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Dit bonjour à tatie [Ft. Nara Sayo]


Ven 12 Jan 2018 - 8:11
La veille, Asami avait invité la jeune Nara à venir faire un tour chez elle le lendemain, qu’elle aurait une surprise pour elle. Bien entendu, parce qu’il aurait été ennuyant autrement, elle ne lui avait pas fait part de ce que cela impliquant, gardant les lèvres closes malgré les supplications de cette dernière. Et puis, sa cadette la connaissait, depuis le temps, que peu importe ce qu’elle dirait, elle ne flancherait pas. Si d’apparence douce et agréable, il y avait derrière ce masque de bonté une femme froide et calculatrice que peu pouvaient prétendre connaître. Or, la jeune Nara en faisait parti, de ces quelques uns qui l’avaient vu sans son masque. Ce n’était pas tant qu’elle avait réussi à passer outre mais bien qu’elle la connaissait depuis si longtemps qu’à l’époque, ce personnage qu’elle s’était créée pour plaire aux autres n’existait pas encore. Il s’agissait-là sûrement de l’une des rares personnes avec qui pouvait-elle se permettre d’être elle-même alors que cette dernière semblait posséder un esprit presque tout aussi dérangé qu’elle.

Elle s’était donc levée tôt, ce matin-là, notamment pour faire un peu de ménage dans la grande pièce qui lui faisait office de chambre, tout comme de bureau. Si elle vivait toujours chez ses parents, plus par facilité qu’autre chose, ces derniers ne posaient jamais un pied, ou presque, dans cette salle. Il s’agissait de la sienne et avaient appris à respecter son intimité, ce qu’Asami appréciait. Elle n’était pas particulièrement proche de ces derniers, prétendant être la jeune fille parfaite pour les satisfaires tout en cachant les quelques projets sur lesquelles elle travaillait. S’ils avaient vent de ce qu’elle pouvait faire, son talent comme marionnettiste n’ayant pu être tut, ils n’avaient qu’une idée générale de ce qu’elle faisait sans réellement s’intéresser aux détails et c’était parfait ainsi aux yeux de l’enfant unique.

Ouvrant le coffre qui se trouvait au pied de son lit, elle en sortit quelque chose qui semblait se partager entre la bête et la poupée, qui vint s’effondrer, désarticulé, au sol. Elle n’était pas terminée, pas tout à fait du moins. Il s’agissait-là de l’une des marionnettes d’Asami, de celles qu’elle façonnait elle-même, croyant sincèrement que cela ajoutait au lien qu’elle entretenait avec ces dernières. La créature possédait huit pattes semblant presque osseuses, pour se terminer avec trois griffes sur chacune d’entre elles. Un corps mince rappelant celui des serpent, pour venir se terminer avec une tête de rapace. Elle trouvait cependant qu’il manquait quelque chose et voilà où se devait d’intervenir son amie de toujours. Personne ne savait, concernant le processus de création de ses marionnettes. Ou, du moins, personne, jusqu’à ce qu’elle se décide à en parler avec Sayo, convaincue que cette dernière ne la jugerait pas, bien au contraire. Non pas qu’elle se souciait réellement de ce que les autres pouvaient bien penser d’elle, cependant, elle était divertissante la petite et était ce qui se rapprochait le plus de très certaine sa seule amie. De ce fait, si elle pouvait éviter de la faire fuir, ce ne serait pas trop mal.

Elle fut donc plus que satisfaite lorsque cette dernière se montra tout aussi enthousiaste qu’elle en apprenant de quoi en retournait réellement ces créatures vides de vie qui accompagnaient presque toujours Asami. Si elle avait une nette préférence pour Kimera, sa toute première et bien évidemment ça préférer, elle portait une affection particulière presque morbide à ces cadavres reconstitués.

Sa tête se releva alors qu’elle entendit toquer à la porte de sa chambre. Il s’agissait sûrement de sa mère qui venait lui signifier que Sayo venait d’arriver. Presque comme une gamine qui avait plus qu’hâte de faire part de sa surprise, elle poussa la bestiole derrière son lit pour aller ouvrir la porte, offrant un doux sourire à sa mère qu’elle salua du même fait. Pour le coup, l’héritière Tadaoki avait décidé de revêtir quelque chose d’assez simple et de décontracté. Un pantalon ample, lui permettant ainsi plus d’aise lorsqu’assise en tailleur face à ses créations, accompagné d’un débardeur sombre qui venait tout de même souligné sa généreuse poitrine. Elle n’était même pas certaine de posséder un seul vêtement qui n’avantageait pas ses courbes agréables.

- Il y a Nara qui vient d’arriver, je l’ai fait entrer au salon.
- Merci !

Toujours armée de cet agréable sourire que sa cadette saurait identifier comme parfaitement faux, elle quitta sa chambre alors que sa mère retournait faire elle ne savait trop quoi, ce n’était pas comme si cela l’intéressait. Elle déboula donc dans le salon sans subtilité, s’arrêta net avant de se percuter dans le cadre de porte.

- Sayo ! Un peu plus et j’allais t’attendre. Tu vas bien ?

Un ton beaucoup trop mielleux que saurait reconnaître la jeune femme qui lui faisait face. Asami faisait semblant, prétendre était une seconde nature, alors qu’il y avait d’autres autour d’eux qui pourraient entendre cette discussion. Elle fit signe à la jeune Nara de la suivre, l’entraînant au travers cette maison que cette dernière connaissait que trop bien. Après tout, elles se connaissaient depuis presque toujours, ce n’était pas la première fois qu’elle mettait les pieds en ces lieux. Sûrement n’étais-ce pas digne des maisons du clan Nara, mais c’était chez les Tadaoki et c’était chaleureux, un peu comme le prétendait l’être l’héritière de la famille. Une fois les deux jeunes femmes entrées dans la chambre de l’aînée, elle ferma la porte derrière elle, la verrouillant, pour laisser entendre un long soupire alors que son sourire laissa place à une expression un peu plus sournoise alors qu’un éclat amusé venait éclairer son regard pourpre.

- Alors, alors, j’ai travaillé sur un nouveau projet, il est presque terminé, mais j’avais besoin de ton avis…

Allant derrière son lit, elle tira vers les deux le pantin désarticulé, l’affichant fièrement sous le regard de la plus jeune.

- Il est beau, non ?

La demoiselle à la chevelure de jais qui avait été attaché en un chignon lâche, des mèches tombant ici et là pour venir encadrer son visage fin affichait une fierté qui semblait s’apparenter à celle d’un parent qui parlait de son dernier rejeton. Ce n’était cependant pas tout à fait faux.

- Comme je sais que tu les aimes bien, je me suis dit que tu pourrais avoir ton mot à dire sur ce dernier ! Je pourrais même te laisser le nommer. Attention, c’est toute qu’une responsabilité ça.

Ce qu’elle pouvait presque être gentille et soucieuse, cette Asami. Elle se laissa tomber sur son lit, croisant ses jambes tout en posant ses mains sur son genou, se penchant légèrement vers l’avant pour observer avec attention sa vieille amie. Un sourire amusé venait ourler la commissure de ses lèvres alors qu’il lui tardait que d’entendre les suggestions que cette dernière pouvait avoir ! Elle avait une confiance presque aveugle en son cerveau sûrement tout aussi tordu que le sien.

- On pourra ensuite s’amuser un peu avec, si ça te dit.

