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La GUERRE des VOLAILLES


Mer 10 Jan 2018 - 5:30
Dans une contrée lointaine de l'an 201... Ou 202, on est pas trop sûr...
LA GUERRE DES VOLAILLES





ÉPISODE I : LA MENACE AVIAIRE


Iwagakure est en pleine ébullition. Les invasions successives et le danger des routes commerciales reliant les villages éloignés provoque la discorde.

Pour régler la question, un nukenin impose un blocus économique à la petite ville (CONFIDENTIEL)

Face à ce dangereux engrenage, alors que le Tsuchikage et ses sbires s’enlisent dans des débats sans fin, le conseiller Nagamasa Yoshitsune charge en secret un jeune chuunin, à la fois assassin mais également scientifique, de résoudre le conflit…

Mais l'intrépide shinobi était loin de se douter de ce qui l'attendait...



Localisation : CONFIDENTIEL
Opération : Crevette Verte

Hayai Taishi dévalait les escaliers alors que la lumière de la lune illuminait son masque blanc, venait mourir sur son manteau noir aux accents verts. Un éclair gris étincela au coin de son œil et il s’écarta au dernier instant, quelques shurikens sifflèrent à ses oreilles et allèrent se perdre dans le plafond. Il attrapa la rampe qui bordait les marches et se laissa tomber dans le vide question de gagner le temps.

L’assassin était déjà plutôt étonné de ne pas avoir rattrapé sa cible, un nukenin recherché pour meurtre et désertion. Ce genre de tâche faisait partie de son quotidien depuis son entrée à la branche plus… sombre de l’unité spéciale d’Iwa. Le gars l’avait surpris et repéré beaucoup plus tôt que prévu, Taishi devait vraiment travailler ses capacités de dissimulation, à quoi servait un type qu’on pouvait repérer dix kilomètres d’avance ? L’Hayai compensait par ses autres talents, mais surtout par ses airs de beau gosse. On leur pardonne tout, à ceux-là. True story. Il défonça la porte du bâtiment d’un coup de pied, sa cible courait dans la rue et le jeune homme se lança à sa poursuite. À cette heure, au moins il n’y avait pas de passants. Bon, on aurait quand même pu se demander pourquoi on pouvait bien jouer au chat et à la souris à cette heure, mais Taishi était tout aussi doué pour inventer des histoires crédibles, la preuve, vous avez lu « Crevette Verte » et vous ne pensiez pas que ça pouvait être si sérieux comme intro en matière, non ?

Il tourna le coin et propulsa le chakra dans ses pieds pour bondir sur le toit des maisons serrées comme des sardines. De ce point de vue, il était un peu plus facile de suivre sa proie qui essayait de le semer en en empruntant fréquemment des ruelles. Taishi n’était pas exactement très connaissant des lieux comparé à son adversaire et il songea que s’il n’en finissait pas rapidement, ce serait un fiasco. L’Hayai avait la double chance d’être un assassin sans talent en sensorialité, voyez-vous. Hé, il est juste chunin, ne râlez-pas, les standards ont baissés ce n’est pas sa faute ! Toujours est-il que Taishi plongea la main dans son manteau et en sortit un kunai. Il l’appuya contre sa ceinture tout en continuant à courir, et un clic sonore lui indiqua que larme était bien attachée contre la bobine de fil d’acier attachée à son ceinturon. Il fit tournoyer le câble comme un lasso, mesura la distance du doigt à son habitude, retint son souffle et projeta le kunai. Il y eut un sifflement dans l’air puis l’arme accéléra brutalement. Un cri de surprise lui indiqua qu’il avait fait mouche. L’Hayai s’arrêta pour reprendre son souffle, il ne rigolait pas quand on parlait de repérage à dix kilomètre. Il éprouva le câble comme une canne à pêche. Le Kunai était solidement planté dans son dos, le sang avait éclaboussé le mur. Le type essayait faiblement de le retirer. L’Hayai soupira. Cette fois-ci, Yoshitsune aurait des bonnes nouvelles au moins. Plus qu’à…

Il y eut un vrombissement sourd et il sentit une présence directement dans son dos. Un kunai surgit dans sa main et le shinobi masqué se détourna en tranchant l’air. Rien. Sauf la lune qui semblait se moquer de lui désormais. La tension sur le câble se détendit brusquement. Il se retourna, regarder bêtement devant lui, et tira sur le câble. Un couteau ensanglanté retourna à sa main. Sa cible, elle… Avait disparu. Il jura. C’était la troisième fois ce mois-ci.

Et au fond de la nuit, il lui sembla entendre ce bruit, cet écho incompréhensible qui allait troubler ses rêves pendant un bon moment… Et les vôtres aussi.





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Jeu 11 Jan 2018 - 21:15
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LA GUERRE DES VOLAILLES




ÉPISODE II : LA GUERRE DES SCONES




L'agitation règne au village d’Iwa. Des milliers d’habitants ont dénoncé le laxisme de l’état public. Confrontés au mouvement séparatiste mené par les déserteurs Yuki, les shinobis iwajins, en nombre limité, ont du mal à maintenir la paix et l'ordre dans la cité.

