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Rira bien qui Rira le Dernier


Lun 15 Jan 2018 - 1:32

Rira bien qui Rira le Dernier




( Part One )

S’il y avait bien une chose que j’avais comprise après avoir pris du galon en tant que Kunoichi, c’était qu’en réalité il s’agissait d’un présent empoisonné… enfin si l’on pouvait appeler cela un présent. En effet il s’agissait d’un constat sur notre progression en tant que Shinobi, aussi bien de nos talents que de notre éligibilité à être un atout ou non pour notre patrie, et donc forcément de notre utilité en tant qu’individu de cette machine qu’était l’armée du village.
Seulement, ça n’incluait pas seulement l’accès à des zones plus sécurisées ou à des connaissances plus élaborées à la bibliothèque pour l’étude de certaines techniques, non… cela prenait aussi en compte l’évolution du danger et de la difficulté des missions sur lesquelles nous allions être envoyés. Si le stade de genin n’était qu’une promenade de santé, maintenant que j’étais affublé de celui de chunin et avait découvert le type de mission dans lesquelles j’allais devoir me lancer… mon monde prit un tout autre tournant.

Ironiquement s’était ce que je désirais, plus de danger pour pouvoir développer mon instinct combatif, évoluer plus rapidement et atteindre mon but, mais… la quantité de travail pour se maintenir à niveau avait elle aussi drastiquement évolué. Me plaindre ? Non, loin très loin de moi cette idée, bien au contraire ; il était par conséquent hors de question que je me repose sur mes lauriers.

[…]

- J’ai peut-être un peu poussé le bouchon… Réalisai-je complètement à bout de souffle dans la clairière au sein de laquelle je m’étais réfugiée pour mes essais.

La lune, quelques animaux nocturnes et les étoiles pour actuels témoins, un genou au sol, le souffle court, la vue légèrement trouble, j’essayais de me reprendre ; Que faisais-je là ? Concrètement parlant j’imitais Reiko, m’étant séparé de la société depuis quatre bons jours, je travaillais d’arrachepied aussi bien pour combler le retard que je savais avoir sur les autres ; si chunin j’étais maintenant, je n’en restais pas moins à mes yeux un poids pour l’équipe qui aurait à me supporter lors d’une mission précieuse. Ceci dit, s’était aussi pour être prête pour le prochain imprévu qui me tomberait sur le coin du visage.
Les sourcils froncés, un air grave sur le visage, je repensais à cet incident avec les Iwajins. Cette altercation aurait bien pu finir en véritable catastrophe aussi bien pour l’une de quatre personnes prises dans cet affrontement que pour les relations diplomatiques entre nos deux nations. Si les choses avaient été plus loin, si plus de sang avait été versé, si ne serait-ce qu’une tête était tombée… j’aurais probablement offert à Kuu chan tout ce que je refusais de lui faire vivre ; un monde en guerre et ceci n’aurait été que le résultat de mon manque d’entrainement, de capacités et de réactivité devant des techniques aussi fourbes que le contrôle mental auquel nous avions été exposés…

Frappant du poing contre le sol, tachant d’essayer de chasser l’idée d’avoir été la pitoyable marionnette d’un tiers, je me redressai avec quelques difficultés ; titubai un peu avant de me remettre sur mes jambes et lever le regard vers la voute céleste… Finalement j’appréciais cet astre ; ce témoin silencieux, celui-là même qui avait été son zénith si l’on puis dire ainsi, le soir de la naissance de ma larme de lune.
S’était la meilleure manière que j’avais de me vider l’esprit, de repartir sur une nouvelle base et d’avoir à nouveau les idées claires. Il n’était point temps de m’apitoyer sur mon sort, encore moins de trifouiller dans mes erreurs du passé, un sourire nostalgique sur les lèvres, le souvenir de son arrivée parmi nous me suffit amplement comme let motive… parce que s’était aussi et surtout pour elle que je me devais d’être meilleure :

- Aller Itagami, tant que tu tiens encore sur tes jambes et qu’il te reste une once de chakra… tu n’es pas autorisée à te reposer. Fis-je en me donnant quelques tapes sur les joues.

