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Chirurgiens de la Mode | PV Sun-Hi


Lun 1 Jan 2018 - 3:01



Chirurgiens de la Mode


Featuring : Lee Sun-Hi

« Je suis la mode.  »
( déviation ~ C.C. )


Il sont l'alpha et l’oméga, le commencement et la fin.

Tous se prosternent ou plient échine, devant cette malice, qui ne connaît point limite en ce monde. Icône des mortels, se plaisant à tenter d'en comprendre les traits, d'en imiter les aspects, sans parvenir néanmoins à effleurer l'essence de ce mouvement subtil de perfection, de sublimation, d'art si singulier, mystérieux. Si des personnes touchaient au divin insondable de cette quintessence, il ne pouvait s'agir que de ces derniers, de cette élite. 

Inspirant crainte et peur, dans leur sillage, nul ne pouvait contester leur érudition absolue pour cette activité ancestrale originaire de la nuit des temps, que de parvenir à mettre main, sur les parfaites pièces constituant leur collection. L'art des emplettes, avait pour chimères, pourtant bien réelles, ces hommes et ces femmes, qui avaient pour vocation l'Iroujutsu. Personne ne pouvait se targuer, de leur voler vedette. Après tout, la prestance de cette noblesse d'âme, devait se retranscrire dans l'image qu'ils projetaient, qu'ils arboraient. Quelqu'un en haillons, était bien moins inspirant de confiance, que le diapason incarnant tenue d'apparat. 

Le quartier commerçant et ses échoppes les plus huppées, n'avaient qu'à bien se tenir, car ces impitoyables prédateurs arrivaient, crocs alertes et assoiffés, afin de se repaître du meilleur, que ces artisants avaient à leur offrir. 

Ils pouvaient d'un simple regard, apporter damnation ou glorification. Innombrables étaient ceux, aspirant un jour, a avoir l'immense privilège, l'incommensurable honneur, d'habiller de leurs créations, ces êtres si glorieux à la prestance ne connaissant point limite.

Les derniers préparatifs se faisaient, dans le tout nouveau commerce qui s'inaugurait. Futur bastion de la mode, de l'excellence et des nouvelles créations de jeunes créateurs – ou plus anciens et connus maitres- en haute-couture. Les forces se préparaient à accueillir la première vague, ces clients privilégiés, des plus nantis ou importants. Tous se crispaient, arborant visages se faisant mascarades éhontées. Bien que se voulant de parfaite correction, l'effroi pouvait se lire dans les regards de ces manants freluquets, qui devraient exaucer les rêves et les désir d'une clientèle des plus exigeantes et raffinées.

Tous ces employés formaient les rangs, tétanisés pour la plupart, inconscient pour ceux ne l'étant pas.

Un employé s'avanca vers le patron, ce dernier faisant les cents pas, pensif, préoccupé par quelque chose.

" D'après nos renseignements, nous devions avoir affaire à de simples clients, des pigeons qui achètent tout et n'importe quoi. Mais là, nous avons un commando d'experts en mode pour accueillir les clients... "

" Mon contact à l’hôpital dit qu'on aura certainement pas affaire qu'à des amateurs, mais qu'on aura sûrement la visite d'Iryo-nins. Quand la mode monte une nouvelle collection qui ne doit pas échouer, c'est à eux qu'ils se réfèrent pour la créer, d'accord ? C'est le genre de client qui dévaliserait la Banque Sabaku pour acheter de la haute couture. Ces clients là, tu les largues à Kaze no Kuni, en plein désert, avec un slip de bain pour tout vêtement, sans un kunai, et demain après midi, tu les vois débarquer devant ton échoppe, avec un sourire jusqu'aux oreilles et les poches bourrées de ryos. Ces clients là sont des professionnels. S'ils ne trouvent pas leur bonheur en ce commerce, on sautera tous et il ne restera plus qu'un grand trou au beau milieu du Cœur-Commerçant et de la mode. Alors on va servir ces clients, les satisfaire, et on sera débarrassés de ces tourments, du moins, pour un moment. "


✗✗✗


Muramasa patientait devant le fameux commerce, où devait commencer première étape d'une virée pas comme les autres. Une véritable Odyssée, digne des plus dantesques épopées. Une de celle, où uniquement, les véritables médecins, habitués à ces rituels qui se révélaient infernaux, pouvaient mener à bien.

