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[Flashback] Deux pour le prix d'un [ feat. Tadaoki Asami ]


Dim 14 Jan 2018 - 1:39

Faut bien se nourrir dans la vie


Année 199 ; Novembre ; Kaminari no Kuni ; Place du Marché
Kumo avait ce don d’émerveillement que peu de pays pouvait se targuer d’avoir. Ses paysages étaient littéralement à couper le souffle, faisant même lâcher des Oh’… d’approbation de la part de Izaya, en visite pour deux mois, afin de prendre des nouvelles d’anciens amis de son grand-père, Akimune Harushige. Du reste de sa mission, cela était confidentielle. Mais efficace comme il était, le bonhomme au regard mauvais avait pas mal de temps libre, peut être un peu trop. Au point qu’il avait trouver un coin sympa où loger, à l’écart du village, en pleine campagne si on considérait les standards de l’époque, où plutôt du relief. A Kumo, tout était haut, tout était rocailleux, difficile de trouver des coins de verdures dans les alentours du village ninja. Mais cela plaisait à l’origine de Jôheki no Kuni, cela lui offrait le loisir de pratiquer les courses d’obstacle en milieu… chaotique. Mais à présent, l’heure était à la recherche de matière première pour son repas, son couteau de cuisine, toujours fièrement rangé dans son étui à l’arrière de sa ceinture, n’avait pas coupé de poisson depuis un moment. A vrai dire, ce venait de la mer était plutôt rare à Kumo, de son expérience en tout cas, le village faisait importer des bourgades de pêcheurs, obliger de passer par des chemins escarpés à flanc de rocs solitaires. Bref, un vrai micmac.

Afin de ne pas trop attirer l’attention, mais aussi se protéger de ce maudit soleil qui tapait plus fort que d’habitude, même en automne, du fait de la hauteur des plateaux, Izaya revêtit une tenue spéciale. Un sugegasa sur la tête lui servait de protection contre l’astre de la journée, puis un long manteau sombre avec des petits motifs de fleurs. Sans trop le savoir, ce genre d’accoutrement aura pu faire fureur dans ce même univers, à une période uniquement, genre la tenue officielle d’un groupe de rêveurs, pour la paix dans le monde ou une connerie du genre… Le bonhomme déambula entre les étales du fameux marché kumojin, qui avait bonne réputation. On y trouvait de tout, notamment des fruits de saisons qui, après en avoir gouté quelques ’un, avaient leurs places dans n’importe quel livre de gourmet. Au point que cela donnait nombre d’idées de désert à Izaya qu’il se devra d’essayer un autre jour. Mais ce qui l’intéressait à présent, c’était le poisson. Alors pour le trouver, il se fie à son nez, se laissant guider par le moindre parfum iodé qu’il pouvait attraper. Après avoir joué des coudes pour parvenir à l’autre bout de la place, Izaya se conforta à trouver une magnifique étale de produit extraordinairement frais, mais aussi incontestablement chers. Le brun manqua de s’étouffer en voyant les prix pratiqués, certains frôlant le vol à main armé. * Oy’… J’y crois pas… Je peux m’en payer deux chez moi pour ce prix… Fais chier…* Pas moyen de choisir un poisson noble, cela le ruinerait. Le maquereau, c’est bien le maquereau. C’est beau, c’est bon, c’est simple. Izaya se pencha au-dessus des modèles à sa disposition, sous le regard amusé de poissonnier, visiblement intrigué par son accoutrement. Mais l’étranger lui rabattit son clapet en choisissant ce qu’il y avait de meilleur dans la masse, deux magnifiques spécimens aux yeux brillants, au corps encore un peu rigide, même un chef n’aurait pas fait mieux.

- Yosh’… A présent, la douloureuse… Avancer l’argent…

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Dim 14 Jan 2018 - 10:23
Il faisait frais alors que l’automne s’était installée et que l’hiver approchait à grand pas. C’était pour cette raison que madame Tadaoki avait demandé à sa si gentille fille d’aller faire les courses pour elle. Bien évidemment, Asami n’avait pas pu refuser, ce n’était pas dans sa nature. Ou, du moins, elle qui était si douce et si serviable ne pouvait rien refuser à sa mère. Prétendant même avec ses propres parents, elle jouait un jeu où, bien malheureusement, elle se retrouvait à s’y faire prendre. La voilà donc qui avait enfilé un pantalon moulant, bien évidemment, pour venir souligner ses longues jambes et son fessier rebondi, accompagné d’un chemisier plus traditionnel, qui n’était bien évidemment pas attaché jusqu’à ce menton. Il serait un outrage que de camoufler sa poitrine. La nature l’avait gâtée et elle n’allait définitivement pas s’en plaindre. Elle vint cependant déposer sur ses épaules un châle, se soustrayant ainsi du vent qu’il pourrait y avoir. Ses longues boucles noires avaient été tressées sur sa droite, tomba par-dessus son épaule.

Sans oubliant d’attraper sa bourse qu’elle vint attacher à sa taille, elle quitta finalement la demeure des Tadaoki en direction du marché. Il lui faudrait plusieurs légumes, des fruits aussi, avec bien évidemment un peu de poissons. De l’herbes et des épices ne feraient pas de tort non plus. Peut-être se laisserait-elle tenter par les thés, elle verrait en temps et lieux. Vivant assez proche du marché, quelques minutes plus tard et elle était déjà parmi tous ces étalages et ces vendeurs qui cherchaient bien évidemment à ventre leurs produits, pour la grande majorité frais.

Comme à toutes les fois où elle se trouvait en public, elle affichait ce sourire qui bluffait tous ceux qui la croisaient alors que tout en elle transpirait la bienveillance. Les gens la saluaient, comme s’ils la connaissaient, et elle leur répondait poliment, s’intéressant même quelques instants à eux. Comment allait leur femme, leurs enfants ? Avaient-ils eu une bonne journée ? Que pensaient-ils de la température encore clémente en ce mois de novembre ? Que venaient-ils donc acheter, aujourd’hui ? Des questions banales qui n’intéressaient nullement la marionnettiste, qu’elle posait tout de même pour faire mine qu’ils étaient intéressants à ses yeux. Elle avait compris, avec le temps, que les hommes aimaient se sentir intéressants, surtout si c’était auprès d’une jolie créature comme ce qu’elle était.

Arrivée près du stand de poisson, son regard s’accrocha sur un nouveau visage. Elle qui passait le plus clair de son temps à observer les autres était convaincue qu’elle ne l’avait jamais vu par ici. Un étranger ? C’était fort possible. À son accoutrement, il ne devait pas venir du Pays de la Foudre. Elle s’était donc approchée de l’endroit, faisant mine d’observer les poissons devant elle alors qu’au final, elle l’observait discrètement.

Elle fut particulièrement surprise de le voir sortir comme ça deux maquereaux, sans même les observer plus qu’il ne le fallait. Si à première vue, ils se ressemblaient tous, il semblait évident qu’ils étaient certainement plus frais, mais aussi plus gouteux que la majorité de ceux qui se trouvaient sur l’étalage. Et bien, ce nouveau venu venait déjà d’attirer l’attention de la belle brune, qui voyait-là quelque chose de quoi occuper sa journée. Déjà qu’elle n’avait rien d’intéressant de prévu au programme, sa mère s’était vue nécessaire de lui ajouter une activité particulièrement ennuyante à son horaire. Ce dernier semblait décidément prêt à payer et à repartir avec ses deux beaux poissons et il lui fallait donc trouver quelque chose rapidement pour capter son attention.

- Monsieur, attendez !

Elle s’était rapprochée de lui jusqu’à se retrouver à ses côtés, l’observant avec attention et lui adressant un doux sourire, ceux dont elle était si habituée.

- Comment avez-vous fait pour identifier d’un seul coup d’oeil d’aussi beaux maquereaux ?

Son regard était intéressé, sincère, alors qu’il quittait par moment le visage de l’étranger pour tomber sur les poissons. Pour l’une des rares fois, elle était sincèrement intéressée par sa réponse alors qu’il y avait quelque chose de particulier à ce talent pour peu assez singulier. Asami était toujours ouverte à apprendre de nouvelles choses, de nouvelles techniques. Cela lui permettait de changer de son quotidien qui s’installait par moment et dont elle avait horreur. Il n’y avait rien de pire que la routine pour une jeune femme qui vivait que pour le divertissement que la vie pouvait lui procurer. Le monde était son théâtre et elle ne pouvait tout simplement se permettre de voir les actes s’enchainer et se ressembler. Elle avait besoin de nouveaux acteurs, de rebondissements et d’une touche de chaos. Et voilà que le jeune homme allait lui offrir un peu de tout ça aujourd’hui, qu’il y soit consentant ou non.

- Je ne voudrais pas vous embêter non plus.

Elle lui offrit un sourire contrit, l’air cependant de lui demander silencieusement de lui accorder un peu de son temps sûrement précieux.

- Je n’ai cependant jamais rien vu de tel.

Asami ne l’aurait sûrement jamais cru si on lui avait dit un jour qu’elle s’intéressait à une technique qui servait à identifier en l’espace de quelques secondes les poissons les plus frais du marché, et ce, sans même avoir de contact visuel sur ces derniers.
La vie était pleine de rebondissement !

- Au fait, je suis Tadaoki Asami. Vous ne venez pas du coin, n’est-ce pas ?

Elle était observatrice la miss. Et puis, qui sait, peut-être pourrait-elle lui faire découvrir le village, et pourquoi pas les charmes qui s’y cachaient ?
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Dim 14 Jan 2018 - 13:02

Comme ça, sans trop y penser


Commençant à aligner les pièces dans le creux de sa main, une douce voix vient le tirer de son calcul mental. Le genre de timbre que l’on entendait rarement en ces lieux, où les voix fortes et portantes étaient de rigueur afin d’attirer la clientèle. Délaissant le poissonnier un instant, le grand brun se retourna lentement, au point que l’on pourrait le croire cranté, et découvrit de visu ce que le village de la foudre avait plus fabuleux à proposer pour la gente masculine. Une jeune femme, aux formes… aux formes. Difficile de décrire pareil Vénus sans rester objectif de bout en large. Même Izaya qui ne s’intéressait pas plus que ça au sexe opposé, trop buter dans son code shinobi où la mission passait en premier, commençait à avoir un dialogue interne fort houleux qui le suppliait de céder à cet écart. Si ce beau minois ne suffisait pas, la belle dame s’avait mettre son corps en valeur avec les tissus les plus appropriés, non pas pour le confort de la personne, plus pour les yeux de l’entourage. Dommage que l’étranger fût devenu tellement adroit dans sa sélection d’ingrédient qu’il pouvait souvent se dispenser du toucher, pour le coup, il serait préférable de tâter avant de juger. Mais on s’égard. La demande de l’inconnue portait sur sa capacité à choisir le maquereau, comme quoi, lui qui devait passer inaperçu tendait à rouiller quand il s’agissait de nourriture. La vie de cordon bleu n’est pas toujours facile…

- Oy’… ( Ce qui voulait dire tellement dans son langage… ) Comment dire… Je n’y fais plus tellement attention… Tellement longtemps que je visite les marchés…

Pourtant, il aurait tellement à raconter. Comme l’état cadavérique du poisson, le fait qu’il était meilleur avant car la rigidité de ses muscles s’estompait bien avant. La brillant des yeux qui ne trompait pas, le faible gonflement de son ventre où la transparence de sa cornée. Tellement de chose à dire et expliquer. A vrai dire, quand on n’a pas loin de vingt-neuf ans, on commence à connaitre les techniques de repérage quand on cuisine depuis tout jeune. La destinée qu’il avait choisie, dernier d’une portée, l’héritage ne le concernait guère, et Izaya avait fait le choix de servir plutôt que commander. De ce fait, il était touche à tout, et particulièrement brillant avec un couteau et adroit pour préparer de bons mets. Pour autant, difficile de se contenter de si peu en informations vis-à-vis de cette charmante créature au doux sourire. L’homme avait l’impression de passer pour un voleur, doublé d’un grossier personnage. Il rabattit sa coiffe vers l’arrière, révélant son visage à la mine intimidante et non révélatrice de ses sentiments, et inclina la tête par respect et pour saluer. Répondant par ailleurs aux présentations de celle qui se faisait appeler Tadaoki Asami.