Des tapes qui prenaient une tout autre dimension dans le sens où mes mains revêtaient la nouvelle armure sur laquelle je planchais depuis quelque temps déjà. Sa version précédente avait fait ses preuves, et ce à plus d’une occasion… mais après l’avoir éprouvée, j’en étais consciente, c’était loin, très loin d’être suffisant.
Renforcer l’armature, étanchéifier les interstices du modèle précédent, la rendre plus légère, mais solide sans perdre en réactivité… c’était ce sur quoi je m’étais évertué à apporter des changements ces trois derniers jours ; la journée d’aujourd’hui, je l’avais plus passée à m’y mouvoir et essayer de nouveau coup, tachant de déterminer si gènes ou limite il y avait… quelque défaut de fabrication avait été retouchés, quelques mesures prises en compte et enregistrées au fur et à mesure des tests, etc, etc…

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Un bruit subsistait, un grattement irrégulier contre une paroi de métal, je sentais mon corps y vibrer, mais sans grand plus. Le grattement se fit plus persistant, les secousses plus dérangeantes et cette désagréable sensation se fit de plus en plus présente… ces perturbations s’arrêtèrent un instant, me permettant de pouvoir replonger dans l'étreinte de Morphée, paisiblement… quelques secondes durant. Subitement recommença le tout, les grattements étaient devenus des grincements du métal cédant petit à petit sous la pression, les secousses décuplèrent me donnant l’impression d’être ballotée dans tous les sens jusqu’à que je sorte de ma torpeur.
Quelle ne fut pas ma surprise… non, ma terreur lorsque s’ouvrirent mes yeux sur plusieurs rangées de dents. Je m’étais endormi dans mon armure la veille… l’un de mes bras était vivement secoué par je ne savais trop quoi et s’était pareille pour la jambe opposée. Des créatures essayaient de m’avoir pour le petit déjeuner…

Jamais la flemme ne m’avais autant parue être salvatrice… seulement, cette protection dont j’étais si fière… me montrait déjà ses limites ; sous les assauts de la mâchoire qui essayait de me décapiter, je sentais mon casque, mon gant, ma bottine et le métal les composant… partir en morceaux…

- Hein… ?

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Sam 27 Jan 2018 - 11:27

Rira bien qui Rira le Dernier




( Part Two )

Dévorée… j’étais littéralement en train de me faire dévorée vivante ; prise de panique j’étais tétanisée, les yeux rivés sur ces crocs déchiquetant l’unique rempart qui tant bien que mal me protégeait d’une mort certaine. Je restai un instant inerte, prise de crise d’hyper ventilation alors que mon armure commençait à se présenter comme mon cercueil.
Ce n’est qu’au moment où lesdits crocs entrèrent en contact avec mes tempes et mes membres que je me réveillai, usant de mon bras valide j’enfoncer mon poing à l’endroit que je supposai être l’abdomen de la bête. À ma grande surprise, mais pour mon plus grand plaisir, la créature visiblement canidé lâcha immédiatement prise, s’écrasant au sol plusieurs mètres plus loin et y resta, entre spasmes et inertie. La vue dégagée je me redressai, un long Kunai fraichement créé en main tandis que les derniers morceaux de mon casque s’effondraient. Bien vite, la question concernant le comment mes protections avaient été si facilement passées ne se posa plus une fois que j’eus déterminé à quoi j’avais affaire. * Des hyènes… ? * une fourrure légère, des traits presque canins pour une musculature et une silhouette bien plus imposante et un ventre naturellement rond ; un timbre grisâtre et parsemé de taches. Soulevant un sourcil un peu désemparé vis-à-vis de ces informations, je relevai ma garde et avançai vers elles. Mais si ces bêtes avaient abandonné l’idée de me dévorer, elles n’en restaient pas moins un danger pour le secteur si elles s’en prenaient ainsi au pass…

- Attends attends ! On se rend, ne nous tue pas s’il te plait ! Fit une voix sur ma gauche perdue entre panique et fatigue.

Choquée, je me tournai vers le son et cherchai un temps avant de m’y résigner ; cette voix féminine appartenait à la hyène qui, assise, avait baissé la tête pour implorer mon pardon. Dépité, je baissai ma garde, cherchant surtout à comprendre dans quelle situation je m’étais fourrée. Si j’avais été une civile j’aurais probablement pris mes jambes à mon cou, mais merci à ma formation, comme à Hisao de m’avoir présenté Suzaku… j’en déduis bien vite que ces carnassiers avaient eux aussi subi une formation sur le ninjutsu.
Suspicieuse, constatant que toutes trois ne montraient plus aucun signe d’animosité, je baissai ma lame ; portant un regard tout de même inquiet sur les morceaux d’armure qu’elles avaient entamée presque comme si de rien n’était avant de reposer le regard sur elles. Celle… ou visiblement celui que j’avais frappé était maintenant assis, massant d’une patte frileuse la zone que j’avais attaquée.