Parce que, bien évidemment, alors qu’elles étaient les deux ensemble, elles ne comptaient pas rester tranquillement dans sa chambre à bavasser des derniers potins.

Il leur fallait quelque chose de clairement plus diverissant.

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Sam 13 Jan 2018 - 2:36
Il y avait les jours monotones et les autres… Quand Asami faisait partie du décor, le monde était toujours plus distrayant, la Nara emboîtant ses pas au contre-jour, un sourire espiègle sur la face, à l’inverse de son homologue Kumojins qui jouait les saintes désormais, la cadette aimait afficher ses airs de merdeuse au grand public. C’était ça sa barrière à elle, pour garder les gens éloignés et craintifs, fut un temps où les rôles étaient différents, elle la gentille petite fille et Asami la jeune fille bizarre que Yuan avait du mal à accepter la voir fréquenter. Maintenant, il ne jurait que par elle, comme tous les autres, prend exemple qu’il disait. Mais la Nara ne faisait que ça. S’il savait…

C’était parce qu’il ne saurait jamais que cela en était aussi excitant. Elle frappait sur une porte familière et la mère de famille au bout de quelques minutes lui portait un regard dubitatif en lui demandant de patienter. Sayo observait les passants au loin, niais et sans intérêt pour la plupart, une après-midi comme celle-là où elle était tombé du « elle », pas vraiment grâce au hasard. La pensée la fit sourire et elle entendait la voix familière dans son dos.

- Je suis en avance qu’est-ce que tu racontes ? Fit-elle en se retournant lentement vers elle un sourcil arqué.

Aussi tordue l’une que l’autre, la plus jeune s’accrochait à l’ombre de son modèle depuis long maintenant, pour se perdre elle et son âme dans l’antre de la diablesse. Cette femme-là aurait bien pu tout dévorer chez elle ou en elle qu’elle l’en aurait remercié. Une relation étrange, sans mot pour la fixer et aux limites abstraites, au jour le jour…

- Bien et toi ?

Banalité toutes deux se foutaient royalement, mais ici il fallait donner le change à la face du monde, aussi elle n’attendait pas vraiment de réponse avec son sourire qui changeait aussitôt la porte se verrouillait. Enfin seules et libres… ? La brune semblait incroyablement excitée et la Nara ne tardait pas à comprendre ce qui l’émoustillait. La plus jeune se rapprochait sans se faire prier, pour se pencher dessus et l’examiner, elle avait toujours été comme fascinée par le côté artistique et décalée de sa camarade. La poupée mortelle du jour, avait toujours des airs effrayants, mais ce côté-là avait toujours au plus l’effet d’amuser la Nara pour tout dire.

-Magnifique, comme à chaque fois. Elle lui adressa le rubis de ses pupilles pétillantes qui regardaient avec gourmandise la mise en scène de la créatrice. Tu permets ?

Qu’elle le fasse ou pas, de toute façon elle avait déjà commencé à manipuler la « bête » entre ses doigts avec toute l’attention délicate que l’on aurait offert à un nouveau né. Une moue s’affichait sur son fascié, parce que oui, il semblait effectivement manquer quelque chose quand la kunoichi lui agitait ses pa-pattes aiguisées en observant sa tête qui à elle seule ferait bien faire quelques bonds au cœur…

-Une queue… Il lui manque une queue pour couvrir ses arrières ou frapper en traître… Quelque chose de pointu ! Commentait-elle finalement en la ramenant entre elles deux, un rictus associé à un regard qui en disait long. S’amuser un peu tu dis hein ? Mon petit doigt me dit qu’il y a du monde dans les sous-sols actuellement qui s’assurent de l’entretient de notre belle citée…

Elle avait ramené son petit doigt à son oreille pour jouer à le faire parler, avant de rire comme une idiote en rejoignant le lit assise en tailleur elle aussi dans son apparat habituel, sombre, couvrant, mais moulant. Bien qu’elle n’avait pas encore de rivalité possible avec sa mentor dans beaucoup-trop de domaines.

-Kuchiki est un joli prénom qu’est-ce que tu en penses ? On peut l’utiliser pour dire d’une existence qu’elle obscure, ou pour quelque chose sans vie… C’est ironique pour quelque chose qui va les voler tu ne trouves pas ? Son petit regard perçait dans celui de sa complice. On va faire un tour dans les entrailles de Kumo terroriser un peu ce gentil monde, ça te dit ? Après tout, l’ombre c’est mon domaine.

Ses bras balayaient l’espace tandis qu’elle s’amusait seule déjà à l’idée d’entendre des cris de terreurs de crétins un peu trop soumis à leurs émotions, encore que, toute personne normalement constituée aurait peur dans une zone sombre face à ça non ? Pas la Nara, mais elle n’était pas très normal en même temps….

-On jouerait gentiment d’abord à faire naître des cheveux blancs, puis plus à ton goût une fois l’échauffement terminé, t’es partante ?

Qu’elle disait presque innocemment en tournant sa tête vers elle maintenant qu’elle s’était affalée sur le lit ses bras derrière la tête.


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Sam 13 Jan 2018 - 4:11
Affichant la bestiole désarticulée à la jeune Nara, elle s’était laissée tomber sur son lit, ne la lâchant cependant pas des yeux. Il lui tardait de voir la réaction qu’elle pouvait avoir tout en affichant toujours ce sourire fier, quoique un peu malsain, alors qu’elle aimait chacune de ses créations comme une mère pouvait aimer son enfant. Certes, ce qu’elle considérait comme étant ses petits n’étaient pas spécialement vivants, ni spécialement mignon, mais ils possédaient tous une charme certain qui ne semblait perceptible que par les deux jeunes femmes.

L’aîné ne s’en faisait cependant pas pour ci peu. Si l’entièreté de la population refusait de voir la beauté qu’avaient ces créatures qui semblaient tout droit sorties des enfers, soit alors. Elle s’assurerait cependant de leur montrer à quel point pouvaient-elles êtres dangereuses, alors qu’elle créerait sous son regard avisé des tableaux peints dans le sang et la souffrance. Si elle ne pouvait ouvertement se laisser aller à ces tendances sadiques, alors qu’elle devait préserver son image de bonne shinobi, cela ne l’empêchait pas que d’espérer pouvoir un jour se retrouver seule avec une pauvre victime qui ne s’en ressortirait pas vivante de leur rencontre. Ce n’aurait été que pour se protéger, Asami n’aurait pas eut le choix que de se défendre sous l’agression. Et puis, vous l’aurez compris, c’est qu’elle était bonne menteuse celle-là.

Sous la suggestion de sa disciple, elle bondit sur ses jambes pour se diriger jusqu’à une large armoire dans le fond de sa chambre. Si cela semblait être une penderie ordinaire, alors qu’elle en ouvrait grand les deux portes, il était évident que ce n’était pas des vêtements qui s’y cachaient.

De nombreuses pièces aussi diverses que variées, d’apparence tant animales qu’humaines, semblant faites d’ossements, de bois ou tout autre matériaux qui avaient pu croiser sa route, voilà qu’elle affichait fièrement sa collection à Sayo. Il y entreposait tout ce qu’elle pouvait fabriquer ou trouver, attendant le jour où ces membres pourraient obtenir leur heure de gloire sur l’une de ses créations tordues. Ouvrant l’un des nombreux tiroirs s’y trouvant, elle en sortie une large et épaisse queue de scorpion, se retournant pour l’agiter sous le regard de celle qui venait de prendre place sur son lit.

