore fait mouche et c’était bien son efficacité qui posait pour l’instant problème.
Kaguya Idaina faisait preuve d’une grande volonté guerrière, ce qui était un trait de caractère digne d’une Ombre. Néanmoins, son désir de combattre laissait présager un manque de clairvoyance, à l’image d’une frappe assez inutile sur un esprit généré par la lame secrète d’un de ses adversaires.
Hattori Yasuhito semblait le plus équilibré, mais à l’image de ses techniques d’illusion, il ne démontrait pas encore une puissance écrasante, et pour l’instant sa tactique n’était pas claire. Est-ce qu’un Mizukage devait être simplement bon partout, à défaut d’être excellent quelque-part ?
Enfin, Gattsu semblait le plus fort, mais plus il le démontrait, plus il affichait un trait de caractère qui allait devenir un souci, même pour le Conseiller : celui de la méprise. Un chef se devait d’être fort, mais sa tendance à rabaisser ses adversaires et à se mettre en valeur en permanence l’éloignait du statut de favori.

« Intéressant… »

L’homme était appuyé sur la rembarde en hauteur.

« … n’est-ce pas ? »

Il se redressa et se retourna. Du fond du couloir de l’étage, une silhouette se dessina. Plus petite que la sienne te plus trapue, elle se révéla rapidement être celle d’une des Kirijines les plus singulières du village. L’imposant Conseiller du Daimyô croisa les bras, et reporta son attention vers le bas. Le combat continuait.

« Qu’en pensez-vous, Dame Seringue ? Un favori ? »

En repensant à ce qui se passait sous ses yeux, Raonaka Ao ne put s’empêcher d’afficher un rictus.

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Sam 8 Juil 2017 - 20:40
Depuis le début de la mêlée, la Seringue observait l'envoyé spécial du Daimyô des Brumes.
Non pas que le visionnage d'une lutte entre quelques uns des grands noms du village l'ennuyait – néanmoins, elle savait, comme son voisin de balcon, que l'Histoire ne s'écrivait pas en-bas, dans le spectacle publicitaire d'une épreuve de forces, mais sous l'or des palais lointains de la dynastie des Brumes, dans le secret des échanges diplomatiques destinés au maître de l'Archipel, dans l'enceinte inaccessible de ses conseils privés.

-Mon avis ? Vous me demandez de souffler sur les voiles d'un navire pris dans la tempête, et d'espérer l'orienter vers le port de mon choix ? Assez de théâtre.

Le mot était lâché. Les assauts qu'on se livrait au sol n'avaient qu'une fonction théâtrale, non décisive, dans le processus politique à l’œuvre. Benten n'eut donc, au sujet des combattants, qu'une observation : qu'ils se jetaient l'un contre l'autre dans un effort inutile, et que leur absence commune de vision stratégique, leur incapacité à photographier les rapports de force actuels, les disqualifiaient tous à la candidature suprême.

Or, l'enjeu de l'actuelle nomination du Mizukage n'était pas une question d'aptitude personnelle ou de ligne stratégique, comme s'il s'agissait de sélectionner le meilleur poisson sur une étale – l'enjeu était de délimiter, dans l'ère nouvelle qui ensevelissait celle des bandits, les prérogatives du nouveau pouvoir ninja face aux empiétements des autorités traditionnelles.
En bref, la nomination du premier des Mizukages déciderait de ses droits et de ses obligations face au Daimyô. Il ferait jurisprudence pour les Kages suivants. Il solidifierait les premières pratiques en normes. Il tracerait en quelques années la nouvelle cartographie du possible et de l'impossible pour le pouvoir ninja.

La vraie sélection avait lieu à l'étage : c'est pour cela que Benten n'était pas en-bas.

D'où lui venait une telle intuition ?
Il y avait déjà plusieurs jours que Raonaka Ao arpentait le village sur ordre de la dynastie des Brumes. Depuis que les premiers échafaudages de Kiri avaient émergé des flots, les allers-retours des agents du Daimyô étaient d'autant plus multipliés que la répression du grand banditisme faisait l'objet d'une stratégie commune, et rendait au pouvoir seigneurial sa prépondérance de jadis. L'événement redistribuait les cartes de la puissance dans la nouvelle économie du pouvoir, car l'immense effort de destruction des réseaux criminels qui avaient quadrillé l'Archipel avait laissé vacante une place, aussitôt devenue lieu d'opposition symbolique entre la puissance libératrice (Kiri) et la puissance légitime (le Daimyô). De fait, par une série de péripéties obscures et diplomatiques, aucun affrontement entre les deux puissances n'ensanglanta d'avantage le pays des Brumes. En bref : Kiri, qu'aucune autorité émergente n'avait parvenu à structurer, n'avait pu prétendre ni à l'autonomie (souveraineté totale face au Daimyô) ni à la domination (remplacement du Daimyô).