- Qui vous envois ? Pourquoi m’avez-vous prise pour cible ? Demandai-je fermement, tachant de maintenir un certain standing entre elles et moi… si celles-ci se montraient soumises, il ne fallait pas que je relâche la pression… qui plus était il y avait quelque chose de louche dans cette histoire.

- Je m’appelle Shenzy, celui que vous avez frappé c’est Banzai, et l’autre avec un air d’ahuri c’est Ed… Les présenta-t-elle en relevant un peu la tête. ET non… je peux te le jurer personne ne nous a envoyé à votre poursuite ou quoi que ce soit… on vous croyait morte vu que vous ne réagissiez pas quand on tapait votre armure. Poursuivit celle-ci avec une certaine forme de regret dans la voix.

Me remémorant que c’étaient justement ces grattements et tapes qui m’avaient en partie réveillé, je pus corroborer sa version des faits. Quelque part je pouvais comprendre qu’elles m’aient agressée ; ces chasseurs étaient connus pour être des charognards après tout… quant à ce qui me dérangeait à leur sujet c’était leur abdomen… ou leur corps en général.
De ce que je savais d’elles les Hyènes étaient normalement bien plus en chaire et bien plus puissantes que cela. Si en plus un seul coup avait suffi à mettre hors d’état de nuire l’une d’entre elles… elles devaient être drôlement affaiblis ; ne serait-ce que pour leur extrême faiblesse du moment, je pouvais accepter sa première réponse… comme quoi personne ne les avait envoyées. Qui enverrait des soldats diminués sur une mission, quelle qu’elle soit ?

Mon interlocutrice du moment m’adressa un nouveau regard inquiet avant de porter le regard sur ses congénères, Banzaï qui se remettait difficilement sur ses pattes tandis qu’Ed… se tentait désespérément de retenir un fou rire. Leur porte-parole et moi partageâmes un regard exaspéré avant que celle-ci ne reprenne :

-… bien… si vous permettez on va y all…

- Non ! Je ne permets pas... l’interrompis-je aussitôt, la poussant à se figer dans son mouvement de départ avant de s‘assoir de nouveau, regard sur le sol.

Lâchant la lame que j’avais précédemment créée, leur faisant bien comprendre que je ne leur étais plus hostile, je m’assis à mon tour pour la plus grande surprise de celle qui me faisait face. Accordant un regard aux deux autres qui avaient fini par se battre à cause des moqueries d’Ed, je reportai mon attention sur leur leader :

- Disons que j’ai compris que vous ne représentez pas de danger, mais ça, ça n’implique que moi ; d’autres Shinobis plus zélés ne vous laisseraient probablement pas la vie sauve… démarrai-je en fronçant le regard avant de lui demander enfin des explications ; que faisaient des hyènes tachetées si loin de la savane ? Pourquoi des individus vivant normalement en communauté n’étaient qu’un groupe de trois, arpentant un territoire qui n’était point le leur. À mes propos, Shenzy resta silencieuse un moment, avant de pousser un soupir, comprenant visiblement que c’était dans leur intérêt d’éviter de faire les têtes de mule. Elle ouvrit la gueule avant de subitement se mettre à hurler :

- VOS GUEULES !!!

- Bheuuu c’est lui qui a commencé ! Se plaignit celui que j’avais identifié comme Banzaï en pointant la dernière du do… de la patte.

[…]

Quelques coups de gueules et de pattes plus tard, Shenzy reprenait enfin son calme, soupirant en silence les yeux rivés vers le sol. Que trop bien placée pour savoir ce qu’importait de vider son sac sur une situation ingérable, je fis silence et la laissai prendre ses repères. Lorsqu’elle s’ouvrit enfin à moi, ce fut pour me rappeler un des éléments les plus importants pour les Hyènes ; ce sont des créatures ne vivant et ne jurant que par la meute. De ce fait qu’importait sa place au sein d’un clan, une hyène était toujours un élément important pour celui-ci, sa seule présence aidait à la supériorité numérique et celle-ci aidait donc le clan lors des chasses, les défenses de territoires et autres.

