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Maladresse est mère de bien des rencontres insolites [Ft. Akahoshi Hisao]


Ven 12 Jan 2018 - 11:17
La soirée était déjà bien entamée alors que le soleil avait décliné à l’horizon depuis un petit moment déjà. En temps normal, la douce jeune demoiselle qu’était Asami serait déjà rentrée chez elle, évitant de rester dehors trop tard, cependant, elle avait d’autres idées en tête cette fois-ci. La journée avait été longue, voir même ennuyeuse et elle avait un cruel besoin de s’amuser un peu. L’ennui la rongeait, menaçant presque de la rendre folle. C’était donc pour cette exacte raison que vêtue de façon provocante, comme à son habitude donc, qu’elle s’était rendue à l’un des bars de la ville. Si elle n’étant pas friande d’alcool, préférant garder le parfait contrôle de sa personne, peut-être arriverait-elle à trouver quelqu’un la divertir, l’instant de quelques heures.

Il n’y avait là aucun sous-entendu sexuel, au point où elle en était, Asami se contenterait bien d’une discussion animée. Aimant créer subtilement le conflit, les débats avaient leur charme.
Sans donc d’attentes particulières, elle poussa les portes du bar, quelques regards se tournant sur sa personne. Sa chevelure sombre glissait sur ses épaules pour venir caresser, plus bas, sa chute de reins. Elle avait troqué ses pantalons pour une jupe qui épousait ses courbes et venait s’arrêter quelques centimètres au-dessus de ses genoux. Un débardeur sombre venait compléter le tout, avec cardigan pour venir recouvrir ses épaules. Elle avait l’habitude, des regards posés sur elle alors qu’elle n’avait pas pour habitude d’être spécialement discrète. Armée de son éternel sourire, son regard glissa sur les gens autour d’elle tout autant que sur l’endroit où elle se trouvait. Il y avait quelque chose d’intéressant dans l’éclairage sombre qu’offrait le bar, tout comme chez les gens qui perdaient de plus en plus le contrôle d’eux-mêmes alors que l’alcool faisait effet.

S’approchant du comptoir, elle s’appuya contre ce dernier, coude contre bois, un agréable sourire accroché sur ses lèvres. Aussi innocente pouvait-elle sembler avec cet air sympathique, rien n’échappait à son regard. Il y avait un groupe de jeunes hommes, une vingtaine d’années tout au plus, qui discutaient bruyamment en trinquant. Plus loin, sûrement un rendez-vous, alors que la demoiselle semblait particulièrement mal à l’aise. Et puis, au fond, un homme qui semblait boire seul.

Tiens, c’était intéressant tout ça, à son avis. Après tout, les hommes esseulés qui se noient dans l’alcool… Sûrement ne voudrait-il rien savoir d’elle et de sa compagnie, et là était tout le charme du jeu. Il ne voudrait pas de sa compagnie, et elle, elle insisterait, doucement, sans trop en faire, se faisant passer pour la jeune femme compatissante et réconfortante. Puis il finirait par lui parler, elle apprendrait à le connaître, ou, plus précisément, se concentrerait sur ses faiblesses d’homme meurtri. Par la suite, il deviendrait une énième victime qu’elle approcherait en cas d’ennui, possédant dans sa main toutes les cartes pour le mener par le bout du nez sans même qu’il ne s’en aperçoive.

Bon, tel était l’idée. Allait-elle réussir ? Elle ne pouvait qu’essayer pour le savoir.

Statut de la mission : préparation du terrain. Prenant son verre dans ses mains, elle le paya avant de quitter le comptoir, s’avançant d’un pas décidé vers la table de ce dernier. Comme il y avait plusieurs personnes, il te fut aisé de faire mine que tu cherchais quelqu’un, de levant même sur la pointe des pieds, pour finalement percuté la table de l’homme dans un geste parfaitement calculé, renversant son verre du même coup.

- Je suis désolée ! qu’elle s’exclama avec sincérité, son regard se posant sur ce dernier.

Elle prit le verre entre ses mains, le redressant, alors qu’au final, le mal était déjà fait. Elle lui fit signe d’attendre un instant pour disparaître quelques secondes avant de revenir avec de quoi essuyer le dégât qu’elle venait de faire. La jeune Tadaoki aurait pesté contre sa maladresse si le tout n’avait pas été totalement intentionnel. Elle lui offrit un sourire contrit alors qu’elle cherchait à éponger le liquide qui venait souiller la table.

- Désolée mille fois… Pouvez-vous me dire de quel boisson s’agissait-il ? Je vais aller vous en commander un autre. Pas la peine de refuser, j’insiste.

Toujours d’un ton agréable, la demoiselle avait déposé son propre breuvage sur la table avant de retourner vers le comptoir. La commande passée, elle revint vers le principal concerné, sa cible de la soirée. Maintenant que l’introduction maladroite avait été fait, elle avait déjà quelques points d’avances en lui offrant un verre. Certes avait-elle renversé le précédent, or, l’intention était là, alors que cela lui donnait une ouverture pour une discussion. Déposant le verre devant lui, elle tira une chaise pour lui faire face, prenant place sur cette dernière, ne se départissant pas de son sourire sympathique, bien qu’elle semblait encore sincèrement désolée de l’incident précédent.

Son visage n’était qu’argile qu’elle se permettait de façonner comme elle le voulait, dépendamment des situations. Alors qu’elle mentait comme elle respirait, prétendre lui venait désormais avec une facilité déconcertante.

Statut de la mission : la discussion. Il te fallait trouver quelque chose, et vite, pour que cela ne semble pas suspect. Il serait terriblement cliché si elle ne faisait qu’évoquer qu’elle l’avait très certainement vu quelque part. Non, il fallait quelque chose d’un peu plus rechercher, quelque chose qui l’intéresserait peut-être, alors qu’il y avait toujours une forte chance qu’il le rembarre à la première occasion. Jusqu’ici, Asami s’était plutôt imposée, avec une maladresse évidente qui tendait vers le mignon, or, maintenant qu’il avait la chance de parler, sûrement lui demanderait-il de partir. Qui vivra verra qu’elle se disait.

- Ne trouvez vous pas l’endroit un peu bruyant pour venir boire en solitaire ? De tous les bars de la ville, il y en avait sûrement des plus propices pour profiter d'un breuvage en toute quiétude.

Le commentaire avait été dit avec légèreté alors qu’elle désignait d’un signe de tête tous ceux qui se trouvaient autour d’elle. S’il semblait qu’elle insinuait qu’il souhaitait resté seul, en réalité, si elle avait évoqué tous ceux les entourant, il s’agissait surtout d’une façon de souligner qu’il ne serait peut-être pas contre un peu de compagnie. Une question bien camouflée sous ce commentaire qui semblait anodin.

Après tout, Asami pratiquait l’art de la manipulation depuis aussi longtemps qu’elle s’en souvenait.


Dernière édition par Tadaoki Asami le Lun 15 Jan 2018 - 8:18, édité 2 fois
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Sam 13 Jan 2018 - 15:19
Envahi par un sentiment de soulagement, je détournais le regard d’un hôpital qui souffrait d’un terrible arrière-goût de prison. Mes expériences personnelles ne m’aident pas à façonner une bonne image du vaste complexe, mais me retrouver enfermer entre quatre murs, qu’ils soient d’un blanc immaculé ou d’un infâme gris ne changeait strictement rien pour moi. Développer mes aptitudes étaient important, mais désormais c’était une priorité. Moi vivant, je m’emmerderais plus dans un endroit pareil à moins d’y être totalement forcé.

Le bras droit toujours emplâtré et pendu par un bandage accroché autour de ma nuque, je n’avais pas cœur de sortir d’une prison – à savoir l’hôpital – pour m’en retrouver dans une autre – ma maison. Le besoin de boire quelque chose était également trop fort pour que j’aie le courage pour inviter quelqu’un. De toute manière, je ne pense pas être assez proche de qui que ce soit pour me permettre de les déranger à cette heure-ci.

Le regard vagabond, mes yeux se posèrent sur un bar à quelques mètres seulement qui se voulait convivial… autant dire que ça allait me faire chier. J’aime le calme et je risquais encore de m’attirer des emmerdes. Mais bon… j’étais sorti de l’hôpital mais mon corps était encore trop douloureux pour que je voyage à travers tout Kumo.

Objectif : Se poster loin des autres débiles ivrognes, avec une fenêtre ou une terrasse pour pouvoir fumer et me sentir moins asphyxier par l’endroit. Bon, techniquement, j’ai vu une pancarte « Non-fumeur ». Mais il semblerait que mes chaînes, mes menottes et mon collier de prisonnier m’aient largement aidé à convaincre le tenancier de me laisser ce privilège. Et puis bon, j’allais me poser près d’une fenêtre. Y a pas mort d’homme non plus.

Sauf qu’évidemment, ce que j’appelle « L’aimant à événements improbables » marchait toujours aussi bien. Quelques minutes suffirent pour qu’il ne s’active à nouveau, faisant trébucher une jeune femme contre ma table et me faisant perdre mon bien-aimé verre…

- Mais c’est pas vrai…


Je fis une petite rotation sur moi-même pour esquiver le liquide qui tapissait lentement la table et qui se répandait jusqu’à moi avant de s’effondrer contre le sol. Tout en soupirant longuement, mon regard s’imposa sur la responsable de ce crime qui semblait sincèrement désolée pour ça.

- Laisse tomber. C’était un gyokuro. Ça vaut pas la peine de payer un truc aussi cher. Mais j’vais pas totalement refuser non plus : un simple thé sencha fera l'affaire.


Peut-être avait-elle été surprise, mais je ne touchais en effet pas à l’alcool… à moins d’y être ‘’forcé’’. Le goût du saké, notamment, m’était vraiment insupportable. Et puis… l’alcool avait un sale effet sur moi, de toute manière.

Alors qu’elle revenait vers moi, je fumais avec mon flegme habituel mon Kiseru fait de métal et de bambou. Un petit nuage blanc s’échappait du coin de ma bouche tandis que je la remerciais calmement pour le verre. Ca restait honnête de sa part de ne pas simplement lâcher un « désolé, bonne soirée » en utilisant sa beauté comme arme. Les charmes féminins n’avaient pas réellement d’emprise sur moi. Du moins… pas s’ils étaient utilisés de manière provocatrices.

- Comme tu peux le voir à l’état de mon bras, je ne suis pas spécialement en forme. J’haussais lentement les épaules en affichant un très faible sourire en coin. Ce bar était simplement le plus proche de l’hôpital et surtout, il est aussi sur la route pour rentrer chez moi.

Je m’asseyais à nouveau en déposant à la fois mon verre et mon Kiseru sur la table. Un léger silence s’imposait alors que je l’observais en réfléchissant. A tous les coups, j’vais passer une soirée mouvementée. Ma vie à Kumo n’est qu’une escalade d’emmerdes improbables et imprévisibles. Mais c’est aussi avec ça que j’ai pu rencontrer des gens étonnamment intéressants. Que faire, que faire…

- Je t’aurais bien proposé de t’asseoir, mais il me semble t’avoir vu chercher quelqu’un du regard, hm ? J’arquais un sourcil taquin avant de poursuivre. En revanche, n'espère pas trop que je commande des bouteilles de Saké. Moi et l'alcool...

D’un petit mouvement maîtrisé, j’amenais à nouveau mon Kiseru jusqu’à mes lèvres tout en regardant derrière moi les quelques ivrognes s’agitant et hurlant. C’est vrai que l’endroit est assez déprimant si on reste seul.

- Après, si cette fameuse personne que tu cherchais est patiente et si ça ne te dérange pas de rester, je t’invite volontiers à t’asseoir. Après avoir passé une éternité à l’hôpital, un peu de compagnie me ferait pas de mal. Akahoshi Hisao, enchanté.

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Dim 14 Jan 2018 - 8:28
L’argent n’étant pas spécialement un problème pour la demoiselle, elle se contenta de balayer le commentaire de sa victime de la soirée concernant le prix de la boisson. Elle venait de la renverser, soit, elle allait assumer ses actions, qui se voulaient bien plus calculées que ce qu’elle laissait sous-entendre. Sans nécessairement faire partie des familles les plus riches de Kumo, les Tadaoki avaient une certaine aisance et, étant enfant unique, il était rare que quelque chose soit refusé à Asami. Et puis, agissant toujours comme la parfaite jeune demoiselle devant ses parents, elle faisait attention de ne pas trop abuser, sans quoi ils pourraient en venir à lui poser des questions auxquelles elle ne souhaitait pas répondre. Le thé prêt, elle revint vers la table, toujours avec ce sourire désolé, le déposant délicatement devant le jeune homme, faisant attention à ne pas le renverser de nouveau, avant de décider de s’inviter, ne serais-ce que quelques instants.

Son regard glissant autour d’eux, elle fit de son mieux pour initier la discussion sur un fait assez banal mais qui laissait assez d’ouverture pour qu’il puisse rebondir s’il en avait envie. Cela permettait donc à la belle brune de voir dans quel état d’esprit pouvait bien se trouver son interlocuteur. Son regard glissa sur le bras de ce dernier, détail qu’elle n’avait pas spécialement remarquer aux premiers abords, alors que l’angle de vu qu’elle avait eue au départ l’avait bien camouflé. Elle lui adressa donc un regard compatissant, à défaut de pouvoir dire mieux, comme elle s’imaginait qu’il ne devait pas certainement aborder le sujet. Sans quoi il ne serait sûrement pas seul à boire un thé avec un kiseru aux lèvres. Asami était douce et compréhensive, elle ne cherchait pas à rendre les autres mal à l’aise et ce fut donc pour cette raison qu’elle évita de commenter. Mieux valait qu’elle parte sur de bonnes bases, se faire rembarrer au bout de trois petites phrases n’était pas dans ses intentions.
Car, après tout, la soirée était encore bien jeune.

Son verre à la main, elle l’écouta avec attention, ayant posée ses bras sur la table. Elle porta son verre à ses lèvres sans pour autant le lâcher du regard, hochant doucement de la tête comme pour lui signifier qu’elle comprenait, et respectait même, son désir de ne pas boire d’alcool. Bon, c’était dommage, les hommes intoxiqués avaient tendances à parler bien plus, mais cela pouvait aussi offrir un défi intéressant. Et puis, aussi dérangée qu’elle pouvait être, alors que les notions de moralité se voulaient abstraites, elle avait tout de même quelques valeurs. Abuser d’un homme beaucoup trop éméchés n’étaient pas dans ses habitudes, cela perdait de son charme, c’était beaucoup trop facile. Elle était sadique, c’était un fait, cependant, le viol n’était pas (encore) dans ses cordes. Elle se servait de l’alcool pour en apprendre plus à leur sujet pour mieux pouvoir se jouer d’eux par la suite, sans plus.

- Enchantée Akahoshi. Tadaoki Asami, pour ma part.

Un sourire sympathique, comme elle en avait l’habitude, alors que sa voix se voulait douce, presque caressante. Tout chez elle semblait transpirer bonté et douceur. Si sa tenue soulignait ses courbes invitantes, sa façon d’agir détonnait de l’image qu’elle pouvait renvoyer aux autres. Il s’agissait tout simplement d’une femme qui savait reconnaître ses atouts mais qui n’en abusait pas pour autant. C’était ce qu’elle souhaitait que les autres voient chez elle et, jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait jamais réellement eu de difficulté à atteindre l’objectif.

- Vois-tu, cette fameuse personne est absente pour le moment. J’hésite donc à me dire qu’il m’a posé un lapin ou est tout simplement en retard.

Elle eut un léger rire amusé, quoique un peu honteux. Il n’y avait rien de glorieux à se faire poser un lapin qu’elle se disait, ce qu’il pourrait sûrement comprendre.

- Dans tous les cas, je peux très bien t’accompagner pour le temps à venir. Je ne peux qu’imaginer qu’effectivement, l’hôpital ne doit pas être l’endroit le plus gai.

Parce qu’en plus d’être douce et et rassurante, Asami était aussi empathique et compréhensive. La demoiselle se voulait altruiste alors qu’elle semblait toujours faire passer les autres avant elle-même. C’était ainsi qu’elle était, ou, tout du moins, ce qu’elle prétendait être.

- Quant au saké, ne t’en fais pas. Je suis certaine que l’on peut avoir du bon temps sans d’alcool, non ?

Si d’ordinaire la belle demoiselle cherchait à se montrer polie en vouvoyant ses nouvelles rencontres, il s’était lui-même permis d’une certaine familiarité et elle avait donc décidé de suivre le ton de la discussion. Elle ne souhaitait tout de même pas donner l’idée qu’elle érigeait un mur entre eux deux. Le ton était léger et il n’y avait donc pas de place pour tant de formalité.

