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Conseil extraordinaire ; Parce que c'est notre projet ! [Jônins uniquement]


Sam 13 Jan 2018 - 21:01
- « C’est l’heure, Shuu-nii ! Tu es prêt ? »

- « J’ai rien préparé du tout… Si c’est ce que tu entends par prêt ! »


Mei eut un soupir désespéré. Elle voulut me reprocher tout un tas de choses sur le coup, mais elle savait bien que ce qui allait suivre était très important non seulement pour la ville, mais aussi pour le pays tout entier. De ce fait et pour éviter de me stresser davantage, elle se tut et se contenta de m’observer réajuster un pan de mon uniforme de raikage. Parce que oui, pour l’occasion, j’avais revêtu la tenue officielle qu’un kage se devait d’avoir. Ça et le fameux chapeau qui allait avec. Aussi eut-elle une mine totalement surprise lorsqu’elle me vit me retourner vers elle en redressant mon couvre-chef. Surprise parce que j’arborais un large sourire malgré l’importance et la solennité du moment. Ce sourire si confiant l’apaisa presque, si bien qu’elle décrivit elle aussi un air satisfait. Malgré mes nombreux défauts -un peu trop d’ailleurs-, la jeune Metaru savait que son raikage pouvait faire preuve de sérieux quand il le fallait. Sauf que ce qu’elle ne savait pas, c’est que son conseil lui avait plus ou moins mâché le travail…

En même temps, que serait un dirigeant sans ses hommes de main ?

Lorsque je m’avançai vers la sortie, ma charmante secrétaire m’ouvrit la porte. Je hochai la tête comme pour la remercier, avant de me diriger tranquillement vers les escaliers qui menaient à des étages plus bas. L’importante entrevue allait se dérouler dans la plus grande salle de l’assemblée. Plus qu’une assemblée du reste, j’avais réuni aujourd’hui tous les hommes forts du pays et ces gens-là allaient faire office de parlement. Une grande première dans l’histoire de Kaminari. D’où l’importance de cette journée. Après tout, le projet que je voulais soumettre concernait tout le territoire de la foudre. Un projet judicieux et stratégique en tous points de vue. Un projet qui pouvait néanmoins échouer. Après tout, si j’avais la main mise sur Kumo, la foudre restait la propriété de notre daimyo. Daimyo, qui quand bien même très intelligent et joueur, avait des conseillers qui parfois étaient d’une chiantise absolue. Mais pas de quoi me décourager. Tout était rodé aujourd’hui. Mon seul regret restait l’absence de Daisuke…

Mais je pouvais m’appuyer aujourd’hui sur d’autres hommes de valeur…

En parlant de ces hommes de valeurs, je les retrouvai un peu plus bas, dans une pièce à l’arrière même de l’assemblée. Une porte menait droit vers l’estrade où nous soumettrions notre projet devant plus de cent personnes venues de tous horizons. Bien entendu, la présence la plus importante restait celle de notre daimyo, mais j’avais foi au potentiel de cette idée qui marquerait un tournant décisif dans l’histoire de notre nation. « Ravi de voir que vous êtes au grand complet ! » Un retard m’aurait fortement déplu, mais là-dessus, le conseil était impeccable. Parfait… Je leur avais également demandé de se fringuer correctement. De revêtir l’uniforme des shinobis de Kumo en bref. Si en réunion du conseil, je leur donnais carte blanche, ici, nous n’avions pas droit à l’erreur. Pas de faux pas. Rien dans ce genre. Je misais sur leur professionnalisme. Le titre de jônin ne rimait pas seulement avec puissance. C’était d’ailleurs pour cette raison que certains shinobis n’avaient pas encore ce grade.

Il signifiait beaucoup pour moi.

- « J’espère que vous avez bien révisé vos fiches et que vous êtes fin prêts. Si ça marche, nos noms seront associés à jamais avec cette initiative. On rentrera encore un peu plus dans le panthéon de Kaminari. M’enfin… Quelqu’un voudrait dire quelque chose avant qu’on se lance à l’eau ? »


Dernière édition par Metaru Shūuhei le Dim 14 Jan 2018 - 13:53, édité 1 fois
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Dim 14 Jan 2018 - 13:01
Vous êtes sûre que vous ne pouvez pas m’accompagner ? Je…
Shikarai… Pour être tout à fait honnête avec toi, non, je peux même d’affirmer le contraire. Si je l’avais vraiment souhaité, j’aurais sans doute pu obtenir une place. Cependant, là n’est plus mon rôle, et ce ne serait pas te rendre service que de faire cela. Il faut que tu apprennes par toi-même. Certes, tu pourrais commettre des erreurs, pour notre clan, et pour Kumo, là-bas. Mais ton rôle maintenant, c’est de ne pas en faire, et si tu en fais, d’en assumer les conséquences, tu comprends ? Le doute est bon, lorsqu’il fait progresser, pas lorsqu’il entrave.