- Oh’- Oy’… Akimune- Izaya… ( Le presque trentenaire faisait de son mieux pour tenir son regard vers le sien, mais ses gênes masculins le contraignaient à des petits coups vers le bas. Cependant plus maitrisés que certains faibles d’esprit. ) Je- Ne viens pas d’ici, effectivement… Né à Jôheki no Kuni, bien plus au sud.

Alors que le poissonnier demandait machinalement s’il devait vider ses poissons, celui-ci se ressaisit en voyant le regard désabuser de son client. S’il arrivait à choisir le meilleur poisson, avait-il vraiment besoin qu’on le vide pour lui ? Après la transaction onéreuse, Izaya récupéra un petit paquet bien emballé qui rangea dans son panier qui, soit dit en passant, lui donnait un air de vieux pépé parcourant le marché. L’homme reconsidéra ensuite la jeune femme, et tenta de répondre à son sourire avec le sien. Un piètre résultat qui ressemblait plus à un rictus de douleur qu’à une invitation à une bonne entente. Gêné, il détourna le regard, se cachait dans le col de son manteau.

- Désolé… Regard mauvais… Sourire exécrable… C’est naturel, je m’en excuse… ( Si en temps normal, il se passerait de justifier, il ne pouvait rien refuser à cette envouteuse notoire. ) Oy’… Je dois aller chercher des herbes à présent, je ne voudrais pas vous déranger plus que ça…

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Dim 14 Jan 2018 - 18:51
La belle brune dut se faire violence pour ne pas briser sa couverture d’un sourire amusé, presque moqueur, qui aurait détonner sur ses traits fins. Elle n’en fit cependant rien, bien que ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Alors, comme ça, elle avait à faire à un timide ? Ce pouvait être amusant, elle devait bien l’admettre, alors qu’il semblait presque mal à l’aise qu’elle soit aussi près de lui. Et pourtant, elle n’avait rien de particulièrement intimidant alors que tout chez elle respirait la douceur. Il y avait peut-être bien ce physique ravageur qu’elle savait souligner et mettre en valeur, une technique qu’elle tentait si bien que mal à apprendre à Sayo, toutefois, rien dans l’attitude de la demoiselle ne sous-entendait la veuve noire qu’elle était.

Bien qu’elle s’y attendait, elle avait vu juste. Ce n’était pas surprenant, au final, pour une femme comme Asami qui passait une bonne majorité de son temps à observer les autres. Depuis le temps, elle savait reconnaître un kumojin d’un étranger, que ce soit dans l’habillement, dans les manières ou tout simplement dans la façon d’être. Elle pourrait vous en dire beaucoup, sur les us et coutumes des humains, qu’elle avait étudié avec attention tant pour pouvoir ainsi prévoir avec plus de facilité la réaction d’autrui, que pour les appliqués avec plus d’aisance. Les valeurs sociales tout comme morales se voulaient assez abstraites chez elle, il lui avait donc fallu un certain moment avant de réussir à assimiler ce qui lui était permis de faire en société et ce qui ne l’était pas, tout comme elle avait toujours un peu de difficulté à définir le bien du mal.
Pour sa part, pour peu que ce soit divertissant, qu’il s’agisse d’un acte répréhensible ou non, elle n’avait pas pour habitude de s’en faire en outre mesure.

- Vous ne me dérangez pas, au contraire ! S’il y a bien quelqu’un qui devrait présenter ses excuses, ce serait moi.

La situation avait quelque chose d’assez ironique, ce qui en amusait bien évidemment la jeune Tadaoki. Cet homme lui semblait adorable, de part ses réactions et ses excuses, alors que, pourtant, son regard et son sourire pouvait sembler bien mauvais aux premiers abords. Quant à la demoiselle elle-même… Une démone sortie tout droit des enfers, si elle se fiait aux dires de certaines personnes, qui prenait un malin plaisir à entraîner de pauvres innocents dans son univers sombre et tordu, les détruisant pour mieux les manipuler. Et pourtant, elle affichait un agréable sourire et une expression douce sur ses traits fins.

- M’accorderiez vous encore un peu de votre temps ? Ayant été mise en charge de venir au marché, je me demandais si vous pouviez m’aider à choisir quelques poissons. S’il vous plait.

Elle lui offrit, en prime, un large sourire. De ceux qu’elle utilise, qui se veulent un peu innocents alors qu’elle leur demandait un service quelconque. Pour l’heure, il s’agissait de voir si cet homme qui semblait légèrement perturbé par sa présence acceptait donc de lui offrir un peu plus de son temps et ainsi l’aider dans sa quête improvisée qu’était de trouver quelques beaux poissons parmis l’étalage.

- En échange, Akimune, je peux vous offrir de vous indiquer le meilleur endroit pour les herbes ?

Le fait qu’elle se soit adressée à lui par son nom n’était pas un hasard. Il s’agissait-là d’une manière de lui indiquer qu’elle avait porté attention à ce qu’il lui avait dit, mais surtout qu’elle s’intéressait à lui, ne serais-ce qu’un minimum. Elle avait remarqué, avec le temps, que les gens étaient plus enclins à l’aider lorsqu’elle faisait des efforts pour faire mine de se soucier d’eux et de se souvenir de ce qu’ils lui avaient partagé. Par moment, elle trouvait cela ennuyant et même particulièrement demandant, de se souvenir de tous ces petits détails dont on lui faisait part, or, les résultats étaient concluants et donc, elle y portait l’attention nécessaire.
Les humains semblaient apprécier de se sentir important aux yeux d’une tierce personne.

- Et puis, si vous n’êtes pas trop occupé, peut-être pourrais-je vous faire visiter un peu le village ? Kumo est un bel endroit qui vaut la peine de s’y attarder.

Pourquoi pas, après tout ? Elle n’avait rien de prévu à sa journée si ce n’était l’ennui que lui apportait ces après-midi inoccupés. Et donc, voilà que cet étranger arrivait, comme ça, attirant son attention d’un talent qui était inconnu de très certainement la majorité des autres. La balle était désormais dans son camp, toutefois, en lui adressant ce sourire dont elle avait le secret, elle espérait qu’il en vienne à accepter de l’aider et, pourquoi pas, la divertir le temps d’une demi-journée.
Et puis, elle était gentille. Avec un peu de chance, il passerait aussi un bon moment.
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Lun 15 Jan 2018 - 1:20

Une impression de kidnapping en douceur ?


Ah… L’esquive du Je vais par-là, et toi par-là, je l’espère allait-elle fonctionner ? Izaya y croyait dur comme fer, il n’était pas maitre dans l’art de l’infiltration pour rien, et éviter les problèmes, c’était son rayon. Comment s’écarter d’une charmante jeune dame qui semblait s’amuser à le bousculer dans ses habitudes ? Direction les herbes et épices, le chemin des marmitons d’antan, plus tue l’amour, c’est le tripier, mais comme il avait déjà ses poissons… Mais ! Il y avait un Mais. Tadaoki Asami n’était pas le genre de gazelle à lâcher l’affaire si facilement. Et c’est en interpellant de nouveau le jôhekinin qui prenait la fuite qu’il comprit. Prisonnier. Grapin. Comment en réchapper ? Son regard se força, intrigué et sur la défensive, serait-elle un espion en mission de contre-espionnage ? Le garçon évalua toutes les possibilités, tous les coins où elle pourrait cacher une lame et atteindre à sa vie. De son côté, l’Akimune visualisa toutes les routes possibles à emprunter en cas de fuite, quitte à bousculer des étals. La prudence était de mise, qui savait ce que lui réserver cette apparente déesse ? La sirène qu’elle représentait lui demanda alors un anodin service, auquel répondit l’intéressé par un discret hochement positif de bas en haut de la tête. Une sélection de produits de la mer ? Elle voulait l’étouffer la tête dans la glace pendant qu’il observait mes animaux marins ? Quel genre d’assassin pouvait-elle être ? Izaya tenta d’évaluer son âge, mais la plastique quasi-parfaite rendait l’opération difficile, moins de la vingtaine… ou en approchait de peu. Jeune, mais pas trop, elle avait de l’expérience, c’était évident.

Le sourire qu’écopa l’homme en manteau n’arrangeait pas les choses. Ce sourire transpirait tellement la sincérité qu’il en devenait louche. Que faire… Que faire ? A force d’observer en détail et d’éliminer peu à peu les possibles caches d’armes assassine de Asami, l’étranger commença à penser deux choses. Soit il avait affaire à la plus habiles des meurtrières. Ou alors il se faisait beaucoup trop d’idée et se confrontait à une innocente jeune demoiselle véritablement intrigué par le blasé qu’il était. C’est alors, que, sorti de nulle part, elle l’acheva. A – Ki - Mu – Ne

Elle n’y allait définitivement pas par quatre chemins. Au point qu’elle décrocha une chose rare venant de Akimune Izaya. Celui-ci se voyait dessiner un léger sourire d’intérêt sous ses yeux brillants de malices. Oh’… Elle veut jouer à ça… Soit. La pipelette lui proposa moult merveilles, le chemin des herbes premium, les coins sympa du village, pourquoi pas les plaisirs de la chair pendant qu’elle y était ?! Parlant de viande, Izaya n’avait qu’une envie, cuisiner ses maquereaux, mais comment c’était parti, il n’était pas près de les manger. En pensant à cela, il perdit une partit de ses effets et retourna au staff de Ramolos de service, et du visionnaire à l’air le plus pessimiste de tout l’univers shinobi.

- Oy’… Un excès de gentillesse inattendu... ( Izaya regarda ailleurs, perdu dans ses pensées, avant de reprendre. ) Pour le poisson, il me faudra des noms… Pour les herbes, deux nez avisés valent mieux qu’un… Enfin, pour le tourist tour, cela risque d’être compromit… ( Il tendit le paquet qu’il venait d’acquérir en guise de preuve. ) Je n’ai pas le luxe de pouvoir conserver longtemps ses poissons… Si je veux en tirer le meilleur, je devrais les cuisiner au plus vite.

L’homme rangea l’emballage dans son panier, et resta de marbre, jaugeant l’intrigante Asami de son regard de croquemort. Il avait posé ses cartes, qu’allait-elle lui proposer par la suite ? Cela promettait d’être intéressant…

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Lun 15 Jan 2018 - 9:27
Elle était gentille, douce et agréable et, pourtant, voilà que l’homme à ses côtés semblait sceptique. Si elle savait les étrangers d’un naturel méfiant, elle se demandait ce qui, chez elle, pouvait inspirer la crainte. Il était bien vrai que la gentille pouvait souvent être mal interpréter, or, tout chez elle transpirait la sincérité. Elle ne cherchait pas à l’entraîner dans ses filets pour le tirer dans son monde obscure à elle. Ou, enfin, si, c’était exactement ce qu’elle cherchait à faire, de s’amuser du nouveau venu et ainsi égayer sa journée qui s’annonçait ennuyante. Toutefois, rien de ses réelles intentions paraissaient, elle était devenue douée dans l’art de prétendre. Elle avait simplement affaire à un sceptique naturel, et il lui faudrait donc abattre ses barrières à coup de sourire en coin et de belles paroles prononcées sans un once de fourberie.