De son côté, le jeune Hayai Taishi enquête sur la mystérieuse exécution de ses cibles, suspectant l’infâme Kiri d’avoir eu des accords canapés avec certains des vieux amis de Borukan Akimoto…

Mais d’abord, il a faim.


Il était loin de se douter qu’il s’aventurait déjà sur un chemin mystérieux…

Taishi déverrouilla la porte de sa maison et entra, accueilli par le silence de l’après-midi. Il déposa son sac sur la table en baillant. Le voyage de retour avait été plus long que prévu, même ses sceaux avaient une certaine limite de distance. D’autant plus qu’il n’était pas très enthousiaste à l’idée d’annoncer qu’il avait raté son coup. Enfin, raté était un gros mot. Le chuunin était presque certain que le type était mort… Il n’avait juste pas de preuves. Pas de mal, quoi. Peut-être qu’il pourrait demander à Sanadare d’aller « détendre » Yoshitsune avant de faire son rapport. Un de plus, un de moins, ça changeait quoi pour cette idiote.

Son estomac gronda et lui annonça l’ordre des priorités à ce moment précis. Son garde-manger était vide alors il décida d’aller régler ça quelque part en ville. À cette heure, le soleil était bien direct mais la température était douce et les rues étaient modérément agitées. Bien vite, les bonnes odeurs l’attirèrent vers le quartier marchand et ses nombreux étals et restaurants. Ceci étant dit, il avait du mal à choisir. Mais incapable de se décider, il continuait à marcher. Une voix l’invita sur sa droite.

« SCONES TOUT FRAIS, DES PATISSERIES EXOTIQUES QUI FONDENT DANS LA BOUCHE ! »

Indécis, il regarda l’étal, n’ayant jamais entendu parler de telles choses. Ça ressemblait à une sorte de morceaux de pain plat. Ça n’avait pas l’air mauvais mais ce n’était pas exactement un plat complet. Il releva la tête.

« Désolé, ça l’air bien mais…euh…! »

Il mit la main sur sa mâchoire pour l’empêcher de tomber, car elle avait bien envie de se décrocher alors que ses yeux se posait sur deux sublimes, généreux –BEEP- de calibre EE eux même accrochée à une déesse sculpté à même la granite des dieux, enveloppée dans un tablier de boulangère qui semblait trois tailles trop petits. De long cheveux blonds d’amazone et un regard vert rendait la bouche de Taishi le seul barrage contre le fleuve de bave qui voulait s’en déverser.

« Mais… Mais je-je-je-ne-sais-pas-comment-les… hum apprêter ? »

Tentative un peu faible mais le sourire de bogosse mit les choses de son côté et il prit place sur un des tabourets de l’étal. Miss EE semblait ravie et lui disposa plusieurs petits pain dans une assiette en lui expliquant les différentes variétés : fromage, babeurre, confiture, même au wasabi. Elle babillait, lui il bavait. Il finit par passer une bonne heure assis-là, ignorant le soleil qui lui faisait une belle marque rouge sur le cou, gavé de scones. L’heure de la fermeture arrivait et l’amazone commençait à ranger son matériel.

« Donc, je me disais, il se trouve que je suis un scientifique et hum… Que dirais tu de- »

Il fut interrompu par les cris d’un enfant qui venait de surgir de la ruelle à côté et qui fila se cacher contre les jambes de Miss EE. Un homme surgit à son tour et pointa du doigt le gamin.

« Ce morveux m’a volé ! »

Miss EE se confondit en excuses et fustigea l’enfant qui, la tête basse, sortit de sa poche un porte-monnaie et le rendit lentement. L’homme lui arracha des mains et partit. Taishi resta silencieux, sa participation ne semblait pas requise. L’amazone s’accroupit au niveau du gamin.

« Mais qu’est-ce qui t’as pris ! »

« Tu-tu fais que travailler et personne est jamais gentil avec toi ! Je-je voulais juste te faire un cadeau ! Ouinnnnnnnnnnnnnnnnn… »

« Voler ce n’est pas bien, Yatsuo ! Si tu n’es pas sage, le Gloubadook va venir te chercher dans ton sommeil tu le sais bien ! »

« Je- Je m’excuse…. Sniff »

« Allez, va jouer, on discutera ta punition plus tard. »


Elle le serra contre ses majestueux –BEEP- et dans un éclair le gamin était déjà reparti. Taishi sembla pensif alors que l’amazone revenait.

« Désolé mon cœur, tu disais ? »

« Euh… Hum… C’est qui le Gloubadook ? »

Elle sembla dubitative puis éclata de rire, faisant bondir ses arguments de manière impressionnante.

« Oh ça ! Je viens du nord du pays. C’est juste un conte pour faire peur aux enfants qu’on racontre. Le Gloubadook, c’est cet esprit vengeur qui punit les criminels et les enfants qui ne sont pas sages. L’attrape, c’est qu’on dit qu’il n’est pas bienveillant, mais plutôt opportuniste et qu’il y a un prix pour toute action, bonne ou mauvaise, alors vaut mieux éviter de le croiser tout court, hein ? »

« Je vois… Et ce Gloubadook, comment on peut savoir que c’est lui ? »

« Hé bien, la légende veut qu’il fasse signifier sa présence par un bruit particulier et impossible à répliquer. »


L’Hayai considéra les mots de la femme, puis la forme en sablier de sa silhouette. Il s’étira longuement.