L’extrême ambivalence de la femme d’expérience devant moi était palpable. À la fois sévère et bienveillante, elle ne cherchait rien à me cacher ; avec toute sa sincérité, elle m’énonçait les choses telles qu’elles étaient, sans filtre. Elle savait pertinemment, tout comme moi, que nous n’avions pas le même caractère, et que j’agirais différemment d’elle sur certain point, mais c’était sa volonté. Je ne sus vraiment quoi répondre, et m’inclinait en signe de remerciement et de respect. Avant de me laisser, elle me donna toutefois un dernier conseil.

N’oublies pas une chose, le Daimyō, malgré son statuts et son rôle, reste un homme, il n’est pas idiot. En revanche, les conseillers de celui-ci, qui représentent chacun des intérêts – parfois très différents – sont les plus susceptible de vous mettre difficulté in fine. Rien de tel que de les opposer à leurs propres contradictions si c’est nécessaire…

Après nous être salué, la vielle Shikatowa m’abandonna sur la grande place devant l’assemblée, tel un parent qui laisse un enfant devant le pas de l’école, un jour de rentrée. Dès l’aube, j’avais revêtis la cape du chef de clan Nara, était parti à sa rencontre, désormais, l’heure approchait à grand pas. Arrivé dans une salle à l’arrière, je retrouvais les jōnins qui faisaient avec moi partie du conseil de Kumo. Nous avions chacun un thème à aborder lors de cette présentation. J’avais choisi la dimension la plus social de notre projet, car elle se mariait bien avec l’idée que j’avais soumise en fin d’année, sur la création de souterrains. C’était la sœur de Shuuhei et Kahei, Metaru Reiko, que je connaissais maintenant un peu mieux qui allait endosser l’aspect militaire, de par son rôle de Fukutaichō. Il avait aussi l’Aburame, qui était mon supérieur, ainsi qu'un membre de la police, Akahoshi Hisao, que je n'avais pas eu le loisir de connaitre très bien avant cela, hormis pour l'organisation de ce conseil extraordinaire, mais qui avait fait équipe avec Shôran, alors de la trahison de la Suzuri.

La tension commençait à monter avant l’arrivée du Raikage. Enfouis dans l’une de mes poches, j’avais bien ma branche de réglisse à mâchonner, mais c’était tout sauf le moment. J’en étais devenu un peu dépendant ces derniers temps, mais il y avait pires tares. Nerveusement, l’une de mes jambes sautillait de manière saccadée. Néanmoins, lorsque le Nidaime arriva, je fus un peu plus apaisé. Il faisait partie de ceux qui avaient toujours eu confiance en moi, et cela était rassurant. Lorsqu’il demanda si nous avions une question, je pus retenir plus longtemps celle qui me taraudait l’esprit.

Eh bien, pour commencer, j’aimerais vous remercier pour la confiance que vous m’accordez en me permettant d’être ici. Aussi, je me demandais simplement si nous avions un ordre de passage prédéfini, ne serait-ce pour savoir qui prendra la parole après vous…

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Mer 17 Jan 2018 - 21:58
Habituellement, mes pensées auraient été entièrement focalisées sur le conseil à venir. Le caractère exceptionnel de cette réunion et les personnalités qu’elle allait réunir auraient pu réellement m’intimider. Ce qui était, en partie, le cas. Mais pas assez pour que mes réflexions soient portées sur le conseil. Pas en ce moment, en tout cas.

En même temps, la situation était plus qu’inhabituelle pour moi. Peu importe de la manière que je regarde, cette tenue et l’absence de chaînes me faisaient me sentir… vide. Au-delà d’un simple style vestimentaire, j’étais porteur d’un message personnel. Faire abstraction de mon attirail d’ex-taulard m’était désagréable, mais c’était encore la moindre des choses que je pouvais faire pour rassurer le Raikage. Après tout, je comprenais que contrarier un homme que le daimyo pour une … ‘’simple’’… histoire de symbole aurait été une connerie. C’était surtout l’absence du collier métallique qui me faisait bizarre…

Enfin. On va dire que ça me changeait du quotidien. Ma tenue en elle-même me plaisait globalement, d’ailleurs. Moins que mon manteau en cuir, c’est certain. Mais tant que mon bras pouvait efficacement se plier pour apporter mon Kiseru à la bouche, ça devait aller. D’ailleurs, même si je ne l’avais pas rendu totalement visible, on voyait sur moi et pour la première fois l’uniforme kumojin. Pas mal, même si je n’en avais pas besoin pour me sentir membre de ce village. Mais je suppose – encore – que le Daimyo préfère nous voir comme une unité plutôt qu’un regroupement de personnes différentes et uniques.

Dans un soupir, j’ouvris la porte principale de l’assemblée et me dirigeais vers le point de rendez-vous. Comme j’avais cru le comprendre, on allait pénétrer dans la pièce la plus vaste et la plus imposante. Logique dans un sens, mais j’étais curieux de voir dans quelle atmosphère j’allais parler de trucs plus sérieux qu’un simple entraînement. Je devais le reconnaître : cet exercice était vraiment pas facile pour quelqu’un comme moi. La confiance du Raikage faisait plaisir, mais… bordel. A l’arrivée progressive de chacun des membres, j’inclinais calmement et très légèrement la tête en guise de salutations.

