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Il y a des démons qu'il vaut mieux laisser enterrés [Ft. Metaru Shuuhei]


Ven 12 Jan 2018 - 3:22
Les journées se suivaient et, plus le temps avançait, plus elles se ressemblaient, ce qui donnait l’impression à la jeune Tadaoki de devenir folle. La routine n’était définitivement pas pour elle qui avait ce constant besoin de changements. La monotonie du quotidien avait de quoi menacer sa santé mentale qui semblait déjà lui faire défaut, et donc, il lui fallait de quoi se divertir, et vite. Cela faisait quelques mois déjà qu’elle sentait la léthargie de l’ennui s’emparer d’elle or, ce n’était pas faute d’essayer de se divertir. Il y avait eu, certes, quelques rebondissements, des conflits qui semblaient pointer le but de leur nez, mais rien d’assez catastrophique pour réellement attirer son attention.

Ce qu’elle pouvait être capricieuse cette dernière, qui perdait tout intérêt dès l’instant où la situation ne la concernait plus ou ne lui offrait pas un minimum de divertissement. Quant aux gens qui l’entouraient… Tous lui semblaient si fades, sans intérêt. Assise en tailleur sur le sol de sa chambre, Kimera entre les mains alors qu’elle s’occupait d’ajuster quelques morceaux de la figure articulée, la belle brune en vint à se demander si la raison de cet ennui traînant ne venait pas du fait qu’il y avait peu de personnes qui arrivaient à l’amuser comme l’avait fait Shuuhei. Après tout, elle avait toujours eut un faible pour les hommes torturés, ne serais-ce que parce que sous leurs grands airs d’hommes forts et fiers se cachait une vulnérabilité certaine qui devenait si aisé à exploiter… C’était ainsi que la demoiselle fonctionnait. Elle se rapprochait de ses éventuelles victimes, s'immisçant dans leur vie, pour ainsi en apprendre plus sur qui pouvaient-ils être, sur ce qu’ils aimaient, leurs réactions et ce qui les animaient en tant que personne. La manipulation était un art qui demandait patience et discrétion, et, bien heureusement pour elle, elle possédait les deux.

Déposant sa marionnette contre le sol, elle se releva, troquant finalement sa robe de nuit pour une tenue un peu plus propice pour sortir à l’extérieur. Tenue qui, bien évidemment, venait soulignée sa chute de rein tout en dévoilant juste assez de poitrine pour laisser la chance à l’imagination de faire son travail. Elle quitta ensuite la demeure des Tadaoki, une idée bien précise derrière la tête. Et puis, lorsque la marionnettiste avait une idée, il était bien difficile de l’en dissuadé.

Parcourant donc d’un pas gracieux, presque félin, les rues du village, elle adressait un sourire sympathique à ceux qui croisaient son chemin. Sa longue tignasse ébène avait été nouée derrière sa tête, dégageant ainsi son visage tout en laissant cette dernière cascader dans son dos jusqu’à venir lui caresser le bas du dos.

Cela faisait combien de temps déjà que le Metaru l’ignorait ? Quelques mois, peut-être bien un an, elle ne saurait dire avec exactitude. Légèrement agacée au départ sachant qu’il était un partenaire plus qu’agréable et qu’il savait exactement comment s’occuper d’elle, elle n’en avait pas fait d’histoire, ce n’était pas dans ses habitudes. Elle avait rapidement passé à autre chose même, balayant du revers de la main ce dernier. Le monde entier était son terrain de jeu et des figurants, il n’y en avait plus que nécessaire. Lorsque l’un quittait la scène, il lui était aisé de simplement mettre le grappin sur une nouvelle pauvre petite victime. Cependant, force fut de constater que ces derniers étaient pâles en comparaison à l’homme qu’était Shuuhei, qui avait ce petit quelque chose que les autres n’avaient pas. Étais-ce son histoire qui tendait par moment vers le mélodramatique ? Ou peut-être étais-ce seulement cette façon qu’il avait de la faire sentir vivante ?

Dans tous les cas, s’il s’était permis de l’ignorer tout ce temps, le jour était arrivé où elle était bien décidée le ramener sur le devant de sa scène, qu’il y soit consentant ou pas. Elle n’avait pas besoin de son autorisation, Raikage ou pas. Et puis, aussi droit prétendait-il être devant la vaste majorité du village, Asami connaissait une partie du sombre secret qu’il cachait derrière ses grands airs. Perversité et luxure était, après tout, la base même de la relation qu’ils avaient entretenus.

Arrivée devant le grand bâtiment qui abritait le bureau du Kage, la gentille demoiselle fit son entrée, avec toujours ce sourire sur les lèvres, ce masque qui lui collait à la peau et que tous connaissaient. C’était ce qui se cachait derrière tous ces mensonges qui étaient inconnus pour bien des gens. Elle salua la secrétaire, discutant brièvement avec elle, avant de poursuivre sa route, avec son autorisation bien entendue. Il lui avait bien évidemment fallu confirmer qu’à cette heure-ci, l’homme qu’elle cherchait à voir était bel et bien dans son bureau, autrement, elle aurait dut passer une énième journée à s’ennuyer chez elle, ce qui aurait été bien dommage.

Elle n’aimait pas s’ennuyer.

Sans même prendre la peine de toquer, elle ouvrit la porte du bureau, son sourire tantôt sympathique devint un peu plus moqueur, l’éclat de son regard perdant de sa bonté pour devenir plus malicieux. Elle referma ladite porte derrière elle puis s’avança dans la pièce sans même y être invité. L’homme qui se trouvait sous ses yeux la connaissait assez pour savoir qu’il y avait bien plus chez elle que ce qu’elle prétendait être. Il l’avait entrevu à quelques reprises sans son masque et avait réussi à percer certaines facettes de sa personnalité, dévoilant peu à peu qui elle était réellement. Elle n’avait donc plus besoin de prétendre, il ne la croirait pas de toute façon. Cette jeune femme douce et agréable n’était pas celle qui l’intéressait de toute façon.

Oh non, il préférait celle un peu plus sombre qui venait réveiller la bête qui sommeillait en lui, ça elle en était convaincue.

- Fiancé ? Je dois m’avouer être surprise. Est-ce la raison de ton silence de ces derniers mois ?

Elle leva une main entre eux deux comme pour lui intimer le silence.