- … seulement voilà, il y a de cela plusieurs décades de lune, les véritables têtes du groupe, les hyènes les plus entrainées et expérimentée de la meute ont été invoquées par Rintarou sama… poursuivit-elle en baissant le ton. Mais… … …

- Elles ne sont jamais revenues… Finis-je pour elle qui sur le coup m’accorda un regard et hocha de la tête en signe d’affirmation.

Leur disparition fut une grande perte pour la meute, mais ils se débrouillèrent pour maintenir leur suprématie sur leur territoire ; Shenzy ici présente se vit justement affublée du titre de chasseuse en chef, pour diriger la meute lors de situations difficiles. Celle-ci m’avoua être encore loin du niveau qu’elle devrait avoir pour ce poste, en apprenant que les matriarches, ou les anciennes du clan l’y avaient élue, mon interlocutrice m'affirma avoir compris que la situation de la meute était des plus critique.

- C’est à peu près à ce moment-là que j’ai pris la pire décision qui soit… son histoire datait de plusieurs décades, mais aujourd’hui encore elle semblait en porter le fardeau. Pour sure en entends la suite, je compris la raison de son amertume ; prenant Banzai et Ed avec elle, la jeune Hyène quitta le clan en mission de sauvetage… ou plutôt informative. Elle voulait savoir ce qu’il était advenu de ses aînées, elle comme nombre des membres de la meute qui les admiraient, ceux qui les connaissaient, ceux dont ils étaient la famille.

- Pour faire taire toutes ces interrogations, pour que l’on sache si l’on devait les pleurer ou les chercher… je me suis lancée à la recherche avec une équipe réduite… mais en notre absence... la meute… Ses babines tremblaient, son regard semblait presque éteint et il en était de même pour les autres qui dans le silence avait détourné le regard. … la meute… a frôlé l’instinction..

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Dernière édition par Metaru Itagami le Mar 27 Fév 2018 - 22:17, édité 1 fois
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Mar 27 Fév 2018 - 3:38

Rira bien qui Rira le Dernier




( Part Three )

Rappelées de force de notre pèlerinage de quelques semaines, la fumée se dissipait encore alors que retentissais cris, hurlements et pleures. Dans la panique je m’échappai des nappes de fumées nous entourant, une odeur particulière me chatouillait le museau depuis notre arrivée, une odeur normalement porteuse de bonnes nouvelles, annonciatrice de la découverte d’un festin ou la capture d’un joli butin… mais cette atmosphère ne laissait rien présager de la sorte...
Sortie du nappage de fumée, mes yeux se posèrent enfin sur notre territoire… territoire devenu un véritable champ de bataille. Prise de panique, je regardais partout, cherchant à comprendre, non pas les raisons de cette attaque, mais le pourquoi nous étaient mis en déroutes sur nos propres terres. Les adversaires étaient bien moins nombreux que nous et pourtant, malgré nos stratégies de chasse groupées, mes frères et sœurs tombaient les uns après les autres sous les coups de griffes et de crocs de nos assaillants.

Ma maison était bercée de cris, mon territoire empesté du sang des miens, ma demeure des pleures des mères, mon foyer des larmes de ses enfants… Dans ce brouhaha mon regard finis enfin par tomber sur une des matriarches, mais à mon regard vide et aux petites convulsions qu’elle avait, je compris bien vite sa situation… Lions et loups en faisaient leur festin…
Les babines retroussées, toutes dents dehors avant même que je ne m’en rende compte je m’étais élancé vers eux pour leur faire payer cet affront, avant d’être interrompue et plaquée au sol par une autre hyène, une des survivantes qui pour le coup était parvenu à me faire entendre raison… c’était vers à mort que je courrais ainsi…

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- Et… que s’est-il passé ensuite ? Avais-je fini par demander après un long blanc, durant lequel je m’étais décidé à lui laisser le temps de se reprendre.