Si la succube souhaitait l’entraîner à ses pieds, elle ne le ferait pas de force. Oh non. Il viendrait de lui-même ramper devant elle alors qu’elle lui promettrait l’enfer qu’elle déguiserait en paradis pour la cause. Après tout, n’était-elle pas une cauchemar sous l’apparence d’un rêve devenu réalité ?

- Je vois… Et bien, de mon côté, hors ces quelques courses, je n’ai absolument rien à l’horaire aujourd’hui ! Et donc, si seul l’état de vos poissons vous inquiète, concernant mon offre, nous n’aurons qu’à faire un léger détour pour que vous alliez les entreposer avant d’entreprendre la découverte du village, qu’en dîtes-vous ?

Elle n’y allait pas de main morte, ne laissant presque pas la chance au nouveau venu de se défiler. C’est qu’elle était douée la Tadaoki pour bloquer tous les chemins, l’empêchant par la suite d’esquiver son offre. Il n’aurait alors d’autres choix que de la suivre. Et puis, il aurait même l’impression qu’il avait décidé de lui-même de l’accompagner. Car, après tout, elle lui offrait tout de même un choix, une question avait été posée et la balle était dans son camp.

- C’est le charme Kumojin !

Et elle parlait bien de la gentillesse qu’il avait souligné et non pas ses courbes invitantes qui faisaient tourner des regards autour d’eux.

- Alors, alors, pour le poisson… Elle se pencha au-dessus de l’étalage, le regard curieux. Du thon rouge ? Est-il seulement frais en cette saison ? Je dois admettre ne pas m’y connaître réellement, je me fis normalement aux conseils du vendeur.

Autrement dit, il y avait-là la possibilité qu’elle se fasse arnaquer comme une débutante. Tel était le malheureux sort de ceux qui s’avançaient sur des terrains dont ils ne connaissaient rien. Ses prunelles carmin revinrent vers son interlocuteur, le questionnant du regard quant à savoir si son choix était le bon et s’il pouvait lui dénicher quelques bons poissons parmi tous ceux qui se trouvaient sous leur nez.

- Et sinon, qu’est-ce qui vous amène ici ? Nous sommes quand même bien loin de Jôheki no Kuni.

Le tout demandé avec l’innocence propre à la jeune demoiselle. Son ton était léger, ses questions lancées comme ça alors qu’elle semblait seulement chercher à faire la discussion et, pourquoi pas, en apprendre un peu plus sur ce maître poissonnier. Elle avait rapidement fait fit du regard mauvais qu’il pouvait lui adressé alors que son ton lui semblait complètement différent. Il y avait des gens comme cela, qui semblaient méchants et qui ne l’étaient pas du tout. Et puis, il y avait des gens comme elle, qui semblaient si gentils et pourtant, se voulaient si cruels. La vie était ainsi faite, pleine de surprises et de rebondissements, et là était tout le charme que l’existence pouvait bien offrir. Une chose qu’appréciait tout particulièrement la marionnettiste qui ne vivait, au final, que pour s’amuser, préférant ignorer conventions sociales et valeurs morales lorsqu’elle en avait la chance.

- Pardon ! Vous avez besoin de vous concentrer j’imagine ?

Elle fronça les sourcils.

- Je me tais, promis !

Elle fit même signe des mains que d’attacher ses lèvres entre elles, cet adorable sourire toujours accroché à ces dernières. Venant ensuite croiser ses mains dans son dos, elle attendit patiemment que le maître passe à l’oeuvre.


Dernière édition par Tadaoki Asami le Ven 19 Jan 2018 - 17:55, édité 1 fois
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Mar 16 Jan 2018 - 1:13

Nous n’avons pas les même valeurs…


Décidemment, la demoiselle avait enfoncé ses griffes très profondément dans sa proie, et ne comptait aucunement la lâcher. Izaya du se résigner, incapable de résister à cette ensorceleuse. Il devrait se la coltiner un moment, et rester sur ses gardes. Le plus agaçant dans cette histoire, Asami avait réponse à absolument tout. Toute disposée à profiter de son temps libre avec son nouveau jouet humain, elle dévoila sans scrupule son emploi du temps vide qu’elle comptait bien remplir de la compagnie de l’Akimune étranger. Pour ce qui était de la protection de la fraicheur de son poisson, la jeune femme était encline à proposer ses services encore une fois. Mais le plus amusant, ce fut le type de poisson qu’elle recherchait. Elle annonça, comme ça, l’air de rien. Du Thon Rouge. Izaya manqua de s’étouffer, en l’apprenant, il respira de travers et fut prit d’une forte toux qui le fit lâcher son panier. * Que- Quoi ?! Entier ?! Un Thon Rouge ?! Mais elle est timbrée en plus d’avoir de l’oseille ?! Déjà que le poisson est cher à Kumo, j’ose à peine imaginer celui-ci d’un tel spécimen ?! * L’homme se cogna le torse pour expirer efficacement et débloquer sa gorge. Une petite larme perla le coin de son œil gauche, mais il retrouva son rythme naturel et se releva péniblement. Pourtant peu expressif, quand sa parlait de nourriture il pouvait se dévoiler. Mais là… C’était trop. Il reconsidéra la comique de service et fit la grimace :

- Oy’… Désolé pour ce triste spectacle mais… Le thon rouge on en pêche plus en Novembre, sans parler de son prix. Et puis ça se trouve à la crié, au retour de pêche, pas au marché. ( Soucieux néanmoins de remplir sa fonction, il se dirigea vers l’étal qu’il parcouru de long en large. ) Alors… Dans l’idéal quelque chose d’onéreux et particulièrement gouteux…

Sur le moment, il semblait le plus sérieux du monde, ses yeux las gagnaient en éclat. Il toucha la peau et les écailles des poissons proposés. Un peu à l’écart, le cuisinier remarqua cette forme ovale, plate à la peau luisante. Il s’en approcha et caressa la surface, touchant du doigt à certains endroits le corps de cette étrange créature. Satisfait, il afficha un sourire. Il l’attrapa par sa queue, le retint par la tête de l’autre main, et présenta sa trouvaille.

- Une sole. Un poisson rare, j’en suis même étonné d’en trouver. ( C’était un étrange habitant des fonds marins, tout plat, à la forme ovale, qui attirait l’œil mais dégoutait par son apparence après coup. ) Crois-moi… Je trouve ces poissons bien meilleurs que le thon rouge demandé. Tu ne devrais pas être déçu.

Il rendit la sélection au poissonnier en demandant de l’emballer. Il fit un pas en arrière, s’écartant du stand. Izaya mit ses mains en évidence qui, par un phénomène inconnu, se mirent à mousser et savonner d’elle-même. Après les avoir frottées et séchées, il s’en retourna vers la veuve noire.

- Pour les raisons qui m’ont amenée ici… Bah’… Je voyage pas mal, et un ami de la famille demandait des nouvelles… Tout simplement…

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Mar 16 Jan 2018 - 6:37
Il ne semblait pas apprécier le thon rouge, ou, tout du moins, la suggestion qu’elle venait de faire arracha chez son interlocuteur une réaction inattendue. Elle ne s’y connaissait pas en poisson, ce qui était bien vrai, il n’y avait aucun mensonge dans cette affirmation, toutefois, elle ne serait pas attendue à ce qu’il réagisse aussi violemment à une simple proposition. Elle lui offrit un simple sourire, son regard doux posé sur lui, s’assurant seulement qu’il se portait bien et qu’il ne s’était pas réellement étouffé. Loin d’elle l’idée qu’il meurt de façon aussi banal sur la place du marché. Non pas que sa vie lui importait, du tout même, elle ne comptait simplement pas perdre son divertissement de la journée. La vie des autres ne lui importaient peu, elle qui vivait que pour son propre petit plaisir et sa propre satisfaction. Elle qui avait aussi déjà tué de ses blanches mains, froidement, des innocents, seulement parce que l’envie s’était présentée.

S’étant tut pour le laisser se concentrer, elle l’écouta cependant avec attention, le suivant docilement alors qu’il s’arrêta face à quelques poissons à la chaire blanche. Il lui avait fait part que le thon ne se pêchait plus à ce stade-ci de l’année, qu’il lui faudrait donc opter pour autre chose. L’inculte qu’elle était dans le domaine décida donc de lui faire confiance et d’hocher la tête alors que le poisson y était présenté. Et alors que le marchand l’emballait, elle lui en demanda un second identique. De ce qu’elle avait compris, au fil des années, c’était bien que les humains aimaient être remercier pour les services rendus.

L’achat finalement fait, elle s’enquit quant à savoir ce qui l’amenait ici. Non pas que les étrangers étaient rares, seulement, au sein des villages cachés, le va et vient n’était pas si fréquent que cela. La réponse n’était cependant pas aux goûts de la demoiselle, trouvant cette dernière trop vague. Cherchait-il à cacher quelque chose ? Cette idée l’amusait plus qu’elle n’en laissait paraître. Peut-être s’agissait-il seulement d’un pauvre garçon trop timide, ou alors, pourquoi pas un espion embauché pour nuire au village ? Dans les deux cas, il ne pouvait être qu’intéressant que de passer encore un peu de temps à ses côtés et, pourquoi pas, arriver à lui tirer les vers du nez.

- Oh ! Vous êtes donc chez un ami de votre famille ?

La belle brune avait quitter le stand des poissons, ayant déposé les siens dans son panier, pour poursuivre sa route vers les nombreux étalages d’herbes diverses. L’odeur était poignante et elle passa devant quelques uns avant d’en atteindre un, juste un peu plus loin. Les herbes et épices offerts étaient variés, en ayant donc pour tous les goûts, et le prix se voulait abordable.

- Vous savez, si vous avez mieux à faire aujourd’hui, vous n’avez qu’à le dire ! Loin de moi l’idée de vous embêter.

Elle parlait bien évidemment de cet ami, celui qu’il venait voir. Après tout, s’il était présent au village que pour cette raison, sûrement ne pouvait-il pas lui accorder sa compagnie. Elle eut donc une moue légèrement déçue, l’espace de quelques instants, avant de retrouver son éternel sourire, celui qui faisait flancher bien des gens pour ses beaux yeux.

- Je suis désolée, en fait, c’est de ma faute. J’aurais dut comprendre, un peu plus tôt, qu’il ne s’agissait que d’une excuse pour ne pas me blesser. J’espère que vous saurez me pardonner, je n’avais simplement pas réaliser.

Elle s’inclina même légèrement, poliment, alors qu’elle fit mine d’être particulièrement mal à l’aise en cet instant précis. Sûrement allait-il approuver et repartir et, si tel était le cas, elle n’aurait qu’à trouver une autre pauvre victime pour l’accompagner en cette belle journée d’automne. Or, quelque chose lui disait qu’il changerait peut-être d’idée suite aux plus sincères excuses de la succube.

- Et, pour le coup, pour vous remercier du dérangement, je voulais aussi vous offrir ceci…

Sortant de son panier l’un des deux soles qu’elle avait en sa possession, elle lui en tendit un, souriante, bien que les joues encore un peu rosée du malentendu qu’elle était convaincue qu’il y avait eu. Accepterait-il son cadeau ? Elle l’espérait. Et puis, elle ne lui laisserait pas trop la chance de le refuser.
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Mer 17 Jan 2018 - 22:11

Qu’est-ce que je vais faire de ce poisson ?


