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Chirurgiens de la Mode | PV Sun-Hi

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Lun 1 Jan 2018 - 3:01



Chirurgiens de la Mode


Featuring : Lee Sun-Hi

« Je suis la mode.  »
( déviation ~ C.C. )


Il sont l'alpha et l’oméga, le commencement et la fin.

Tous se prosternent ou plient échine, devant cette malice, qui ne connaît point limite en ce monde. Icône des mortels, se plaisant à tenter d'en comprendre les traits, d'en imiter les aspects, sans parvenir néanmoins à effleurer l'essence de ce mouvement subtil de perfection, de sublimation, d'art si singulier, mystérieux. Si des personnes touchaient au divin insondable de cette quintessence, il ne pouvait s'agir que de ces derniers, de cette élite. 

Inspirant crainte et peur, dans leur sillage, nul ne pouvait contester leur érudition absolue pour cette activité ancestrale originaire de la nuit des temps, que de parvenir à mettre main, sur les parfaites pièces constituant leur collection. L'art des emplettes, avait pour chimères, pourtant bien réelles, ces hommes et ces femmes, qui avaient pour vocation l'Iroujutsu. Personne ne pouvait se targuer, de leur voler vedette. Après tout, la prestance de cette noblesse d'âme, devait se retranscrire dans l'image qu'ils projetaient, qu'ils arboraient. Quelqu'un en haillons, était bien moins inspirant de confiance, que le diapason incarnant tenue d'apparat. 

Le quartier commerçant et ses échoppes les plus huppées, n'avaient qu'à bien se tenir, car ces impitoyables prédateurs arrivaient, crocs alertes et assoiffés, afin de se repaître du meilleur, que ces artisants avaient à leur offrir. 

Ils pouvaient d'un simple regard, apporter damnation ou glorification. Innombrables étaient ceux, aspirant un jour, a avoir l'immense privilège, l'incommensurable honneur, d'habiller de leurs créations, ces êtres si glorieux à la prestance ne connaissant point limite.

Les derniers préparatifs se faisaient, dans le tout nouveau commerce qui s'inaugurait. Futur bastion de la mode, de l'excellence et des nouvelles créations de jeunes créateurs – ou plus anciens et connus maitres- en haute-couture. Les forces se préparaient à accueillir la première vague, ces clients privilégiés, des plus nantis ou importants. Tous se crispaient, arborant visages se faisant mascarades éhontées. Bien que se voulant de parfaite correction, l'effroi pouvait se lire dans les regards de ces manants freluquets, qui devraient exaucer les rêves et les désir d'une clientèle des plus exigeantes et raffinées.

Tous ces employés formaient les rangs, tétanisés pour la plupart, inconscient pour ceux ne l'étant pas.

Un employé s'avanca vers le patron, ce dernier faisant les cents pas, pensif, préoccupé par quelque chose.

" D'après nos renseignements, nous devions avoir affaire à de simples clients, des pigeons qui achètent tout et n'importe quoi. Mais là, nous avons un commando d'experts en mode pour accueillir les clients... "

" Mon contact à l’hôpital dit qu'on aura certainement pas affaire qu'à des amateurs, mais qu'on aura sûrement la visite d'Iryo-nins. Quand la mode monte une nouvelle collection qui ne doit pas échouer, c'est à eux qu'ils se réfèrent pour la créer, d'accord ? C'est le genre de client qui dévaliserait la Banque Sabaku pour acheter de la haute couture. Ces clients là, tu les largues à Kaze no Kuni, en plein désert, avec un slip de bain pour tout vêtement, sans un kunai, et demain après midi, tu les vois débarquer devant ton échoppe, avec un sourire jusqu'aux oreilles et les poches bourrées de ryos. Ces clients là sont des professionnels. S'ils ne trouvent pas leur bonheur en ce commerce, on sautera tous et il ne restera plus qu'un grand trou au beau milieu du Cœur-Commerçant et de la mode. Alors on va servir ces clients, les satisfaire, et on sera débarrassés de ces tourments, du moins, pour un moment. "


✗✗✗


Muramasa patientait devant le fameux commerce, où devait commencer première étape d'une virée pas comme les autres. Une véritable Odyssée, digne des plus dantesques épopées. Une de celle, où uniquement, les véritables médecins, habitués à ces rituels qui se révélaient infernaux, pouvaient mener à bien.

Toutes ces années de dévotion envers la médecine, avait de mérite, que de faire d'eux les seuls et uniques, véritable héros de la mode, les justiciers de la mode.

Poches pleines, esprits affûtés comme jamais, le carnage allait pouvoir commencer. 

Cette indéniable prestance, dont il était porteur, ne pouvait connaître repos. Il était sans aucun doute le plus fin connaisseur dès lors, qu'il s'agissait de se vêtir comme jamais. Il ne suivait point la mode, il était la mode. Sûr son passage, tous reconnaissait son incroyable charisme, manquant de défaillir tant grandiose était sa parure, sa maîtrise dans les arcanes de se fringuer, comme on pouvait dire. 

Patientant en feuilletant le « nouveau torchon international » émoussé, son regard se leva un instant. Tiens, il connaissait celle qui venait se faufiler juste derrière lui, dans la maigre file d'attente réservée aux clients privilégier.

" Vous ici ? "

Arquant un sourcil, œil goguenard, il profita de l'occasion. Après tout, même si parangon de la mode, il y avait des choses, qu'il ne comprenait pas. Un avis féminin sur ces questions existentielles, devant trouver réponses, serait avisé.

" Décidément, vous êtes une femme de goût. Puis-je oser vous demander conseil ? "






inspirations : répliques de Terrain Miné

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Mar 23 Jan 2018 - 2:16
"Sun." - elle te regarde. "Sun." - tu la regardes.

"Sun-Hi." - elle vient s'asseoir auprès de toi, pose sa tête sur la table, elle capte tes bleues à l'aide des siennes. "Sun-Hee." - tu ne bouges pas, ta tête reste posée sur la table, tu captes ses bleues à l'aide des tiennes.

"Lee Sun-Hi/Hee." - vos iris plongées l'une dans l'autre vous riez. Vous étiez adultes, aviez plus de vingt printemps pourtant, ce petit jeu de nom ne s'usait point avec le temps, il vous amusait toujours autant. Et ton homonyme caresse doucement ta chevelure ébène, pareil à la sienne, t'apportant ainsi un peu de réconfort - "Tu n'y vas pas ?". Tu secoues mollement la tête, prenant en compte les restrictions imposées par le bois sur laquelle cette dernière repose - "Est-ce vraiment raisonnable de faire les magasins alors qu'il y a encore tant de choses à faire ?". Elle cesse ses carrasses, son regard s'affermit, d'une part elle te comprend mais, elle blâme ce comportement trop pessimiste à son goût, car elle a trop de mal à te reconnaitre - "Tu vas devenir folle si tu continues puis, un peu de repos n'a jamais fait de mal à personne. Détends toi, repose ton esprit, tu en as bien besoin. En plus tu m'as promis de me ramener un truc alors, je compte sur toi !". Elle te fait un clin d’œil, tu souris, pouffes de rire, décidément vous ne changerez jamais...

Tu te relèves nonchalamment, t'étires et, va te rafraichir avant de sortir afin d'être un minimum présentable. Il commençait à faire frisquet alors, tu te couvris comme tu le pus, sans t'étouffer ; et tu étais particulièrement fière de la composition de ta tenue : un haori blanc, tendant légèrement vers le rose cerise, aux discrets motifs floraux. Accompagnant ces sobres haut ivoire, pantalon bleu céruléen et chaussons d'un orange brulé. Accessoirisé d'un petit sac du même orange cramé.

Celle dont tu partages le patronyme vint espionner, prendre de tes nouvelles mais, se retrouva quelques peu ébahi en ouvrant la porte - "Fioooouuuuh ! Eh bah dis donc !", tu lui réponds d'un sourire assuré - "Il faut bien ça pour ce genre de magasin.". Elle vient alors machinalement arranger ta tenue avant de te prodiguer un câlin - "Il faudrait que je fouille plus souvent dans tes affaires !". Un autre rire - "Il se peut que tu flottes un peu dans mes hauts !". Un énième rire - "Ce n'est pas faux... Allez ! File ! Amuse-toi bien et fais attention à toi !".


***


La file devant cette nouvelle boutique, témoignant la réputation de l'enseigne mais surtout, de sa grande ingéniosité. Elle n'ouvrait qu'aujourd'hui or, elle avait déjà réussi à attirer tant de monde... Heureusement pour toi tu eus une invitation spéciale, comme certains de tes collègues que tu vis dans la file réservée aux clients privilégiés. Tu n'étais pas une grande adepte du principe mais vu le monde présent dans la première queue, tu fus soulagée de savoir que tu n'aurais pas à attendre aussi longtemps... Ainsi, tu saluas tes quelques connaissances en te faufilant habillement au début de la file jusqu'à tomber sur "lui"...

Tu ne pensais pas le revoir après cette mission et, surtout pas en de telles circonstances.
Tu cilles avant de balbutier - "Ah... Heu... Eh bien... Je ne sais pas si je de bons conseils mais, je ferai de mieux...". Complètement déconcertée tu détournes le regard... Cherche un sujet, n'importe quoi afin de ne pas laisser un blanc s'installer et, finis par tomber sur ce journal qu'il tient entre ses mains...