Il y avait plusieurs jours que Raonaka Ao, parmi d'autres émissaires spéciaux de la capitale, œuvrait aux mille travaux bureaucratiques nécessaires à la distribution des rôles et à la rédaction des statuts d'une puissance nouvelle, sans précédent et modèle dans l'Histoire du monde ninja. Benten mettait souvent à jour un dossier de fiches au sujet des agents missionnés à Kiri par le Daimyô : elle compilait des rumeurs, identifiant les maîtresses de l'un, le lourd passif de l'autre du temps des bandits – et faisait ainsi œuvre d'accumulation de données biographiques dans le seul but d'avoir une prise au palais des Brumes, d'avoir, disponible dans un placard scellé, des moyens de faire pression sur des hommes installés à la table-même du maître de l'Archipel.
Mais au sujet de Raonaka Ao : rien. Que des murmures qui ne dépassaient jamais l'état de rumeur passée d'une oreille à l'autre, sans source objective. Il y avait peu de matière au sujet d'Ao, parce que l'envoyé spécial du Daimyô était parmi les quelques hommes intègres, noués à la dynastie par des liens d'obligation et de mémoire ancestraux, et inaccessible à la flatterie, à la menace ou à la corruption.

À l'arrivée d'Ao, Benten ne fit que noter sa présence. Elle entendit, au détour d'une rue, qu'il était là – et c'est tout. L'homme était trop secret pour qu'on pût deviner l'objet de sa mission. Mais si l'on ignorait les rôles et attributions des émissaires du Daimyô, on devinait, à leur personnalité, le niveau d'importance de leur venue. Autrement dit : si, pour Benten, les visées d'Ao et de son maître demeuraient inconnues, sa seule nomination était une information suffisante et précieuse.

Car la venue de Raonaka Ao, précisément parce qu'il était parmi les plus loyaux, ne pouvait signifier qu'une chose : qu'en le nommant, le Mizukage souhaitait à l’œuvre un artisan de ses seuls intérêts. S'il était là, et quoique Benten ignorait l'objet de sa venue, il ne pouvait être là que pour un arbitrage d'importance dans la stratégie du Daimyô. S'il était là, c'était le signe que le Daimyô voulait intervenir lui-même dans l'action qu'Ao devait mettre en œuvre.

Et lorsque, à son invitation, Ao révéla à Benten l'importance de sa venue, la vieillarde devina que la méthode de sélection du Mizukage (un bain de sang) ne laisserait émerger qu'un Kirijin au mieux servile, au pire utile pour la dynastie des Brumes.

Elle était donc à l'étage, les yeux fixés sur Ao derrière ses bandelettes dentelées d'ombre. Il n'y avait donc pas que deux observateurs et quelques candidats ; il y avait aussi une présence plus grande, une présence pourtant absente mais qui dominait tout : le Daimyô.

Bref : Raonaka Ao était le personnage principal de l'événement. Les autres, ironie de leur titre, étaient déjà des Ombres brumeuses à leur manière, rejetés qu'ils étaient à la périphérie d'une Histoire déjà écrite depuis le palais seigneurial. Par son coup de maître, le Daimyô avait eu une intuition puissante et profonde : il fallait donner à Kiri le spectacle qu'elle était seule détentrice de son pouvoir... et avoir dans les coulisses des agents qui protégeraient son candidat.

-[...] Assez de théâtre. Dites-moi qui est votre candidat. Dites moi qui je dois maintenir en vie.

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Sam 8 Juil 2017 - 22:01
Posté en sécurité dans un coin du Dojo, le Roux avait tout le loisir d'observer avec attention le combat tout en tâchant d'ignorer les palabres incessantes de Gattsu, le détestable shinobi en armure. Et si le jeune Yasuhito Hattori continuait de prouver qu'en possession de sa macabre lame il était un redoutable illusionniste, Asura sentait que la combattive mais frêle représentante du clan Kaguya aurait du mal à s'en sortir face à un tel adversaire. Quant au manieur de la claymore, le regard insistant qu'il lui porta ne lui échappa pas et il tâcha de décrypter chacun de ses coups d’œil ainsi que chacun de ses mouvements de façon méticuleuse.