Toutes ces années de dévotion envers la médecine, avait de mérite, que de faire d'eux les seuls et uniques, véritable héros de la mode, les justiciers de la mode.

Poches pleines, esprits affûtés comme jamais, le carnage allait pouvoir commencer. 

Cette indéniable prestance, dont il était porteur, ne pouvait connaître repos. Il était sans aucun doute le plus fin connaisseur dès lors, qu'il s'agissait de se vêtir comme jamais. Il ne suivait point la mode, il était la mode. Sûr son passage, tous reconnaissait son incroyable charisme, manquant de défaillir tant grandiose était sa parure, sa maîtrise dans les arcanes de se fringuer, comme on pouvait dire. 

Patientant en feuilletant le « nouveau torchon international » émoussé, son regard se leva un instant. Tiens, il connaissait celle qui venait se faufiler juste derrière lui, dans la maigre file d'attente réservée aux clients privilégier.

" Vous ici ? "

Arquant un sourcil, œil goguenard, il profita de l'occasion. Après tout, même si parangon de la mode, il y avait des choses, qu'il ne comprenait pas. Un avis féminin sur ces questions existentielles, devant trouver réponses, serait avisé.

" Décidément, vous êtes une femme de goût. Puis-je oser vous demander conseil ? "






inspirations : répliques de Terrain Miné
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Mar 23 Jan 2018 - 2:16
"Sun." - elle te regarde. "Sun." - tu la regardes.

"Sun-Hi." - elle vient s'asseoir auprès de toi, pose sa tête sur la table, elle capte tes bleues à l'aide des siennes. "Sun-Hee." - tu ne bouges pas, ta tête reste posée sur la table, tu captes ses bleues à l'aide des tiennes.

"Lee Sun-Hi/Hee." - vos iris plongées l'une dans l'autre vous riez. Vous étiez adultes, aviez plus de vingt printemps pourtant, ce petit jeu de nom ne s'usait point avec le temps, il vous amusait toujours autant. Et ton homonyme caresse doucement ta chevelure ébène, pareil à la sienne, t'apportant ainsi un peu de réconfort - "Tu n'y vas pas ?". Tu secoues mollement la tête, prenant en compte les restrictions imposées par le bois sur laquelle cette dernière repose - "Est-ce vraiment raisonnable de faire les magasins alors qu'il y a encore tant de choses à faire ?". Elle cesse ses carrasses, son regard s'affermit, d'une part elle te comprend mais, elle blâme ce comportement trop pessimiste à son goût, car elle a trop de mal à te reconnaitre - "Tu vas devenir folle si tu continues puis, un peu de repos n'a jamais fait de mal à personne. Détends toi, repose ton esprit, tu en as bien besoin. En plus tu m'as promis de me ramener un truc alors, je compte sur toi !". Elle te fait un clin d’œil, tu souris, pouffes de rire, décidément vous ne changerez jamais...

Tu te relèves nonchalamment, t'étires et, va te rafraichir avant de sortir afin d'être un minimum présentable. Il commençait à faire frisquet alors, tu te couvris comme tu le pus, sans t'étouffer ; et tu étais particulièrement fière de la composition de ta tenue : un haori blanc, tendant légèrement vers le rose cerise, aux discrets motifs floraux. Accompagnant ces sobres haut ivoire, pantalon bleu céruléen et chaussons d'un orange brulé. Accessoirisé d'un petit sac du même orange cramé.

Celle dont tu partages le patronyme vint espionner, prendre de tes nouvelles mais, se retrouva quelques peu ébahi en ouvrant la porte - "Fioooouuuuh ! Eh bah dis donc !", tu lui réponds d'un sourire assuré - "Il faut bien ça pour ce genre de magasin.". Elle vient alors machinalement arranger ta tenue avant de te prodiguer un câlin - "Il faudrait que je fouille plus souvent dans tes affaires !". Un autre rire - "Il se peut que tu flottes un peu dans mes hauts !". Un énième rire - "Ce n'est pas faux... Allez ! File ! Amuse-toi bien et fais attention à toi !".