- J’aurais une petite question pour toi, mais d’abord, je veux m’assurer d’une chose. Je suis d’un naturel curieux, alors je pose beaucoup de questions, toutefois, n’hésite pas à me dire si je dépasse les bornes. Je ne souhaiterais tout de même pas te rendre mal à l’aise ou autre. Un énième sourire. Tu as parlé d’une éternité à l’hôpital, que s’est-il passé ?

Si elle se doutait que cela avait à voir avec son bras, il n’aurait sûrement pas passer aussi longtemps à l’hôpital pour une simple fracture. Y avait-il eut plus que ça ? Elle ne saurait dire. Lui dirait-elle ? Elle ne pourrait dire, car, après tout, ce sujet était peut-être encore sensible chez lui. Cependant, elle avait fait comme toute gentille fait aurait fait, à savoir lui exprimer sa façon d’être et sa propension à poser de nombreuses questions, en le rassurant qu’il pouvait la rembarrer, elle ne s’en insulterait pas. Asami n’était pas susceptible, qu’il s’agisse de ce masque qu’elle arborait continuellement ou celle qui se cachait bien loin sous une épaisseur de mensonges.

- Tu as quand même bonne mine, tu dois donc t’en être quand même bien remis, non ?

Elle assumait, bien qu’elle faisait le tout poliment. Elle avait envie qu’il la contredise, ou encore qu’il approuve. Dans tous les cas, elle en saurait peut-être déjà un peu plus. Et puis, il y avait un certain compliment sous cette question innocente, à savoir qu’elle lui signifiait qu’il paraissait bien.

Cela lui donnerait peut-être une indice comme quoi, si elle s’était arrêtée et avait accepté de prendre un verre avec elle, ce n’était pas que parce qu’elle se sentait coupable du triste sort de son précédent thé.

- Ou, enfin, je dois admettre ne pas avoir beaucoup d’expérience, avec les hôpitaux, donc au final, je ne saurais trop dire. J’espère que ce n’était pas trop grave ?

Elle le connaissait depuis quelques instants seulement mais voilà qu’un éclat inquiet vint éclairer ses prunelles carmin. La jeune femme qui se trouvait devant lui, ce personnage qu’incarnait Asami depuis des années, n’aimait pas savoir que d’autres souffraient. Cela la rendait triste, cette injustice qui semblait omniprésente dans ce monde.

Son regard quitta finalement le jeune homme pour parcourir le bar, glissant sur tous les visages présents, avant de finalement revenir sur ce dernier.

- Et si je me fis à l’heure, je crois sincèrement que l’on m’a posé un lapin. Vois-tu un inconvénient à ce que j’occupe ce siège encore un petit moment ?


Dernière édition par Tadaoki Asami le Lun 15 Jan 2018 - 8:18, édité 2 fois
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Dim 14 Jan 2018 - 22:30
Mon autorisation et mon invitation ne furent pas nécessaires à la jeune femme pour qu’elle se permette de prendre place. Cette audace ne me dérangeait pas, bien au contraire : Amusé par la situation, je lâchais un discret ricanement en m’emparant de ma tasse et en faisant tournoyer lentement le liquide en attendant qu’il refroidisse.

- Sûrement un retard. Tu n’as qu’à attendre un moment à mes côtés.

De toute manière, c’était sur quoi nous étions partis initialement. A peine s’était-elle assise qu’elle me bombardait de questions, notamment en lien avec ma blessure au bras et à l’épaule et à mon passage à l’hôpital. Un petit soupir s’échappait calmement de ma bouche alors que mes yeux se tournèrent vers la dénommée Asami. J’allais bien entendu répondre. Mais il fallait que je m’assure de deux-trois choses avant que la soirée ne se poursuive. Son tutoiement était une bonne nouvelle. Je n’étais personne qui méritait qu’on s’emmerde avec de telles formalités.

Je posais ma tasse contre la table et enfonçais mon menton et ma joue dans la paume de ma main. Accoudé à la table avec un flegme sans nom, je la regardais les yeux plissés et le regard détendu, comme pour appuyer les propos que je m’apprêtais à partager.

- Pas besoin de te justifier, d’expliquer ou d’hésiter. On se connait pas encore, mais te prends pas la tête. Rien ne me mettra mal à l’aise, donc ta curiosité, tu la laisses te guider comme tu le sens. Toujours confortablement installé, je lui adressais un fin sourire suffisamment léger pour qu’on puisse le rater, mais suffisamment visible pour qu’une personne attentive ne le remarque. Ce n’est pas comme si j’avais quoi que ce soit à cacher.

Toujours en train de faire tournoyer mon thé, je finis par en prendre une gorgée avant de faire une légère grimace en remarquant que c’était toujours aussi chaud qu’il y a deux minutes. Bon… ça ne me laissait pas d’autre choix que de passer directement aux explications sur l’hôpital.

- Oui, ça va mieux qu’il y a quelques semaines. Heureusement tu sembles en pleine forme de ton côté... enfin, je ne sais pas si tu es au village depuis longtemps ni même si tu as été présente pendant l’assaut qu’a subi Kumo à cause de la trahison de Kaldea, pendant le sommet des Kage ? Bah cette foutue traîtresse, je me la suis ramassé dans la tronche pendant un combat.

Dans un soupir, je lui faisais également part de mes deux partenaires policiers, Shojito et Shôran, qui m’avaient épaulé durant l’affrontement. Je lui parlais vaguement de ce foutu géant d’encre qui nous avait mis dans une belle situation merdique et également de mon relatif dégoût vis-à-vis de la traîtresse.

- Mais bon. On peut au moins se réjouir, Shojito, Shôran et moi de s’en être sortis en un seul morceau. Mon épaule et mon bras sont dans cet état à cause de l’utilisation abusive de mes capacités. Enfin, en plus des coups que je me suis pris, évidemment.


Ce n’était pas tant pour une envie de mystère ou de suspense que je n’en dis pas plus sur mes capacités, mais bien pour éviter de l’ennuyer avec des explications techniques et potentiellement inintéressantes.

Accompagnant le regard mon interlocutrice à travers le bar, je remarquais tout comme elle que l’intéressé était visiblement davantage qu’en retard. Pour être honnête, tout m’avait paru s’enchaîner trop vite pour que ce soit la vérité. Du moins, totalement la vérité… mais j’allais lui accorder le bénéfice du doute. D’autant plus que sa présence n’était pas désagréable. Et puis… rien que de penser à cette situation m’amusait.

- Je ne vais pas te rejeter maintenant qu’on a commencé à partager un verre ensemble. Qui sait. Il pourrait se montrer à tout mome-


Un bruit sourd résonna soudainement à l’autre bout du bar, comme si quelques objets venaient de tomber au sol. Quelques cris émanèrent également de la gorge du tenancier tandis qu’un animal à plumes se dirigeaient vers moi.

- Hisao-Zo !! Urgence ! C’est la meeerde ! Faut qu’on se casse !


Dans un atterrissage aussi impressionnant que violent, il s’écrasa sur mon épaule et me regardait de son œil unique, avant d’effectuer un petit bond sur la table… renversant mon thé au passage.

- Oi, sale piaf, mon thé…


- Mademoiselle. Le cacatoès rose fit une révérence à Asami. J’ignorais qu’une aussi jolie dame se trouvait en présence de mon maître-… partenaire-… disciple. Kukuku…

De toute sa prestance, il s’affichait devant mon interlocutrice en attente de la connaître davantage… enfin, c’était bien mignon son petit numéro de charme, mais… il avait pas oublié de nous faire part de quelque chose d’urgent ?



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Lun 15 Jan 2018 - 7:40
Il ne semblait pas spécialement embêté des nombreuses questions qui franchissaient ses lèvres charnues, ce qui lui arracha un sourire. Elle hocha doucement de la tête alors qu’il lui assurait qu’il n’y voyait aucun inconvénient. Bien évidemment, la demoiselle ferait attention de ne pas le mettre mal à l’aise, quand bien même avait-il insisté qu’elle ne devait pas se gêner. C’était ainsi qu’elle était, ou, tout du moins, prétendait être. Sympathique, respirant la bienveillante, tout en étant compréhensive et réconfortante. Elle l’imita finalement, posant ses coudes sur la table et son visage dans le creux de ses mains, ses prunelles vermillons posées sur ce dernier.

Elle écouta son récit avec intérêt, ne le lâchant pas du regard, alors qu’elle hochait la tête pour signifier qu’elle suivait bien l’histoire qu’il lui racontait. Cette trahison, tout comme l’assault, elle en avait bien évidemment entendu parler. Même qu’elle était déçue de ne pas avoir pu y assister, bien qu’il ne s’agissait pas de raisons nobles comme protéger le Raikage par exemple. Non. Elle aurait voulu y être présente dans la seule idée que d’assister à ce qui avait été raconté, par moment, comme un massacre, alors que les Kage des deux autres villages avaient connus une mort terrible, lors de ce conseil. Qu’un simple besoin de divertissement qu’elle aurait très certainement trouvé à un tel événement. Elle ne fit pas part de ces quelques pensées à son interlocuteur alors qu’il lui semblait évident qu’a priori, il s’agissait d’un homme bien. Il avait des valeurs qui se voulaient certainement absentes chez la jeune demoiselle, à savoir mettre les autres avant lui-même jusqu’à être prêt à sacrifier sa vie pour protéger ces derniers.

C’était ce qu’elle en avait déduit en écoutant attentivement son histoire. Ses blessures étaient cependant auto-infligées, ce qui, bien entendu, attisait sa curiosité. Qui pouvait donc bien être Akahoshi Hisao et que pouvait-il bien cacher ?

- Je suis bien heureuse d’entendre que tes collègues et toi s’en soyez sorti indemnes. Il est rassurant d’entendre qu’il y a des hommes tel que toi pour veiller sur le village.

Il s’agissait d’un compliment alors que son regard était teinté d’admiration. Elle avait donc face à elle un shinobi accompli, ce qui était aussi intéressant. De son côté, si elle avait une affinité avec le chakra et possédait plus d’un tour dans son sac, elle ne s’était jamais réellement impliquée comme genin. Elle s’efforçait de faire de son mieux au sein du village pour aider un peu quiconque, or, jamais avait-elle quitté le village dans l’idée de partir en mission. Ce n’était pas faute de fausse motivation, elle était simplement réaliste. Ses marionnettes se voulaient être un atout non négligeable, toutefois, elle n’était pas convaincue de pouvoir tenir tête aux plus grands. Il lui faudrait de l’entraînement, sûrement une équipe aussi, et plutôt que d’activement voir ce qu’elle pourrait faire à ce niveau, elle laissait le temps filer.
Son heure de gloire arriverait sûrement l’un de ces jours et, d’ici-là, elle perfectionnait ses techniques, ses pantins et son contrôle sur ces derniers.

Profitant du silence pour passer son regard autour d’eux, elle vint le reposer sur son partenaire du moment, lui offrant un doux sourire tout en déclarant qu’il lui semblait que son rendez-vous de la soirée venait de lui poser un lapin. Il allait falloir qu’elle arrive à changer d’excuses pour les prochaines fois, sans quoi les hommes deviendraient suspicieux d’elle. Et s’il y avait bien une chose que la belle souhaitait éviter, c’était bien que l’on doute d’elle.

Ils furent cependant interrompus par l’arrivée subite d’un oiseau qui s’écrasa presque sur l’épaule encore valide du shinobi. Sincèrement surprise, elle fronça légèrement les sourcils, posant son regard sur la créature qui s’adressait avec impatience à Hisao. Il y avait une urgence, si elle avait bien suivi ce qu’il avait déballé rapidement à l’intention de son propriétaire. C’était, du moins, ce qu’elle croyait, alors que son regard passa de l’oiseau au jeune homme. L’animal semblait cependant l’avoir remarqué et elle ne put qu’éclater de rire alors qu’il fit quelques pas vers elle, renversant le thé de l’homme au passage. Le second de la soirée.

- À croire que la vie t’envoie un signe et que tu ne devrais pas boire ce thé…

Elle passa une main sous son oeil, essuyant la larme qui y perlait alors qu’elle calmait son fou rire. S’il n’y avait rien eu de particulièrement hilarant, l’absurdité de la situation était assez pour expliquée l’hilarité de la belle brune. Une fois calmée, son regard vint se reposer sur l’oiseau alors qu’elle tendait une main vers ce dernier, venant passer un doigt sur son crâne alors qu’il penchait la tête en sa direction.

- Je te remercies des compliments. Ses joues s’étaient même colorées de rouge. N’étais-tu cependant pas venu ici avec un message de la plus haute importance ?

Elle aurait, certes, pu trouver absurde l’idée de converser avec un oiseau, toutefois, elle avait assumé qu’il devait s’agir d’un kuchiyose du shinobi qui lui faisait face. Du peu qu’il lui avait dit, il était aisé de croire qu’il était assurément puissant, plus que la moyenne, et c’était donc tout à fait possible. L’oiseau semblait donc reprendre ses esprits et s’agita sur la table, pivotant sur lui-même pour faire à nouveau face à Hisao, ses ailes se déployant et se refermant comme pour à nouveau attirer son attention.

- Hisao-Zo ! Faut qu’on se casse, maintenant ! J’ai pas eu le temps de tout comprendre, mais ils te veulent du mal !

Ils ? Elle n’eut cependant pas le temps de se poser davantage la question que trois hommes assez baraqués firent leur entrée dans le bar, défonçant presque la porte au passage, leur regard parcourant la salle alors qu’ils étaient à la recherche de quelqu’un, un peu comme Asami un peu plus tôt. Or, elle avait semblé bien plus sympathique que ces hommes, dont les regards se plantèrent finalement sur elle et son partenaire du moment. Étaient-ce ceux qu’avait mentionné le cacatoès qui semblait presque paniquer, venant prendre place sur l’épaule d’Hisao, lui intimant à partir alors qu’ils se rapprochaient d’eux avec des pas lourds qui résonnaient dans tout le bâtiment.

- Akahoshi…?

Un regard inquiet se posa sur ce dernier. Qui était ces hommes ? S’agissait-il d’un règlement de compte ? Quelques abrutis qu’il avait appréhender dans le cadre de ses fonctions qui venaient en profiter maintenant qu’il était hors de l’hôpital, et donc, sans surveillance, mais nécessairement abimé par la blessure qu’il arborait.
Semblant concernée, elle dut cependant se faire violence pour réprimer ce sourire qui menaçait d’étirer ses lèvres alors que la situation l’amusait plus qu’elle ne l’aurait due. La douce aimait le chaos, le conflit, et voilà qu’elle était servie, sans même qu’elle n’ait eu besoin de lever le petit doigt. C’était, du moins, jusqu’à ce que l’une des brute l’empoigne par le bras pour la tirer hors de sa chaise, l’attirant vers eux.

- Hey !
- Ferme-là.

Le ton se voulait sans appel et la demoiselle fit donc ce qui lui était demandé, quand bien même ses traits étaient-ils légèrement déformés par la douleur infligée à son bras. Elle aurait pu se défendre, un minimum, et ce, malgré le fait qu’elle était aussi légèrement habillée. Sans trimballer en tout temps l’artillerie lourde, il se trouvait tout de même dans sa bourse Konchuu, sa plus petite marionnette à ce jour, qui se voulait toujours utile en situation de crise comme celle-ci. Et puis, il était beaucoup plus discret que Kimera. Elle se contenta cependant de lancer un regard inquiet, quoique hésitant, à l’homme qui se trouvait toujours de l’autre côté de la table.

Devait-elle réagir ? Devait-elle se débattre ? Ou, au contraire, avait-il la situation sous contrôle ?
Il lui tardait de voir le dénouement de cette situation et elle dut retenir le rire presque mauvais qui avait menacé de franchir ses lèvres.
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Lun 15 Jan 2018 - 22:17
- Oi, sérieusement Suzaku, tu n’as aucun sens des priorités ou quoi ? Arrête de la draguer et raconte-moi ce qu'il se passe.

Pourquoi était-il en train de paniquer comme ça ? Lui qui était d’ordinaire soit excité, soit blazé, ça ne lui ressemblait pas de s’époumoner de la sorte pour… pour quoi d’ailleurs ? Avançant légèrement ma tête vers l’avant pour avoir autre chose devant mes yeux que le plumage du cacatoès, trois hommes finirent par faire irruption dans le bar, cessant instantanément toute festivité. Enfin… un ivrogne a bien tenté de s’interposer, mais en plus de n’avoir aucun équilibre, il s’est fait maîtriser d’un seul geste par l’un des trois hommes. Quelle plaie, pourquoi ça devait toujours m’arriver à moi ce genre de soirée… Et puis – car la question mérite d’être posée – pourquoi moi ? Je veux dire… pourquoi ces trois mecs veulent ma peau ?