« Eh bien, Mademoiselle, je n’ai plus qu’une seule question… Ce gamin, il est à toi ? »

Elle s’était détournée pour compter sa caisse. « Yatsuo ? Oui, je… Hum ? »

Taishi avait disparu, l’argent posé sur la table. Quand c’est trop beau pour être vrai…

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Ven 19 Jan 2018 - 8:05
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LA GUERRE DES VOLAILLES




ÉPISODE III : LA REVANCHE DES CALOP-SITH



C'est la guerre ! Iwagakure croule sous les attaques de l'impitoyable Meikyû Yamamoto, le Mizukage. Il y a des héros dans les deux camps. Le Mal est partout.

Avec une audace stupéfiante, le mystérieux GlOUBADOOK, diabolique et énigmatique personnage, est entré dans la région pour subtiliser les cibles de l’unité Tengu, les spectres d’Iwa.

Alors que l’armée Iwajin tente un effort désespéré pour sécuriser une alliance entre deux puissances majeures, un jeune chuunin mène une mission désespérée pour découvrir la vérité sur le Gloobadook, mettant la main là où l’homme... n’a jamais mis le pied.

Taishi s’appuya contre le meuble en réfléchissant puis s’approcha du mur et déplaça un photo puis l’un des multiples fils rouges. Il y avait des dizaines de clichés, dessins et illustrations sur la surface, n’ayant qu’un point commun, ce fil d’ariane écarlate menant en son centre, là où, en grande lettres rouges y était inscrit : GLOUBADOOK.


L’Hayai essayait en vain de trouver un point commun ou plutôt une piste depuis quelques jours. Il n’avait parlé de son « investigation » à personne car il doutait qu’on l’eut pris au sérieux. Le type qui s’intéresse maintenant à des légendes urbaines alors que le village est sur le bord de la guerre ? Aux cachots ! De toute façon, Taishi n’avait rien trouvé de nouveau. Il avait bien demandé autour de lui plus d’informations sur la légende du Gloubadook mais il semblait bien que ce soit rien de plus qu’une histoire d’enfant aussi vieille que les pierres d’Iwa, personne ne semblait bien se rappeler d’où le contre pouvait bien avoir origine, si ce n’est que tout le monde semblait d’accord pour dire que ça venait du nord du pays. Ça ne lui apprenait pas grand-chose vu la taille de la région en question.

Il soupira en s’étirant longuement, songeant que ça faisait un moment qu’il avait rien bouffé. Taishi ramassa son manteau lentement, toujours songeur. Le Sergeant-Major, le perroquet qui avait jadis tenté de bouffer Sana, et Sana qui avait tenté de la bouffer ensuite, croassa en s’envolant de son perchoir, bousculant une pile de papier sur la table sous le coup de vent produit par ses ailes multi-colores. Taishi lui râla après.

« Imbécile… »

Soupirant, il se pencha pour commencer à ramasser le gâchis. C’était le courrier qu’il avait négligé d’ouvrir depuis plusieurs jours. Note de restaurant impayé… Publicités… Journal local… Hum ? Son regard fut attiré sur un carton coloré et bien étrange.

LE CABARET CALOPSITTE : GRANDE OUVERTURE

Outre le design particulièrement peu attrayant, un détail attira son attention, le texte en lettres fines au bas de la carte.

« Venez rencontrer Glouria et trouver toutes les solutions à votre seul problème… »

Il plissa des yeux et relut.

« Venez rencontrer Fezā et trouver toutes les solutions à votre seul problème… »

Taishi se secoua la tête. Il commençait à halluciner au sujet de cette histoire, maintenant ? Il soupira maintenant, tout de même dérangé par ce qui venait d’arriver. Le chuunin ne pouvait pas se permettre de devenir fou, pas quand l’idiote remplissait déjà ce rôle. Il avait besoin de décompresser. Son regard se porta sur la carte. Un cabaret, hein ? Peut-être qu’un peu d’attention chèrement payée ferait l’affaire. Il enfila son manteau et disparut dans un éclair verdâtre.

TRANSITIONNNNNNNNNNNNN

Les yeux du brun se posèrent sur l’enseigne du cabaret. C’était un tout nouveau building, et on pouvait entendre de la musique depuis l’extérieur. Un gros mec baraqué surveillait l’entrée, refusant religieusement l’entrée à tout bon et honnête… mineur. Un panneau annonçait la grande ouverture de l’endroit. Il soupira, montrant au gorille qu’il avait bel et bien un semblant de barbe, une preuve incontestable de sa maturité. Après un instant d’hésitation, la porte s’ouvrit enfin, l’aveuglant d’une lumière presque imperméable. Il fallut un instant pour que sa vision s’ajuste.

L’air était lourd de plusieurs arômes, mais il lui semblait discerner une odeur de cerisier qui planait dans la salle. Il fit quelque pas, essayant de mieux apprivoiser son environnement. Décrire l’endroit était difficile. Ça mêlait tradition et modernité. Comme un futurisme d’antan. Les yeux se posèrent sur la scène principale et surélevée au milieu de la salle. Son sang ne fit qu’un tour lorsque ses yeux se posèrent sur la tête d’affiche, qui bougeait lascivement sur la scène.