***


La file devant cette nouvelle boutique, témoignant la réputation de l'enseigne mais surtout, de sa grande ingéniosité. Elle n'ouvrait qu'aujourd'hui or, elle avait déjà réussi à attirer tant de monde... Heureusement pour toi tu eus une invitation spéciale, comme certains de tes collègues que tu vis dans la file réservée aux clients privilégiés. Tu n'étais pas une grande adepte du principe mais vu le monde présent dans la première queue, tu fus soulagée de savoir que tu n'aurais pas à attendre aussi longtemps... Ainsi, tu saluas tes quelques connaissances en te faufilant habillement au début de la file jusqu'à tomber sur "lui"...

Tu ne pensais pas le revoir après cette mission et, surtout pas en de telles circonstances.
Tu cilles avant de balbutier - "Ah... Heu... Eh bien... Je ne sais pas si je de bons conseils mais, je ferai de mieux...". Complètement déconcertée tu détournes le regard... Cherche un sujet, n'importe quoi afin de ne pas laisser un blanc s'installer et, finis par tomber sur ce journal qu'il tient entre ses mains...

Tes phalanges gauches viennent enserrer ton poignet droit vivement, ardemment... - "Oh... Je vois que vous aussi vous lisez ce journal...". Ensuite, ces dernières relâchent leur prise et tu souris, faiblement dans le but de garder les apparences... Par chance, la foule s'agita en remarquant les mouvements des employés, signe que le magasin allait bientôt ouvrir ses portes. Et le public devint encore plus impatient lorsqu'il vit certains d'entre eux sortir du bâtiment dont un, mieux habillé que les autres...


Dernière édition par Lee Sun-Hi le Mar 10 Avr 2018 - 18:16, édité 1 fois
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Mer 24 Jan 2018 - 11:56


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« Je suis la mode. »
( déviation ~ C.C. )


♫♪ music box ♪♫



Stupéfaction pouvait se lire sur le visage de la jeune femme ne s'attendent pas à recroiser de sitôt l'oiseau de mauvaises augures. Le monde était petit, surtout à Iwagakure où l'élite avait bien peu d'occasion de divertissement. En tant que médecins, mais surtout amateur ďapparats d'exception, cela n'était pas surprenant de se croiser en ces circonstances opportunes. L'ouverture d'un nouveau commerce, décrié comme future pierre angulaire de ce qui se faisait de plus élégant et luxueux en terme vestimentaire, constituait cette coïncidence les amenant tout deux à indubitablement se recroiser.

Muramasa la regardait avec son air au demeurant sérieux. Pas vraiment surpris lui-même, que de revoir la demoiselle, qui était une femme au goût certain concernant tenue vestimentaire. Il l'avait bien constaté lors de leur précédente rencontre, qui s'était produite dans le cadre d'une mission de la plus haute importance, où ils durent mener recherches et maitrise de leur art poussées jusqu'à leur paroxysme, afin de tirer d'un profond sommeil un illustre inconnu, pourtant héritier au bois dormant d'une importance capitale.

Elle paraissait vraiment surprise, pour ne pas dire décontenancée, tant elle répondit avec une certaine hésitation. La présence d'un compère dans le cadre de sa vie de tous les jours, était peut-être une nouveauté loin de ses habitudes. En effet, dans le domaine médical, on apprenait rapidement à dissocier travail et vie privée, avec une implexe tenant du zèle. Les médecins étaient rivaux se livrant implicite combat entre eux. C'était à celui qui aurait le plus de patients importants dans sa fidèle clientèle ou encore accomplissait moult exploits tenant du miracle. Et avec la malheureuse existence d’ignobles et infâmes charlatans essayant de voler le travail des bons et honnêtes adeptes des arts de l’iroujutsu, la profession n'était pas facile tous les jours. La sérénité était chimérique illusion en ces temps troublés.

“ Je suis certain que vous saurez me donner conseils avisés. Ce journal est le seul touchant les contrées éloignées, malgré les frontières. Savoir quel venin il répand à travers le monde est malheureusement une curiosité que je me dois d’étancher, bien à contre-coeur. ”

Soudain, ayant à peine eut légèrement le temps de converser, les portes de l'antre s'ouvrent, laissant sortir légion de serviles serviteurs tous vêtus de façon à faire montre de leur rang imagé de sbire au total service des clients. Formant une haie d'honneur menant au suprême sanctuaire de la mode et de ses secrets les mieux préservés pour l'occasion. S’avancent sur le tapis rouge, recouvrant les marches, un énergumène trônait en hauteur. Il était habillé avec un goût dénotant quintessence de ce qui se faisait de plus dantesque et novateur. Il ne semblait point être au service de la mode. Il paraissait bel et bien, être La mode incarnée.