- Aussi prêt que possible, dira-t-on. Je n'ai personnellement rien à dire. Plus tôt on commencera, mieux j'me porterai.


Sans plus de cérémonie et toujours avec mon flegme habituel, j’indiquais que j’étais prêt à y aller. Je pense que j’avais besoin de garder ma salive pour mon discours plutôt que pour autre chose. Et puis… c’était maintenant que j’avais décidé de repenser un peu au sujet qui m’avait été attribué.
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Jeu 18 Jan 2018 - 20:06
Déterminée...

Tu n'avais pas d'autre choix que de l'être... Les heures de boulot commençaient à très fortement se cumuler sur tes épaules, et elles avaient beau être solides, tu atteignais tes dernières limites. Cela avait tendance à te rendre encore plus nerveuse et imbuvable que d'habitude, mais tu ne pouvais pas encore laisser ta condition physique influer sur ton état mental. En effet, c'était une autre réunion que tu avais du préparer en rapport avec l'avenir du pays. Cette fois-ci, tu n'allais pas t'adresser qu'à Shuuhei, mais aussi au Daimyo. Et si ton frère avait l'habitude de ton caractère irascible, ce n'était pas forcément le cas de ces types vivant bien au dessus de la société.

Hors de question de courber l'échine pour un type que tu n'avais jamais vu dans tout les cas...

Enfin... Ce n'était pas pour autant que tu n'allais pas répondre à ton devoir. Shuuhei t'avait donné des directives et tu avais fait en sorte de les mener à bien. A force, tu étais devenue une bourreau de l'administration. Avec l'absence de Daisuke et même avant cela, tu avais du t'adapter à cette bureaucratie écrasante. Et étonnamment, quand bien même tu étais une bête dotée de très peu civilisée, tu avais su t'adapter à cette environnement administratif.

Ainsi, c'était avec un plan détaillé et des preuves pour soutenir tes propos que tu te présentais au conseil. Celui-ci n'avait pas encore débuté, et tu pouvais déjà y retrouver Shuuhei ainsi que Hisao. Par ailleurs, tu fronças des sourcils lorsque vis l'esquisse de Shikarai se former devant tes yeux. Tu n'avais pas été mise au courant de sa venue bien que tu avais eu vent de ses nouvelles fonctions. Soit... Il allait devoir faire preuve d'un grand professionnalisme pour sa première fois.

- ...


Tu te contentais d’octroyer un regard à Shuuhei suite à sa réflexion. Tu n'avais rien à redire sur ce qui allait se passer. De ton coté, tu étais parfaitement prête, et tu espérais que ce soit le cas des autres. Sinon, ils allaient passer un très mauvais quart d'heure, que ce soit avec toi ou Shuuhei.

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Jeu 18 Jan 2018 - 20:35
Dans son bureau, Shizen était en train de se prendre la tête avec Hayano, sa seconde. D'ici quelques minutes, un conseil très important devait avoir lieu. Un énième projet du Nidaime qui devait lui tenir à cœur, mais qui le serait aussi pour les villageois si celui-ci se réalisait avec succès : faire des Nuages la capitale de ce puissant pays. Une telle ambition demandait la présence du Seigneur de la Foudre que l'Aburame avait déjà rencontré lorsqu'il était venu afin de nommer la nouvelle Ombre. Cette fois-ci, le comité sera deux fois plus restreint, seulement les membres du conseil et les proches collaborateurs de ce monsieur au pouvoir immense. La présence d'une telle personne avait de quoi mettre une certaine pression.
Alors, avec ou sans le masque ?!
Je dirais avec Shizen-sama ! La dernière fois, vous l'aviez !
Oui, mais la dernière fois il y avait une vingtaine de personnes. Là nous ne serons pas plus de dix.
Je suis certaine qu'il ne vous fera pas la remarque, allez-y !
OK. Je vais y aller, je suis en retard ?!
Non, mais dépêchez-vous, autrement vous le serez ...
S'il fallait être vêtu très correctement, le manipulateur d'insectes s'interrogeait sur la présence de son masque. En effet, il craignait la réaction du Seigneur. Même si la première fois, rien n'avait été dit, dans un conseil le discours pouvait changer.

Normalement, le Jônin devait être déjà sur place depuis une bonne vingtaine de minutes. Non il n'était pas en retard, mais il avait pour habitude de venir à l'avance. Cela devait bien être la première fois qu'il arrivait en dernier parmi ses camarades du conseil.
Raikage-sama. Dit-il en adressant un salut de la tête aux membres restants. D'ailleurs, il y en avait un nouveau : Nara Shikarai. Ce jeune homme fut récemment nommé dix-septième doyen du clan Nara. En conséquence, sa place auprès de l'Ombre était légitime. Et il faut dire que pour une première, il tapait fort. La toute première réunion à laquelle il comptait assister accueillait le Seigneur de la Foudre. Niveau pression, il avait tout pour en avoir une belle. Tout comme mes camarades, je suis prêt. Comme ce fut le cas avec les autres membres, le directeur de l'institut avait aussi été briefé sur ce qu'il devait présenter au Seigneur. La science, le progrès, l'innovation, ce genre de trucs. Sur ce point-là, Shizen n'avait aucune crainte. C'est un sujet qu'il maîtrisait et qu'il avait sérieusement préparé. Désormais, il ne restait plus qu'à rencontrer l'homme au plus grand pouvoir du Pays de la Foudre et faire en sorte que ce projet se réalise.