Tes phalanges gauches viennent enserrer ton poignet droit vivement, ardemment... - "Oh... Je vois que vous aussi vous lisez ce journal...". Ensuite, ces dernières relâchent leur prise et tu souris, faiblement dans le but de garder les apparences... Par chance, la foule s'agita en remarquant les mouvements des employés, signe que le magasin allait bientôt ouvrir ses portes. Et le public devint encore plus impatient lorsqu'il vit certains d'entre eux sortir du bâtiment dont un, mieux habillé que les autres...


Dernière édition par Lee Sun-Hi le Mar 10 Avr 2018 - 18:16, édité 1 fois
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Mer 24 Jan 2018 - 11:56


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« Je suis la mode. »
( déviation ~ C.C. )


♫♪ music box ♪♫



Stupéfaction pouvait se lire sur le visage de la jeune femme ne s'attendent pas à recroiser de sitôt l'oiseau de mauvaises augures. Le monde était petit, surtout à Iwagakure où l'élite avait bien peu d'occasion de divertissement. En tant que médecins, mais surtout amateur ďapparats d'exception, cela n'était pas surprenant de se croiser en ces circonstances opportunes. L'ouverture d'un nouveau commerce, décrié comme future pierre angulaire de ce qui se faisait de plus élégant et luxueux en terme vestimentaire, constituait cette coïncidence les amenant tout deux à indubitablement se recroiser.

Muramasa la regardait avec son air au demeurant sérieux. Pas vraiment surpris lui-même, que de revoir la demoiselle, qui était une femme au goût certain concernant tenue vestimentaire. Il l'avait bien constaté lors de leur précédente rencontre, qui s'était produite dans le cadre d'une mission de la plus haute importance, où ils durent mener recherches et maitrise de leur art poussées jusqu'à leur paroxysme, afin de tirer d'un profond sommeil un illustre inconnu, pourtant héritier au bois dormant d'une importance capitale.

Elle paraissait vraiment surprise, pour ne pas dire décontenancée, tant elle répondit avec une certaine hésitation. La présence d'un compère dans le cadre de sa vie de tous les jours, était peut-être une nouveauté loin de ses habitudes. En effet, dans le domaine médical, on apprenait rapidement à dissocier travail et vie privée, avec une implexe tenant du zèle. Les médecins étaient rivaux se livrant implicite combat entre eux. C'était à celui qui aurait le plus de patients importants dans sa fidèle clientèle ou encore accomplissait moult exploits tenant du miracle. Et avec la malheureuse existence d’ignobles et infâmes charlatans essayant de voler le travail des bons et honnêtes adeptes des arts de l’iroujutsu, la profession n'était pas facile tous les jours. La sérénité était chimérique illusion en ces temps troublés.

“ Je suis certain que vous saurez me donner conseils avisés. Ce journal est le seul touchant les contrées éloignées, malgré les frontières. Savoir quel venin il répand à travers le monde est malheureusement une curiosité que je me dois d’étancher, bien à contre-coeur. ”

Soudain, ayant à peine eut légèrement le temps de converser, les portes de l'antre s'ouvrent, laissant sortir légion de serviles serviteurs tous vêtus de façon à faire montre de leur rang imagé de sbire au total service des clients. Formant une haie d'honneur menant au suprême sanctuaire de la mode et de ses secrets les mieux préservés pour l'occasion. S’avancent sur le tapis rouge, recouvrant les marches, un énergumène trônait en hauteur. Il était habillé avec un goût dénotant quintessence de ce qui se faisait de plus dantesque et novateur. Il ne semblait point être au service de la mode. Il paraissait bel et bien, être La mode incarnée.

La foule était en liesse, ça tonnait fort. La frénésie était palpable dans l'atmosphère baignant les lieux. Le commencement d'une véritable épopée allait être annoncée.




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Ven 6 Avr 2018 - 1:50
Voici que grondent ceux qui voulaient se montrer civilisés... Plus le discours avance et plus l'impatience monte et, tu te demandes s'ils arriveront à tenir jusqu'au bout, si cette rangée d'hôtes et d'hôtesses saura faire face à cette foule avide de luxe et de raffinement. Leurs yeux sont en flammes à force de tenter de percevoir ce sur quoi ils se jetteront tel des bêtes et, cette file dédiée aux conviés ne vous protégera pas longtemps d'eux... Mais celui qui s'apparente être le gérant de ce commerce ne ploie point. Il continue sont sereinement son discours, jusqu'à ce temple dédié à la mode dévoile ses entrailles.

La masse s'y engouffre. L'homme sur le piédestal, s'en va aussi élégamment qu'il fut venu. Les employés bien que submergés restent stoïques tandis que l'on vous invite vous, VIP, à entrer dans la zone qui vous est attribuée, loin de l'agitation provoquée par les non-conviés.

Tu avances avec une maladroite assurance, à nouveau hanté par ce à quoi tu souhaitais échapper aujourd'hui... Hésitant à questionner un peu plus ton collègue sur ce torchon qui ose porter le nom de journal... Seulement, tu ne veux pas l'importuner alors, tu gardes tes lèvres closes ; laissant la curiosité te ronger... Alors, tu observes l'espace afin de trouver quoi dire ou sur quoi jeter toi aussi ton dévolu...
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Sam 7 Avr 2018 - 20:02


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« Je suis la mode. »
( déviation ~ C.C. )


♫♪ music box ♪♫



La foule est en liesse. Ça tonne fort, sous l’apparition de l’hôte proférant un discours enivrant et effréné, provoquant une frénésie cathartique chez les amoureux des belles parures. Les innombrables personnes, faisant la queue depuis plusieurs heures, si ce n’est même jours, semblent possédées d’une fièvre d’aliénation irrémédiable. Heureusement les protecteurs réussirent à contenir ces goguenards, du moins, autant que faire se peut. Cela demandait un rude entraînement, que d’être chargé de calmer les foules, mais fort heureusement, l’échoppe avait mis les grands moyens. N’embauchent bien entendu que la crème de la crème, afin qu’il n’y ait pas d’émeute ou d’autres accidents fâcheux. La mode était un combat de tout instant, autant que pour les créateur, que pour les fidèles l’arborant avec panache. Il n’était pas rare que les ouvertures de ce genre d’échoppe se finisse en bain de sang. Émeute, pillage, querelles, ou tout simplement se faire piétiner vivant sous la marée humaine, étaient des risques présents et palpables. C’était lorsque les portes s’ouvraient, que le risque s’incarnait diapason.

Heureusement, tout se passa pour le mieux. Loin de la plèbe, les invités de marques avaient la correction de ne point faire montre d’une telle exhibition de passion. Après un fort beau discours, tous purent entrer. Certain plus calmement que d’autres, certes. Fort heureusement, la frontière entre la plèbe et les nobles amateurs de l’art de la haute-couture était respectée.

Muramasa affiche un air intrigué, lorsque ses pas le conduise dans ce théâtre où le luxe est mis en exergue. Un rapide coup d’œil passe en revue les lieux, fort joliment disposé, les articles reluisant d'élégance. Parfait, mais prévisible. Tant mieux, car le médecin était loin d’escompter surprise ou décadence.

Un peu inquisiteur, un simple regard suffit à détailler l’ensemble de cette antre avec une précision chirurgicale. Les médecins n’étaient pas les Dieux de la Mode sans raison. Une telle expertise et aisance à ressentir où la véritable quintessence s’incarnait, tenait du divin, ni plus, ni moins. Rien de bien intéressant. Remarquant que l'éminente Lee était tout aussi perplexe que lui, il se permit de se risquer à la déranger de sa verve, alors qu’elle laissait encore ses yeux parcourir les étals finement dressées.

“ C'est amusant que la Roche n'ait pas de presse décente. N'est-il pas ? ”

Avait-il une idée derrière cette question bien innocente ?




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Dim 8 Avr 2018 - 20:18
Tu n'as pas à réfléchir bien longtemps, on vient vous proposer boissons et petits-fours dont tu t’accapares courtoisement avant d'être happée par les couleurs et les formes des pièces présentées et, prendre quelques distances avec ton collègue. Des pièces à première vue de qualité, aux textures que tu te plais à tâter - dont tu prends plaisir à observer les détails. Tes mains se perdent dans les tissus tantôt doux, tantôt soyeux. Tantôt lisses, tantôt laineux. Tantôt velouté, tantôt clinquant. Ainsi pendant un instant ton esprit divague, se ravit à imaginer différentes compositions pour trouver celles qui t'iraient le mieux. C'était sans compter le médecin qui le ramena bien vite sur terre... Tes doigts stoppent leur exploration, tes lèvres s'étirent d'un sourire aigre auquel tu portes le verre saisit plus tôt. Pour dés-inhiber ta langue ou au contraire : la rendre moins acre... "La Terre gronde, son peuple est en colère et pourtant... Elle laisse se colporter de tels mensonges...".

