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Chirurgiens de la Mode | PV Sun-Hi

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Mar 15 Mai 2018 - 4:45
Le médecin esquisse un fin sourire ; à nouveau ton coeur bat à tout rompre. Toi, aimer donner du fil retordre à Yoshitsune ? Il est vrai que tu ne lui menais pas la vie facile... Mais, il en était en partie responsable ! Lui qui aimait se jouer de toi !... Puis, vos disputes étaient généralement explosives... Comme cette fois au restaurant... D'ailleurs tu n'osas plus y remettre les pieds... Quand tu y repenses, votre relation a toujours été comme ça : détonante, compliqué parce que vous étiez trop butés pour prendre le chemin le plus simple... Alors, peut-être que oui... Peut-être étais-tu le genre de femme qu'il décrivait... Troublée, tu apposes tes mains sur tes joues en espérant leur apporter un peu de froid...

Le médecin se méprenait complètement ; sévère, il te fixe, croise les bras, cherche à comprendre pourquoi tu te qualifies de ridicule - et tu te refermes, telle une enfant qu'on gronde ; tu crains sa réaction et pourtant, il te faudra bien lui avouer la raison de ton comportement si tu veux dissiper ce malentendu... Prenant une seconde inspiration, tu puises un peu de courage dans ta faible réserve et, tu finis par malmener tes mains, encore ; te risques à lui faire des aveux... - "Non... Ce n'est pas la façon dont je traite mes cheveux qui est ridicule... D'ailleurs, je vous remercie pour le compliment... C'est juste que... Je... J'ai..." un soupire plein de désarroi, tu voudrais te cacher dans un trou, partir très loin pour éviter de lui révéler cette honteuse vérité... Seulement, tu peux le laisser dans cet état de confusion... - "Vous allez probablement me trouver absurde mais..." un énième soupire avant d'énoncer la terrible vérité - "J'ai simplement... du mal à...".

À deux doigts de tout lui dire, vous fûtes interrompus par une jeune inconnue à la voix aux puissants aiguës... Naturellement tu sursautes - "Heol !" complètement pantoise, ta langue natale prend le dessus ; tu clignes plusieurs fois dans yeux - "Je... Heu... Merci ?..." il te fallut plusieurs secondes avant de daigner lui répondre et, il t'en faut encore pour analyser cette situation incongrue... Mais, en attendant d'y voir plus clair, tu reprends assez de contenance pour lui l'interroger.. - "Mademoiselle, vous me semblez très gentille mais, sans vouloir vous vexer, pourrais-je savoir qui vous êtes ?"
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Mer 16 Mai 2018 - 23:32









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La doctoresse semblait un peu décontenancée, tenant son visage entre des dextres graciles, ces derniers pourtant tout aussi assurés qu'elle lorsqu'il s'agissait de sauver la vie de ses patients. Le médecin avait remarqué le talent certain de sa comparse, ainsi que sa grande confiance en soi, quand tous deux coopérèrent afin de sauver la vie de l'héritier ingrat. Elle tentait d'expliquer ces adjectifs surprenant qu'elle employait, mais avec hésitation dans la voix. Proche d'élucider le mystère, voilà qu'une perturbatrice se présentait alors.

Interloquée qu'on ne la reconnaisse point, la garce s'offusquait alors en faisant une moue, avant de décider de répondre à pareil toupet. Elle invitait alors les Iryô-nins à admirer sa représentation, mimant une bien étrange scène, qui devrait évoquer souvenance. La gredine faisant virevolter sa longue et soyeuse chevelure dans une mouvance semblant irréelle, se penchant alors légèrement en avant avent de frotter des cheveux en chantant.

" Mite, mite ! Timotei ! Timotei ! Timoteiii !!! "

Muramasa semblait perplexe, portant un regard vers sa collègue, en se demandant si la jeune fille n'était pas quelque peu dérangée.

" ... "

L’effrontée soupirait alors, croisant les bras en se cambrant que les deux fiers médecin la regarde avec des airs plus que surpris.

" QUOI ?! Vous ne connaissez pas !!! Bref, je me nomme Timotei Kotana. Je suis l'héritière du fameux clan Timotei. "

La donzelle semblait outrée qu'elle ne fut pas immédiatement reconnue. Son amour propre venait d'en subir un coup. Elle comptait bien faire entendre raison à ses interlocuteurs en montrant qu'elle n'était pas héritière de cette prestigieuse famille pour rien. Il en allait de son honneur.

" Mais un chignon ne serait pas rendre honneur à une si lisse et opulente chevelure de jais telle que la votre. Il vaux mieux la laisser détachée et virevoltante au gré du vent. Un peu comme la mienne, mais personne ne peut être parfaite, sauf moi bien sûr. Oh oh oh !!! "

Ricanant comme une diva en posant sa main sur sa joue, telle une gourgandine, tout en affichant une attitude hautaine, l'agitatrice semblait avoir la folie des grandeur. Le fier parangon semblait perplexe, en restant silencieux devant tel florilège de grandiloquence éhontée.





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Mer 23 Mai 2018 - 6:50
Offensée que vous ne la reconnaissiez pas, la jeune demoiselle fait la moue avant de vous offrir une démonstration des plus étrange... Dans un geste gracile mouvement, sa chevelure se mouve pour trouver place à lavant de ses épaules ; et tête penchée, ses mains viennent glisser sur ses cheveux comme pour les laver. Perplexe, l'Iryô se tourne vers toi et, tu le regardes tout aussi dubitative. Un dialogue muet se joue entre vous tandis que la demoiselle prend la mouche ; tu n'as point le temps de réfléchir sur l'indice qu'elle vous à donner, la gourgandine est déjà montée sur ses grands chevaux... Par réflexe tu fais un pas en arrière, comme si cela t'aiderait à moins subir sa fureur et surtout, tu souhaites protéger tes oreilles de son hurlement assassin...

Timotei, ce nom fait vaguement écho dans ton cerveau seulement, celui-ci n'arrive plus à mettre la main sur l'information le concernant. Cela te taraude mais, la petite sans-gêne ne vous laisse aucun répit. Faisant preuve d'une assurance beaucoup trop grande pour ce corps en phase de se transformer, c'est sans complexe qu'elle contesta l'idée du Borukan, le défiant par là même ; ponctuant sa phrase d'un rire exagéré de prima donna.

Sa confiance frôlait l'insolence ; puérile, elle n'était qu'une enfant débitant sottises et âneries. Certes il y avait une part de vérité dans ses mots mais, tu ne pouvais décemment pas la laisser continuer à déblatérer de telles bêtises. Après tout que pouvait-elle connaitre des affres de l'amour ? De ses subtilités alors que toi-même tu ne pouvais prétendre en connaitre et maitriser toutes les facettes... Ainsi, tu te rappelles enfin de son nom. Douce, tu souris ; tes mains viennent nonchalamment se rejoindre à l'avant, à la hauteur de la naissance de tes cuisses. Douce, animée par une mielleuse et ardente passion tu soutiens son regard, sans pour autant chercher querelle - "Il est vrai que vous avez de magnifiques cheveux, ce qui est normal pour l'héritière d'un clan réputé pour sa chevelure ! Celle-là même qui a dû vous attirer de nombreux prétendants ! D'ailleurs, si ce n'est pas trop indiscret, avez-vous un petit ami ?".

Subtile, il ne fallait point la brusquer pour qu'elle ne se rétracte ; il fallait la caresser dans le sens du poil.
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Jeu 24 Mai 2018 - 2:29









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Décidément, la jeunesse filait un mauvais coton. Cela était indéniable que de nos jours les traditions se mouvaient en de bien étranges aurores. Quelle était cette surprenante référence que venait de faire montre la gredine qui ne semblait pas manquer de toupet ? Muramasa avait beau être assez sagace, cela ne lui évoquait absolument rien, si ce n'était un sentiment de perplexité assez profond. Des regards entre parangons de la médecine s'échangeaient en silence de manière indéniablement dubitative. Apparemment, la jeune femme était tout autant déboussolée de cette représentation mutine et nimbée de mystères. Voilà que la demoiselle faisait preuve d'une impudence déconcertante, riant aux éclats avec toupet. La Doctoresse vient remettre les pendules à l'heure, faisant remarquer à la juvénile toute son immaturité. Stupéfaite, l'adepte de chevelures soyeuses fit quelques pass en arrière en écarquillant les yeux, avant de reprendre contenance en se vantant de sa beauté.
" Vous... Vous faites bien de le reconnaître. "
Prenant un air hautain et satisfait que sa clanique chevelure soit reconnue et vanté de la sorte, la jeune femme semblait très satisfaite de ces éloges de la part de l'adepte de la médecine.
" ... "
Muramasa était perplexe sur tout ça. Pensif sur les mots extrêmement désagréables concernant le choix de la coiffure, ayant été tenus par l'immature mégalomane, le médecin essayait de cerner cette odieuse bougresse.
" Des dizaines et des dizaines de prétendants, mais quand on est aussi belle et raffinée que moi, il est dur de trouver chaussure à son pied. "
La Timotei ne manquait pas d'air, se vantant de son succès auprès des freluquets avec assurance, malgré son jeune âge et son manque flagrant de nubilité. Perdant patience devant tant d'affront éhonté, le parangon vint frapper d'estoc afin de remettre à sa place la nasillarde effrontée.
" Eh bien. Vous devez bien vous amuser. En tout cas, le chignon est un excellent choix, ne vous en déplaise. Mais vous faites erreur. Ce qui plait le plus aux hommes, c'est les couettes hautes, pour des raisons évidentes. "
Prenant à partie la vilaine agitatrice, en évoquant simplement la triste vérité.
" QUOI ?! PE... PERVERS !!! Muffle !!! Détraqué ! "
Semblant particulièrement énervée de se voir contrdite, mais surtout de la teneur des propos évoqus. Muramasa se tourna en direction de Lee, en ignorant la gamine, afin de demander un avis objectif venant donner tort ou raison à l'un des partis se cherchant querelle.
" Qu'en pensez-vous, Sun-Hi-san ? La meilleure coiffure s'incarne dans les cheveux lâchés ou biens des couettes hautes ? "
Fixant la Doctoresse, les deux hurluberlus semblaient particulièrement compter sur le soutien de la concernée. Lee était dans de beaux draps, à n'en point douter.