- Pas besoin de répondre, je connais déjà la réponse. ~

La demoiselle faisait preuve d’une désinvolture assez surprenante lorsque l’on prenait en considération qu’elle s’adressait à son Kage. Sûrement aurait-elle dut faire preuve de plus de respect, comme le vouvoyer par exemple, toutefois, elle n’y voyait pas l’intérêt. À quoi bon s’embarrasser de politesse et de bonnes manières alors que lui tout comme elle savaient pertinemment que ce n’était pas ainsi qu’elle agissait. Elle vint s’asseoir sur une chaise, lui faisant face, seul un bureau les séparant, croisant ses jambes en posant ses mains sur son genou.

- Et alors, si tu me racontais un peu ce qu’il y a de nouveau ?

Son regard glissa autour d’eux alors qu’elle n’avait jamais réellement mis les pieds ici avant aujourd’hui. D’une nature curieuse, elle n’avait pas pu s’empêcher d’étudier les environs.

- C’est un bien beau bureau que tu as là et je dois admettre qu’il y a plusieurs pensées qui m’effleurent l’esprit.

Penchant doucement la tête sur le côté, un sourire amusé sur les lèvres, elle avait reposé ses prunelles sur le Raikage. Asami n’était pas non plus connu pour tourner autour du pot. Ou, du moins, pas si cela ne lui apportait absolument rien de plus que si elle s’exprimait franchement.

- Je doute cependant que ta fiancée apprécierait que je te les partage.

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Dernière édition par Tadaoki Asami le Lun 15 Jan 2018 - 8:12, édité 1 fois
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Dim 14 Jan 2018 - 13:46
- « Avant même qu'on parle de ce que ma fiancée apprécie, je tiens à t'avertir d'une chose : La prochaine fois que tu rentres sans frapper et sans attendre ma permission, je te défigure. »

On pourrait penser que j’avais prononcé ces paroles avec une rage incommensurable, mais il n’en était rien. J’étais stoïque. Zen même. Mais surtout, j’avais recommencé à remplir machinalement des papiers sans avoir daigné lui jeter le moindre coup d’œil. Rien. Quedal. Mes mirettes étaient toujours rivées sur la paperasse bien plus importante que celle-là même qui avait fait son apparition dans mon bureau. Je l’avais senti arriver depuis un bon moment d’ailleurs. N’est pas sensoriel qui veut. J’aurai pu intimer à ma jeune secrétaire de lui interdire l’accès à mon bureau, mais la fuir serait lui accorder trop d’importance ; même si elle était quelqu’un dont il fallait effectivement s’éloigner. Si dans cette ère sanglante, la force faisait office de loi, il y avait bel et bien des personnes qui sans forcément exceller dans le ninjutsu, s’avéraient être extrêmement dangereuses. La brune faisait partie de ce lot de personnes. Si j’avais fait de Nora un monstre de Luxure, elle n’était rien devant Asami. A peine une jeune pousse qui ne valait rien et qui devait encore tout apprendre. Asami, c’était une toute autre dimension. Une divinité dans le genre. Une entité bien plus chaotique que toutes les femmes que j’avais pu côtoyer dans ma vie. Le stupre personnifié. Mais il y avait bien pire. Bien plus inquiétant encore que ses formes affriolantes et ses prouesses nuptiales…

Et j’étais l’une des rares personnes à le savoir. Peut-être le seul « homme », en fait.

- « T’avoueras que sans ta belle gueule, tu pourrais plus faire grand-chose hein… Quoique la science évolue. P’être que le chef de l’unité scientifique saura faire des miracles… »

J’eus un petit rire moqueur. Je le savais. Elle le savait. Ce qui faisait sa force de prime abord était ce physique ravageur dont la beauté ne laissait personne de marbre. Pas même moi. Je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais succombé. Abusé d’elle jusqu’à épuisement. Tout comme bien de kunoichis de la cité, elle était mon idéal féminin : Un beau minois, une poitrine fournie, mais aussi et surtout un cul à damner un saint ! Un boule qu’elle savait mettre en valeur et bouger pour m’abrutir. Des atouts plus qu’indispensables pour s’approcher de ses cibles. Sauf que tout n’était qu’apparence, apparat. Derrière cette gueule d’ange se cachait une démone tout droit venue des enfers. Une femme pourrie jusqu’à la moelle épinière, corrompue par le vice. Si elle avait un physique plus que magnifique, son cœur et son âme étaient d’une laideur affligeante, parfois choquante même. Elle était arrivée à un point où sa destinée était toute tracée : Carrément damnée à jamais. Et c’était bien ce fait qui la rendait dangereuse, puisqu’elle était plus que consciente qu’elle n’avait quasiment plus rien à perdre. Etat d’esprit qui la poussait à entrainer avec elle le maximum de personnes dans son monde. Monde dans lequel j’avais baigné à plusieurs reprises. Car s’il y avait bien une personne qui savait stimuler mon côté obscur et mes démons intérieurs, c’était bien elle…

- « Sinon, pour en revenir à ce que tu disais, c’est clair que ma fiancée n’apprécierait pas ta gueule tout court. Il y a des choses que mêmes des femmes de foi ne pourraient pas supporter. »

Nora avait illuminé ma vie. Et son ancienne vocation de moniale la rendait bien plus pure et plus correcte que cette folle à mes côtés. Quoique… A bien y réfléchir… C’était paradoxalement le contraire en fait. Si Asami était une succube de la pire espèce, elle savait se tenir en public et taire sa langue. Un vrai caméléon qui avait le sens des conventions sociales ce qui fortifiait son côté manipulatrice qu’on ne lui soupçonnerait pas une seule seconde. Pas vraiment le cas de ma chérie qui pouvait être une véritable peste finie, même si elle s’était améliorée ces derniers temps sur la conduite à avoir. Mauvaise exemple qui me fit soupirer avant que je n’ai un petit sourire en pensant un instant à elle. Sans doute me préparait-elle un bon petit plat à l’heure actuelle. Rien que d’y penser me faisait saliver. Sauf que cette pensée fut de courte durée. Le parfum d’Asami vint me titiller les narines comme pour me rappeler à l’ordre. Et c’est là-dessus que je daignais enfin relever mes yeux vers elle. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle était vraiment époustouflante. Je pouvais dire ce que je voulais sur elle, mais sa beauté était indéniable. Sulfureuse bimbo qui devait rendre dingues plusieurs kumojins. Je la détaillai du regard pendant quelques longues secondes, sans parler avant de finalement passer une main dans ma poche pour en sortir une clope et un briquet.