La foule était en liesse, ça tonnait fort. La frénésie était palpable dans l'atmosphère baignant les lieux. Le commencement d'une véritable épopée allait être annoncée.



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Ven 6 Avr 2018 - 1:50
Voici que grondent ceux qui voulaient se montrer civilisés... Plus le discours avance et plus l'impatience monte et, tu te demandes s'ils arriveront à tenir jusqu'au bout, si cette rangée d'hôtes et d'hôtesses saura faire face à cette foule avide de luxe et de raffinement. Leurs yeux sont en flammes à force de tenter de percevoir ce sur quoi ils se jetteront tel des bêtes et, cette file dédiée aux conviés ne vous protégera pas longtemps d'eux... Mais celui qui s'apparente être le gérant de ce commerce ne ploie point. Il continue sont sereinement son discours, jusqu'à ce temple dédié à la mode dévoile ses entrailles.

La masse s'y engouffre. L'homme sur le piédestal, s'en va aussi élégamment qu'il fut venu. Les employés bien que submergés restent stoïques tandis que l'on vous invite vous, VIP, à entrer dans la zone qui vous est attribuée, loin de l'agitation provoquée par les non-conviés.

Tu avances avec une maladroite assurance, à nouveau hanté par ce à quoi tu souhaitais échapper aujourd'hui... Hésitant à questionner un peu plus ton collègue sur ce torchon qui ose porter le nom de journal... Seulement, tu ne veux pas l'importuner alors, tu gardes tes lèvres closes ; laissant la curiosité te ronger... Alors, tu observes l'espace afin de trouver quoi dire ou sur quoi jeter toi aussi ton dévolu...
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Sam 7 Avr 2018 - 20:02


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PV ▶ Lee Sun-Hi



« Je suis la mode. »
( déviation ~ C.C. )


♫♪ music box ♪♫



La foule est en liesse. Ça tonne fort, sous l’apparition de l’hôte proférant un discours enivrant et effréné, provoquant une frénésie cathartique chez les amoureux des belles parures. Les innombrables personnes, faisant la queue depuis plusieurs heures, si ce n’est même jours, semblent possédées d’une fièvre d’aliénation irrémédiable. Heureusement les protecteurs réussirent à contenir ces goguenards, du moins, autant que faire se peut. Cela demandait un rude entraînement, que d’être chargé de calmer les foules, mais fort heureusement, l’échoppe avait mis les grands moyens. N’embauchent bien entendu que la crème de la crème, afin qu’il n’y ait pas d’émeute ou d’autres accidents fâcheux. La mode était un combat de tout instant, autant que pour les créateur, que pour les fidèles l’arborant avec panache. Il n’était pas rare que les ouvertures de ce genre d’échoppe se finisse en bain de sang. Émeute, pillage, querelles, ou tout simplement se faire piétiner vivant sous la marée humaine, étaient des risques présents et palpables. C’était lorsque les portes s’ouvraient, que le risque s’incarnait diapason.

Heureusement, tout se passa pour le mieux. Loin de la plèbe, les invités de marques avaient la correction de ne point faire montre d’une telle exhibition de passion. Après un fort beau discours, tous purent entrer. Certain plus calmement que d’autres, certes. Fort heureusement, la frontière entre la plèbe et les nobles amateurs de l’art de la haute-couture était respectée.

Muramasa affiche un air intrigué, lorsque ses pas le conduise dans ce théâtre où le luxe est mis en exergue. Un rapide coup d’œil passe en revue les lieux, fort joliment disposé, les articles reluisant d'élégance. Parfait, mais prévisible. Tant mieux, car le médecin était loin d’escompter surprise ou décadence.