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Sam 26 Mai 2018 - 19:46
Comme tu t'en doutais la demoiselle ne connait pas encore le véritable à amour ; elle possède de multiples prétendant qui ne sont que des passe-temps, des jouets destinés à la distraire de son ennui, conséquence d'une éducation pourri-gâté. Elle en est fière, se pavane et si elle le pouvait, se paraderait comme un paon mais : n'est-ce pas ce qu'elle fait déjà là ? Et toi, tu n'es pas de celles qui piétinent les âmes et les coeurs, cela t'insupporte, tu ne comprends pas comment l'on puisse se jouer d'être humain tel des patins mais malheureusement cette attitude se propage. Elle se répand, corrompt et vicie vos précieux mœurs.

Patiente, tu attends qu'elle finisse de débiter ses inepties, préparant minutieusement les prochaines répliques qui sortiront d'entre ces souriantes lèvres. Sauf que furieux, ton collègue pris les devants. Cynique, il répondit avec verve, glissant quelques allusions lubriques qui firent rougirent d'une honte se muant en fureur. Scandalisée, c'était là son seul moyen de cacher son embarras. Évidemment, la boutade du chirurgien parvint également jusqu'à tes oreilles, provoquant un rictus moqueur que tu tentais tant bien que mal.

La tension entre les deux était palpable et tu ne souhaitais pas envenimer la situation. Outre cela, les querelleurs décidèrent de faire de toi leur arbitre, rendant l'affaire plus délicate... Évitant de te mêler à un parti, pourtant il allait falloir que tu tranches. Il était évident que tu étais du côté du médecin mais, tu devais l'exprimer de manière adroite pour ne pas plus exalter la colère de la fanfaronne. - "Si je comprends bien, votre cœur ne chavire pour aucun d'eux. Eh bien voyez-vous, ce n'est pas mon cas. Il y a un homme que j'aime, passionnément !", avouas-tu les joues rosies alors que tes mains remontent, pour à nouveau se joindre au niveau de ton sternum "Et quand bien même je sais qu'il apprécie mes cheveux lâchés, je sais qu'il appréciera encore plus le chignon !", pour certaines raisons que tu te gardas bien de citer.
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Dim 27 Mai 2018 - 6:50









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La Doctoresse doit trancher dans le tumultueux débat opposant le sagace et l'effrontée. Elle devient juge de l’affaire, aussi rapidement qu’un battement de sourcil, tandis que les regards se tournaient vers elle, attentifs à la réponse qu’elle donnerait et qui ferait loi. Le médecin sait que sa comparse ferait preuve d'impartialité, en se rangeant bien évidemment du côté de son avis. La solidarité entre médecins s’avérait après tout une chose somme toute naturelle. La goguenarde Timotei paraissait certaine de sa victoire, mais il ne fallait pas vendre la blouse de l’Iryô-nin avant de l’avoir occis. Quelqu’un allait être fatalement déçu de la décision implacable reposant entre les mains de la Doctoresse. Cela ne faisait aucun doute, étant même aussi clair que du cristal. Croisant les bras, en toisant la vilaine, le médecin était certain de son avis bien tranché sur la question. Les couettes s’avéraient la crème de la crème, la cerise sur le gâteau, le Tonkatsu sur le Katsudon. La greluche aux cheveux soyeux pourrait repartir en essuyant ses larmes avec sa satanée crinière une fois que le verdict implacable tomberait de la bouche de la jeune femme adepte du scalpel. Usant de malice, la Lee commençait par frapper un grand coup, en remettant à sa place la jeune fille immature, avant de laisser choir une réponse des plus insoupçonnables en guise de coup de grâce. Autant que son compatriote, que pour l’énervante gamine. Cette dernière manquait même de défaillir, tant cela la touchait de plein fouet.
" Quel manque de correction !!! J’ai… J’ai failli en avoir le souffle coupé.... "
Essayant de se remettre de ces émotions, la jeune adepte des beaux cheveux n’en revenait pas. Elle venait de se faire remettre à sa place avec un tel toupet qu’elle en était limite traumatisée. Le médecin, quant à lui, fut extrêmement surpris par cette réponse qui ne résolvait pas le débat. Cependant, il comprenait que sa collègue des arts médicaux avait certaines préférences personnelles, ou peut être desseins… Il soupirait alors, assez amusé de la situation qui était plus légère que ce que les envergures dramatiques pouvaient s’incarner en réalité.
" Vous semblez décidée, Sun-Hi-san. "
La délurée essayait de comprendre comment une femme pouvait préférer un chignon à la quintessence de la soyeuse et lisse chevelure virevoltant au ralenti au gré du vent. Elle en tremblait presque, tant cela ne faisait sens aux yeux d’une membre de l’illustre clan Timotei, pour qui la chevelure s’avérait sacrale au plus haut point.
" Hérésie !!! Vous osez remettre en question l’avis d’une Timotei en matière de coiffure ?! Je ne peux pas laisser passer cet affront ! "
Rouge comme une pivoine, ou peut être encore un volcan menaçant d’exploser, la gourgandine enleva son gant avec un air hautain, avant de lancer celui-ci nonchalamment en direction de la Doctoresse. L’objet atterrit lamentablement à mis parcours, bien avant de toucher sa cible. Le geste était sans équivoque, il s’agissait d’une demande de défi entre demoiselles adeptes de la mode. Se remettant à rire comme une diva, l’espiègle demandant à laver cet affront toisa du regard son adversaire, avant d’annoncer que cela n’allait pas se terminer comme ça. La foule de clients était en liesse et regardait la scène avec un grand intérêt, semblant particulièrement apprécier la tournure des événements se mouvant en inévitable querelle.
" Cet après-midi, nous nous affronterons au domaine du clan Timotei. Préparez bien votre... chignon. Humpfff !!! "
Apparemment, la gamine était vexée. Muramasa était un peu amusé de la situation, car cela n’était pas piqué des hannetons. La Doctoresse tenterait-elle de parlementer, ou bien relèverait-elle ce duel officiel l'opposant à la Timotei ? La réponse ne saurait attendre, mais savait-elle seulement les règles de ce genre de combat prenant place autour de la mode ?



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Jeu 31 Mai 2018 - 4:09
Toi qui espérais apaiser les tensions, les voilà qui ne faisaient que croitre... Loin d'avoir eu l'effet escompté, ta réponse ne fit que nourrir sa colère au point qu'elle te jeta son gant, en signe de provocation. Or, la jeune demoiselle semblait oublier que c'est elle qui se mêla de tes affaires en premier. Tu n'avais rien demandé, souhaitais simplement passer une journée tranquille loin de tout souci. Tu avais déjà un partenaire bien avisé pour te conseiller dans tes achats ; n'avais point sollicité son avis ou son aide ; n'avais point remarqué sa présence mais, son égaux la poussa à s'immiscer dans votre conversation. Vous coupant sans vergogne. Vous n'aviez rien réclamés mais, elle réclamait maintenant justice, devant une foule qui n'attendait que de vous voir vous battre comme des chiffonnières. Tu souhaitais simplement passer une journée tranquille, loin de tout souci et te voilà maintenant le centre de l'intention. Ne sachant quoi dire face à cette situation, tu ne peux que croiser les bras et soupirer...

"Timotei-san, je peux comprendre que vous soyez blessée mais, je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'en arriver là...", une pause, tu voulais absolument éviter le conflit. Alors, tu pris le temps de rassembler tes arguments et de plus ou moins les ordonner dans l'optique de lui faire entendre raison - "De plus, vous me blâmez d'avoir choisi le chignon au détriment du cheveu lâché. Mais en faisant cela, ne niez-vous pas ce qui fait la beauté des Geisha et Nadeshiko ? Le chignon compose l'un des charmes de ces symboles de quintessence, en particulier dans cette partie du Yuukan. Ces femmes arborent cette coiffe avec un tel raffinement, une telle noblesse ! Elles subliment cette coiffure et sont sublimées par celle-ci ! Il fait partie intégrante de leur esthétique ! En dénigrant le chignon, vous dénigrez en partie ces femmes et par là même votre culture ! Et je doute, que ces dernières ainsi que les membres de votre clan apprécieraient. Alors, je vous demanderais de raviser votre jugement."

