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« Il est si simple de corrompre ce qui peut être corrompu. Il n'est pas rare de se perdre. En chemin. » Ft. Masashige.


Lun 8 Jan 2018 - 12:49


« Il est si simple de
corrompre ce qui peut
être corrompu. Il n’est
pas rare de se perdre. En chemin. »
(Corruption de Coeur)


Feat : Meikyû Masashige.

« La façon la plus sûre de corrompre un jeune homme, c'est de l'induire à estimer celui qui pense comme lui plus haut que celui qui pense autrement. »
( Friedrich Nietzsche )



La beauté du monde est partout. Tu en avais la preuve avec ce désert infini. Tu avais réussi à t’orienter, le temps d’arriver dans une ville. Protégé par le sable. Par le désert lui même. Toi, jeune fille avec des maigres habits, sans même avoir assez de sous. Tu réussis à “emprunter” une jarre assez grande et un trident finement décoré. Comment ? Disons simplement que le sable t’as bien aider. Et tu partis. Avec une gourde remplie d’eau. Ne t’arrêtant pas assez longtemps pour avoir une mission. Ni même pour espérer avoir des amis. Ou tout autre relation. Non. Tu avais voler. Et tu étais repartie.

Insouciant grain de sable. Dans ce désert qui n’en finissait pas. Mais tu réussis à esquiver la mort. Plusieurs fois. Tu avais saisi le manège. Tu tapotais le bout de ta hampe. L’écho se répercutant dans le sable. Ainsi, tu pouvais entendre si quelque chose se cachait. En dessous de tes pieds nus. Et tu avais fini par adopter une chanson.

Tape. Respire. Expire. Sent la répercussion. Tape. Respire. Expire. Ressent le sable.

Dodelinant de la tête tandis que le soleil tapait sur tes cheveux. Tu mourrais de chaud. Ta gourde se vidant petit à petit. Et tu n’arrivais pas à voir le bout.

Tu finis par abandonner. Lasse de marcher. Tu regardais le sable infini tandis que tes pieds continuaient de fonctionner. Faisant des petits pas. Ou simplement en se cachant sous le sable. Une petite partie de cache-cache ? Tu descendais tes yeux, essayant de compter le reste de tes orteils. Ah, seulement deux ! Tu sentais le sable caresser les autres.

Tu sentais que tu étais revenu chez toi. Oui. Tu es chez toi. Dans ce désert. Aussi dangereux et imprévisible que tu ne l’es.

Tu soupirais. Tu finis par t’asseoir sur une dune. Assise sur un trône de sable. Et tu regardais. La mort frappait. Les animaux dangereux s'entretuent. Toi, la tête posé sur ta main. Simple spectatrice de la vie. Tu étais déjà si lasse de cette monotonie.

Tu regardais le ciel bleu. Comptant les nuages. Te demandant quels formes ils pouvaient avoir. Un poisson pour lui. Un requin pour l’autre. Oui, tu ne pensais qu’à la mer. Toi qui avais si soif. Le soleil frappait plus fort que prévu. Tu n’avais pas l’habitude. Tu n’es pas né dans ce désert.

Tu humectas tes lèvres. Gercés par la chaleur étouffante.

" Vais-je mourir ici ? "


Un faible son qui se répercutent à travers les grains de ce paysage. Lançant un bref appel d’aide. Le désires-tu vraiment ? Mourir ? Ou préfères-tu ? Vivre ?



© NEURO



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Mer 10 Jan 2018 - 22:06

Hiver 202, Désert ▬ Kaze no Kuni


Désert. Sable. Vent. Dans ce monde immuable, les saisons ne semblaient jamais avoir aucune influence. Que le Printemps fasse bourgeonner les fleurs de l’Académie. Que les Chaleurs de l’Eté raccourcissent les vêtements. Que l’Automne fasse s’effondrer les feuilles orangées. Que l’Hiver apporte son rideau blanc plein de fraîcheur. Il semblait que, au sein du désert, les quatre saisons n’en soient qu’une seule, si bien qu’il était parfois difficile de connaître à quelle époque de l’année le monde se trouvait. Au sein du Désert, les quatre saisons n’en formaient qu’une et, en certains lieux, certains Hommes avaient un jour dit que, l’orage grondant, ils auraient vu la pluie tomber et se mêler au sable. C’est ainsi que, en certaines régions du Désert, il existerait une deuxième saison, celle des Pluies, qui, rare, s’étalerait sur quelques semaines. Dans l’immensité du Désert, s’il semblait que les saisons ne changeaient jamais, les étoiles tournaient constamment. C’est ainsi, au rythme du ciel étoilé, que les Caravaniers trouvaient leurs routes au sein du Désert. Et, comme le disaient les Tatoués restés au sein des Dunes, c’étaient là où se trouvaient les Ancêtres, guidant les pas de ceux restés encore un temps en bas.

Si le Soleil n’était pas encore au plus haut en cette journée, il semblait déjà se montrer malicieux. Car ceux qui ne connaissaient pas les routes risquaient de se perdre ou de s’abandonner au milieu de la chaleur. Au sein du Désert, alors qu’il levait les yeux vers le ciel bleu, le Tatoué prit une longue gorgée de la gourde en peau de bête, évitant d’en perdre une goutte mais d’en boire trop. Car tout Homme du Désert le savait, plus ils buvaient, plus ils perdraient l’eau dans la sueur. Aussi, se déplaçant lentement, passant à l’ombre d’une dune, son regard fut intéressé par la silhouette qui, au-dessus, se tenait assise. Curieux, sourcils froncés sous les bandeaux qui couvraient son visage autant qu’une partie de sa chevelure de feu, le Meikyû se rendit vers la personne sobrement installée. Et, descendant légèrement le bandeau qui couvrait ses lèvres humides, le Caravanier prit finalement la parole.

MasashigeT’es bien installée ?, laissa-t-il seulement entendre.

Détaillant légèrement la jeune femme, le sourcil gauche relevé de surprise, il se questionnait sur la présence de la solitaire au sein des Dunes. Passant une main sur sa joue mal rasée, suite aux longs voyages, il lui présenta finalement sa gourde, où siégeait encore un peu du liquide salvateur.

MasashigeTu t’es perdue ? Il est souvent déconseillé aux amateurs de se rendre seul dans les Dunes., il sourit légèrement en reprenant sa gourde. Ils ne connaissent pas les chemins, le sable et les étoiles.

Puis, jetant un coup d’œil à la Caravane qui continuait d’avancer en son absence, le Caravanier posa à nouveau son regard sur elle. Elle semblait bel et bien fort jeune pour se déplacer seul au sein d’un Désert qu’elle ne semblait pas connaître. Était-elle une fille des Dunes ? Ou sotte qui se pensaient pouvoir se promener au sein des Vents et des Dunes ? Finalement, posant son regard sur l’horizon, il laissa entendre ses derniers mots.

MasashigeUne source d’eau se trouve derrière la Dune suivante. C’est là où se rendent les Caravanes et où nous poserons bivouac pour la nuit afin d’étudier les étoiles.
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« Il est si simple de corrompre ce qui peut être corrompu. Il n'est pas rare de se perdre. En chemin. » Ft. Masashige.

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