Accroché à chacun de ses gestes, l’Hayai complètement désemparé se laissa échouer dans un des fauteuils près de la scène, maintenant sa mâchoire pour l’empêcher de tomber. Ce n’était pas juste son physique de Divine Déesse mais bien ce regard narquois et charmeur, et les gestes qui trahissaient sa grâce malgré le poids des atouts à déplacer. Le temps semblait ralentir et il en oubliait tout. Le village, le clan, l’idiote, juste la science qui prenait sa place en tant que reine du bal. Mais la vraie reine, elle, ne cessait ce jeu de jambes, glissant sans effort autour d’une barre d’acier métallique. Es-ce que la température avait monté ou il avait brusquement vraiment chaud ? Il déboutonna son manteau. Et voilà qu’elle tournait, et tournait. Elle semblait allégée, ce devait être le gilet qu’elle avait retiré et qui trainait sur le sol.

Combien de temps resta-t-il là. Impossible à dire, mais lorsqu’il sortit de sa rêverie, il y avait une bouteille de saké entamée sur sa table et il ne restait plus grand-chose à réserver à l’imagination du côté de sa déesse qui venait de descendre de la scène, s’approchant à pas de chat avant de prendre place sur l’appui bras du fauteuil. Elle resta silencieuse, un léger sourire aux lèvres. Combien de temps, cette fois ? Taishi ravala sa salive.

« Tu es… hum… Fezā je suppose. »

Le sourire s’étira.

« J’ai bien des noms… En avoir un seul, c’est bien ennuyeux… non ? »

Taishi eut un petit rire et haussa les épaules. La dénommée s’approcha un peu plus, penchant dangereusement des arguments convaincants.

« Je vais te dire qui je suis… Je suis la solution à tous tes tracas… »
« …Vraiment ? »


Ce fut son tour de rire, sa voix était légère et cristalline dans l’atmosphère lourde et parfumée du cabaret. La voilà qui était assise sur son genou.

« Humhum. Avec moi, tout est possible. Alors dis-moi ce que tu veux… »

« … La liste est longue, on commence par mon salaire de misère ou bien le Gloubadook ? »


Il avait dit ça en blaguant, il n’était pas innocent sur le fonctionnement de l’endroit mais en bon salaud qu’il était pouvait au moins essayer de tricher. Ce ne serait pas la première fois. Mais la réaction de la femme ne fut pas telle qu’il l’espérait. Son regard semblait enflammé tout à coup. Elle se redressa.

« … Le Gloubadook ? »

« Euh… Ouais, c’est juste une connerie de… Hum? »


Elle s’était relevée sans dire un mot, se contentant d’afficher ce petit sourire insaisissable avant de s’éloigner à pas feutrés. Taishi la suivit des yeux avant de la voir entrer dans l’une des loges privées. Toute une entrée en matière et transition un peu brutale, songea-t-il, mais il avait vu pire. L’Hayai se releva et s’approcha de la loge dont l’entrée était obstruée par un simple rideau. Il entreprit de s’étirer. Cette fois, ce n’était pas comme avec l’idiote, il aurait peut-être besoin de faire d’actuels efforts. Il s’assura que ses cheveux étaient bien placés dans le miroir à côté, prépara ses one-liners et se frotta les mains avant d’entrer dans la loge.





Mais…………………….Rien. Le regard de Taishi s’abima dans la pièce. La loge était vide. Il n’y avait pourtant aucune autre entrée ou sortie. Comment… ? Ses yeux se posèrent sur un objet déposé sur un coussin, qu’il ramassa.

Taishi inspecta la longue plume arborant différent tons de brun. Et il lui sembla entendre un bruit, malgré la musique de la scène, malgré les voix et les rires. Ce bruit…

« … Bordel. »





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Mar 30 Jan 2018 - 19:36
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LA GUERRE DES VOLAILLES




ÉPISODE IV: UN NOUVEL ESPOIR



C'est une époque de guerre civile. Usant de shinobis opérant à partir de villages cachés, les Rebelles de Kiri et du Soshikidan ont emporté leur premières victoires sur le magnifique Iwagakure.

Au cours des batailles, un mystérieux individu nommé GLOUBADOOK a réussi à dérober les cibles secrètes de l'arme absolue d’Iwa : les Tengus, une force spéciale shinobi dotée d'un entrainement assez puissant pour annihiler une armée toute entière. Poursuivant les sbires du GLOUBADOOK, le Tengu Hayai Taishi essaie de remonter jusqu’à l’énigmatique personnage, porteur d’une réputation qui pourrait sauver son peuple et restaurer la liberté dans le continent...