Toujours sans te montrer agressive, ton discours se veut fort, percutant. En lui présentant ces arguments, tu espères toucher la sensibilité de la demoiselle ; gagner la sympathie du public, pour que le poids du nombre la fasse renoncer si elle s'obstine à vouloir t'affronter.
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Sam 2 Juin 2018 - 2:53









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Le théâtre de la mode est un champ de bataille. Une guerre tacite se livre entre les aficionados de la belle fripe et du bon goût depuis les temps immémoriaux. Impitoyable, la querelle sera éternelle, ne connaissant jamais repos jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul et unique survivant, élu de la mode elle-même. Les jeunes femmes se toisent, affichant leur volonté que de gagner le combat afin de se rapprocher toujours un peu plus de la quintessence. Les regards contemplent cet affrontement visuel digne d’une Titanomachie, menaçant d’éclater violemment à tout instant. Laquelle ferait couler le premier sang ? Mystère. La foule est en liesse et ça tonne fort à l’orée de l’échoppe devenant l’arène tumultueuse des pléiades se faisant face au milieu de la foule s’agglutinant autour d’elles, leur laissant à peine le plaisir d’un terrain où s'entre-déchirer. Les employés prenaient les paris, hagards et dépassés par les événements. Certains misaient sur la Doctoresse, comme par hasard des hommes goguenards, afin d’encourager les nubiles attributs pouvant laisser songeurs. Les autres encourageaient la Timotei, principalement des femmes adeptes de cette chevelure outrageusement Timotesque. Le fier médecin est bien sûr du côté de sa collègue, car la solidarité entre vrais Iryö-nins est primordiale. Lee attaque sauvagement son opposante, en la frappant d’estoc de manière fort habile. Usant d’une verve assassine, elle la brise en quelques mots. A défier une Doctoresse adepte des arts médicinaux, on en finit Irouiser. La gamine a mal, tentant de préserver la face, mais étant dès lors hors jeux. Elle avait proféré des paroles indignes d’une Timotei en rabaissant le chignon du modèle incontesté de toute femme, la pittoresque Nadeshiko.
" Que… Nadeshiko… Humpfff ! J’admets m’être emportée. Mais je n’oublierais pas cet affront. Nous nous retrouverons. Oh oh oh !!! "
Hautaine, elle se défend tant bien que mal, toisant Lee avec un air espiègle, avant de tourner des talons et s’en aller en riant comme une possédée. La foule applaudissait la victoire de la Doctoresse face à l’adversité, puis commencent à se disperser en affichant des airs satisfaits que d’avoir eu occasion d’une rixe qui alimenteraient moult ragots durant des semaines. Une Timotei avait été humiliée publiquement, ce qui défrayait la chronique. Muiramasa s’avance vers sa comparse, l’œil satisfait que l’Iroujutsu ait représenté fièrement la mode.
" Bien joué, Sun-Hi-san. Il ne lui reste plus que ses yeux pour pleurer, sa chevelure pour essuyer ses larmes. "
Le médecin félicitait la victorieuse qui pouvait se targuer de faire montre d’une verve avisée. Dès lors, tous deux pourraient poursuivre leur petite virée de la mode en toute sérénité.



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Lun 11 Juin 2018 - 22:00
Soulagée. Angoissée. Les gens se dispersent, satisfait des résultats de la joute improvisée ou déçu d'avoir perdu plus que leur argent, une part de leur fierté ; la Timotei ne sut les défendre comme ils le souhaitaient et tu peux entendre leurs lugubres murmures... Ils te poignardent du regard ; tu dois être morte plus d'une centaine de fois au moins... Pire encore, cette affaire va s'ébruiter. Ils et Elles ne manqueront pas de répandre leur venin d'aspic faisant de toi et de la Timotei le centre de leur pire attaque. Jaboteront plusieurs jours durant ; jusqu'à ce qu'ils soient lassés ou n'aient plus rien à médire... Mordant ta lèvre inférieure, tu sombres dans une bulle d'anxiété ; perfide elle occulte petit à petit toute présence autour de toi ; tu dois quitter cet endroit, maintenant, discrètement. T'effacer, te faire oublier le temps que cette histoire se tasse. Les points de sorties où sont-ils ? Petite bête fragile, effrayée, tes pupilles démarrent une valse frôlant la frénésie ; paniquée, tu es prise d'un petit sursaut lorsque le Borukan vient te féliciter - "Ah ! Heu... oui... Enfin, je ne suis pas sûre d'apprécier... Je ne souhaitais pas que les évènements prennent cette tournure...".

Un tic ; glissant tes cheveux derrière ton oreille, tu t'efforces de garder la face mais n'a plus le coeur à ces frivolités. Tu veux juste rentrer. Évidemment cela t'attriste pour le médecin qui te donna gracieusement de son temps, mais tu étouffes ici. Tu as besoin d'air. Puis une fois chez toi, tu te jetteras sur la première chose réconfortante. De toute façon, tu as réussi à obtenir la surprise demandée alors, elle ne t'en voudra pas. D'ailleurs si tu pouvais éviter de tomber sur elle ou qui que ce soit une fois passée le seuil de la porte, ça t'arrangerait... - "Je suis désolée Borukan-san mais, je ne me sens pas très bien... Je suis contrainte d'abroger cette séance d'achat mais, si ça vous tente, on pourra remettre ça une autre fois ?".
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Mer 13 Juin 2018 - 7:20









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Le calme revenait progressivement dans le sanctuaire éternel de la mode. Une victoire, assurément. La Doctoresse pouvait se targuer d’avoir réussi à repousser la sale gamine là où était sa place. Cependant, au grand étonnement du parangon, la demoiselle ne semblait pas satisfaite de sa supériorité absolue dans la verve, dont elle venait de faire montre avec une sagacité aiguisée. La foule semblait avoir été plus que comblée, hormis quelques réfractaires à la toute puissance de l’Iryôjutsu ainsi démontrée avec talent.
" Plutôt une bonne tournure pour vous, n’est-il pas ? "
Le Directeur de l'Académie ne comprenait pas ce qui gênait sa compatriote. Elle avait gagné la querelle avec la véhémente Timotei, acte notable que de réussir à fermer le caquet à pareille effrontée, pour ne pas dire prouesse tenant d’un véritable miracle en soi.
" Abroger, dites-vous ? Il ne manque pourtant plus grand-chose pour parachever votre parure. Cela serait dommage de s'arrêter en si bon chemin. Sans Obi digne de ce nom, vous courrez à la catastrophe. Sans oublier les Geta… "
Oublier d’acquérir la ceinture large et traditionnelle, allant de pair avec un nouveau Yukata, était impensable. Il y avait des règles, quand il s'agissait de choisir cette pièce venant compléter la tenue. Quant aux sandales de bois et de tissus, il était impératif de ne pas faire l’impasse sur ces dernières et d'accorder le temps nécessaire à les trouver. Bien qu’il s’agissait surtout du tissu qui les différenciaient à première vue pour les non-initiés, puisqu’au niveau de la forme, bien qu il ne parût pas exister de grandes différences, en réalité il en était tout autre. C’était l’un des points cruciaux incarnant toute la pierre angulaire entre le port du Yukata respectant la mode, puis le mauvais étant indigne d’être pardonné. Ce n'était pas parce qu'une gourgandine portait les fameuses chausses aux semelles rouges, qu’elle était forcément à la mode, bien au contraire. Le problème était drastiquement plus compliqué et sinueux qu’il ne paraissait. La Lee avait été décontenancée par la petite rixe, mais il fallait qu’elle s’en remette avant de commettre l'irréparable. Heureusement que le médecin était là, car sinon cela aurait pu très mal se terminer. Après avoir accomplit tant d’efforts à la tâche, il aurait été dommage que de s'arrêter en si bon chemin. C'est pourquoi, Muramasa ne comptait pas laisser tomber Sun-Hi dans ce tournant décisif venant marquer une étape importante à la réalisation de ses rêves lors du festival d'été qui arriverait très bientôt.



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Mar 19 Juin 2018 - 22:16
Une fois atteinds le pas de la porte, tu te serais assurée qu'il n'y ait personne dans le hall ou du moins, tu prierais pour qu'il n'y ait personne... Ensuite, tu te faufilerais jusqu'à la cuisine ou ta chambre ? Oui, plutôt la cuisine, car tu aurais besoin d'un remontant, de réconfort ; faisant disparaitre petits biscuits -comme à ton habitude- que tu aurais ou pas accompagné d'un thé ou d'une autre boisson, cela aurait dépendu de ton envie du moment. L'entreprise aurait été périlleuse puisque le lieu de restauration est l'une des pièces les plus fréquentées, puis vous êtes nombreux mais avec de la chance, tu aurais atteint l'objectif pour ensuite aller te réfugier dans tes quartiers ; ton fort.