- Kuchiki… Kuchiki… Kimera et Kuchiki…

La brune répéta encore quelques fois le nom que lui avait été si gentiment proposé par son amie (et très certainement sa seule) alors qu’elle venait s’accroupir près du pantin.

- Je savais que je pouvais te faire confiance !

Son sourire s’élargit alors que ses mains se saisir de la bête. Avant de revenir à ses côtés, elle était allée se chercher quelques outils dans l’idée d’apporter immédiatement les modifications à cette dernière. Le plus rapidement elle était finalisée et le plus vite elles pouvaient aller s’amuser avec aux dépens de nombreux citoyens de Kumo. Par chance, nul ne savait que celles qui terrorisaient dans l’ombre ces habitants n’étaient nul autre que la si gentille Tadaoki et la un peu moins sympathique Nara. Il y avait un avantage à ne jamais être sur les devants de la scène et à ne pas être spécialement populaire, pas assez du moins pour que quiconque la reconnaisse à seule ses créations. Pas pour l’instant du moins.
Et puis, elle était intelligente, calculatrice. Elle ne passait pas non plus ses journées à effrayer quelques pauvres travailleurs du village. Elle ne tenait pas spécialement à s’attirer des ennuis, pas plus qu’elle ne souhaitait en créer pour la Nara. Elle devait se considérer chanceuse, celle-là, alors que l’égoïste prenait tout de même quelques secondes pour la prendre en considération avant de prendre une décision. Très peu pouvaient prétendre avaient droit à de telles faveurs de sa part.

- Et bien évidemment qu’on va aller s’amuser dans les entrailles de la ville. Tu pensais que j’entendais quoi, en te proposant d’aller l’essayer ? L’invité prendre un verre ?

La demoiselle lève les yeux aux ciels avant de reposer son regard sur son nouveau pantin. Un sourire mauvais s’étira sur ses lèvres charnues alors que la plus jeune des deux lui offraient de faire plus, par la suite, si l’envie les prenait. S’il était vrai que faire naître la peur chez autrui avait son charme, cela ne valait définitivement pas le plaisir qu’elle ressentait lors de la torture. Elle avait une fascination certaine pour la souffrance qu’elle provoquait chez autrui, tout y avait-il une satisfaction de les souiller de leur propre sang.
C’était malsain et la jeune Nara l’appréciait pour toutes ces facettes beaucoup plus sombres qu’elle cachait à la face du monde.

- Et sinon, avec ton horaire de ministre, tu dois au moins avoir un truc d’intéressant à raconter ?

Son regard ne quitta cependant pas sa marionnette alors qu’elle s’assurait d’attacher la queue de scorpion sur le corps qui faisait presque deux mètres de long. Sayo avait droit à bien des privilèges qui n’étaient accordés qu’à nulle autre qu’elle. Si Asami s’intéressait aux autres que dans l’optique de mieux les détruires, sa cadette était sûrement la seule personne pour qui éprouvait-elle un minimum d’attachement et dont l’intérêt se voulait presque sincère. Elle n’était pas certaine de pleurer sa mort pour autant, toutefois, elle admettait que son absence créerait un vide dans son existence.
C’était déjà mieux que rien.

Déposant ses outils autour d’elle, elle se leva finalement, tendant une main alors que des fils de chakra se tissaient entre ses doigts et la bestiole. Celle dernière écrasée au sol sembla presque prendre vie alors qu’elle l’articulait d’un simple mouvement de la main. Manipuler était une seconde nature chez l’héritière Tadaoki, et cela valait aussi pour ces créations qu’elle appréciait tant. La marionnette se releva donc sur ses huits pattes, la tête d’oiseau se tournant vers la jeune demoiselle toujours sous son lit, comme si elle l’observait de ses orbites vides. Elle monta par la suite sur le lit, tel un animal, bien que l’allure pouvait laisser à désirer pour ceux qui préféraient tout ce qui était doux et mignon, venant entourer Sayo de son long corps pour finalement poser sa tête sur ses genoux.

Un sourire fier se trouvait à nouveau sur le visage de la belle brune alors qu’un éclat malsain éclairait son regard. Coupant l’afflux de chakra, la bestiole retomba, désarticulée, tout autour de la Nara.

- Je pense qu’elle est fin prête ! Et puis, avec ta connaissance en combats et ma fibre artistique, il sera toujours possible d’y amener quelques changements.

Il fallait, après tout, qu’elle soit optimale pour l’assister en combat tout en gardant cette allure glauque qui était bien digne d’elle. C’était un peu sa marque de commerce, ce à quoi les autres pourraient l’associer éventuellement, alors que ses marionnettes n’étaient pas spécialement agréables à regarder. Du moins, pas si elle se fiait à comment pouvait penser la majorité de la population.
À ses yeux, elles étaient magnifiques, mais son instinct maternel devait sûrement y jouer pour quelque chose.

- Tu connais mieux les recoins de la ville que moi, je te suis !

Elle avait récupéré le pantin, le repliant sur lui-même dans des angles qui semblaient peu naturels, l’y glissant dans un grand sac de tissu qu’elle fit passer par-dessus son épaule, dans son dos. Elle était prête à aller se divertir, en compagnie de sa partenaire de toujours, aux dépens des habitants de Kumo.

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Dernière édition par Tadaoki Asami le Lun 15 Jan 2018 - 8:26, édité 1 fois
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Sam 13 Jan 2018 - 5:33
La jeune femme regardait son aînée qui bricolait, osant parfois toucher son précieux matériel pour l’examiner ou lui passer, parfois en la regardant, elle se demandait bien si Asami ne la considérait pas un peu comme un de ses énièmes jouets. C’était loin d’être mauvais dans son cas ce genre de sentiment vu l’attention qu’elle portait à ses progénitures décalées. Cela aiguisa un sourire sur le fascié de la Nara, qui roulait des yeux en même temps que sa collègue de mauvaise augure.

-Bah quoi, il est tellement beau gosse, moi je l’inviterais à rester tard le soir… Fit-elle en se penchant smakant ses lèvres de baisers dans le vide pour harceler la brune dans son travail et la ralentir dans la tâche. Regarde son bec Asami, puis cette queue ! Cette queue Asami !

Son rire taquin s’en suivait et elle continua à embêter son aînée du bout de ses doigts en pénitence pour s’être moquée, pas comme-ci elle ignorait à quel point elle pouvait se montrer chiante. La queue de scorpion la rendait parfaite, absolument parfaite pour empaler, l’idée donnait des frissons à la Nara qui jetait un regard malicieux à la marionnettiste qui animait son œuvre pour l’essayer. Quand elle l’enroulait, Sayo lui ouvrait les bras pour l’accueillir contre elle, le contact étrange sur son corps était toujours aussi particulier, mais cette folle semblait apprécier.

-Oh pas grand-chose, mon frère jumeau Shiro m’a dit hier qu’il voulait qu’on couche ensemble, avec moins de subtilité encore. Je crois qu’il veut visiter mes fesses, mais il est court si tu vois ce que je veux dire.