Ou au moins contribuer et payer ses taxes… Salaud


Taishi leva les yeux devant l’édifice devant lui, la bibliothèque municipale d’Iwa. Il n’aurait jamais cru un jour devoir y poser les pieds, l’Hayai n’était pas connu pour son assiduité académique… Ou son intellect tout court en fait. Toujours est-il que le chunin était à coup de moyens pour percer à jour l’identité de Gloubadook et peut-être trouverait-il un indice ici. Les librairies lui avaient toujours semblée un peu sinistres. Faut vraiment être un rat de laboratoire pour volontairement s’enfermer avec les ennemis jurés de tout ce qui est cool, c’est-à-dire les bouquins en tout genre. Il voyait déjà se dessiner les longues tables remplis de personnages bedonnants, des lunettes épaisses comme son bras écrasés dans la figure. Il avait des frissons de dégoût juste à y penser. Taishi rassembla son courage et monta les marches presque à reculons avant de passer les portes.

Les lieux semblaient déserts, victime du beau temps dehors. Même les reclus semblaient avoir un peu de bon sens. Il se dirigea vers les premières étagères remplies de bouquins, mais il ne savait pas trop où commencer en vérité, en plus de n’avoir pas la moindre idée du fonctionnement des classements de tous ces bouquins. Il soupira encore en jetant un regard implorant aux immenses colonnes de papier compressé. Une voix retentit derrière lui.

« Tu cherches quelque chose en particulier, beau brun ? »

Il soupira. Ah non, un troll de bibliothèque l’avait repéré ! Il feignit de se gratter la tête, essayant d’éviter une vision qui allait l’endommager de manière permanente. Malheureusement, il n’avait pas le choix de se retourner. Taishi prépara la réponse automatique inculquée en cas de besoin pour repousser les baleines échouées d’Iwa.

« Non, tout va… Gne ? »

Spoiler:
 

Le Livre dans sa main lui tomba… des mains. Nonobstant l’allure générale de son interlocutrice, un détail semblait captiver l’Hayai sans pouvoir précisément le dicter. Au lieu de ça, il se contenta de la fixer mâchoire béante.

« Sa va ? Au dirait que t’as vu un fantôme ! Je suis pas méchante tu sais… *petit rire* »

Taishi l’entendit à peine, il avait repéré le détail le plus important chez la demoiselle.

Spoiler:
 

« Je… Hum… »

« Allez mon grand, c’est moi la directrice ici, tu peux tout me dire…*sourire* »

Un moment plus tard, il lui confiait toute l’histoire, ce qui sembla captiver l’intérêt de la libraire aux courbes délirantes. Taishi ravalait tout ce qu’il avait bien pu penser des bibliothèques, il serait désormais à la fois scientifique et intellectuel au besoin ! Toutes ces années sans savoir ce qu’il manquait…

« … Et à chaque fois que je me rapproche du but, le fichu mec kidnappe mes preuves ou bien il s’enfuit à une vitesse impossible ! »

Sans savoir comment la transition avait eu lieu, il pleurnichait désormais dans l’ample décolleté de la dame. Classique. Gardant ce petit sourire perpétuel, elle lui amena un tas de bouquin qui décrivait bel et bien la légende du Gloubadook mais sans vraiment amener de détails qui puisse l’aider à le localiser. Une autre impasse… La frustration était réelle. Il soupira en s’appuyant la tête sur la pile de livres.

« Mon pauvre chou… Autant abandonner toute suite, c’est juste une légende pour faire peur aux enfants, tu vois bien… La même légende dit qu’il est plus rapide que le temps lui-même, que ferais-tu même si tu le trouvais ? J’ai des biens meilleures idées pour t’occuper… »

Elle s’appuya dans son dos en lui caressant les cheveux. Taishi haussa des épaules. Elle avait peut-être raison, ça n’avait rien donné, tout ça. Il se demanda ce qui adviendrait de la danseuse-cockatiel. Cela lui remémora un détail.

« Tout ce que j’ai après des jours de recherches, c’est une malheureuse plume en plus. »

L’expression de la libraire changea et ses yeux s’agrandirent.

« Une… Une plume ? Quelle plume ? »

*Taishi sortit la longue plume de son manteau* « Ouais, laissée derrière de… »
« Donne-moi ça. »

« …Eh ? »

« DONNE-MOI ÇAAAAAAAAAARGHHHHHHH »

Il leva les yeux au dernier instant pour voir qu’au lieu de lui caresser les cheveux, elle avait s’apprêtait à être un peu moins douce.. Les livres volèrent dans tous les sens et la table se fracasse sous la pression du coup, une force nettement supérieure à ce qu’on aurait pu s’attendre d’une libraire en manque d’exercice. Un coup inhumain. Son regard croisa celui de la brune.

« Pour une fois que je passe direct aux corps-à-corps dès le premier rendez-vous ! »
« REND MOI LAAAAAA »

Elle semblait complètement détraquée désormais, il y avait de l’écume au bord de ses lèvres. La femme se mit à le ruer de coups plus vicieux les uns que les autres !

« Il – BIM – m’a promis – BAM- qu’il reviendrait ! Enfin un vrai – BAF – mâle pour moi ! FETT EST À MOIIIIIIIII »


Fett ? Qui est Fett ? Taishi, désarçonné par tant de nouvelles informations, était choqué. Éberlué, il leva la main et pressa un endroit précis dans le cou de la femme hystérique qui devint molle comme un chiffon en moins de quelques secondes. Un petit tour appris chez les Tengus, très utile pour les rencarts qui tournaient mal. Oui, incroyable mais ça arrive plus souvent qu’on le croirait chez Taishi. Pendant que ce tout nouveau mystère s’impose dans vos esprits, Taishi lui échoue la femme dans une chaise. Sous le mouvement, un objet logé dans son décolleté se… hum… délogea. Taishi ramassa le petit calepin et l’ouvrit sans une once de remord. À chaque page, le mot GLOUBA FETT était inscrit un peu plus gros, avec des phrases disséminées un peu partout.

