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Au rythme des poings || ft. Sōsaku-ō Enkeï


Mer 3 Jan 2018 - 23:04
Trop de colère. Encore. Et ils vinrent l'envenimer alors que celle de Tetsu commençait à s'apaiser. Alors que ta frustration commençait doucement à se dissiper. Mais ils vinrent réanimer ce brasier, ils vinrent alimenter cette boule acide que tu ravalais tant bien que mal ; cette équipe, tu lui en voulais. Bien qu'ils eurent raison, tu ne supportas pas leur attitude si détachée ; comme s'ils n'avaient pas vécu cette souffrance, s'en fichaient complètement. Ils ont fait fi de tes sentiments alors que tu étais complètement affectée. Ils les ont piétinés, en ont fait une boule de papier qu'ils te jetèrent à la figure. Et tu frappes.

Tu frappes encore et encore, ce mannequin dénué de chair. Tu frappes encore et encore, ce mannequin dénué d'âme. Et tes poings sont éraflés mais ce n'est pas assez, ça ne fait pas encore assez mal alors... Tu frappes encore et encore, ce mannequin dénué de chair. Tu frappes encore et encore, ce mannequin dénué d'âme.

Et tu frappes. Chaque coup amène un flash alors tu frappes encore plus fort. Mais ils ne cessent d'en amener d'autres, comme pour te hanter... Pourtant, chaque coup est plus fort que le précédent. Alors tu continues...

Tu frappes encore et encore, ce mannequin dénué de chair. Tu frappes encore et encore, ce mannequin dénué d'âme. Et tes poings s'ouvrent mais ce n'est pas assez, ça ne fait pas encore assez mal alors... Tu frappes encore et encore, ce mannequin dénué de chair. Tu frappes encore et encore, ce mannequin dénué d'âme. Et tes poings sont ensanglantés cela fait trop mal mais tu veux continuer, parce que tu estimes que tu ne souffres pas assez...

Mais ils tremblent et ton corps refusent de subir d'énièmes sévices, te forçant à t'arrêter. Et tu t'écroules. Un regard, vide : de tes doigts tu souhaites déchirer cette terre. Des larmes : tu en as encore, quelques-unes, et elles s'écrasent sur le sol. Un corps vide : tu martèles ce sol, à rythme régulier le teinte de rouge parce que tu t'en veux d'être aussi faible.

Des bruits de pas, tu te stoppes. Te relèves doucement. Essuie tes joues, les recouvres de poussières. Et tournes la tête vers cet intrus qui ose t'interrompre. Lui crachant un regard vide, un regard emplit de haine, dont tu n'arrives pas à te débarrasser...
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Sam 6 Jan 2018 - 10:45
Les hauts-plateaux étaient le théâtre de bien des scènes insolites. Ce lieu incarnait pour beaucoup un havre de paix sans égal à des kilomètres à la ronde, pour d’autres, c’était un exutoire idéal pour vomir toute sa haine, ou déchainer sa colère, isolés de tous. Fidèle à lui-même, le samouraï cherchait un refuge, loin du tumulte de cette société cachée dans la roche, pour réfléchir sur son avenir et se recentrer sur lui-même, en faisant, notamment, le point sur ses objectifs. Les vents nouveaux se levèrent, au fur et à mesure qu’il poursuivait son ascension vers les hauteurs, fauchant les quelques fleurs qui poussaient péniblement, débarrassant cette roche polie du cumul de sa poussière.

Il y avait une jeune femme sur son habituel lieu de recueillement, qui avait, semblait-il, fini de marteler un « mannequin » dénué de vie. La chair de ses poings était boursouflée et son regard, qu’elle dardait en sa direction, exprimait toute sa colère.

Pourquoi était-il toujours confronté à des êtres en proie à la frustration, à la rage, des êtres, en somme, en souffrance ? Des êtres qui lui renvoyaient l’image qu’il avait de lui-même. Car, ces noirs sentiments, le samouraï les avait de trop nombreuses fois expérimenté. Ce dernier voulut alors rebrousser chemin, l’aura meurtrier de la jeune fille déployant sa mauvaise énergie sur les lieux. À moins qu’il puisse la convaincre de vider ce trop-plein d’énergie négative autrement qu’en se martyrisant.