Dans un soupir interminable, je passais ma main valide le long de mon visage qui semblait maudire le monde entier de ne jamais pouvoir être tranquille. Un petit regard fatigué s’imposait alors sur Asami. La pauvre devait bien regretter d’avoir décidé d’attendre à la même table que moi.

- Très franchement, je ne sais pas qui sont ces mecs. Qu'est-ce que j'ai encore bien pu faire ?

Ma main se posait finalement sur ma nuque pour masser cette dernière. Un profond sentiment d’exaspération s’emparait de moi. Que voulaient-ils accomplir ? Je me suis pas emmerdé à devenir ninja pour me faire écraser par le premier abruti qui passe. Mais tandis que je m’apprêtais à leur lâcher deux-trois mots, un enfoiré agrippait sans aucune once de délicatesse le poignet d’Asami. Trois petits clignements de paupières suffirent à montrer ce qu’il se passait soudainement dans ma tête.

D’ailleurs, Suzaku allait prendre son envol pour réduire en charpie l’audacieux qui avait cru que c’était une bonne idée d’emmerder ma collègue de boisson du soir, mais ma main s’interposa devant lui et son adversaire. D’un petit mouvement maîtrisé et détendu, je m’élevais de toute ma taille en prenant mon Kiseru en bouche.

- Pourquoi quand vous décidez d’emmerder quelqu’un, c’est jamais le concerné qui est le premier attaqué ?


Le frétillement des chaînes que je portais au poignet tenant le Kiseru se faisait plus bruyant alors que je lâchais, lentement et toujours avec mon calme olympien, la totalité de la fumée que mes poumons avaient emmagasinés. La fumée vint droit se loger contre le kumojin qui avait empoigné Asami.

- T’as un probl…ème ? Hein… ? Tu veux…


- Et toi ? Un problème ?

La fatigue avait soudainement envahi l’agresseur, qui finit par s’écraser au sol de tout son poids, renversant d’ailleurs deux chaises au passage. Le regard confus de ses collègues aurait pu me faire rire, mais je n’étais définitivement pas de bonne humeur.

Mes sourcils arqués de manière malicieuse, mon regard vint croiser celui d’Asami avant de faire un petit mouvement de tête sur le côté, désignant une cible à Suzaku qui déploya grand ses ailes pour aller lui faire passer un sale quart d’heure.

- Bon... celui-là, il risque de dormir un petit moment.


Comment ? Eh bien… Asami finira bien par le découvrir tôt ou tard. Mais pour le moment, ce qui était important était que deux d’entre eux étaient déjà bien entamés et que ma partenaire de soirée était tirée de ce mauvais pas. Mais ce serait dommage de la priver d’une petite vengeance. Ainsi, tout en apportant à nouveau mon Kiseru en bouche, je lui jetais un regard évocateur.

- Je ne voudrais pas être le seul à me défouler. Si tu es une kunoichi, je t’en prie, fais-toi plaisir. Sinon, je les termine, leur prends un peu d’argent pour mon foutu thé, et on termine calmement la soirée.

Une chaîne était en effet accrochée à ma ceinture, me permettant d’appréhender les petits malins de ce genre à tout moment. Surtout que le dernier semblait à la fois paniqué et exalté. Respirant à grosses bouffées, il semblait bien décidé à nous charger… ce qu’il ne tarda pas à faire.

- Pour qui vous vous prenez !?

Et le voilà parti comme un buffle en notre direction. Toujours très calme, je gardais un œil sur Asami malgré tout. Si elle n’était pas apte à se battre, j’allais devoir intervenir. Enfin… apte et désireuse, aussi. Ce n’était pas forcément le cas.

A quelques mètres de nous, notre adversaire venait de serrer le poing pour l’envoyer droit sur Asami, tandis que l’opposant de Suzaku semblait se débrouiller mieux que prévu…

Ca me gonfle.
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Mar 16 Jan 2018 - 0:35
Son bras solidement tenu par l’une des trois brutes, elle attendit quelques secondes. Si elle n’était pas la demoiselle sans défense, l’image qu’elle renvoyait pouvait signifier le contraire et elle ne fut donc pas étonner de voir l’homme avec qui discutait-elle venir à sa rescousse. Il ne semblait pas les connaître, ce qu’elle croyait sans peine, toutefois, eux semblaient bien décider à lui faire passer un mauvais quart d’heure. C’était ce qui devait arrivé à ceux avec des responsabilités comme Akahoshi Hisao, qui avait dut s’attirer quelques ennemis au cours de sa carrière, que ne l’ait désiré ou non. Elle se doutait qu’il s’agissait sûrement de la deuxième option, rare était ceux qui cherchaient volontairement des ennemis. Elle, elle le faisait, mais ce n’était que parce qu’autrement, tout semblait plus ennuyeux. Les conflits, elle en rêverait presque. Et puis, de par son attitude légère et fort sympathique, elle passait, aux yeux de tous, pour la victime, quand bien même était-elle l’initiatrice de ces nombreuses situations précaires.

Il ne faut pas bien longtemps pour que la prise sur son bras se fasse moins présente, pour tout simplement disparaître alors qu’il s’effondre au sol. Intéressant tout ça. Qu’un peu de fumé et il était parti rejoindre Morphée sans réellement s’y opposer. Elle se décala finalement, venant poser une main sur son poignet endolori, alors que son regard croisait celui d’Hisao. Elle fronça légèrement les sourcils, l’air de lui demander à quoi est-ce que tout cela rimait, bien qu’il semblait tout aussi confus qu’elle.

L’oiseau fila rapidement sur l’un des deux hommes se tenant encore debout, se cherchant de l’occuper et, très certainement, essayant de le mettre hors d’état de nuire. Ces derniers semblaient plus énervés que le petit duo à qui osaient-ils s’en prendre, alors que le shinobi affichant une désinvolture qui détonnait avec le ton que prenait la tournure des événements. Quoique, au final, c’était presque logique, si elle se fiait aux paroles qu’il avait tenu plus tôt. Il semblait posséder une puissance certaine, s’il s’était malmené lui-même assez pour qu’il soit forcé d’atterrir à l’hôpital.

Les paroles de son partenaire du moment attira son attention et elle fit son possible pour ne pas afficher ce sourire malsain qui souhaitait apparaître sur ses lèvres. À la place, elle lui adressa un doux sourire et un hochement de tête. Il s’agissait d’un acte considéré, que de lui laisser la chance de se venger de l’affront dont elle avait été la victime. Certes le principal concerné était toujours au sol, hors, c’était toujours mieux que rien.

Le dernier encore debout, ou du moins, qui n’était pas occupé soit à dormir paisiblement ou violemment attaqué par un oiseau fonça vers elle. Ce qui était bien malheureux pour la jeune femme était qu’elle n’était pas la meilleure combattante lorsque venait le temps des combats rapprochés. Ses capacités physiques, quand bien même s’entrainait-elle, se voulaient assez limités, ne possédant pas l’endurance de certains, ni même la force d’autres. Elle était une calculatrice, une tacticienne même, qui se tenait loin du combat et qui analysait, envoyant d’autres la représenter sur les terrains, comme ses marionnettes par exemple.

Elle fit mine de chercher à éviter le coup qui s’abattait dans sa direction, sans pour autant y mettre l’énergie nécessaire. Il s’agissait-là d’un petit problème chez la demoiselle, qui se fit envoyer valser sur le sol d’un coup violent à la mâchoire, la douleur irradiant jusque dans sa tête et dans son cou. Cette douleur qu’elle ressentait à cet instant précis l’exaltait, la faisant frissonner. Elle se redressa donc sur ses longues jambes, essuyant du revers de la main le sang qui s’échappait de ses belles lèvres pour glisser sur sa mâchoire et dans son cou.

- On ne vous a jamais appris la délicatesse ?

Il y avait une légère teinte d’ironie, quand bien même avait-elle prononcée cette phrase avec sa douceur habituelle. Fermant les yeux une demi-seconde, elle étira les doigts de sa main gauche alors que ce qui semblait être un insecte de la taille de sa main s’échappait de sa bourse, glissant le long de sa jambe pour atterrir sur le sol. Elle était petite, sûrement la plus petite bestiole que possédait la marionnettiste, mais elle n’en était pas moins dangereuse.

Alors que l’homme cherchait sûrement à réitérer ce qu’il venait de faire, mécontent qu’elle se soit relever avec autant d’aisance, l’insecte articulé par son bon vouloir bondit dans les airs, s’agrippant au bras de la brute. Surpris, il s’arrêta, secouant son bras en tentant de se débarrasser du parasite. Ce dernier enfonça ses crocs dans sa peau, bien décidé à ne pas le lâcher. Levant la queue de scorpion qu’il possédait, il vint l’enfoncer violemment dans le bras, y injectant alors une dose du poison qu’il contenait.

L’effet fut quasi immédiat et la vue de se dernier se brouilla soudainement, l’empêchant de se concentrer ni même d’identifier quoique ce soit.

Le pantin poursuivit donc sa route le long de son bras, venant violemment attaquer l’épaule de ce dernier, à la base du cou, l’amenant à pousser un cri de douleur qui était mélodieux aux oreilles de la belle brune, quand bien même ne laissait-elle pas paraître le plaisir qu’elle ressentait en cet instant même. Et alors qu’il se débattait, cherchant à retirer de sa peau Konchuu, marionnette à l’apparence d’un scarabé, modifié pour le plaisir de sa créatrice, il trébucha par-dessus le corps de celui qui se trouvait toujours contre le sol, l’amenant à se prendre le coin d’une table en pleine tête avant de rejoindre son ami.

D’un geste calculé de la main, Konchuu revint vers elle, s’installant dans sa main. Le silence était tombé dans le silence et tous les regards étaient rivés vers eux deux, tout comme sur l’autre qui se débattait toujours avec l’oiseau. Ce dernier réussit cependant à attraper l’oiseau dans sa grande main, le jetant violemment contre le sol. Il avait le visage abimé et semblait définitivement mécontent, ce qui ne laissait rien présager de bon.

Ne pouvait bien évidemment laisser Hisao se charger de tout sans qu’elle n’y participe un minimum, Konchuu bondit de sa main, sous ses ordres, pour s’agripper sur le torse de l’homme. Comme avec le précédent, sa queue s’enfonça dans la poitrine de ce dernier, le poison faisant effet presque immédiatement, ce qui devrait le neutraliser quelques instants.

Or, hormis cela, elle ne pouvait pas réellement faire plus, au risque d’empoisonner tous ceux dans la pièce. Le corps à corps et les endroits clos n’étaient pas réellement sa tasse de thé.



Dernière édition par Tadaoki Asami le Dim 28 Jan 2018 - 8:11, édité 1 fois
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Mar 16 Jan 2018 - 22:38
De toutes les possibilités possibles, je n’aurais pas pensé pouvoir croiser ce soir une marionnettiste. D’autant plus que c’est la première fois de ma vie que j’ai le plaisir d’en voir une de mes propres yeux. Bien entendu, je me doutais bien que les compétences shinobi d’Asami ne résidaient pas en sa force physique. Le chakra permettait de faire de grandes choses, mais pas encore de faire abstraction des muscles nécessaires aux utilisateurs de Taijutsu. Et de toute évidence, la jeune femme arborait bien plus le visage de la féminité et de la subtilité plutôt que de la force physique et du combat au corps-à-corps.

L’intérêt que je portais soudainement à l’art de la Tadaoki avait permis aux côtes de notre adversaire de rester en un seul morceau, d’ailleurs. En effet, heureusement que ma coéquipière improvisée s’était vite remis et ne semblait pas avoir subi trop de dégâts après la frappe audacieuse de l’autre déchet. Sinon mon tibia aurait fusé contre lui avant de le faire valser à travers l’entièreté du bar. Cependant, Asami semblait avoir en réserve bien plus qu’elle ne voulait le montrer. Un petit que j’avais d’abord pris pour un insecte allait devenir le cauchemar de notre opposant du jour. A peine avait-il tenté à nouveau de frapper que son bras fut la cible d’une queue crochue, semblable à celle d’un scorpion. Petit, mais violent. Maintenant que j’y pense, c’est sûr qu’avoir un tel pantin représentait un vrai avantage dans l’arsenal d’Asami.

En revanche, même si je ne sous-estimais aucunement la marionnettiste, je m’étonnais de voir qu’une simple piqûre avait eu raison du tas de muscle ambulant. M’enfin, la prestation avait été des plus intéressantes, donc on allait pas se plaindre. Et puis le coup sur la tête l’avait définitivement sonné.

Le spectacle se clôtura malheureusement bien vite. Malgré l’intervention d’Asami, Suzaku venait de se faire jeté brutalement au sol. Le sol craquelant et les plumes temporairement déformées de mon fidèle kuchiyose avait fait monté en moi un agacement que je ne ressentais pas souvent. Je savais le cacatoès rose en pleine santé, mais l’action était impardonnable.

Il semblait faiblir, comme son partenaire qui avait eu le malheur de trouver en Asami une redoutable adversaire. Mais c’était mal me connaître de penser qu’un enfoiré comme lui puisse s’en tirer comme ça. Alors qu’il était à genou et prêt à s’effondrer, ma paume entoura aussi soudainement que violemment la gorge du dernier. Pendant que je le soulevais, les chaînes que je portais au poignet droit cliquetait dans un frétillement métallique. Il n’était plus question de subtilité.

D’un geste sec, mon dos s’abaissa pour amener jusqu’au sol la tête de mon adversaire, qui s’écrasa au point d’en détruire la planche de bois sur laquelle il avait atterri. J’aurais pu lui réserver bien pire, mais à moins d’y être forcé, la torture n’était de loin pas mon activité préférée… même s’il l’aurait mérité.

- Oi, arrête de faire le mort.

- C’est bon, c’est fini ? Phfewww, trop de sport en soirée pour un noble oiseau tel que moi.


Dans un certain silence, je m’occupais de réunir les trois épaves contre un pilier avant de tous les enchaîner à l’aide de la chaîne de fer que je me trimballais. Mon Kiseru n’avait plus de tabac depuis un moment, mais je ne pouvais pas tout gérer à la fois avec mon unique bras valide. Enfin bon. Dans un soupir, je me relevais finalement et dirigeais mon regard vers Asami.

- Hm-hm… Désolé pour ça, Asami. J-…


- Je vais vous demander de partir… on va fermer. Vous… avez fait fuir tous les clients. Et oubliez pas de prendre vos amis, là !
lança-t-il en pointant les trois agresseurs.

- … ah merde. Désolé.

Accompagné jusqu’à la sortie avec la marionnettiste à mes côtés, je me sentais un peu honteux de lui avoir infliger – malgré moi – tout ça. Lorsque le seuil du bar avait été foulée, je ne savais pas trop comment réagir. Et Suzaku ne m’aidait pas vraiment étant donné qu’il préférait regarder silencieusement la femme aux cheveux d’ébène depuis mon épaule.

- Bon... sacré désastre. Normalement, je m’attire des emmerdes plus originales et amusantes que ça. dis-je avec un petit sourire tout en m’avançant légèrement avec les trois déchets au bout de mon bras. Je suppose qu’on se quitte ici. Je vais sûrement aller ailleurs un moment mais je n’aimerais pas te faire rater ton ami retardataire.

J’aurais eu l’occasion d’apprendre vaguement à la connaître, même si ce n’était malheureusement pas suffisent pour réellement faire connaissance. Mais bon, elle avait déjà été assez sympathique pour m’accompagner un morceau de cette soirée.

- En tout cas, ça m’aura fait plaisir de rencontrer une marionnettiste. C’est la première fois que j’en vois une. Ca doit être un truc assez complexe à maîtriser.



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Mer 17 Jan 2018 - 17:29
La marionnettiste n’avait rien d’une brute et il s’agissait-là sûrement de l’une des nombreuses raisons qui l’avait poussé à se pencher vers la manipulation de pantin plutôt que vers le combat plus rapproché. Il y avait aussi de son caractère bien singulier qui s’associait à ses techniques, or, il n’y avait que très peu de personnes pour réellement comprendre tout l’attrait qu’elle avait vis-à-vis de ses marionnettes. S’étant tenue un peu plus en retrait, elle avait tout de même eut le malheur de se voir valser un peu plus loin avant de s’effondrer au sol, la lèvre fendue avant de finalement réussir à s’imposer dans cette mêlée improvisée alors que trois hommes étaient arrivés pour s’en prendre à son partenaire du moment sans que quiconque ne comprenne réellement pourquoi. Ayant privé temporairement le dernier encore debout de sa vision, elle observa avec attention les techniques d’Hisao, un frisson lui parcourant l’échine alors qu’il enfonça dans le sol la tête de la troisième armoire à glace. Elle ne pouvait qu’imaginer ce qu’il aurait été capable de faire s’il n’avait pas eut un bras invalide.
Plus les minutes passaient et plus il devenait intéressant aux yeux de la belle brune.