Il m’a promis de m’emmener voir la mer…
Il est tellement romantique...
Tellement attirant avec son regard sombre et ténébreux…
Glouba où es-tu mon amour passionné ?...
Il m’a dit que la plume était le signal, qu’il me trouverait toujours si j’avais la plume…
Glouba, Glouba, déjà des mois, où es-tu ?
Je ne perds pas espoir, Glouba, tu es mon seul…
Glouba Glouba Glouba GLOUBA GLOUBA GLOUBA GLOUBA…

Taishi regarda la plume toujours dans sa main. Il approchait du but au dirait. Glouba semblait être tout un tombeur. Peut-être pourrait-il partager ses conseils de drague un fois qu’il l’aurait retrouvé. Une autre question, plus rationnelle, se posa à son esprit.

C’est une plume de quoi exactement ?



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Mar 27 Fév 2018 - 4:27
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LA GUERRE DES VOLAILLES




ÉPISODE V: LA PIRE CONTRE-ATTAQUE



Le temps du péril a commencé pour l’alliance. Malgré la destruction du Soshikidan, l'armée kirijine a chassé les iwajins de leur sommet des Kage et les traque à travers la galaxie.

Après avoir échappé à la redoutable embuscade cosmique de la bibliothécaire, une enquête menée par Hayai Taishi a établi une nouvelle base secrète à Ame no Kuni, la lointaine métropole de la pluie.

Hayai Taishi, le magnifique, hanté par l'idée de retrouver le GLOUBADOOK, lance un dangereux plan afin de traquer le légendaire shinobi...

Mais le Tengu est loin de se douter de ce qu’il l’attend… Littéralement.


Taishi contempla la table devant lui. Celle-ci était rempli de plans topographiques et de parchemins en tout genre. Les préparatifs avaient étés complexes, surtout en ce moment, avec la délégation de Kumo qui allait arriver d’un jour à l’autre à Iwa. Il avait été difficile de trouver une raison pour justifier son absence à Ame pendant quelques jours. Certes, il aurait pu dire la vraie raison, mais qui l’aurait crû ?

Non vraiment, qui aurait pas douter de sa santé mentale s’il avait mentionné qu’il cherchait à trouver une légende urbaine qui semblait plus rapide que lui-même, laissait d’étranges plumes sur les scènes de ses crimes, et annonçait sa présence par un cri presque impossible à décrire ? Taishi n’avait même pas osé en parler à l’idiote, qui était pourtant probablement assez détraquée pour y croire sans sourciller. Non, elle se serait surtout moquée de lui, alors autant se passer de son aide, si on peut vraiment appeler ça comme ça.

Le plan avait été encore plus compliqué. Tout d’abord, il avait trouvé un appât parfait dans une des maisons-closes de la ville, ensuite il avait passé des semaines à lui construire une réputation de dangereuse terroriste.

Son nom ? Chukoku Yokai.


Un nom particulièrement approprié, avait-il songé. La femme n’avait qu’un rôle tout simple dans l’opération. Taishi la disposerait dans un endroit isolé de la ville, et il ne suffirait plus qu’à attendre. L’Hayai avait même créé des faux dossiers dans les archives d’Iwa au cas où GLOUBADOOK serait en réalité une taupe, même s’il en doutait. Tant d’enquête et Taishi ne comprenait toujours pas grand-chose à l’individu. Il semblait viser tout genre de criminels sans faire de différence entre les alliés et les ennemis des différentes factions dans Yuukan. Un style de vie dangereux, mais ça ne semblait pas ralentir le personnage qui sévissait depuis des années déjà, jusqu’à devenir une comptine pour faire peur aux enfants.

Le jour J vint enfin et Taishi sentait une certaine fébrilité. Il fallait que ça marche, c’était sa dernière chance. Après, Kumo mettrait les pieds à Iwa et il n’aurait plus le temps de faire enquête. Ou de chasser des fantômes, pour tout dire.

Yokai était particulièrement débile, alors Taishi dut l’appâter avec une friandise sucrée pour la mener jusqu’au banc d’un parc gisant aux limites de la ville, à la frontière entre les bâtiments et le début des forêts. Même là, elle faisait déjà tout un dégât.
Spoiler:
 
Il soupira, songeant que si seulement elle avait été un peu plus portée vers la science, elle aurait été de son goût malgré son léger manque d’angles harmonieux. Lui faisant signe de ne pas bouger comme un maitre ordonnerait à un chien de rester assis, il recula progressivement avant d’aller trouver refuge dans un arbre.

Dernier détail, il avait glissé la plume trouvée dans le cabaret callopsitte dans le peignoir de Yokai, ainsi qu’un de ses propres Kunaïs. Il ne restait plus qu’à attendre.