Tu reprends ta balade, sans lui accorder ce regard où se mêlent tristesse, colère et incompréhension - parce que tu le connais à peine et que tu n'oses te dévoiler complètement. Il te faut alors lutter pour ne pas te laisser submergé par ces sentiments. Trouver les bons mots pour qu'il ne brise ces faibles barrières que tu viens à peine de reconstruire et, tu prends à nouveau une gorgée pour ne pas perdre cette fragile stabilité - "C'est comme si nous les laissions dicter l'histoire or, il est important d'en garder un certain contrôle...". Une phrase destinée à ton interlocuteur, destinée à toi-même ; tu tentes de prendre du recule, de ne pas te perdre car tu as déjà trop souffert - "Seulement le monde nous voit déjà comme coupable... Si nous cherchons trop à nous défendre, cela ne fera qu'augmenter soupçons et haine à notre égard...". Tu te dois admettre que l'homme a frappé fort, l'homme a frappé juste. À la manière d'un juge, il vient t'imposer cette épreuve que tu espères passer et même dépasser bien que tu ne te sentes pas encore prête... De cette façon tu lui fais face avec ce minois arborant des traits folâtres mais également défiant - "La vérité finira bien par éclater mais pour l'instant, seuls les actes pourront jouer en notre faveur ! Et vous Borukan-san, quel est votre avis sur tout cela ?".

Tu retournes à ta promenade, attirée par quelques paires de chaussures et autres vêtements lui offrant par la même occasion un temps de réflexion. Temps que tu te permettras pourtant d'interrompre pour lui montrer ta trouvaille - "Oh ! Que pensez-vous de ceci ? J'ai cru comprendre que vous appréciez la sobriété à moins que vous préfériez un autre modèle, une autre couleur ou tout à fait autre chose ?". Un gilet ample style kimono de couleur blanche, parfait pour les moments de détente ou pour décaler avec des pièces plus chic afin d'obtenir un style élégant et décontracté. Un petit risque que tu osais prendre vis-à-vis de cet homme à l'exigeante allure.


Dernière édition par Lee Sun-Hi le Dim 15 Avr 2018 - 22:25, édité 1 fois
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Mar 10 Avr 2018 - 16:53


RP ▶  Chirurgiens de la Mode
PV ▶ Lee Sun-Hi



« Je suis la mode. »
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L’accueil pour les invités de marque est parfaitement peaufiné jusque dans le moindre de ses détails. L’ambiance est raffinée, démontrant toute la quiétude se devant d’être, afin de permettre une délicieuse harmonie, loin des hurluberlus se livrant une guerre sans merci pour s'engouffrer dans le Sanctuaire. Mêler amateurs et professionnels était impensable. Fort heureusement, les médecins faisaient parti des privilégiés. Le monde se basait sur les inégalités, étant malheureusement le reflet de profondes injustices. On n’y pouvait rien.

Les mensonges ignobles devaient être châtiés comme il se devait de l’être. Pourtant, la plupart des gens s’en délectaient, sans s’offusquer le moins du monde. Quelle était cette folie ? Muramasa ne pouvait qu’acquiescer aux paroles de sa comparse. N’y avait-il que les médecins qui comprenaient réellement le monde ? Apparemment. peut-être était-ce dû au fait qu’ils soignaient les maux de ce triste théâtre tragique. Ce qui leur apportait une sagacité bien plus chirurgicale que les inconscients étant légion. Après tout, devenir médecin demandait de longues années de totale abnégation dans la voie avisée du scalpel. Il ne restait donc que la crème de la crème, après ce long périple.

“ Je pense tout comme vous. La vérité finit toujours par éclater au grand jour. Cela peut être rapide ou bien prendre du temps, mais tôt ou tard, les masques finissent par tomber. “

La Doctoresse est énervée par ces encres fallacieuses. Quoi de plus normal ? Cela est rafraîchissant que de voir une personne censée ne pas être aveugle sur la malice qui gangrenait avec une aisance déconcertante la plupart des esprits. Elle fit une courte pause dans sa vision, laissant un interlude ou songer à la chose. Avant qu’il ne puisse bien y réfléchir, afin de répondre, la comparse semble avoir trouver une perle rare. Elle se permet donc de lui faire montre de la trouvaille.

Muramasa regarde avec attention la pièce qu’elle présente avec un air enjoué et certain. Un gilet immaculé de style traditionnel, délicatement ouvré. Décontracté, mais assurément classieux.

“ Une très belle pièce. Je n’en ai pas de semblable dans ma collection. Enfin, quelques unes, mais dans des teintes plus sombres. “

Il aimait particulièrement le jais et l'ébène, bien qu’il pouvait se laisser aller à l’albe, afin de renforcer la prestance de son obscure plumage. Il se permet de prendre l’étoffe et de l’examiner de plus prêt. La demoiselle avait du goût concernant les vêtements, cela était certain. Il ne se serait pas arrêté sur un article pareil de lui même, simplement de part ses habitudes un peu trop ancrées dans le marbre. Tout naturellement, un des employé rapplique, sous le regard lancé par le corbeau lui faisant montre de se charger prestement de faire préparer un article à sa taille. Chose que le goguenard serviteur s’empresse de faire, en ne manquant point de s’incliner et de complimenter avec zèle le choix sur cette pièce finement stylisée. Le freluquet revint, s'enquérant de servir à nouveau en cas de besoin si de nouveaux produits intéressaient les fiers médecins.

Muramasa affiche un sourire afin de la remercier. Avoir quelques conseils féminins sur la garde robe à avoir peut-être avisé, surtout si on veux rester au diapason de la mode. Devait-il lui même lui offrir deux ou trois conseils vestimentaires ? Lui proposer une pièce particulière, comme elle l’avait si aimablement fait ? Elle faisait montre que ce n’était point le cas, arborant tout son expertise, autant dans sa mise en plie élégante et soignée, que dans le choix qu’elle venait de faire. Mais par correction, il ne pouvait manquer de la rétribuer en faisant de même.

“ Me permettez-vous de vous proposer une pièce ? ”

Ne voulant point offusquer la collègue des arts de la médecine.




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Lun 16 Avr 2018 - 1:43
Jamais tu n'aurais pensé rencontrer du soutient en de tel lieu... Un allié saint d'esprit entre ces murs où vous êtes exposés aux tentations et vices de la consommation... L'agitation d'en bas ne s'est pas calmé, les clients sont pris d'une furieuse fièvre les poussant à se piétiner, à s'écraser pour les meilleures pièces, pour les meilleures affaires... C'est à celle ou celui qui aura le plus ou le plus beau trophée et tout cela dans une étrange euphorie.. Cette boutique était à l'image du monde : complètement fou, complètement aliéné, complètement malade... Le spectacle t'attriste et tu détournes les yeux de ce pitoyable spectacle...

Ton choix a fait mouche, l'homme s'empresse de demander un gilet à sa taille. Faisant preuve d'exigence avec le service tu ne peux t'empêcher de plaindre le jeune homme à qui tu lances un sourire et regard compatissant... D'un autre côté cette intransigeance témoignait également de l'enthousiasme du Borukan et tu ne pouvais nier la joie que cela te procurait. Tu ne manquas d'ailleurs pas de le lui signaler - "Je suis heureuse de voir que cette pièce vous plait !".

Tu t'apprêtais alors à retourner arpenter étales et présentoir lorsque celui-ci proposa de choisir un vêtement à son tour. Pourquoi pas, tu étais là pour te distraire alors tu acquiesças d'un sourire et d'un mouvement de tête, avant de réaffirmer ton accord à l'aide de mot - "Ce serait un plaisir".

Intriguée, impatiente de connaitre ses choix tu avais hâte de voir ce qu'il allait te présenter. Cela pouvait paraitre anodin mais, le style en dit long sur une personne. Un indicateur de classe, de caste, de profession. De mode de vie, de goût, d'attitude, d'attirance. Ainsi, tu avais envie de connaitre les préférences vestimentaires mais, aussi les préférences en matière de femme de ton partenaire du jour.
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Jeu 19 Avr 2018 - 19:11


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Une dichotomie cathartique prenait vie dans le théâtre où la scène se jouait incarnation de la dichotomie existentielle de l’humanité. D’un côté, calme et béatitude enivraient les lieux d’une ataraxie certaine, tandis que de l’autre, la frénésie et la violence se déchaînaient violemment en exultant d’une irréfragable rage. Cela était tout à fait à l’image de ce que l’homme se plaisait de construire. Des inégalités qui s’ancraient si profondément, que ces dernières en devenait comme naturelles.

La comparse exprima un certain contentement de voir que la pièce qu’elle s’était risquée à proposer soit au goût du médecin. Il lui répondit d’un fin sourire, car en effet, elle avait choisit judicieusement un vêtement que lui même aurait sans doute ignoré, alors qu’il était parfaitement en accord avec la quintessence de sa collection personnelle.

Elle ne refusa pas à ce que lui-même se risque à lui proposer l’une des nombreuses pièces hantant les lieux. Elle semblait même curieuse de ce qu’il allait choisir la concernant, comme si elle ne s’attendait pas à ce que l’énergumène vienne lui proposer pareil défi semblant irréalisable. En général, conseiller la gente féminine sur une parure tenait de bien épineuse mission, provoquant en général les foudres de leur colère assassine. Pourtant, le parangon était parfaitement confiant, comme s’il savait avec une précision chirurgicale ce qui saurait satisfaire sa collègue. Entre adeptes de l’Iroujutsu, cela était tout à fait naturel après tout.