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Mer 24 Jan 2018 - 19:06
- « Vous ne prendrez la parole que si on s’attaque au sujet auquel vous vous êtes préparés. D’ailleurs, je vous demanderais de ne pas empiéter sur le thème de vos collèges. Si vous devez uniquement parler de l’aspect économique, restez dessus et n’intervenez pas sur un sujet d’ordre sécuritaire ou militaire par exemple. Je me chargerais d’appuyer vos propos si besoin… »

J’étais là pour ça aussi après tout. Pas seulement pour profiter de leurs raisonnements, mais surtout pour les défendre en cas de besoin. Il fallait bien de toute façon, avec les potentiels vautours qui se tenaient là. J’eus tout de même un sourire. Le conseil était plus que jeune, mais il avait fier allure et c’était bien ce qui comptait. Sur ce constat, je me retournai enfin vers la porte qui donnait sur la plus grande salle du l’assemblée. Et sans attendre une seule seconde de plus, je m’y dirigeai le pas conquérant, sans hésitation aucune. J’avais clairement vécu pire !

En action la poignée, je me retrouvai face à un couloir faiblement éclairé qui se situait sous des gradins de la pièce où devaient être assis une multitude de hauts dignitaires puisqu’on les entendait piailler jusque-là. Je traversai rapidement l’endroit jusqu’à me retrouver derrière une dernière porte que je toquai tranquillement. Un chunin se chargea d’ouvrir la porte avant que je fasse enfin mon apparition au sein même de l’assemblée. Alors, le silence fut. Le Daimyo qui semblait s’ennuyer me porta un regard intéressé et m’observa gagner doucement l’estrade.

Une fois que j’eus été en place devant tout le monde et que mes hommes furent derrière moi, je pris enfin la parole.

- « Seigneur, vénérables, vos présences nous honorent. Merci d’avoir accepté l’invitation du conseil et d’être venus aussi vite ! »

Je marquai une courte pause pour balayer toute la salle du regard. Ils étaient vraiment nombreux. Mais rien de bien intimidant tout compte fait.

- « La raison de votre présence est simple et j’irai droit au but. Après concertation, le conseil a décidé de vous soumettre le projet ambitieux de faire de Kumo la capitale officielle de Kaminari, notre chère patrie. Et c’est pour avoir votre approbation que nous vous avons réuni aujourd’hui. »

Et sur cette déclaration, je me tus avec ce sourire aux lèvres amusé, limite même moqueur. Un tel aveu ne manquerait pas de susciter d’incroyables réactions…
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Mer 24 Jan 2018 - 19:10
Il eut un moment de latence. Comme si l’assemblée n’en crut pas ses oreilles. Puis une dizaine de secondes plus tard :

« FOUTAAAAIIISES !! »

« REVOYEZ VOS MANIÈRES, NIDAIME !! »

« A QUOI PENSIEZ-VOUS EN ÉLABORANT UN TEL PROJET ?! »

« ÊTES-VOUS DEVENU FOU ?! »


Cris et sifflets s’en suivirent. Les dires du Raikage avaient déclenché l’ire des nombreux conseillers du Daimyo. Ces gens qui n’étaient pourtant pas des ninjas s’égosillaient comme jamais auparavant. Il eut même des hués dans le lot et nul doute que plusieurs conseillers auraient jeté des tomates au visage du Metaru s’ils en avaient eu à leur possession.

Cependant, il était bon de noter que quelques conseillers et grands leadeurs avaient gardé leur calme. Le daimyo lui-même était stoïque et observait silencieusement l’ombre de la foudre qui soutenait son regard sans aucune peine. S’il était d’un naturel joueur, il lui arrivait parfois d’être sérieux. Très sérieux. D’où son flegme inhabituel pour le coup.

Combien de minutes passèrent depuis la colère de ses vassaux ? Une ? Deux ? Le seigneur de la foudre ne saurait le dire. Ceci étant dit, il leva sa main et ce signe, visible par tous, calma instantanément les vociférations de ses différents conseillers. La plupart étaient des vautours et des lèches-cul. Il ne le savait trop bien. C’était d’ailleurs ce qui l’amusait chez eux.

Pourtant, le daimyo n’était pas loin de partager leur point de vue, pour une fois. Aussi se mit-il à caresser sa très longue barbe, l’air réfléchi, avant de prendre parole :

« Et je suppose que vous avez des raisons ? Je serai ravi de les entendre. Donnez m’en une. Une bonne, pour commencer… »

Un sourire presque carnassier se dessina sur le visage du propriétaire de ces terres. La première approche semblait déjà décisive.
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Lun 29 Jan 2018 - 0:22
Vermines...