La Hyène attendit encore quelque instant avant de se relancer dans son histoire, m’expliquant comment ce groupe hétérogène de chasseurs les avait boutés hors de leur territoire, comment ils avaient dévoré les siens par pur vice quand bien même les réserves de nourriture des hyènes étaient pleines et faciles d’accès… comment impuissantes, elles avaient été réduites à l’état de nomades en quête d’un nouvel endroit où vi… survivre.
À mon tour silencieuse, observant les animaux d’apparence canidé en profiter pour se reposer, je fis assez vite le lien sur ce qui rendait leur installation difficile. Ou plutôt, face à quel genre de problèmes elles devaient être confrontées… Mais devais-je vraiment m’en mêler ? Après tout, mère nature avait parlé et c’était son jugement qui avait arraché ces Hyènes à leur territoire. Toutefois… un élément me dérangeait dans son récit.

- Par contre c’est un drôle de rassemblement qui vous a pris pour cible… qu’est-ce que des lions et des loups faisaient ensembles… Pensai-je à voix haute.

- C’étaient des victimes… des erreurs de la nature ! S’écria brusquement Banzai. Je pouvais plus supporter leur air supérieur, rien que d’y penser j’en suis malade. N’eut été ce ninja avec eux, on aurait facilement pus nous débarrasser de ces nounours blancs ! Pas vrai Ed ?!

-… Blanc ? Avais-je répété avant même d’en prendre conscience, la seconde hyène s’était lancé dans un quolibet d’insulte qui semblait être une routine au vu de la réaction de ses congénères, mas il continua ainsi à m’affirmer que tous ces félidés les ayant pris pour cibles avaient une chose en commun, la couleur nacrée de leur pelage. Qui plus était mon nouvel interlocuteur avait ajouté une inconnue à l’équation, un et un seul ninja les accompagnait… Seulement… j’avais déjà eu vent d’un projet dans ce genre.

- Dis-moi… Fis-je d’une voix qui avait perdu toute forme de patience et de calme en posant… non en appuyant sur le creux des épaules de Banzai. à quoi il ressemblait ce ninja… ? Poursuivis-je d’un air froid que peu me connaissaient.

-… i… iiiil avait les cheveux à.. à aaargentés p .. pas vrai Ed ?! Répondit-il au sol, couché de force en demandant l’approbation de son ami qui se contenta pour toute réponse d’hocher de la tête. Quelque chose d’assez doux tapota sur mon épaule responsable de la soumission de Banzai, me rappelant que leur chef était présente et avait depuis longtemps abandonné l’idée du combat.

- Ce n’est pas une information que je comptais te cacher… mes souvenirs étaient simplement… troublés par le décès de nombre de mes confrères et consœurs. Fit la petite voix de Shenzy qui timidement était venue à la rescousse d’un des survivants de son clan. Survivant qui ne tarda pas à filer dès que j’eu relâché la pression.

Des cheveux argent, un air dangereux, des traits fins pour un corps musclé, mais effilé… un rire sardonique, pour des airs aussi malveillants que ceux-ci… * Il lui ressemble… il lui ressemble beaucoup…* j’étais sur le point de demander s’il avait des signes distinctifs, avant que Shenzy elle-même ne me réponde ; un tanto à trois lames et ce qu’elle présenta comme une tatouage courant le long de son bras gauche.

Les yeux écarquillés, j’écoutais avec toute l’attention dont j’étais capable… il n’y avait pas à tergiverser, s’était lui… qu’est-ce qu’il était venu faire si proches des frontières de Kumo ? Non… non ce n’était pas la question, le temps était déjà arrivé ? Ils ne pouvaient pas me faire ça maintenant ! Non… non pas maintenant c’est trop tôt, c’est beaucoup beaucoup trop tôt…
Les yeux grands ouvert, les lèvres tremblantes, je baissai le regard, ignorant la hyène qui me demandait si tout allait bien… Non, rien n’allait rien du tout n’allait… pourquoi maintenant ? J’ai à peine effleuré le sujet du Fuuin… Pourquoi… Pourquoi POURQUOI


- KUSO !!!! Hurlai-je avant d’abattre toute ma rage et ma frustration sur un arbre par le biais d’un coup de poing. Arraché à la terre sous la violence du coup, l’arbre avait volé sur plusieurs mètres avant de s’écraser contre un autre…