- « Mon silence ? Il date de bien avant ces fiançailles tu sais. D’ailleurs, il me semble que jusqu’aujourd’hui, tu n’avais rien fait pour le briser. J’dois en déduire quoi ? Que tu te fais chier ? Qu’il n’y a personne pour te faire planer comme une timbrée ? »

Avec elle, je parlais toujours sans ambages, sans classe aussi. Même pas besoin, en fait surtout quand je savais qu’elle n’était pas venue dans le coin animée de bonnes intentions. Le simple fait de venir ici dans l’espoir de se faire péter le cul par mes soins n’était pas une bonne intention dans le sens où elle savait pertinemment que j’étais maintenant casé et que je n’avais plus rien à faire avec elle. Oh, certes. Notre relation était un amalgame de maintes choses, mais le sexe dans sa forme la plus triviale et bestiale avait été le pilier même de notre histoire commune. Il ne servait à rien de nier que j’étais plus que vivant quand je la tringlais comme on le ferait avec une vulgaire pute, mais je n’étais plus disposé à lui faire ce plaisir. Elle pouvait toujours rêver ! Sur vivace pensée, j’allumais ma cigarette avant d’en tirer une première taffe. Pur bonheur. Mais la cigarette pour ceux qui me connaissaient presque sous toutes mes coutures -et Asami en faisait malheureusement partie- avait généralement pour but de m’apaiser lorsque j’étais stressé ou sur le point d’exploser. Nul doute que ce petit détail ne lui échapperait pas, mais la fin justifiait les moyens comme on dit. Je lâchai alors mon stylo pour me vautrer un peu plus sur mon siège plus que confortable. Mon air était toujours aussi serein. En vérité, je ne la détestais pas véritablement malgré sa noirceur.

Mais maintenant que j’étais fiancé, elle se devait de disparaitre de ma vie.

- « Personnellement, je n’ai rien à te raconter. Par contre, je veux bien t’accorder cinq minutes et après tu te barres. J’ai du travail. »
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Dim 14 Jan 2018 - 19:42
Un sourire amusé, presque mauvais, flottait sur ses lèvres alors qu’elle s’était assise face au bureau du Raikage, les jambes croisées, le toisant du regard. Elle n’avait pu se retenir de ce commentaire salace qui laissait sous-entendre bien plus que ce qu’elle disait. Il était évident que s’il avait eu ce bureau à l’époque, ils auraient sut le baptisé comme il le fallait. Oh, elle savait encore comment faire et elle était certaine qu’il y prendrait son pied, cependant, il ne semblait pas tout à fait enclin à l’idée. Elle aurait peut-être pu s’en insulter, à croire qu’il se croyait dorénavant au-dessus de toi, ce qui n’aurait pas été totalement faux. Toutefois, elle y voyait là un défi qui lui tardait de relever. À quel point était-il devenu le fiancé bon et fidèle qu’il prétendait être ? Et combien de temps faudrait-il à la succube pour l’attirer à nouveau dans ses filets, le plongeant dans cet univers de débauche et de luxure qu’elle connaissait si bien.

Son monde à elle n’avait rien de rose ni d’agréable, alors qu’elle baignait dans l’obscure et le malsain. Elle s’y plaisait, dans cet esprit déjanté qu’était le sien, s’amusant de la douleur et la souffrance qu’elle infligeait aux autres. Il y avait quelque chose de divertissant et de passablement satisfaisant que de briser des hommes pour les faire ramper à ses pieds, incertains s’ils souhaitaient en redemander encore ou arrêter tout ça. Et si Shuuhei se tenait droit et fort devant elle, avec ses belles paroles et son ton détaché, Asami n’avait qu’une seule envie à cette heure-ci. Brisé ce petit bonheur qui l’entourait, faire éclater cette bulle dans laquelle il flottait, pour lui rappeler que la vie était terriblement injuste, mais que, surtout…

Personne n’osait dire non à Asami. Le monde était son théâtre et elle était celle qui décidait qui y rentrait, mais surtout, qui en sortait. Et, aux dernières nouvelles, si elle avait laissé un moment de répit au jeune homme, elle ne s’était pas encore lassée de ce dernier, et donc, ne lui avait pas autorisé à quitter la scène.

- Cinq minutes ? Je ne te croyais pas aussi précoce… C’est me revoir après aussi longtemps qui te fait cet effet ?

Un sourire angélique cette fois-ci, qui contrastait avec l’éclat malsain qui brillait dans son regard. Et si son ton semblait léger, il était surtout moqueur. Si elle ne l’admettrait jamais, elle s’était tout de même ennuyée, un peu, de ce dernier, dans la mesure où les sentiments n’étaient pas réellement sa tasse de thé. Ce n’était pas tant lui qui lui manquait, mais cette relation qu’ils avaient, ce plaisir qu’elle avait à le tourmenter. Il y avait quelque chose de mauvais dans cette relation qui les unissait et ce quelque chose était très certainement la jeune femme assise dans le bureau. Cette femme qui ne vivait que pour la souffrance d’autrui.

- Et puis, me défigurer ? S’agit-il d’une invitation. Un gloussement. Tu dois bien te douter qu’il me tarde de sentir tes mains contre moi, tu n’as jamais été connu pour ta délicatesse…

Elle passa sa langue sur sa lèvre inférieure, une flamme s’animant dans son regard.

- Je suis certaine que je pourrais avoir du succès même avec mon joli minois abimé. Tu le sais, pourtant, que mes formes y sont aussi pour beaucoup. Sans compter que tu ne peux nier que je suis agile de ma langue.

Parlait-elle de l’utilisation des mots, un art où elle était douée, ou alors de ses multiples talents dans une chambre à coucher ? Ou encore dans un bureau, ou la cuisine, ou… Vous avez compris. Elle se pencha légèrement vers l’avant, ses bras toujours appuyés sur ses cuisses, son regard s’ancrant dans celui de son interlocuteur. Sa journée qui lui avait donné l’impression d’être ennuyante était soudainement éclairée par la présence du Raikage. Certes ne semblait-il pas spécialement enchanté de la retrouver ici, toutefois, elle comptait bien le faire changer d’idée. D’ici peu, sa présence, il en redemanderait.
Ou, du moins, là était son objectif, de le rendre à nouveau complètement dingue. Ce que le sexe pouvait faire chez les hommes…

- Tu n’as pas tort. Les hommes manquent de charmes et d’intérêts. Ils se ressemblent tous et sont tous d’une banalité effrayante. Toi, par contre… Tu sais comment t’y prendre, avec les femmes, les faire frémir à ton toucher, les faire hurler, aussi…

De douleur ou de plaisir ? Sûrement un peu des deux. Shuuhei connaissait trop bien les tendances sexuelles de la belle brune, qui se voulaient un peu déviantes si elle en croyait la majorité de la population. La douleur l’excitait, la faisait sentir vivante, alors qu’elle en redemandait, encore et encore, à la recherche de ces sensations et de l’adrénaline qui lui parcourait le corps.