Tu te serais morfondue et Sun aurait débarqué. Elle te pincerait les joues, s'amuserait avec ta bouille toute tristounette avant de te demander de lui raconter tes déboires. Tes histoires lui provoqueraient rires et moqueries auxquelles tu répliquerais par une moue, et elle te prendrait dans ses bras, te consolant comme à son habitude. Et si ce n'est pas elle, alors se serait ton frère ou tes cousins, mais ces derniers contrairement aux deux premiers ne seraient pas d'un grand réconfort... Ce serait même l'inverse... Et ne parlons pas de ton père... Ni de tes aïeules, aïeuls et autres parents qui auraient ardemment débattu des évènements...

Cependant, tout cela n'arriva pas, n'arrivera pas -tu supposes- parce que l'Iryo semble décidé à ne pas te lâcher avant la fin de vos achats... D'ailleurs le bougre ne comprend même pas pourquoi tu souhaites partir... Parce que tu as "gagné", tu devrais donc être heureuse, fière, te vanter même de cette victoire or, c'est tout le contraire : tu ne ressens aucun honneur. Cela ne devait être que de simples remontrances, pas une humiliation publique ; ainsi tu ne comprends pas pourquoi l'on te félicite. Il ne devrait pas... De plus, être le centre d'attention de ces commérages ne te plait guère ; plus encore cela risque d'entacher la réputation du Samouraï alors que tu n'avais rien demandé... Seulement, tu le sais : tu n'arriveras pas à fausser compagnie au médecin, il allait falloir que tu prennes encore un peu sur toi... Alors tu soupires, comme pour évacuer un peu de cette tension et te tourne vers l'érudit - "Si vous insistez... Continuons alors ! Je vous laisse choisir ce par quoi nous allons enchainer" dis-tu d'une voix enjôlée.

Mais Sun-Hi, ta voix sonne faux ; c'est horrible ; c'est pénible...

Tu tentes de garder les apparences, mais on peut sentir tous les efforts que tu mets pour maintenir ce masque de joie que tu espères devenir vrai ; dont tu espères bientôt te débarrasser...

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Mer 20 Juin 2018 - 4:27









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REALLY SLOW MOTION - DEADWOOD


Ne pas terminer une opération en cours, tient de l’impensable. Aller jusqu’au bout est un devoir, pour ne pas dire une obligation. Poursuivre la route jusqu’à la destination finale, parachevant ainsi le voyage entrepris, s'avère condition sine qua non à la satisfaction que d'atteindre la quintessence de l’accomplissement dans sa forme la plus épurée et simple existant en ce monde. Le médecin insiste et réussit à convaincre la Doctoresse, mais cette dernière semble s’être perdue. Perdue dans un océan de pensées troublant la quiétude de son âme, mais surtout effilochant sa volonté que de poursuivre l’acquisition de chacune des pièces nécessaires à modeler une parure parfaite, exultant la sublimation de son être jusqu’à d’insondables firmaments. Légèrement perplexe, le parangon se questionne sur ce qui peut bien troubler sa comparse. Quoi de plus naturel ? Il la fixe, cherchant à mettre le doigt sur un indice trahissant la réalité derrière les convenances.
" Vous êtes plutôt sensible. Ne vous en faites pas, en réalité, ce n’est pas si grave, ce léger... -accrochage-. Le plus important est de trouver ce qui manque à votre parure, ne pensez-vous pas ? "
Une tournure de phrase amenant une question, ne nécessitant pas vraiment une réponse. Arrivant devant les Obi, se dressant alors devant eux dans une opulente floraison, le dilemme se produit. Tant de modèles si divers et chatoyant, qu’il est bien difficile que de se risquer à en sélectionner un seul parmi ces légions.
" Il vous faut un Obi contrastant avec la teinte de votre Yukata. Une couleur claire ou très vive peut être. Il est difficile de choisir. Celui-ci me semble adapté, qu’en pensez-vous ? "
Portant son choix sur l’une des larges ceintures d’étoffe soyeuse, il décide de lui proposer un modèle d’un azur clair et très proche de la teinte du ruban qui se noyait dans le coloris des pupilles de la demoiselle. De fin motifs floraux s’ancraient délicatement dans les fils, venant apporter la pointe estivale nécessaire à toute tenue de ce genre de saison. Il lui tend l’objet, espérant que ce dernier saurait redonner la flamme de la mode à la Doctoresse.



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Ven 22 Juin 2018 - 20:24
Il te qualifie de sensible. C'est vrai que tu es dotée d'une empathie. Empathie qui te cause du tort, empathie qui l'une de tes forces. Puis, il te dit que cet accrochage n'est rien, n'est que léger, n'aura aucun impact mais - "J'ai déjà vu des vies gâchées pour moins que ça...", alors tu lui interdis de dire ça...

Il suffit que cette noble pète une crise, que cette personne d'influence pète une crise, pour que tout ça retombe sur ton clan ; gâchant ainsi vos existences. Parce que vous n'êtes pas aussi important, parce que vous n'êtes pas aussi grand ; simples personnes du peuple lorsqu'elle décidera d'abattre sa folie ne pourriez rien faire, à moins d'un miracle...
Évidemment, vous pourriez toujours défendre, toujours plaidoyer pour votre cause : ça sera ta parole contre la tienne, contres les vipères, car il ne fait aucun doute qu'elles ajouteront leur grain de sel... Alors si, à tes yeux cela est grave parce que cet incident pourrait toucher d'autres personnes que toi...

Tu te traines, te forces à bouger ; le suit sans grande conviction jusqu'aux obis. Fier, il te présente une première trouvaille, qu'il espère, fera mouche ; c'était sans compter tes réticences. Le tissu était beau, il n'y avait rien à redire à ce niveau-là. La qualité y était, une pièce faite avec grande attention comme toutes les autres ici, seulement - "La ceinture est belle, mais je crains que l'on ne fasse plus attention à elle qu'à l'ensemble..." d'un mouvement lasse, tes doigts viennent jauger le tissu "Aussi j'ai peur que cela jure... Il faudra probablement ajouter un second tissu, uni, pour que cela passe mieux. Quoique si l'obi possède une face unie, il sera peut-être possible de le nouer de sorte à ce que l'on voit les deux faces. Je ne sais pas si j'ai été clair..."


Dernière édition par Lee Sun-Hi le Dim 1 Juil 2018 - 3:08, édité 1 fois
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Jeu 28 Juin 2018 - 8:20









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REALLY SLOW MOTION - DEADWOOD


Doctoresse Lee semble être une personne soucieuse, accordant énormément d’attention aux détails. D’un côté, elle n’a pas tort. La vie est une chose éphémère et fragile, menaçant de se briser si facilement que cela en est déconcertant. Néanmoins, à trop vouloir bien faire, c’est peut être là que les miroirs de l’âme se ternissent d’une teinte morne et sans lueur, telles les fameuses pupilles d’un clan connu de la Roche. Le médecin comprend que la demoiselle est inquiète, mais ce qui est fait est fait. Nul doute que la Timotei est une adversaire redoutable, mais il ne s’agissait que d’une gamine désagréable. Une bonne grosse fessée suffirait amplement à la calmer si elle se montrait à nouveau. Il n’y avait donc pas réellement à s’en faire. De plus, les Iryô-nins avaient toujours raison et s’opposer à eux tenait de pure folie. Il n’y avait aucune difficulté pour ces parangons de raison et de vertu que d’envoyer l'effrontée à l’asile d’Iwagakure no Sato d’un simple claquement de doigt. Si une personne était jugée folle à lier, représentant un danger pour elle-même et autrui, et ce par deux éminents médecins, les jeux s’avéraient vite faits. La Timotei ferait mieux de raser les murs et de se faire oublier, pour sûr. La demoiselle semble ne pas être intéressée par le somptueux Obi qui lui est proposé, ce qui surprend Muramasa. Tenant des paroles étranges, que le taciturne ne comprenait pas vraiment, il fallait se rendre à l’évidence que la jeune femme avait perdue toute motivation.
" C’est une catastrophe... votre motivation, vous semblez complètement désemparée... "
Croisant les bras, puis soupirant en hochant la tête en signe de désapprobation, Muramasa avait bien remarqué les états d’âme que traversait sa comparse. Cela était problématique, car la mode demandait une attention de tout instant si on ne voulait pas y perdre pied et s’y noyer.
" Votre idée d’user des deux faces de l’étoffe est intéressante, mais n’est-elle pas un peu trop… à contrecourant ? La simplicité du Yukata est ce qui lui apporte tout son charme. Ce pourquoi il sublime la beauté de celle qui l’arbore, rendant tout artifice -comme les sous-vêtements- totalement désuets et inutiles. "
Tentant de raisonner la Doctoresse, qui semblait se perdre dans des idées un peu étranges, le pragmatique défenseur de la mode la fixait en affichant un air plutôt perplexe. Il ne s’agissait bien sûr que de son opinion, mais en tant que compatriote, il était important que d’être sincère dans ses conseils.



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Dim 1 Juil 2018 - 2:50
Tu l'écoutes à peine, ça rentre par une oreille et ça ressort par l'autre. Sa voix n'est qu'un écho, elle se mélange à celles des autres et forment un brouhaha qui rythme tes pas nonchalants.