Le souffle court, le cœur battant la chamade, une seule chose, un seul sentiment traversait mon regard en cet instant précis. S’était un pur concentré de colère, de la haine, de la rage… non seulement en vers lui qui devait clôturer les closes de ce sinistre contrat, mais aussi contre moi-même qui n’avais pas réussi à me préparer à temps vis-à-vis de sa venue.
Ma main tremblante de rage, mais aussi de douleur, car salement écorchée se détendit à l’instant ou je sentis une langue y passer. Je savais que les animaux se servaient de leur salive pour soigner leurs blessures, mais je dois avouer que voir ma peau se reconstituer sous mes yeux était des plus surprenant. Baissant le regard, ce fut pour y voir une Shenzy à bout de force, mais qui tant bien que mal tentait de rester assise et avoir une attitude digne :

- À ta réaction je suppose que d’une manière ou d’une autre cet homme t’a causé du tort aussi… Dit-elle dans un souffle.

Fronçant un peu le regard, je posai un genou pour être à son niveau : - Shi… Arrêtée dans mon élan par une des nombreuses sécurités de mon corps, je me rappelai ne même pas être capable de prononcer son nom. Prenant le temps pour bien choisir mes mots, je finis par poser la main sur la tête de la hyène capable d’irou jutsu avant de reprendre : Laisse-moi deviner… vous avez trouvé un nouveau territoire, mais la plupart d’entre vous sont soit blessées, soit encore trop faible pour chasser et ramener de quoi manger… ?

- Qu… commença-t-elle, avant d’être stoppée par ses propres interrogations. Comment avais-je compris cela ? En réalité c’était de la logique et un peu de déduction personnelle.

- Il semblerait que nous ayons un ennemi commun… Fis-je en me redressant, tachant de regagner mon calme et contenir mes émotions avant de baisser à nouveau le regard. puisque nous regardons toutes deux dans la même direction, accepterais-tu mon aide ?

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Mar 27 Fév 2018 - 22:05

Rira bien qui Rira le Dernier




( Last Part )

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Ce n’est qu’après plusieurs heures de marche que nous arrivâmes enfin au village convoité, les Hyènes avaient accepté de me suivre en se servant de moi comme couverture, moi je passais simplement pour une Shiobi avec de drôles d’animaux de compagnie. Banzai n’avait cessé de se plaindre… ou de raconter la manière dont il se déférait des Silver Fangs si jamais il leur retombait dessus. Ed quant à lui, toujours aussi bavard qu’une tombe s’était uniquement contenté d’acquiescé, là ou Shenzy, silencieuse me jetais de temps à autre des regards perplexes.
Hum… ? D’où je connaissais ce nom ? Il me venait d’une époque que j’essayais de supprimer de ma mémoire… sans grand succès. Le projet silver fang, du moins tel que je le connaissais à l’époque aurais dû être un rassemblement de prédateurs, des prédateurs reclus de leur clan pour une particularité concernant leur pigmentation… ils devaient tous souffrir d’albinisme. Fronçant le regard, j’avais croisé les bras et avançais en réfléchissant, me rappelant du pourquoi de cette particularité, comme du pourquoi le projet marcherait… finalement il avait bien monté son coup. Rassembler les victimes d’une même discrimination pour mieux les contrôler, se servir de cette souffrance commune pour faire tomber les barrières qu’il y avait entre leurs espèces et enfin en faire une forme de clan à part entière qui serait sous ses ordres non pas par tyranisme, mais par reconnaissance pour cette nouvelle vie, et nécessité pour leur survie. La description correspondant à son profil, le groupe des silver fangs créé et en activité… il s’agissait bien de de la raclure qui devait venir m’arracher Tsukimi chan…

- Nous y sommes… Me susurra Shenzy, m’arrachant ainsi à mes réflexions et me permettant de me rendre compte que nous nous trouvions déjà devant les portes d’Hidchu.

J’étais sur le point de leur demander de m’accompagner lorsque je me rendis compte de la boulette que ce serait, entre Banzai qui avait des étoiles dans les yeux, et Ed qui avait déjà fait une flaque de bave au sol… je finis par n’entrer dans le village qu’avec Shenzy qui avait… plus ou moins réussi à garder son calme… plus ou moins.
Laissant derrière nous ses confrères avec de nouveaux colliers portant la marque du clan Metaru, nous entrions dans la ville de chasseurs. Nul besoin de le dire, les regards de ces individus particulièrement bourrus se portèrent très vite sur la Hyène qui m’accompagnait certes timidement, mais non sans jeter des regards trop intéressés autour d’elle et de toute la viande qu’elle voyait. Les deux autres à la sortie allaient m’excuser, mais le symbole du clan le plus influant de Kumo à leur cou était la seule manière viable que j’avais de les protéger de ces gens-là…. Gens qui verraient certainement un couple d’hyènes affamées comme une menace pour leurs prises.