Tu jugeais de ton regard ces foutus conseillers beuglant néanmoins, ceux-ci étaient bien trop occupés à brailler pour faire attention à toi... Bien entendu, en temps normal, la plupart aurait fini encastré dans un mur. Mais dans cette situation précise, tu devais faire preuve de retenu et de sang froid... Plissant les yeux, tu en vins finalement à juger furtivement l'homme qui se présentait comme étant le Daimyo de ce pays. Il semblait plus avisé que le reste de sa porcherie qui le suivait. Des petits pourceaux imbus de leurs privilèges.

Au final, ce fut le chef de ces lieux qui vint à clôturer les hostilités, en vous invitant à intervenir pour appuyer la proposition de ton frère. Tournant légèrement ta tête, tu analysais tes compères. Aucun ne voulait se prononcer pour le moment ? Véritablement ?

Fermant les yeux une micro seconde, tu en vins à prendre alors les devants. D'une certaine manière, il était assez logique de répondre à l'hostilité de ces conseillers par toute l'hostilité que votre conseil était capable de faire preuve. Et dans ce cas précis, tu étais la personnification de cette hostilité.

T'avançant alors, tu vins à prendre la parole la première :

- Metaru Reiko. Fukutaicho de Kumo, mon seigneur. Il ne fait aucun doute que l'officialisation de Kumo en tant que capitale de Kaminari serait un atout non négligeable au sein du conflit qui se trame. Notre territoire est grand et nos effectifs ne peuvent pas se permettre de sillonner celui-ci de manière égale. Revendiquer Kumo comme capital reviendrait à centraliser davantage nos forces afin de se préparer au mieux à une éventuelle attaque... Il est bien plus dur de frapper une forteresse que différentes bases éparpillées et faiblement gardées.


Au final, tu pus entrevoir l'un des conseillers commencer à ouvrir la bouche, certainement pour beugler des revendications sans queue ni tête. Ou simplement pour faire comprendre qu'il était là et qu'il pouvait parler ! Même si ce n'était pour rien dire. Néanmoins, tu le coupas net avec un regard légèrement dévié vers lui. Si tu ne pouvais pas te permettre d'être aussi agressive avec le Daimyo qui semblait être un homme consciencieux, ce n'était pas du tout le cas de ses potiches.

Sans dire mot, ton simple regard suffit à lui faire comprendre toute l'animosité que tu étais capable de déclencher à son égard. S'il n'avait rien à dire, alors il valait mieux qu'il se taise. Dans le cas contraire, il n'avait qu'à parler... Étonnamment, rien ne sortit de sa bouche. Reprenant alors après cette très courte pause, tu continuas ton cheminement.

- De plus, nous sommes à un croisement crucial dans notre avenir. Nous ne sommes plus seul, Iwa, Kiri, le Soshikidan... Rendre Kumo comme capital du pays permettrait de faire passer un message fort à chacun d'entre eux. Que nous sommes une puissance mondiale, et que nous ne subissons aucun conflit interne. Le monde entier serait capable de voir que notre armée est soutenu par son Daimyo, son leader. Notre force n'en serait que plus grande à leurs yeux. Et nos soldats ne pourraient qu'être galvanisés par cette idée...


Évidemment, cela apportait aussi des plus grandes ressources à disposition en cas d'effort de guerre, si celle-ci venait à éclater. Mais le Daimyo était avisé, il n'avait pas besoin de toi pour savoir ceci.

Tournant ton regard vers l'un de tes camarades, aucun doute qu'il y avait bien d'autres argument à présenter... Tu avais été la voie de la guerre, ou du moins celle de chaque soldat attendant beaucoup de la part de son leader. Tu avais été directe et franche, mais tu avais su mettre plus de forme que ce que pouvait espérer ton frère initialement.


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Jeu 1 Fév 2018 - 9:31
Si l’expression menaçante et la réponse des Metaru avaient refroidi une bonne moitié de l’assemblée, une autre ne semblait pas faiblir et semblait prête à en découdre, toujours. C’était à croire que la proposition du raikage et de son conseil paraissait définitivement aberrante. Ceci étant dit, l’un d’eux –Le plus vieux des conseillers du daimyo et son bras droit- leva une main et le silence regagna progressivement la salle. Il racla ensuite sa gorge et prit enfin la parole de façon posée :

« Même s’il n’est pas dit clairement que Teitetsu est la capitale de notre pays, vous conviendrez avec nous que c’est tout comme. Cette ville est celle-là même où est né et vit notre seigneur. C’est tout simplement le symbole de notre pays tant historiquement que culturellement. Kumo ne date que de quelques années. Il serait inconcevable que cette cité devienne le cœur même de Kaminari sous prétexte qu’elle est militairement la plus avancée. Quand on sait d’ailleurs qu’elle a souffert par deux fois… »

Le vieil homme sans s’encombrer de détails jouait complètement sur l’affect. Ses mots, clairs et simples, éveillèrent une nouvelle fois la passion des autres conseillers qui se mirent une nouvelle fois à gueuler comme des fous furieux. La furie de ces derniers dura une bonne minute avant qu’il ne fasse encore une fois signe à toute cette foule de se calmer. Foule qui mit du temps à se calmer cette fois-ci, mais qui finit par le faire. Digne du bras droit de seigneur de la foudre.