- Ne crois-tu pas qu’il serait égoïste de n’offrir ces talents qu’à une seule et unique personne ? Privé toutes ces femmes du plaisir que tu peux leur procurer, c’est injuste.

Et elle le pensait. Bon, il s’agissait surtout qu’elle ne comprenait pas ces histoires de mariage et d’engagement, ne pouvant concevoir un seul instant se priver de cette liberté à laquelle elle tenait tant. Et puis, elle trouvait même assez surprenant que lui, de tous les hommes, cherche à se poser. Elle avait sut quelques histoires, de celles qu’elle avait écouté lorsqu’il s’était confié à elle, concernant ses mariages ruinés. Ne disait-on pas jamais deux sans trois ?

Elle était bien décidée à ruiner ce troisième.

- Au final, que ta fiancée m’apprécie ou non, cela ne m’importe peu. Je crois cependant que cela ne t’étonne pas ? Je n’ai jamais été douée, pour les relations. Sûrement ne me suis-je même jamais attardée à ce que les autres pouvaient bien penser de moi.

Elle haussa les épaules.

- Il faut être dérangé pour s’embarrasser de choses commes des sentiments ou des promesses d’engagements, non ?

Et c’était elle qui disait ça, celle qui était très certainement plus tarée que la majorité des gens que devait fréquenter le Raikage.

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Mar 16 Jan 2018 - 14:19
- « S’embarrasser de sentiments, tu dis ? Le plus drôle dans tout ça, c’est que tu ne fais même plus semblant… »

J’eus un soupir. Il était parfois bon de mentir. Ou d’essayer de mentir. Même si je connaissais son vrai visage, il aurait été préférable pour elle de venir en camouflant ses intentions. Ce n’était pas comme si nous nous étions quittés sur un différend après tout. Malheureusement pour elle, la brune avait choisi la mauvaise tactique. Une femme qui allait droit au but était une femme bien peu intéressante pour moi. C’était plutôt moi qui faisait du rentre-dedans et pas le contraire. D’emblée, la situation était ennuyante. En fait, elle n’avait pas d’intérêt tout court puisque j’étais bien résolu à ne plus tomber dans les filets de cette vipère ! Elle n’avait plus rien à m’apporter de toute façon. Qu’est-ce que je n’avais pas déjà expérimenté avec elle, qui plus est ? Si Daisuke était dans les parages, je lui aurais sûrement passé volontiers ce dossier pour qu’il le traite avec toute la bonne volonté et tout le bon cœur du monde. Il raffolait en plus de ce genre de femmes qui faisaient presque cougar. Nul doute qu’il m’aurait ôté une véritable épine du pied quand on savait qu’il était tout aussi tordu que moi en la matière. Elle ne se serait clairement pas ennuyée avec lui. Un peu las, je passai alors une main dans ma chevelure. Le souci actuellement est que je ne pouvais ni gueuler, ni la foutre dehors par un coup d’pied au derche en faisant scandale. Elle n’avait rien fait de répréhensible…

A part me faire comprendre qu’elle voulait que je la nique. Sauf que niet. Elle n’aurait rien. Quedal.

- « Le pire dans tout ça, c’est que je n’arrive pas vraiment à te détester. T’es volontiers énervante, mais tu fais plus pitié qu’autre chose… »

Je lui aurais volontiers conseillé d’aller se confesser dans l’un des nombreux temples de Kumo, mais j’étais presque d’avis qu’elle était capable de fourvoyer les moines qui y passeraient chacun à leur tour. Cette salope était véritablement douée quand il s’agissait de séduire et de conclure. C’était sans doute parce qu’elle savait que je la connaissais pratiquement bien qu’elle était venue sans prendre la peine de voiler sa noirceur. Et puis, elle devait prendre son pied d’une manière ou d’une autre à ne pas devoir jouer les manipulatrices avec moi. Faire semblant était parfois épuisant… Somme toute, j’étais un challenge à cet instant précis. D’où le peu d’intérêt qu’elle portait à la réaction de ma fiancée. Une confrontation entre ces deux femmes auraient été quelque peu rigolote quand j’y repensais. Mais il était hors de question que je raconte à ma promise tout ce que j’avais pu faire avec Asami. Si elle ferait la fière devant la brune, Nora baliserait certainement à chaque fois en pensant que je pourrais rechuter. La confiance n’était jamais totale ou aveugle et de ce point de vue, je ne comprendrais que trop bien la moniale. En la matière, j’étais un gros bâtard aussi et mon passif ne plaidait pas vraiment en ma faveur. C’était à se demander ce qu’elle avait bien pu voir sur moi. Merveilleuse femme que voilà… J’avais définitivement de la chance de l’avoir !

- « Récapitulons donc : T’es ici parce que tu t’ennuies des autres types et parce que j’suis l’un des rares à te faire jouir comme une salope quand je te fesse ou que je te pète le cul ; et t’en as strictement rien à branler que je sois fiancé parce que pour toi c’est du n’importe quoi et que je n’ai pas à te priver de mes "talents". J’ai tout bon ? »

J’eus un rictus en tirant une nouvelle taffe de ma cigarette. Et cette fois-ci, je recrachai le tout sur la gueule de la jeune femme, sans me gêner. Je risquais clairement pas de l’enfumer, mais je me foutais un peu de sa gueule au vu des absurdités qu’elle avait débité. Un autre kage l’aurait surement banni de la ville au vu des risques qu’elle pouvait faire courir au village. Après tout, rien n’empêchait cette pimbêche de séduire un maximum d’hommes dans le seul but d’en faire une petite armée qu’elle utiliserait pour instaurer le chaos au sein même de Kumo. Cette salope en était largement capable. Néanmoins, sur quoi me baserais-je pour la foutre dehors ? Nos expériences sexuelles où j’avais eu le loisir d’en faire ma chienne ? Personne ne me croirait ! Et ça crierait tout de suite au despotisme ! Je pouvais aussi demander à une personne de l’éliminer sans bavures, mais son absence ferait jaser en supposant qu’elle était bien connue de son entourage à qui elle distribuait des sourires factices et de ses nombreuses conquêtes. Comme d’habitude, j’étais en face d’un casse-tête quand il s’agissait de cette meuf. De quoi me pousser à me lever de mon siège. Puisque la parlotte ne suffirait clairement pas, il me fallait faire le premier pas pour bien lui faire comprendre que nos rapports étaient morts depuis notre silence radio commun. Mort de chez mort.