Un soupire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle faisait mine d’être soulagée que l’oiseau était toujours en bon état, bien qu’elle ne s’en souciait que très peu. Voyant le shinobi se rapprocher d’elle, elle lui décrocha un doux sourire, non sans venir essuyer à nouveau le sang qui s’échappait de sa lèvre pour glisser sur son menton, quelques gouttes ayant négligemment tombées sur sa clavicule. Un bleu commençait même à apparaître, sur le côté de sa mâchoire, venant colorer sa peau autrement parfaite. Asami était d’une beauté à faire tourner les têtes et elle le savait. Or, cela ne venait pas sans effort, qu’il s’agisse de sa taille fine tout comme la qualité de sa peau. Son physique était l’un de ses plus grands atouts et elle l’entretenait avec attention, tout comme elle s’assurait de s’entraîner régulièrement pour ne pas perdre la main avec ses marionnettes.

Ouvrant légèrement la bouche alors qu’elle s’apprêtait à parler, notamment pour le rassurer, qu’il n’avait pas besoin de s’excuser, le propriétaire des lieux se manifesta en premier, attirant alors son attention. Un rapide coup d’oeil autour d’eux fut suffisant pour comprendre qu’il n’avait pas tort et qu’alors que la situation s’était envenimée, tous avaient préférés déguerpir plutôt que de risquer de s’y retrouver mêler. Avant de quitter les lieux à la demande de son propriétaire, elle s’approcha de lui, un sourire contrit sur le visage, sortant de sa bourse un petit montant d’argent qu’elle lui tendit.

- Vous avez dut fermer plus tôt que prévu et j’en suis sincèrement désolée.

Asami était d’une bonté et d’une compréhension sans pareil alors qu’elle s’en voudrait presque de l’incident venant tout juste d’avoir lieu. S’excusant une dernière fois, elle quitta l’endroit aux côtés de l’homme qui trimbalait derrière lui les trois abrutis qui s’en étaient pris à lui. Elle lui aurait bien offert son aide pour l’aider à les sortir du bar, toutefois, il semblait très bien se débrouiller sans elle et puis, il avait eut tout le loisir de comprendre que la force physique n’était pas l’un des nombreux atouts qu’elle avait à sa disposition.
L’écoutant avec attention, elle en vint à se demander si cela n’était pas une manière polie de lui faire comprendre qu’à partir de maintenant, il se passerait bien de sa compagnie ou si, au contraire, ne souhaitait-il seulement pas s’imposer. Si elle se fiait à ce qu’il disait, il semblait aussi intéressé en ses techniques qu’elle l’était en le concernant. Ce fut donc pourquoi elle releva la tête vers ce dernier qui se trouvait à être un peu (quand même pas mal) plus grand qu’elle, toujours ce doux sourire accroché aux lèvres, qui se voulait agréable sans trop en faire. Asami avait appris, avec les années, que les gens, notamment les shinobis, étaient d’un naturel méfiant et qu’à être trop gentille, ils en venaient à douter d’elle. Elle s’était donc trouvée un juste milieu, de quoi sembler bienveillante sans être trop niaise, gentille et dévouée sans en sembler menaçante.

- Tu sais, je crois que cet ami ne se présentera pas. Et puis, si tel était le cas, je ne suis pas spécialement tentée à l’idée d’attendre seule face à un bar ayant déjà fermé ses portes pour la soirée.

Après tout, l’automne s’était installé au village et si l’air était encore doux, une fois le soleil tombé, une certaine fraîcheur s’installait et elle n’avait pas dans l’idée de tomber malade.

- Je ne voudrais tout de même pas m’imposer et si tu souhaites profiter de ton thé, seul, et espérer qu’il ne se renverse pas, je comprendrais parfaitement.

Elle eut un léger rire. Sans se moquer de lui exactement, l’ironie de la situation et de son thé qui s’était retrouvé renversé à deux reprises, l’amusait tout particulièrement. Il ne pouvait tout de même pas lui en vouloir pour si peu, ou, tout du moins, c’était ce qu’elle se disait. Sortant un mouchoir du petit sac qu’elle traînait à sa ceinture, elle en profita pour nettoyer les quelques résidus qui salissaient encore son visage, grimaçant lorsqu’elle passa sur l’ecchymose qui s’était déjà formé.

- Toutefois, si l’idée ne te déplait pas d’avoir encore un peu de compagnie, je suis certaine qu’il doit y avoir quelques endroits, pas très loin, où il sera possible de profiter de la soirée encore jeune en toute tranquillité.

Elle désigna d’un léger mouvement de tête ceux qui se trouvaient toujours derrière lui, inconscients. Elle aurait peut-être pu lui proposer, sinon, qu’elle lui prépare du thé chez elle, cependant, la jolie demoiselle était beaucoup trop timide pour se montrer aussi entreprenante. Et puis, tel n’était pas le divertissement qu’elle cherchait à l’heure actuelle, pas alors qu’il lui avait montré certaines techniques qui se montraient fort intéressantes. Elle se doutait bien qu’en échange, elle n’aurait pas trop le choix de parler de ce qu’elle était en mesure de faire, à savoir manipuler des pantins inanimés, mais ça, ce n’était qu’un faible prix à payer pour en apprendre davantage sur le jeune homme.

Sortant à nouveau Konchuu qu’elle tint dans sa paume, petite créature désarticulé qu’il était, elle le désigna du regard, permettant ainsi à l’homme lui faisant face de pouvoir le regarder de plus près, contrairement à un peu plus tôt où elle avait été occupé à torturer (c’était vite dit) ceux ayant osé s’en prendre à elle.

- Ce n’est pas aussi difficile, ni même aussi complexe que ce que beaucoup laissent entendre. C’est moi qui suis impressionnée, en réalité. Je ne crois pas pouvoir un jour réussir ce que tu as fait, et ce, même si j’y mettais toute l’énergie dont je suis capable.

Un compliment, discret certes, mais bien présent, accompagné d’un regard presque admiratif face aux compétences dont il avait fait preuve. Elle n’était qu’une petite marionnettiste, rien de bien impressionnant. Elle détenait effectivement plus d’un tour dans son sac, ayant appris assez jeune l’art des divers poisons, or, ça, il ne le savait pas encore. Sûrement s’en doutait-il un peu alors qu’elle avait maitrisé rapidement l’un des hommes, et ce, d’une seule piqûre du dard que possédait Konchuu, qui n’était pas bien imposant à première vue, elle se devait de l’admettre.

Là était toute la subtilité dont pouvait faire preuve Asami, alors qu’elle s’amusait des idées préconçues des gens et en abusait sans remord.


Dernière édition par Tadaoki Asami le Dim 28 Jan 2018 - 8:18, édité 1 fois
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Mer 17 Jan 2018 - 23:41
Si la soirée ne touchait pas à son terme, je partais largement sur l’idée de nous quitter ici pour ce soir. Sa présence était loin de m’être désagréable mais après ces événements, j’étais persuadé qu’elle voudrait couper court à ces conneries. Pourtant, et contre toute attente, elle ne semblait pas particulièrement regretter ce qu’il venait de se passer et était même prête à poursuivre notre soirée improvisée. Le sourcil arqué, je finis par hocher la tête, comme pour lui confirmer que c’était avec plaisir que je continuais à discuter un peu avec elle.

D’ailleurs, un infime détail me conforta dans l’idée de rester un peu avec elle : son petit trait d’humour sur le renversement de thé dont j’avais été victime par deux fois durant notre passage au bar. J’appréciais grandement ce genre de trait d’esprit et c’est donc avec sincérité que je répondais à son rire par un large sourire en coin.

- D’accord. Pas mal. Je retiens que tu remues le couteau dans la plaie, cela dit. dis-je en lançant également un petit rire taquin. Je te suis. Tu auras peut-être plus de chance que moi sur le choix de l’endroit.

Mon kiseru vidé de son tabac, je le rangeais dans la poche supérieure de mon manteau en cuir noir et enfonçais ma main valide dans ma poche. Normalement, j’étais quelqu’un qui marchait à grande enjambées et très rapidement. Mais quelques pas après notre départ du bar précédant, j’avais ralenti l’allure afin de m’adapter progressivement à ma partenaire de soirée. Elle revenait d’ailleurs sur son talent de marionnettiste… non sans modestie.

- Tu sais aussi bien que moi que c’est faux. Il y a une question d’envie et d’entraînement derrière le faible nombre de marionnettistes, mais bon. Sans être un expert, je ne me vois pas du tout capable de coordonner aussi efficacement les mouvements d’un pantin. D’autant plus un petit insecte comme le tien.

Dans un petit geste maîtrisé, elle avait sorti sa marionnette-insecte pour qu’il serve d’exemple à sa rapide explication. Après quelques mouvements du regard, une question germa logiquement dans ma tête.

- Je suis pas du tout au courant de l’art des marionnettistes. Est-ce que c’est toi qui a conçu ce pantin ? Ou … tu peux en acheter quelque part, ou un truc du style ?

L’usage de pantins – notamment pour le combat – est une pratique née au Pays du Sable, si j’dis pas de conneries. Depuis ma libération, il ne me semble pas en avoir vu beaucoup à Kumo. Aucun, en fait. Donc ça doit être assez restreint comme art shinobi. C’est pourquoi la question de l’acquisition me vint en tête. Même s’il y avait des vendeurs… comment géraient-ils leur marché ?

Cependant, toujours dans une certaine modestie, Asami préféra diriger la conversation sur mes compétences plutôt que de poursuivre sur la lancée des marionnettistes. Je lâchais un petit soupir et haussais une épaule – l’autre étant trop fermement maintenue par les bandages.

- Chacun ses talents, je suppose. Mais dans d’autres circonstances on pourra tous les deux en apprendre plus sur les capacités de l’autre. Tu n’as vu en moi qu’un ninja adepte de Taijutsu.
dis-je avant de me souvenir que j’avais discrètement utilisé mon Futton également. Ah, effectivement. Je maîtrise la vapeur. Les possibilités sont larges et je l’utilise de différentes façons. Tu as pu voir une utilisation liée au genjutsu, par exemple.

Ce ne fut pas long avant que nous n’arrivions au prochain établissement qui aurait la chance – ou la malchance – de nous accueillir. Tout en lançant un sourire entendu à Asami, je commandais un énième thé avant de me diriger vers une table afin d’attendre l’arrivée de ma commande.

- Après tout ça, je te dois bien la tournée. Fais-toi plaisir, j’invite. Je marquais une pause avant de rediriger mon regard sur elle tout en arquant le sourcil. Enfin… dans la limite du raisonnable, hein.

Désormais assis – voire plutôt étendu – sur ma chaise, je sortais de ma poche mon Kiseru et le déposais sur la table, comme pour annoncer que je ne tarderai pas à - de nouveau - fumer. Avec tout ça, j’avais d’ailleurs oublié l’essentiel.

- Au fait. Raconte-moi un peu qui tu es. Qui est Tadaoki Asami ? Personnellement et vis-à-vis de Kumo ?
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Ven 19 Jan 2018 - 19:51
Un sourire taquin fut sa seule réponse quant au commentaire de l’homme. Il ne semblait pas mal le prendre et, quant à elle, elle s’en amusait bien gentiment. Il n’y avait aucune malice dans ses paroles ni dans son regard, qu’une simple envie de rire des derniers événements plutôt que d’en pleurer. Ils venaient de connaître un désastreux début de soirée et la marionnettiste préférait rattraper le coup pour eux deux plutôt que de simplement se quitter sur cette altercation qui s’était terminée bien rapidement. Sûrement croyaient-ils qu’ils n’auraient qu’un seul ennemi alors que la réalité était toute autre. Malgré sa taille fine et ses cheveux bien entretenus, la demoiselle, contre toute attente, savait se défendre, mieux que ce que beaucoup pouvaient penser.

À la demande de ce dernier, elle prit la direction d’un bar non loin qu’elle savait plus tranquille. Ils auraient peut-être ainsi la chance de discuter sans que des brutes ne leur tombent dessus, et sans que le thé de monsieur ne se renverse. Tenant toujours Konchuu dans sa main, elle évoqua ses techniques de marionnettistes avec une certaine modestie. S’il était vrai que cela demandait beaucoup d’entraînement, mais surtout, de la précision, elle ne pouvait nier que la puissance dont il avait sut faire preuve avait son intérêt. Jamais pourrait-elle s’imaginer enfoncer de la sorte la tête d’une quelconque personne dans le sol. Elle se retint de lui dire que sa facilité à manipuler ces pantins lui venait d’une facilité à manipuler les humains. Tout chez elle transpirait la bonté et ce devait en rester ainsi. Il avait pu voir une partie d’elle-même qu’elle ne montrait pas toujours, celle qui était en mesure de se défendre en cas d’agression tout comme cette expression sérieuse, dénuée de son éternel sourire. Elle ne comptait cependant pas lui dévoiler ce qu’elle cachait derrière ce masque qu’elle portait au quotidien.

Sa question quant à ses pantins lui arracha un sourire alors que son regard se posa à nouveau sur l’insecte qu’elle tenait entre ses doigts. Chacune de ses marionnettes était une création propre à la jeune femme, qui y investissait temps et énergie. Ils étaient sûrement les seules choses qui importaient réellement aux yeux de la belle brune, qui leur vouait presque un amour inconditionnel, telle une mère vis-à-vis de ses enfants.

- J’ignore s’il est possible d’en acheter quelque part. Pour ma part, tous mes pantins, sans exception, sont conçus par moi-même. Je ne sais pas s’il s’agit d’une pratique commune ou pas, étant la seule marionnettiste que j’ai rencontré.

Un rire s’échappa de ses lèvres à cette touche d’humour dont elle faisait preuve. De ce qu’il lui semblait, au village caché des Nuages, elle était la seule à pratiquer cet art. Ou alors y en avait-il d’autres qui se montraient tout aussi discrets qu’elle. Elle ne pouvait s’avancer sur le sujet. Elle savait qu’il y en avait d’autres, et même qu’il y en avait eut d’autres, si elle se fiait aux lectures qu’elle avait fait à la grande bibliothèque sur le sujet, toutefois, elle n’avait pas encore eut la chance d’en rencontrer en personne. Ce jour viendrait sûrement et, d’ici-là, elle comptait bien devenir plus puissante en la matière.

- Et puis, je suis sincère lorsque je dis que ce n’est pas aussi compliqué qu’on le croit. L’insecte commença à bouger sur sa paume. Tu es certainement en mesure de marcher sur l’eau ou même de monter à un arbre sans même avoir besoin d’y penser, n’est-ce pas ? Elle fit monter l’insecte le long de son bras, jusqu’à venir l’installer sur son épaule, bougeant à peine les doigts. C’est un peu la même, à vrai dire. Je n’ai qu’à imaginer qu’elles bougent pour qu’elles le fassent.

Cela lui venait aussi de sa compréhension quant à la manipulation des fils de chakra, chose qu’elle avait longuement étudié pour atteindre ce niveau de contrôle. Un peu comme le jour où elle avait décidé d’essayer de marcher sur l’eau, il lui avait fallu plusieurs essaies avant de pouvoir rester au sec. Il en était de même pour ses marionnettes, alors qu’il lui avait été difficile, au départ, de les articuler alors que désormais, elle les contrôlait sans difficulté, ces dernières étant tout simplement une extension d’elle-même. Elle amena l’insecte à se glisser dans sa bourse pour finalement couper ces fils de chakra, la laissant donc inanimée dans ce sac qu’elle tenait contre sa hanche, à sa ceinture.

Elle hocha doucement la tête à son explication alors que lui aussi semblait cacher des techniques plus dangereuses qu’elles ne pouvaient le sembler. Si ses marionnettes renfermaient divers poisons de sa conception, ce dernier semblait en mesure de faire bien des choses que même elle n’aurait pas pu soupçonner grâce à la vapeur. C’était bien intéressant tout ça et elle s’assurerait de s’en méfier, désormais. Non pas tant de lui mais bel et bien de la vapeur. Il était intéressant comment tout pouvait devenir une arme, qu’il s’agisse de simples insectes, de vapeur ou même d’une fleur se trouvant sur la route. En avoir eut le temps, elle aurait voulu s’intéresser à toutes ces techniques. Or, la réalité était toute autre et elle s’était finalement concentrée plus précisément sur les poisons, leurs applications et leurs antidotes, et à son contrôle désormais absolu sur ses marionnettes. Il lui tardait désormais que de l’appliquer sur des êtres vivants et elle était persuadée que Sayo serait volontaire de l’aider dans cette quête de manipulation la plus totale. Toutefois, chaque chose avait son temps et elle aurait tout le loisir de s’y concentrer prochainement.

