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Au saut du lit. | ft. le frangin Takazane.


Mer 3 Jan 2018 - 0:21

Au saut du lit.

Depuis l’arrivée à Iwa, il était nécessaire de garder les bonnes habitudes pour ne pas perdre ses repères. Sakuya en était convaincue, il fallait garder la discipline qui faisait des Hoshino un clan d’exception et ce, même si les circonstances étaient différentes. En l’absence de ses deux maîtres, sa préceptrice Torahime en Iroujutsu et son mentor en combat Kazumori, elle n’en démordait pourtant pas et se faisait une fierté de tirer ses frères du lit pour s’entraîner, tous les matins. Pour l’instant, la jeune femme n’avait pas réussi à mettre la main sur Eirin, et n’osait pas demander à Watari - une erreur qu’il lui faudrait réparer d’ici peu. Quant à Reisei … Depuis leur échange un peu vif lors de leur arrivée à Iwa, elle n’était pas certaine d’être prête à le voir pour l’instant. Ses mots l’avaient tant blessée qu’elle en perdait ses repères avec lui.

Restait Takazane. S’il restait un goujat fainéant, il n’était pas hargneux avec elle, au moins, et elle pouvait continuer ses tentatives d’en faire un membre actif de la vie du village, autrement que par sa fréquentation des lits de ces dames. Il s’était fait remarquer en bien, après tout, chose qui l’avait grandement étonnée.

Alors ce matin là, elle attendait dans le froid, sur les terrains d’entraînement du village de la Roche. Pas très enthousiaste - il ne fallait tout de même pas pousser - mais pleine d’énergie malgré tout. Voilà longtemps qu’elle n’avait pas pou faire montre de ses talents au combat devant son frère et elle avait hâte de voir sa tête lorsqu’elle aurait le dessus.

Il était en retard. Bon. Qu’est-ce que quelques minutes face au projet de passer une demi-journée à se taper dessus ? Un demi-heure maintenant. Trois quarts d’heure. Cela devenait agaçant, assez pour qu’elle se décide à aller le chercher. Directement dans son lit. D’un pas vif, elle parcourut la route des terrains d’entraînement au domaine Nagamasa - leur résidence temporaire en attendant qu’ils puissent avoir leurs propres quartiers. Restait encore à vérifier qu’il n’avait pas découché, pour une fois.

Pas la moindre douceur dans son geste, lorsqu’elle ouvrit la porte de la chambre et lui lança. “ Debout !” Ramassant au passage un pantalon qu’elle lui lança - connaissant sa tendance à ne pas être présentable une fois au lit, elle détourna sciemment le regard. “ Qu’est-ce que tu fiches encore ici à dormir ? Tu t’es couché quand ? Ca fait une heure que je t’attends dans le froid moi !” Un long soupir. Un tapotement du pied, agacé, sur le sol. Elle souffla sur une mèche de cheveux qui lui barrait le visage, un tic nerveux trahissant qu’elle était aussi mal à l’aise qu’en colère. Venir le chercher ici, ça n’était pas une nouveauté, seulement la Hoshino était bien plus mal à l’aise de le faire depuis ce jour à Tetsu no Kuni où elle l’avait surpris avec une femme dans son lit.
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Mer 3 Jan 2018 - 12:40
» Hein, qué ?! ‘Man ? »

Il se tournait brutalement. Surpris, encore confus, la tête dans les Nuages, rêvant des demoiselles qui vivaient ailleurs, celui qui dormait entièrement nu fut soudainement surpris par le rai lumineux – et non celui de ses fesses – qui vint apporter son lot de luminosité au sein de la pièce. Une main devant les yeux, il cherchait un coussin qui, en échange d’un pantalon qui lui était lancé, était renvoyé vers le destinataire. Un pantalon pour un coussin. C’est ainsi que, le fessier encore à l’air, et glissant rapidement le pantalon jeté à sa figure, le Samouraï se tourna finalement, les cheveux mêlés et le visage mal rincé, vers celle qui venait perturber son sommeil salvateur. Car, ce qu’elle ne savait pas, c’est que ce dernier avait encore passé une nuit loin de ses draps, ne rentrant qu’au Domaine quelques minutes avant le véritable lever du Soleil, se faufilant tel un véritable Shinobi entre les planches grinçantes. Puis, poussant un soupir, le torse encore nu et les cicatrices encore visibles de son combat face à la créature mi-chien, mi-homme.