- « T’aimerais bien que je te fasse plaisir hein… ? » Qu’avais-je déclaré en ricanant.

Je fis tout simplement le tour de mon bureau en quelques secondes pour arriver derrière elle. Là-dessus, mes mains se posèrent sur ses épaules que je commençai à masser. D’abord tendrement avec le doigté qu’il faut, pendant quelques petites secondes, puis avec la poigne de fer qu’elle me connaissait bien. On aurait presque dit que je voulais lui broyer les épaules ou au mieux pour elle, les déboiter. Sauf qu’au lieu de ça, une claque retentit sur l’une de ses joues. Violente. Froide. Impitoyable. Avec les mots qui allaient avec : « Sauf que je suis pas ton jouet. » Là-dessus, ma main encore sur l’une de ses épaules glissa sur sa gorge que j’agrippai fermement avant de commencer à la serrer méchamment. Ladite main s’était même métallisée pour apporter plus de poigne. Un rien et je lui brisais carrément le cou. Bien entendu, je pris le temps de l’étouffer presque tout en approchant ma gueule de la sienne pour lui murmurer : « Si en tant que raikage, je ne peux rien te faire, en tant que fiancé, c’est plutôt différent tu sais… » Sans gêne aucune, j’utilisai la paluche qui lui avait claqué la joue pour dégager l’un de ses gros seins de sa robe un brin provocante ; et là-dessus, je m’emparai de ma cigarette et m’amusai à écraser le bout embrasé de cette dernière sur son téton mis à nu. Cendrier improvisé. Avant de s’éteindre, la clope grésilla quelques secondes.

- « C’est pas des bobards hein… J’te défonce la prochaine fois que tu respectes pas mon rang et que t’essayes de m’approcher pour les mauvaises raisons… » Déclarais-je en la lâchant pour de bon et en allant ouvrir la porte d’entrée de mon vaste bureau.

- « Les cinq minutes sont écoulées. Barre-toi. »

Une injonction claire et nette. Qu’elle allait certainement respecter.

En attendant, plutôt que de retourner à mon bureau, j’allais m’avachir sur un fauteuil confortable posé près de ma grande bibliothèque.

Histoire de souffler. Elle avait presque réussi à me mettre sur les nerfs. Le boulot allait devoir attendre un peu.
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Mer 17 Jan 2018 - 16:06
- Bon, résumé ainsi, tu donnes l’impression que je suis plus mauvaise que je ne le suis réellement mais, effectivement, tu n’as pas faux.

Qu’il lui donne le mauvais rôle, cela l’importait peu. Elle n’attendait qu’une chose de lui et il savait déjà ce qu’il en retournait, lui-même l’avait mentionner ! Oh, elle n’était pas stupide et ne s’était pas attendue à être accueilli à bras ouverts par ce dernier, cela aurait été beaucoup trop facile de toute façon. Toute bonne chose venait à qui savait se montrer patient.

Ce n’était pas la première fois qu’il l’a giflait, celui-là. Ce n’était pas non plus la première fois qu’il passait une main autour de sa gorge, l’amenant à suffoquer, comme s’il comptait presque la tuer là, maintenant. Il y avait, certes, d’ordinaire, un caractère bien différent à ces quelques gestes qu’elle lui reconnaissait bien, cependant, le contact n’était pas désagréable. Pas aux yeux d’Asami du moins, qui se contenta de fixer droit devant elle, un sourire venant étirer ses lèvres alors qu’elle se sentait lentement mais sûrement manquer d’air. Il ne la tuerait pas. Il y avait beaucoup trop en jeu pour qu’il se contente de l’assassiner, comme ça, dans son bureau. Lui-même venait de le souligner, qu’il ne pouvait rien lui faire, officiellement, son titre le lui empêchant. Et puis, souhaitait-il réellement mettre fin à ses jours ? Sur cette pensée qui traînait dans la tête de la belle brune, une exclamation de surprise et de douleur s’échappa de ses lèvres alors que quelque chose vint brûler son téton dévoilé par nul autre que le Raikage, qui se contenta ensuite de la relâcher pour ouvrir la porte. Il n’y allait jamais de main morte avec elle, faisant comme bon lui semblait avec sa petite personne. Et le pire dans toute cette histoire ? Elle aimait ça et en redemandait, encore et encore, s’assurant de faire sortir cette bête qui sommeillait en le Metaru pour mieux pouvoir en profiter.

Elle resta assise quelques secondes, un sourire mesquin toujours accroché sur les lèvres, avant de lever une main pour se rhabiller convenablement, essuyant doucement la cendre qui se trouvait toujours contre son téton brûlé, qui allait certainement être douloureux les jours à venir. Cela faisait bien longtemps que son corps n’avait pas été marqué des impulsions sauvages de son aîné et elle ne pouvait qu’admettre que ces attentions à son égard lui avait manqué. Asami vient se caresser doucement la joue avant de se redresser pour pivoter sur sa chaise, venant s’asseoir à califourchon sur cette dernière, ses coudes appuyés contre le dossier qui remontait devant elle, son menton déposé dans l’une de ses mains. Ayant revêtu des shorts courtes sous sa robe, elle pouvait se permettre d’être ainsi assise sans que cela ne soit trop indécent. Et puis, n’aimait-il pas son divin fessier lorsqu’il était bien souligné d’un tissu serré ?

- Il faudrait d’abord définir ce qu’est une mauvaise raison, ne crois-tu pas ? Après tout, tu ne t’en plaignais pas, de ces visites improvisées.

Autrement dit, aux yeux de la succube, sa venue ici n’était pas pour une mauvaise raison, bien au contraire. Il y prendrait plaisir, lui aussi, alors qu’est-ce qu’il y avait réellement de mal dans toute cette histoire ? Il était fiancé ? Cela ne signifiait pas grand choses à ses yeux, alors qu’une éventuelle bague au doigt n’était qu’un défi de plus à relever, un jeu qu’il lui tardait de jouer, que son partenaire y soit consentant ou non. Qu’il la rejette maintenant, soit. Cela ne ferait que la rendre plus tenace alors qu’elle était connue pour sa patience légendaire lorsque venait le temps de pourrir la vie de quelqu’un. Et pour ramener un homme tel que Shuuhei dans ses filets, elle était prête à fournir l’effort nécessaire et attendre le temps qu’il faudra. Il flancherait, un jour, et elle s’en faisait la promesse.