« As-tu donc songé à la méditation ?
Lança-t-il naturellement avant de s’installer en tailleur-
La voie que tu as choisie pour te libérer de ce qui t’opprime est vide,
L’apaisement se trouve probablement en toi,
La clé, face tant de noirceur, est la méditation,
Elle seule te conduira vers la plus sage des décisions- »

Il s’était comme parlé à lui-même. Colérique également, en proie à la mélancolie, le samouraï appliquait déjà ses propres conseils. Il faisait le vide et déployait déjà une énergie qui s’opposait à celle libérée par la jeune fille.
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Mer 17 Jan 2018 - 2:45
Son regard se porte sur tes mains que tu t'empresses de dissimuler. Meurtries, elles tremblent encore des brutalités que tu leur infligeas. Tu détournes tes iris acérées pour les observer, elles ne sont plus que chair difforme ; de la pâtée, de la bouillie... Tu refuses qu'il en plus alors, tu fermes les yeux... Rassemble le peu de force mental et physique qu'il te reste et, pries. Pries pour que tu puisses les soigner malgré leurs blessures : mais tu n'y parviens pas...
Tu éprouves trop de colère pour maitrise ton chakra... Alors. Furieuse. Dépitée. Désemparée. Tu les enserres de tes doigts estropiés...

Était-ce ça, le point de non retour ? Ressentir de la haine au point que tu ne puisses plus maitriser ton essence, maitriser ton art. Était-ce ça, le point de non retour ? Ressentir de la haine au point de t'oublier toi-même ?

Tu lutais pour ne pas sombrer, te débattais, chaque jour... Tu t'en sortais, n'est-ce pas ? Malgré tous ces tourments, malgré toute cette souffrance : tu t'en sortais, pas vrai ?... Et tu comprends qu'en réalité, tu ne fais que te perdre, un peu plus, chaque jour... Dans cette vase noire que tu nourris de tes sentiments scellés... Tu lui donnas haine, frustration, tristesse, colère... Et elle débordait, depuis longtemps déjà, elle te ronge, te corrompt depuis votre retour de Tetsu. Parce que jamais tu ne mis de mots sur ces émotions, trop effrayée - parce que jamais tu ne t'y confrontas trop terrifiée...

Des gouttes roulent sur tes joues, tu y fis face pour la première fois... En acceptant ta condition tu entre-ouvris cette porte que tu redoutais tant...

Lentement, tu te tournes vers l'inconnue. Lentement, tu marches vers lui.

Tu es anéantie, ton visage qu'affliction.

Lentement, tu limites, t'assieds en tailleur auprès de lui. Lentement, tu lèves les yeux sur l'horizon.

Tu observes ta peine, celle d'Iwa. Tes larmes sèches dessinent maintenant des sillons et, un halo vert entoure tes dextres : tu as récupéré le contrôle de toi-même ; tu commences doucement à émerger... "Vous a-t-elle aidé, à retrouver votre chemin ?...".
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Ven 19 Jan 2018 - 10:29
La question, aussi calme soit-elle, lui fit l’effet d’une faux manquant de le faucher. Lui, qui prodiguait ses bons conseils avait sans doute oublié qu’il était lui-même sujet à ces excès de colère. Combien de fois avait-il écarté la voie de la raison, pour épouser celle du chaos, bien plus destructrice ? Son visage fut bien bas à cet instant et son humeur, incertaine. Il ne méditait désormais plus sur son bien-être, mais sur la réponse qu’il allait lui apporter. À ce propos, la jeune fille était venu s’installer à ses côtés, très docile, loin, très loin de la créature emplie d’une rage folle de l’instant d’avant. Ses poings néanmoins en avaient payés le prix fort, meurtris au plus haut point, probablement invalides pendant encore plusieurs jours. Cette colère aveugle ne devait être qu’un épisode, elle paraissait si douce au fond. C’était justement le problème avec les êtres doux, sensibles, généreux de leur personne : en proie à la colère, ils étaient méconnaissables.

L’aube se finissait et avec lui, les premiers rayons éclatants du soleil apparurent, les baignant tous deux dans une douce chaleur, comme une réponse à la détresse de la jeune fille. Pour trouver l’apaisement, il suffisait parfois d’ouvrir les yeux dans un décor sublime à des heures précises de la journée et à cette heure-ci, la nature se donnait à eux. Les vents nouveaux exerçaient également de douces caresses sur eux. Au rebord d’un bras-rocheux, ils dominaient littéralement Iwa depuis ces hauts-sommets.