Fatiguée, tu as besoin de te reposer. Fatiguée, tu te laisses porter par la somptuosité de ce fauteuil. C'est comme s'asseoir sur un nuage ; épousant délicatement le dossier de celui-ci, tu fermes les yeux. À quoi ressemble-t-il déjà, ton yukata ? Avec toutes ses péripéties tu l'as presque oublié, un comble... Portant ton pousse, index et majeur gauche à la naissance de ton nez, encore décontenancée tu cherches à te rappeler ; tu cherches à retrouver une certaine motivation, car : plus vite tu auras fini, plus vite tu pourras rentrer. Seulement la tâche s'annonce ardue, il ne te laissera pas filer comme ça ; pointilleux comme il est, il ne laissera passer aucun détail. Alors, tu rassembles tes forces ; appelles l'assistant chargée de s'occuper de toi - "J'aimerais revoir le yukata que j'ai choisi s'il vous plait. S'il est déjà emballé, ne vous embêter pas à le déballer, d'ailleurs, ne le faites pas s'il vous plait : contentez vous de me montrer un modèle d'exposition".

Parce que tu voulais le garder intacte, tu ne voulais pas qu'il se froisse, perdre de sa splendeur en découvrant en ces lieux. Perdre cet instant si privilégiez où tu le découvrirais -à nouveau- comme si c'était la première fois - "Finalement, oubliez ma demande, je viens de me souvenir de son apparence...", et le jeune homme confus se stoppe net.

Sur ce fauteuil, tu aimerais te replier, ramener tes jambes vers toi et les enserrer pour plus de confort, pour plus de sécurité... Mais tu n'es plus une petite fille et tu te retiens, cherchant de tes azures ses mordorés - "Tout de même Borukan-san, j'ai peur que les fleurs du obi alourdissent la tenue, bien qu'elles soient discrètes, on risque de se perdre entre les différents motifs. Je continue donc de croire qu'il faudrait quelque chose d'un peu plus simple...".

Ton regard se perd alors parmi dans les étoffes, jusqu'à être attiré l'une d'elle. À la fois douce et vibrante, un indigo vaporeux se rapprochant du violet, se mariant parfaitement à la couleur de la pièce principale et de ses accessoires. Pointer du doigt sera mal approprié, c'est donc d'un geste de la main que tu guides son regard - "Que pensez-vous celui qui se trouve là ?".
Et c'est naturellement que l'assistant qui suivît lui aussi ta main te demanda - "Souhaitez vous que je vous l'apporte ?"

- "Oui, s'il vous plait", lui soufflas-tu.

Il s'exécute, revient avec la ceinture - "Est-ce bien celle-ci que vous avez demandé ?".

- "Oui.", acquiesces-tu. Ainsi, il te glisse l'étoffe entre les mains ; qu'elle est agréable, elle est telle un filet d'eau s'écoulant entre tes doigts. Qu'elle est agréable elle est telle de la soie.
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Dim 1 Juil 2018 - 15:09









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REALLY SLOW MOTION - DEADWOOD


La mélancolie déploie ses sinueuses racines dans le coeur de la Doctoresse, l’obligeant à prendre le repos offert par l’un des somptueux fauteuils disposés un peu partout pour la clientèle voulant se poser quelques instants où encore se livrer à d’autres desseins. Le genre d’échoppe où il n’est pas rare que le client se prélassent confortablement assis pendant que les employés se chargent que de venir présenter les produits, ou encore d’en faire la démonstration grâce à un défilé en quelque sorte privé. Le monde de la mode était particulier et avait des coutumes bien rocambolesques pour les non-initiés. Muramasa voit bien qu’elle ne semble même plus écouter ses sages paroles, ce qui ne manque pas de l’inquiéter, surtout lorsqu’elle semble hésitante en énonçant ses demandes à l’employé qui se chargeait de s’occuper d’eux en les suivant discrètement depuis leur arrivé. La jeune femme semblait avoir une idée quant au Obi qu’elle convoitait. Quelque chose de discret et de simple, ne venant pas faire ombrage à la quintessence même du Yukata sous sa forme la plus épurée et traditionnelle. Le médecin ne pouvait qu’acquiescer, ne voulant que la conseiller et non lui imposer ses propres choix.
" Sun-Hi-San, vous avez on ne peut plus raison. Suivez ce que vous dicte votre coeur. Ecoutez l’âme de la mode qui sommeille au plus profond de vous. "
Un conseil plus qu’avisé, car la mode était comme un sens inné. Soit on le possédait, soit on en était dépourvu. La compatriote de la Roche semblait posséder ce pouvoir tacite en elle. De plus, elle était une adepte de l’Iroujutsu, vocation au plus proche de l’essence de la mode que nulle autre. Les grands couturiers ne pouvaient rivaliser face à pareille érudition, s’avérant après tout les esclaves placides de ceux arborant leurs créations. Pendant que le sbire allait chercher le Obi en question et le ramenait à la demoiselle, le parangon semblait tout à fait d’accord avec le choix de la pièce d’étoffe.
" Superbe. Cet Obi offre le contraste nécessaire avec le Yukata en toute harmonie, doublée d’une douceur simple et épurée. "
Elle venait d’écouter l’âme de la mode en choisissant la réponse parfaite. Il n’y avait pas à redire, ce Obi était le seul et l’unique pouvant venir compléter la parure de la demoiselle. Il ne restait plus qu’à trouver les Geta venant parachever la base de la tenue estivale. Faisant signe au laquais, le pragmatique lui demandait d’aller chercher les diverses chausses à la mode et de les présenter à la cliente qui n’avait pas besoin de se lever.
" Mon brave, les derniers modèles de Geta en vogue. Uniquement les Rōbūtinu, bien évidement... "
L’employé acquiesce, l’air goguenard et hagard, allant demander à ses collègues de préparer et d’amener tous les modèles de ces fameuses chausses du grand maître artisan le plus réputé de tout le Yuukan. Toute demoiselle voulant être à la mode et fabuleuse ne pouvait que porter ces chefs-d’ œuvres demandant au minimum un mois entier de salaire du Jonin le mieux rémunéré et le plus talentueux, si ce n’était bien plus… La mode avait aussi un prix, après tout.
" J'y pense, Sun-Hi-San, il se trouve que Rōbūtinu-san est un vieil ami à moi. Si vous souhaitez que je vous le présente et qu'il vous confectionne une pièce unique, n'hésitez pas. Il sera ravi de vous rencontrer, j'en suis certain. "




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Mar 3 Juil 2018 - 21:19
Il n'émet aucune objection, il applaudit ton choix ; ne tarit pas d'éloge, évoque carrément "l'âme de la mode" : n'en fait-il pas trop ? D'un autre côté il a entièrement raison, la mode peut s'apprendre avec des limites. On en possède l'instinct ou on ne le possède pas. On en possède l'essence ou on ne la possède pas. Comme quelque chose inscrit dans la génétique, inscrit dans un patrimoine qui se transmet de génération en génération. Un goût inné qui émerge sans que l'on ne s'en aperçoive, un goût inné qui fait que vous n'êtes plus soumis à la mode mais êtes la mode elle-même. Ainsi vous lui dictez votre ton, vos envies et les plus influençables suivent. Ils s'inspirent, vous imitent, vous envient. Les plus envieux suivent. Ils s'inspirent, vous imitent ou prennent un tout autre chemin ; inverse au vôtre, ils espèrent ainsi prendre votre place sur un siège fait d'or et d'argent ; d'ivoire et de diamant.

Quelque part cela te soulage qu'il approuve, en omettant les conflits survenus et vos quelques divergences, vous sembliez toujours sur la même longueur d'onde ; de quoi alléger ta pauvre tête. Il va même jusqu'à demander que l'on te fasse venir des geta pour que tu puisses choisir, et pas n'importe lesquelles : des Rōbūtinu. Les fameux Geta aux semelles rouges. Convoitise de nombreuses femmes, tu les appréciais mais n'en était pas obsédée. Tu te demandais même si ce n'était pas exagéré, mais après tout, pourquoi pas ? Un peu de faste ne te ferait pas de mal puis bien dosé, ce ne serait que de bon goût. Alors, tu te laisses prêter à ce petit jeu, observes les différentes paires. Tu ne te précipites pas, prends ton temps, c'est qu'il faut bien choisir ; ce choix, d'apparence anodin était en réalité d'une grande importance. Et tandis que tu réfléchis, il vous évite un silence qui pourrait être dérangeant.

- "Rōbūtinu-san ?", laissas-tu échapper étonnée. Ainsi il connaissait le fameux créateur, te proposa même de te le présenter ; te faisant ainsi -peut-être- entrer dans ses petits papiers. Sauf que tu n'en demandais pas autant mais il ne fallait jamais négliger un contact, surtout de cette importance ; on ne savait jamais ce qui pouvait arriver et il se peut qu'un jour, tu aies besoin de l'une de ses oeuvres. Dessinant un sourire altéré par la fatigue -causée par les précédentes émotions-, mais rasséréné - "Je vous remercie Borukan-san, je ne manquerais pas de faire appel à vous lorsque je désirerais acquérir l'une de ses œuvres uniques".