Elle étouffa en elle un rire alors qu’il se commandait un thé puis afficha une expression surprise alors qu’il lui déclarait qu’il l’invitait. Se sentait-il coupable des derniers événements ? Peut-être bien. Après tout, la mâchoire violacée de la jolie demoiselle menaçait d’être encore douloureuse ces prochaines jours.

- Ce n’était pas nécessaire, mais si tu insistes… Je me prendrai donc le saké le plus cher du menu. C’est raisonnable, non ? Après tout ce que je viens de traverser…

Une moue se dessina sur ses traits avant qu’elle n’éclate d’un rire léger. Lui adressant par la suite un hochement de tête entendu, elle se contenta de se prendre elle aussi un thé, le même que lui, à défaut de s’intéresser à ce que le bar avait à offrir. Elle n’était, après tout, pas là pour boire mais bien pour s’intéresser au shinobi qui se tenait devant elle. Elle l’accompagna jusqu’à une table où elle prit place sur une chaise, croisant ses jambes comme à son habitude, venant poser un coude sur son genou et son menton dans sa main. La question qui lui était dirigé l’agaça légèrement, bien qu’elle garda son doux sourire, alors qu’elle n’appréciait pas spécialement parler d’elle-même. Elle était une femme modeste, après tout. Or, elle se devait de satisfaire ne serait-ce qu’un minimum la curiosité de l’homme lui faisant face.

- Qui est Tadaoki Asami ? Et bien… Je suis enfant unique, bien que j’aie quelques cousins et cousines d’un âge semblable au moins. Vis-à-vis de Kumo, mes grands-parents s’y sont installés pour profiter des progrès constant et de la mine de savoir et de connaissance qu’était le village. Les Tadaoki étudient depuis des générations l’art de la conservation des morts, et je ne parle pas que d’humains. Il peut y avoir de nets avantages à pouvoir préserver plus longtemps des plantes médicinales, par exemple. Ou pour les poisons, ce qu’elle garda pour elle-même. Quant à moi, je suis la seule de ma famille à avoir une quelconque affinité avec le chakra et je suis donc la seule shinobi parmi les Tadaoki. J’ai donc tout appris seule, bien qu’accompagner de nombreux ouvrages sur le sujet. Et puis, depuis les derniers événements, j’essaie de progresser davantage, comptant bien m’impliquer au sein du village. Je ne peux tout de même pas rester assise les bras croiser sans ne rien faire. Ce serait inacceptable à mes yeux.

Oh, elle aimerait bien rester assise en retrait et regarder le monde brûler sous ses prunelles rougeoyantes, or, elle avait été promu genin il y avait déjà un petit moment, faisant preuve de compétences qui n’étaient plus à prouver et elle comptait bien montrer qu’elle pouvait être une kunoichi de confiance, malgré les quelques réticences que le Raikage semblait avoir à son sujet. Était-il biaisé ? Certainement. Avait-il tort ? Pas tout à fait, or, elle ne comptait pas lui laisser la chance d’avoir raison. Les derniers événements avaient cependant retarder son apprentissage auprès d’un sensei, toutefois, elle comptait bien revenir à la charge à ce niveau, éventuellement.

- Qu’en est-il de toi ? Hormis sauver le village et ses citoyens, tu dois bien avoir d’autres occupations, non ?


Dernière édition par Tadaoki Asami le Sam 20 Jan 2018 - 10:00, édité 1 fois
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Ven 19 Jan 2018 - 22:09
Des créations personnelles ? Décidemment, elle était particulièrement étonnante derrière ses traits fins et raffinés. Un travail manuel de cette précision demandait sans doute des années d’études et de pratique et un intérêt tout particulier pour un art qui est aussi rare qu’inhabituel. Cette affirmation était intéressante également car elle me permettait de pouvoir tisser un éventuel lien avec sa capacité à manipuler des fils de chakra. Indéniablement, même moi je pourrais apprendre à faire ça. Mais ça demanderait des années, bien plus qu’il n’en aurait fallu pour elle. La passion joue un rôle important dans l’apprentissage.

Sa comparaison me fit d’ailleurs légèrement rire. Un petit rire moqueur qui montrait qu’elle ne m’avait pas réellement convaincu.

- On apprend inconsciemment ce genre de choses. Faire un pas devant l’autre c’est un automatisme simple. Guider une marionnette en lui faisant reproduire plusieurs gestes précis qui ne sont pas… on va dire… ‘’cohérents’’ avec les mouvements des doigts, c’est complexe. Ne sois pas si modeste, tu pourrais en oublier que tu es compétente dans ce domaine.

Contrairement à beaucoup de mes compères, j’avais l’habitude d’accepter des entraînements sérieux avec n’importe qui, y compris des Genins. J’étais d’avis que chacun pouvait transmettre un enseignement à un autre, que ce soit volontaire ou non. Un faux pas, une idée de technique ou de tactique, une faiblesse ou au contraire une force… tout est bon à être assimilé. J’ignorais le rang ou le grade de cette jeune femme, mais indéniablement il y avait une certaine maîtrise en combat – et du coup, également en dehors. Elle ne devait pas s’imaginer le contraire, même si elle jouait peut-être à la modeste à défaut de l’être véritablement.

Enfin bon. Inutile de s’éterniser là-dessus. La soirée continuait et dans une atmosphère qui me plaisait. Certes, il y a eu un léger moment de ‘’panique’’ malgré tout. Dans une humeur taquine, elle m’a fait croire qu’elle allait prendre le saké le plus cher tout en se défendant de l’embrouille merdique dans laquelle je l’ai impliquée. Avant de comprendre la vérité, je n’allais pas mentir : J’étais pas bien. Déjà que je suis pas riche, j’avais en plus claqué mon argent dans le gyokuro. J’me balade pas avec toute ma fortune, après tout. Donc… j’aurais été tout bonnement incapable de payer.

Heureusement, dans un long soupir empli de soulagement, je me calmais en voyant son thé. Je lui adressais d’ailleurs un regard aussi accusateur qu’ironique, arquant le sourcil pour souligner que mon jugement était tout sauf négatif. J’étais même amusé par son comportement. J’appréciais la compagnie des gens capables d’avoir ce genre de traits d’esprit.

- Bordel, me fait plus ça… Décidement, toujours dans l’humour douloureux, hein ? Mais bon, j’avoue que je te dois bien ça pour ta mâchoire. Désolé encore, hein. Je verrais bien, une fois au poste, qui sont ces gars et pourquoi ils me cherchaient.

J’haussais les épaules. Pour être franc, ça ne m’intéressait pas réellement de savoir pourquoi ils cherchaient à m’agresser. J’étais membre de la police et j’ai pu participé à l’arrêt de trafics à l’aide de mes collègues. Du coup, je serais idiot d’être étonné pour si peu. Je doute que ce soit tout un groupe qui m’en veuille. Non. C’est juste trois débiles qui ont surestimés leurs capacités.

Ce qui m’intéressait, en revanche, c’était la présentation d’Asami. J’avais pu – du moins… je crois – apercevoir un léger mouvement sur ses lèvres suite à ma question. Peut-être étais-je en train de surinterpréter bêtement les expressions de son visage, mais je pouvais pas ne pas y penser.

De part mon passé et mon vécu, j’ai peut-être perdu certaines notions basiques qui permettent aux gens de vivre tranquillement en société. Les barrières, les peurs, les formalités, les charmes… c’était des chose qui me passaient complétement au-dessus de la tête. Du moins, quand ça me concerne moi. Si je sentais qu’Asami se refermait sur elle-même, je changerai tout simplement de sujet. On est pas là pour se prendre la tête.

Néanmoins, dans un léger mouvement d’haussement de sourcils, je fus surpris du nombre de choses qu’elle me raconta et des quelques détails intéressants et personnels qu’elle partagea avec moi. L’entendre parler autant et sans trop de retenue me rassurait un peu. Finalement, j’ai vu en elle une contrariété inexistante. Ce n’était qu’un simple mouvement du visage anodin. La fatigue devait y être pour quelque chose.

- Intéressant. Par contre, je ne vais pas te mentir : Je ne sais pas à quoi peut servir la conservation de… ‘’choses’’ mortes. Tu as parlé de plante médicinale ? Comment ça marche ? je fis une petite pause avant d’apporter finalement en bouche mon Kiseru rempli à nouveau de tabac. T’as le droit de pas répondre, d'ailleurs. Avec moi tu gardes pour toi ce que tu as envie, d'ailleurs.. Y a des milliers de raisons de garder des choses pour soi.

A nouveau, mes épaules s’élevèrent dans un mouvement calme tandis que j’inhalais une première bouffée. Si j’étais curieux d’en savoir plus sur elle et sur sa façon de travailler et de voir les choses, il était également important pour moi, en tant que shinobi, d’en apprendre plus sur les secrets, mystères et pratiques d’autrui. Mais pas au détriment de sa volonté.

- Pour ce qui est de la progression, on est tous un peu dans cette mentalité. Certains pour ces raisons uniquement, d’autres pour des objectifs personnels en plus. Mais c’est clair qu’avec tout ça… on a meilleur de temps de prendre au sérieux les entraînements.

Je m’adossais confortablement contre le dossier de ma chaise – qui était étonnamment confortable pour un mobilier de bar – et buvais au passage une petite gorgée de mon thé. « Hormis sauver le village et ses citoyens »… J’étais loin d’un brillant héros pour le moment, mais bon. J’agissais pour la sécurité de tout le monde, c’était irréfutable.

- Euh… Je suis ici depuis peu de temps en fait. J’ai un peu intégré la vie kumojin et ses coutumes et j’ai pu connaître certains de ses habitants. Après, bon. Je fais d'autres trucs, ouais : Je suis passé Jônin et suis donc membre du Conseil de Kumo. J’occuperai bientôt le rôle de gardien du Raikage. Mais bon. Des titres bien trop hauts et importants pour quelqu’un comme moi pour être tout à fait franc. Donc retiens de moi simplement un ninja qui cherche à perfectionner sa vapeur sous toutes ses formes. J'avance bien, d'ailleurs.


Je lançais un petit regard vers l’entrée du bar, qui se trouvait à une dizaine de mètres de nous. Suzaku s’était perché à une palissade en bois pour guetter à d’autres éventuels emmerdeurs. Il savait se montrer sérieux quand la situation l’exigeait.

- Après j’ai des objectifs perso’ mais franchement… c’est pas une priorité.
Je redirigeais mon regard sur elle, avec toujours les mêmes yeux calmes et détendus. En parlant d’objectif, tu comptes faire quelque chose de particulier ? Quelque chose en lien avec les talents de ta famille ou à tes talents de marionnettistes.


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Sam 20 Jan 2018 - 9:59
Une fois son rire calmé, elle lui offrit un sourire angélique comme seule réponse à sa fausse accusation. La belle brune avait rapidement compris que l’homme semblait apprécier l’humour léger, voir même un peu moqueur, et elle s’adonnait donc au jeu, s’amusant à retourner le couteau dans la plaie, qu’il s’agisse de la triste histoire de son thé ou encore celle de son porte monnaie. Asami n’aurait jamais osé le ruiner, cela aurait été de mal la connaître. Qu’il s’agisse de ce masque qu’elle portait pour le plaisir de tous ou encore son visage plus sombre que très peu avaient eut le loisir d’apercevoir, la demoiselle n’était pas matérialiste et se souciait peu de l’argent. S’il était vrai que l’on pouvait faire beaucoup avec ce dernier, la marionnettiste avait bien des cordes à son arc, et c’était peu dire. Elle lui signifia rapidement qu’il n’avait pas à s’excuser, qu’elle avait connu pire, alors qu’elle lui suiva jusqu’à leur table où elle prit à nouveau place face à nuit, les jambes croisées, comme à son habitude.

L’ambiance était somme toute plus calme que le précédent bar alors qu’il n’y avait que quelques personnes qui buvaient soit seul, soit en petit groupe, mais rien de trop bruyant. De quoi qui pouvait leur plaire alors qu’ils cherchaient la tranquillité suite à leur dernière altercation. Si la question trop personnelle de son interlocuteur vint l’agacé un instant, elle fit de son mieux pour ne rien en laisser paraître, jouant même le jeu alors qu’elle déballa quelques informations concernant sa vie privée. Elle n’était pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’elle-même, toutefois, elle avait appris que les gens étaient plus portés à parler si elle le faisait d’abord. Et puis, comme elle ne pouvait prétendre connaître l’homme devant elle, elle y allait donc selon ses habitudes, mentionnant quelques détails de sa vie qu’elle se souciait peu de partager.

Elle hocha doucement de la tête alors qu’il semblait vouloir la rassurer, qu’elle n’était pas forcée à lui parler de ce qu’elle ne voulait pas. Elle appréciait l’attention bien qu’elle ne s’était jamais privée de garder pour elle certaines informations. Après tout, elle était douée pour guider les conversations sans même que l’interlocuteur ne s’en aperçoive. Un talent presque inné chez la manipulatrice qu’elle était. Lui laissant le loisir de répondre à sa question avant qu’elle ne s’attarde sur ses interrogations, elle eut alors tout le loisir d’apprendre que l’homme qui lui faisait face était plus important au sein du village qui ne le prétendait. Elle camoufla sans peine ce sourire amusé qui menaçait d’étirer ses lèvres à la mention du Raikage alors que ses pensées se tournèrent vers lui un petit instant. Bien que cela ne faisait pas longtemps qu’il était ici, de ce qu’il disait, il avait cependant réussi à se faire sa place sans grande difficulté de ce qu’elle comprenait. Jônin en plus. Avait-il une équipe de genins ? Non parce qu’elle avait évoqué ce point, dernièrement, auprès de leur charmant Raikage…

- Pour répondre à ta première interrogation, il s’agit surtout qu’en médecine ou plus précisément en poisons, et bien évidemment ses antidotes, il faut parfois, souvent même, avoir accès à diverses plantes, qui sont préférables d’avoir… Fraîches ? Desséchées, elles ne servent à pratiquement rien, en réalité. Et donc, de pouvoir les conserver plus longtemps offre de nouvelles possibilités qui sont non négligeables.

Elle ne s’attarda cependant pas sur la question des cadavres. Les Tadaoki étaient d’avis qu’il y avait beaucoup à apprendre la vie dans la mort et les étudiaient donc avec un intérêt non feint. Et puis, il y avait aussi des possibilités d’études quant aux Kekkei Genkai notamment de certaines familles, tout comme des indices de la façon dont certains utilisaient leur chakra. Elle ne souhaitait pas non plus s’embarquer dans ce débat technique qu’était les longues recherches de la famille qui s’étalait sur de nombreuses générations et qui avaient permis à la jolie brune que de conserver des animaux assez longtemps pour les intégrer à ses marionnettes. Sa plus belle réussite était certainement l’entretien des queues de scorpions de diverses tailles, dont elle avait réussi à préserver pour en garder l’efficacité, qui se voulaient désormais des armes redoutables alors qu’elle y mélangeait ses connaissances sur les poisons.

- Je ne vois cependant pas pourquoi tu insistes pour dire que tu n’es pas digne de tous tes titres. Si je ne m’abuse, le Raikage ne prend pas de décision à la légère et donc, si tu as rejoins le Conseil du village et te retrouve à être son gardien personnel, c’est que tu as plus qu’amplement fait tes preuves à ses yeux.

Un sourire encourageant, presque réconfortant. L’idée qu’il puisse rôder autour du Metaru l’amusait, notamment parce qu’elle avait décidé qu’il ferait un grand retour dans sa vie, qu’il y soit consentant ou non. Elle ne s’embarrassait pas de choses aussi inutiles que d’obtenir son accord alors qu’en premier lieu, elle ne lui avait pas donné l’autorisation que de quitter cette scène qu’elle partageait avec lui.

Portant sa tasse à ses lèvres, elle prit le temps de réfléchir sur la dernière question qui lui était dirigée. Ses objectifs ? De préférence plonger le village à feu et à sang, qu’elle puisse se délecter du chaos instauré. Or, elle ne pouvait définitivement pas lui partager ces quelques idées, pas alors qu’il détenait autant de titre et qu’il semblait être assez proche du Raikage. Non. Elle devait se contenter de moi, que de répondre simplement à la question, comme le ferait une kunoichi dévouée pour son village. Elle pouvait se montrer tout particulièrement convaincante dans son rôle, alors que tous, ou presque, y croyaient.