» Qu’est-c’que tu veux, ‘tain ? »

Se passant une main sur le visage, l’air encore hagard et endormi, comme ayant un goût de pâteuse, le Samouraï vint à s’asseoir sur le bord du lit, tentant encore de comprendre ce qu’il se passait réellement. Poussant un léger soupir, non pas d’agacement mais de fatigue, il tentait encore de réaliser ce qu’il se passait autour de lui. C’est ainsi que, dans la pénombre de sa chambre, seulement éclairée par les lueurs de sa sœur, le Samouraï la regardait encore, elle et son air toujours trop sérieux. Comme si la guerre était encore aux portes d’Iwa. Qu’avait-elle réellement foutu quand il se battait contre la créature monstrueuse ? C’était encore lui qui, encore blessé, avait inspecté les Remparts. Et maintenant, elle venait le gaver d’une étrange et sordide histoire, le sortant du lit au petit matin. Comme si elle n’avait que ça à faire : gâcher sa grasse matinée en ce jour de repos pour le Samouraï. Car il était bel et bien le seul à penser de la sorte. Il voulait seulement dormir, surtout après les nuits harassantes aux chevets de reins endiablants et endiablés.

Puis, soulevant le drap de lit, il soupirait une première fois. Merde. Pas là. Mettant ses genoux à terre, il jeta un coup d’œil sous sa couche. Un autre soupir. Pas là non plus. Par contre, là, c’était moins drôle. Se levant finalement, tournant sur lui-même deux fois, les sourcils froncés, il s’arrêta finalement et posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis un bref instant.

» Diiis, Sœurette, t’auras pas genre vu mon épée, par hasard ? »
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Mer 3 Jan 2018 - 15:00

Au saut du lit.

“Bordel Taka’, ça fait des années que c’est plus maman qui te sort du lit.”

Sakuya lui lançait cela toujours sans le regarder. Quelle désespérance de voir un adulte de plus de trente ans réagir comme un adolescent. Elle n’eut cependant pas le temps de développer son opinion qu’elle reçut un coussin à l’arrière de la tête. En plus d’être fainéant il était de mauvaise humeur, soit. Il reprendrait son coussin bien assez tôt. Mais pour l’instant, la jeune femme ne voulait pas poser son regard sur son grand-frère aux attitudes trop débraillées pour elle. Si, depuis l’enfance, elle avait bien évidemment pris l’habitude de voir ses frères dans des postures parfois gênantes, au moins, depuis qu’ils avaient atteint l’âge adulte, chacun avait pu sauvegarder un peu de pudeur. Manifestement, Takazane s’en fichait bien. Sakuya, elle, ne pouvait se sortir de l’esprit l’image de son grand frère en bonne compagnie et rien que d’y songer, elle ouvrait la bouche et tirait la langue de dégoût, comme une enfant à qui l’on imposait un médicament trop amer.

“ Tu pourrais pas faire l’effort de porter un pantalon pour dormir ? Franchement ! T’es plus un gosse, c’est dégueulasse !” Elle tendit l’oreille. Il y avait du mouvement, et il lui parlait, sa voix était évidemment encore bien endormie. Espérant qu’il était un peu présentable, elle se retourna en lui répondant. “ Ah ouais, donc t’as oublié l’entraînement, super. Merci bien.” Un long soupir agacé. Lorsqu’elle posa à nouveau son regard sur Takazane, elle ne put que constater ses blessures et, forcément s’attendrir un peu. Si elle se montrait parfois brutale envers ses frères, c’était bien par attachement pour eux et pour qu’ils survivent dans ce monde parfois très cruel. Incapable de montrer son attachement autrement, Sakuya faillit l’engueuler une nouvelle fois pour s’être laissé blesser mais n’en fit rien. Elle avait bien d’autres chats à fouetter.