Puis, tu reportes ton intention sur les geta, lesquelles choisir ? Prendre celles destinées Geisha serait un affront, une faute, une erreur sans pareil ! Tu te tournais donc vers les modèles plus "commun" dirons-nous.
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Jeu 5 Juil 2018 - 15:04

♫♪ Boite à Musique ♪♫
Magna Insomnia




Conseiller une jeune femme pour choisir, de la manière la plus avisée qui soit, les fragments d'une parure, n'est pas une activité à laquelle le médecin à l'occasion de se livrer très souvent. Une touche d'inattendu, loin d'être désagréable, s’avérant même reposante. Les employés apportent les offrandes, marquant l’événement d'un solennel proche d'une cérémonie. Était-ce en faire trop, ou bien pas suffisamment ? La réponse à cette énigme résidait dans le degré auquel vous étiez plongé dans la Mode. Pour les non initiés, une simple noyade. Pour les experts, une promenade de santé, même au plus profond des abysses. Quand on est la mode, on ne peut y être que comme un poisson dans l'eau. Cruelle vérité. Les jumelles défilent une à une, dans une valse candide qui met en exergue leur magnificence, afin de séduire l'intransigeante chirurgienne étant désireuse d'adopter qu'une seule et unique paire de ces beautés - encore faudrait-il qu'elle trouve la perle rare, suscitant sa convoitise à l'unanimité -. De fines gouttes naissent imperceptiblement sur les fronts des serviteurs, se donnant corps et âme afin de satisfaire la cliente. Le genre de moment où la moindre faute s'avérerait catastrophique, autant pour l'image de marque de l'échoppe, que pour l'emploi de celui ayant fauté. Les Geta défilent une à une, présentant entre autres diverses teintes, diverses formes plus ou moins audacieuses, tout en restant aussi traditionnelles qu'il est nécessaire au bon goût de l'être. La sororité se marque, puis se démontre, de part cette touche particulière du créateur, incarnant le point commun de ces légion. Rouge, donc fabuleux.

« Parfait, n'hésitez pas. »

Laissant le cortège poursuivre la démonstration, le médecin ne sait plus que dire de pertinent. Aider la demoiselle dans ses affaires, en lui apportant des conseils avisés, il l'avait fait. Un peu plus se serait montré maladroit. Il ne tenait qu'à elle d'appliquer ou pas, en vue du prochain Iwa Shukusai qui se tapissait dans les ombres, en attendant le retour de l'été. Une hibernation qui ne tarderait pas à trouver sa fin. Quelques compromis, sur la coupe, ou encore la façon de porter la parure, mais dans l'ensemble, la compatriote s'était montrée attentive aux remarques. Une redoutable adversaire qui sait ce qu'elle veux, chose peu surprenante, de par son érudition dans les arts du scalpel, n'appartenant qu'aux fortes têtes, non aux brebis égarées. En tout cas, un certain adepte du Bushido était un homme chanceux que d'avoir trouver la compagnie d'une femme se donnant autant de mal à se faire belle pour lui. Il était fort regrettable que la tenue ne survive certainement pas à la première soirée où elle serait arborée. Cependant, la mode était aussi éphémère que l'art Chokoku, se devant elle aussi que de provoquer des explosions dans son sillage afin de sublimer sa quintessence, mais de manière plus... particulière et préférablement dans l'intimité. Le festival était la saison propice aux plus grandes folies, surtout en ce qui concernait la mode. Il était donc primordial de ne pas oublier ces orées et d'en profiter pleinement en choisissant des apparats dignes de ces firmaments.

« Sun-Hi-san, je n'ai pas vraiment l'habitude de conseiller les femmes sur la mode, mais cela est assez plaisant. La dernière pièce, ne vous fourvoyez pas. »

La cerise sur le gâteau doit être minutieusement choisie, mais aussi apportée avec autant de délicatesse que la dernière carte formant le palais éphémère menaçant à tout instant de se biser. Le pragmatique personnage laisse la totale liberté, quand à la touche finale venant parachever l'odyssée



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Sam 7 Juil 2018 - 5:10
Ses mots concluent votre accord, tu auras donc le droit de faire appel à lui lorsque tu en auras besoin. Qu'il s'en souvienne, car il est un homme et les hommes ne peuvent trahir leurs promesses ; un fardeau assigné à leur genre, destiné à compenser ceux assignés au tien. Qu'il s'en souvienne, car toi tu retiendras et n'hésiteras pas à te faire tortionnaire s'il ose nier. Tu n'useras point de tes mains, préférant user de ta verve bien plus cruelle que tes dextres puisque tu l'useras telle une femme : avec perfidie. Tu te lamenteras auprès du Karma pour que celui-ci le frappe, le punisse pour cette faute.

Mais il est un homme et les hommes ne peuvent trahir leurs promesses. Médecin à la fiable allure, tu ne le soupçonnes donc point d'abus. Lui accorde le bénéfice du doute bien que dans le fond tu gardes une certaine méfiance, car il serait imprudent de le croire aveuglément. Il est hommes de goût, tu en avais vu mentir pour se donner du prestige... Fille de commerçants, l'on t'apprit à te méfier de ceux sortant de grands noms... En particulier ton père qui, soucieux de préserver sa précieuse enfant, te garda de fréquenter ce genre d'aspirant et moult autres types de soupirants.
L'image de ton père protecteur te fait sourire, et les révélations du médecin ne font qu'accentuer ce rictus de joie - "Ah oui ? On ne dirait pourtant pas ! Mais si je peux vous donner un conseil pour l'avenir : évitez de leur parler de sous-vêtements. Sauf si elles vous le demandent !...". Un sourire amical bien qu'encore un peu embarrassé, et tu reportas ton attention sur ce qui serait l'avant-dernière pièce.

Et tu te sentais comme une Cendrillon devant tous ces chaussons, à la différence que contraire à cette dernière, tu ne savais te tourner vers quelle paire. Ainsi tu les fixais en te demandant que faire... Il te fallait de l'aide...
Il ne fallut pas plus d'un geste pour que le larbin comprenne ; rappliquant à toute vitesse, il n'attendait que ton commandement - "Dites, je suis perdue avec tous ces modèles, pourriez-vous m'en donner les noms s'il vous plaît ? car je vous avoue ne pas en être très familière..."

Sans se faire prier, l'assistant s'exécuta, réalisant une énième courbette au passage - "Évidemment, je suis là pour ça.", le garçon commença par la première paire à ta droite, "Ici vous avez les geta classiques : les Onnna hutatuba geta. Moins carrée que les Hutatuba geta pour hommes. S'ensuit la version plus élégante des hutatuba pour femmes : les Onna kuronuri hutatuba geta. Ensuite vous avez les Senryou geta aussi connu sous le nom de "la Grande geta" dû à son prix. Cette geta est aussi bien portée par les hommes que par les femmes.", il marque une pause afin de s'assurer que tu suis bien puis poursuit, "Puis vous avez les Ukon geta, à ne pas confondre avec leur version masculine : les Ukon Shiraki. Si vous désirez prendre plus de hauteur les Geta reeno et les Geta à talon haut seront vos meilleures alliées.", il marque une seconde pause pour voir si tu suis toujours avant de continuer, "Enfin vous avez là les Okobo geta aussi appelés : pokkuri, bokkuri ou koppori geta. Ces modèles sont portés par les jeunes filles et maiko, mais si vous le permettez, je doute que ce soit ce type de modèle que vous recherchez."

- "Vous avez raison, vous pouvez les retirer.", affirmas-tu assurée.

- "Bien Madame.", il fait signe à ses collègues qui silencieux s'appliquent à la tâche ; comme une sorte de cérémonie, il était fascinant de les voir s'exécuter...

M'enfin enlever cette paire ne résolvait pas le dilemme... Si ça ne tenait qu'à toi tu les prendrais toutes, seulement il fallait faire un choix ; en effet toutes les prendre serait un irresponsable caprice. Ainsi, n'écoutant que ton instinct, tu avais une préférence pour les Ukon geta et Geta reeno. Mais tu ne pouvais te résoudre à trancher alors - "Je vais prendre les Ukon et Reeno !".