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Une cinquantaine d’individus… j’aurais peut être due lui demander combien d’entre elles avaient survécu avant de me porter garante de leur permettre de se sustenter correctement. Ne vous égarez pas trop, il ne s’agissait pas là d’un simple élan de générosité, ou de compassion envers des camarades victimes d’un même individu… non il y avait aussi l’amertume de la culpabilité qui me rongeait vis-à-vis de ceci.
Il y avait de forte chance que les Silver Fangs aient attaqués en étant à la recherche d’un poste avancé plus proche de kumo pour des raisons qui d’une manière ou d’une autre m’incluraient aussi. Je n’étais bien sûr pas orgueilleuse au point de vouloir en porter tout le blâme, mais assez pour me sentir en partie responsable de leur déroute.

Les négociations ne se sont pas trop éternisées, même si le chef du village semblait me trouver stupide de vouloir nourrir des animaux, celui-ci reconnut tout de même la qualité du travail Metaru. Ainsi les quelques bovins que je parvins à leur acheter ne me coutèrent pas la peau des fesses, mais plutôt des heures de travail à l’œil ; à savoir une révision de leur matériel de chasse ainsi que de nouveaux pièges pour remplacer, les plus usés ou les plus désuets.

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Presque trois jours… c’était le temps que j’avais passé sur le nouveau territoire des Hyènes. Ironiquement comme me l’avait avoué Shenzy, cet endroit était probablement plus intéressant pour le clan en lui-même que celui qu’elles occupaient à l’époque. Si j’avais passé autant de temps avec elles surtout leur éviter une indigestion, un estomac vide depuis aussi longtemps que me l’avait appris la nouvelle chef du groupe, se précipiter sur la nourriture aurait eu l’effet inverse… Cuisiner un ragout avec toute cette viande avait certes été éprouvant, mais j’avais non seulement appris à connaitre le clan, mais surtout remarqué le point auquel elles pouvaient se montrer disciplinées quand il le fallait.
Je m’étais surprise à regarder avec envie les petits qui reprenaient presque vie devant le repas que je leur avais cuisiné. Hormis le fait que la nourriture cuite leur convenait presque trop bien, ce fut surtout le fait d’apprendre que je n’étais pas la première à leur préparer quelque chose… une collègue de leur précédent pactisant avait l’habitude de leur préparer des petits plats :

- « ce n’est pas parce qu’à l’origine il vous a prise pour vous débarrasser des corps que vous devez manger tout et n’importe quoi… » Disait-elle souvent… M’expliquait l’actuelle matriarche avec un regard perdu entre joie et nostalgie. te voir faire ça pour nous… tout ça… Fit-elle en se retournant vers son clan déjà plus vivant que le ramassis de carcasses mourantes que j’étais venu trouvé au commencement… à fait remonter des souvenirs… j’aurais voulu que les anciennes puissent te voir. Reprit-elle d’un ton sombre, baissant un peu la tête alors que son regard prenait enfin les traits de prédateur qu’il n’aurait jamais dû perdre.

- Dis… Itagami… ce type tu vas devoir l’affronter un jour non… ? Demanda-t-elle sans lever la tête, les yeux brillants d’une flamme que je ne connaissais que trop bien.

- Hum… probablement plus tôt que je ne le pense… répondis-je en l’imitant, observant les hyènes qui devant nous exprimaient pleinement leur joie de vivre.

- Ce jour-là… appel nous… on à aussi un compte à régler avec lui… reprit celle-ci en faisant dérouler un long rouleau de parchemin à mes pieds, un rouleau portant un seul nom, non… deux noms, celui du précédent pactisant et le mien… à côté duquel il ne manquait plus qu’une signature de sang.

- … … d’accord… partenaire ! finis-je en portant mon pouce à la bouche. Mais un de ces jours… il faudra me raconter votre histoire… Finis-je en concluant le pacte.

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