« Que pourriez-vous avancer d’autres que vos faits d’armes ? Économiquement ? Teitetsu est une ville aussi riche que Kumo ? Culturellement ? Elle n’a rien à envier à Kumo. Il n’y a à mon sens que militairement que vous surpassez notre cité et encore… Veuillez donc cesser cette folie Raikage. Nous vous avons confié les clés de cet endroit, mais vous êtes encore trop jeune pour mesurer l’ampleur de votre initiative et de vos mots qui sont plus qu’insultants pour toute cette assemblée.

Si vous avez un peu de bon sens, abandonnez tout de suite et excusez-vous ! »
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Jeu 1 Fév 2018 - 13:16
S'il n'est pas clairement dit que Teitetsu est la capitale. Devons-nous réellement la considérer comme telle ? Cette phrase survenue lorsque le bras droit du Seigneur de la Foudre termina son discours. L'approche de Metaru Reiko était la bonne. En parlant militaire, elle soulignait des points importants. Une capitale pouvait être ciblée afin de mettre des menaces à exécutions et faire naître la crainte dans tout le pays. Si le dirigeant du territoire possédait une garde personnelle, elle n'était certainement pas aussi efficace que les forces Kumojines. Si le village caché devenait la capitale, le Seigneur pouvait s'installer sans soucis et dormir sur ses deux oreilles. D'autant plus qu'avec le conflit international, le message serait clair. En somme, l'intervention de la blonde au fort caractère était une réussite. Malheureusement, il fallait encore en faire un peu plus afin de convaincre la haute instance de Kaminari. C'est pourquoi Shizen avait pris l'initiative de répondre et de s'avancer. Finalement, il ne portait guère son masque et le laissait visible pour tous. S'il avait envisagé de le garder, il se souvenait d'une discussion avec le Nidaime à propos de ce détail, notamment lors des conseils importants comme celui-ci. Après-tout, s'il ne se livrait pas envers ces personnes, il ce serait difficile pour lui d'être pris au sérieux.

Une fois un peu plus avant, il se présenta.
Navré, je manque à mes obligations. Aburame Shizen, directeur du complexe scientifique de Kumogakure no Satô. Nous n'avons pas réellement comme objectif de surpasser Teitetsu. Après-tout nous sommes du même camp. Nous prenons simplement les mesures nécessaires afin de fonder un village caché digne de ce nom. Un village caché, qui aujourd'hui est un candidat très sérieux pour être considéré comme capitale. Si nous parlons de notre pays à l'international, le nom qui ressortira en premier sera toujours Kumo. Et c'était vrai. La réputation de Kumo n'était plus à faire. Que ce soit pour des faits d'armes, ses monuments ... Le village avait tout pour devenir une capitale. Si nous brillons par notre puissance militaire. Nous brillons aussi par notre intérêt au progrès, à l'innovation et à la science. C'est pourquoi le Nidaime a eu la brillante idée de fonder un complexe scientifique. Un endroit qui permet à nos hommes de développer de nouvelles techniques de médecines mais aussi d'avancer sur notre propre monde. Un projet qui est parfaitement complémentaire avec l'existence de la Grande Bibliothèque qui est un lieu que chaque personne de ce monde aimerait découvrir. J'irais même dire que c'est notre petite fierté. Mais avec tous le respect que j'ai pour vous messieurs, rien ne sert de s'emporter sur un tel sujet. Nous sommes du même camp et avons deux idées différentes. Nous sommes là pour débattre en posant des arguments. Et ce que je constate actuellement, c'est que militairement et scientifiquement, nous sommes au-dessus. Bien évidemment, même avec deux points aussi importants, cela n'allait pas être suffisant. Hisao et Shikarai avaient encore des cartes en mains pour convaincre la haute sphère.

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Sam 10 Fév 2018 - 0:47
Sans plus de cérémonie, après nous avoir rapidement briefé, le Nidaime s’était engouffré dans un couloir qui conduisait directement là où nous devions aller. Ce tenir face à ces dignitaires étaient assez intimidant, puisque nous n’étions que cinq, mais au final, j’avais malgré tout pleine possession de mes moyens. Très vite après l’introduction du Nidaime, la foule des conseillers c’était offusquée, se sentant outragé, plusieurs avait même osé répondre avec véhémence. Le seigneur calma le jeu, il n’avait pas l’air vraiment plus convaincu, mais avait la retenue et la réserve que lui imposait son rôle. Enfin le développement des différents sujets allait pouvoir commencer. C’est Reiko qui commença, en l’absence du Taicho, c’était elle qui était à la tête de la police et en charge de la question militaire. La fin de son expression, un vieil homme très proche du seigneur se leva, et prit la parole. Comme s’il ignorait les arguments présentés, il en demanda d’autre, tout en réimposant Teitetsu comme capitale.