Finalement, l’histoire des poissons se finit là, sans accroc. Lui avait fait achat de ses maquereaux, et Asami, si elle savait vraiment cuisiner, risquerait de plus apprécier la sole qu’il lui avait sélectionnant. Dans un sens, Izaya l’envia que de la voire mettre la sélection dans son panier, cela faisait un moment qu’il n’avait pas mangé ce type de poisson, et de ses expériences culinaires avec ce dernier, il en retirait de bons souvenirs. Le groupe décida communément d’aller dans la même direction, la jeune femme ouvrant la voie, le conduisant alors vers stand d’herbes et d’épices très bien fourni, vendant plus de rêve que le précédant poissonnier. Ce qu’il y avait de féérique avec les produits de la terre, c’était la diversité des couleurs et d’odeurs, offrant un magnifique spectacle pour les connaisseurs et charmait les initiés. Le grand brun parcouru une partie des bacs, inspirant à plein poumon ce florilège de sensations.

La demoiselle le tira de son activité avec une drôle d’attitude, la culpabilité. Izaya s’en retourna la mine inchangée, se questionnant sur l’intérêt d’un tel cinéma presque trop crédible. S’il ne prêtait guère attention aux paroles, il ne pouvait pas affirmer qu’il n’était pas touché par la prestation corporelle de la dame qui, il fallait le reconnaitre, savait faire passer des messages claires et puissants de la sorte. Lorsque celle-ci s’inclina pour présenter des excuses, l’homme ne savait pas trop comment réagir. Alors qu’and elle décida de lui offrir l’une de ses soles, il n’avait vraiment aucune idée de comment il allait l’aborder.

- Oy’… Je’… Euuuuuh…

Izaya accepta le présent sans trop comprendre. Il voulait tellement manger ce poisson, mais ne voulait pas l’accepter pour autant. Il connaissait la valeur de ce produit, et ne désirait pas qu’Asami, aussi gentille et attentionnée qu’elle était, puisse céder un tel bien à un modeste inconnu. Sur le coup, l’Akimune afficha une moue et une gêne parfaitement retranscrit par ses yeux pour qui y prêterait attention. Son pragmatisme lui dit de refuser. Mais son bon fond insista pour qu’il accepte, il connaissait la peine que pouvait procurer un cadeau rejeté.

- Merci… Je suppose… Je ne vois pas quoi répondre… ( Il rangea le poisson dans le panier pour ne pas paraitre trop ahuri. ) En échange, je pourrais au moins t’accompagner le long du marché… Voir même t’aider à cuisiner ce poisson, ça sera la moindre des choses, je pense…

Le cuisinier s’en retourna alors au marchant et demanda un bouquet de thym ainsi qu’une petite dose de poivre en grains. Avec un peu de chance, le producteur irait lui proposer des produits nouveaux suite à la demande d’Izaya.

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Ven 19 Jan 2018 - 18:44
La veuve noire avait tissé sa toile et avait finalement réussi à y attirer l’insecte insouciant, qu’elle tenait désormais entre ses longues pattes. Il n’avait pas été difficile pour la manipulatrice qu’elle était de s’imposer dans son horaire, en toute subtilité, jouant de culpabilité et de cette gêne qu’elle lisait dans son regard. Il y avait beaucoup à apprendre en observant l’être humain et la belle était bien contente de les avoir longuement étudier. Elle se trouvait donc à danser sur les mots et sur les réactions pour, au final, obtenir ce qu’elle voulait en toute discrétion. Elle lui avait offert le sole avec toute la sincérité du monde et un large sourire qui respirait toute la bienveillance dont elle faisait preuve. Il ne s’agissait-là que d’un geste généreux dans l’idée de le remercier du temps qu’il lui avait consacré dans sa quête du meilleur poisson que le marché avait à offrir.

Victoire. Alors qu’elle s’était excusée, s’inclinant même dans sa direction en lui assurant qu’elle ne l’importunerait plus, il lui offrait de l’accompagner le temps des courses qu’ils avaient tous les deux à faire. Mieux encore, il lui offrait de l’aider à cuisiner ce poisson. Le tout alors qu’elle était prête à quitter les lieux. C’était là tout l’art de la Tadaoki, qui installait des idées dans la tête des autres, en leur faisant même croire que l’idée en elle-même provenait d’eux et seulement d’eux. Elle n’y était pour absolument rien s’il venait de lui proposer de lui tenir encore un peu compagnie, pas alors qu’elle avait fait mine de le quitter, non sans lui avoir donné le poisson d’abord.

- Vraiment ? Ce serait avec plaisir !

Le sourire était sincère, agréable, alors qu’elle camouflait bien évidemment cette expression victorieuse qui menaçait de se peindre sur ses traits. Elle ne pouvait pas se le permettre, pas alors qu’elle n’avait rien à voir avec sa prise de décision. Du tout. Se retournant vers les herbes et épices, elle laissa son partenaire du moment passer sa commande avant d’en faire pareil, demandant des épices aussi divers que variés. Sa mère lui avait demandé de lui en prendre quelques uns alors que ses réserves diminuaient. Le tout fut alors ranger dans son panier, avec le poisson qui était bien emballé.

- Avez-vous besoin de quelque chose de plus ? Pour ma part, un peu de légume ne ferait pas de tort.

Elle l’entraîna donc avec elle dans son enthousiasme naturel jusqu’à un large étalage de légumes et de fruits, qu’elle observa avec attention. Asami jouait son rôle à la perfection, de cette femme pleine d’énergie qui se voulait aussi légèrement timide lorsque venait le temps et qui s’excusait dès qu’elle avait l’impression de pouvoir contrarier autrui. Une douce jeune femme en somme qui attirait de nombreux regards par sa silhouette aux courbes alléchantes et la sympathie par son caractère de bonne vivante. Les gens l’appréciaient, connaissaient même son nom, alors qu’elle faisait de même, feignant sans difficulté l’intérêt qu’elle ne leur portait pourtant pas.

- Je me demande, est-ce votre première fois à Kumo, Akimune ? Le village à un style bien singulier, j’image que cela doit détonner avec de là où vous venez…

Toujours armée de cet éternel sourire bien digne d’elle-même alors que son regard pétillait de cet enthousiasme dont elle faisait preuve depuis qu’il l’avait rassuré en lui offrant même de lui tenir compagnie un peu plus longtemps. Fini cette culpabilité qui s’était lu dans ses traits, voilà qu’elle était bien heureuse de ne pas être seule pour l’instant à venir. Pour combien de temps serait-il prisonnier de ses filets ? Elle-même ne le savait pas. Sûrement lorsqu’elle se lasserait de lui. Or, pour l’instant, elle s’amusait bien.

- Avez-vous pris le temps de voir la grande bibliothèque du village ? Elle en vaut le détour !

Le tout alors qu’elle se saisissait de quelques légumes qu’elle comptait faire emballer et payer avant de repartir chez elle. De ce qu’elle savait, ses parents étaient occupés ailleurs, bien qu’elle n’avait pas pris la peine de s’intéresser à savoir où ils étaient. Malgré l’âge adulte, la jeune femme trouvait cela plus simple de vivre chez ses parents pour l’instant, alors qu’ils la laissaient tranquille et qu’elle avait accès au laboratoire des Tadaoki. Autrement dit, elle ne comptait bien évidemment pas laisser passer l’offre qu’il l’aide à cuisiner ce poisson duquel elle ne connaissait absolument rien.
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Mar 23 Jan 2018 - 0:47

Alerte !


Il lui fallut un temps pour se rendre compte de sa bêtise. N’avait-il pas prévu de lui fausser compagnie dès que l’occasion se présentait ? Et le voila qu’il se propose maintenant de l’aider à préparer le repas avec ce qu’ils avaient achetés. Izaya, as-tu perdu la tête ? Son visage impassible commença à s’assombrir en réalisant peu à peu dans quelle mouise il s’était fourré. D’autant plus que la charmante Asami semblait avoir eut ce qu’elle voulait, à en juger par sa mine enjouée et son plaisir exprimé. Alors quand elle lui demanda si l’étranger avait terminé ses propres achats sur ce stand, il n’avait plus la force de résister, au point où il en était, l’homme se contenta d’hocher timidement la tête en baissant les yeux. Izaya n’avait vraiment pas le luxe de trainer au village, cela lui causerait les mêmes soucis que la semaine dernière. En suivant la jeune femme, il siffla entre ses dents, souhaitant être partout sauf ici. Mais sa bonté d’âme l’avait encore faussée dans son jugement, et le voici à sympathiser avec n’importe qui. * Ce n’était vraiment pas prévu… *

C’est quelques mètres plus loin que le duo navigua des épices aux légumes, la plupart de saison, étonnant une fois encore le fin gourmet de part leur qualité. Décidément, ce village ne cessait de l’étonner, dire qu’il fut un temps, étant gamin, qu’il s’imaginait les kumojins comme des tribus de gens peu recommandables se battant pour leurs cailloux perchés dans les canyons. Entre deux achats, Asami l’interrogea sur ces vagabondages, notamment concernant le pays où il était à présent. La pulpeuse lui recommanda par ailleurs la visite de la bibliothèque, ce qui fit doucement rigoler le shinobi, refoulant son ironie au fond de sa pensée. Malheureusement pour elle, les livres de Kumo, il en avait fait le tour. Izaya a toujours lu, et avait pour lui une excellente mémoire, qui malheureusement gâchait ses plaisirs de lecture au fil du temps. Trop courts, déjà vu, et cetera… Pour ne pas la vexer de son silence, l’homme morose allait bien lui confier une réponse adéquate et sincère à la première interrogation :

- Oy’… Non, je suis déjà venu ici, mais c’est la première fois que je viens seul… ( Izaya se gratta derrière la tête avant de reprendre. ) Par contre, j’ai toujours un mal fou à me faire au climat, trop sec à mon gout.

Du coin de l’œil, il vit dans la foule passer un petit groupe. Rien d’anormal, mais en y faisant attention, les gens s’écartaient pour les laisser passer. Là, par contre, cela devenait inquiétant. Izaya ne pouvait ignorer plus longtemps la patrouille qu’il venait d’identifier. La poisse, elle se dirigeait par ici. Non pas que l’Akimune était recherché, mais sa bouille d’étranger avait toujours la sale habitude de le faire remarquer par les contrôleurs, qui pourrissaient sa journée avec des questions et des suspicions. Le parfait délit de sale gueule, voila ce qui caractérisait au mieux Akimune Izaya. L’homme tenta de faire semblant, espérant qu’ils changeraient de direction, mais que neni, les trouble-fêtes avaient opté pour le doux parfum des herbes et s’approchaient dangereusement. * Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça… * Hors de question de se faire reconnaitre et interpeler, la fuite lui était impossible, Asami le ferait remarquer s’il tentait de la faire à l’anglaise. En pleine réflexion, il évalua toutes les possibilités, et ne vit pas grand-chose sinon… Son regard se posa sur celui de son amie, à contre cœur, il opta pour cette solution…

- - - - - Retour de votre programme après censure de cette scène - - - - -
- - - - - Nous veillons à l’innocence de notre auditoire - - - - -
- - - - - Merci de patienter pendant que le monsieur passe son bras par-dessus celui de la madame - - - - -
- - - - - Retour de votre programme, maintenant - - - - -

Comme un éclair, le temps se figea. Pouvant même sentir les battements de son propre cœur, au ralenti, Izaya attendait, patiemment, que la patrouille passe sans le remarquer. Le bruit des pas se faisait léger, puis plus distinct, se fit sentir tout près, s’arrêta un instant, puis par un heureux hasard, s’éloigna. * Sauvé… * Pas de contrôle de papier pour aujourd’hui, la ruse avait fonctionné, mais à quel prix ? Dos au mur, il avait choisi cette option, celle consistant à utiliser Tadaoki Asami comme une couverture, presque littéralement. En pasant son bras par-dessus les épaules de la demoiselle, il l’avait entrainé avec lui à se pencher vers l’étale, faisant mine de s’intéresser aux produits en passant pour un bon couple de tourtereaux. Lâche, mais terriblement efficace, l’adversaire n’y avait vu que du feu. Par contre…

C’était terrible, le contact était trop évident, presque gênant. Sans s’en rendre compte, Izaya avait vraiment collé Asami, la boulette. Limite leurs joues se touchaient, l’homme pouvait distinctement sentir le doux parfum de son champoing, ainsi que les battements de son cœur au travers le peu d’espace qui les séparaient désormais. Bon, ça aurait pu être pire. Il baissa les yeux sur ce qu’ils étaient censés observés pour leurrer la patrouille. Son visage se décomposa.