Un minimum de bon sens frangin voyons, au moins s’il ne lui avait pas montré ses arguments-inexistants avant… Cela la fit rire. Être détraqué, c’était dans les gênes ? Peut-être. Plus le temps passait, plus la Nara se faisait déraisonnable, mais paraissait toujours plus sage et de confiance, malgré ses débuts et ses restes de peste qui faisaient sa renommée au village. Un bon professeur en cause. Asami lui avait appris à respecter ce qu’elle était, sans se brimer pour ne pas subir les autres, mais aussi à tromper ces derniers pour avoir le beurre son argent et la laitière. Étrange femme qui la fascinait, elle était un mystère inégalable dans ce monde, Sayo le savait, elle n’en trouverait jamais aucune autre comme elle. Mais elles ne se disaient jamais ce genre de choses… La cadette caressait la tête de la marionnette comme si elle avait été une créature vivante, l’illusion était bluffante après tout.

-Je t’ai récupéré un sac d’asticots pour nettoyer les cadavres. Efficacité garantie ! Il est à la maison, je n’avais pas vraiment envie de te donner ça devant ta mère…

Même si sa tête aurait sûrement valu le détour. Elle ricanait pour elle-même tandis que le monstre de terreur de leur farce s’écroulait inanimé autour d’elle, son poids sur ses genoux était relatif. Elle jeta ses iris volcaniques sur sa mentor, un sourire en coin.

-Après la récréation que dirais-tu de m’affronter ? Kuchiki contre moi, je mérite bien la première fois de la bête non ?

La Nara se relevait pour lui montrer le chemin, patientant qu’elle range sa promise à l’abri des regards indiscrets. Asami savait à quel point la douleur n’effrayait pas cette créature-là, Sayo avait eu bien des occasions pour lui montrer à quel point elle était friande de ça. Un monstre de cette taille et avec de belles promesses en perspective la faisait frémir d’avance. Elle était un pro du tac au tac, autant au Taijutsu qu’avec des mots… Mais avant, les prémisses des avants-tests, pour éviter les déceptions. La manieuse d’ombre la conduisait devant une bouche d’égout, dans une ruelle déserte dégagée de la civilisation. Aucune des deux n’avaient jamais eu peur de se salir les mains, ni du noir, encore moins des endroits glauques. Une faible lumière de veilleuses éclairait les tunnels, la Nara sortait le plan qu’elle avait « emprunté » aux archives. Un des avantages de l’institut.

-Ils devraient être plus très loin de là, la révision se faisait dans ce secteur de ce que j’ai lu sur le bureau de Shizen en lui ramenant son café, on est sous l’hôpital, cela rend mon boss méfiant…

Un avantage d’être une petite Sayo serviable et soumise au travail. On se demandait bien qui lui avait appris ce genre de fourberie là tient ! Comme l’art des tenues moulantes pour détourner l’attention et mieux se faire « entendre ». Asami était la femme fatale par excellence, aucun doute et dans tous les sens du terme. Le duo ne tardait pas à entendre au loin les ouvriers parlaient entre eux, l’un d’eux plaisantaient sur les monstres des égouts, cela fit sourire la Nara qui chargeait ses pieds de chakra pour se collait au mur, puis au plafond. Ou plutôt dans son obscurité, elle fit un signe de la main pour sa compère, qu’elle la rejoigne, tout en avançant pour coincer le traine pied du groupe de victime…

-Les mec !!! Le trio en face se retournait… Je peux plus bouger !!!
-Arrête tes conneries !

L’homme s’angoissait dans le Kagename de la Nara qui se retenait de rire, son ombre dans celle de l’ombre il était devenu sa marionnette, alors quand elle plaquait sa main devant sa bouche pour retenir tous sons… Il en fit de même en hurlant… Peste. Mais ce n’était pas fini !



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Dim 14 Jan 2018 - 6:57
La Tadaoki aimait sûrement un peu trop ses créations, qui, après tout, étaient une extension d’elle même tout en étant un peu comme ses enfants. Elle leur vouait la même fierté et le même amour qu’une mère aurait pour ses enfants. Et, à la différence de ces dernières, elle n’était pas obligée de sacrifier sa jeunesse et son précieux corps pour ces créatures ingrates et inutiles, ce qui était le contraire des pantins qu’elle créait de ses mains agiles. Ce fut donc avec un large sourire qu’elle accueillit le compliment de sa cadette, elle-même plus que satisfaite du résultat de ce dernier. Elle le trouvait déjà charmant un peu plus tôt mais maintenant qu’il avait cette dernière touche proposée par sa cadette, il était tout simplement parfait.
Elle eut même une pointe de culpabilité, ce qui était rare chez la belle brune, à l’idée que Kimera, sa toute première création, en serait peut-être jalouse.

Il ne lui fallut que quelques instants de plus, plus longtemps que prévu considérant la merdeuse à ses côtés, pour qu’elle soit fin prête à l’essaie. Elle la fit bouger un peu, se vengeant légèrement en la faisant grimper sur la jeune Nara, alors que sa réaction fut un poil différente que ce à quoi elle se serait attendue, ce qui lui arracha un sourire. Elle roula des yeux à la mention du jumeau de Sayo. Ce n’était pas la première fois dont elle en entendait parler et elle se délectait des histoires que pouvait bien lui raconter sa partenaire de crime. Cela l’amenait aussi à relativiser et qu’elle n’était pas la seule dérangée du village. Il y avait des cas assez particuliers chez les Nara.

- Et pourquoi tu ne lui dis pas oui ? Ne me dis pas que tu es fidèle à ce… Nué ?

Un soupire s’échappa des lèvres de l’aîné. Elle ne comprenait pas réellement ce qu’était l’engagement ni ces pseudo-promesses d’amour éternel. Elle ne comprenait même pas ce qu’était l’amour, ces sentiments étant tellement surfaits. C’était à peine si elle appréciait réellement quelqu’un. Il y avait bien Soya, la demoiselle en sa compagnie à l’heure actuelle, mais sinon… Et considérant que la mort de cette dernière ne l’affecterait pas plus qu’il ne le fallait, elle n’était tout simplement pas faite pour l’affection. Oh, elle l’appréciait et elle était toujours impatiente à l’idée de la retrouver, toutefois, ce n’était pas tant par affection pour cette dernière qu’elle était convaincue de ne jamais s’ennuyer en sa présence. La preuve, elle lui fit même part qu’elle lui avait trouver quelques asticots pour nettoyer ses cadavres. Il n’y avait bien qu’elle pour avoir ce genre d’attention à son égard et elle lui en était reconnaissante. Elle ne lui dirait jamais, ce n’était pas son genre, or, cela lui avait tout de même effleurée l’esprit.

Après avoir promis à Sayo qu’elle aurait la première fois de Kuchiki, sa nouvelle création, elles quittèrent la demeure familiale des Tadaoki pour aller essayer la bête. Certes avait-elle promis à Sayo qu’elle serait sa première, il était toutefois nécessaire de l’essayer pour éviter de décevoir la shinobi. Elle la suivit donc dans les égouts sans même y prêter réellement attention. Aussi jolie pouvait-elle être, le sale boulot ne l’effrayait pas. Elle préférait le faire faire par autres si elle en avait la possibilité, toutefois, lorsque venait le temps de jouer avec ses marionnettes, plus il y avait de sang, plus c’était sale et plus elle aimait ça. Son regard glissa sur le plan que venait de sortir la demoiselle, esquissant un sourire mesquin. Elle avait bien appris, avec les années, celle-là. Si elle manquait parfois cruellement de subtilité aux goûts de celle qui avait appris à manipuler avant même de savoir parler, elle se devait d’admettre qu’elle était devenue douée, si elle considérait le document très certainement confidentiel qu’elle tenait et le commentaire concernant les informations auxquels elle accédait sans trop y avoir le droit.