"Unique grande folie" pour aujourd'hui, satisfaite de tes choix, tu te tournas tout de même vers le Borukan - "Qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que j'aie bien fait ? Si vous approuvez, nous pourrons ensuite passer au sac !".
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Sam 7 Juil 2018 - 18:33

♫♪ Boite à Musique ♪♫
Magna Insomnia


Un parangon n'a qu'une parole. Une seule. Il la respecte et s'y tient, aussi assurément que ce que l'azur est au ciel. La Doctoresse peut être rassurée sur ce point. Cependant, la confidence de cette dernière le surprend, tant cela est impensable. Ce fût bien une des rares occasions auxquelles l'érudit de la mode se risque conseiller, malgré le fait qu'il fasse montre d'un savoir faire admirable en la matière, doublé d'une assurance sans équivoque. Néanmoins, elle semble remettre la sincérité irréprochable du Borukan en question. Cependant, le pire s'incarne dans la vérité qu'elle prône placidement, comme si de rien n'était, venant chambouler tous les dogmes tenant du tabou. Le conseil est tout de même écouté avec attention, bien qu'il fût assez surprenant pour qu'un sourcil s'arque de manière appuyée, incarnant la saisissante stupéfaction de la découverte de la révélation. Eviter de parler de sous-vêtements ? Voilà qui est choquant, pour ne pas dire outrageant. Quel mal pouvait-il bien y avoir en cela, que de les évoquer ? Le mystère est épais, mais soit. Si la comparse le dit, c'est qu'elle doit certainement avoir en partie raison. Au cas où, le pragmatique ne manquerait pas de demander ce qu'en pense quelques-unes de ses connaissances féminines afin d'être certain de cette théorie abracadabrantesque. Muramasa était sûr et certain que la façon traditionnelle était la meilleure qui soit. Peut-être que Naoko pourrait lui apporter son opinion sur ce mystère. Laissant de côté ces interrogations - pourtant de la plus haute importance -, le parangon écoute le dilemme que lui présente la jeune femme. Choix cornélien qu'elle résout elle-même, mettant en exergue la gourmandise au détriment de la retenue, mais pouvait-on lui en vouloir ? Bien sûr que non, car il aurait fait de même. Pourquoi se priver alors qu'on peut avoir les deux ?
« La vie est trop courte pour laisser les chimères des regrets hurler leur rage. Vous avez choisi de manière fort avisée, soyez en rassurée. »
La vocation des arts médicaux s'avère une voie des plus sombres, alors pourquoi manquer l'occasion de se faire plaisir ? La Doctoresse fait preuve d'humilité, alors qu'elle ne le devrait point, ce qui ne manque pas de faire légèrement sourire son compatriote. Les Geta venaient d'être trouvées. Doublement. Il fallait donc passer au sac pouvant accompagner la parure. Pièce qui avait été oubliée par l'homme peu soucieux de ce genre de détail purement féminin, mais qu'il ne fallait jamais, Ô grand jamais, omettre. Ce qui ne manque pas de soulever une question fondamentale. Un grand sage avait dit un jour, que les sacs contenaient les secrets les plus cachés de la demoiselle le possédant. Était-ce réalité ou affabulation ? Nébuleux. Le médecin se permit donc de simplement demander à sa compatriote de quoi il retournait.
« Les sacs, certainement. Il parait qu'ils sont comme les yeux, miroirs de l'âme. Selon les rumeurs, il est souvent proclamé que le sac d'une femme est sacré pour elle et qu'il contient ses plus intimes secrets. Est-ce vrai ? »
Après tout, Muramasa était un homme. Tout cela était plutôt mystérieux pour lui, ne comprenant pas vraiment en quoi les pochettes stylisées pouvaient se voir comparées aux prunelles colorées de ces charmantes demoiselles. Il était bien loin d'imaginer les sombres secrets que pouvaient incarner ces boites de pandore, que nul homme était censé ouvrir afin d'en contempler les entrailles gorgées d'objets interdits et pernicieux la plupart du temps. Quels sombres desseins essayait de dissimuler la Doctoresse ? Mystère...



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Mer 11 Juil 2018 - 4:12
Est-ce là de la satisfaction que tu ressens ? Mais tu te sens encore lourde ; mais tu te sens un peu plus légère. Paradoxe auquel tu ris ; est-ce cet achat qui te réjouit ou plutôt le fait de lâcher un peu prise ? Tu ne peux pas croire que de simples paires puissent avoir un effet curatif. Non. Elles ont aidé en jouant les éléments déclancheur mais tu es bien responsable du reste, tu aurais pu choisir de te braquer. Alors, tu en dois également une au médecin ? Car s'il ne t'avait pas retenue, tu aurais les aurais manqués pour déprimer ; une triste soirée au final annulé. Pas si triste que ça puisque que tu aurais fini par en rigoler.

Enfin qu'importe, tu n'allais pas manquer l'occasion de profiter de cette joie partiellement retrouvée.

Emplie d'une nouvelle énergie, tu préfères pourtant rester te prélasser dans ce canapé. Tu n'es pas prête à le quitter, puis tu as bien le droit de paresser ? Alors tu demandes à ce que l'on t'apporte les pièces les plus pertinentes ainsi que celles qui tapèrent plutôt dans l'oeil. Puis tu jettes un coup un regard au parangon plein de questions ; perdu, il est désireux de résoudre les mystères entourant vos sacs. À l'entendre on dirait que vous y cachez mythes et légendes, alors que ce ne sont que de simples contenants, fait de toiles et tissus.

- "Les sacs, miroirs de l'âme ? N'est-ce pas un peu exagéré ?" déployant un léger rire "Mais il est vrai qu'il nous est très personnel et que les objets qu'ils contiennent en disent long sur le caractère et les intentions d'une femme. Sinon ce n'est pas si exceptionnel que ça, c'est un peu comme vos poches, vous n'aimeriez pas que l'on fouille dedans sans votre permission, si ? Puis selon ce que l'on y trouve on peut se faire une idée sur l'homme que l'on a devant soit".

Tant de mystères pour rien ; tu as du mal à comprendre cette fascination entourant vos bourses, et en parlant du loup, les voilà qui arrivent.
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Mer 11 Juil 2018 - 19:33

♫♪ Boite à Musique ♪♫
Magna Insomnia


Le moral de la jeune adepte des arts médicaux semblait sinueusement péricliter vers un chemin dangereux, et ce de manière inéluctable. Une pente glissante amenant inévitablement l'âme à être proie d'infinies souffrances, en plus de doutes malfaisants. Heureusement, le médicament fait rapidement effet, venant sauver l'inconsciente de ce funeste destin que d'être dévorée vivante par ses propres pensées qui viennent la tarauder jours et nuits en lui susurrant ses crimes dans le creux de l'oreille. Les Geta étaient la solution parvenant à briser les ténèbres, afin que la lumière reprenne la main. La question du médecin semble faire sourire intérieurement la compatriote de la Roche, bien que celle-ci n'avait rien d'ésotérique ou d'infondée. Les femmes n'avoueraient donc jamais de quoi il en retournait réellement concernant leurs sombres secrets. Petites cachottières Le pragmatique n'est nullement satisfait de l'explication venant caresser ses esgourdes, surtout lorsque ses poches sont remises en question. Il préserve le stoïcisme de bon ton, songeur, mais pas trop, sur toute cette affaire, alors que les laquais rameutent les derniers sacs à la mode afin de les exposer au jugement de la cliente désireuse de les admirer en détail, mais aussi d’acquérir celui qui se montrerait le plus charmeur. Le plaidoyer de la Doctoresse est plutôt juste dans l'ensemble, mais est-il sincère ? Mystère. En vérité, les hommes ne cachaient pas grand-chose dans leurs poches, contrairement aux demoiselles qui avaient une fascination narcissique pour ces grandes sacoches stylisées... bien plus ample set garnies de moult énigmes. Cela ne pouvait signifier qu'une seule vérité ; la gent féminine était bien plus machiavélique que les hommes. Un constat encore plus frappant, lorsque le mot intention se fit écho.
« Vous devez avoir raison, Sun-Hi-San. La métaphore est peut être un peu exagérée. »
Faire des concessions afin de découvrir la vérité semble le seul moyen de parachever l’élucidation de ce mystère dévorant les pensées de tout homme. Cependant, la Doctoresse se montre maligne dans la moindre verve qu'elle utilise jusqu'à la moelle.
« Je vais vous faire un aveu concernant les poches de la gent masculine. En réalité, la plupart des hommes n'y cachent pas grand-chose. Une bourse remplie d'or, tout au plus. Ce qui m'amène à être encore plus songeur sur ces intentions et traits de caractères que vous évoquiez et que peuvent receler les sacs. Mais je ne vais pas me montrer inquisiteur, loin de moi l'idée. Laissons ces chimères à interprétation et terminons de compléter votre parure de la meilleure manière. »
L’énigme subsiste et survie, à peine égratignée. Les serviteurs commencent à faire montre des plus belles pièces à disposition dans le trésor de la grotte aux merveilles, afin de ravir l'intransigeante et experte Iwajine. Ils défilent un à un, montrant les boites de Pandore, le sourire goguenard ancré sur leur face hagarde, mais en réalité crispées à l'idée que la cliente les maudisse. Le fier parangon vient à penser que la Lee est une redoutable Iryô-nin, préservant les secrets ancestraux de ses comparses féminines. Admirable, mais manquant de dévotion à la science, bien malheureusement. Il lui vient alors l'idée d'aborder un sujet qui ne devrait pas manquer de l’intéresser.
« Dites-moi, Sun-Hi-San, vous êtes une Iryô-nin avisée. Vous devez donc avoir connaissance des anciennes légendes et autres mythes concernant cette sacrale vocation incarnant la nôtre. »
Si la légende de Iryô Ekirei, ou même de Shugotenshi, incarnaient des pierres angulaires de la médecine depuis la nuit des temps, il y avait de bien plus sombres et obscures histoires, dont notamment, un lieu perdu incarnant la quintessence de la profession.
« Nous pourrions en discuter une prochaine fois, si cela vous tente. »
Une proposition somme toute honnête, en tout bien, tout honneur. Trouver quelqu'un connaissant ces anciens contes ne pouvait qu'être une bien intéressante aurore, pouvant mener à des épopées dignes de jadis. Encore fallait-il que l'adoratrice de la mode se risque à accepter pareille réunion autour des mémentos laissés par leurs confrères disparus à jamais dans les limbes d'autres mondes.



