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Sakéthon à Iwa | ft. Hoshino Watari


Mar 9 Jan 2018 - 20:58

Reisei avait besoin de se changer les idées. Il avait besoin de décompresser quelque peu après son arrivée mouvementée. Il avait réussi à se brouiller avec sa sœur et commençait à ne plus adhérer à la philosophie et aux mœurs quelque peu dissolus de son frère. Et en plus de ça, il était mitigé quand à ses futures interactions avec sa cousine Erin et son cousin Watari. Autant dire que, concernant son futur à Iwa, Reisei était plus que dubitatif. Pour être honnête, il doutait réellement de réussi à s’adapter à cette vie, qu’il avait supportée jusqu’à présent uniquement grâce à la vie sans soucis autre que le Vieux que cela lui apportait. Mais ce temps de pseudo tranquilité venait de prendre fin et Reisei n’étais pas dupe, jamais il n’aurait les mêmes conditions de vie. Et cette constatation était loin de le réjouir.

Depuis son arrivée, quelques jours plus tôt, plus d’une fois une idée insidieuse l’avait hantée : Et s’il désobéissait au Vieux ? S’il se contentait de disparaitre de la circulation et s’installer dans un coin paumé pour se faire son saké et se murger peinard.


- ça ferai un joli pied de nez au vieux Kazan… Pas sûr qu’il laisse passer par contre. Et le connaissant, il me retrouverait, mettrait le temps mais il est certain qu’il finirait par me mettre la main dessus, ce qui résulterait très certainement en la rupture de la relation très particulière qu’entretient ma tête avec le reste de mon corps


Perdu dans ses pensées, assis sur la tonnelle du jardin, il vit soudain passer quelque chose devant lui, un papier déjà bien froissé. Par jeu, il créa une petite roche pointue avec son chakra qu’il cracha en direction de la feuille, qu’il réussi par miracle à épingler du premier coup.

- … Purée, je suis vraiment trop bon ! Ce talent… ça pourrait être sympa de développer cette technique et m’y entrainer, ça pourrait servir un jour !

Il se leva ensuite pour ramasser le papier, avant que quelqu’un ne le voit et ne l’accuse de salir le jardin zen. Il le ramassa donc et vit en le retournant qu’il comportait une inscription à demi-effacée. Il la déchiffra comme il put et à mesure que ses yeux courraient sur le papier, ils s’agrandirent tandis qu’un immense sourire commençait à naitre sur son visage. Il froissa le papier, se recroquevilla puis sauta, le poing en l’air en criant :

- YEAAAAAAAH ! ça c’est cool !

Le papier en question évoquait un évènement organisé à Iwa : Un sakéthon. Le but était on ne peut plus évident pour Reisei. Il devait visiter une série de tavernes et boire au moins une coupe de saké dans chacun. Or, d’après le prospectus, il y avait beaucoup de taverne dans Iwa, ce qui était une excellente nouvelle. Le seul inconvénient était qu’il ne souhaitait s’y rendre seul. Il devait trouver quelqu’un pour l’accompagner.

Takazane était hors course, vu qu’il était rentré à l’aube, il avait dû avoir une nuit mouvementée et ne serai pas en état. Sa sœur ? Hors de question, ils étaient en froid et à tous les coups, au bout de deux coupes, elle serai totalement HS et il devrait la ramener, ce qui ruinerai la soirée. La plante en pot de Watari à cheveux blancs ? Nan, pour l’instant, Reisei n’avait rien contre elle, mais il n’avait rien non plus pour. Le cousin ? … Après tout pourquoi pas ?