La tâche n’était pas évidente, tant les produits de qualité s’avéraient légion. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Faisant quelques pas en parcourant du regard les étoffes parfaitement rangées et alignées, son attention finit par se porter sur l’un des produits. Prenant alors le tissu raffiné pour mieux apprécier la texture et voir la coupe de la création, il esquissa un sourire qui en disait long sur la certitude d’avoir trouver ce qui ravirait la jeune femme. Il se permit donc de lui proposer le vêtement en question en le lui montrant, afin de savoir si ce dernier lui convenait.

“ Cette parure vous irait à merveille, n’est-il pas ? ”

Il s’agissait d’un yukata très raffiné, bien que présentant un style décontracté, ce dernier présentait l’avantage d’être d’une élégance certaine. Le tissu était soyeux et aérien, chose parfaite pour être à l’aise en le portant. Le coloris était brillant et agréable aux yeux, tirant vers le bleu sombre, ce qui mettrait en valeur les yeux de la demoiselle et s’accorderait parfaitement avec sa chevelure ébène et sa peau légèrement mate. Le genre de tenue qui plaisait énormément et mystérieusement aux hommes, alors qu’il n’y avait aucune once de vulgarité dans celle-ci, au contraire, présentant l’avantage de dessiner parfaitement la silhouette et les formes de celle arborant, tout en conservant le brin de pudeur nécessaire à l'élégance. 

Muramasa regarda la réaction de Sun-Hi, désireux de voir ce qu’elle pensait de son choix.




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Jeu 26 Avr 2018 - 0:29
Il fait un pas, tu en fais un - puis tu le vois s'attarder sur quelques étoffes ; te penches dans l'espoir de capter un petit aperçu, te dandines mais rien y fait : c'est qu'il est grand, tu as du mal à entrevoir ce qui l'attire... En plus de cela maladroite que tu es, tu manques de percuter l'un des assistant... Chargé comme un âne, le pauvre s'est fait accaparer par une cliente et, quelle cliente...

La femme hautaine, la femme est fine mais, sa beauté semble trop artificielle... Gênée, tu t'inclines en signe d'excuses ce à quoi elle répond avec un regard plein mépris - à l'opposé du pauvre bougre qui y répond par un sourire pataud... Tu l'as contrarié et, tu as bien compris qu'elle ne sera satisfaite qu'une fois qu'elle t'aura humilié... Seulement, le médecin ne lui en laisse pas le temps.

Il te présente ce qu'il considère comme "L'un" si pas "Le" parfait habit pour toi tandis qu'elle observe en retrait... Tes yeux brillent : tu l'as complètement oublié... Tu te projettes dans ce yukata aussi clair que le jour - aussi sombre que la nuit. À nouveau tes pensées s'égarent, tu imagines la réaction de Yoshitsune s'il venait à te voir dedans et tes joues s'empourprent... Tu ne sais pas quoi dire c'est... - "C'est magnifique Borukan-san... Mais je... N'est-ce pas..." - ballote, délicate, tu attrapes tes bras ; détournes les yeux embarrassée, car "n'est-ce pas trop indécent ?". Surement irait-elle mieux à une femme plus élégante ! Plus raffinée ! Tu es tellement confuse... Tu ne sais pas si tu mérites un tel vêtement... - "... Peut-être conviendrait-elle mieux à une autre..."

L'orgueilleuse remarque ton attitude, elle saisit sa chance. Elle souffle d'abord quelques mots dédaigneux à ton égard avant de clamer haut et fort - "Elle a raison ! Sans vouloir vous offenser, une femme comme elle [toi] n'est pas digne d'une telle pièce ! Cela serait d'un vulgaire !"... Théâtrale, elle place une main devant ce nid de vipère qu'est sa bouche et rit, tout en lorgnant sur le médecin qu'elle trouve à son goût.

Tu flanches, elle vient de t'écraser et la vilaine en est plus que ravie...
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Jeu 26 Avr 2018 - 2:29









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Il n’avait pas de doute sur le choix qu’il s’était permis de faire. Le Parangon remarque bien vite la désagréable greluche qui vient tenter de chercher querelle envers sa comparse. Usant de toute sa sagacité, il vient avec habileté désamorcer la situation menaçant de s’envenimer. Sa simple intervention permettait de briser la véhémente mouvance animant la narcissique qui comptait pourtant profiter de cette occasion inopinée se présentant à elle. La pauvre devait être frustrée par un manque d’activité nocturne, à n’en point douter. C’était bien souvent le cas de ce genre de femme, car leur époux avait la fâcheuse tendance de fricoter avec les servantes. Le soir venu, la source pernicieuse était alors aussi asséchée que le désert aride de Kaze no Kuni. Voilà pourquoi, ne pouvant étancher leur soif insatiable, ces fallacieuses dames devenaient bien désagréables et cherchaient la moindre occasion de passer leur nerfs.

Il n’y avait aucune raison de perdre du temps avec ce genre de de personne. Il était bien plus appréciable de voir si la doctoresse était satisfaite de ce Yukata choisit avec soin. Ses yeux brillèrent, semblant émerveillée devant pareille parure des plus exquise, cependant, une légère hésitation se dessinait sur son visage. Elle était ravie, vantant la beauté de l’étoffe, cependant, elle demandait si cette tenue n’était pas trop… indécente.

Le médecin arqua un sourcil, surpris, pour ne pas dire totalement pris au dépourvu. Indécent ? Que voulait-elle dire par là ? Le jeune homme ne comprenait pas vraiment en quoi un Yukata manquait de correction, s’agissant d’une pièce incarnant les traditions du Yuukan depuis la nuit des temps. Un fin kimono arboré en été, qui était un classique, des plus prisé.

La greluche profita de l’occasion pour faire une percée et attaquer d’estoc la jeune femme qui montrait un peu d’hésitation. Se jouant comme antagoniste d’une pièce de Kabuki, la gredine en profitait allègrement pour déverser sa haine et fixer le corps bien bâtit du taciturne. Le médecin affichait un air stoïque, un peu perplexe. Il se contenta de répondre en affichant un air des plus certains sur ses dires

" Ce Yukata est parfait. Il mettrait en valeur ses formes, tout en assurant le zeste de chasteté nécessaire à préserver la quintessence de l’élégance. Bien sûr, ce genre de tenue se porte sans lingerie, car cela serait un crime impardonnable, mais il n’y a rien d’indécent à cela, au contraire. C’est respecter la mode à son paroxysme. C’est même devenir la mode elle-même. "

Démontrant que le vêtement conviendrait parfaitement à la demoiselle.

" Par contre, vous concernant, je ne pense pas que cela vous irait. Mais fort heureusement, il existe la chirurgie. D’ailleurs, vous semblez avoir eu trop recours à des charlatans. "

La morue manqua d’avoir le souffle coupée par tant de goguenardise, sa mâchoire menaçant de se déboîter en tombant sur le sol. Elle soupira, énervée, avant de partir en râlant qu’elle était outrée. L’employée la suivit en essayant de contenir son esclaffe qui le faisait convulser en de petits soubresauts marquant que le fier médecin avait tapé dans le mille.

Une fois débarrassé de cette bien déplaisante garce, Muramasa se tourna vers sa collègue en affichant un air assez amusé.

" Croyez-moi, votre ami, présent ou futur, sera ravi lorsque vous arborerez cette tenue. Elle serait parfaite lors du prochain Iwa Shukusai. "

Mettant en exergue le fait que l'heureux élu accompagnant la demoiselle lors du fameux et incontournable festival ne pouvait qu’être conquis.





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Ven 27 Avr 2018 - 0:30
En temps normal tu l'aurais prise, sans te poser de question. Tu aurais ignoré ses venimeuses paroles parce que tu as l'habitude, tu y as droit depuis que tu n'es plus une enfant... Il serait mentir que de dire que tu es insensible à ses assauts verbaux. Au contraire, ils te peinent, te blessent mais, tu fais avec - ta seule crainte étant que cela atteigne tes proches et, c'est pour cette raison que tu t'inquiètes...

Tu faisais déjà attention mais, Yoshitsune... Votre relation s'officialise peu à peu et, tu ne veux pas que ce genre de choses l'impactent - tu as peur de le nuire de part tes actes, de part ton attitude ; tu ne veux pas qu'on lui attribue pire réputation à cause de toi alors, tu hésites... Cependant, l'élégant Iryô vint à ta rescousse ; il te rassure et dans le même temps, rétorque avec habilité. Le docteur cloue ainsi le bec de la harpie qui s'en va outrée, médusée, sous le regard amusé de l'assistant. En cette situation tu devrais également te réjouir, faire de même seulement... Le discours du Borukan eut pour effet d'embraser tes joues. Affolée, les mains apposées sur ton visage maintenant rouge pivoine, tu as à peine le courage de fixer ton comparse... - "V... V... Vous n'y pensez pas ?..."