Un soupire s’échappa de ses lèvres alors que son sourire mesquin quittait ses traits fins pour en devenir un beaucoup plus doux. Arborant ces expressions factices qu’il lui connaissait si bien, elle se moquait ouvertement de lui. Ne lui avait-il pas reproché de ne même plus chercher à faire semblant ? Soit alors.

- Raikage-sama, vous me voyez sincèrement désolée de l’arrogance dont j’ai pu faire preuve jusqu’à maintenant. Toutefois, veuillez m’accorder encore un peu de votre temps, dont je m’efforcerais de ne pas vous faire perdre. Si je suis venue ici aujourd’hui, c’est bien avec de réelles questions, et même quelques préoccupations.

Un ton beaucoup trop doux pour être vrai, une voix mielleuse, elle avait repris ce petit jeu où elle excellait désormais. Respirant la bonté, c’était, après tout, grâce à ce regard réconfortant qu’elle avait réussi à en apprendre un peu plus sur Shuuhei, et sur qui cachait-il derrière ces traits forts et intimidants. Il était celui qui avait demandé à ce qu’elle respecte son rang et c’était donc ce qu’elle faisait, poliment qui plus est ! Elle savait qu’elle l’énervait, la cigarette qu’il s’était allumé ne le mentionnait que trop bien. C’était ce qu’elle cherchait aussi, dans un sens, alors qu’elle souhaitait lui faire perdre la tête, et personne ne l’égalait en la matière.

- Les gens commencent à parler, tout bas, et certains s’inquiètent de ce qu’ils entendent. Ce n’est pas tous qui voient l’alliance avec Iwa d’un bon oeil et je me suis dit qu’il serait pertinent de vous le mentionner, Raikage-sama.

Elle avait bien évidemment insister sur son titre, alors qu’une expression concernée s’était peint sur ses traits. Ayant appris très jeune à jouer la comédie pour manipuler, prétendre était une seconde nature et elle mentait comme elle respirait. Son jeu aurait certainement été plus convaincant s’il ne la connaissait pas aussi bien, toutefois, elle y voyait une façon de s’amuser, toujours à ses dépens. Quant à ce qu’elle avançait, ce n’était pas totalement faux, alors que ce n’était pas tous qui étaient emballés à l’idée d’une guerre qui se dessinait à l’horizon. De son côté, ce n’était pas tant la guerre qui lui posait problème, mais bien cette alliance. Si elle pouvait plonger le monde à feu et à sang tout en éliminant les hauts placés pour créer l’anarchie, elle le ferait sans hésiter. Or, la politique était un art subtile et elle ne pouvait se permettre cette entreprise de grandes envergures. Elle dirait donc qu’à son avis, cette alliance ne pouvait être que bénéfique, en taisant espérer y voir une trahison de l’un des deux côtés.

- Je me demandais aussi, sans vouloir m’imposer, mais vous le savez, je n’ai toujours pas d’équipe… Il me tarde de pouvoir servir le village au mieux de mes compétences !

Le tout avec un agréable sourire, c’est qu’elle était presque convaincante, cette kunoichi dévouée qui n’attendait qu’une seule chose, à savoir user de ses talents pour accomplir diverses missions au nom du village. Parlait-elle cependant de ses talents de marionnettistes ou alors de son aisance à berner les gens ? Sûrement un peu des deux.

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Ven 19 Jan 2018 - 22:36
- « Servir le village ? J’suis raikage depuis plus de six mois que je t’ai même pas vu te manifester une seule fois… Tu te fous de qui là ? »

Sa voix mielleuse ne m’avait pas atteint une seule fois. C’était une pute. Une perverse qui ne pensait qu’à ses propres fesses voluptueuses et pas qu’un peu. L’écouter raconter ses salades était marrant dans un sens, surtout quand on savait qu’elle n’avait aucune fibre patriotique. La cité des nuages ? Pour elle, ce n’était rien de plus que son nid et par extension un plateau de jeu où elle pouvait s’épanouir à embobiner les hommes et à se jouer d’eux dans tous les sens du terme. Devait y en avoir beaucoup, ceux qui avaient pas pu toucher ses fesses ne serait-ce qu’une seule fois. Elle devait en faire baver pas mal. C’était même à se demander comment elle faisait pour ne pas faire des mécontents qui finiraient par avoir la mauvaise idée de vouloir la violer. Après, quand on savait qu’elle était une marionnettiste, on se comprenait très vite qu’elle pouvait se défendre sans trop de problèmes. Une sale capacité d’ailleurs. Sale capacité à l’image de son utilisatrice. C’était plus que digne d’elle. Dans mon coin, je contemplais le plafond sans avoir encore vu qu’elle avait changé de position. Malgré tout ce qu’elle venait de dire, une chose avait tout de même retenu mon attention. Et sur ce fait, elle ne mentait pas vraiment. Les grognes du peuple, je les entendais depuis mon bureau. Mais pour une fois, je ne pus m’empêcher de penser tout haut :

- « Comme si ces gens savaient ce qui était bon pour eux. Ils ont voté Seijiro et on a été dans la merde pendant un long moment. Tsss… »

La pensée était tout de même méprisante quand on y repensait. Mais même le plus bon des leadeurs avaient parfois raz-le-cul des plaintes et autres critiques de certains citoyens. Sur le coup, j’extrapolais peut-être, mais je faisais plus allusion à mes détracteurs puisque j’avais moi-même fait partie de ceux qui avaient voté le Nara dans le temps. Qui plus est, je savais que certaines personnes avisées pouvaient ne pas être de mon avis sur cette approche diplomatique et ce pour des raisons qui leur étaient propres. Parfois des bonnes. Néanmoins, je voyais loin. Je voyais sur le long terme. Cette crise qui se dessinait n’était pas prête de finir maintenant. J’avais même la nette impression que la guerre qui allait opposer la roche à l’eau ne serait même pas décisive. Avec les différents groupes nukenins qui se développaient le soshikidan en tête, le yuukan était loin de connaitre des jours heureux. Et puis, même si on ne les comptait pas dans le lot, les pays mineurs auraient clairement leurs mots à dire. Tout ceci me minait à un tel point que le poste de kage en devenait blasant. Mais je ne devais pas fuir. Pas maintenant. Pas encore. J’avais de toute façon assez de jus pour tenir. Le burnout était loin. Très loin même. Mais pour le coup, il me fallait régler le souci de cette pétasse qui était venue me faire chier. Il était trop tard pour faire semblant. Trop tard.