Un peu inquisiteur, un simple regard suffit à détailler l’ensemble de cette antre avec une précision chirurgicale. Les médecins n’étaient pas les Dieux de la Mode sans raison. Une telle expertise et aisance à ressentir où la véritable quintessence s’incarnait, tenait du divin, ni plus, ni moins. Rien de bien intéressant. Remarquant que l'éminente Lee était tout aussi perplexe que lui, il se permit de se risquer à la déranger de sa verve, alors qu’elle laissait encore ses yeux parcourir les étals finement dressées.

“ C'est amusant que la Roche n'ait pas de presse décente. N'est-il pas ? ”

Avait-il une idée derrière cette question bien innocente ?



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Dim 8 Avr 2018 - 20:18
Tu n'as pas à réfléchir bien longtemps, on vient vous proposer boissons et petits-fours dont tu t’accapares courtoisement avant d'être happée par les couleurs et les formes des pièces présentées et, prendre quelques distances avec ton collègue. Des pièces à première vue de qualité, aux textures que tu te plais à tâter - dont tu prends plaisir à observer les détails. Tes mains se perdent dans les tissus tantôt doux, tantôt soyeux. Tantôt lisses, tantôt laineux. Tantôt velouté, tantôt clinquant. Ainsi pendant un instant ton esprit divague, se ravit à imaginer différentes compositions pour trouver celles qui t'iraient le mieux. C'était sans compter le médecin qui le ramena bien vite sur terre... Tes doigts stoppent leur exploration, tes lèvres s'étirent d'un sourire aigre auquel tu portes le verre saisit plus tôt. Pour dés-inhiber ta langue ou au contraire : la rendre moins acre... "La Terre gronde, son peuple est en colère et pourtant... Elle laisse se colporter de tels mensonges...".

Tu reprends ta balade, sans lui accorder ce regard où se mêlent tristesse, colère et incompréhension - parce que tu le connais à peine et que tu n'oses te dévoiler complètement. Il te faut alors lutter pour ne pas te laisser submergé par ces sentiments. Trouver les bons mots pour qu'il ne brise ces faibles barrières que tu viens à peine de reconstruire et, tu prends à nouveau une gorgée pour ne pas perdre cette fragile stabilité - "C'est comme si nous les laissions dicter l'histoire or, il est important d'en garder un certain contrôle...". Une phrase destinée à ton interlocuteur, destinée à toi-même ; tu tentes de prendre du recule, de ne pas te perdre car tu as déjà trop souffert - "Seulement le monde nous voit déjà comme coupable... Si nous cherchons trop à nous défendre, cela ne fera qu'augmenter soupçons et haine à notre égard...". Tu te dois admettre que l'homme a frappé fort, l'homme a frappé juste. À la manière d'un juge, il vient t'imposer cette épreuve que tu espères passer et même dépasser bien que tu ne te sentes pas encore prête... De cette façon tu lui fais face avec ce minois arborant des traits folâtres mais également défiant - "La vérité finira bien par éclater mais pour l'instant, seuls les actes pourront jouer en notre faveur ! Et vous Borukan-san, quel est votre avis sur tout cela ?".

Tu retournes à ta promenade, attirée par quelques paires de chaussures et autres vêtements lui offrant par la même occasion un temps de réflexion. Temps que tu te permettras pourtant d'interrompre pour lui montrer ta trouvaille - "Oh ! Que pensez-vous de ceci ? J'ai cru comprendre que vous appréciez la sobriété à moins que vous préfériez un autre modèle, une autre couleur ou tout à fait autre chose ?". Un gilet ample style kimono de couleur blanche, parfait pour les moments de détente ou pour décaler avec des pièces plus chic afin d'obtenir un style élégant et décontracté. Un petit risque que tu osais prendre vis-à-vis de cet homme à l'exigeante allure.


Dernière édition par Lee Sun-Hi le Dim 15 Avr 2018 - 22:25, édité 1 fois
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Mar 10 Avr 2018 - 16:53


RP ▶  Chirurgiens de la Mode
PV ▶ Lee Sun-Hi



« Je suis la mode. »
( déviation ~ C.C. )


♫♪ music box ♪♫



L’accueil pour les invités de marque est parfaitement peaufiné jusque dans le moindre de ses détails. L’ambiance est raffinée, démontrant toute la quiétude se devant d’être, afin de permettre une délicieuse harmonie, loin des hurluberlus se livrant une guerre sans merci pour s'engouffrer dans le Sanctuaire. Mêler amateurs et professionnels était impensable. Fort heureusement, les médecins faisaient parti des privilégiés. Le monde se basait sur les inégalités, étant malheureusement le reflet de profondes injustices. On n’y pouvait rien.