Toute chamboulée, tu balbuties, n'oses plus rien imaginer au risque de voir naitre des pensées peu chastes ! - "Le porter ?... Sans lingerie ?... Je... Je ne pourrais pas et encore moins à l'extérieur !..." - C'était impensable, te balader à son bras dans une tenue si légère ou même simplement te tenir auprès de lui ! C'était une invitation à toutes les dérives ! Pourtant, ce yukata te plaisait, tu ne pouvais passer à côté... - "Est-ce vraiment obligé ?...". Timide, tu la désires ardemment alors, sans vraiment attendre sa réponse tu te risques à la commander...

"Mais alors que me conseillerez-vous pour aller avec ce yukata ?..." - Déjà tien, ce serait te leurrer d'affirmer ne pas vouloir le séduire. Tu avais envie de le voir rougir, de le voir s'émouvoir lorsque tu le porterais. Ainsi, il te fallait sublimer ce vêtement et tu comptais sur le chirurgien à l'oeil et au goût avisés pour t'y aider.
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Ven 27 Avr 2018 - 4:07









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Voilà une affaire rondement menée. La gredine y pensera à deux fois avant de venir déranger de vaillants Iryô-nin faisant paisiblement quelques emplettes. Si une guerre bruyante et sauvage se déroulait plus bas, même pour les privilégiés, la mode incarnait un combat de chaque instant, mais de manière plus tacite et élégante.

D’ailleurs, la comparse semble un peu dubitative sur les dires du médecin lui ayant proposé le choix avisé d’un Yukata. Ce n’était pas la parure qui semblait lui poser particulièrement problème, mais bel et bien son conseil de l’arborer de la plus simple manière qui soit. Cela lui paraissait pourtant évident que le mieux était ce style des plus épuré se suffisant amplement à lui-même. Décidément, la jeune femme se compliquait la vie avec des problèmes qu’elle se créait elle-même. Il n’était aucunement nécessaire de s’encombrer avec de la lingerie, surtout lorsque celle-ci viendrait briser l’harmonie même du vêtement. N’était-il pas préférable de laisser la peau respirer, ainsi que de ne pas se sentir opprimé par des accessoires inutiles ? Surtout que toute demoiselle désireuse d’exulter la passion d’un mâle devait user de subtilité, mais surtout de sensualité.

" Je vous assure que ne pas porter de lingerie sous un Yukata est tout à fait légitime. Premièrement, si on suit les traditions, il s’agit d’un vêtement de bain à la base. Je doute que vous portiez de la lingerie lorsque vous vous baignez. Deuxièmement, la haute-couture implique, afin de respecter la quintessence de la création, de ne pas la dénaturer avec ce genre d’obstacle qui incarnerait la pire offense existante, tout d’abord envers la parure arboré, ensuite envers le créateur s’étant tué à la tâche pour la créer. "

Cela semblait logique aux yeux du médecin qu’il fallait respecter le Yukata et ne pas l’offenser en arborant en dessous de ce dernier une autre étoffe.

" De plus, les hommes sont incroyablement sensibles à ce genre de détails. Bien plus que vous ne croyez. Connaissez vous la théorie de Suro Denugeru ?  "

Annonçant une hypothèse scientifique des plus brillantes qui méritait d’être connue, mais qui malheureusement demeurait dans les ténèbres. 

Voila que la collégue vint querir conseil du parangon érudit, chose qui est bien sûr accepté avec joie et entrain.

" Il est vrai qu’un Yukata implique tout un ensemble de règles et de détails bien particuliers pour atteindre le paroxysme de la sublimation. J’espère que vous n’êtes pas pressée, car cela va nous demander quelques heures pour que je vous les enseigne et que nous trouvions ce qui va de pair avec cette parure."

Annonçant que la demoiselle allait devoir se montrer patiente si elle voulait vraiment trouver les perles rares accompagnant la principal bijou qu’elle désirait porter afin de plaire à son homme.





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Mar 1 Mai 2018 - 2:56
C'en est trop, tes jambes faiblissent pour bientôt plus te porter ; tu peux entendre tes battements raisonner dans tes tempes - d'ailleurs tu penses avoir loupé... Agrippée à la rambarde, tu ne perçois plus la foule se déchirant en bas tant ton for intérieur est agité. Et tu es comme fiévreuse, ta vision est vaporeuse, tes pommettes brûlent ; il est à la fois gentleman et indécent, les mots du nébuleux Borukan te rendent toutes choses à cause des visions qu'ils provoquent. Fébrile, tu te vers le médecin goguenard, le toise - animés d'un vibrant éclat, tes iris reflètent ton émois - "Vous ne devriez pas dire de telles choses..."

Il éveilla à nouveau ce conflit que tu cherchais à ignorer. Toxique envie que de vouloir entièrement posséder le samouraï, secrètement tu cherches à renfermer ton emprise pour que jamais il ne t'échappe, sans vouloir jouer le jeu de ces viles tentatrices de peur qu'il ne te confonde avec elles, car il est homme d'honneur. Tiraillée, sans prétendre à l'innocence tu n'en restais pas moins chaste et, tu voulais vous entrainer à la débauche. Toutefois, cette hypothèse ne semblait pas le toucher, n'avait pas l'air d'y songer ; ses dires lui paraissaient si anodins qu'il se permit de les associer à une théorie, encore peu connue du monde scientifique...

"Suro Denugeru no Neko ? L'expérience mentale dans laquelle un chat est enfermer dans une boite contenant une fiole de poison s'ouvrant à un moment aléatoire et, dont on ne sait s'il est mort ou vivant à moins d'ouvrir la boite ? Mais quelle est donc le rapport avec les hommes et leur supposé instinct ?" - ayant du mal à faire le lien, tu arquas un sourcil trouvant le docteur bien étrange... Il te tardait d'écouter la réponse mais, ton comparse ou plutôt mentor d'un jour, se montra très enthousiaste quant à t'enseigner l'art de porter le yukata. Cependant, il te fallait d'abord rapporter ce que tu promis à ta chère cousine - "Je vous suis Borukan-san mais avant, j'ai promis à ma soeur de lui ramener un souvenir de cette boutique !". Un timide sourire, puis tu l'abandonnes le temps de trouver ce qui plaira à ta Sun-Hee : un yukata aussi pétillant que sa personnalité. D'un vif violet, les fleurs ornant le vêtement dessinaient comme un feu d'artifice - de cette façon, tu lui faisais plaisir et surtout : tu évitais qu'elle ne te pique le tien.

Tu revins ensuite vers ton professeur, à la fois décidée et timorée - "Je ne suis pas sûre d'être prête mais, allons-y !".
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Mar 1 Mai 2018 - 5:02









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La jeune femme semblait un peu perturbée par les dires du médecin. Pourtant, elle aurait du être plus avisée que lui concernant les traditions liées à ce genre de vêtements. Le Yukata était pourtant un vêtement particulièrement apprécié par les femmes; mais malheureusement la quintessence de ce dernier était de plus en plus dénaturé, se perdant dans les méandres froids et austères de l’oubli. Cependant, il restait toujours quelques personnes pour défendre les préceptes de jadis, envers et contre tous.

Il ne savait pas vraiment ce qu’il avait bien pu dire pour que son interlocutrice se montre offusquée, mais il ne lui en tint aucunement rigueur. Comprenant que les traditions pouvaient être parfois choquantes.

" Les traditions sont importantes, mais je peux comprendre que les temps changent. "

La mode était quelque chose de si subtil, que la respecter à la lettre était un combat des plus dantesque. Une Odyssée ne connaissant point fin, où le repos était impossible.

La Doctoresse était une fine connaisseuse de la médecine, ayant connaissance de cette sombre expérience qui avait été menée il y a plusieurs décennies par un grand médecin originaire de Tsuchi no Kuni, avant de mystérieusement disparaître sans laisser de trace. Selon les rumeurs, il aurait trouvé l’illumination grâce à sa magnifique théorie, l’amenant aux portes de la quintessence de l’Iroujutsu, en ce chimérique Shangri-La que tout médecin désirait atteindre désespérément.

" Suro Denugeru no Neko incarne à la perfection la psyché masculine concernant le Yukata, voir même au delà. Ne soyez pas trop hâtive, je vous expliquerais cela en détail après que vous ayez trouvé un souvenir pour votre soeur. "

La demoiselle s’enquerra alors de trouver une pièce d’exception pour sa chère frangine, choisissant alors un Yukata assez chatoyant et coloré, arborant des motifs floraux du plus bel effet. Cela dénotait que la personne à qui était destiné ce cadeau devait être pleine de joie de vivre.

Se dirigeant alors vers les profondeurs abyssales de cette gargantuesque échoppe, le médecin se permit d’expliquer rapidement en quoi l’expérience et le Yukata s’avéraient liés.

" Concernant l’expérience, cela s’incarne parfaitement dans le fait que l’homme contemplant une femme arborant un Yukata, ne sait pas si celle-ci le porte en respectant la tradition ou non, tant qu’elle ne se déshabille pas sous ses yeux. Bien sûr, le Yukata est un vêtement qui exulte l’imaginaire de tout homme, surtout lorsque celui-ci n’est pas indifférent à la demoiselle qui le porte. Enfin, je pense que vous commencez à comprendre en quoi l’expérience Suro Denugeru no Neko s’incarne en parfaite adéquation avec le Yukata. Nous devrions trouver quelque chose pour mettre en valeur votre chevelure. Que pensez-vous d'un ruban de soie ?"