« Je suis moi-même enclin à la colère,
J’apprends alors à me recentrer sur moi-même,
Les solutions, je ne les trouve que dans le calme,
Donc, oui,
Cela aide à trouver une issue favorable,
Ce qui est toujours mieux que de sacrifier ses poings- »

Lui lança-t-il, le sourire aux lèvres-
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Ven 26 Jan 2018 - 14:47
"Mes poings s'en remettront..." - tu n'étais pas idiote ou moins... Tu n'avais pas encore complètement perdu la raison... Tu n'étais pas folle : jamais il ne te serait venu à l'idée de te scarifier les poings en sachant que tu ne pourrais les soigner. Enfin, tu crois... À vrai dire tu n'es sûre de rien, tu ne peux rien affirmer : tu as peut-être juste la chance de maitriser cet art qu'est l'iroujutsu... Ainsi si ton corps pouvait s'en remettre, en était-il de même pour ton âme ?

Peut-être. Probablement. Sûrement. Seul le temps en détenait le pouvoir ; un être parmi les êtres ; toi qui possédait le don de réparer les corps, il était orgueilleux de vouloir prétendre réparer l'intangible car tu n'étais que "Femme" - ou "Homme" dans son sens universel...

Une vie parmi tant d'autres qui malgré sa bonté, ne pouvait se narguer de soigner les cœurs... Jamais tu ne pourrais supporter le poids que tu souhaites t'infliger, il fallait l'accepter. Parce que tu n'es qu'humaine - parce que tu possèdes toi aussi tes faiblesses. Parce que cela ne ferait que te détruire encore plus - parce qu'ils ne pourraient être spectateur de ta souffrance... Et ce halo vert formé autour de tes mains jointes semblait représenter ton esprit... Instable comme ce dernier, il s'approchait de l'harmonie que celui-ci s'apaisait devenait plus clair et, se rapprochait du chaos lorsqu'il était en proie à la discorde... Entraînant des conséquences visibles sur tes mains meurtries ; tes plaies ne se refermaient pas toutes de la même manière, à la même vitesse ; tu tiques mais, prends une grande inspiration, emplis tes poumons d'oxygène avant d'en relâcher le dioxyde - personne ne t'appris à méditer mais, tu avais tes propres méthode. Ainsi tu tentas de te focaliser sur le paysage, ta respiration et sur les paroles de celui-ci que te tira de la spirale dans laquelle tu t'apprêtais à t'engager...

"Votre colère, est-elle une partie intégrante de votre nature ou est-ce plus profond que cela ?".
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Jeu 19 Avr 2018 - 14:44
Il avait pour habitude d'avoir l'ascendant psychologique sur ses interlocuteurs(trices), mais cette fois-ci, la question, posée aussi naturellement que spontanément, l'avait quelque peu laissé sans voix. Que répondre à une telle question ? Quand, aussi loin que puisse se souvenir sa mémoire, cette colère dont ils parlaient tous deux était toujours présente en lui. Elle, qui régissait bien trop souvent ses décisions. Ses yeux se fixèrent alors sur le trait d'horizon, là, où les irrégularités de la terre ne formaient plus qu'une ligne continue et où commençait le ciel. Il cherchait une réponse à donner, claire, vraie, car cette personne qui lui inspirait confiance ne méritait pas d'être trompé.

« Je pense que c'est plus profond,
Il y a des questions enfouies en moi dont je n'ai encore trouvé les réponses,
C'est un sentiment de frustration permanant,
Qui favorise l'accès à la colère.

Je viens donc souvent ici,
Chercher les réponses dont j'ai besoin,
Apprendre à discipliner mes émotions,
C'est une voie apaisante,

Et toi, quelle est la source de cette colère ? »
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Sam 21 Avr 2018 - 0:01
Tu l'écoutes sans rompre le silence - "un sentiment de frustration permanent", la phrase avait-été lâché. Cette frustration, il devait la côtoyer depuis bien plus longtemps que toi et pourtant, elle ne semblait pas l'avoir impacté comme toi aujourd'hui. Il semblait l'avoir accepté et tentait maintenant de vivre avec contrairement à toi qui ne fit que lutter contre, sans essayer de la comprendre ou plutôt, sans le vouloir...

Il t'interrogea à ton tour sur le pourquoi de ta colère. Tu pris une grande inspiration pour mettre de l'ordre dans ton esprit. Une inspiration dans le but de retrouver le début à tout ça... À cette déchéance...