Et le voilà qui fouillait son lit, sa chambre, à la recherche d’on-ne-sait quoi. “Qu’est-ce que tu fous …” Bougonna-t-elle si bas qu’il n’aurait pu l’entendre. Il avait tout de même l’air fébrile, que pouvait-il chercher comme ça ? La question tomba, et la Hoshino remonta dans les tours en moins d’une seconde. “Quoi ?!” Le coussin en main, elle lui en donna un grand coup dans la tête. “ Un samouraï ne reste jamais loin de son épée ! Qu’est-ce que t’as foutu !” Lâchant son arme de fortune, elle se mit à retourner la pièce par des gestes brusques, ignorant le bazar qu’elle mettait dans la chambre de son frère. S’il avait perdu son épée, c’était bien plus grave qu’un peu de désordre. Il n’était pas à cheval sur le rangement, de toute façon. “T’as fait quoi hier ?“ Demanda-t-elle alors en quête d’une piste pour retrouver l’arme de Takazane, appréhendant déjà la réponse.
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Mer 3 Jan 2018 - 15:32
Et, comme toujours, des deux, elle râlait sûrement le plus. Alors qu’il sortait tout juste d’un réveil un peu trop court et qu’il en grinçait légèrement encore des dents, c’était elle qui semblait se plaindre de son comportement. Comme si, après toutes ces années, elle ne connaissait pas encore ses habitudes. Pour ne pas changer, l’Hoshino faisait sa mijaurée et sa petite princesse, habituée à être chouchoutée par le reste de la famille, contrairement aux jumeaux. C’est ainsi que, dans l’intimité des lieux, elle se comportait comme l’enfant capricieuse qui, finalement, pensait d’abord à elle avant le reste du monde. Aussi, alors qu’elle retournait l’ensemble de sa chambre, il avait croisé les bras sur son torse, curieux de voir ce qu’elle trouverait dans ses propres affaires. Puis, alors qu’elle cherchait dans un nouveau coin, il s’activa soudainement.

» Tu n’devrais p’t’être pas r’garder par là, sœurette. Juste un conseil, com’ça. »

Car, de souvenir, c’était peut-être le lieu où quelques trophées féminins se cachaient dans une pile mal rangée d’autres vêtements. Et, connaissant la princesse qu’elle était, elle ferait encore la timide et la prude, comme si elle n’avait jamais porté quelques vêtements aguicheurs. C’est ainsi que, grattant les quelques poils de cette mauvaise barbe qui poussait depuis quelques jours, il haussa finalement les épaules pour répondre à celle qui, seule, cherchait pour lui son épée perdue.

» Hum … Hier, j’ai joué ‘vec mon épée. J’ai été le guerrier pourfendeur qui glissait dans l’sang d’une dam’zelle en détresse. Ou c’était avant, celle-là ? … »

Se détournant, commençant à entendre son ventre grondeur, il s’approchait de la porte pour aller se faire un petit repas. Où avait-il bien pu mettre cette épée ? C’est ainsi que posant une main sur le bord de la porte, oubliant presque sa propre sœur qui cherchait pour lui, il parla pour lui-même de cette demoiselle.

» Ou c’était quand, encore ? J’sais plus … Hum … »

Puis se tournant à nouveau vers elle, se passant une main dans les cheveux, et encore torse nu, il s’adossa contre le panneau en bois qui tenait aussi la porte coulissante. Les bras croisés devant lui, seulement vêtu sobrement du pantalon qu’elle lui avait demandé de mettre pour couvrir ses fesses dénudées, il souriait de la voir ainsi se débattre dans ce bazar qui n’était même pas le sien. D’ailleurs, était-ce vraiment sa chambre ? … Ou celle de Reisei ? Car il n’était soudainement plus certain. Est-ce que son frère serait resté toute la soirée dehors au point de lui laisser sa chambre ? Encore légèrement endormi, il pouffa de rire pour lui-même se rendant compte que, malgré les murs vides et le bordel, tout ceci n’était finalement qu’une incroyable incompréhension.

» T’sais comment j’suis. J’trouve que c’est mieux dormir à poil. Puis j’aime la sensation du tissu sur mes fesses. J’ai l’impression qu’elles sont toutes douces au réveil ainsi. »

Et lui posant une dernière question, intrigué autant que curieux, et les sourcils froncés, il pencha légèrement la tête.

» T’es sûre q’c’était ‘jourd’hui not’ entraînement, sœurette ? C’était pas plutôt d’main ? »
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Mer 3 Jan 2018 - 16:57

Au saut du lit.