C’est l’Aburame, juste à côté de moi qui pris alors possession de la parole. À son tour, il exposa simplement la situation de Kumo dans le monde, et rapprocha cela à la question scientifique qui le concernait. Il avait l’air de conclure son propos. Quelques messes basses pouvaient se voir et s’entendre çà et là. Aucun conseiller n’avait l’air de se lancer, pourtant, on pouvait largement sentir qu’ils étaient encore tout sauf convaincus, pour une grande majorité.

Si vous me le permettez, c’est moi qui vais poursuivre.

Ma prise de parole avait eu l’air d’intriguer. Ma jeunesse et mon nouveau rôle n’y étaient sans doute pas étrangers. Et c’est bien de cela que j’allais me servir pour introduire mon propos.

Je suis Nara Shikarai, le dix-septième chef du clan Nara, et successeur de Nara Shikatowa.

Si je me permettais de citer la quatorzième et seizième, c’est parce qu’ils avaient eu par le passé eu à faire à elle bien des fois.

Pour commencer, je vous conjure de ne pas croire que notre âge nous empêche d’être clairvoyants, car avec tout le respect que l’on vous doit, nous ne sommes pas arrivés à la place que nous occupons car nous savions siffler. Non. Pas plus que les faits énoncés jusqu’à présent eurent été insultants à l’égard de qui que ce soit.

Mes mots étant susceptible de susciter des réactions, je tâchais de regarder tour à tour droit dans les yeux, les membres que j’avais pu identifier comme étants les plus virulents lors des prises de paroles précédentes, ainsi que le seigneur. Avec sang-froid, je tâchais de maintenir l’ordre. J’étais surpris et même un peu effrayé par la maîtrise dont j’essayais de faire preuve jusqu’à présent. J’espérai ne pas commettre d’incident diplomatique, mais j’étais lancé.

Le projet qui accompagne cette proposition, à savoir le souterrain de Kumo, est on ne peut plus ambitieux, car il aura des répercussions sur la totalité des domaines politiques majeurs de notre temps. Bien sûr, premièrement, et deuxièmement, il permettra de renforcer les aspects militaires et technologiques du village. Pour lesquels je laisserais le soin à la Fukutaicho et au directeur du complexe scientifique de développer le sujet s’ils le souhaitent. Pour ma part, j’aimerais revenir sur l’aspect humain, que cela va permettre. Effectivement, je pense qu’il est nécessaire de rappeler que la fondation même du souterrain, abritera de très vastes abris pour la population, comprenant des vivres et tout le nécessaire, et ceux pour une population bien plus grande que Kumo, puisque nous avons intégré dans nos projections les localités alentour. Par la suite, il est même envisagé que d’autres abris voient le jour partout dans le pays…

Toujours calme, je déroulais ce que j’avais préparé. J’étais très loin d’être parfait, sans doute même que mon exposé avait un côté ennuyant, mais j’étais un Nara, j’avais une idée derrière la tête. Je laissais donc çà et là des pistes de sortie pour ne pas me laisser piéger si les conseillers venaient à avoir quelque chose à redire.

Je suppose qu’après tout cela, vous vous demandez bien où je veux en venir, mais ne vous en faites pas, cela vient. Comprenez bien que nous ne faisons en aucun cas le procès de Teitetsu. Cette ville reste et restera toujours un pilier de l’histoire de notre pays à travers les âges, seulement vous ne pouvez pas dire que ce monopole lui revient à elle seule. Qui ici oserait dire que Shitaderu, ne fait pas partie de notre histoire ? Qui ici oserait dire que l’essor apporté par Shitaderu jadis et Kumo aujourd’hui n’a pas profité à tout le pays, à une échelle tout aussi importante que Teitetsu, tant l’apport fut différent et complémentaire ? Qui ici, oserait dire que Shitaderu n’a pas attiré des shinobis de tout pays, la rendant par la même incontournable sur le plan international ? Qui ici, oserait dire que l’ambitieux projet que nous sommes en train de lancer pour la cité ne va pas révolutionner la conception militaire de tout notre pays, et même par-delà les frontières, dans le but de le faire progresser ?
Je ne suis pas certain qu’il soit tant question de comparer deux villes en ce lieu, et en ce moment. Tout simplement car elles ne sont pas comparables, et qu’elles appartiennent à la même nation, c’est cela qui compte au fond, notre nation, car elle nous rend indivisibles. Les arguments ne manquent pas pour justifier notre requête, mais pour les voir il faut accepter regarder le monde tourmenter dans lequel nous vivons en face, et prendre ses responsabilités.


J’avais terminé mon plaidoyer toujours en m’adressant aux plus récalcitrants, tout en n’oubliant le seigneur. Difficile de dire s’il était convaincu ou non. Moi-même, je n’avais pas suffisamment de recul à cet instant pour prendre la mesure de mes mots. Avais-je réussi un minimum à imprimer les faits tangibles exposés, dans l’esprit de la foule de conseillers ? J’espérais vraiment ne pas avoir échoué.