- Si les études de ma famille sont intéressantes, je dois admettre aspirer à plus, aussi dangereuse la vie de kunoichi peut-elle être. Je possède des capacités que certains considèrent rares et je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas tout ce qui est en mon pouvoir pour aider et protéger le village, aussi dangereux cela peut-il être.

Son sourire, tout comme son ton, était léger, alors qu’elle désigna d’un signe de tête le bras du jeune homme, qui semblait avoir souffert de sa dernière importante altercation. Et puis, il n’y avait pas que les marionnettes, et sa présence au sein de l’institut le prouvait. Dotée de nombreuses connaissances en poison et les antidotes associées, elle avait sut, tranquillement mais sûrement, à s’y faire une petite place, cherchant à chaque occasion où elle le pouvait de prouver sa valeur dans ce domaine. Si elle ne possédait pas la force brute de bien des shinobis, elle était dotée d’une subtilité impressionnante et son art se voulait aussi discret que dangereux.

- Et sinon, tu parles d’objectifs personnels… Quels sont-ils ? Après tout, c’est bien et tout à fait admirable de se dévouer de la sorte à son village, mais il ne faudrait tout de même pas que tu t’oublies toi-même en tant que personne dans le processus.

Elle était sérieuse dans ces paroles, qui se voulaient comme des bons conseils alors que l’égoïsme de la Tadaoki se faisait presque entendre. Et puis, il s’agissait encore une fois d’un moyen d’en apprendre un peu plus sur lui. Avec ce qu’il avait pu lui raconter jusqu’alors, il était tout particulièrement intéressant aux yeux de la belle brune.
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Sam 20 Jan 2018 - 20:09
Les explications d’Asami furent particulièrement intéressantes et confirmèrent quelque chose : Peu importe le domaine, il y a aura toujours quelques spécialistes pour trouver des utilisations dont personne n’aurait pu s’imaginer possible. En parlant de conservation de morts, il est évident que les avantages médicaux ne me seraient pas venus à l’esprit. Avec ce type de discours, elle faisait très savante, en tout cas. En même temps, si j’ai bien assimilé ce qu’elle m’a dit, sa famille est venue à Kumo pour son savoir et ses connaissances. Il n’était donc pas étonnant de constater une certaine intelligence chez la Tadaoki.

Mais la volonté ou l’héritage familial n’était pas tout, et de ce que je comprenais, Asami aspirait à plus que de ‘’simples’’ études. Elle me confia vouloir aider et protéger le village, un peu classique mais en même temps, que pourrait-elle dire d’autre ? S’afficher comme une égoïste ou une opportuniste ne lui aurait apporté aucun avantage dans cette conversation, bien au contraire.

- Tu as des milliers de façon de protéger Kumo. Par les études, c’est tout à fait possible. Mais je comprends que tu rêves d’aller plus loin que ceux de ta famille. Peut-être que tu devrais aller rencontrer Aburame Shizen. C’est le dirigeant actuel du complexe scientifique. Je suis sûr que tu pourras aller de l’avant grâce au Zaikugai.


Alors affalé contre le dossier de ma chaise, je finis par redresser mon dos de toute sa longueur avant d’imposer mon coude contre le table tout en prenant en main ma tasse de thé, qui était toujours aussi chaude qu’avant. Le regard dans un premier temps rivé sur le thé, je finis par le rediriger vers Asami tout en lâchant un fin soupir. Ces histoires de titres commençaient déjà à m’ennuyer.

- Je ne vais pas jouer au faux modeste. Je sais ce dont je suis capable et je sais également que le Nidaime a mûrement réfléchi en me donnant tous ces titres. Mais au-delà de la compétence et de l’assiduité, y a une question d’expérience. Je ne suis ninja que depuis cinq ans environ. C’est déjà une chance que je suis capable de faire ce que je fais. Mais pour être du niveau de tous les autres membres du Conseil, je dois mettre les bouchées doubles.

J’haussais les épaules. Pas que ça me dérangeait, mais ma culture, ma façon d’être, mon caractère… tout ça faisait partie d’un ensemble qui n’était pas encore pleinement adapté à mes fonctions. Tout en buvant une petite gorgée de mon thé, je devais tout de même reconnaître que depuis ma libération, j’ai bien évolué. La police aura vraiment été bénéfique.

- Donc "digne" n’est peut-être pas le bon mot. Mais je ne pense pas être encore prêt, pas au point de me tenir à côté des membres du Conseil. Mais je vais pas cracher sur cette chance. Ca va me permettre énormément de choses. Mon karma est pas trop salaud avec moi finalement. Enfin, depuis quelques temps.

Je lui adressais un rapide sourire avant de retourner à ma position initiale, à savoir dans une posture confortable et totalement désinvolte. Il était désormais temps de parler un peu plus de mes objectifs personnels. Elle me fit d’ailleurs légèrement rire en me confiant que je ne devais pas m’oublier au profit du bien-être du village.

- Non, ne t’en fais pas. C’est juste que quand tu sors d’une expérience comme la mienne, la moindre action a une valeur. La moindre mission est accomplie avec tout le sérieux du monde. Je suis policier ? Jônin ? Membre du Conseil ? Peu importe la fonction, je bosse dessus du mieux que je peux car on me fait confiance.


Une petite pause apparut, le temps que je termine ma tasse de thé et que je ramène à mes lèvres mon Kiseru, dans lequel je dus à nouveau remettre du tabac… Bon, théoriquement je devais me calmer, faire une pause, et bla, et bla… mais bon. Une session de plus ou de moins…

- J’y croyais pas trop il y a encore quelques mois, mais je crois bien pouvoir arriver à atteindre mon but: Intégrer les hautes sphères pour modifier, petit à petit, ce système juridique pourri.


Mes dents maintenaient mon Kiseru tandis que ma main s’étalait lentement sur la table, sur laquelle je faisais tapoter mes doigts. Plusieurs réflexions s’installèrent dans ma tête à mesure que je parlais.

- Cela dit... c’est devenu ‘’secondaire’’ depuis que j’ai des responsabilités. Pas moins important, juste pas prioritaire. Et pour être honnête, je crois que je suis à la recherche d’autres objectifs. De choses plus liés à moi. Donc… Ouais, t’as peut-être pas totalement tort. J’dois me concentrer sur moi aussi.


Puis, dans un énième soupir, je lançais un bref « Enfin, faut trouver quoi ». C’était assez problématique mais, je craignais d’avancer, petit à petit, sans réel objectif. Je voulais éviter aux innocents d’être jugés injustement, tout comme je l’avais été. Mais il me fallait quelque chose de personnel.

- AKAHO-KOKO ! Si avant c’était grave, là c’est catastrophiiiiique. hurla le cacatoès avant de s’écraser contre moi en panique. Ce qu’il me confia resta privé, mais ma main s’écrasa contre mon visage. J’étais visiblement désespéré et exténué.

- L’action te dérange, Asami ? Car il se pourrait qu’on ait à … faire un autre petit déplacement.

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Sam 20 Jan 2018 - 22:24
Aburame Shizen n’était pas un nom inconnu aux oreilles de la belle brune, bien au contraire. Ayant été approchée par ce dernier il y avait près d’un an de cela, elle avait intégré l’institut qu’il avait créé de lui-même pour amener le village vers l’avant. Ce fut donc avec un léger sourire, presque énigmatique, qu’elle se contenta de répondre au jeune homme alors qu’il faisait référence au scientifique. Après tout, si le complexe scientifique était connu aux yeux de tous, ce qu’il pouvait bien se passer quelques étages plus bas n’étaient pas sut de tous ceux ne faisant pas parti du projet. Et elle, à défaut d’avoir une position importante au sein de l’organisation, profitait de ces entraînements et apprentissages pour parfaire son art, tout en s’occupant des nombreux ouvrages et du laboratoire à sa disposition. Elle y voyait-là l’occasion de faire ses preuves, par ses actions et ses idées plutôt que par son grade et son rang, qui ne se voulaient pas bien impressionnants, ne s’étant encore jamais réellement impliquée sur le devant de la scène, préférant s’entraîner et étudier le plus possible avant de pouvoir réellement s’affirmer comme kunoichi.

Peu à peu, elle y arrivait, à ce niveau qu’elle souhaitait avoir, alors que l’idée s’installait de plus en plus que de se retrouver au sein d’une équipe. Si elle avait fait un peu traîné les choses, il s’agissait surtout qu’elle avait découvert tard son affinité pour le chakra, tout comme son intérêt dans le domaine, et qu’elle n’était pas de ceux se jetant bêtement dans la gueule du loup sans y être préparer. Elle était une intelligente jeune femme après tout qui savait mettre les chances de son côté et s’assurer d’avoir quelques tours dans son sac.

Il y avait de la modestie dans les paroles du jeune homme, qui semblait même sincère. À croire qu’il avait vécu de nombreuses expériences pour être celui qu’il était aujourd’hui. Asami aurait bien aimé pouvoir prétendre une telle chose, que si elle était dénuée de toute émotion réelle, c’était par un traumatisme quelconque ayant survenu dans sa vie, ce qui l’excuserait aux yeux de tous. La vérité était qu’elle avait été élevée dans l’amour et la compassion auprès de ses parents et qu’elle avait tout de même réussi à devenir la sombre personne qu’elle était aujourd’hui, se cachant derrière ces masques qu’elle changeait au gré de ses rencontres et des discussions, s’adaptant avec une aisance déconcertante à ceux lui tenant compagnie.

Un léger rire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle l’écoutait parlait. Il n’y avait rien de moqueur, seulement quelques réalisations qui se faisaient dans son esprit et qui l’amusait. Elle le laissa terminer, portant attention à ce qu’il lui disait, tentant de cerner ce personnage qui semblait en dire tout autant qu’il en cachait. Un passé sombre et mystérieux peut-être ? Il avait parlé du système juridique. Un ancien prisonnier s’étant repenti ? Elle ne pourrait dire, cependant, ces quelques questions restèrent dans son esprit. Elle était certaine d’avoir tout le loisir de s’y intéresser éventuellement.

- Que cinq ans ? Je n’y aurais jamais cru, pour être honnête. Cela fait presque dix ans que j’étudie et m’entraîne quotidiennement, et pourtant, voilà peu que j’ai obtenu le rang de genin.

Elle ne semblait aucunement insultée. Au final, s’il était bien vrai que du peu qu’elle avait aperçu de ses capacités, elle était impressionnée de la puissance qu’il pouvait dégager, l’échange qu’elle avait eut avec ce dernier, un peu plus tôt, concernant les propriétés des plantes et l’intérêt de les conserver laissait sous-entendre une certaine ignorance face aux arts plus subtiles dont pouvait faire usage les shinobis. Si elle ne s’imposait pas de sa force physique, l’Aburame avait sut voir le potentiel qu’elle avait lorsqu’il l’avait recruté pour l’institut, alors que son savoir en poison était plus que vaste, tout comme ses connaissances en leur remède. Elle avait étudié avec tant d’attention et d’intérêt qu’elle était désormais en mesure de créer ses propres poisons, tout comme d’en créer l’antidote, en se basant sur ses connaissances déjà acquises et sur la composition de ces produits plus dangereux qu’ils ne le semblaient.

- Mais tu fais bien, de chercher toujours de nouveaux objectifs. Après tout, avancer sans objectif, c’est un peu comme voyager sans destination. C’est bien un temps, mais au final, ça ne mène jamais bien loin. Il y aura toujours de nouveaux défis et de nouvelles opportunités, tu n’as qu’à te concentrer sur celles qui te mèneront à l’homme que tu veux devenir.

Elle pouvait presque se montrer philosophique, alors qu’un doux sourire s’était dessiné sur ses lèvres et que son regard était toujours posé sur lui. Ces quelques mots se voulaient encourageant, dans un sens, alors qu’elle pouvait concevoir qu’il pouvait être difficile de tout concilier. Pour sa part, ses objectifs étaient bien simples, à savoir de s’amuser sur ce vaste terrain de jeu qu’était l’univers. En parallèle, elle essayait aussi de faire ses preuves, pour peu qu’elle en ait l’opportunité. La personne qu’elle souhaitait être changeait au rythme des saisons, de ses nouvelles lubies et des rencontres qu’elle faisait, alors qu’elle cherchait à plaire pour mieux berner.
Allant ajouter autre chose, un oiseau passa rapidement devant ses yeux pour à nouveau percuter Hisao. Elle en vint à se dire qu’il était une bonne chose qu’il ait déjà terminé son thé, sans quoi il s’en serait trouvé à nouveau privé. Fronçant les sourcils, elle eut le loisir de savoir qu’il y avait une catastrophe qui se préparait, sans cependant avoir accès à d’autres détails. Mais sur quel genre de personne était-elle tombée ? L’idée d’un ex-prisonnier fit à nouveau surface dans son esprit. Avait-il une liste infini d’ennemis qui s’étaient tous donnés rendez-vous ce soir ?

- J’ai le temps de finir mon thé ou je le renverse au sol ? Un sourire. Bah quoi, il ne faut pas perdre les bonnes habitudes.
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Dim 21 Jan 2018 - 0:38
La jeune femme dégageait une aura bienveillante qu’il était difficile d’éviter. Chaque parole se voulait particulièrement réconfortante et réfléchie. Il était intéressant d’en apprendre plus sur quelqu’un ayant un tel caractère et une telle aura. Cela pouvait bien sûr cacher certaines choses, comme un quelconque mal-être. Mais il était encore beaucoup trop tôt pour se préoccuper de ça. Son grade de Genin ne correspondait pas avec son intelligence. Mais plusieurs facteurs rentraient bien sûr en compte. Cela dit, avant l’entrée fracassante de Suzaku, j’avais tenu à la ‘’rassurer’’.

- L’art des marionnettistes doit être compliqué à apprendre, mais une fois que tu maîtriseras vraiment bien ton sujet, tu vas rapidement progresser. J’en suis certain.


Ses compétences au combat étaient loin d’être mauvaises, pour être franc. Elle n’avait peut-être pas encore le niveau d’un chûnin, mais sa petite prestation face aux trois bandits démontraient déjà un bon savoir-faire. Et elle en aura peut-être prochainement besoin…

En effet, en s’écrasant pitoyablement contre moi, le Cacatoès m’avait informé de la présence de deux individus que je ne connaissais que trop bien. Le soupir que je venais de lâcher – et qui s’apparentait d’ailleurs à un râle – pouvait montrer à Asami que la situation m’emmerdait sérieusement. Cependant, il fallait faire avec. Je me levais d’un geste aussi vif que calme et allais déposé quelques pièces sur le comptoir pour payer l’addition.

- Bon. On va devoir jouer à un petit jeu de cache-cache. J’espère que toi et tes pantins êtes prêts. Tu vas devoir agir sans leur faire mal. Ou en tout cas, pas trop.


Je lui aurai bien expliqué pourquoi elle ne devait pas abuser sur la violence et les douleurs, mais le bois constituant le parquet remuait sous la course effréné des deux fauteurs de troubles. Nous n’avions plus le choix, il fallait partir. Sans trop m’attarder, mon bras vint entourer la taille d’Asami afin de la transporter sans encombre jusqu’au deuxième étage du bar, évitant ainsi le regard de l’homme ayant fait une entrée remarquée.

- Akahoshi-sama ! Sortez de votre cachette ! Vous savez que vous n'avez pas le droit de faire ça !

Une grimace s’affichait sur mon visage tandis que je roulais des yeux d’exaspération. Nous étions pour le moment hors de portée de vue de ces deux-là, mais on allait devoir les esquiver, voire les neutraliser pour nous enfuir. Sérieux, un bar sans grande fenêtre… on a vraiment la poisse.

- Comme jt’ai dit, on va pas leur faire de mal. Mais les neutraliser va peut-être sembler obligatoire. Ce sont deux ninjas, deux Genins aux capacités plus qu’acceptable. Mais je vais avoir besoin de toi pour une cible en particulier ! Celui-là, le petit blond un peu rondouillet. C’est un senseur.


Le concerné avait déjà entamé le jutsu pour nous détecter. Et avec mes compétences, à cette distance, je ne pouvais absolument rien faire. Reproduire le genjutsu pour les faire dormir n’allait pas être facile et c’était donc à Asami de tenter quelque chose. J’espérais que ses fils de chakra, ses pantins ou quoi que ce soit nous soit utile.

- Je crois sentir quelque chose… une seconde.