Autant dire que si dans un premier temps il s'attendait à ce que le colosse s'en prenne à lui de front, dès que le regard de ce dernier se concentra sur le duo qui se trouvait au corps à corps, l'escrimeur ne mit pas longtemps à comprendre que le kunaï envoyé dans cette direction n'était que les prémices d'une charge dans leurs dos. Une sournoiserie clairement calculée qui contrastait avec l'apparence froide et brutale de son auteur. Contrairement au style souple et rapide du Roux qui allait lui permettre de se calquer sur les actions du dernier assaillant.

En effet une fois le projectile tiré et le pas du tireur amorcé, Asura qui échappait à son regard avisé le temps qu'il charge ne mit que quelques instants pour rejoindre furtivement l'autre bout du Dojo. Un emplacement privilégié puisqu'il le plaçait à son tour dans l'angle mort d'un Gattsu qui réceptionnait alors l’illusionniste avec son imposante arme. Et tandis que ce dernier reprenait de la distance en bondissant vers l'arrière.

L'escrimeur démontra à nouveau son impressionnante célérité en se rapprochant de lui en un éclair afin de venir le piquer dans la nuque avec sa fameuse épée longue. Et ce alors que ce beau parleur de première commençait à se lancer dans une déclaration poignante à l'intention d'un conseiller tranquillement installé sur son perchoir et bien à l'abri du danger contrairement à lui.

Il était alors peu probable qu'il ait la possibilité de s'investir pleinement dans ce combat puisqu'il ne cessait de se déconcentrer tout seul en s'adonnant à son activité favorite à savoir apprécier le timbre de sa propre voix. Tant et si bien qu'il oubliait l'une des plus importantes règles de la vie : chaque action devait être entreprise au moment propice pour avoir un maximum de chances d'êtres couronnée de succès. Alors à quoi bon se faire remarquer en faisant de la politique alors que pour le moment le mieux à faire restait de se battre.



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Lun 10 Juil 2017 - 22:15
Idaina reprenait son souffle. Le bon côté, jugea-t-elle, c’était qu’elle pouvait le faire tout en jaugeant la présence de ses adversaires. Garder un œil sur ces derniers et éviter les mauvaises surprises pendant sa petite passe de faiblesse l’aidait à garder le cap. Si individuellement, pour le moment, elle était incapable de dire s’ils étaient forts, le fait d’avoir trois adversaires à la fois et aucune logique démonstrative dans leur affrontement rendait ce dernier pesant. Elle ne se posait pas de question sur les périodes offensives : elle continuerait de frapper sans la moindre prétention calculatrice ; mais pour se défendre, elle devait garder à l’esprit que tout pouvait arriver. Il était même probable que des attaques soient détournées et mettent en péril l’intégrité d’autres combattants.

Mais elle fut surprise de voir qui s’élançait vers elle : Yasuhito. Celui qu’elle aurait pu juger comme le plus fourbe d’entre tous faisait soudainement preuve d’une rapidité certaine. Et sans être une bonne épéiste, Idaina s’employa pour – par un mouvement réflexe – orienter sa lame d’os vers le coup porté par le sabreur. Elle tint le choc, mais fut déséquilibrée et ne put réagir lorsqu’il lui sembla que Yasuhito planta son arme quelque-part.

L’instant d’après fut surnaturel. Elle s’était retrouvée sur un alliage froid. Au moment où elle reconnut le sabreur et, par la même occasion, comprit qu’elle était forcément dans un Genjutsu, le marteau porté par son adversaire vint lui fracasser le crâne.

Le cri qu’elle poussa, lui, fut bien réel.

Elle tituba pour se relever, et si ses adversaires auraient pu s’attendre à autre chose de la part d’une femme pourtant aussi combattive, il n’en fut rien : Idaina était complètement amorphe. Ne sentant même pas la douleur qui taraudait son bassin – effleuré par le kunaï de Gattsu qui l’avait sorti plus tôt de l’illusion – la Kirijine était clairement une proie facile. Les séquelles mentales l’avaient quasiment mise hors de course pour la suite du combat. Mais peut-être qu’en l’absence d’attaques dirigées contre elle, elle reprendrait ses esprits en une minute ou deux…

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Mar 11 Juil 2017 - 18:17
Bien. Mon attaque avait fonctionnée. Le cri de douleur de la Kaguya ne venait pas du kunaï lancé par le barge, mais bel et bien à cause de l'illusion. J'en profitais pour reculer de quelques pas et balayer la salle du regard afin de ne voir personne. Comprenant rapidement - mais trop tard - ce qu'il m'arrivait. Je n'avais pas eu la chance de me protéger correctement, mon esquive n'était pas parfaite et la claymore de Gattsu venait tout de même s'écraser sur mon flanc droit.