Les mensonges ignobles devaient être châtiés comme il se devait de l’être. Pourtant, la plupart des gens s’en délectaient, sans s’offusquer le moins du monde. Quelle était cette folie ? Muramasa ne pouvait qu’acquiescer aux paroles de sa comparse. N’y avait-il que les médecins qui comprenaient réellement le monde ? Apparemment. peut-être était-ce dû au fait qu’ils soignaient les maux de ce triste théâtre tragique. Ce qui leur apportait une sagacité bien plus chirurgicale que les inconscients étant légion. Après tout, devenir médecin demandait de longues années de totale abnégation dans la voie avisée du scalpel. Il ne restait donc que la crème de la crème, après ce long périple.

“ Je pense tout comme vous. La vérité finit toujours par éclater au grand jour. Cela peut être rapide ou bien prendre du temps, mais tôt ou tard, les masques finissent par tomber. “

La Doctoresse est énervée par ces encres fallacieuses. Quoi de plus normal ? Cela est rafraîchissant que de voir une personne censée ne pas être aveugle sur la malice qui gangrenait avec une aisance déconcertante la plupart des esprits. Elle fit une courte pause dans sa vision, laissant un interlude ou songer à la chose. Avant qu’il ne puisse bien y réfléchir, afin de répondre, la comparse semble avoir trouver une perle rare. Elle se permet donc de lui faire montre de la trouvaille.

Muramasa regarde avec attention la pièce qu’elle présente avec un air enjoué et certain. Un gilet immaculé de style traditionnel, délicatement ouvré. Décontracté, mais assurément classieux.

“ Une très belle pièce. Je n’en ai pas de semblable dans ma collection. Enfin, quelques unes, mais dans des teintes plus sombres. “

Il aimait particulièrement le jais et l'ébène, bien qu’il pouvait se laisser aller à l’albe, afin de renforcer la prestance de son obscure plumage. Il se permet de prendre l’étoffe et de l’examiner de plus prêt. La demoiselle avait du goût concernant les vêtements, cela était certain. Il ne se serait pas arrêté sur un article pareil de lui même, simplement de part ses habitudes un peu trop ancrées dans le marbre. Tout naturellement, un des employé rapplique, sous le regard lancé par le corbeau lui faisant montre de se charger prestement de faire préparer un article à sa taille. Chose que le goguenard serviteur s’empresse de faire, en ne manquant point de s’incliner et de complimenter avec zèle le choix sur cette pièce finement stylisée. Le freluquet revint, s'enquérant de servir à nouveau en cas de besoin si de nouveaux produits intéressaient les fiers médecins.

Muramasa affiche un sourire afin de la remercier. Avoir quelques conseils féminins sur la garde robe à avoir peut-être avisé, surtout si on veux rester au diapason de la mode. Devait-il lui même lui offrir deux ou trois conseils vestimentaires ? Lui proposer une pièce particulière, comme elle l’avait si aimablement fait ? Elle faisait montre que ce n’était point le cas, arborant tout son expertise, autant dans sa mise en plie élégante et soignée, que dans le choix qu’elle venait de faire. Mais par correction, il ne pouvait manquer de la rétribuer en faisant de même.

“ Me permettez-vous de vous proposer une pièce ? ”

Ne voulant point offusquer la collègue des arts de la médecine.



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Lun 16 Avr 2018 - 1:43
Jamais tu n'aurais pensé rencontrer du soutient en de tel lieu... Un allié saint d'esprit entre ces murs où vous êtes exposés aux tentations et vices de la consommation... L'agitation d'en bas ne s'est pas calmé, les clients sont pris d'une furieuse fièvre les poussant à se piétiner, à s'écraser pour les meilleures pièces, pour les meilleures affaires... C'est à celle ou celui qui aura le plus ou le plus beau trophée et tout cela dans une étrange euphorie.. Cette boutique était à l'image du monde : complètement fou, complètement aliéné, complètement malade... Le spectacle t'attriste et tu détournes les yeux de ce pitoyable spectacle...