Il se dirigea donc d’un pas rapide vers l’intérieur de la demeure et arrivé devant la pièce où devait se trouver le samouraï, il frappa doucement le cadre en bois de la porte

- Cousin ? Tu as soif ?
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Sam 20 Jan 2018 - 22:38
L’ondulation est gracile, alors que l’onde noire reflète l’œil avisé de celui qui en a la maîtrise. C’était comme la danse, tantôt celle d’un couple harmonieux, de l’autre, d’une passion enflammée. Les gouttes giclent comme l’aurait déposé l’écume sur les bancs d’une plage de sable fine. Mais pourtant, l’encre est manié avec beaucoup plus d’emprise que ne le ferait les courants marin et leurs effets. Dans une caresse, les traits se forment et les idéogrammes s’accumulent, formant une missive, puis une autre. Dans la valse de la peinture aux noirs caractères, le jeune homme redécouvrait l’art de calligraphier et avec, l’incertain avenir qu’il pouvait dessiner par cet ennuyeux temps passer à négocier et communiquer.

Que ce fut le chantier du temple, les fonds à réunir, ou les diplomaties à entretenir, l’art du beau n’était plus qu’accessoire dans l’art de gérer les biens et les projets qu’ils entreprenaient ici à Iwa. Alors, comme le roulement des vagues dans les océans, les secondes et les minutes s’enfilaient les unes après les autres le long du fil de la journée et du temps qui s’y écoulait. Watari ne savait pas depuis combien de temps il était ainsi installé avec cette liste de missive auquel il devait répondre, mais il était probable que cela faisait un long moment : ses jambes lui faisaient un peu mal, à être restée ainsi pliées dans cette position de zazen, pourtant propre à la méditation… S’étirant doucement en se relevant et faisant attention à ne pas renverser son encrier, il déposa le pinceau près sur l’étui à cet effet, avant de se relever et de regarder la liasse des missives qu’il allait devoir faire envoyer. C’était à ce moment-là qu’on frappa doucement à la porte coulissante du bureau qu’il occupait temporairement chez les Nagamasa. Ce bureau s’était avéré nécessaire avec son nouveau grade qui lui donnait un peu plus de responsabilité. Quant à cette timide invitation…

Vous pouvez ouvrir. C’est pourquoi ? Il ne s’attendait pas à voir dans l’entrebâillure désormais entrouverte, le visage de son cousin et ainé, le facétieux samouraï de la terre, Reisei. Au contraire de son jumeau, Takazane, il s’était fait plus discret lors des événements ayant succédé à leur arrivée. Ils ne s’étaient pas revus ensemble, depuis la mort de Chôgen. Ils s’étaient faits sage et discret et Watari ne parvenait pas à savoir ce qu’il devait en penser. Mais peut-être était-ce le moment pour lui d’en savoir plus sur les motivations de Reisei et ses projets futurs ? Il est bien rare que tu viennes à ma rencontre pour me proposer à boire. Serais-je le seul qui demeure encore sobre parmi ceux avec lesquels tu as l’habitude d’aller consommer les spiritueux, Reisei ? Il lui fit un petit sourire malicieux. Enfin, j’imagine que je mérite bien un peu de repos après avoir pris tant de mon temps pour faire des papiers. Qu’as-tu donc à me proposer ? Il s’approcha de lui, interpella un serviteur qui passait par là, avant d’ajouter : Ces missives doivent être envoyées. Je vous confie la charge de les faire parvenir à leur bon destinataire ! Puis, se retournant vers Reisei avec un air entendu, il utilisa le vent pour appeler à sa main ses katana avant de les ranger à sa ceinture.

As-tu une idée de destination, du fait ?
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Ven 26 Jan 2018 - 20:53

Risquant un œil à l’intérieur de la pièce, il vit le cousin assis, visiblement en train d’écrire des lettres. Pour rien au monde le samouraï n’aurait voulu être à sa place. La paperasse et lui étaient relativement incompatibles. Et puis, pour écrire des lettres, il faut avoir un correspondant. Hors, n’étant que très peu sortit du domaine du Vieux et ne souhaitant pas se mêler aux autres, Reisei n’avait, pour ainsi dire, aucun ami. Pas de confident, pas de camarade et ce, depuis son plus jeune âge. Non pas que ça lui manque mais avoir quelqu’un sur qui compter devait être une expérience agréable. Beaucoup de travail et de concessions mais il devait y avoir au moins autant d’avantages que de défauts, sinon les gens ne s’acharneraient pas à être grégaires. Watari sembla surpris de sa proposition.