Je grimaçais, peut-être une côte touchée. La force du coup m'avait fait reculer de quelques mètres et je me retrouvais à nouveau vers Idaina, amorphe. Mon sadisme refoulé depuis des années refaisait rapidement surface. Je n'avais qu'une seule envie. Mais je me contenais. Cela faisait des années que j'étais sorti du mercenariat qui ne m'avait fait faire certaines choses, qui m'avait rapidement changé. Je n'étais plus cette personne.

Profitant de la situation, je prenais le corps inerte de la jeune femme et le tenait tel un preneur d'otage. La situation était telle que je n'avais aucun mal à retenir les efforts surhumains que le légume devait fournir pour essayer de se libérer de mon étreinte. Moi, je me contenais de reculer de quelques pas. Je voulais confirmation. Tenant Idaina entre moi et les deux autres qui s'occupaient, pour l'instant, seuls.

« Conseiller ? » Posais-je d'une voix calme. « Il m'est d'avis que la mort d'un des concurents n'est pas nécessaire, non ? » Tout en montrant le kunaï que je tenais sous la gorge de la Kaguya.

Oui, se combattre, cela était bien beau. Démontrer qui était le plus fort ? Le plus intelligent ? Éventuellement. Tuer une Kirijine pour les beaux yeux de quelqu'un, non. Pour Kiri, pour moi. Quelqu'un qui le mérite, oui. Mais pas ici.Pas comme ça.

Mon attention qui était portée partout dans la salle - adversaire et tribune - revenait peu à peu sur mes adversaires, tendant toujours une oreille pour écouter la réponse du Conseiller. J'avais aussi ma petite idée quant à la suite des événements.


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Mar 11 Juil 2017 - 19:01

Si je me met à genoux, c'est pour prendre un coup d'épée.
Je suis né dans les grands vin t'es mort dans les vignes.

Le sens-tu Gattsu ? Cette pique de rage qui monte en toi. Une sensation éphémère qui te prend aux tripes, elle se propage jusqu'à atteindre le moindre recoin de ton corps : la moindre parcelle de peau. Tu te retiens n'est-ce pas ? Tu ne sais guère ce qui est le plus frustrant : devoir combattre aveuglément pour un homme à qui tu ne dois rien ou voir que les autres prétendants se prêtent au jeu du chat et à la souris. Replacer sur tes pas, quelque chose arrive et vite, dans ton dos...

Retourne toi

Comme par l'instinct d'une bête animale, tu te retournes alors qu'une lame vient trancher la peau d'une de tes épaules, laissant couler ton sang et ta chair dans son élan d'estocade rapide. Tient-t-il à te blesser férocement ? Tient-t-il à ce que tu deviennes un homme handicapé ? Tient-t-il à être un chien commandé par un homme dont la perversité se fait voir sur le balcon de l'étage ? Ce n'est pas ton cas.

Sans dire mot, tu t'éloignes du roux, blessé par son attaque évitée in extremis. Laissant les deux autres pour comptes sur les tatamis, tu bondis à cet étage où se trouve Raonaka Ao, ainsi que la dame seringue que tu penses au premier abord être un homme dissimulé sous les bandes. Le sang coulant sur ton bras, tu fixes du regard l'homme envoyé par le seigneur d'un air colérique ; après tout s'il y a bien un homme avec qui il faut régler les comptes, c'est lui.

~ C'est terminé, Conseiller. Nous ne sommes ni des bêtes de foires, ni des pantins combattant aveuglément pour satisfaire votre curiosité. Je ne vous demande qu'une seule chose : Prononcez votre choix, maintenant. Nous avons assez combattu pour ce pays, nous n'avons pas besoin de combattre encore pour un titre.

Te rapprochant légèrement de lui, tu émets une légère pression afin qu'il comprenne que sa perfidie et sa curiosité n'aient pas vu du bon œil par ici. Inutile de dire que ce moustachu au crâne raccourci se doit d'émettre une réponse courte et sensée au risque d'assouvir ta colère dans l'instant même : après tout s'il y a bien une chose que tu ne supportes pas c'est que l'on se moque de Kiri, que l'on se moque de toi. D'un dernier regard tu annonces alors, sans oublier.