Je tapotais brièvement l’épaule d’Asami pour lui signaler que je comptais sur elle avant de m'éclipser. A défaut de ne pas pouvoir péter le mur pour nous enfuir, je montais sur le plafond en imprégnant mes bottes de chakra et me faufilait lentement, profitant des piliers pour me dissimuler.

Cependant, il m’était impossible de réellement avancer tant que le senseur était opérationnel et il me fallait attendre le signal d’Asami. J’avoue que je pourrais maîtriser facilement la situation en me montrant un peu brut, mais en plus de vouloir préserver la totalité de mon énergie, je voulais voir Asami en action. Voir ce dont elle était capable et voir comment elle agissait.
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Dim 21 Jan 2018 - 2:46
Un peu surprise de sa réaction, elle se contenta donc de cesser les mauvaises blagues pour se lever, son sourire étant rapidement remplacé par une expression sérieuse. La situation actuelle semblait lui déplaire alors qu’une nouvelle menace pesait sur eux, et donc, de ce fait, elle tenterait de lui être aussi utile que possible, ou surtout, de ne pas lui nuire. Il ne manquerait plus qu’elle se retrouve à lui causer plus de soucis qu’il ne semblait déjà en avoir et elle s’en voudrait presque. Bon, ce n’était pas exactement ça, elle ne se sentirait pas coupable pour si peu, toutefois, il semblait avoir de l’estime pour elle, il serait bien dommage de ruiner tout cela. Elle se contenta donc de froncer les sourcils alors qu’il lui mentionnait qu’ils n’auraient pas le choix de se cacher, à défaut de pouvoir gérer la situation comme précédemment.

Est-ce qu’il les connaissait ? L’idée n’était pas impossible. Pas s’il ne souhaitait pas leur faire du mal. Toujours un peu sceptique, s’étant peut-être bien attendue à obtenir plus d’information, elle se retrouva emportée bon gré mal gré vers le second étage du bar, un bras enroulé autour de sa taille qui n’eut aucune difficulté à soulever sa petite personne. À peine étaient-ils hors du champ de vision de l’entrée du bar, deux hommes firent leur arrivé, l’un vociférant le nom de son partenaire pour la soirée. Eux le connaissaient et, a priori, il les connaissait aussi. Dans quel bordel se retrouvait-elle donc encore ? S’il était vrai que les discussions tranquilles pouvaient rapidement devenir ennuyantes, elle ne s’était pas attendue de combattre en cette douce soirée d’automne, encore moins à deux reprises. Elle n’avait sur elle que Konchuu, qui, s’il savait se montrer fort utile, avait tout de même ses limites. La belle brune en vint presqu’à s’ennuyer de Kimera, qui lui aurait été bien utile dans la situation présente.

Elle l’écouta avec attention alors qu’il lui répétait qu’ils ne devaient pas leur faire du mal. Son regard se porta ensuite sur le petit blond un peu rondouillet qu’il lui mentionnait. Elle hocha doucement de la tête, prenant note dans son esprit qu’il s’agissait d’un senseur. Si elle en croyait la façon dont il s’éloignait lentement mais sûrement, le jônin possédait sûrement de nombreuses compétences lorsqu’il s’agissait de se retrouver face à face avec un ennemi, toutefois, la discrétion et la subtilité ne devaient pas être ses points forts. Le regard entendu qu’il lui avait lancé était plus qu’éloquent et elle se retrouva donc à fermer les yeux quelques instants, ses mains s’activant en quelques signes rapides et précis. Rapidement, son chakra devint invisible aux yeux du senseur, ce qui lui permis alors d’articuler Konchuu sans risque.

Elle s’approcha des escaliers, écoutant avec attention ce qu’il se passait en contrebas. Il était évident, alors que tous se bousculaient à la porte, que les clients quittaient les lieux sans demander leur reste. Cela leur ferait une belle réputation, au jônin et à elle, alors qu’ils venaient de vider un second bar dans la même soirée. Un rapide regard lui laissa le loisir de constater qu’il n’y avait plus qu’Hisao, les deux indésirables et elle. Étaient-ils sortis par instinct de survie ou parce que le plus grand d’entre eux leur avait demander ? Elle ne saurait dire.

Konchuu tomba au rez-de-chaussé sans faire un son, s’étant glisser le long du mur et sous une table. Un nouveau regard par-dessus l’escalier, et voilà que la belle brune amena l’insecte entre les deux hommes, qui ne semblaient toujours pas l’avoir remarquer. Si elle ignorait les capacités de senseur du petit blond, elle espérait qu’ils ne soient pas supérieurs à ses capacités de camouflage. Il s’agissait d’une technique plus qu’utilise, que de pouvoir effacer son chakra aux yeux des autres, alors qu’elle se trouvait bien souvent loin du combat, envoyant ses marionnettes la représenter sur le champ de bataille. Elle préférait ne pas s’en mêler directement, pas alors que, physiquement, elle n’aurait jamais l’avantage au corps-à-corps.

Elle suivit leur évolution du regard, se tenant cachée de leur regard par la large rampe d’escalier tout en s’assurant que le senseur ne puisse la remarquer. Ce ne fut que lorsqu’ils furent assez éloignés de la porte qu’elle activa l’un des nombreux mécanismes de Konchuu. Un épais nuage s’échappa de sa gueule, venant envelopper les deux hommes. Ce n’était rien de bien méchant, seulement de quoi les neutraliser, comme semblait le vouloir Hisao. Alors qu’ils respiraient de ce nuage toxique, ils étaient momentanément privés de leur sens de l’ouïe et de la vue, ce qui était parfait pour leur grande sortie.

- Maintenant Hisao ! qu’elle s’exclama, dévalant les escaliers quatre à quatre en ramenant l’insecte vers elle.

Elle était bien heureuse que tous les clients aient quitté, non pas pour sa conscience mais pour l’image qu’elle souhaitait entretenir auprès de l’homme. Elle aurait été moins tentée d’effectuer ce petit tour de passe-passe alors que d’autres auraient pu être victime de son poison sous forme gazeux. Elle ouvrit la porte à la volée, sortant à l’extérieur, s’assurant cependant que son compagnon improvisé la suivait bien. Le nuage se dissiperait d’ici peu, ce qui laisserait ainsi le loisir à leur assaillant (?) de reprendre là où ils en étaient. Elle espérait cependant, tant pour lui que pour elle, qu’ils aient le temps de s’éloigner le plus possible.

- Qui étaient-ils ? Mais surtout, on va par où ? Nous n'avons que très peu de temps avant qu'ils ne reviennent à leur sens.

Elle lui lança un regard interrogateur alors que si elle avait réussi à les sortir de l’endroit où ils étaient, espace clos avec une seule sortie, elle comptait bien lui faire confiance pour la suite.
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Dim 21 Jan 2018 - 21:51
La situation avait beau être sérieuse, il n’en restait pas moins que j’observais avec flegme la situation. Accroché au plafond et ‘’assis’’ avec une désinvolture sans pareille, mon regard suivait avec intérêt les actions de la Tadaoki, qui n’hésita pas à une seule seconde à agir. Il fallait dire que son esprit me semblait suffisamment aiguisé pour qu’un plan – ou du moins une solution – germe rapidement dans sa tête. D’autant plus qu’elle agissait avec une inconnue : Qui étaient ces gens pour qu’ils méritent notre retenue ?

Un soupir s’échappait de mes poumons tandis que je dégageais mes cheveux de devant mes yeux. Ce n’est pas comme si je voulais lui cacher quoi que ce soit, mais j’ai juste été interrompu pile au moment où j’allais lui confier qui ils étaient. D’un haussement d’épaule, je finis par me dire que ce n’était pas bien grave. Ca ne semblait pas l’avoir particulièrement bloquée pour autant. Avec assurance, elle réutilisa sa marionnette-insecte pour surprendre nos deux ‘’ennemis’’. Juste au bout moment, d’ailleurs. Tandis que le senseur semblait achever sa technique, un nuage violacé s’échappa du pantin, les paralysant vaguement tous deux dans une sorte de confusion visuelle.

L’efficacité d’Asami fut telle que je n’eus même pas besoin de faire appel à Suzaku, qui aurait les immobiliser quelques secondes. J’étais plutôt impressionné, mais je n’avais pas réellement le temps pour penser à ça. Annulant le chakra qui se trouvait à mes pieds, je retombais lourdement au sol avant de faire un grand bond en avant, rejoignant la jeune femme qui entama la ‘’fuite’’.

- Joli, Asami. C’était bien joué. Mais ça va pas suffire. L’un d’eux est spécialiste de ce genre de situation.

D’ailleurs, si elle tournait la tête, elle pouvait constater qu’ils étaient déjà sortis du bar. Toujours un peu sonnés, mais en assez bonne forme pour nous causer éventuellement des problèmes. D’autant plus que je n’avais pas spécialement envie d’utiliser toute mon énergie pour accélérer notre fuite. A la place, je me permettais de répondre à la question de la noiraude.

- Hum... Comment dire… ce sont des médecins, en fait. Pour être précis, les infirmiers qui s’occupent actuellement de ma remise en forme.
Je lui adressais un fin sourire qui se voulait coupable. Il se pourrait que je sois – encore – sorti de l’hôpital sans leur autorisation.

Je lui avais pourtant dit, il y a une heure ou deux, que l’hôpital m’emmerdait royalement. Mais c’est vrai que j’avais oublié de préciser qu’on ne m’avait pas encore officiellement autorisé à quitter le bâtiment médical. En même temps, je n’en avais pas besoin de leur autorisation. J’étais presque en pleine forme.

- Ces emmerdeurs sont jamais seuls bien longtemps. On va en rencontrer d’autres. Je t’offre le choix. Soit je t’accompagne jusqu’à chez toi, soit tu m’accompagnes jusqu’à l’hôpital, soit on tente de se planquer quelque part pendant quelques minutes.


D’un mouvement de tête, je lui indiquais un toit sur lequel j’allais me rendre. C’était encore le meilleur moyen d’échapper à leur vigilance pendant quelques temps. Pas indéfiniment, mais quelques paroles pourront être échangées au préalable.

- Je sais que c’est pas la soirée la plus tranquille de ta vie, mais je t’assure que ce n’est pas comme ça tous les jours.

Je soufflais du nez avec amusement. L’adrénaline me mettait de bonne humeur mais j’étais quand même sincèrement désolé que la pauvre Asami ait à vivre toutes ces conneries. Enfin bon. Nous étions maintenant dans un environnement plus calme. Quelques cris étaient audibles depuis notre position. On me cherchait avec ardeur, mais il était difficile de nous détecter en pleine nuit, et ce, même avec un senseur.

- Du coup… t’as eu le temps de finir ton thé ou t'as préféré prendre exemple sur moi ?


D’un regard moqueur et plein de dérision, je lui offris un petit sourire sincère et amusé qui en disait beaucoup sur la soirée que je venais de passer. Elle fut intéressante mais malheureusement trop courte avec toutes ces interruptions. Je ne savais pas encore ce qu’elle voulait faire quant à la suite, mais bon. Peu importe comment on le prenait et peu importe son choix : la soirée touchait à sa fin.

- D’ailleurs, ça a été un plaisir. Peut-être qu’on se reverra en mission. Bon… pas tout de suite vu que je vais m’absenter quelques temps mais, ne sait-on jamais.



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Lun 22 Jan 2018 - 6:25
Pour le coup, la jeune femme afficha une expression choquée. Cela aurait presque pu être convaincant si ce n’était l’éclat d’amusement qui brillait dans le fond de ses prunelles rougeoyantes. Un léger soupire s’échappa aussi de ses lèvres alors qu’elle secoua doucement sa tête de droite à gauche. C’était donc ce qu’il avait tenté de rire, lorsqu’il lui disait qu’il n’appréciait pas spécialement les hôpitaux. Elle ne s’était simplement pas attendue à ce qu’il se soit tout bonnement échapper pour profiter d’un peu de liberté. La demoiselle s’en voudrait presque de s’en être pris aux deux hommes, si ce n’était qu’elle ne connaissait pas les remords ni la culpabilité.

Elle ne passa cependant aucun commentaire pour le moment, hochant de la tête alors qu’il lui signifiait que la cavalerie ne tarderait pas à arriver. Elle suivit son regard du sien, observant alors le toit qu’il lui désignait. Soit. Ils auraient peut-être le temps de discuter un peu avant de devoir mettre fin à cette soirée qui s’était montrée haute en couleur, mais surtout, bien divertissante pour la Tadaoki. S’il n’était pas faux qu’il y avait encore nombreuses questions qu’elle souhaitait lui poser, il lui faudrait attendre une prochaine fois. Oh, parce qu’elle en comptait pas en rester-là. Elle avait un nom, un visage, et il lui avait partagé certaines de ses fonctions. Elle était certaine que le destin ferait en sorte qu’ils se revoient, et ce, même si elle devait y forcer un peu la main.

Une fois arrivé à destination, elle lui décrocha un sourire suite à son commentaire. Effectivement, il ne s’agissait pas de la soirée la plus tranquille de sa vie, toutefois, elle n’était pas pour s’en plaindre. Sauf peut-être le coloration qui venait ruiner ses traits, cependant, elle avait apprécié l’adrénaline se répandant dans son corps suite au violent impact.

- Ni l’un, ni l’autre. Il est resté sur la table. Pauvre petit, il doit se sentir abandonné.

Une moue suivie d’un rire amusé, alors qu’elle n’avait bien malheureusement pas eu le temps de finir le thé lui ayant été offert. Sûrement était-il bien heureux de ne pas avoir eu à lui offrir le saké le plus dispendieux du menu, alors qu’elle n’aurait pas eut le loisir d’en profiter. Si elle voulait bien croire ce qu’il disait, elle se devait d’admettre qu’en une soirée, il s’était attiré des ennuis par deux fois, faisant même fuir tous les clients de deux bars différents. Elle ne serait pas surprise si, dès demain, tous deux étaient barrés des endroits. Bon, elle n’aurait pas de problème à faire changer d’idées les propriétaires, cependant, en ce qui le concernait… Était-ce réellement de sa faute ? À ce stade-ci, elle ne saurait dire.

- Tu me dis donc que je t’ai aidé à échapper à deux gentilles personnes, qui, au final, ne veulent que ton bien ?

Le regard était légèrement accusateur alors qu’il croisait celui du jeune homme. Dit ainsi, elle semblait presque lui en vouloir de l’avoir presque forcer à s’en prendre à deux parfaits innocents. Cela aurait effectivement pu être le cas et il s’agissait-là de la raison pour laquelle elle jouait cette carte. La réalité était légèrement différente, alors qu’elle n’en avait que faire de qui pouvaient-ils bien être. La belle brune n’accordait pas son attention à n’importe qui.

- Je veux bien croire que ce n’est peut-être pas l’idéal pour ta santé mentale, cependant, avec tous les objectifs dont tu m’as parlé, ne crois-tu pas qu’il est nécessaire que tu donnes du temps à ton corps pour récupérer ?

Il y avait même une certaine inquiétude qui se faisait entendre dans sa voix alors que son regard désigna son bras qu’il ne semblait pas pouvoir utiliser pour le moment. Dans un sens, elle était bien contente qu’il ait eut l’idée de fuir alors que cela lui avait offert une soirée particulièrement intéressante. Certes se terminait-elle tôt, et d’une façon un peu expéditive aussi, cependant, c’était peut-être pour le mieux, notamment parce qu’elle lui avait fait part de son mécontentement face à la dernière altercation et l’inquiétude qui teintait sa voix et son regard. Asami était une douce jeune femme, avec le coeur sur la main et respirant la bienveillance. Il était donc parfaitement normal qu’elle s’inquiète pour un parfait inconnu lorsque nécessaire.

- Je peux bien t’accompagner jusqu’à l’hôpital. Il serait dommage que tu te fasses attaquer sur le chemin.

C’est un sourire amusé qu’elle lui adresse alors qu’elle revient à la charge avec la touche d’humour, soulignant sans aucune gêne cette soirée tumultueuse qui fut la leur. Et puis, elle avait quelques connaissances du complexe scientifique, notamment parce qu’elle y travaillait elle-aussi. Peut-être pourrait-elle ainsi en profiter pour aller leur glisser un mot ou deux, comme la jeune femme sympathique qu’elle était. Elle était facile d’approche et ouverte d’esprit, ce qui faisait d’elle quelqu’un d’agréable à côtoyer, ou, tout du moins, c’était ce qu’elle avait compris avec les années, alors que beaucoup prétendaient être ses amis. Elle ne faisait bien évidemment rien pour les contredire, les réconfortant même dans ce mensonge taillé par elle-même.

- Je ne suis cependant pas certaine que l’on se reverra de sitôt, en mission je parle. Nous n’en sommes définitivement pas au même niveau alors je doute que confie les mêmes responsabilités.