A mesure qu’elle cherchait, les endroits logiques où auraient pu se trouver l’épée s’épuisaient et la voilà qui fouillait sous des vêtements entassés, derrière des meubles, rien de bien intelligent. La remarque de son frère la fit même sursauter, après quoi elle utilisa le manche de sa naginata pour bouger les tas de tissu, ça et là, qui jonchaient le sol de la chambre. “Vous pouvez même pas faire ça proprement.” Bougonna-t-elle sans se retourner. Un autre tas de vêtements. Puis elle souleva la couche de Takazane, par acquis de conscience. toujours rien. Et le voilà qui se mettait à raconter sa soirée de la veille.

“ Oh là, je veux pas connaître le détail ! Juste savoir où tu as été, des fois qu’on puisse trouver.” Elle soupira une nouvelle fois. Pourquoi n’avait-elle pas eu des soeurs déjà ? Enfin, à bien y songer, elle n’aurait peut-être pas eu la même éducation si Takazane et Reisei avaient été des femmes. Mais au moins, avec un peu de chance, elles n’auraient pas été des goujats comme lui.

“ Tu peux pas continuer comme ça Taka’, sérieux. Un jour tu tomberas sur la mauvaise et tu vas le regretter.” Chuchota-t-elle à son attention, l’air contrit. “ Qu’est-ce qui te dit que c’est pas ta dernière conquête qui t’a volé ton épée, hein ?” Les armes des Hoshino n’étaient clairement pas de la camelote et, aussi facile à séduire qu’il l’était, il était étonnant que Takazane ne se soit pas fait arnaquer depuis bien longtemps par une femme un peu charmante et maline. Mais le voilà qui préférait parler de son fessier plutôt que se remettre en question. Comme pour le punir, elle lui donna un coup sec du bout du manche de sa naginata sur la hanche, faute d’atteindre le fessier. “ Eh ben tu vas bouger ton doux fessier jusqu’au terrain d’entraînement. T’as promis !”

Une nouvelle protestation, lui arrachant un nouveau soupir avant qu’elle lui réponde, d’un voix un peu enfantine. “ Bien sûr que c’est aujourd’hui. Contrairement à toi je sais garder la notion du temps, puisque je me lève le matin.” Une petite pique à son mode de vie, mais elle n’en avait pas terminé. “ Tu m’en vois bien désolée mais maintenant qu’on est plus à Tetsu, je ne peux pas m’entraîner avec Kazumori-sama. Alors faut assumer, c’est Reisei et toi qui m’entraînez maintenant.” L’heure n’était pas aux regrets, mais Sakuya était sincèrement désolée de ne plus pouvoir fréquenter son ancien instructeur au combat. Tout comme elle était désolée d’être elle même chargée de sortir ses frères du lit pour espérer se dégourdir les jambes efficacement. Lorsqu’elle connaîtrait un peu plus les Iwajin, elle n’aurait peut-être pas besoin de tant d’efforts mais en l’état actuel des choses, elle n’avait pas le choix.

Levant les yeux à nouveau vers son frère qui se tenait près de la porte, elle constata qu’il était encore torse nu. “ Tu comptes quand même pas sortir comme ça ? Enfile un truc.” Du bout du manche de sa naginata, elle souleva un vêtement, n’importe lequel, et lui lança au visage. Il avait des réflexes, il rattraperait. Elle remit ensuite son arme en place dans son dos et s’approcha de son grand frère, pour entendre son estomac se manifester. La jeune femme fronça les sourcils en baissant les yeux puis, en s’approchant, elle releva les yeux de sa petite taille vers le visage ensommeillé du samouraï. “ On retrouve ton épée et je te paie à bouffer. Ça te va ? Et on s’entraînera plus tard.” La jeune femme ouvrit alors brusquement la porte de la chambre, laissant un courant d’air froid pénétrer dans la pièce qui, elle l’espérait, convaincrait son grand dadet de frère de se couvrir. Elle ne revenait pas de la chaleur dans cette pièce, se demandant ce qu’il pouvait bien y faire pour qu’il y fasse si chaud. Avant de se souvenir qu’il ne valait mieux pas se poser la question.
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Mer 3 Jan 2018 - 17:28
» Ouh, Sœurette, tu veux m’faire pointer, là ? »