- « Bref, merci pour tes renseignements. Quant à l’équipe à laquelle tu seras assignée, je verrai ce que je peux faire très b- »

Il eut un blanc. Il eut automatiquement un blanc. Je m’étais arrêté de parler net lorsque j’avais enfin reposé les yeux sur elle. Et la première chose que j’avais vu, c’était ce cul rond et indécent qui « m’appelait ». Sur le coup, mes mots s’étaient perdus dans le vide, dans le silence et j’avais même ouvert ma bouche de surprise au point que ma cigarette tomba au sol. Complètement décontenancé par cette image à la fois belle et brusque, je finis par me ressaisir une vingtaine de secondes plus tard avant de reprendre ma cigarette, de l’écraser dans le cendrier qui se trouvait sur la table basse devant moi, avant de me lever rapidement pour aller fermer la porte de mon bureau que j’avais ouverte pour qu’elle se casse. Heureusement que personne n’était passé dans le coin. Un arrivant serait tombé nez-à-nez avec un spectacle des plus saisissants ! Je n’osais même pas imagine si ça avait été Nora… A croire que j’avais d’la veine ! Mais bordel ce cul… Plus j’le matais et plus je déglutissais… J’étais comme qui dirait sonné. Sous le choc. Parce qu’il était énorme. Beau. Définitivement voluptueux. Et qu’il me faisait déjà délirer. D’ailleurs, son parfum assez délicat revint fouetter mes narines. L’odeur finit par me monter à la tête. Résister ? Difficile. Asami avait tenté le tout pour le tout, là. Elle semblait avoir joué sa carte maitresse pour la journée…



Il fallait que je me calme. Que je résiste. Sans quoi je commettrais une erreur monumentale…
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Sam 20 Jan 2018 - 18:40
La jeune femme était partagée entre l’incrédulité et l’amusement alors que la porte s’ouvrit à la volée pour laisser sortir un Metaru qui semblait avoir eut une soudaine prise de conscience. Désormais seule dans son bureau, toujours appuyée contre le dossier de la chaise, elle se demanda rapidement de ce qu’elle devait faire par la suite. Partagée entre l’idée de rester sagement dans son bureau à l’attendre ou encore le suivre jusqu’aux toilettes, elle se leva de sa chaise tranquillement en se rapprochant de la porte, qu’elle referma brièvement. S’occupant de retirer ses shorts, laissant ainsi tout le loisir à qui s’y intéresserait d’apercevoir la peau pâle de son voluptueux fessier, simplement souligné d’un string, elle laissa tomber le morceau de vêtement derrière un meuble, se voulant presque subtile, avant de s’assurer qu’il n’y avait personne dans le couloir. Elle ne souhaitait tout de même se créer des ennuis à elle, ni même au Raikage, qui se voudrait certainement réfractaire à sa présence si tel était le cas. Or, la voie était libre et elle poursuivit donc sa route de sa démarche gracieuse jusqu’à la salle de bain, là où elle l’avait aperçu disparaître du coin de l’oeil.

Lui faisait-elle autant d’effet ? Elle en était convaincue. Tant par de cette cigarette qu’il s’était allumé en premier lieu que de sa réaction face à ce petit spectacle précédent qui n’était cependant pas grand chose comparé à tout ce qu’elle pouvait lui offrir. Et ça, il ne le savait que trop bien. Ouvrant doucement la porte, elle fit son entrée, la refermant derrière lui, posant ses prunelles rougeoyantes sur sa personne. Elle fit quelques pas dans sa directement, toujours doucement, préférant éviter de le brusquer. Elle ne craignait pas spécialement de le mettre en colère, pas alors qu’elle n’attendait que ça de lui, en faire sortir la bête. Toutefois, son divin fessier semblait l’avoir plongé dans une sorte de transe dont il peinait à en sortir, et c’était bien ce qui l’amusait. Elle vint se placer à ses côtés, dos au miroir qui pouvait donc lui renvoyer l’image de sa robe échancrée qui en révélait bien assez pour le plaisir des yeux, levant une main pour venir, délicatement, se poser sur son bras, un peu comme si elle cherchait à avoir son attention.

- Tu veux savoir ce que tu faisais ? Elle inclina doucement la tête, un sourire malicieux sur ses lèvres pulpeuses. Tu profitais du moment présent et de tout ce que j’avais à t’offrir.

D’une voix douce, presque sensuelle, alors que son ongle glissait doucement le long de son bras, sans jamais ne trop s’imposer. Craignait-elle sa réaction ? Pas tout à fait. Elle l’anticipait, c’était bien un fait, se demandant si elle se retrouverait avec une main contre sa fine gorge ou alors s’empoignant de l’une de ses fesses. Qu’il s’agisse d’un cas comme de l’autre, elle était certaine qu’elle y trouverait son compte. C’était ce qu’elle cherchait à faire, après tout, de lui faire perdre la tête et de réveiller cette bête qui sommeillait en lui. Ce côté sombre de sa personne qu’elle avait appris à connaître et qui lui faisait toujours un plaisir de voir à nouveau.

- Tu fais un travail difficile, frustrant même, et je suis certaine qu’il y a une bonne dose de stress qui ne demande qu’à être soulager.

Son regard glissa sur lui pour que, finalement, elle se contente cependant de soupirer, se détachant de lui pour reprendre la direction de la porte, le tissu de sa robe se mouvant au rythme de ses hanches alors qu’elle espérait qu’il ne manque pas une pièce de ce spectacle qu’elle lui offrait, de sa peau pâle, dénuée de toutes marques qu’il aurait pu y avoir quelques mois plus tôt, alors qu’il ne s’était jamais montré particulièrement délicat avec sa personne et ces formes qu’elle lui offrait pour son plus grand plaisir. Une invitation qui n’avait rien de subtile, de venir se saisir de sa personne avant qu’elle ne quitte la pièce. Oh, elle ne comptait pas partir, après tout, elle n’avait pas tout à fait eut une réponse concernant le fait qu’elle n’avait toujours aucune équipe. S’il avait commencé sa phrase, un blanc était tombé dans la discussion alors qu’il posait son regard sur elle, ce qui l’avait effectivement bien amusé, mais lui laissait alors l’occasion de rester un peu plus longtemps et de retourner dans le bureau de ce dernier, s’il la laissait franchir cette porte.