Du gimgembre…

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Mer 24 Jan 2018 - 8:44
Il n’avait pas tort. Le village se trouvant dans les montagnes, ils étaient bien loin de l’air marin des petits villages se trouvant près de la mer. L’air était sec, cependant, celle qui y avait toujours vécu n’y voyait aucun inconvénient. Elle hocha doucement de la tête alors qu’il lui signifiait que ce n’était pas sa première fois au village, bien qu’il ne s’y était jamais rendu seul avant aujourd’hui. Raison supplémentaire pour lui offrir son agréable compagnie alors qu’elle, de son côté, n’avait rien de bien particulier à faire, si ce n’était que de terminer ces courses pour ses parents. Elle était sur le chemin de la réussite alors qu’elle l’amena vers les légumes, dernier endroit qu’ils se devaient d’aller dans ce stand bondé de gens avant qu’elle ne le ramène chez elle. Après tout, il lui avait bien offert de l’aider à cuisiner ces poissons, ceux qu’il avait choisi avec une technique qui lui était toujours inconnue. La puissance de son odorat ? Ce n’était pas impossible. Il y avait encore nombreux mystères entourant le silencieux jeune homme, allant de sa capacité à choisir un beau poisson à celle de faire apparaître comme par magie du savon sur ses mains.

Le monde des shinobis se voulait bien particulier alors que tous se ressemblaient en étant complètement différents les uns des autres.

Concentrée sur les légumes, elle ne remarqua pas les mouvements de la foule. Si elle était attentive à toute menace immédiate sur sa personne, à l’heure actuelle, rien ne semblait vouloir s’en prendre à elle. Et donc, elle pouvait continuer sa tâche dans une certaine tranquillité d’esprit. C’était, du moins, jusqu’à ce qu’un bras vienne se passer autour de ses épaules, la forçant du fait même à se pencher vers les légumes, sa tête désormais très près de celle du jeune homme. Elle arqua un sourcil, surprise, sans toutefois n’oser bouger. Y avait-il une raison pour qu’il agisse de la sorte ? Elle eut sa réponse assez rapidement alors que des pas se rapprochèrent d’eux pour repartir d’où ils venaient, sans s’attarder plus longtemps. La police de Kumo qui patrouillait le marché.

Bien évidemment qu’ils n’étaient pas là pour elle. Après tout, elle était agréable, la jeune Tadaoki. Une douce créature qui enchantait les autres de sa jolie voix et de son enthousiasme contagieux. Ne manquait donc plus que le jeune homme, celui qui avait cherché à se soustraire de leur regard en l'entrainant vers les légumes devant eux. Elle éviterait cependant de poser la question pour le moment, elle aurait certainement d’autres occasions de s’intéresser à ce petit événement. Elle se contenta donc d’observer ce qui se trouvait sous ses yeux, attendant qu’il relâche sa prise peu à peu avant de se redresser et de lui offrir un magnifique sourire.

- Tu as bien raison, nous n’avons plus de gingembre pour le thé. Elle jouait toujours le jeu alors que les hommes s’étaient éloignés mais leur lançait toujours quelques regards. J’ai presque failli oublier, quelle tête en l’air je fais.

Un rire maladroit, elle désigne les quelques légumes qu’elle souhaite acheter, tout en n’oubliant pas le gingembre, avant de ranger le tout dans son panier une fois qu’ils furent emballés. Elle le remercia par la suite avant d’attraper le jeune homme par le bras, glissant sa main dans la sienne dans un geste qui se voulait parfaitement naturel pour l’éloigner de la foule. Elle-même n’était pas particulièrement prude ni timide, les contacts physiques ne la gênaient pas particulièrement.

- Poissons, légumes, épices… Je crois que l’on a tout, non ? Elle semblait concentrée, un peu comme si elle tentait de se souvenir de ce qu’ils étaient venus chercher. Et avec tout cela, que comptes-tu nous préparer ce soir ?

Une fois hors du marché, les hommes avaient rebrousser chemin, ayant décider de ne pas venir les ennuyer. Elle attendit d’être un peu plus loin pour finalement relâcher la main du jeune homme et lui offrir un sourire amusé. Rien de bien méchant alors que l’étincelle de bonté qui lui était propre brillait toujours au fond de ses prunelles. Elle n’avait rien à se reprocher alors qu’au final, elle avait simplement cherché à sortir l’inconnu d’un mauvais pas, la jeune femme étant toujours présente pour venir en aide aux autres. C’était ainsi qu’elle était après tout. Ou, tout du moins, ainsi qu’elle prétendait être aux yeux du monde.

- Est-ce que l’offre tient toujours, de m’aider à cuisiner ce poisson ? Je ne voudrais pas accaparer tout votre temps non plus, il était déjà bien aimable à vous de m’accompagner pour le marché.

Parce que bien évidemment, la douce créature qu’elle était ne souhaitait pas s’imposer. Oh, elle aimerait bien, cela était un fait, cependant, la décision lui revenait à lui et seulement lui. Elle avait de nombreuses questions qui étaient toujours sans réponse et elle comptait bien en apprendre un peu plus sur ce mystérieux homme dont elle avait fait la rencontre au détour du stand de poissons.
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Jeu 25 Jan 2018 - 20:43

Redevable


Complice dans le jeu de la couverture, Asami avait fait preuve d’une remarquable adaptation dans cette événement imprévu, au point de se faire remarquer par le concerné qui pourrait voir en elle la partenaire idéale pour ses missions. Cependant, Izaya se gardait de le dire, il ne pouvait être certain de sa réaction à présent. Sans qu’il n’ait eu besoin de donner des directives, la jeune femme joua la carte du couple à la perfection, se collant à lui et enlaçant la main froide de l’homme de ses doigts fins et magnifiques. La fille était si douée qu’elle mena elle-même les opérations, ayant aussi remarquée le danger de la patrouille. A vrai dire, Izaya ne prêtait presque plus aucune attention à sa collègue, toute la menace était dirigée vers ce groupe et, habitué à la solitude, le fait d’avoir un équipier lui était encore nouveau. Cela aurait pu lui couter cher, mais il finit par se faire à l’idée de la brune ne représentait pas une menace, du moins, ne voulait aucunement porter atteinte à sa vie. Le faux-couple expédia leurs derniers achats et fini par quitter la zone sans encombre.

Loin de tout danger, Asami lâcha la main de son accompagnateur et lui afficha ce même sourire attendrissant, refaisant élargir les iris du supposé petit-ami, qui reprenait conscience de son entourage maintenant loin des problèmes. Aidant ainsi à le rassurer, la demoiselle embraya sur un tout autre sujet, revenant sur sa demande d’assistance en cuisine. Izaya la reconsidéra, indifférent de visu, puis affiche un début de sourire non grimaçant, une première.

- Après ce qui vient de se passer… ça serait la moindre des choses…

Il se retourna pour jeter un dernier coup d’œil dans la rue. Rien à l’horizon qui puisse l’importuner. Il songea alors à ce qui pourrait lui arriver en compagnie de la charmeuse à présent. Est-ce qu’il finirait par rentrer chez lui ? Seul l’avenir le dira.

- Oy’… Je te suis.

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Ven 26 Jan 2018 - 0:38
Elle eut droit à un sourire, qui semblait presque sympathique même. Elle y répondit donc avec enthousiasme, la jolie jeune femme venant rencontrer le regard sombre de son partenaire du moment de ses prunelles flamboyantes. Il était donc toujours partant pour venir l’aider à cuisiner ses poissons, ce qui était une bonne chose. Ses parents étant sortis, ne rentrant certainement pas avant le lendemain et, pour la marionnettiste, la cuisine ne faisait pas partie de ses nombreuses qualités. Elle qui passait ses journées dans un laboratoire à entreprendre des projets qui demandaient précision et minutie était incapable, ou presque, de se faire quelque chose de décent à manger. Elle y voyait donc là une occasion d’en apprendre plus sur l’étranger et puis, pourquoi pas, profiter d’une bonne cuisine.

- Parfait alors ! C’est par ici, je ne vis pas trop loin du marché.

De son habituelle démarche presque féline, elle prit la direction de sa maison, son panier au bras, s’assurant que l’homme l’accompagnait toujours. Un silence était tombé entre eux deux alors que son regard se portait autour d’eux, quelques questions lui venant à l’esprit. Notamment, la première, qui concernait son presque réflexe à la vue des shinobis se chargeant de superviser les rues du village. Et puis, ce savon qui s’était manifesté sur ses mains sans préavis, sorti de nulle part. Le taciturne jeune homme avait toujours sa part de mystère et Asami comptait bien lentement mais sûrement lever le voile obscure qui l’entourait.

Ils furent rapidement devant une belle maison, assez grande même, alors que la Tadaoki invita le jeune homme à y entrer. Retirant ses souliers à l’entré, elle s’avança dans la demeure, se dirigeant immédiatement vers la cuisine, qui était de taille raisonnable alors que nombreux ustensils s’y trouvaient. Sa mère aimait beaucoup cuisiner, il y avait donc un large arsenal à quiconque souhaitait-il se servir de l’endroit. Elle tendit un bras vers l’homme, lui signifiant qu’elle mettrait au frais le poisson, qu’il puisse l’apprécier plus tard, avant de finalement déposer son propre sole sur le comptoir, au-dessus d’une petite blanche en bois.

- Bienvenue chez moi ! Elle vivait toujours chez ses parents, c’était plus pratique. Je m’excuse d’avance, mes connaissances en cuisine sont très limitées.

Devant lui, elle s’était penchée vers l’avant, appuyant ses coudes sur le haut comptoir, exhibant de manière nonchalante son décolleté. Or, de par son regard doux et son sourire sympathique, cela ne semblait pas être son intention, sûrement n’avait-elle seulement pas considérer la vision qu’elle pouvait offrir en s’appuyant de la sorte, curieuse quant à voir l’homme à l’oeuvre.

- Je peux vous tutoyer ? Surtout qu’ils n’étaient plus que tout les deux. Si tu as besoin de quoique ce soit, qu’il s’agisse d’ustensil ou autre, ne te gêne pas ! Elle s’était approchée de four qu’elle alluma pour y déposer sa bouilloir. Une préférence pour le thé. Gingembre peut-être ?

Un sourire amusé, sous-entendu, alors qu’elle rappelait le petit événement survenu un peu plus tôt, le tout avec la même attitude fort sympathique qu’elle avait depuis le début. Elle faisait dans l’humour sans nécessairement se moquer, s’amusant tout simplement du moment présent. La vie était trop courte pour ne pas en profiter, et puis, il paraissait que la bonne humeur était contagieuse.

- Cela fait longtemps que tu cuisines ?

La curieuse demoiselle ne comptait pas s’en arrêter-là, elle qui prenait un malin plaisir à en apprendre le plus possible sur autrui. À l’heure actuelle, elle s’intéressait à ses talents de cuisinier, un peu plus tard, elle tenterait de savoir s’il avait quelque chose à se reprocher ou si ce n’était que pour éviter d’être inutilement embêter qu’il avait cherché à se soustraire du regard de la police du village caché des nuages. Elle l’abandonna quelques instants, le temps d’aller chercher quelque chose pour empêcher ses cheveux de retomber devant ses yeux, venant les attacher en un chignon lâche alors qu’elle revenait dans la cuisine, observant avec attention la bouilloire tout en portant son intérêt sur Izaya.