Les heures défilèrent et le soir commença à tomber. Yokai ronflait sur son siège, sa robe lascivement entrouverte. Taishi pouvait au moins se rincer l’œil, mais lui-même n’avait pas dormi depuis un moment et commençait à somnoler lui-aussi. C’est alors qu’il y eut du mouvement au bout de la ruelle. Le Tengu releva les yeux, voilà l’instant de vérité. Il allait enfin découvrir qui était le GLOUBADOOK !!!

Encore quelques bruits, puis de multiples ombres se défilèrent, révélant enfin leurs apparences aux yeux de Taishi.

Spoiler:
 


Taishi soupira. Ce n’était que des pervers de basse-cour. Ils venaient de remarquer Yokai sur le banc et s’approchaient, la bave aux lèvres. Le Tengu les aurait laissé faire, mais il ne pouvait pas endommager son appât prématurément, pas avant d’avoir trouvé le vrai GLOUBADOOK. Il bondit donc, trouvant le sol entre la femme et les thugs.

« Ok les mecs, j’ai pas le temps de discuter, dégagez, ce n’est pas le moment ! »

« Pour qui il se prend, le kikoo-lol ! On l’a vue en premier ! »

« Habillée comme ça, elle fait exprès ! C’est toi qui dégage ! »


Les pervers commencèrent à fouiller dans la ruelle, ramassant divers bâtons, planches, morceaux de métal ou toutes autres armes de fortune. Taishi soupira, plongeant la main dans la poche de son manteau pour refermer les doigts sur un Kunai.

« Ok, mais ne dites pas que je ne vous ai pas préve-»

Il y eut soudainement des bruits de branches qui bougeaient et tout le monde se tut. Ils regardèrent tous vers la forêt. Le bruit de broussaille ne faisait qu’augmenter, indiquant que quelqu’un, ou quelque chose se rapprochait. Taishi soupira.

« Un autre de vos copains voyeurs, j’imagine ? »

Les pervers se regardèrent sans comprendre.

« Euh… Il n’y a que nous, mec… »

« Vous me prenez pour un con ? Ou –»


Il s’interrompit à nouveau. Tout le monde fixait le buisson à la lisière de la forêt. Yokai, elle, continuait à ronfler, donnant une trame sonore plutôt absure, empirée par la coulée de bave qui s’échappait de ses lèvres jusque dans son décolleté plongeant. L’ombre devint plus grande, plus irrégulière, étrange… Surnaturelle. Soudain, le nuage qui couvrait la lune décida de terminer son aveuglement, et la lumière blafarde et blanchâtre balaya la forêt, révélant enfin l’intrus alors que tous retenaient leur souffle.





Spoiler:
 

Taishi écartilla les yeux. Les éléments se mettaient en place dans sa tête. Les bruits étranges. Le cabaret. Les jolies filles. La plume. Ça ne pouvait pas être une coïncidence.

La réalité l’écrasa.

« T’es un pu**** de dindon. »


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Mer 28 Fév 2018 - 4:26
Dans une contrée lointaine de l'an 201... Ou 202, on est pas trop sûr...


LA GUERRE DES VOLAILLES



ÉPISODE VI: LE RETOUR DE LA VOLAILLE



Hayai Taishi est retourné dans la vile d’Ame pour tenter d'appâter une pauvre geisha aux griffes de l'ignoble GLOUBADOOK.

Taishi ne peut pas savoir que de pervers malfrats ont commencé à s’intéresser en secret à la fausse criminelle, bien plus puissante et terrifiante que les premières cibles du mystérieux Glouba.

Quand ce plan est achevé, ce sera la fin d’une époque et le début d’une autre…

L’ère de Glouba Fett, chasseur de prime dindon…

Spoiler:
 

Taishi contempla l’oiseau obèse et affublé d’un casque. C’était ça, la légende qui terrorisait le pays ? Qui inspirait des histoires pour les enfants ? Le mystérieux et insaisissable criminel ? Il n’en croyait pas ses yeux. Mais impossible que ce soit une erreur. Ou presque. Il en oublia momentanément la présence des pervers, eux aussi médusés.

« C’est toi le GLOUBADOOK ? »

Le dindon se figea à son tour, ses ailes trainaient sur le sol et son croupion gigotait, lui enlevant toute crédibilité.

«Fett’. Glouba Fett. Gloubadook, c’juste l’histoire pour les enfants, t’as quoi, 5 ans ? *Gobble gobble* »


La volaille géante secoua la tête, soupirant, si c’était possible pour un oiseau. Taishi se couvrit le visage avec sa main, découragé.

« Mais t’es juste un dindon ! Un dindon qui parle !»

« Juste un dindon ?! »


Glouba se gonfla soudain, doublant pratiquement sa taille, ce qui était plutôt impressionnant, montrant fièrement la couronne de plumes de son croupion, son glouglouton écarlate pendait dans tous les sens.

« Un dindon sauvage, puis-je préciser. Et un chasseur de primes ! »

« Un dindon… sauvage… chasseur de primes ? »


Taishi avait besoin de s’asseoir, mais pas de chaise à proximité. Tout ce temps, il s’était fait prendre de court par ce tas de plume ? Le malaise défonçait le plafond, s’il y en avait eu un, du moins.