~ Par respect pour le titre que vous portez j'ai soigné mes mots et je vous conseilles de choisir les vôtres avec attention.

Que choisira le conseiller : La décision ? Ou déshonorer Kiri en snobant son potentiel chef se trouvant dans cette salle parmi les quatre prétendants ? Une affaire à suivre, après tout tu es bien le seul capable de porter sur tes épaules le poids des sacrifices pour protéger cette citée.

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Mer 12 Juil 2017 - 23:14
Benten, une femme expérimentée mais également au caractère bien trempé. Assez de théâtre, comme elle disait. Et à en juger ce qu’il se passait en dessous d’eux, il était clair que le Conseiller commençait à se faire une sérieuse opinion sur chacune des personnalités présentes. Mais plus l’affrontement avançait vers une apogée fallait-il l’espérer grandiose, moins il voyait de favori. Pourtant il fallait choisir quelqu’un ici. Et cette décision, il valait mieux pour tout le monde mais surtout pour Ao, ne devait pas être remise en question par l’esprit des Kirijins. Alors que Kaguya Idaina était la première à être vaincue, le robuste serviteur du Daimyô répondit enfin aux attentes d’O’dui S. Benten.

« Vous avez raison. Mon candidat est… »

Mais ce qu’il vit en bas le coupa dans sa réponse. Tandis qu’Hattori Yasuhito prenait un kunaï pour le mettre sous la gorge de la seule kunoïchi combattante, Gattsu fut touché par Fuji Asura. Et si l’interrogation portée par l’expert en Genjutsu était louable, l’intervention du « Berserker » fut surprenante. Il avait, effectivement, bondi pour rejoindre le Conseiller ainsi que le médecin à l’étage. Et ainsi deux shinobis demandaient désormais l’arrêt du combat, même si le dernier le faisait avec une arrogance certaine.

On vit Raonaka Ao fixer Gattsu pendant quelques secondes, puis porter son regard vers Hattori Yasuhito qui avait dans ses bras l’encore perturbée Kaguya Idaina. Puis, après de brefs coups d’œil vers Fuji Asura et la Mamie Seringue…

« Allez soulager l’état mental de dame Kaguya, s’il vous plaît, s’adressa-t-il donc à l’attention de Benten. »

Il jeta un regard noir vers Gattsu.

« Tout le monde en bas, et en rang. »


Idaina avait repris des forces, et pouvait désormais se tenir droite, comme l’ensemble de ses trois compères. Les quatre participants de ce combat, finalement écourté par la facilité de certains et la difficulté d’autres, se tenaient debout, face au Conseiller. Un peu derrière ce dernier, le médecin faisait figure de spectatrice. Il passa en revue ce quatuor, à commencer par la Kaguya.

« Tu es respectée pour l’autorité que tu dégages mais également pour ton esprit perfectionniste et combattif. Mais tes lacunes sont toujours trop grandes, travaille pour les palier. »

Il fit un pas sur la droite, regardant désormais Fuji Asura.

« Tu manies très bien ta lame, et tes mouvements sont très bons. Néanmoins, loin d’être celui qui fut le plus visé, tu aurais pu effectuer de meilleures parades. Attaquer n’est pas l’unique solution : l’équilibre est important pour un combattant. »

Nouveau pas, large et latéral, pour désormais pointer son regard en direction d’Hattori Yasuhito.

« J’ai été surpris de voir de tels Genjutsus, surtout si bien exécutés. Néanmoins, j’ai été déçu de ne presque voir que ça. Tu es un bretteur, non ? Si tu ne te concentres que sur ce genre de techniques, la réputation que tu te feras jouera rapidement en ta défaveur, car on saura comment te contrer. »

Ultime pas. Gattsu était donc le dernier vers qui le Conseiller faisait face.

« Tu es fort, c’est indéniable mais tu es également fortement arrogant. Le problème, c’est que pour qu’elle soit correcte, il faut qu’il y ait une confirmation derrière cette arrogance. Or, tu as été touché, n’est-il pas ? En quoi cela te placerait-il devant ceux que tu as précédemment rabaissés ? Surtout que c’est finalement toi qui a demandé à cesser ce combat, juste après avoir été blessé. »

Souhaitant que la suite de son message ne soit pas simplement dirigée à l’encontre de Gattsu, même s’il était le principal concerné, Raonaka Ao recula.