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Ven 13 Juil 2018 - 4:03
Une seconde valse pareil à la première ; différente de la première. Moins crispés les employés s'alignent, affichent leur plus élégant sourire. Une nouvelle sorte de prétendant qui tente de gagner tes faveurs, non pas pour ton coeur, ni les plaisirs de la chair ; c'est à ta bourse qu'ils en veulent. Ainsi la bataille qui se joue est celle de l'orgueil : se sera à celui ou celle qui apportera la pièce éveillant ton ardeur.

Tu te saisis de l'un d'eux ; l'employé qui vit son sac sélection se sentit comme élu, mais il n'avait pas encore vaincu. Ses iris s'illuminent, flambent de détermination ; il est prêt à déployer ses arguments, à écraser ses concurrents. Seulement, le sac ne devait que servir d'exemples au parangon encore en proie aux questions - "Borukan-san, vos poches sont-elles aussi spacieuses que ce sac ? Il est normal que les hommes ne puissent y cacher grand chose ; ils n'ont pas l'étiquette de coquet ainsi on considère, à tort ou à raison, qu'ils n'ont besoin que de peu d'objet. À l'inverse nous, les femmes, sommes perçues comme des poupées soumises à leur apparence. Et lorsqu'il ne s'agit pas d'apparence, nous sommes renvoyées à nos rôles de maitresse de maison ou mère. Ainsi pour des raisons pratiques et esthétiques, on a mis à notre disposition, imposé, ces sacs que voilà". Une -triste- vérité que personne ne pouvait nier. Reposant le premier, tu attrapes le deuxième afin de l'examiner - "Pour ce qui est de la personnalité, c'est comme les vêtements, il suffit d'observer mais il ne faut pas toujours si fier". Le troisième passe entre tes mains, suivi du quatrième - "Mais n'en possédez-vous pas un ou plusieurs ? Ne serait-ce que pour y ranger vos outils de médecine ?".

Le principe était similaire, à quelques différences près ; tu attrapes le cinquième, ensuite le sixième, s'il lui reste des interrogations tu prendras un autre exemple ; mais tu n'es pas disposée à dévoiler vos intimités. Cela parait disproportionné, après tout il n'était pas aisé pour les non-initiés, de comprendre l'aspect personnel des objets que vous y rangez. Renfermant une part de vous-même ; tu attrapes le septième, le dernier, il n'était pas facile d'assimiler le fait de vouloir dissimuler jusqu'au plus anodin des effets.

Ton choix est fait, tu prendras ce kinchaku arborant les mêmes couleur que ton yukata -et pour cause, c'est le même tissu-. À la dominance noire, aux cordons et aux motifs d'un indigo vaporeux se rapprochant du violet. Le tout, placé dans un panier de bambou.

L'homme a abandonné -ou reporté- les voiles entourant vos pochettes, pour en aborder un autre ; un dont les avares et simplets ne peuvent avoir connaissance... Vous n'étiez pas les seules... Lui aussi eut vent de cette Laputa... Alors ton regard grave croise le sien, et façon à ce que personne d'autre que lui ne puisse entendre, tu lui demandes - "Laquelle est votre préférée, entre la joyeuse et la triste fable ?", car il te fallait t'assurer qu'il dise bien la vérité...
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Sam 14 Juil 2018 - 0:38

♫♪ Boite à Musique ♪♫
Magna Insomnia


Une seconde tournée prend place. Les même serviteurs se tuent à la tâche sous un voile de calme et de sérénité, néanmoins l'exposition d'objets tant convoités est toute autre. Les jumelles laissent place à la boite mystérieuse. Une boite scellée de tabous et de secrets bien loin d'être escomptées par l'imaginaire des hommes. Cela pouvait passer pour un détail anodin, car un sac est une sorte de poche, des Geta de simples chausses, un ruban un ornement, et un Yukata un fin vêtement estival. Il s'agissait d'une regrettable erreur, que de penser de manière si étriquée. Chaque détail, aussi minime qu'il s'avère, est d'une importance capitale. La moindre fausse note incarne la fin de la perfection. Ratée de peu, tout à recommencer.
« Vous insinuez qu'il s'agit d'une obligation tacite depuis la nuit des temps, s'érigeant en implexe vérité... Je comprends vos arguments. Etre une femme, implique de posséder un sac. Une sorte de... coutume ancestrale qu'il vaut mieux respecter afin de respecter l'étiquette. Comme le dit le proverbe, la blouse ne fait pas le médecin. Les apparences sont souvent trompeuses et il est aisé de se fourvoyer en se risquant à cerner les quintessences se nimbant derrière les masques. »
Le médecin évoque les hypothèses en se référant aux paroles de la jeune femme, mais demeure dans le flou. En vérité, ne venait-elle pas d'habillement détourner le réel sujet de conversation, afin de ne point avouer le secret tournant autour de ces sacoches ? Cela en avait tout l'air, mais le parangon préférait jouer le jeu et faire mine qu'il s'était fait avoir par la verve présentée si habilement. Elle venait même de retourner ces mystères à sa propre encontre, comme une rusée renarde. Décidément, il était bien dur de cerner les demoiselles, mais surtout leurs terribles secrets. Cependant, ce n'était que parti remise. La doctoresse renvoie les questions comme un miroir renverrait les reflets. Venait-elle vraiment de comparer une simple besace servant au travail à un accessoire bien plus personnel et suspicieux ?
« Personnellement, je n'utilise que très rarement ce genre d'accessoire, préférant user d'autres... moyens. »
Il laisse le suspense se répandre de tout son long, mais tous deux partageant la même vocation, l’interprétation était aisée. Après moult réflexions, mais surtout contemplation, le choix est fait. Teintes assorties, la parure est complète. Mythes et légendes d'autrefois résonnent silencieusement avec malice.
« Les deux sont aussi intéressantes l'une que l'autre. J'ai peut-être une légère préférence pour la triste. Et vous ? La joyeuse, n'est-il pas ? »
Une intuition amène l’évidence qui est aussi claire que du cristal.



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Mar 17 Juil 2018 - 20:45
- "Elle est synonyme d'espoir mais elle possède également sa part de tristesse". Hymne à la bonté, hymne à la vie, La Joyeuse était aussi triste qu'heureuse ; le sacrifice d'une femme pour préserver ceux qu'elle aime ; sa propre essence en offrande pour permettre aux cieux de subsister. Elle a laissé un héritage qui -tu supposes- survit malgré le temps. Un jour, parmi vous, se manifestera une nouvelle Joyeuse ou un nouveau Joyeux ; mais pour l'instant elle ou il dort, attendant paisiblement son éveil.
Le Triste attend probablement lui aussi ? Peut-être prendra-t-il cette fois la forme d'une Triste ? Lui aussi a laissé un héritage qui -tu supposes- survit malgré le temps. Pareil à la Joyeuse lui, elle aussi doit être en train de patienter, attend son éveil dans l'espoir de peut-être changer son destin dans cette nouvelle vie.

La folle journée se termine ; loufoque et pleine de péripéties, on ne pourra pas dire que tu ne te sois pas divertie. Seulement vint le temps de retrouver foyer et logis. Vous vous dirigez vers la sortie, mais avant tu te permets encore quelques caprices destinées à ta famille ; généreuse, tu ne pouvais repartir sans rapporter quelques trésors à chacun. Le regretteras-tu plus tard ? Oui et non. Oui parce que toutes ses dépenses auront sacrément grignoté tes finances. Non parce que tu pourras aisément t'accommoder de ce trou budgétaire jusqu'à la prochaine paye. Puis le bonheur des tiens n'avait pas de prix.

Les bras chargés de sacs, tu uses de sceaux de fuin pour les délester de tout ce poids ; sur le chemin doré menant à l'issue, tu profites pour répondre aux dernières interrogations de fringant érudit - "Vous savez Borukan-san, les normes sont en partie à l'origine de ce que nous portons aujourd'hui, mais elles évolueront certainement pour suivre le changement. Peut-être que vous vous retrouverez affublés de sacs vous aussi !", tu émets un léger rire avant de prendre un air plus solennel "Sinon je vous remercie pour cette journée. Elle fut certes riche en émotion, mais je me suis globalement bien amusé. Cela m'a permis de penser à autre chose, alors encore une fois : merci.", tu t'inclines. Puis lorsque vint le moment de vous quitter, tu lui adressas cette dernière phrase - "Borukan-san, je serais ravi de vous retrouver afin de discuter de ses fables et de la médecine en général. N'hésitez pas à prendre contact lorsque vous aurez les temps. Sur ce, il est temps pour moi de prendre congé, je vous souhaite de bien rentrer".

Tu t'inclines une seconde fois ; te redresses gracieusement avant d'emprunter les pas qui te mèneront chez toi.
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