- L’institut… Tu penses qu’ils m’accepteraient ? J’suis sure que leurs recherches pourraient m’être utiles… Ce n'est pas toujours facile, hein, l’essaie-erreur lorsque vient le temps de faire divers poisons.

Normalement, la plantureuse demoiselle n’aurait jamais eu vent de cette organisation, cependant, Sayo n’était pas connue pour sa subtilité. Ou, enfin, ce n’était pas tout à fait vrai. Elle pouvait l’être, en règle générale, il était cependant inutile de croire qu’elle ne raconterait pas tout par la suite à Asami. Si au départ, beaucoup n’appréciaient pas leur relation, notamment de part le caractère singulier de la Tadaoki, avec le temps, ils en venaient à la considérer presque bénéfique pour la cadette alors que l’aînée s’était assagit, devenant une douce et agréable jeune femme.
Si seulement ils savaient.

Suivant de près la Nara, elle attendit patiemment alors que l’obscurité de l’endroit lui donnait un net avantage. Un sourire malsain naquit sur ses lèvres alors que la panique faisait déjà écho dans les conduits. Ils étaient trois, dont un qui se trouvait désormais dans l’incapacité de se mouvoir. Ne perdant pas plus de temps, Asami fit glisser sa bestiole hors de son sac, le déposant doucement contre le sol. Il s’agissait de son heure de gloire. La marionnettiste en serait presque émue de voir son enfant faire ses premiers pas et terroriser ses premières victimes. Ils grandissaient si vite qu’elle se disait alors qu’elle repassait les longues heures qu’elle avait passé à le confectionner de toute pièce. Tendant une main vers l’avant, elle articula pour la seconde fois Kuchiki, qui s’anima dans un grincement sonore. Pour la subtilité, elle repassera. Elle tâcha cependant de le noter dans un coin de sa tête, il lui faudrait y apporter quelques modifications à ce niveau une fois chez elle.

Celui qui hurlait, douce musique aux oreilles de la genin, se tut immédiatement alors que tous les regards se tournèrent vers l’obscurité derrière eux. Un martèlement se fit entendre, de plus en plus fort alors que la créature de près de deux mètres de long s’approchait d’eux. Cherchant à éviter de les faire, elle activa l’un des divers mécanismes de la bête, s’assurant aussi qu’ils fonctionnaient. Alors qu’elle n’était toujours pas sortie de l’ombre, un épais nuage envahit l’air tout autour d’elle et ce fut camoufler dans cette brume qu’elle émergea. Quant aux victimes ? Leurs hurlements parvinrent à nouveau aux oreilles d’Asami, qui ferma les yeux quelques instants pour apprécier cette réaction si vive et si sincère de leur part. Désormais privé temporairement de vision et d’ouïe, ils se débattaient comme ils le pouvaient alors que Kuchiki vint grimper sur l’un des hommes, s’accrochant à lui et transperçant sa peau des griffes dont il était munie. Et alors que le nuage se dissipait autour d’eux, celui toujours prisonnier de Sayo ne pouvait assister qu’impuissant à la scène qui se déroulait devant lui.

L’homme tomba à genou, la douleur déformant ses traits, Asami en était convaincue. Elle aurait bien voulu se rapprocher, pouvoir admirer l’oeuvre que peignant Kuchiki un peu plus loin, cependant, elle ne pouvait bien malheureusement pas se permettre de dévoiler son visage, sans quoi son masque de bonne Kumojin se briserait et elle ne pourrait plus prétendre comme elle le faisait.
La mort étant beaucoup trop rapide et peu divertissante, elle se contenta de tourmenter sa pauvre victime qui voyait ses vêtements se teinter de son propre sang alors qu’il tentait vainement de retirer la créature qui ne cessait de ramper sur son corps, s’agrippant lorsqu’il ressentait de la résistance. Son dard vint se planter dans son abdomen, arrachant à l’homme un hoquet de surprise et de douleur alors que le poison se répandait dans ses veines, venant perturber à nouveau sa vision. Kuchiki retira par la suite son dard et une importante gerbe de sang vint éclabousser le sol et les pieds du second homme. Quant au troisième homme, il sorti de sa torpeur, comme s’il avait été figé dans le temps lors de la première attaque de la marionnette. Ce que ce pouvait être amusant, des esprits aussi fragile. Et alors qu’il hésita, quelques instants, entre s’enfuir ou aider son confrère, la marionnette bondit dans sa direction, s’agrippant douloureusement avec ses griffes à ses épaules, son long corps allongé contre le sien, sa queue de scorpion venant glissé contre le sol.

Ils ne pouvaient tout de même pas partir. Cela pourrait leur créer des problèmes, ce qui serait bien dommage. Elle comptait bien s’amuser encore un peu.

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Mar 16 Jan 2018 - 3:37
Elle avait roulé des yeux sous la réponse de son aînée suite à la confession sur son frère dérangé, bien que cela ne la surprenait pas de son acolyte, il fallait croire que Sayo restait encore plus « puritaine » d’une certaine façon. Oh non, elle n’avait pas oublié les leçons de son aînée, combien même elle devait avouer être assez fourvoyée parfois, tiraillée entre ce qu’elle voudrait et la réalité, comme dans un éternel suspend entre la raison et les hormones… Car la Nara était une créature rationnelle qui aimait trouver une explication à tout, y compris aux sentiments. Dans le cas de Asami, c’était sa singularité qui lui donnait son manquant de liberté inassouvie, comme certains de ses désirs…

-Je n’ai pas ton charme ma chère, hormis Nué, je ne suis aux goûts de personne ! Elle riait faussement déçue. Je n’ai pas oublié tes leçons ne t’inquiètes pas… Quant à mon frère… C’est glauque quand même de faire presque l’amour avec soi-même. Même si ça lui avait effleuré l’esprit plusieurs fois par curiosité et surtout pour le coté interdit de l’acte en lui-même qui avait tout d’excitant… Mais le problème était le suivant : Mon crétin de frère est amoureux, ça sera une plaie si je joue avec.. ça m’ennuierait de me débarrasser de mon jumeau si tu vois ce que je veux dire.

Et leurs jeux malsains pouvaient dès lors commencés… La Nara lui lançait un regard arqué à sa demande avant de pénétrer dans les égouts. Il était évident que la brune serait parfaitement à son aise dans l’institut et Sayo savait que les jeunes pousses étaient toujours d’actualité… Elle pointait un doigt en l’air pour confirmer la probabilité en lui suggérant…

-Rapproche toi de Shizen et « convainc » le, c’est lui le boss et le sélectionneur. Je glisserais un mot à l’occasion pour toi, mais mon poids est faible à l’institut….

Mais avec ce que lui avait appris Asami, désormais Sayo s’intégrait facilement à n’importe quel groupe, un peu comme une sociopathe qui s’adapte à ses environnements à séduire. Être détestable n’ouvrait aucune porte et comme Asami avant elle, il lui avait fallu un peu temps pour le comprendre et se moduler progressivement pour jouer dans ce monde qui l’ennuyait. Heureusement avec sa complice, la Nara ne ressentait jamais ce sentiment-là. Bercée par les ténèbres et l’obscurité, elle se laissait prendre au jeu embrassant les ténèbres pas que pour leur manteau de camouflage, mais aussi pour leur mentalité particulière.