Asami ne comptait pas le forcer, oh non. De belles invitations silencieuses qui, si elles ne trouvaient pas preneur aujourd’hui, reviendrait nécessairement à la charge, inlassablement, alors qu’elle aujourd’hui toujours une raison de se retrouver ici, dans sa vie, pour le séduire et réveiller l’animal en lui. La Tadaoki était une femme patiente qui savait apprécier l’effort qu’elle fournissait alors qu’elle était convaincue qu’un jour ou l’autre, il faiblierait. Plus tôt ce jour viendrait et mieux elle s’en porterait, toutefois, elle se délectait aussi de la dualité qu’elle avait pu lire dans son regard, entre ses engagements et ses envies les plus primaires. S’il ne lui donnait pas alors la satisfaction que d’abuser d’elle et de son corps, elle pouvait au moins se rassurer, s’amuser même, d’avoir réussi à semer le doute dans son esprit et éveiller, l’instant de quelques secondes, la luxure et le désir chez ce dernier.

Le spectacle n’étant pas terminé, elle se pencha sans une once de gêne, dévoilant à nouveau à quiconque voulait bien regarder ses formes alléchantes, elle ajusta sa sandale, tout n’étant là qu’un prétexte pour tenter une fois de plus le Metaru qui semblait vouloir faire preuve d’une volonté de fer (l’ironie). Après tant d’effort pour le ramener dans ses filets, elle s’en verrait presque insulté s’il ne faisait que la mettre à la porte de son bureau en lui ordonnant de ne plus jamais l’approcher. Bon, il l’avait fait, en quelque sorte, chose qu’elle avait superbement ignoré, bien décidé à ne pas baisser les bras pour si peu. Elle s’était redressée, ne souhaitant pas trop en faire non plus, juste assez pour que cela sembla naturel, venant poser une main sur la poignée de la porte.

Qu’il baisse la garde et s’amuse un peu. Elle n’attendait que cela, et puis, elle était certaine qu’ils en profiteraient tous les deux.

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Jeu 25 Jan 2018 - 1:14
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Mar 30 Jan 2018 - 3:36
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Sam 3 Fév 2018 - 19:46
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Mer 21 Fév 2018 - 1:01
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Jeu 1 Mar 2018 - 3:18


Son regard possédait toujours cette lueur de défi, son sourire mesquin flottant sur ses lèvres. Elle avait abandonné ce rôle de soumise qu’elle prenait lorsqu’en présence du Metaru, revêtant ses traits que peu lui connaissaient. Lui en avait appris une partie, sur elle, au fil du temps qui passait. De jeune femme agréable et amante douée, il avait découvert qu’elle cachait bien plus derrière un masque finement travaillé. Ce fut donc cette dernière qui s’approcha jusqu’à lui, derrière lui, ses mains se posant sur ses épaules, glissant doucement, sensuellement, jusqu’à son torse alors qu’elle vint appuyer sa poitrine contre son dos solide. S’étant penchée vers lui, ses lèvres se trouvaient près de son oreille, son souffle chaud contre sa peau. Elle avait eu peur, un peu plus tôt, abandonnée dans son bureau. L’idée lui avait traversé l’esprit, qu’il en viendrait par la tuer. Après tout, ne jouait-elle pas continuellement avec le feu ? C’était ce qu’elle aimait. Faire perdre la raison à cet homme qu’elle manipulait selon ses envies. La seule différence étant qu’aujourd’hui, elle n’avait pas que réveiller la bête, mais bien le monstre.

- Voyons, Shuuhei… Tu le sais bien, pourtant, que ce n’est pas une question de savoir si tu as besoin de moi ou pas… Sa voix était lente, traînante même. C’est si moi j’en ai envie ou pas. Aujourd’hui n’a fait que confirmer ce qu’on savait tous les deux.

Elle recula finalement, tout sourire, revenant prendre place face au bureau, cette fois-ci tirant la chaise pour venir y appuyer ses coudes, tête dans ses mains, lui adressant ce sourire en coin qu’il lui connaissait si bien. Il voulait qu’elle parte ? Soit. Cependant, cela en était tout simplement hors de question dans un tel accoutrement. Elle reste donc assise, patiemment, son bureau les séparant de nouveau tous les deux, ses prunelles enflammées calmement poser sur lui. La douleur se faisait toujours aussi présente, toujours aussi cinglante, mais elle fait son possible pour l’ignorer. La seule chose possible de la trahir se trouvait à être cet éclat de folie toujours bien présent dans son regard. De ces tortures se voulant brutales, difficiles à supporter, malgré la peur qu’elle avait ressenti se créer en elle, au final, elle ne s’en sentait que plus vivante. En sentiment qui lui prenait bien plus alors que la lassitude faisait parti de son quotidien.

- Tu sais, je ne peux quitter dans un tel état. Elle parlait de sa tenue. Et il serait bien dommage de te laisser, toi, dans cet état. Cette fois-ci, elle désigna l’évident. Cependant, je pense que tu peux comprendre pourquoi est-il mieux que l’on se quitte pour cette fois-ci.

Elle avait cruellement besoin d’une douche, notamment pour prendre soin de son dos, qui allait demander un certain entretien pour réussir à bien guérir sans laisser trop de cicatrices.

- Non pas qu’il m’aurait déplu de passer plus de temps en ta compagnie, seulement… Semblerait-il que malgré tout ce qui me fait défaut. La compassion, les remords, un semblant de conscience morale. L’instinct de survie, lui, est toujours présent.

Elle parlait sur un ton léger, sans accusation, ne faisant que relater les faits. Ce fut un sourire agréable qui vint remplacer le sourire mesquin qu’elle arborait quelques instants plus tôt, le masque venant contraster avec la succube qui s’y cachait. Toujours appuyée contre le bureau, elle attendait, observant réaction de sa part. Les humains étaient bien divertissant pour cette raison tout particulière. Si plusieurs réactions se ressemblaient et se voulaient aisées à prévoir, il y en avait toujours pour faire différemment, rendant le jeu bien plus intéressant.

- Tu aurais tout l’occasion de… Comment dis-tu ça… Me péter le cul ? Un nouveau rire. Une prochaine fois.

Puis, elle haussa les épaules. Elle venait de revenir dans sa vie après huit mois de silence, la lassitude l’ayant amené à retourner vers le meilleur coup qu’elle avait pu connaître au sein de ce village qu’elle n’avait jamais quitté. Il était, après tout, le seul à être assez fou, mais surtout, assez brutal, pour la malmener comme il le faisait et pour profiter de son corps comme bon lui semblait. Qu’il soit fiancé ou pas, cela ne valait pas grand chose aux yeux de la manipulatrice. Il n’y avait qu’elle qui comptait, après tout.

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Il y a des démons qu'il vaut mieux laisser enterrés [Ft. Metaru Shuuhei]

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