Dernière édition par Tadaoki Asami le Lun 29 Jan 2018 - 8:02, édité 2 fois
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Dim 28 Jan 2018 - 22:48

Coup de couteau


Docilement, Izaya accompagna la demoiselle chez elle, bien dans le fond, c’est elle qui le menait à la baguette. Mais il valait mieux ça que de vivre de nouvelles mésaventures, et puis, elle était vraiment sympathique, peut être un peu trop. Dans tous les cas, si tout danger semblait écarté en sa présence, il devait montrer un minimum de prudence, Asami restait une kumojin, sans doute dévouée à son village. Bien que le dit outsider n’ait pas vraiment mené d’action visant à perturber la sécurité de Kumo, sa présence, mais surtout son bagage, pour le peu qui connaissait son nom ou son visage, lui porterait préjudice. Le chemin fut calme, silencieux, aucun n’échangea de paroles, mais c’était peut-être mieux ainsi.

Comme le choix de l’imaginaire thon rouge l’aurait laissé deviner, Izaya ne fut pas vraiment surpris par la maison de son accompagnatrice. Une belle et grande bâtisse qui parvenait à imposer son immensité au beau milieu du village, cette Tadoaki Asami devait être la fille d’un clan important, alors pourquoi n’avait-il jamais entendu parler ? Tout cela l’intriguait, cuisiner en sa présence serait une bonne opportunité d’en apprendre plus. Sans plus attendre, l’homme fut invité à entrer et retirer ses chaussures. L’ombre d’un instant, la jeune femme disparue dans une pièce un peu plus loin, laissant seul un instant son invité. Retirant son manteau ainsi que son couvre-chef, Izaya fit preuve d’un profond respect de l’étiquette, lui aussi issu d’un clan important, et s’avança cérémonieusement dans la pièce principale, balayant son regard à droite à gauche, laissant ressortir son côté curieux. Mais il ne s’éternisa pas plus que ça, la dame de ces lieux l’attendait dans la cuisine.

Et quelle imposante cuisine, rapidement, Asami le débarrassa de son panier et mit ses achats au frais. Ainsi, elle le félicita d’être parvenu jusqu’à chez elle, présentant fièrement son toit. Machinalement, Izaya parcouru les lieux, entrouvrant tour à tour quelques tiroirs, se faisant une idée de la disposition des ustensiles. Il termina son parcours devant le plan de travail, où la large sole était déposée sur une planche de découpe. Passant du poisson à la dame, son regard croisa le décolleté sans s’arrêter pour finalement mirer ses yeux, imperturbable. A présent, il pouvait se mettre au travail. S’en retournant à l’évier pour laver ses mains, il étudia les interrogations de la jeune femme. Dans son dos, elle devait sans doute observer les nombreuses sacoches à l’arrière de sa ceinture utilitaire, arborant nombres d’outils shinobi mais surtout son éventail de fer replié, ainsi qu’un fourreau de cuir aux allures simples mais de très bonne facture, servant de foyer à son couteau de cuisinier.

- L’usage du familier ne me dérange, dit-il en passant ses mains sous l’eau, pour le thé, je te laisse le choix, mais j’aurais besoin du gingembre, effectivement.

Il retourna à son plan de travail, ses mains moussaient légèrement alors qu’il n’avait pas touché au savon. De son œil inquisiteur, il contempla la sole dans son intégralité, visualisant la découpe ainsi que son menu. Ayant une idée du rangement de cette large cuisine, il ouvrit une porte de placard vers le sec, découvrant des ingrédients de bases, il en sortit quelques carottes et du riz pour deux personnes. L’homme passa sa main derrière lui, sortant le couteau de son étui, une lame effilée au manche en bois marqué par les années, couvert de coupures, mais parfaitement solide. Il commença silencieusement à travailler les légumes, épluchant les carottes, les découpant en rondelles avec précision, et une vitesse maitrisée, ses gestes étaient assurés, d’autant plus qu’il ne regardait pas forcément ses propres doigts. Vérifiant la cuisson du riz, il soupira légèrement et se décida à assouvir les questionnements d’Asami.

- Je suis né un couteau dans les mains, de ce que je me souviens, j’ai toujours aidé à la cuisine. ( Il renversa les rondelles de sa planche dans une gamelle sur le feu, avec de l’eau. ) Je suis le cadet, alors… ( Izaya s’interrompt un instant, se demanda s’il devait transmettre ce genre d’information… Puis finalement- ) Tôt, je me suis fait à l’idée que je ne dirigerais pas mon clan… De ce fait, j’ai appris de moi-même tout ce qui pourrait être utile pour assister mes ainés.

En ouvrant un tiroir à sa droite, il passa sa main à l’intérieur, dénichant une lame plus fine que la sienne, idéale pour la coupe du poisson. La mère d’Asami devait être une respectable cuisinière, tout était parfaitement agencé et tombait sous la main du chef du jour sans qu’il ait besoin de trop chercher. De ce nouveau couteau, il passa la pointe le long de la sole, désignant les nageoires partant de la queue à la tête, et ce, des deux côtés, une particularité des poissons plats. Relevant les yeux, Izaya questionna à son tour la demoiselle avant de montrer le levage du poisson.

- C’est une bien belle demeure que tu as là… Ta famille doit avoir une place de choix dans la vie du village, je me trompe ?

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Lun 29 Jan 2018 - 9:53
Hochant doucement la tête, elle quitta le comptoir où elle s’était installée pour l’observer travailler, allant chercher dans une armoir des feuilles de thé. Optant pour le tieguanyin, un thé oolong, un des préférés de sa mère pour être exacte, elle s’occupa de le faire infuser, tout en jetant des regards curieux à son invité. Quelle hôte pitoyable était-elle que lui dirait sa mère alors que s’il était chez elle, il se retrouvait tout de même à cuisiner leur repas. Au final, il était celui à l’avoir offert et elle n’avait fait qu’accepter. Et puis, ce serait certainement bien mieux que ce qu’elle aurait été en mesure de cuisiner et donc, de ce fait, elle n’allait certainement pas s’en plaindre. Lui ayant donnée l’autorisation au préalable, elle le regarde se servir dans la grande cuisine de la demeure, qui se veut très bien rangée par la mère de la famille. Tout avait leur place et elle l’avait conçu de sorte à ce que ce soit instinctif. À voir le jeune homme allé, la Tadaoki comprenait un peu mieux pourquoi sa mère s’insurgeait lorsqu’elle osait ranger les ustensils un peu n’importe où.

Au final, c’était un peu comme elle et son laboratoire, où tout était parfaitement ordonné pour lui faciliter la vie alors qu’elle n’avait même pas besoin de chercher pour trouver les différents instruments qu’elle utilisait. À la différence étant qu’elle passait beaucoup plus de temps dans son laboratoire, pouvant y être des heures enfermées, tandis qu’elle ne fréquentait que très peu la cuisine. Il y avait plus intéressant dans les poisons, de son point de vue à elle.

S’intéressant à ce qu’il racontait, elle eut donc le loisir d’apprendre qu’il faisait parti d’un clan de Jôheki no Kuni. Pour celle n’ayant jamais quitté Kaminari, elle ne connaît pas spécialement les grandes familles des autres pays et elle y voit-là l’occasion d’en apprendre un peu plus. Un jeune homme qui s’était contenté d’être l’éternel second derrière ses aînés. Si elle pouvait comprendre son point de vue, Asami était plutôt de ceux qui cherchaient à s’emparer de la première place, peu importe ce qu’elle devait faire pour y arriver. Manipulatrice née, il n’y avait rien qui lui semblait impossible et donc, ce n’était pas un détail aussi insignifiant que qui était le plus vieux qui l’aurait empêcher de tenter de se saisir de la position de chef de clan si elle avait désiré une telle chose.

- Pas tant. Nous n’avons rien à envier aux grands clans du village. Même que… Nous ne sommes pas un clan. Une famille serrée, je te l’accorde, se penchant beaucoup plus sur la science et la recherche, toutefois, je ne crois pas que l’on peut dire importante. Sans compter que je suis la première, et donc seule, kunoichi des Tadaoki.

Il était vrai qu’elle était la seule portant le nom Tadaoki à s’être découvert assez jeune une affinité pour le chakra tandis qu’elle cherchait à imiter sa meilleure amie, celle qui portait le fier nom Nara. Ils n’avaient rien des grands clans de Kumo, qu’une famille de scientifiques depuis des générations, cherchant à comprendre la vie dans la mort. Une famille vivant dans l’aisance alors qu’ils avaient des intérêts un peu macabres mais qui pouvaient se montrer particulièrement utiles, notamment lorsque venait le temps de la conservation des plants, par exemple.

- Qu’est-ce que tu nous prépares ?

Le ton était léger, le sourire dessiné sur ses lèvres, alors qu’elle servait deux tasses de thé qu’elle vint déposé non loin du plan de travail, histoire qu’il soit accessible pour le jeune homme bien que sans être dans son espace de travail. C’est qu’elle avait de la considération, tout de même, et puis, loin d’elle l’idée de l’importuner. Soufflant doucement sur sa tasse, elle la porta finalement à ses lèvres, appréciant le goût du thé. Sa mère savait avoir bon goût lorsque venait le temps de choisir du thé ou de préparer à manger.

- Et toi, sinon… Tu es d’un clan important de Jôheki no Kuni ?

Elle lui adresse un regard intrigué alors qu’elle observe sa façon de faire et la précision avec laquelle il s’occupait du repas. Encore une fois, un peu comme elle lorsqu’elle se chargeait des cadavres, de les découper et de les vider. Un passe-temps qu’elle trouvait bien intéressant dont elle évitait toutefois de parler devant d’autres. Tout comme elle évitait de partager la façon dont ses marionnettes étaient conçues.

- Est-ce de là que vient ton savon ?

Elle fronça légèrement les sourcils, désignant d’un signe de tête ses mains, dont elle avait eut le loisir d’y apercevoir effectivement du savon y apparaître de nul part, qu’il s’agisse d’un peu plus tôt au marché ou encore à l’heure actuelle alors qu’il s’était nettoyé les mains avant de cuisiner.
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Ven 2 Fév 2018 - 16:35

Cuisine et Histoire


Au moins il avait réponse à ses interrogations, et apprenait de ce fait que son hôte ne venait pas précisément d’une grande et glorieuse famille shinobi. Pour être exact, le nom Tadaoki avait pour vocation d’être reconnu comme scientifique au sein de la communauté kumojin, Asami était par ailleurs la seule kunoichi du clan, une information utile qu’Izaya ne manqua pas de caler dans un coin de sa tête. A l’écouter, la science semblait prendre une part de plus en plus importante dans la culture shinobi, de son point de vue, cela était fascinant. Ancré dans la tradition et le passé, sa famille n’a jamais vraiment cru bon de s’ouvrir à cette branche naissante, pourtant l’on devait nombre d’outils ninja de grandes efficacités depuis ses dernières années. Si la jeune femme venait à lui proposer des produits de sa famille, Izaya serait très certainement intéressé, mais pour l’instant…

Le fin couteau fila le long de la planche, un coup à droit, puis à gauche, dans un son fin et continu, sans bavure ni vibration. Le lame n’avait pas dévié de sa trajectoire et proprement délimité les bords du poisson. Sans perdre de temps, retournant l’ustensile vers son bord non tranchant, il écarta les découpes de la planche comme si aucun de ses gestes n’étaient superflus, tout se déroulait comme un ballet parfaitement orchestré. Remontant à la queue, il entailla légèrement puis passa la lame sous la peau, pinçant le bord de sa main libre. Tirer sèchement, le couteau accompagnant le mouvement, la chair se révéla sans bavure.