Le médecin expliquait à sa collègue que la théorie prenait vie dans la réalité. Lui proposant alors de regarder les articles pouvant ornementer ses cheveux, car chaque détails, aussi minimes fussent-ils, ne pouvaient être négligé lorsqu’on arborait un Yukata.





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Lun 7 Mai 2018 - 4:00
"Mais enfin vous n'y pensez pas ! Faire ça à un samouraï !" - c'était sorti tout seul ; une sorte de cri du coeur. Tu voulais provoquer son émoi mais, pas comme ça ! Pas autant ! Tu ne voulais pas le pousser au vice ! Le détourner du code d'honneur si précieux à ces preux guerriers ! Alors, que le docteur te pousse, même indirectement à un tel acte !... Mais tu ne voulais pas non plus manquer de respect à ses traditions ! Peut-être que ce n'était pas si grave, que cela n'allait pas à l'encontre de du Bushido... Puis...

Tu secoues simplement la tête ; toujours écarlate tu emboîtes le pas au médecin qui une fois près des accessoires te propose un ruban de soie afin orner ta chevelure. Des plus sobres au plus pus fastidieux, il y a en pour tous les goûts. Néanmoins, tu préfères éviter les éléments trop chargés, car bien que les pièces seules soient très belles, tu as peur qu'une fois combinés les accessoires ta tenue s'en retrouve surchargée. Pire encore : que l'on vienne à te confondre avec l'une de ces filles de joies... Ainsi tu les observes avec grande attention, les touches pour juger de leur qualité, c'est qu'il ne faut pas te tromper. Prise d'un doute, tu te permets d'en faire part à l'homme qui saura indubitablement trancher - "Cela me parait en effet être une bonne idée. Ils sont d'ailleurs tous très beaux seulement, pensez-vous qu'il faille accorder la couleur du ruban à celui du yukata ou vaut-il mieux dépareiller ? Ça voudrait dire que je devrais m'attacher les cheveux ?".

Tu t'arrêtes là. Relever tes cheveux conduisait à dévoiler ta nuque et, bien que tu ne sois pas familière à toutes les coutumes et traditions du Yuukan : tu connaissais le sens de ce geste... Une invitation à la séduction, à toutes les fantaisies - le savait-il ?
Et dans tout ce tumulte intérieur une autre question vint te brûler ces lèvres que tu pinces - "Aussi... Borukan-san, les hommes portent-ils également le yukata sans... Enfin... Vous voyez ce que je veux dire ?...".
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Lun 7 Mai 2018 - 5:00









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Le parangon de la mode arqua un sourcil interrogateur lorsque sa comparse s’esclaffa soudainement en mentionnant un Samouraï. Muramasa connaissait bien les adeptes du Bushido, ayant un ami proche appartenant au vaillant clan Nagamasa, plus que connu à Iwagakure no Sato. Le monde était petit, mais l’évocation lui fit évidemment penser au Samouraï de l’éternel. Non, cela n’était pas possible, car la coïncidence qu’elle se réfère à ce fier guerrier à la lame si sagace se serait révélé troublante.

" Votre petit ami est un Samouraï ? Il ne peut être que plus réceptif aux traditions, je pense. "

Cela semblait couler de source. Les traditions étaient particulièrement importantes aux yeux des Samouraï de ce qu’avait pu remarquer le médecin. Nul doute que le Yukata allait faire un carnage dans le cœur d’un adepte des arts ancestraux du Bushido.

Passant en revu les nombreux articles se présentant à eux, le médecin avait quelques doutes sur lequel pourrait aller le mieux à la demoiselle arborant le fameux Yukata. Cela n’était point évident, mais l’œil expert du jeune homme était plus affûté qu’un scalpel de Chakra. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne trouve la parfaite pièce allant en adéquation avec la tenue qu’il avait choisi.

" Il existe une foule de possibilités. Mais une seule peut donner la parfaite harmonie. Vous ne pouvez dépareiller que si le ruban est en parfaite adéquation avec la teinte de vos yeux. Là réside le secret d’un dépareillage élégant et ne manquant de panache. "

Annonçant une nouvelle règle de la mode que seuls les plus fins experts pouvaient se targuer de connaître. Il fallait en général des décennies d’expertise en la matière pour arriver à cette conclusion pourtant si évidente que cela ne manquait point d’être particulièrement cocasse. Fort heureusement, Muramasa était particulièrement avisé. Il lui avoua par là même une règle fondamentale qu’il fallait respecter à la lettre, si elle s’aventurait à ne point porter de façon traditionnelle la parure qu’elle allait acquérir.

" De plus, si vous décidez de ne pas porter le Yukata de manière traditionnelle, il est impératif que la couleur du ruban soit accordée à la lingerie. Et donc, de ce fait à la teinte azurée de votre regard. Je pense qu’il vaut mieux, par mesure de précaution, envisager les deux possibilités. Tradition et esprit plus… novateur. Ainsi vous aurez le choix. Il vaut mieux être prudent après tout. "

Lui conseillant de prendre au cas où de la lingerie en adéquation avec la teinte du ruban, car cela pourrait toujours lui être utile. Yukata ou pas, elle pourrait toujours porter avec classe ce ruban de la parfaite manière qui soit. C’est à dire, en respectant la mode. Ce qui était le plus important après tout.

Voilà qu’une question assez étrange venait de la bouche de la Doctoresse. Le médecin lui répondit alors ce qu’il savait concernant ce sujet épineux.

" Il faut savoir que le principe du Suro Denugeru no Neko ne fonctionne qu’avec la gente féminine. Il va donc dans un sens, mais point dans l’autre. Cela reste donc au choix de l’homme que de porter le Yukata de la manière dont il souhaite l’arborer. Cela ne porte pas atteinte à la mode. J’avoue que cela peut paraître un peu injuste, mais les voies de la mode sont impénétrables. "

La fixant dans les yeux, en lui avouant d’un air convaincu cette terrible vérité.





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Mar 8 Mai 2018 - 5:50
Tes doigts vinrent délicatement sceller ta bouche ; quelle sotte te vendre ainsi - "Heu... C'est... Oui, c'est un samouraï...". Ne révélant point d'autres détails au médecin, il lui était défendu d'en connaitre plus. Il dût le comprendre puisqu'il ne chercha pas à approfondir la question. Tes doigts relâchent alors tes lèvres afin de s'apposer sur ton coeur ; tu expires la tête légèrement inclinée vers le bas en signe d'un soulagement qui ne dura que quelques instants. En effet, le docteur prôna que dû à sa qualité de samouraï, le Nagamasa n'en serait que plus sensible si tu portais le vêtement dans la tradition.

L'hésitation vint se lire sur ta face ; toujours perplexe à l'idée de porter l'étoffe dans le plus simple appareil, tu n'en restais pas moins indifférente à la remarque de l'Iryô. Désireuse d'en apprendre plus sur les us et coutumes de ton promis, il était normal de vouloir rendre la pareille à celui qui fit l'effort d'embrasser tes rites et moeurs. De plus, la Nagamasa occupait une place importante au sein de son clan et du village caché de la Roche ainsi, tu supposais que le geste serait plus que bien perçu - te conduisant de plus en plus à songer à porte l'étoffe selon les codes du Yuukan.

L'Iryô ne s'arrêta pas là, te prodiguant de précieux conseils - que tu garderais maintenant jalousement dans un coin de ta tête - sur la meilleure façon de dépareiller ton ruban et, par extension tes accessoires - "Je vois, en accord avec mes yeux donc..." répétas-tu à haute voix comme pour graver la phrase dans ta mémoire. D'ailleurs l'Iryô continua en enchérissant avec les sous-vêtements, dans le cas où tu déciderais de faire fi du folklore... Il abordait le sujet sans le moindre embarras, c'en était déconcertant mais, cela ne devrait plus te surprendre depuis l'évocation du port du yukata - plutôt que comme un homme, peut-être devrais-tu le regarder comme le spécialiste qu'il est ? Cela ne t'empêcha pas de reprendre des couleurs quoique celles-ci ne t'avaient pas quittés - tes pommettes et lèvres arboraient toujours une teinte pourpre ; il te fallait à présent songer à quelle lingerie prendre cependant, tu te gardas de lui demander ses lumières sur ce point, préférant faire ce choix seule ou accompagnée de ta plus fidèle conseillère... te contentant donc d'acquiescer timidement - "Ah... Je... Je vais réfléchir à cette possibilité alors..."