Avait-il seulement lâché alors que, se couvrant les tétons soudainement refroidis, il enfila simplement le vêtement qu’elle lui avait envoyé depuis les airs. S’il ne l’avait pas attrapé de ses doigts, mais bel et bien avec sa tête – car il était réellement mauvais pour attraper quoi que ce soit –, le Samouraï de l’Eau avait poussé un soupir avant de la suivre, soupirant la tête en arrière pendant qu’il marchait lentement, traînant plus le pas qu’autre chose. Décidément, elle était encore plus remontée qu’à l’habitude. A croire qu’elle était vraiment décidée avec ces histoires d’entraînement. Soit, comme elle veut. Mais avant, elle lui avait promis d’aller manger un bout et il ne comptait pas se battre le ventre vide. Ce serait comme aller se trouver une donzelle sans les avoir pleines. Quel intérêt ? C’est ainsi que, traînant dans le couloir, il réfléchissait encore à comment récupérer une épée qu’il venait de perdre.

» Et pour ta gouverne, Saku’, j’emmène jamais mon épée avec moi. J’en ai jamais b’soin là où j’vais, t’sais bien. »

Puis, d’un clin d’œil, débraillé d’un pantalon où il ne portait aucun sous-vêtement en dessous, et d’un t-shirt non lavé depuis au moins une semaine, le Samouraï traversa le couloir à la recherche de sa véritable chambre. Puis, frappant à celle-ci, au cas où une demoiselle serait encore à l’intérieur, il l’ouvrit bientôt et, sur son lit, se trouvait finalement l’épée qu’elle vantait tant comme le trésor d’une vie. Car être un Hoshino, c’était blablabla. Une histoire d’honneur. Une histoire de code de conduite. Une histoire qui l’avait si souvent permis de s’endormir.

» Tu vois. Pas b’soin de monter sur tes grands ch’vaux. Rien à regretter, j’l’ai bien montée et maintenant, tu peux m’foutre la paix. »

Soufflant, allant jusqu’à son lit pour récupérer l’épée dans sa main gauche, il jetait finalement un coup d’œil vers elle, tentant de décrypter ses regards. Elle n’était pas faite comme lui et Reisei. Comme si toutes ces histoires de Clan lui montaient à la tête. Comme si elle pensait avoir un véritable rôle à jouer. Poussant un soupir, retrouvant finalement sa chambre, il se posa finalement dessus, faisant tourner le fourreau de sa lame au sol.

» T’as une idée de c’qu’on s’mange ? J’imagine un d’tes trucs sains de princesse bons pour le corps et l’esprit ? … »

Haussant finalement les épaules, il se laissa tomber en arrière, bâillant largement pour se rompre la mâchoire. Puis, soupirant, étirant un instant sa nuque, il garda les yeux fermés avant de se mettre à respirer plus lentement.

» J’veux bien un pain avec de la viande dedans. Pas de crudités. Merci, sœurette, t’es la meilleure. »
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Jeu 4 Jan 2018 - 14:59

Au saut du lit.

De sa paume, elle se frappa le front en réponse à la remarque déplacée de Takazane. Il n’avait décidément aucun filtre, c’était à se demander sincèrement comment il parvenait à mettre la moindre femme dans son lit. Mais cette idée la dérangeait trop pour continuer d’y songer, c’est pourquoi elle se garda bien de relever la remarque. Alors qu’ils s’éloignaient, il s’enfonçait encore. “Tu en as toujours besoin. Toujours.” Commença-t-elle sans se retourner. S’il avait cet air nonchalant - ce dont elle ne doutait pas une seconde - elle pourrait vraiment perdre son calme. “ Un jour ça va te retomber dessus, je te le dis. Et tu seras bien content que je te fasse chier pour que tu gardes ton arme.”