Le bruit grinçant de la bête inondait les tunnels souterrains, toute la difficulté de garder son sérieux était mise à l’épreuve pour la Nara qui se moquait de la discrétion de sa collègue en chuchotant. Pour le moment, elle n’était pas tentée d’être reconnue, mais voyant le jeu auquel se livrait la marionnette, la jeune femme comprenait bien vite les règles du jeu. Personne hormis elle ne sortirait d’ici. A la base, l’ombreuse ne pensait qu’à les effrayer pas les massacrer, mais cela ne la rendait pas moins coupable pour autant. Encore quelques doutes la parsemaient quant à l’idée de tuer un tiers, mais ce n’était pas pour autant qu’elle entravait sa partenaire, bien au contraire, elle l’encourageait en un sens en gardant un protagoniste sous son emprise.

Difficile d’expliquer pourquoi, mais le sang et les cris avaient un côté excitant pour elle qui se délectait de plus en plus de jouer avec le monstre dangereux, ne serait-ce pour l’adrénaline, mais aussi pour la délectation de sentir ses serres déchirer sa peau. La Nara adorait ça et c’était vu tout le mal du monde de le cacher à Shojito-Senseï qui aurait mis fin immédiatement à leur entraînement. Il voyait le plaisir à la douleur comme quelque chose de mauvais et pervers, refusant de l’accepter. Heureusement, elle était bonne comédienne. Parlant de spectacle, le leur mouillait le pantalon de la victime Nara, spectateur impuissant qu’elle gardait à ses prises encore et toujours pour le plus grand plaisir de sa partenaire à qui elle suggérait….

-Un bon cobaye pour tes poisons… Tu ne penses pas ?

Ce n’était pas tant qu’elle était inconsciente, Sayo savait parfaitement ce qui leur coûterait d’être découverte, mais par chance, elle était une bonne utilisatrice de fuinjutsu, tout comme Asami ne manquait pas de ressource…

-On pourra les sceller dans un parchemin après et je t’amènerais « mes bébés » pour les nettoyer…

Le stock de sa camarade manquait de bouts humains ces derniers temps… Jouer avec le jeu hein…

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Mar 16 Jan 2018 - 8:42
La succube haussa un sourcil, sceptique, alors que sa cadette lui énonçait toutes les raisons possibles et inimaginables pourquoi ne coucherait-elle pas avec son frère, mais aussi, pourquoi se contenterait-elle d’un jeune homme comme Nué. Ou, enfin, surtout, pourquoi se contenterait-elle d’un seul homme ? Laissant tomber le sac qui tenait son nouveau jouet, elle se rapprocha de Sayo, son regard s’ancrant dans le sien alors que ses mains vinrent se poser des deux côtés de sa faible poitrine, cherchant à rendre ses courbes de jeune femme plus apparentes.

- Déjà, si tu dévoilais un peu plus, tu ferais tourner les regards. Et je ne te parle pas de te balader à poil, hein. Juste assez pour faire aller l’imagination de ces hommes. Puis bon, beaucoup se joue dans l’attitude. Tu peux être sexy vêtue de carton si tu y mets un peu du tien.

Elle relâcha finalement sa poitrine alors que le message était passé, se penchant pour attraper le sac et le jeter par-dessus son épaule, fin prête à partir pour le premier test de Kuchiki. Ses doigts lui démangeaient tant elle avait hâte de l’essayer, de lui faire prendre vie pour la première fois.

- Pour ton jumeau, c’est exactement la raison pour laquelle tu dois en profiter. Il a des sentiments et te laissera donc faire tout ce que tu veux. Utilise-le. Joue avec lui. Écrase-le même. Et je te promets qu’il va venir t’en redemander.

Combien de fois la veuve noire s’était-elle jouer des sentiments et émotions d’autrui ? Beaucoup trop souvent. Et le sourire qu’elle affichait à l’heure actuelle ne pouvait que confirmer ce fait. Elle était bien heureuse de ne pas s’embarrasser de telles faiblesses, alors qu’il était tellement aisé de se jouer des autres et de provoquer des réactions en s’attaquant aux bonnes places. Les gens émotifs avaient du charme. Et puis, Asami considérait qu’il était toujours plus aisé de s’attaquer aux gens qui s’attachaient à elle et qui avaient des sentiments pour elle.

Comme Sayo par exemple. La jeune Nara pouvait se sentir choyer qu’elle ait vu en elle une source de divertissement inépuisable et qu’elle ne voyait pas l’intérêt de la manipuler. Bien au contraire. Elle trouvait amusant de la voir évoluer, apprenant de ses techniques, devenant lentement mais sûrement une copie imparfaite d’elle-même. Elle avait encore beaucoup à apprendre et, bien heureusement, Asami était une femme patiente.

Une fois dans les égoûts, elle ne put se retenir plus longtemps alors que sa bestiole força les hommes au silence das un grincement terrifiant. Si Sayo avait sûrement seulement chercher à les effrayer, pour Asami, la torture lui semblait tout à fait approprier. Après tout, elle devait bien s’assurer que tous les mécanismes de la chimère articulée étaient bien en place et fonctionnaient. La mort ne l’avait jamais effrayé et salir ses mains du sang des autres non plus. Elle y voyait même-là un plaisir que très peu lui connaissait. Et puis, elle qui comptait éventuellement être plus présente comme kunoichi, envisageant même l’idée de se retrouver au sein d’une équipe et participer plus activement aux missions pour le village, elle ne pouvait se permettre que ses marionnettes soient associés à ces actes de terreur dont elle était l’initiatrice.

Les tuer se retrouvait donc à être une solution plaisante qui lui évitait un quelconque échappé. Il serait dommage que sa carrière ne s’arrête avant d’avoir réellement débuté.

L’idée de son amie ne lui déplut pas. Elle lui adressa même un large sourire mauvais par-dessus son épaule avant de finalement sortir de l’autre. Kuchiki avait entraîné l’homme qu’il tenait au sol, le surplombant. S’il n’était pas spécialement imposante dans sa taille, contrairement à Kimera, son allure avait quelque chose de très déplaisant et l’homme avait été témoin du sort que venait de connaître son collègue et préféra donc éviter de se débattre. Sortant de l’ombre, la belle brune sortie de sa bourse qu’elle tenait à sa taille une seringue et une fiole, son regard posé sur celui que tenait toujours sous son contrôle la Nara.

- Chérie, j’ai un nouveau poison pour mes chous que j’aimerais bien tester. Par contre, il faudrait que tu le relâches quelques instants. Oh, et pourquoi tu ne viendrais pas nous rejoindre, t’amuser un peu ?

Finalement libre de ses mouvements, l’homme tenta de s’enfuir mais Asami fut plus rapide. Elle lui enfonça sa seringue dans le bras et l’instant suivant, il s’écroula au sol, paralysé, alors qu’elle l’observait d’un regard curieux.

- Tu vois, c’est ta technique qui m’a donné ce truc comme idée. Tu en penses quoi ?

Ses talons résonnaient tout autour d’eux alors qu’elle s’avançait vers lui pour s’accroupir auprès de lui, l’observant avec attention. Elle tenta de le faire réagir de nombreuses façons et, hormis le regard paniqué qu’il lui adressait, il n’eut pas le loisir de bouger un seul muscle. Parfait.

- Bon, on emballe tout ça ? Il ne faudrait tout de même pas épuiser la bête. Je sais combien tu tiens à avoir droit à ta chance avec lui. Je vais donc éviter de trop le tâcher de sang.