Enfin, il prit la peine de répondre à ta question concernant le port du vêtement chez les hommes. Ceux-ci n'étaient pas soumis aux même règles que vous... Au fond tu t'en doutais, le monde de l'esthétique était toujours plus exigeant avec les femmes... Quelque peu déçue, tu essayas toutefois de ne pas afficher ton mécontentement, t'efforçant tant bien que mal de le camoufler à l'aider d'un sourire - "Oh... Eh bien tant pis !..."
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Mer 9 Mai 2018 - 7:25









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Muramasa avait vu juste. Enfin, ce n’était pas bien difficile, vu le lapsus que fit la jeune femme et cette expression qu’elle afficha en cachant sa bouche comme si elle venait de révéler par inadvertance un secret bien gardé. Ce simple geste était facile à interpréter pour l’esprit affûté et l’instinct aiguisé du médecin. Le plus évident était que la demoiselle fréquentait un Samouraï, qu’ensuite cela n’était pas encore officialisé par un mariage. Étant une Iryô-nin semblant bien sous tout rapport, l'hypothèse de la relation interdite tenant de l’adultère s'avérait peu probable. Non, cela devait plutôt être son petit ami de manière récente, voire secrète. On pouvait pousser l'hypothèse jusqu’à supposer qu’il devait s’agir d’un personnage assez important, sinon elle n’aurait pas exposé pareille gestuelle prouvant qu’il ne valait mieux pas vendre la mèche sur l’identité de l’heureux élu. Enfin, cela n’était que des suppositions, mais le parangon avait du flair pour ce genre de choses. Après tout, de nombreux couples ou personnes de première importance venaient parfois lui demander de l’aide concernant ce genre de sujet. S’il pouvait être maladroit concernant ses propres relations sociales, l’érudit était avisé en ce qui concernait celles des autres. 

Il ne releva pas en cherchant à en savoir plus. Après tout, il s’agissait de la vie privé de la demoiselle et tout cela ne regardait qu’elle. La seule chose à en tirer était que la doctoresse devait plaire à un Samouraï, ce qui était déjà une information plus que suffisante. En outre, tout adepte du Bushido restait un homme. La gente masculine, qu’importe leur vocation, faisait montre de goût assez similaire dans l’ensemble concernant les femmes. En tout cas, le concerné, dans le cas présent, savait choisir un bon parti en portant son dévolu sur une jeune Iryô-nin ne manquant pas de charme, ainsi que d’un physique outrageusement avantageux au niveau pulmonaire. Cela était bien légitime, car la majorité des hommes appréciaient les demoiselles ayant du monde au balcon.

" Vous avez raison. De plus, vous pourrez à loisir alterner entre tradition et style plus en adéquation avec notre époque. Il serait mal avisé de se priver, n’est-il pas  ? "

Acquiesçant à la sage décision que venait de prendre sa comparse, le pragmatique fut interpellé par un des articles qu’ils examinaient en quête de la perle rare et en harmonie avec le coloris azuré des pupilles devant être misent en valeur. Le regard d’une demoiselle devait toujours être mis sur un piédestal et orné de façon raffinée, car il s’agissait d’une arme tout aussi mortelle que son décolleté, si ce n’était davantage.

Lorsqu’il lui avoua la mode concernant le Yukata masculin, il remarqua comme une légère déception dans la voix et les traits de la doctoresse. Il comprenait que cela devait être bien décevant à ses yeux qu’une telle injustice existe. Mais cela était la triste réalité. La mode était un univers impitoyable où les inégalités incarnaient la pierre angulaire de celui-ci. Il ne releva pas d’un commentaire, car il n’y avait pas de mot pour lui remonter le moral et cela se serait avéré vain, pour ne pas dire, mensonge éhonté.

Bien qu’il évoquait la lingerie avec légèreté, le taciturne comptait laisser à la femme le soin de s’occuper du choix concernant ces articles. Cela coulait de source. Cependant, concernant le ruban, cela était hors de question de l’abandonner dans cette odyssée. D'ailleurs, il venait de trouver ce qui irait parfaitement à sa comparse. Il prit délicatement l’objet de soie finement ouvragé dans ses mains, avant de le lui montrer en lui affichant un fin sourire.

" Que pensez-vous de ce ruban ? Parfait, n’est-il pas ? "

Montrant fièrement sa trouvaille, qui correspondait à la perfection avec la teinte bleuté du regard qui était arboré par la jeune demoiselle. Il savait déjà qu’elle serait conquise, mais préférait faire montre de correction en lui demandant son avis.

Bien que simple, ce ruban de soie était un pièce si finement travaillées, que l’on pouvait immédiatement voir qu’elle était ce qui se faisait de mieux dans la haute-couture.

Cependant, même avec cette nouvelle trouvaille, il restait encore beaucoup de point à aborder, comme la façon d’arborer ce chef-d’oeuvre, qui avait une importance capitale, malgré les apparences.





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Jeu 10 Mai 2018 - 4:13
L'Iryô salua encore une fois ta décision, sans imposer son aide quant au choix d'une éventuelle lingerie. Acte tout à fait normal puisque vous n'étiez - pour l'instant - que de simple collègue - rien de plus, rien de moins. Il est vrai que la curiosité était présente mais, ces vêtements réservés à l'intimité, symbolisaient la promesse de multiples fantaisie... Initialement destinés à être dévoilés à la personne promise, le geste aujourd'hui semblait perdre de sa préciosité - reléguée à une autre ère, celui-ce devenait de plus en plus banal chagrinant la romantique que tu étais... - "Il est vrai que les temps changent..." une pointe de nostalgie dans ta voix, le monde changeait et il semblait que vous étiez plus qu'une poignée à voir le doux aspect de la chose, à moins que ce ne soit toi qui eus toujours été trop candide...

Quoi qu'il en soit, happée par la voix de l'Iryô, l'homme afficha une mine fière, te volant un rictus amusé puis, tu portas ton attention sur le ruban qu'il te présenta. Fin, délicat, sans trop de fioritures ; tu en emparas avec précaution, comme si tu avais peur de briser l'objet - "Vous êtes vraiment un homme de goût Borukan-san. Chanceuse sera celle qui vous aura pour époux, à moins que ça ne soit déjà le cas." tes lèvres s'étiraient jusqu'à tes oreilles tandis que tu caressais la soie du bout des doigts - et tu te disais que nombreuses devaient-être les prétendantes du Borukan.

Sans plus attendre tu demandas un exemplaire du ruban ; hésitas à en commander un deuxième mais, abandonnas l'idée souhaitant rendre l'accessoire unique à tes yeux, ne pas lui enlever de son âme - tu conservas l'objet, avec la plus grande minutie, dans l'espoir de le garder le plus longtemps possible. D'ailleurs si le ruban était beau, il ne suffirait pas à nouer ta chevelure ébène en chignon... Il te fallait d'autres éléments en renfort - "Borukan-san que diriez-vous d'y associer des baguettes pour mieux attacher mes cheveux ? À moins que vous ne me conseilliez de les laisser détacher."
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Jeu 10 Mai 2018 - 19:51









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Il était malheureux que les temps changent si vite, que les bonnes vieilles traditions ayant prouvé leurs valeurs s'oubliaient dans les méandres d’une amnésie sinueuse les dévorant peu à peu avec voracité. Cela était fort regrettable, mais fort heureusement, il persistait toujours une résistance en cette adversité, en la personne de quelques vaillants érudits défendant les héritages de jadis, en s’assurant de les préserver et de les transmettre afin qu’ils subsistes en ce triste monde tragique.

" En effet. Peut être pas toujours pour le mieux. "

Avouant qu’il était aussi particulièrement mélancolique de la bonne vielle époque, où les gens avaient plus de principes qu’aujourd’hui, ou même que certaines choses n’auraient peut être pas dû évoluer pour sombrer à plein pied dans la déchéance avec un sourire aux lèvres. Enfin, cela n’était pas si important, car on n’y pouvait rien.

La doctoresse prit délicatement le ruban afin de pouvoir l’examiner et voir si ce dernier lui convenait. Cela semblait être le cas à en croire sa réaction assez expressive en contemplant l’objet. Sa remarque était particulièrement flatteuse, chose qui ne manqua pas de gêner un peu le fier médecin, qui se gardait de l’afficher sur ses traits de marbre. Mais la demoiselle avait tout à fait raison, la femme qui aurait ce privilège s'avérerait particulièrement chanceuse.

" Vous exagerez, mais je vous remercie du compliment. Je ne suis pas marié, mais peut être un jour. "

Restant humble, le parangon n’était pas contre la tradition de ce genre de cérémonie.

L’employé qui était personnellement à leur disposition, en les suivant de manière discrète afin d’intervenir au moindre signe laissant présager un besoin de la part de l’élite de la médecine visitant les lieux, s’occupa rapidement de l’article qui avait été choisi. Préparant un de ces magnifiques ruban de soie en le mettant de côté pour la demoiselle.

Il vint alors une question tout à fait légitime, à savoir, quelle coiffure conviendrait le mieux à la parure qui prenait forme, mais nécessitait encore quelques pièces pour venir la sublimer en une quintessence tenant eu divin en épousant parfaitement la silhouette de la Doctoresse incarnant la pierre angulaire où tout reposait.

" Avec une chevelure telle que la votre, je pense que toutes les possibilités sont envisageables. Il faut savoir que la gente masculine aime défaire les coiffures des demoiselles, y trouvant même un certain plaisir. Voyez vous de quoi je parle ? "

Enonçant une vérité qui n’était peut être pas connue dans les esprits féminins, le médecin demandait si sa comparse voyait de quoi il était question.