Takazane n’était pas un mauvais combattant. Mais il semblait bien trop imprudent aux yeux de Sakuya qui, elle, brillait plutôt par ses excès en la matière. Lorsqu’elle y songeait, elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle ne serait pas aussi excessive si ses frères se conduisaient raisonnablement de leur côté. Le laissant fouiller la chambre qu’ils visitèrent en second lieu, la médecin se garda bien d’y jeter un regard, trop effrayée à l’idée d’y trouver une de ses conquêtes ou, tout simplement, des choses compromettantes. A l’entendre, il semblait avoir trouvé son arme, ce qui arracha un soupir de soulagement à la Hoshino. Avec le voyage et les bêtises de ses frères, ils n’avaient plus beaucoup d’argent pour pallier à ce genre d’incidents, et trouver une arme équivalente à celle de Takazane se révèlerait probablement hors de prix.

“ Tu sais que ceux qui s’en vantent le plus sont ceux qui en font le moins ?” Lança-t-elle à son grand-frère en lui adressant un rictus moqueur. “ Honnêtement, à te voir si obsédé par la chose, je me demande si tu ne manques pas un peu de vigueur en la matière.” Ajouta-t-elle en lui donnant une petite tape un peu rude sur l’épaule. C’est qu’à force, elle en avait assez de l’entendre jacasser sur ses conquêtes et ses soirées. Et si elle même pouvait parfois s’amuser, elle n’avait jamais ressenti le besoin d’aller expliquer dans les grandes largeurs ses exploits nocturnes.

A présent debout devant lui, ignorant sciemment l’environnement chaotique, elle lui donna un petit coup de pied sur son pied droit pour l’inviter à se bouger. “ Tu me connais si mal. Je te paie à manger mais il faut te lever, je t’emmène ailleurs. Hors de question que je te fasse le service au lit.” Et la voilà qui quittait la pièce d’un pas vif en direction d’une échoppe qu’elle connaissait bien, de par sa proximité avec le domaine Nagamasa. Ils avaient la réputation de servir d’excellents yakitoris, et Sakuya mourait d’envie de s’y rendre depuis des jours. A cette heure, peu de monde fréquentait ces yatai, aussi, elle n’eut pas à attendre pour être servie d’un grand plat de brochettes. “Allez, à table !” Lança-t-elle avec enthousiasme avant de s’installer, ignorant le courant d’air froid qui parcourait les rues d’Iwa.”Bon appétit !”

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Jeu 4 Jan 2018 - 15:44
Poussant un soupir, alors qu’il s’endormait lentement, il fut réveillé par le coup porté par sa sœur. Sursautant déjà, il s’était relevé rapidement avant de la suivre, n’oubliant pas, cette fois-ci, de prendre la fameuse épée dont elle faisait tant de commentaires. Fourreau dans la main gauche, le portant à son épaule, celui qui n’avait pas mis de sous-vêtements sortit finalement pieds nus pour aller manger un bout en compagnie de sa chère sœur. Décidément, elle était décidée, en ce jour, à lui pourrir sa nuit – bien que le jour soit levé depuis un temps maintenant. C’est ainsi que, posant ses fesses sur la chaise, au risque de laisser apercevoir une lune en pleine journée, il posa son épée à sa gauche tandis qu’il posait ses coudes sur la table.

» Misère, t’es t’jours si sérieuse, Sœurette ? … »

Bâillant finalement, et s’étirant, montrant au passage un peu de son ventre, il laissa finalement sa tête tomber en arrière dans un long soupir d’ennui et de fatigue. Quelle nuit beaucoup trop courte. Et maintenant, le voilà tiré du lit de son jumeau pour retrouver son épée au nom d’un entraînement qu’il aurait soi-disant promis. Sûrement avait-elle trop bu, auprès de son jumeau, pour réellement se souvenir de ce qu’elle avait imaginé ou vraiment vécu. C’est ainsi que, soupirant, il haussa finalement les épaules et, reprenant leur conversation au milieu de l’échoppe, il prit la parole.

» Du coup, Saku’, si je te comprends bien. Si ceux qui s’en vantent le plus le font le moins, ceux qui n’en parlent pas, comme toi, le font le plus ? »

Posant finalement une main sur sa joue, se grattant sa mauvaise barbe de quelques jours grandissantes, il prit une longue inspiration avant de reprendre le fil de sa pensée.

» C’a fait quand même sacrée nympho’, nan ? »

Puis, s’approchant d’elle, lui murmurant près de son oreille, il lui fit la plus étrange des invitations.