« La Seigneurie, ou partie civile, de ce pays a décidé de travailler main dans la main avec la récente mais puissante Kiri. Ne laissez jamais votre force supérieure de shinobi oublier que sans la Nation, vous n’êtes rien. Et l’inverse est tout aussi vrai : c’est pour cela que je vous ai fait combattre, afin de choisir un leader, mais également de dévoiler vos forces et vos faiblesses. Et pour ceux qui auraient été choqués d’une telle pratique, d’un tel affrontement, posez-vous la question suivante… »

Il croisa férocement les bras. Un long soupir précéda la suite.

« Iwajins, Kumojins et tous les autres shinobis du Grand Continent, qu’ils soient de potentiels alliés ou ennemis, pensez-vous sincèrement que ce sont contre des troncs d’arbre qu’ils s’entraînent ? Si vous refusez de combattre sérieusement entre vous, vous ne serez jamais assez forts. Si durant ces affrontements vous n’êtes pas capables, au bon moment, d’éviter de blesser ou de tuer votre prochain : alors vous ne serez que des bêtes, incapables de remplir vos futures missions et encore moins de diriger. »

Son manteau traînait toujours au centre du Grand Dojo. En quelques pas, il alla le ramasser et le laissa glisser sur son avant-bras. Il marcha ensuite vers la sortie de ce dernier, mais s’arrêta au dernier moment, en son seuil.

« J’ai fait mon choix, et il est dans cette pièce. L’annonce sera communiquée demain, à la première heure avant que je ne rentre auprès du Daimyô. Benten, veillez à venir personnellement me faire un compte-rendu de l’état de santé de chaque combattant, je vous attendrai dans mes quartiers. Messieurs, mesdames… »

Et sans rajouter un mot, Raonaka Ao s’enfonça dans la nuit noire.

Spoiler:
 
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Ven 14 Juil 2017 - 2:12
Asura s'était étonné lui-même. Il savait pertinemment qu'aucune technique de son répertoire ne devait être en mesure de percer l'impressionnante armure lourde de Gattsu. Et pourtant les faits étaient là. La pointe de Kusanagi y était parvenue, blessant dans une mesure inconnue sa proie au niveau de l'épaule. Il semblerait qu'enfin de compte la vitesse d'exécution, au même titre que la force brute imaginait-il, soit une faille de la défense presque parfaite de son adversaire le plus arrogant.

Et ironiquement ce dernier s'était fait avoir, un peu comme le Roux un peu plus tôt, en ne surveillant pas suffisamment ses arrières. Une "erreur de débutant" qui pouvait arriver même aux meilleurs apparemment. Mais qu'importe cet affrontement puisque les deux autres sabreurs, sous le regard inquisiteur de leur confrère Asura, s'étaient mis à l’œuvre pour le stopper chacun à leur manière. L'un en prenant en otage la Kaguya alors réduite à l'état de légume, tandis que l'autre était monté d'un niveau au sens propre et figuré.

A peine avait-il pris le temps de jeter un regard noir à son agresseur que déjà il cessait l'affrontement en rejoignant le conseiller à l'étage. Une initiative qui intrigua au plus haut le Roux pour qui la bataille royale était d'ores et déjà terminée tant il trouvait cela impensable de le poursuivre avec frénésie dans de telles conditions. Spécialement lorsqu'une intrigante conversation était en train de se dérouler.

Et alors que l'escrimeur prenait un peu de recul pour pouvoir ajouter au son la vue, il fut pris d'un étrange sentiment, mêlant à la fois l'étonnement, le malaise, et l'interrogation. Il n'en revenait tout simplement pas ! Mais que faisait cette sorcière aux côtés d'un homme proche de leur Seigneur ! Elle dont l'apparence chétive et lugubre resterait ancrée à jamais dans son esprit, elle qui était le monstre de tant d'histoires, elle dont la réputation n'était plus à faire au temps de la grande vague de criminalité qui corrompit l'Archipel durant tant d'années.

Après cela, autant vous dire que la longue tirade d'Ao RAONAKA n'occupa que la moitié de ses pensées. Encore plus lorsque qu'il s'adressa directement à la sinistre Benten comme si elle n'était qu'un simple médecin. Et autant vous dire que jamais ses sales pattes ne souilleraient sa peau. Voilà pourquoi le Roux s'extirpa du Grand Dojo dès que le conseiller en eut terminé avec eux. Quelque chose de malsain se tramait dans l'ombre il en avait le cœur net. Sans parler du bilan plus que mitigé de cette soirée où un haut fonctionnaire avait critiqué le style chacun des candidats comme si ils n'étaient que des pions à la merci de son jugement.
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