"Le sentiment de faiblesse... D'être un poids pour les autres..." - tu te remémores ces instants où tu ne pus rien faire face à la menace qui se dressa contre vous, forcée à te cacher derrière d'autres... À dépendre de leur protection... "Le sentiment d'être inutile..." - car à tes yeux tu fus un bien piètre support, incapable de pouvoir garantir leur vie à cent pour cent et ne t'en rendre compte qu'à cet instant critique... Rentrer chez toi et voir que tes proches s'éloignent et t'éloignent de tout... Supporter tout cela sans rien dire pour ne pas plus affliger les autres ; telle était donc la source de ta colère, de ta frustration.

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Mar 24 Avr 2018 - 14:53
Elle était elle-même un réceptacle de ces noirs sentiments, de ces sentiments qui dévorent l'esprit et poussent au pessimisme. Ces êtres devaient apprendre à solutionner leurs problèmes, mais parfois et c'était le cas pour lui, les problèmes n'en étaient pas vraiment. Le mal était issu de stigmates indélébiles, souvent liés à l'enfance, des cicatrices de l'âme mal soignées voir pas soignées du tout. Il avait su noyer sa tristesse, dans l'art du combat, dans le bushidô, s'investissant corps et âme dans la voie de l'art martial. Les instants de joie étaient si éphémères, si fragiles. Il fallait les entretenir comme du verre précieux entre des mains expertes et lui, n'était pas aussi habile. Il apprenait encore à discipliner ses émotions pour vivre en société. Il apprenait à se munir de blindage pour résister aux éventuels affronts, à être monsieur tout le monde alors qu'il était associable et marginal. La colère était son refuge, son exutoire, la clé de l'apaisement. Mais, ce n'était que momentanément, et l'apaisement malsain qu'elle délivrait n'était hélas pas proportionnel aux dommages mentales subis.

« Venir ici m'aide à faire le vide,
 Le vide est une sensation recherchée,
J'ai résolu beaucoup de maux intérieurs ainsi,
Il faut s'inspirer du cadre apaisant,
Depuis cette hauteur où l'on domine tout,
Il parait si évident de relativiser. »
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Dim 29 Avr 2018 - 23:32
Lourd, ton corps s'affaisse, se laisse tomber en arrière - il est fatigué, tu es fatiguée ; ta chevelure de jais parsème le sol et, tu fixes le ciel orangé teinté de blanc par les nuages. À la recherche de ce vide dont il parle, tu peux cependant pas t'empêcher de penser. Les mains posées l'un sur l'autre sur ton ventre, il faudra probablement les bander si tu ne finis pas de les soigner. Quoi que cela serait fâcheux, tu risques d'avoir des cicatrices. Tu les lèves au-dessus de ta tête - Non, tu n'en as pas envie, tu termineras ce soir ou demain lorsque ça ira mieux.

Doucement tu souffles, replaces mollement tes dextres sur ton estomac - "Vous arrivez vraiment à ne penser à rien ? Par exemple en ce moment je pense que je n'aimerais pas avoir de cicatrices sur les mains". Il est à peine perceptible mais, un fin sourire se dessine sur ton visage ; te bousiller comme ça était une idée vraiment bête, tu crains déjà les colères de tes grands-parents et parents, tu le regrettes mais, vaut mieux tard que jamais...

Tu te sens un peu idiote et, il fallut que tu tombes sur un inconnu pour te rendre compte que tu faisais n'importe quoi... - "D'habitude, pour me vider la tête je me plonge dans les livres et étudie jusqu'à n'en plus pouvoir". Inonder ton cerveau d'information pour ne plus réfléchir, telle était ta solution. Sauf qu'elle n'était que temporaire, une fois la nuit passée tes maux revenaient - devant alors à nouveau lutter contre eux, tu t'enfermais dans une spirale. Mais ce soir, l'air était frais ; il t'était agréable et te permis de te détendre.

"Alors, on peut dire que vous êtes sur la voie de la guérison ? Quelles sont les premières images qui vous viennent lorsque vous regardez Iwa d'ici ?" - tu lui posais de multiple sans savoir si tu l'ennuyais ; cela n'avait pas d'importance : il n'aurait qu'à s'en aller si c'était le cas, tu ne lui en voudrais pas toutefois, une autre question te vint brûler tes lèvres- "Dites, êtes-vous shinobi ?".
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