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Lun 12 Fév 2018 - 21:03
Les messages étaient aussi forts que l’opposition était féroce. Nos compatriotes de Teitetsu tenaient à leur héritage et ne souhaitaient pas perdre ce qui fait aujourd’hui de leur ville un joyau sur la carte. Leur conservatisme tout comme leurs idées étaient compréhensibles, mais pas irrévocables. Mon regard vagabond se déposait respectivement sur Reiko, puis sur Shizen et finalement sur Shikarai. D’un soufflement de nez et d’un fin sourire, je saluais leur performance et leur prestance, réfléchissant en parallèle à une manière d’être aussi éloquent et convaincant. Un exercice pas simple. Texte préparé ou pas, je n’avais pas la même aisance qu’eux. Ni même un esprit semblable.

Les yeux plissés, je lâchais un discret soupir qui ponctua d’ailleurs le discours que venait de terminer Shikarai. Mon tour était venu et pour être honnête, je ne savais pas trop comment débuter mon discours. Des idées s’étaient entrechoqués dans ma tête à mesure que l’audience avait progressé, faisant évoluer le texte que j’avais préalablement écrit en prévision de cette réunion. D’un raclement de gorge, je marquais finalement mon désir de poursuivre le discours kumojin.

- Seigneur de la Foudre, conseillers, je suis Akahoshi Hisao. Contrairement à mes collègues, je ne détiens aucun titre, ne jouit d’aucun privilège ni d’aucune notoriété particulière. Mes racines ne me lient aucunement à Kumo, mais au village côtier d’Humy. Ma voix, tout comme mon message, ne représenteront ainsi en aucun cas le village qui m’a vu grandir, mais le village qui m'inspire.

Une pause s’imposa d’elle-même dans mon discours. Je comprenais l’importance de ponctuer ses paroles afin de ne pas ennuyer son auditoire, mais également de le laisser suivre, vivre, penser et comprendre ce qu’il écoute et entend. Un travail complexe auquel j’ai longuement réfléchi sur mon lit d’hôpital.

- Shitaderu. La population de Kaminari murmure encore ce nom qui a tant renforcé l’identité de ses habitants. Une nation grandissante, fière et puissante qui s’imposait d’elle-même dans le champ culturel de notre pays. Vous-même avez peut-être agréablement réagi à l’énonciation de ce nom par mon camarade Nara, et ce, malgré le sujet qui nous réunit aujourd’hui. Instinct militaire, intelligence remarquable, progrès scientifique, patriotisme… Kumo est né de cette union et son nom s'est répandu dans notre pays, dépassant même, contre toute attente, celui de son "prédecesseur". Une naissance provoquée par l’ambition des plus jeunes et par la sagesse de plus anciens.

Mon regard balaya lentement les différents conseillers, puis se porta quelques secondes sur le Daimyo, que j’étudiai au passage afin de lire en lui une quelconque réaction. Le temps n’était cependant pas aux réactions, mais à la poursuite de mon discours.

- Kumo est une fierté pour Kaminari, mais incarne bien plus encore. Vénérables, je vous prie de vous attarder sur nos touristes. Je vous prie d’écouter les histoires que l’on raconte sur nous en dehors du territoire. Je vous prie, enfin, de remarquer la puissance politique de Kumo. Sur les lèvres de nos habitants, le village caché des nuages s’est imposé comme la figure de proue de notre avancée, de notre volonté et de notre travail. Sur les lèvres de nos homologues, Kumo s’est imposé comme le bastion, le centre scientifique et le foyer des habitants de ce pays.

A nouveau, je marquais une pause, le temps de constater quelques chuchotements dans l’audience. Impossible de savoir si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle. Quoi qu’il en soit, il était temps de conclure ce pour quoi j'avais tant travaillé.

- L’identité de Kaminari se développe d’elle-même, et plus vite que nous ne le pensons. Il est temps d’agir par nous-même et de désigner le visage que doit arborer notre pays chez nos voisins et chez nos habitants. Nous devons, aujourd’hui, plus que jamais, nous unir derrière un même et grand symbole. Derrière une même et grande bannière. Nous devons incarner l’éclair grondant dans les nuages, et incarner ce sentiment chez notre peuple, chez nos alliés et chez nos ennemis.


J’inspirais puis expirais une petite bouffée qui avait le visage d’un soupir. Mon regard s’était dirigé instantanément vers le Daimyo. Le dernier message était pour lui. C’était lui qui devait être convaincu et c’était lui que mon discours devait convaincre.

- Seigneur, conseillers, lorsqu’une nation s’unit derrière un même nom, rien ne peut l’arrêter. Quel meilleur candidat que Kumo pour incarner le visage de notre peuple ? Quel meilleur porte-parole que Kumo pour faire résonner notre héritage dans le Yuukan ? Daimyo, n’oubliez pas qu’une image vaut mille mot, et que la puissance diplomatique de Kaminari repose aujourd’hui, et reposera par la suite sur Kumo. Notre futur est entre nos mains, et notre place dans le monde l’est également.



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