Alors qu’elle prononçait ses paroles, elle ramena Kuchiki vers elle, libérant ainsi l’homme. Il n’eut cependant pas la chance de se redresser alors que la Tadaoki posa son talon sur son torse, l’obligeant à rester sur le sol. Il était, de toute façon, beaucoup trop terrifié pour tenter quoique ce soit vis-à-vis d’elle.

- Tu as de beaux yeux, tu le sais ? J’ai donc l’heureux plaisir de t’annoncer qu’ils orneront l’une de mes prochaines créations, qu’en penses-tu ? Pas besoin de dire, je suis certaine que tu te sens privilégiés.

Elle l’empoisonna à son tour, le figeant donc dans son expression terrifiée. Elles pouvaient désormais rentrer, elle aurait tout le loisir de s’occuper des corps plus tard, grâce aux nombreuses techniques acquises au fil des années par les Tadaoki. Et puis, sa mère ne risquait pas de venir les déranger alors qu’elles s’entraîneraient à l’arrière, elle sortait aujourd’hui de ce qu’elle lui avait dit, ce qui l’arrangeait bien. Si sa mère avait déjà vu certaines de ses créations, ne serais-ce que parce qu’elle s’entraînait pour être une genin respectable ayant envie de monter plus haut, elle ne connaissait pas tout le processus de fabrication de ces dernières et c’était tant mieux.

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Ven 19 Jan 2018 - 7:49
Son aînée lui palpait la poitrine, pour la réajuster, ce qui laissait d’abord un regard perçant à son encontre, avant d’un sourire, ah ce sourire ! La bougresse avait bien aimée ça. Dans sa tête, elle se désolait même que l’inspection se soit passée si vite. Il n’y avait que Asami pour oser ce genre de chose sur elle sans pincette, ni risquer quelques représailles que ce soit.

-T’imagine à côté de toi ? J’aurais la comparaison difficile… Elle roulait des yeux, plus amusée qu’autre chose. Pense à mon égo, laisse-moi croire qu’ils ignorent que je suis aussi bien faite ! Puis t’es bien placé pour savoir à quel point je suis frileuse en plus…

Les mots concernant Shiro lui restaient dans la tête, si une partie excédée voulait suivre les instructions de son modèle, une partie encore intact de corruption de son mental encore jeune lui assurait qu’elle le regretterait. Si Sayo avait toujours tout fait pour plaire à Asami, même en allant parfois contre sa nature par défi de la découvrir encore plus et fascination, elle était et serait toujours loin derrière la marionnettiste niveau moralité absoute. La Nara voulait protéger son frère, pas lui faire du mal, ni profiter de lui… Pour le moment du moins, alors elle se surprenait à penser si avec le temps cette femme arriverait à lui retourner complétement le cerveau, à cette enfant qu’on vantait à toutes occasions du clan le plus intelligent…

Le genre de débat dans sa tête qu’elle posait dans des écrits scellés pour le jour fatidique qui lui aurait faire perdre les pieds. Une ancre accrochée à un fil de nylon. Cela pouvait paraître ridicule, mais cette corde de rappel secrète lui permettait d’avancer pour le moment au mieux. Comme dans les entrailles de la terre où mitigée, elle observait des meurtres qu’elle ne dénoncerait jamais, allant même se faire complice en ramassant les corps compromettants. Mais pour l’heure, elle contemplait les effets du poison en approchant de plus près.

-Redoutable, j’aime te donner ce genre d’inspiration. C'est flatteur ! Mon nouvel ami en aura lui aussi ?

La tortionnaire laissait sa victime du poison en plan, pour s’intéresser à une autre. La Nara le fixait toujours dans sa perplexité. Peu importe, il mourrait de toute façon, elle se penchait sur lui, en un instant mettant fin au supplice en lui brisant la nuque. Et de un dans un rouleau. En allant chercher l’autre, la Nara prenait un instant pour observer le spectacle en cours, pourtant intérêt aux yeux effectivement particulièrement beau.

-Chanceux, je suis jalouse. Elle posait sa tête sur l’épaule du démon aux allures d’ange. Dis-moi Asami, si je meurs, tu promets de faire de moi une de tes merveilles. Quelque chose de puissant pour changer.

Elle rigolait à la fin de sa phrase, mais son amertume était réelle. Si Sayo avait toujours été première de la classe pour la théorie, en pratique, elle était une éternelle loser. Pourtant ce n’était pas faute d’y mettre les efforts. Quoi qu’on lui en dise, elle savait qu’elle atteindrait les normes, mais jamais plus. Pas comme Asami qui semblait moins imparfaite à ses yeux. Elle s’imaginait un instant hantant le monstre articulé pour suivre et profiter de l’attention toujours de la brune qui n’avait au final de l’amour à proprement dit que pour ses « choses », comme une mère et ses enfants. La besogne de sa partenaire faite, la Nara emballait et faisait le ménage. Cela avait toujours été comme ça, une sorte de hiérarchie qu’elles n’avaient jamais eu besoin de définir, naturelle depuis que Asami l’avait prise sous son aile ce soir-là…

-Ne traînons pas, on veut tout sauf attirer l’attention pas vrai ?

Sans embuche, pourquoi en auraient-elles, personne ne savait et ne saurait probablement jamais… Le duo infernal avait repris le chemin du retour pour un passage dans l’atelier morbide de la créatrice divine. L’endroit lui laissait froid dans le dos, mais avec le temps, elle s’était accommodée. Sur un coin de la pièce, la Nara libérait ses prises qui s’entassaient les unes sur les autres, sauf le premier choix d’ouvrage de la brune que sa larbine déposait sur sa table de travail. Si le temps avait appris une chose à Sayo, ces deux-là partageaient une vision commune : D’abord finir leurs petites affaires, puis s’amuser. Quand les deux n’étaient pas cumulables bien sûr. En regardant leur victime, Sayo se rappelait l’élément qui l’avait troublé : Shojito. Le policier et le sensei bien plus encore serait furieux. Elle se demandait alors ce qu’il ferait s’il découvrait ça. Il la dénoncerait ou pas ?

-Si quelqu’un nous découvre c’est quoi le plan, on le tue avant qu’il parle qui qu’il soit c’est ça ? La réponse était évidente, alors comme seules elles pouvaient le faire, elles passaient sur un sujet plus volatile. Nué n’est pas rentré depuis des semaines, il a disparu sans explications, plus aucune nouvelle, mais Shojito ne semble pas inquiet, tu crois qu’il sait quelque chose ? Elle fixa sa partenaire. Dis, tu saurais le faire parler toi peut-être. C’est un peu frustrant tu vois comme situation… Que je sache si je dois l’éviscérer pour quelque chose ou pas.

Des viscères se présentaient à sa vue justement, aujourd’hui cela ne lui donnait plus envie de vomir, mais fut un temps…

-Mais attention, n’abuses pas ! Je te connais, Shojito c’est non ! PAS TOUCHE VILAINE FILLE !

Elle lui jetait un bout de… boyaux ? Ouais peut-être bien, rien d’anormal…

-Tu le touches qu'avec tes yeux. Tes yeux tu entends !