» T’sais, s’tu veux vérifier ma vigueur, j’t’invite lorsque je m’en chope une. Ou t’as d’jà oublié comment tu m’as surpris l’aut’ fois ? »

Puis se mettant à rire, il s’adossa finalement dans son siège, tranquillement. Bâillant, s’étirant, il se gratta un instant sous le t-shirt qui se relevait. Comme si l’Hiver et ses premières neiges ne l’atteignaient pas encore, au risque de finalement prendre froid. Mais cela lui donnerait finalement une bonne excuse pour chercher la chaleur des courbes et des reins.
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Lun 8 Jan 2018 - 13:39

Au saut du lit.

Le fumet qui remontait des brochettes toutes chaudes ravissait les sens de la Hoshino qui se sentait de plus en plus en appétit. Ce genre de bons petits plats avaient le don de calmer ses humeurs, a elle qui ne savait pas cuisiner pour un sou. Ses talents se trouvaient ailleurs mais en ce qui concernait la nourriture, elle était une excellente goûteuse, et ça s’arretait là. “ Tu sais bien que je ne le suis pas toujours, c’est vous tous qui me forcez à l'être.” Ce n'était pas tant un reproche envers lui, et son frère jumeau qu’envers tout le clan. Y compris Kazan, Torahime, absolument tout le monde. Mais s’il était comme Reisei, il le prendrait probablement pour lui et lui reprocherait d'être toujour sur leur dos. Si eux avaient l’habitude de ses vifs sermons, elle était accoutumée à leurs reponses.

Sakuya mordait goulument dans la viande, appréciant sa première dégustation d’un plat d’une telle qualité depuis un petit moment - elle faisait des économies en attendant que tout le monde stabilise sa situation a Iwa. Mais la jeune femme fut bien vite interrompue dans sa dégustation par son grand-frère qui jugea bon de reprendre la conversation sur un ton plutôt très salace. Ce qui eut pour effet de lui faire reposer sa brochette d’un air désespéré. Comment pouvait-il seulement convaincre n’importe quelle femme de l’inviter dans leur lit avec un tel langage ? Peut-être ne connaissait-elle pas si bien ses soeurs. “ Faute d’en faire le plus, au moins, je suis certaine de faire les choses bien. Si tu passe d’une femme à l’autre, c’est peut-etre qu’aucune ne veut revenir vers toi, hein ?” Lança-t-elle avec un petit sourire en coin. Elle n’avait pas la moindre idée de comment il gérait ses relations avec les femmes, a vrai dire. Et elle ne comptait pas vraiment lui en parler, supposant qu’un jour, une maladie vénérienne finirait par lui couper définitivement l’envie de visiter tous les lits du pays. Et le jour ou elle devrait le soigner pour cela, elle ne se garderait pas de se moquer dans les grandes largeurs.

Mais il n’avait pas terminé dans l’escalade des horreurs. A croire qu’il était irrécupérable ou qu’il le faisait exprès, chose que Sakuya n’avait jamais envisagé, dans sa naïveté toute particuliere. Elle était très premier degré, et fonçait droit dans le panneau a chaque fois. “ Mais t’es dégueulasse ! Lave toi la bouche !” S’exclama-t-elle en lui lançant un demi verre d’eau au visage. “ J’ai deja du mal à oublier ce que j’ai vu, ergh !” Ce souvenir la hantait, il lui avait fallu beaucoup de contrôle de son esprit pour regarder à nouveau son frère dans les yeux. Alors que lui n’avait aucun problème avec cela, visiblement, puisqu’il en riait sans vergogne. Elle saisit ensuite une brochette d’une belle taille et la lui fourra dans la bouche. “Mange au lieu de dire des conneries. T’auras besoin de forces pour l’entrainement de toute façon.”
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Jeu 11 Jan 2018 - 16:50
Alors qu’il s’apprêtait encore à l’ouvrir pour laisser sortir encore une phrase qui aurait eu pour but de la gêner d’autant plus, il put remarquer que sa jeune sœur éprouvait dorénavant quelques difficultés à se contrôler. En effet, évoquant la Mission diplomatique donnée par le Vieux, elle tentait à nouveau d’oublier le spectacle euphorique sur lequel elle était tombée. C’est ainsi qu’elle avait pu décrire son aîné chevauchant une donzelle, histoire qui avait mis le trio dans l’embarras puisqu’elle se trouvait être, en réalité, la fille du Maître des Lieux. Si tout cela n’avait été qu’une mascarade joliment menée par le Chef Hoshino, le souvenir semblait encore hanter sa sœur qui, elle, n’oubliait pas cette nuit enflammée. Aussi, alors qu’il se posait entièrement dans sa chaise pour finir la brochette, ce dernier remit le bâton dans l’assiette de sa cadette, piochant dans cette dernière pour une autre branche viandée.