« Ce n’est pas tout ça mais j’ai un rencart plus tard, alors ce fut un plaisir… *Gobble gobble* »


Il disparut soudain, laissant quelques plumes derrière lui, et Taishi sut qu’il n’avait qu’un instant pour réagir, lui aussi, focalisant son chakra sur le kunai qu’il avait laissé dans le peignoir de Yokai. Sa main se referma sur le couteau plongé profondément dans le décolleté de la femme qui continuait à ronfler. Mais la vraie surprise, c’était de voir que Glouba venir de s’extirper de sous son peignoir. Les deux se regardèrent avec une surprise absolue.

« Toi aussi !? »
« Toi aussi !? »

Un silence et ils réalisèrent qu’ils étaient à moitiés plongés dans les vêtements de la femme, ce qui ne laissait plus grand place à l’imagination. Ils se libérèrent sans se quitter des yeux.

« Pervers! »
« Pervers! »

Pendant ce temps, les vrais pervers observaient la scène bêtement, mais l’un d’eux venait de se ressaisir.

« Hé, Boss… On n’était pas censé abuser d’elle, nous aussi ? »

Le plus gros d’entre eux sembla se réveiller lui-aussi, s’arrachant un instant à la vue de la Yokai presque nue. Il sembla réfléchir un instant, ce qui semblait être un miracle pour un individu de son genre, puis pointa un doigt sur le Tengu et le chasseur de prime.

« Euh… Oui ! C’est vrai ! Pas question de se faire voler notre buste- je veux dire notre butin, pas un guignol et un poulet en surpoids ! »

Glouba et Taishi tournèrent la tête pour regarder les voyous, les yeux ronds d’un bord et globuleux et exorbités de l’autre.

« ATTRAPPEZ-LES ! »

Les barbares pervers leur foncèrent dessus. Taishi soupira enfin.

« Trève ? »

« …*Gobble gobble* »


Taishi releva son Kunai encore chaud d’avoir séjourné contre les courbes de la fausse criminelle. Le premier hentai-lord s’avança en balançant un coup avec un manche à balais brisé. Au dernier instant, le chunin laissa tourner le couteau dans sa main et frappa le type sur le côté de la tête avec l’extrémité ronde de son arme, l’assommant pour le compte. Les deux autres mecs derrière lui freinèrent leur élan et se mirent à lui tourner autour, cherchant à l’attaquer dans le dos.

Le premier gars qui s’avança devant le dindon semblait un peu hésitant, ne s’étant jamais mesuré à un adversaire de ce genre.

« Allez, t’attends quoi, fils de **** ? »

Enfin, le pervers s’était décidé à attaquer, allongeant le pied dans une tentative pour envoyer l’oiseau dans la stratosphère. Au lieu de ça, une douleur cuisante le frappa à la cuisse et il baissa les yeux.


Le dindon venait de le frapper avec l’un de ses bâtons lumineux. Ce n’était pas juste terriblement douloureux, il ne sentait plus sa jambe du tout.

« GLOUBAAAAAAAAAA-ZAP! »

Le deuxième bâton le frappa à la mâchoire, l’envoyant valser, K.O. Le dindon remarqua alors que les deux adversaires de Taishi s’élançaient pour l’attaquer. Glouba rangea l’un de ses bâtons, retira une plume de son majestueux croupion et le lança d’un geste vif. La plume alla se planta dans le cou du hentai-adepte qui se mit à hurler. Taishi remarqua au dernier instant et concentra son chakra dans l’intention de se déplacer, mais remarqua alors un fait étrange. Il pouvait… ressentir la plume de Glouba, une signature de chakra semblable à la sienne, du moins en surface. Le Tengu se demanda si… Il disparut dans un éclat verdâtre.

Sa main se referma sur la plume, derrière le nigaud pervers hurlant. Un sourire satisfait au visage, Taishi fit tourna sa lame dans sa main et y propulsa du chakra avant de frapper le type dans le dos, l’envoyant voler dans le reste de ses comparses, les envoyant tous au sol. Hentai-Boss se releva péniblement, aidé de ses deux larbins.

« Elle-elle est même pas si bien que ça ! On s’arrache ! »

Un instant plus tard, ils étaient tous partis. Taishi soupira et regarda la plume dans sa main, avant de la tendre au dindon qui la remit dans son croupion en toute fierté.

« *Gobble gobble* Et maintenant ? »

Les deux se retournèrent vers la femme dénudée et endormie.

« Bah… Tu peux lui dire Sayo-nara , ce n’est pas une vraie criminelle. C’était pour te trouver. »

« Oh… Je vois. Tu m’as bien floué. Bon choix cela dit. »

« … Et la blonde du cabaret, c’est à toi aussi ? »

« C’est juste un truc Reiko-rant, entre les contrats.»

« … Et bibliothécaire ? »

« On a rompu depuis un moment. Elle est désespérée. Asami-du temps à l’accepter.»

« Je vois. »


Taishi considéra le dindon.


Ils continuèrent à regarder la Geisha endormie comme des pêcheurs au bord d’un lac, attendant que ça morde. Après un moment, Taishi brisa enfin le silence.

« … Pacte ? »


« … *Gobble gobble* »




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