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Sam 12 Mai 2018 - 23:33
Alliés face au mensonge, alliés face à la décadence - espèce rare, fervents défenseurs de l'amour courtois vous partagiez la même mélancolie, celle d'un temps où l'amour n'était pas aussi futile, aussi volatile. Celle d'une temps où l'on ne vous insultait pas d'idiot parce que vous désiriez préserver la pureté de la chose. Vous n'étiez que collègue, rien de plus, rien de moins. Des collègues partageant - semblerait-il - une même vision, jusqu'à un certain point. Un collègue que tu aimerais appeler ami dans un futur plus ou moins lointain, si le destin le veut bien mais en attendant : tu apprécies pleinement ce statut de confrère.

L'homme était un taciturne, il n'afficha ni fierté, ni gêne à la suite de ton compliment. Ses traits restent de marbre ; peu démonstratif, tout comme ton bien aimé, il te remercia cependant avec humilité. Retenant un éclat de rire, à la place tes lippes dessinent un sourire bienveillant - quelque part son attitude t'amuse et tu te dis, que lui et le samouraï feraient de bons amis.

L'employé qui vous suit depuis tout à l'heure s'empresser de préparer et confiner l'accessoire. Tellement discret, tu finis par en oublier sa présence mais là résidait toute son efficacité, en plus de son oeil aiguisé faisait de lui un subordonné plus que compétent ; sa disparition vous laisse tout le loisir d'aborder l'objet suivant : la coiffure. Et tu le sens qui entame cette mélodie un peu trop familière ; au rythme violent et saccadé. Tambourinant l'intérieur de ta poitrine, il va jusqu'à cogner - faiblement - dans tes tempes ; ayant saisie toute l'allusion des mots du Borukan : ton coeur vient de s'emballer...

Tes dextres viennent s'apposer au niveau de ton sternum, dans l'espoir d'apaiser l'organe qui bat trop fort, trop vite. Tes lèvres s'articule, sans émettre le moindre son ; cela en devint ridicule toi qui lui parla d'enfant, tu sais bien que... Mais, certainement, trop prude ? Ce n'est pas un sujet qu'il t'est facile à aborder, préférant que cela reste un secret bien gardé. Quand bien même il te faut lui donner réplique alors, tu essaies... Le regard fuyant, tentant péniblement de bafouiller ne serait-ce que quelques brides mais : rien. Rien d'autre qu'un pauvre hochement de tête, lui signifiant que tu as bien compris ce qu'il insinuait.
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Dim 13 Mai 2018 - 6:11









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Voilà un vaste sujet que les deux parangons, de la médecine et de la tradition, venaient d’aborder. Même là, tout restait subjectif, mais il y avait bien sûr quelques règles à respecter en général, que tous approuvaient avec allégresse. L’art de la mode allait bien plus loin que l’apparence ou la mise en plis. Il s’agissait d’une véritable vocation, qui demandait une totale dévotion, ainsi qu’une abnégation éternelle. Le moindre faux pas signifiait la damnation de tomber dans la décadence et l'opprobre. Il en était ainsi, depuis la nuit des temps, sans même que l’humanité s’en rende compte elle-même. Les voies de la mode étaient impénétrables après tout pour les non initiés aux arts de l’Iroujutsu ou de la médecine.

Le médecin observe la jeune femme qui semble perturbée pour une raison inconnue. Affichant une légère perplexité, restant imperceptible, mais néanmoins bien présente, Muramasa se demandait si elle avait un problème physique, mais la demoiselle semblait pourtant en bonne santé. De plus elle était une Doctoresse qui ne manquait pas de talent. Quelque chose se tramait, mais le pragmatique Directeur n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.

" Vous allez bien ? Sun-Hi-san ? "

Le médecin voyait bien qu’elle était toute décontenancée, pensant qu’elle avait peut être des problèmes cardiaques. Pourtant elle semblait aller très bien jusqu’à maintenant ou même lorsqu’ils avaient sauvé l’ingrat héritier du Pays du Feu.

N'insistant pas plus, Muramasa revint sur la substantielle moelle de la conversation de tantôt, comprenant que la Doctoresse savait parfaitement de quoi il était question. En général, les hommes étaient toujours cathartique à l’idée de ravager la mise en plis de la demoiselle mettant en exergue leurs plus profonds désirs fallacieux. C’était un peu comme déballer sauvagement un paquet cadeau de grand couturier, afin de contempler la Quintessence qu’il renfermait. Cela provoquait une puissante satisfaction, se rapprochant d’une sensation quasiment orgasmique, purement et simplement pour certains hommes. Il ne fallait pas leur jeter la pierre, car cela était bien légitime après tout.

" Vous devez avoir vos préférences en matière de mise en plis. Quelles sont-elles ? Si cela n’est pas trop indiscret. "






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Lun 14 Mai 2018 - 3:26
Évidemment que tu allais bien, tu n'étais empreinte à aucun trouble d'ordre physiologique. Non, le maux dont tu souffrais était des plus dérisoires pour une adulte ne présentant pas de réels traumatismes à ce niveau... Une simple gêne maladive te transformant en une personne bien trop réserver, à l'évocation d'un sujet trop intime -et pourtant des plus naturels- en public... L'étreinte de tes mains se resserre, tu inspires un grand coup avant de t'aventurer à l'observer ; il a certainement dû te trouver absurde... Pétrissant frénétiquement tes doigts ; cela était évident, ta réaction était ridicule et tu mordilles l'intérieur de ta bouche, y attires imperceptiblement une partie de ta lèvre inférieure.

Cloîtrée entre pensées et tourments, le médecin te rappela à la réalité - "Ah ! Heu ! Je ne crois pas avoir de préférence... La plupart du temps, je laisse mes cheveux détachés et les noues en une simple queue lorsque besoin est... Il m'arrive également de les nouer en une tresse ou un chignon mais, ça reste souvent pour des raisons pratiques... Vous devez me trouver bien négligente en plus d'être ridicule..."

La vie de shinobi et, plus particulièrement celle d'Iryô-nin ne laissait que peu de place à la coquetterie. Passant ton temps entre missions et livres, rare devinrent les moments -comme aujourd'hui- où tu pouvais pleinement exprimer ta féminité, finissant peu à peu par t'oublier... Un soupire de désarroi se fait entendre tandis que tu repenses à ses petits instants de bonheur... Loin d'être une fanatique du pouponnage, tu n'en restais pas une femme qui aimait avoir ses petits moments égoïstes... - "Néanmoins, pour cette occasion, j'aimerais un beau chignon..." avouas-tu honteusement...
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Lun 14 Mai 2018 - 21:44









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Fixant la doctoresse qui inspirait profondément afin de se calmer, ne comprenant pas vraiment ce qu'il lui arrivait, le médecin croisait les bras, attentif et désireux de connaitre la réponse mettant en exergue les goûts de sa comparse. Elle tenait des propos un peu étrange, car il ne voyait pas en quoi la demoiselle pouvait être ridicule.

" Ridicule ? Que me contez-vous là ? Et puis, ce n'est pas de la négligence. Parfois, la simplicité est préférable à trop de zèle. "

La profession de médecin ne laissait pas place à beaucoup de temps libre. Entre les recherches, le temps consacré aux patients, puis celui allouer à rechercher les pièces les plus exquises pour avoir parures à la hauteur de leur quintessence, il restait que bien peu de moment où se livrer à odyssées chronophages. Cela était triste en un sens, mais malheureusement, il fallait faire des sacrifices.

La jeune femme avouait alors qu'elle avait déjà une petite idée en tête concernant la coiffure pouvant s'accorder avec ce délicieux Yukata bleu nuit.

" Un chignon ? Je vois que vous aimez donner du fil à retordre aux ardeurs de votre petit ami. "

Esquissant un fin sourire, le médecin mettait en exergue le fait que les chignon s'avéraient particulièrement délicat à défaire. Muramasa comprenait enfin un peu plus la personnalité de la demoiselle.

Soudain, une voix s'érigeait derrière eux, sans crier gare. Suraiguë et haut-perchée. La détentrice de ces échos sonores semblait s'extasier sur la conversation, mais surtout le choix très sage de la chirurgienne de la mode.

" MAGNIFÏQUE !!! Un chignon ? J'adooooore ! "

Une bien étrange personne venait d'intervenir, habillée avec grand luxe de la tête aux pied. Il s'agissait d'une gosse de riche à n'en point douter. L’effrontée incarnait parfaitement toute la décadence de la jeunesse Iwajine actuelle. Sa soyeuse chevelure orangée brillait de milles éclats, mettant en valeur son maquillage et ses habits particulièrement colorés. Sa tenue était un peu provocante pour son jeune âge et son absence de nubilité flagrante. Qui était cette mystérieuse intervenante qui paraissait extravertie et particulièrement experte de la mode ? Était-elle une des célèbres héritières du Clan Timotei, connu dans tout Tsuchi no Kuni comme fin limier en matière de haute-couture et autres arts, mais surtout de capillarité ?

Muramasa arquait un sourcil, l'air songeur. Venait-elle remettre en question les conseils pourtant si chirurgicaux du parangon ? Mystère, mais plus pour longtemps... L'inconnue fixait avec des étoiles dans les yeux sa comparse, semblant particulièrement émerveillée quand à ce choix, mais certainement admirative de sa chevelure de jais.





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