Ton choix a fait mouche, l'homme s'empresse de demander un gilet à sa taille. Faisant preuve d'exigence avec le service tu ne peux t'empêcher de plaindre le jeune homme à qui tu lances un sourire et regard compatissant... D'un autre côté cette intransigeance témoignait également de l'enthousiasme du Borukan et tu ne pouvais nier la joie que cela te procurait. Tu ne manquas d'ailleurs pas de le lui signaler - "Je suis heureuse de voir que cette pièce vous plait !".

Tu t'apprêtais alors à retourner arpenter étales et présentoir lorsque celui-ci proposa de choisir un vêtement à son tour. Pourquoi pas, tu étais là pour te distraire alors tu acquiesças d'un sourire et d'un mouvement de tête, avant de réaffirmer ton accord à l'aide de mot - "Ce serait un plaisir".

Intriguée, impatiente de connaitre ses choix tu avais hâte de voir ce qu'il allait te présenter. Cela pouvait paraitre anodin mais, le style en dit long sur une personne. Un indicateur de classe, de caste, de profession. De mode de vie, de goût, d'attitude, d'attirance. Ainsi, tu avais envie de connaitre les préférences vestimentaires mais, aussi les préférences en matière de femme de ton partenaire du jour.
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Aujourd'hui à 19:11


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Une dichotomie cathartique prenait vie dans le théâtre où la scène se jouait incarnation de la dichotomie existentielle de l’humanité. D’un côté, calme et béatitude enivraient les lieux d’une ataraxie certaine, tandis que de l’autre, la frénésie et la violence se déchaînaient violemment en exultant d’une irréfragable rage. Cela était tout à fait à l’image de ce que l’homme se plaisait de construire. Des inégalités qui s’ancraient si profondément, que ces dernières en devenait comme naturelles.

La comparse exprima un certain contentement de voir que la pièce qu’elle s’était risquée à proposer soit au goût du médecin. Il lui répondit d’un fin sourire, car en effet, elle avait choisit judicieusement un vêtement que lui même aurait sans doute ignoré, alors qu’il était parfaitement en accord avec la quintessence de sa collection personnelle.

Elle ne refusa pas à ce que lui-même se risque à lui proposer l’une des nombreuses pièces hantant les lieux. Elle semblait même curieuse de ce qu’il allait choisir la concernant, comme si elle ne s’attendait pas à ce que l’énergumène vienne lui proposer pareil défi semblant irréalisable. En général, conseiller la gente féminine sur une parure tenait de bien épineuse mission, provoquant en général les foudres de leur colère assassine. Pourtant, le parangon était parfaitement confiant, comme s’il savait avec une précision chirurgicale ce qui saurait satisfaire sa collègue. Entre adeptes de l’Iroujutsu, cela était tout à fait naturel après tout.

La tâche n’était pas évidente, tant les produits de qualité s’avéraient légion. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Faisant quelques pas en parcourant du regard les étoffes parfaitement rangées et alignées, son attention finit par se porter sur l’un des produits. Prenant alors le tissu raffiné pour mieux apprécier la texture et voir la coupe de la création, il esquissa un sourire qui en disait long sur la certitude d’avoir trouver ce qui ravirait la jeune femme. Il se permit donc de lui proposer le vêtement en question en le lui montrant, afin de savoir si ce dernier lui convenait.

“ Cette parure vous irait à merveille, n’est-il pas ? ”

Il s’agissait d’un yukata très raffiné, bien que présentant un style décontracté, ce dernier présentait l’avantage d’être d’une élégance certaine. Le tissu était soyeux et aérien, chose parfaite pour être à l’aise en le portant. Le coloris était brillant et agréable aux yeux, tirant vers le bleu sombre, ce qui mettrait en valeur les yeux de la demoiselle et s’accorderait parfaitement avec sa chevelure ébène et sa peau légèrement mate. Le genre de tenue qui plaisait énormément et mystérieusement aux hommes, alors qu’il n’y avait aucune once de vulgarité dans celle-ci, au contraire, présentant l’avantage de dessiner parfaitement la silhouette et les formes de celle arborant, tout en conservant le brin de pudeur nécessaire à l'élégance. 

Muramasa regarda la réaction de Sun-Hi, désireux de voir ce qu’elle pensait de son choix.



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