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Sam 20 Jan 2018 - 8:59
Il était finalement le temps que d’emballer le tout et de rentrer. Le test était concluant et la marionnettiste était plus que satisfaite du résultat obtenu. Elle laissa donc le soin à la Nara de s’occuper des cadavres, non sans jeter un regard vers la gerbe de sang qui avait éclaboussé le sol, la seule preuve qu’ils étaient passé par ici. Elle ne s’en inquiétait pas en outre mesure. Le poison délivré par ses marionnettes ne mettait que très peu de temps avant d’être assimilé par l’organisme, ne laissant donc aucune trace derrière elle. À force de travailler sur le sujet, elle avait appris à ne pas laisser de trace derrière elle, aussi silencieuse et discrète qu’un fantôme. Et puis, avec sa cadette qui lui permettait de tout ramener chez elle sans soucis, elle n’avait pas de quoi s’inquiéter. Aussi folle pouvait-elle être, elle savait aussi se montrer prudente. Elle ne souhaitait pas s’attirer d’ennui, ni à la genin à ses côtés. Il serait bien dommage pour les deux que quelque chose de la sorte leur arrive.

- Malheureusement, pas pour l’instant… Il me fallait le tester sur quelqu’un d’abord, et puis, je n’ai pas encore fait l’antidote. Pas contre, promis je penserai à toi lorsque viendra le temps de tester tout ça.

Elle enchaîna avec un clin d’oeil en direction de la kunoichi alors qu’elle l’observait nettoyer le tout sans même ciller face aux corps qui s'étendaientt devant eux. Asami ignorait si la jeune femme avait le même détachement qu’elle vis-à-vis de ce qu’elles venaient de faire et si, toutefois, ce n’était pas le cas, elle n’en montra rien. S’attaquer à des innocents, elle n’y voyait là rien de répréhensible, alors que sa vision du bien et du mal se voulait assez abstraite. Elle ne s’adonnait cependant pas quotidiennement à de telles activités, sans quoi sa couverture serait mise à mal. Non, seulement lors de grandes occasions, et la naissance de Kuchiki en avait été une.

- Et ne t’inquiète pas pour ça. Je m’occuperai bien de ton corps et tu seras la plus terrible de toutes.

Une promesse qui se voulait sincère alors que la Tadaoki s’imaginait déjà le chef d’oeuvres que pourrait être la demoiselle. La plus belle (à ses yeux) et la plus terrifiante de toutes les marionnettes de sa collection. Or, ce jour n’était pas encore arrivé et il lui faudrait donc patienter encore quelques années pour ainsi pouvoir posséder son corps. Hochant de la tête à l’affirmation de Sayo, elle la suivit hors des égouts, toujours en s’assurant qu’il n’y avait aucun témoin, avant de finalement pouvoir rentrer chez elle. Son père travaillait aujourd’hui et sa mère avait quitté la maison pour aller elle ne savait trop où. S’il était facile de vivre encore chez ses parents, l’idée toutefois de se procurer un appartement lui effleura l’esprit. Sûrement aurait-elle plus de facilité quant à ses nombreux projets. Elle aviserait éventuellement.

Une fois dans sa chambre, elle tira un bureau de contre le mur, faisant glisser deux panneaux alors qu’elle dévoilait nombreux outils. Les corps furent déposés sur sa table et sans même un regard pour la cadette, la belle brune se mit à la tâche, à savoir s’occuper de ces derniers avant qu’ils ne deviennent inutilisables. Si seulement ses parents savaient ce qu’elle faisait des nombreuses connaissances de Tadaoki… Possédant une vaste maison qui accueillait au final que trois personnes, elle avait la chance de profiter d’une immense chambre, d’une salle de bain privé et d’un bureau qui lui était plus qu’utile. Concentrée à la tâche, elle écouta d’une oreille distraite son amie quant à savoir ce qu’elles feraient si quelqu’un les découvrait. Elle se contenta d’hausser les épaules alors qu’elle avait résumé la réponse qu’elle comptait lui donner sans même qu’elle n’ouvre la bouche.

- Je crois surtout que tu ne devrais pas t’en faire pour lui. Elle prit une pause quelques secondes alors qu’elle découpait avec une précision exemplaire le corps sur lequel elle travaillait. Il est parti, tu peux donc passer à autre chose. Ne me dit quand même pas que tu es amoureuse de lui ?

Ces quelques mots semblaient presque comme une insulte dans la bouche de celle qui ne semblait même pas connaître le mot sentiment. Elle roula des yeux, un soupire s’échappant de ses lèvres, avant de tout simplement ignorer ce détail. Elle ne comprenait pas l’attachement que la jeune Nara pouvait avoir envers ce dernier, ni envers qui que ce soit. Aux yeux de la belle brune, il ne s’agissait que d’une faiblesse supplémentaire dont elle ne devait pas s’encombrer. Après tout, c’était bien ce qu’elle faisait, ce détachement constant qu’elle avait vis-à-vis des relations avec autrui. Ce n’était pas bien difficile pour elle, alors qu’elle se contentait de cette froideur dont seules quelques rares personnes avaient été témoin, Sayo en faisant bien évidemment partie.

La suite manqua d’arracher un sourire amusé à la marionnettiste, ce qu’elle contint tant bien que mal. Si d’ordinaire elle se permettait d’être tout à fait honnête avec sa partenaire de crime, elle préféra ne pas se prononcer sur la question. Pas alors que le mal avait déjà été fait. Pas alors qu’elle avait partagé un moment dans l’intimité avec ce dernier. S’était-elle souciée de ce qu’elle en penserait ? Pas tout à fait. Pas du tout, même, alors qu’elle évitait de penser à sa (seule) amie dans de pareilles circonstances.

- Pas touche, pas touche… Et tu te crois en mesure de me donner des ordres ?

Avec une rapidité digne de la famille Tadaoki, elle déposa le cadavre sur lequel elle travaillait ailleurs pour en amener un autre devant elle. Son regard n’avait pas croisé celui de sa cadette, craignant presque qu’elle arrive à voir derrière cet amusement qui s’affichait sur son visage. Souhaitait-elle lui annoncer cette soirée qu’elle avait partagé avec son sensei ? Pas tout à fait. Asami était dans l’idée de se divertir, mais surtout de s’entraîner avec la genin, une fois la sale besogne terminée. Et donc, elle ne souhaitait pas se prendre la tête avec elle ni même subir l’une de ses crises. De ce fait, elle garderait cette information pour elle, envisageant cependant lui partager cette aventure d’une nuit à un moment plus opportun. À un moment où elle ne risquerait pas de la faire fuir, ce qui gâcherait ses plans pour la journée.

- Ça changerait quoi, de toute façon, dans ta vie ? Un sourire carnassier étira ses lèvres. Ne me dit pas qu’en plus de cet abruti de Metaru, tu en craques pour ton sensei ?

L’idée avait été lancée, comme ça, et il ne lui attendait plus de voir si elle faisait mouche.

- Oublie ça. N’a-t-il pas près de dix ans de plus que toi ? Tu n’es qu’une gamine mal élevée à ses yeux et ce n’est pas en cachant tes atouts qu’il s’intéressera à toi. Un peu de féminité ne te ferait pas de tort, Sayo.

Dixait celle qui avait les mains dans un cadavre à le dépouiller de ses organes qu’elle lançait sur sa droite, sous le nez de sa collègue. Bon, elle ne semblait pas particulièrement féminine dans une telle position, toutefois, il n’y avait bien que Sayo pour avoir le droit à une telle image d’elle.

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Dit bonjour à tatie [Ft. Nara Sayo]

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