- Yosh’… ( Le cuisinier finit d’enlever le premier côté de peau qu’il réserva de côté. ) Et voila pour moitié du poisson, je peux voir que la chair est ferme… Un bon point… ( Il retira de la pointe de la lame les quelques rares imperfections qui délaissa avec les boyaux obtenues auparavant lors du nettoyage de la sole. ) Le menu, je préfère te réserver la surprise. Mais bon… ( Il jeta un coup d’œil à ses légumes sur le feu. ) Tu dois déjà te faire ta petite idée avec les préparations…

L’homme retourna la sole, et procéda de la même manière avec la peau. Ne restait plus qu’a détailler les filets, il choisit dans faire six à partir de ce poisson, de proportion généreuse. Il en emballa quatre qu’il réserva au frais, signifiant qu’ils seraient pour les parents d’Asami quand ils reviendront. Enfin Izaya pu s’accorder une pause en laissant chauffer à vide une petite poêle pour gouter le thé qui lui avait été apporté. A l’odeur, il se sentait déjà vivifier. La magie du thé, pouvant se boire chaud comme froid, une boisson de choix qu’appréciait l’Akamune. D’ailleurs, la voyage lui permettait de découvrir les différentes versions de cette boisson, forgeant son expertise en la matière, au point qu’il en vint à refusant le thé vert traditionnel, trop neutre à son gout, préférant l’exotisme et le fruité de certains. A la première gorgée, il pu se satisfaire d’avoir une hôtesse douée en la matière, non loin d’être exceptionnel, ce thé brillait dans sa simplicité et ses bonnes intentions, faisant naitre un sourire de coin de lèvre à cet homme morose d’apparence. Izaya déposa sa tasse en silence, respectant la gestuelle raffinée de la cérémonie du thé. Il termina la cuisson du riz et des légumes, qui laissa égoutter dans l’évier, il pouvait à présent clôturer avec le poisson.

- Ma famille a un degré d’importance dans mon pays, oui… ( Il fit fondre une grosse noix de beurre dans la poêle. ) Enfin, c’est différent Jôheki no Kuni, ce n’est pas un village shinobi comme à Kumo, le Daimyo a plus de pouvoir. Nous sommes juste chargés d’assurer la sécurité autours de notre domaine, et fournir quelques shinobis, rien de plus. ( L’homme planta quelques grains de poivre dans les filets avant de les passer à la cuisson. ) Quant au savon… Un Kekkei Gekkai que peu d’entre nous partage avec les Hue, un clan allier. ( Izaya lui tendit la main pour montrer de plus près le savon qui pouvait s’échapper de part ses pores. ) Oy’… Très utile pour se laver, je dois le reconnaitre.

N’oubliant pas de généreusement arroser les filets avec le beurre fondu petit à petit, Izaya éteignit les feux et laissa reposer un court instant. Il dressa deux bols de riz avec des petits grains prunes, puis des petites assiettes où il déposa les morceaux de sole avec quelques rondelles de carottes et cubes de gingembres. Faisant glisser la part d’Asami avec précision, tout arriva en place sous son nez, l’homme piocha ses propres baguettes sous sa tunique et présenta le repas.

- Bon’… Nous avons ici des filets de sole avec une pointe de poivre, carottes aux gingembre citronnés, et du riz avec sa pâte d’umeboshi. Par contre, je ne sais pas où sont tes baguettes…

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Sam 3 Fév 2018 - 7:27
La Tadaoki s’intéressait donc à son partenaire du moment, celui qui était actuellement dans sa cuisine à lui faire à manger. Elle ne pouvait que lui être reconnaissante alors qu’autrement, elle se serait très certainement retrouvée dans un restaurant du coin, ce qui n’était pas bien pour sa fine silhouette qu’elle cherchait à entretenir. Et puis, juste à le voir travailler, elle était certaine qu’elle aurait droit à quelque chose de plus que pas mal. De ce fait, elle était satisfaite de son choix, et puis, pour celle qui n’était jamais sortie des murs du village, elle avait toujours de l’intérêt pour ces nouveaux venus, de ceux qui avaient pu voir du monde et possédaient donc nécessairement des histoires à raconter. Il s’agissait aussi de l’une des nombreuses raisons qui l’avaient menée sur la voie du shinobi. Égoïste, elle ne le faisait pas dans l’idée de protéger qui que ce soit, contrairement à l’idée que beaucoup s’en faisaient. Non. Il s’agissait d’une nouvelle façon de se divertir et d’en apprendre ainsi plus sur le monde l’entourant, à commencer par les villages et pays voisins.

Il répond à ses questions, ce à quoi elle lui adresse un sourire. Le savon est donc bel et bien un Kekkei Genkai de son clan. Un peu particulier, alors qu’elle n’avait jamais rien vu de tel, mais après, il y avait de nombreux exploits dont étaient capables les shinobis. Elle se demanda toutefois, autre que pour se nettoyer, comme il l’avait bien dit, quelles étaient les applications d’une telle technique ? Elle aurait à creuser, ça c’était certain, cependant, à l’heure actuelle, son repas venait d’être déposé devant elle, d’agréables effluves parvenant à ses narines.

- Ne t’en fais pas avec ça !

Ayant remarquée qu’il avait ses propres baguettes, elle se lève simplement pour aller s’en chercher une paire dans un tiroir qu’elle tire pour revenir prendre place sur le haut tabouret, prenant la décision qu’ils profiteraient de la nourriture sur ce comptoir. Se saisissant de sa tasse, elle prit une nouvelle gorgée de l'agréable thé qu’elle avait préparé avant de se lancer sur ce repas qui lui faisait de l’oeil, devant elle. Et, comme de fait, c’était bon, excellent même, bien meilleur que ce qu’elle se serait procurée en restaurant. Elle était donc amplement satisfaite de son choix, cette journée s’annonçant ennuyante ne l’était plus tout à fait.

- Je vois, concernant Jôheki no Kuni… Je ne suis jamais sortie du village, et donc, par conséquent, ce que je connais de l’extérieur, ce n’est que de ce que j’entends de ceux étant de passage rapide au village ou de ce qu’il est possible d’y lire à la Grande Bibliothèque.

Elle mangeait tranquillement, appréciant le plat qui avait été cuisiner pour elle par cette aimable rencontre qu’elle avait fait au détour d’un stand au marché. Elle avait tout simplement eut besoin de chasser la monotonie de sa journée, l’ennui qui menaçait de la rendre folle, et voilà qu’elle avait certainement eut plus que ce qu’elle avait demandé au départ.

- Tu as une grande famille ?

Il lui avait, après tout, mentionner être le cadet, ce qui faisait en sorte qu’il n’obtiendrait sûrement jamais le poste de chef de son clan. En ce qui concernait la Tadaoki, elle ne connaissait pas ce genre d’histoire, sa famille se voulant, certes, bien nantie, alors qu’elle se voulait assez petite. Ce n’était rien à compter des Nara ou encore des Metaru, toutefois, cela lui importait peu. La puissance, la gloire, ce n’était pas tant ce qu’elle recherchait. Son propre divertissement était au centre de toutes ses décisions et donc, de ce fait, être trop sous le feu du projecteur pouvait venir mettre à mal les nombreuses idées qui se bousculaient dans son esprit.

- Désolée si la question semble inappropriée cependant, je me demande… Ton Kekkei Genkai, concrètement, que fait-il ?

Elle est curieuse et souhaite en savoir plus, ce qui se veut parfaitement visible sur ses traits et dans ces prunelles vermillons qu’elle pose sur le jeune homme. Elle ne voyait aucun problème à ce qu’elle se lance franchement avec ses questions, cherchant réaction de sa part. S’il était ouvert à la discussion, c’était tant mieux pour elle. Cependant, s’il cherchait à se désister, elle n’aurait alors qu’à tenter d’amener le sujet subtilement, éventuellement, comme elle comptait le faire avec sa fuite des forces de l’ordre, alors qu’ils se trouvaient encore tous les deux au marché. Elle était douée pour obtenir l’information qu’elle souhaitait avoir, d’une manière comme d’une autre. Elle avait appris, avec les années, de nombreuses techniques de manipulation, amenant la pauvre victime à dévoiler sombre secrets qu’elle ne souhaitait pas partager, et ce, en étant parfaitement consentant.

Elle était jolie, la Tadaoki. Un sourire agréable aussi, coupler à ce regard brillant d’un feu chaleureux. Il était donc aisé de lui faire confiance, à cette kunoichi d’apparence fort sympathique, qui possédait une assez bonne réputation auprès de bien des habitants du village.
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Jeu 8 Fév 2018 - 23:35

Evaluation


* Tsss… Légumes trop cuits… * Enfin, c’est ce que pensait Izaya alors qu’il découvrait son propre plat dans sa finalité. Il était loin d’être raté, mais le cuisinier avait un certain bagage et exerçait depuis des années, autant dire qu’il savait desceller la moindre imperfection dans sa cuisine. La sole avait uniformément cuit, conformément à ses attentes, mais il était persuadé d’avoir laissé quelques secondes de trop ses carottes à cuire, il le sentait au palais, la texture était légèrement trop fondante à son gout. L’homme redressa le regard en direction de la demoiselle aux charmes provocant, à voir sa tête, elle semblait apprécier plus que de raison ce qu’il lui avait pu lui préparer. Ironiquement, l’Akimune se laissa aller d’un rire intérieur, le garçon se sentait un peu de mauvaise fois que de critiquer pour si peu, personne ne ferait la différence de toute manière. Se demandait alors si, par le plus grand des hasards, la situation ne leur serait pas inversé concernant le thé d’Asami, que lui trouvait simple, raffiné et très gouteux. Se risquerait-il à lui demander le secret de sa recette ?

Alors qu’ils mangeaient tranquillement, la jeune femme, qu’il commençait à connaitre à présent, s’en alla lui soumettre de nouvelles interrogations. Une sacrée curieuse, pensa Izaya. Une qualité se révélant aussi défaut, tout dépendait des informations que l’on souhaitait obtenir. Le shinobi de Jôheki no Kuni le savait, après tout, sa spécialité n’était pas le combat, mais l’observation et la récolte de données. Passablement, de sa moue légendaire, il laissa la brune déblatter devant lui pendant qu’il portait les morceaux de son met à sa bouche, fixant de son regard poisseux et ailleurs les prunelles d’Asami. Encore une fois, il devrait prendre son mal en patience et évaluer ce qu’il pourrait ou non lui révéler, bien que, dans le fond, cela tourner plus autours de broutilles que de secrets d’état. Après une gorgée de thé, l’homme se décida à lui parler.

- Il faut savoir trouver le juste milieu, en matière d’évasion… Tu n’as certes jamais quitté le village, mais de mon côté, depuis mes seize ans, je passe mon temps à voyager… ( Il se laissa aller d’un regard pensif par la fenêtre. ) Je voyais rarement les miens il y a quelques années, pour le meilleur… ( Izaya prit une autre gorgée. ) Comme pour le pire. Enfin… Je ne t’apprends rien, c’est la vie de shinobi, on doit vous apprendre ça à l’Académie… Je suppose…

Sans trop non plus attendre de réponse directe de sa part, l’homme sonda la demoiselle, posant son regard avec intensité. Il ne savait pas vraiment si cela fonctionnait, mais il tentait de la déstabiliser un minimum. Il fallait avouer que, depuis tout à l’heure, la kumojin avait fait preuve d’un sans froid et d’une confiance sans pareil. On ne pouvait le lui reprocher, après tout, c’était Izaya qui se trouvait en terrain hostile, et non l’inverse.