- Tu dois pas être le dernier sobre mais le frérot roupille avec une fille et disons que je me suis plus ou moins accroché avec Eirin et ma chère sœur à mon arrivée donc je préfère éviter.

C’était plus ou moins la vérité. En fait, depuis son arrivée, Reisei était torturé par une question à laquelle seul le cousin pouvait répondre. Et ce n’était pas le genre de question que le samouraï était capable de poser sobre. Il allait faire d’une pierre deux coups et au pire, il prétexterait avoir déliré sous l’effet de l’alcool. Après quelques minutes de réflexion, il sembla accepter, lui demanda ce qu’il prévoyait. Le samouraï lui expliqua brièvement le concept de sakéthon

- Une tournée des bars et des auberges d’Iwa. A chaque taverne, il faut boire au moins un pichet de saké. Une fois le pichet terminé, on se fait tamponner la main et on doit avoir tous les tampons à la fin. Et il paraitrait que celui qui réussit à avoir tous les tampons gagne.

Il attendit ensuite la décision du samouraï. Il espérait que celui-ci le suivrait et que, une fois qu’ils auraient un coup dans le nez, Reisei pourrait lui poser la question qui lui brûlait les lèvres
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Mer 7 Fév 2018 - 17:57
Watari sourit doucement avant d'éclater de rire face aux explications de Reisei. Il était vrai que leur réunion de la dernière fois avait été le théâtre de tension. Mais il ne s'était pas laissé atteindre par la verve et les reproches de qui que ce soit. Il y avait beaucoup de difficulté à leur accorder du crédit quand des adversaires bien pires tenaient des propos bien plus sévères à son égard. Mais surtout, ce qui le faisait rire était de voir son cousin ainsi pris sous l'effet de ses propres torts. Tu es audacieux ou inconscient ; ton franc-parlé honore ta fierté. Mais tu manques cruellement de diplomatie, j'imagine. Eirin aurait accepté, pour le peu que tu la mettes au défi. En revanche, je doute que Sakuya eut accepté.

De prime abord, ces réponses semblaient évasives et ne pas s'approcher d'une réponse claire quant à sa décision de participer ou non à ce qui ressemblait à une course d'endurance face à l'alcool. Soit, après tout, il avait déjà déployés quelques stratégies pour vaincre la belle princesse des neiges du clan Yuki, il aurait probablement quelques petits trucs et astuces pour s'en sortir sans maux de têtes, s'il accompagnait Reisei. Watari, lui, y voyait un avantage certain : mieux cerner Reisei et peut-être lui donner de quoi avoir d'autres motivations que de se faire outre-à-saké, jours après jours. En tous les cas, pourquoi pas. Cela me détendra un peu : ces papiers ne s'enfuiront pas et il y en a déjà beaucoup qui vont devoir parvenir à leurs destinataires. C'était une manière de dire qu'il en avait déjà beaucoup fait pour aujourd'hui et qu'il pouvait avoir du temps pour autre chose.

En l’occurrence, partager un drôle de défi viril avec Reisei. Cela me permettra de t'en demander plus sur ce que tu as fait, ces dernières années, Reisei. Il sourit en sortant de son bureau et en fermant la porte derrière lui, toujours d'un simple mouvement de main qui actionna les vents comme sur sa volonté. Puis, il lui demanda alors : C'est à toi l'honneur de me dire où se trouve notre ligne de départ. J'espère que tu as bien mangé avant, de ce que je vois, la soirée risque d'être longue et surtout, chargée en alcool. Son sourire se fit rusé et acéré, légèrement mué d'un rictus de défi. Reisei avait probablement beaucoup d'expérience, mais se doutait-il que Watari avait lui aussi, beaucoup de cordes à son arc ? Il risquait d'être surpris, s'il pensait que celui qui était son responsable à Iwa était quelqu'un qui n'avait pas l'habitude de déguster les spiritueux...
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Sakéthon à Iwa | ft. Hoshino Watari

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