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La fierté de ses parents


Dim 14 Jan 2018 - 10:06
Mon plus lointain souvenir ?



J'ai toujours vécu à Iwa. J'y suis né. J'y ait grandi. Je suis l'enfant unique de deux Hyûga ayant pour seul point commun leur appartenance à la branche principale de leur clan. Tout les oppose. D'aussi loin que je puisse m'en rappeler, ma mère n'a jamais été dure avec moi. Mon père lui, ne connaissait probablement pas le mot douceur. Finalement peu importait leurs différences, ils étaient mariés et étaient mes parents.



Date : An 189
Lieu : Domaine des Hyûga, Rokkusu (Tsuchi no Kuni)



Une douce odeur de viande grillée, le bruit de l'huile qui crépitait, une mélodie fredonnée par une douce voix féminine... Un des moments que je préférais le plus dans la journée étant enfant. Je regardais ma mère cuisiner et je m'impatientais rien qu'à l'idée de penser qu'elle nous cuisinerait encore des yakitoris. J'aimais tellement ça qu'on avait même fini par donner un nom aux nôtres.

"Takumi! Takumi! les YOOOOOkitoris arrivent! ils sont prêts, approche ton assiette!"

"J'arrive maman!"


C'était vraiment un nom ridicule quand on y repense. Elle avait eu l'idée de les nommer ainsi car au lieu de simplement dire "Bonjour" comme tout le monde, j'avais la fâcheuse habitude de claquer un bon gros "YOOOOO" des familles. Je m'empressais toujours d'aller en prendre en premier. C'était mon petit bonheur de la journée. Ces jours-ci, il y avait beaucoup d'animation à la maison. Nul besoin de le cacher, la raison était évidemment que mon père n'était pas là. Tous les éléments étaient réunis pour que je passe un bon moment. Le schéma-type d'une journée sans mon père était à peu près le suivant : je faisais une bonne grasse matinée avec ma mère, je passais ma journée au parc à jouer avec d'autres enfants et on mangeait des YOOOOOkitoris pour le dîner.


Tout cela ne durait jamais très longtemps. Même si mon père devait parfois s'absenter pour une mission du clan ou du village, il finissait toujours par revenir. Le schéma-type d'une journée avec mon père était exactement le suivant : il me réveillait de bonne heure, je m'entraînais une partie de la journée puis j'observais les adultes s'entraîner jusqu'à ce que l'heure du dîner arrive. Sans dire un mot, je restais des heures à les regarder s'échanger des coups et à parler de techniques dont je ne saisissais pas le sens à cette époque. Le bon point, c'est que l'entraînement se déroulait avec ma mère. Très pédagogue et patiente, elle a toujours su comment m'apprendre à combattre.

Je n'étais pas le plus doué des enfants de mon clan, j'avais mes capacités et ce n'était pas pour me déplaire. Plus un enfant Hyûga est doué, plus on attend de lui. Au contraire, moins un enfant l'est, plus il devra s'entraîner sans jamais être reconnu pour ses compétences (et ce, jusqu'à ce qu'il ait rattrapé la moyenne). Mentalement, c'est dur à supporter pour un enfant mais ils ne voyaient pas le problème. Quelle ironie quand on y pense. Le clan est sensé réunir ses occupants, le mien a toujours divisé les siens. Depuis l'enfance, les adultes nous jaugent et nous attribuent des référents. Ils nous observaient pendant notre entraînement et notaient nos progrès au quotidien. Si le résultat n'était pas satisfaisant, le temps d'entrainement serait doublé pour la journée qui suivait.

Arriva ce qui devait arriver, un jour je n'ai pas remplis les attentes. La journée qui suivait s'annonçait rude pour moi. En plus de cette punition, mon père était celui qui allait m'entraîner aujourd'hui "à titre exceptionnel". Comme chaque jour, la plupart des enfants et parents du clan étaient réunis dans la grande cour du domaine afin de s'entraîner ensemble. Contrairement à sa femme, mon père ne m'avait même pas parlé avant l'entrainement. Elle qui faisait ça pour me rassurer, lui n'en avait apparemment rien à faire. L'entrainement commençait alors. J'essayais d'atteindre mon père comme ma mère me l'avait appris. Sans succès. Je m'acharnais tout de même. Rien ne fonctionnait. Je ne me décourageait pas, j'allais bien finir par le toucher un moment et une fois chose-faite, je serais sûr de ne pas avoir le même entraînement le lendemain. Du moins, c'est ce que je pensais. Sans prévenir, mon père s'était soudainement approché.


"Tu hésites trop !"

Juste après avoir prononcé ses mots, il me frappa avec la paume de sa main en plein estomac. Je tombais au sol, j'avais du mal à respirer. Tout le monde avait interrompu leur entraînement et observait la scène. Je ne savais pas si c'était à cause de ma respiration, de la douleur ou des regards sur moi que j'étais paralysé. Mon père me faisait signe afin que je me relève. Impossible. J'avais l'impression que je ne pourrais jamais me relever après un coup pareil. Prit d'impatience, il se tourna et commençait à se diriger hors de la cour. J'avais l'impression de l'avoir déçu. Tout le monde avait vu la scène. Pourquoi ce n'était pas maman qui m'entraînait ?!?
"At..Attends..."


J'ai donné tout ce que j'avais pour me relever. Ma vision me semblait trouble, ou faussée mais peu importe. À bout de souffle, je regardais mon père qui me regardait. Il avait l'air surpris. Il était en réalité abasourdi. Je ne regardais que lui mais tout le monde l'était. Un silence avait envahit la cour. Après quelques instants sans bouger, mon père se dirigeait maintenant vers moi en souriant. Je me préparais à tout donner. Peu importe si je devais refaire le même entrainement le lendemain, j'étais foutu avec lui de toutes façons. Je n'avais aucune porte de sortie, vraiment je le détestais. Pourquoi me faire ça à moi ? Son fils unique ?

Une fois au contact, j'ai donc essayé de l'atteindre. Sans succès mais c'était très différent d'avant. Il me prenait maintenant dans ses bras. Il avait l'air plutôt content. Mes cousins et oncles qui avaient aussi assisté à la scène semblaient l'être aussi. Je découvrait un père chaleureux au beau milieu d'un entrainement qui m'avait presque fait tombé dans les vapes. C'était officiel je ne comprenais plus rien. J'ai donc renoncé à tout effort et j'ai aussi enlacé mon père sans comprendre pourquoi.


"Je suis si fier de toi mon fils, ce soir nous fêterons l'éveil de tes byakugans!"


"..?"


J'avais 6 ans quand j'eut éveillé le dojutsu de mon clan, le byakugan. En temps normal, c'était une très bonne nouvelle. J'avais les yeux que la plupart des pré-adolescents de mon clan n'avaient pas encore réussi à avoir. Seulement voilà, à partir de maintenant on me placerait dans la case des enfants surdoués. On allait tellement attendre de moi. J'avais l'impression que je ne pourrais plus jamais m'amuser. Pourquoi a t-il fallut que je les obtienne maintenant ?
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