Mieux valait être réaliste. Le jônin qu’il était n’effectuait pas les mêmes missions qu’elle, qui était simplement genin. Ce n’était pas ce qui allait l’empêcher de chercher à en apprendre plus sur lui, cependant, elle rejouait le carte de la modestie, présentant aussi un côté très terre-à-terre qu’elle possédait. Elle ne se berçait pas d’illusions, ce qui pouvait être assez paradoxale. La manipulatrice qu’elle était, celle qui mentait comme elle respirait, se contentait bien souvent de la triste vérité de ce monde.

- Bon, on y va ? Je suis certaine que s’ils veulent que tu y restes, à l'hôpital, ce n’est pas que pour t’emmerder.

Un énième sourire, le ton léger, elle s’avance vers le bord du toit, observant plus bas. Souhaitait-il rentrer discrètement, comme si la soirée ne s’était jamais déroulé ? Ce pourrait être amusant, la plus jeune des deux appréciant toujours un entraînement improvisé. Elle qui misait beaucoup sur sa discrétion alors que ses pantins désarticulés faisaient office de présence pour elle sur un champ de bataille, elle avait encore du chemin à faire avant d’atteindre le niveau qu’elle visait. Car elle aussi n’avançait pas sans objectif, bien qu’ils pouvaient sembler moins sérieux que ceux d’Hisao. Son principal objectif était de s’amuser. Pour la suite, des petits trucs ici et là, qui se définissaient, pour l’instant, à s’entraîner plus et devenir une kunoichi de confiance. Quelqu’un sur qui ils pouvaient compter.
Il y avait beaucoup d’intérêt pour la jeune femme quant à recevoir la confiance d’autrui.
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Lun 22 Jan 2018 - 21:41
Après un petit rire quant à sa remarque concernant cette pauvre tasse de thé abandonnée sur le champ de bataille, mon sourire s’effaçait quant à ses remarques vis-à-vis des médecins qui me poursuivaient. Il est clair que pour elle, la situation était particulièrement étrange, voire même absurde. Son regard accusateur me faisait d’ailleurs cogiter, mais pas très longtemps. Dans mon regard, Asami pouvait facilement voir que je me sentais, quelque part, coupable. Mais ce sentiment était éclipsé par autre chose, qui se lisait également sur mon visage. Une sorte de conviction ou de désillusion… Dans un lent mouvement calme, j’apportais une nouvelle fois mon Kiseru en bouche afin d’y prendre une bouffée de fumée. Je pense que j’en avais besoin avant de parler.

- C’est pas aussi évident que ça, Asami. J’ai pas eu un passé facile, et même avant de vivre ces saloperies, j’étais marin. Je vivais décemment mais jamais dans le confort. Sauf que maintenant que je suis devenu membre du Conseil et proche du Raikage, je ne connais pas seulement le confort, mais aussi le privilège et l’attention débordante des gens.


Il faudrait être idiot de rejeter ce que les gens vous offrent volontiers. Mais le problème était plus profond que ça. Je faisais les cent pas autour du toit en cherchant mes mots. En cherchant des mots qu’Asami comprendrait. Des mots qui lui permettraient de me comprendre, même si ce n’était que vaguement. Ce n’était pas si facile, surtout que je ne savais pas si c’était réellement compréhensible ou fondé.

- Ils ont d’autres patients à superviser. Des gens dont l’état doit être suivi et donc le corps ne résiste pas correctement aux blessures ou aux maladies. Je suis pas un prince. Je suis un ninja, tout simplement. Et contrairement à ce que tu pourrais croire, je suis très vigilant lorsqu’il en vient à me rétablir d’une blessure. dis-je avant de lui adresser un très rapide sourire, qui s’estompa presque aussitôt. Tu as bien vu que j’ai fait attention ce soir, non ?

Ce n’était pas triste, mélancolique ou quoi que ce soit de ce style. Mon sourire qui s’était effacé était simplement dû à mon caractère et à la situation qui n’était tout simplement pas des plus amusantes. Mais sa remarque ne m’avait pas blessé, choqué ou un truc du genre. Loin de là. Ma seule préoccupation – et encore, si on pouvait appeler ça comme ça – c’était qu’elle puisse visualiser mon point de vue. J’étais pas un homme né pour le luxe, les privilèges et les cadeaux.

Enfin bref. D’un petit coup de menton vers l’avant, je lui indiquais l’hôpital pour que nous nous mettions en marche. C’était sympa de sa part de me raccompagner jusque là-bas. Je n’étais même pas sûr de rester plus d’une nuit supplémentaire là-bas. Surtout que là, c’est hors de question qu’ils m’obligent à rester. Je ne disparaîtrais pas comme un fugueur, mais je contesterai violemment. Ni moi ni eux n’avons du temps à perdre pour des conneries.

Sur le chemin, tandis que nous avancions discrètement et prudemment, elle se montrait très incertaine quant à nos chances de nous retrouver un jour dans une même mission. Mon sourcil s’arquait tandis que je lâchais un simple « Pourquoi ? » avant qu’elle ne me donne son avis là-dessus.

- Un jônin doit souvent superviser une petite escouade durant des missions ou des requêtes. Parfois pour permettre aux genins de quitter le village, parfois pour aider des chûnins et pour plein d’autres raisons en fait. Mais tu n’as pas tout à fait tort : On ne se reverra pas tout de suite en mission. C’est sûr.

Dès la fin de ma phrase, mon bras se balança sur le côté afin de bloquer subitement Asami dans sa marche. La raison était simple, le compagnon du senseur était en train de passer par-là, mais il semblait plus dépité que concentré.

- Hm… ils vont pas tarder à rentrer. Je pense qu’on peut avancer tranquillement.


Enclenchant le pas, le silence régnait en effet à Kumo. Nous nous éloignions petit à petit des bars pour nous diriger vers l’hôpital. J’aurais préféré passer la nuit chez moi mais bon… vaut mieux en finir avec tout ça.

- On approche. Merci pour le bout de chemin à mes côtés. Je t’aurai bien invité à venir encore boire un thé dans la cafétéria de l’hôpital mais… je crois que le thé nous a porté malheur ce soir. lui confiais-je avec un sourire amusé. Ca aura été un plaisir Asami.

Je donnais un petit coup sur le dos du foyer de mon Kiseru, extrayant la cendre qui tapissait son fond, puis le rangeait dans ma poche. Interdiction de fumer dans l’hôpital, après tout. C’est normal.



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Mar 23 Jan 2018 - 10:00
Il y avait donc un passé tumultueux derrière la modestie de cet homme. Elle aurait presque pu le deviner, avec la façon dont il parlait depuis le début, semblant presque rebuter des nombreux titres qu’il détenait. Un peu comme s’il ne se sentait pas à l’aise de les porter. Ou, tout du moins, un peu comme s’il n’appréciait pas le prestige que cela lui amenait. Elle avait donc affaire à un homme qui semblait foncièrement bon. Sûrement avec quelques erreurs de parcours, mais qui ne recelait aucune malice. À l’opposé complètement de la sombre créature qu’était Asami, une fois les masques tombés. Elle hocha doucement de la tête, lui offrant un sourire contrit, alors qu’elle semblait ne pas trop savoir quoi lui répondre. Un soupire s’échappa alors de ses lèvres, son regard se perdant dans le décor autour d’eux. La petite plaisanterie lui arracha un léger sourire alors qu’elle semblait réfléchir à quelque chose d’intelligent à dire. Quelques mots qui ne brusqueraient pas le jeune homme, bien qu’il ne semblait pas spécialement susceptible.

- C’est justement parce que tu n’es pas un prince mais bien un ninja qu’ils s’occupent de toi ainsi. Tu es vital à la survie du village, notamment par un temps comme celui-ci.

Le grondement de la guerre semblait presque se faire entendre, alors que des rumeurs circulaient ici et là concernant la position de Kumo vis-à-vis du conflit actuel qui secouait leur monde. Ses prunelles rubis se portèrent à nouveau vers le principal intéressé, un léger sourire flottant sur ses lèvres.

- Tu ne les aides pas particulièrement à superviser d’autres patients s’ils sont obligés de parcourir les rues du village pour te retrouver, tu ne crois pas ?

Il n’y avait aucune critique dans son ton, ni dans son regard, qu’une simple constatation, peut-être pour lui faire réaliser que s’il disait que c’était en parti pour les autres, il y avait une part d’égoïsme dans ce qu’il avait fait. Sûrement ne souhaitait-il pas toute cette attention qui accompagnait ses rôles actuels et futurs, cependant, il devrait tôt ou tard s’y faire.

- Je pense qu’il y a d’autres façons d’exprimer ton mécontentement.

Toujours ce léger sourire sur les lèvres, alors qu’elle lui partageait son point de vue sur la question. Ils se mettaient finalement en marche jusqu’à l’hôpital, cette dernière avançant à pas léger, profitant du calme de la soirée pour respirer de l’air frais. La Tadaoki ne s’adonnait pas souvent aux balades nocturnes, cependant, force était de constater qu’il y avait quelque chose d’agréable et de paisible. Peut-être bien que cela pourrait être bénéfique à son génie créatif. Toujours en direction de l’hôpital, elle lui fit par de ses doutes quant à l’idée qu’ils se revoient en mission. Après tout, elle n’était que genin, et lui jônin, sans compter ses tâches supplémentaires. Il balaya cependant légèrement ces doutes, lui mentionnant qu’il n’était pas impossible qu’il puisse superviser quelques genins lors d’une mission. Il n’avait pas tort. Or, alors que son regard portait sur son bras endommagé, il approuva ses dires, ce ne serait pas pour tout de suite.

Elle s’arrêta assez brusquement, un bras s’étant levé devant elle. Son regard se posa immédiatement sur le senseur qui avait croisé leur route un peu plus tôt et qui rentrait bredouille. Par conscience morale, si elle avait sut dès le départ à qui avaient-ils affaires, peut-être bien ne se serait-elle pas démener pour les sortir du bar. Or, c’était fait, et elle ne comptait donc pas le vendre à ces derniers alors qu’il rentrait à l’hôpital, presque de son propre chef.

- Oh, je vais rentrer dans l’hôpital. J’ai quelques amis qui y travaillent qui doivent sûrement déprimer à l’idée d’y passer la nuit. Tu n’es donc pas tout à fait débarrassé de moi. Le ton était à la moquerie alors qu’un sourire espiègle vint se dessiner sur ses traits. Et le plaisir est pour moi. Imagines, j’aurais presque pu passer la soirée à m’ennuyer chez moi, tranquille dans mon lit avec un bon livre.

Le tout suivi d’un clin d’oeil complice alors qu’un rire s’échappait de ses lippes. Il lui aurait été effectivement dommage de rater une telle rencontre alors qu’elle avait trouvé en Hisao un personnage fort intéressant qui semblait en avoir encore beaucoup à raconter sur sa personne, voir même ce passé trouble sur lequel avait-il glissé sans trop s’y attarder. Plusieurs questions sans réponse, ce qui ne faisait que rendre leur prochaine rencontre plus intéressante. Ils arrivèrent finalement aux portes du complexe scientifique, endroit qu’elle fréquentait plus que ce que les autres pouvaient se douter. Après tout, l’institut se trouvant quelques niveaux sous l’hôpital se voulait un secret pour la grande majorité de la population, un projet discret de la tête pensante derrière tout le complexe.

- Tu te souviens, lorsque tu as parlé de Shizen-sama ? Et bien, en réalité, je travaille pour lui, en quelque sorte. Rien de bien important, mais comme j’aime les recherches et qu’un coup de main, en plus des connaissances variés, ce n’est jamais de trop… Je ne suis souvent qu’à quelques étages près de l’hôpital.

Son regard se porta sur le large bâtiment qui se trouvait devant eux avant de franchir les portes pour entrer dans l’endroit décoré de blanc. Elle posa ses prunelles sur la jeune femme se trouvant au bureau à l’avant, qu’elle salua gentiment, tout en lui demandant brièvement si tout allait bien, pour finalement désigner le jeune homme d’un signe de tête, comme quoi elle le ramenait sain et sauf. Tadaoki Asami, toujours présente pour venir en aide aux autres.

- Et donc, si tu décides de rester sage et d’attendre patiemment ton congé, j’pourrais toujours venir faire un tour, pendant ma pause déjeuner, demain. Que tu évites de devenir fou entre quatre murs blancs.

Une offre bien aimable, lancer comme cela, sur un ton agréable, qu’il pouvait bien évidemment refusé. Cependant, elle était là, avec son doux sourire, à se montrer présente pour un presque inconnu. C’était ainsi qu’elle était Asami, aux yeux des gens, brillant par sa bienveillance, toujours présente pour assister les autres. L’offre se voulait donc sincère, du moins, en apparence, alors qu’il n’y avait-là que cette bonté qu’on lui connaissait. Elle s’inquiétait rapidement et elle était toujours la première à vouloir voler au secours de la veuve et de l’orphelin. Certes ne correspondait-il à ni l’un, ni l’autre, cependant, elle qui débordait de compassion s’en voudrait presque de le laisser seul, abandonné à son sort.
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Mer 24 Jan 2018 - 21:30
Ses compliments pouvaient faire plaisir, mais sa deuxième remarque estompa aussitôt le soupçon de joie que je venais de ressentir. Les paupières s’abaissant lentement, je regardais quelques secondes le sol avant de rediriger mon regard vers l’horizon. Un soupir s’échappait lentement de ma bouche. A force de fumer, on pourrait presque entrevoir de fins tracés de fumées se dissiper progressivement dans l’air, mais mon Kiseru était bel et bien rangé.

- Justement pas. dis-je en tournant finalement la tête pour plonger mon regard dans le sien. Même quand je suis dans ma chambre, que je ne fais rien et que je n’ai besoin de rien, il y en a toujours prêt à bondir pour m’aider. Et le pire, c’est que j’ai été élu Jônin pendant mon séjour à l’hôpital.

Mes épaules s’élevèrent lentement, et avec ça, une petite grimace qui trahissait une certaine lassitude quant ma propre situation. Elle avait globalement compris mon ressenti. Ca se voyait. Ca se ressentait. Mais bien évidemment, elle manquait de détails, en plus de ne pas être dans ma tête.

- A peine la nouvelle s’est sue dans l’hôpital que mon traitement a changé. Ils étaient aux petits soins avec moi. C’est gentil de leur part et ce sont des gens foncièrement bon… mais je veux pas de leurs attentions pleine de favoritisme.


Cependant, et peut-être que ça se lisait légèrement sur mon visage, ses multiples sourires et remarques m’apaisaient, quelque part. D’autant plus qu’elle n’avait pas tout à fait tort. Je ne suis plus un gosse qui fuit ce qu’il juge idiot ou mauvais. Au contraire, je suis censé soulever le point, comme un adulte… quand je disais qu’on pouvait apprendre avec des genins et ce, peu importe son grade et son rang.

Je lui souriais d’ailleurs en retour tandis que mon pouce et mon index frôlèrent légèrement mes lèvres, comme dans un mouvement mécanique provoqué par l’absence de mon fidèle Kiseru.

- Ca va, ça va. J’ai compris. Plus de fuite hors de l’hôpital.


Comme si la soirée n’allait jamais cesser d’être intéressante, j’appris qu’Asami était déjà en relation avec l’Aburame et travaillait pour lui au Complexe. Surprenant, mais à moitié seulement. L’intelligence dont la Tadaoki pouvait faire preuve était assez remarquable. Difficile de définir ce qu’est l’intelligence mais… c’est un tout. Et je l’ai retrouvé ce soir chez la jeune femme.

Dans un éclat de rire, j’accueillais ensuite sa remarque sur une possible visite à l’hôpital. Cela me fit d’autant plus rire que la façon dont elle le disait… les fameux « quatre murs blancs », je n’avais cessé de me le répéter quand j’étais encore incapable de bouger. Bordel un vrai cauchemar.

- Ca serait avec plaisir. Je suis assez confiant sur le fait qu’on me fera sortir dès demain, mais je peux bien patienter un peu. Je ne suis plus à un jour près dans ce lieu merveilleusement et uniformément blanc.


Décidémment… en repensant à cette soirée, j'étais véritablement un aimant à emmerdes. Mais heureusement, ça apportait toujours son lot de bonnes nouvelles. Et cette fois-ci, c’était ma rencontre avec Asami. D’un petit mouvement de tête, je la saluais finalement pour conclure cette soirée aussi imprévisible que mouvementée… et chère en thé.

- A la prochaine, Asami.

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Maladresse est mère de bien des rencontres insolites [Ft. Akahoshi Hisao]

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