- Oy’… Pour ce qui est de ma famille… Sans entrer dans les détails, on eut été plus nombreux à une époque. ( De sa paume posée sur la table, il fit apparaitre un petit nuage de mousse savonneuse, qu’il modela avec l’une de ses baguettes. ) Intriguant, notre genkai… Mais comme tout bon secret de famille, je me dois de ne pas trop en révéler, cela perdrait de son charme… N’est-ce pas ?

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Ven 9 Fév 2018 - 16:37
Que cherchait-il, à la regarder de la sorte ? Se méfiait-il à ce point d’elle ? Après tout, elle était gentille, peut-être un peu trop si elle en croyait certains. Les shinobis étaient ainsi, tout autour d’eux pouvaient devenir une menace. Alors qu’elle, elle s’affichait douce et sympathique, peut-être bien croyait-il qu’elle cherchait à le tromper. N’avait-il pas chercher à fuir la police ? Peut-être était-il un ennemi dont elle ignorait tout et qui craignait donc pour sa vie. L’idée avait de quoi amuser la belle brune, bien qu’elle n’en fit pas part. Pas maintenant, du moins. Elle fit comme si de rien n’y était, gardant son éternel sourire alors que tout chez elle transpirait la bonté. Il serait sot de la croire capable de quelconque malice, à la regarder ainsi. Elle était jolie, c’était un fait, peut-être pouvait-il croire qu’elle cherchait à amadouer les autres ainsi. Là encore, une hypothèse dont elle n’avait pas la réponse. Elle se contenta de jouer le jeu, s’assurant que son masque tienne toujours bien en place, qu’il n’ait aucun doute quant à ses intentions. Il serait dommage de le perdre si tôt alors qu’elle ne faisait que commencer à s’amuser.

À une époque. Cela ne pouvait signifier que deux chose, du moins, de manière évidente. Soit il y avait eu mort, événement terrible pour une famille. Ou alors certains avaient tout simplement quitter, ce qui pouvait être tout aussi horrible. Certains préféraient même voir leurs proches mourir plutôt que d’être trahi pas eux. Elle fut toutefois distraite par la mousse qui apparaissait sous ses mains, son commentaire lui arrachant un sourire amusé.

- Tu n’as pas tort. Je peux comprendre, en quelque sorte, ces histoires de secrets de famille, vivant un peu la même chose avec les secrets scientifiques des Tadaoki.

Elle haussa les épaules. C’était vrai que sa famille possédait de nombreuses connaissances en ce qui s’occupait de la préservation du vivant dans la mort. Des connaissances qu’ils ne partageaient pas à tous, sauf lorsque cela pouvait réellement faire la différence auprès du village, notamment en ce qui pouvait concerner la conservation de plantes médicinales. Très jeune, Asami avait été initié à cet art, ce qui avait peut-être bien contribuer à faire d’elle la femme qu’elle était aujourd’hui. La mort ne l’effrayait pas, elle ne s’en souciait même pas, en réalité. Certes souhaitait-elle vivre, assumant avoir encore de nombreuses choses à faire, toutefois, elle l’accueillerait les bras ouverts si elle venait la voir.

- J’essaie surtout d’en comprendre l’application.

Elle inclina doucement la tête sur le côté, l’observant avec attention, avant de tout simplement se décider à poursuivre son repas, qui était très bon. Il avait décidément choisi un excellent poisson et elle trouvait presque dommage de ne pas connaître sa technique secrète. L’expérience ? Si tel était le cas, c’était une cause déjà perdue d’avances.

- Pour répondre à ta précédente question, il n’y a pas vraiment d’académie à Kumo. Pour la plupart, ils apprennent auprès de la famille, d’amis ou autre. Pour ma part, j’ai appris seule, accompagnée de tous les ouvrages de la Grande Bibliothèque.

Cela expliquait sûrement la presque passion qu’elle avait pour ces lieux tandis qu’elle l’avait fréquenté des années durant. Elle avait étudié, lu, appris, étudié à nouveau, annoté aussi, pour finalement en venir à maîtriser l’art du Kugutsu tout en ayant un grand potentiel avec les différents poisons qui se trouvaient en ce monde et ceux qui ne s’y trouvaient toujours pas. Elle avait appris seule, la Tadaoki, alors qu’elle s’était inspirée de sa (seule) amie, une Nara, ou plus précisément, de leur Kekkei Genkai. Le Kagemane était fascinant et elle avait tenté de le reproduire à sa façon.

- Mais je comprends, qu’il peut ne pas être toujours évident d’être constamment en mouvement. Autant que j’ai envie de voyager, autant que je ne sais pas si j’arriverais à ne pas avoir un endroit où je peux me poser en toute quiétude.

Il y avait de nombreux avantages à être assez sédentaire, aussi ennuyeux cela pouvait-il être. Elle avait eut le loisir d’en apprendre autant qu’elle le voulait sur des sujets qui la passionnaient, lui permettant ainsi d’atteindre seule un niveau conséquent dans ces différents domaines. Chose qui aurait pu se montrer plus difficile sans l’accès aux connaissances de ce village.

- Est-ce en lien à tous ces voyages que tu as cherché à fuir la police ?

La question avait été posée en toute innocence, calmement, tandis qu’elle prenait une autre bouchée du sole dans son assiette. Qu’allait-il bien pouvoir lui répondre ?
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Sam 17 Fév 2018 - 22:46

Fin de repas


Un soulagement que la donzelle comprenne le fait que l’on aimait bien conserver ses petits secrets, bien que, dans un sens, l’Akimune trouvait dommage de ne pas partager plus son gekkai qu’il trouvait magnifique. Oui, même un type morose comme lui pouvait éprouver ce genre de sentiment, voir des sentiments en général, sisi. Bien que son visage rester de marbre, il garda la tête froide faisant mine d’ignorer la moue d’anti-climax qu’affichait Asami quant à son refus. Par la suite, Izaya put apprendre que c’était principalement auprès des livres que sa nouvelle amie tirait son savoir, bien qu’il ne sache pas exactement de quoi elle était capable. Mieux valait ne pas trop creuser la question, cela risquerait d’attiser plus de suspicions qu’il n’en fallait déjà. En parlant de sujet épineux, la jeune femme vint à aborder l’accrochage précédent, à savoir la patrouille évitée de justesse au marché. Bien évidemment, Izaya fit mine de ne pas entendre et continua à manger comme si de rien n’était. Mais… Ce maudit sourire angélique. Il pesta en fuyant le regard.

- Oy’… Ils sont juste casse-pied avec moi… Un délit de sale gueule, dirons-nous… ( Il porta les baguettes à sa bouche, terminant de ce fait son assiette. ) Merci pour ce repas, annonça-t-il en posant ses baguettes. Loin l’idée de vouloir la ramener, mais… Il se trouve que certains me connaissent ça et là, ce qui peut amener à des… complications. ( Il se leva et porta la vaisselle à l’évier, nettoyant ses couverts avant de les fourrer dans son sac. ) Yosh. Je ne voudrais pas abuser de ton hospitalité… Sans le vouloir, je pourrais t’attirer des imprévus plus que des ennuis en restant ici…

Le brun se rapprocha de la table, ne manquant pas de finir le thé, si délicieux, pour ne pas la vexer. Izaya resta alors un instant à sa place, la tasse aux lèvres, terminant son breuvage avec, dans l’immédiat, l’intention de ne pas l’importuner plus longtemps.

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Lun 19 Fév 2018 - 8:10
Elle faisait bien une piètre hôte, de le laisser ainsi nettoyer ses propres couverts. Or, alors qu’il était déjà à l’évier, elle se contenta de manger doucement. Si lui avait terminé, ce n’était pas son cas, s’étant souvent interrompue pour s’adresser à lui. La dernière question se voulait peut-être plus difficile à répondre pour le jeune homme alors qu’elle évoquait sans honte la petite scène du marché où il s’était retrouvé à fuir, en quelque sorte, l’attention des policiers du village. Le tout avait été adressé sur un ton innocent et elle s’était armée de son sourire angélique. Elle ne cherchait, au final, qu’à en apprendre plus sur lui. Elle écouta donc avec attention la réponse donnée, qui n’était pas spécialement satisfaisante tandis qu’il se montrait vague. Comme depuis le début, en réalité. La si douce et gentille demoiselle s’en voyait donc rapidement lasser. Ainsi était-elle, son intérêt n’étant souvent que temporaire. Si elle faisait des effort, se confronter à un mur n’avait rien d’intéressant pour celle qui prenait un malin plaisir à en découvrir plus sur les autres. Il était ainsi plus aisé de les exploiter.

- La vie serait bien ennuyante sans son lot d’imprévu.

Et elle savait de ce qu’elle parlait. L’ennui pouvait se montrer fatal à la dangereuse jeune femme qu’elle était. Autant aimait-elle tout contrôler, autant appréciait-elle ce que la vie pouvait mettre sur son chemin, ces imprévus qui pouvaient se montrer tout aussi divertissant qu’agaçant. Elle s’était levée à son tour, se contentant de déposer son assiette dans l’évier, avant de se retourner vers l’homme qui ne semblait pas vouloir prendre plus de son temps. La demoiselle resta silencieuse un instant. Perdrait-elle son temps en restant à sa compagnie ? S’il avait sut la divertir de sa routine quotidienne, à l’heure actuelle, ces réponses évasives n’avaient eu comme seule conséquence que de l’ennuyer plus que nécessaire.

Obtiendrait-elle réponses à ses questions ? Là aussi, elle n’en était pas convaincue. Le taciturne jeune homme ne semblait pas ouvert à la discussion, du moins, rien le concernant. Et c’était un problème pour celle qui s’intéressait naturellement aux autres.

- Je ne voudrais pas te retenir plus longtemps. Il était déjà bien aimable à toi de m’aider à choisir le poisson, d’autant plus de venir le cuisiner. Tu es doué en cuisine.

Le sourire large qu’elle lui adressait démontrait toute la reconnaissance qu’elle avait vis-à-vis de cet homme. Elle l’accompagna donc jusqu’à l’entrée de la demeure, non sans avoir récupérer ses propres achats, qu’il ne les oublie pas ici. Si elle trouvait dommage d’être ainsi arrêtée dans toute sa curiosité, elle n’était pas spécialement tentée de se retrouver avec encore des réponses peu satisfaisantes. Elle avait une image à préserver, ce masque qu’elle souhaitait éviter de briser. Or, en continuant sur cette lancée, elle risquait bien vite de s’énerver et elle doutait qu’il soit enclin à goûter à l’un de ses nombreux poisons qui composaient son arsenal. Et puis, s’il ne quittait pas Kumo immédiatement, peut-être le reverrait-elle dans les jours suivants. Voir même les prochaines années. Le hasard savait parfois bien faire les choses.

- Ce fut un plaisir, vraiment. En espérant te revoir d’ici à ce que tu quittes le village. Son sourire était toujours aussi doux, son ton toujours aussi agréable. Et puis, si tu repasses par ici, un jour, je ne dis jamais non à un peu de compagnie.

L’avenir seul saurait s’ils étaient amenés à se revoir, cependant, la Tadaoki en était confiante. Les routes finissaient toujours par se croiser à nouveau. Et peut-être que cette fois-là, il se montrera un peu plus enclin à parler de lui-même. Pour l’instant, elle préférait surtout ne pas trop insister. Cela pourrait mettre à mal sa couverture, et puis, elle préférait rester calme. Tout en dépendait, de sa patience légendaire qui pourtant se retrouvait vite mise à mal lorsqu’elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait.
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[Flashback] Deux pour le prix d'un [ feat. Tadaoki Asami ]

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