» Tu m’as dit q’tu v’lais que j’mange pour êt’ en forme … »

Puis, prenant le temps d’un rot bien senti au niveau de son oreille, il enfourcha la nouvelle brochette dans sa bouche, croquant goulument la viande qui, tâchant ses doigts, le fit s’essuyer plus ou moins discrètement dans le dos d’un inconnu.

» T’sais, t’as p’t’êt’ bien raison. Les femmes m’aiment pas assez pour m’vouloir plus d’une nuit ? Hmm … »

Haussant les épaules, finissant sa deuxième brochette et la remettant dans l’assiette, il fit signe qu’il désirait le Saké qui se trouvait juste derrière le serveur. Prenant une longue gorgée, laissant entendre toute sa soif, il reposa le pichet avant de l’adresser à sa sœur.

» T’en veux ? »

Puis, souriant à son adresse, laissant entrevoir un morceau resté coincé entre ses doigts, il reprit.

» En vrai, t’sais, j’m’en fous. Une fois qu'j’ai tiré mon coup, tant que j’me suis vidé, j’suis pas intéressé d’les r’voir. »
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Dim 14 Jan 2018 - 19:32

Au saut du lit.


“Bordel Taka, je te jure, faut que tu t’achètes des manières.” Lança-t-elle vertement en se resservant des brochettes. Pour une famille aussi coincée sur la question de l’étiquette, Takazane faisait un piètre Hoshino parfois. “ Tu t’es jamais pris des baffes à cause de ça ? Honnêtement ça m’étonne.” Sakuya songeait qu’elle-même n’avait pas vraiment le droit à l’erreur mais, c’était probablement dû à la fréquentation de mentors plutôt inflexible. Takazane n’avait probablement pas eu le même genre de problèmes, puisqu’il n’avait ni Torahime ni Kasumori en guise de précepteurs. Chanceux.

“ Ouais, ou elles découvrent assez vite que tu t’en fiches et te conduis comme les derniers des gorets en leur présence.” Lança-t-elle en riant. Elle avait l’habitude de ses frasques et ses habitudes de beauf. Mais elle était sa soeur, elle. Sakuya subissait son comportement depuis l’enfance et y était presque immunisée, ses remarques incessantes n’étaient qu’une façon d’exprimer son affection par son envie de le voir devenir quelqu’un de plus respectable.

Alors qu’il lui tendait le saké, elle tiqua, l’attrapa et prit une petite gorgée. Puis, profitant de ce qu’il regardait ailleurs quand elle buvait, elle jeta le contenu plus loin, sous le regard médusé du commerçant. Hors de question qu’il s’enivre à peine levé, et il était encore plus inenvisageable qu’elle vide le pichet elle même pour l’en empêcher. “Ca suffit pour cette fois.” Dit-elle en reposant le pichet sur la table, l’air de rien.

“ Apprends à te vider tout seul alors, plutôt que te servir des femmes comme tu le fais. Un jour, l’une d’elle va te castrer et je pourrais pas lui donner tort. T’as un truc entre les dents.” Lança-t-elle enfin. “ Quand t’as fini on s’y met, il faut que tu te défoules autrement et j’ai besoin de m’entraîner un peu. Et j’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose.” Avait-elle énoncé d’une voix un peu plus douce. En particulier, cette dernière phrase semblait laborieuse, et son visage prit un air contrit. Sakuya faisait bien évidemment référence à ses blessures, mais elle n’avait à aucun moment exprimé la réelle peur qui l’avait prise en apprenant son état. Ainsi fonctionnait la fratrie Hoshino : ne jamais rien exprimer clairement, et faire l’autruche.
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Au saut du lit. | ft. le frangin Takazane.

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