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En quête de vérité


Lun 15 Jan 2018 - 7:55
Il fait sombre dans la bibliothèque du clan Hyûga bien que dehors, le soleil soit à son zenith. Ici, des rouleaux à perte de vue. Certains approchent le centenaire. D'autres sont bien plus récents. Tout ce qui concerne les Hyûga est mit sur papier par les scribes du clan et est conservé ici. Ce que je cherche ? Des informations bien sûr, mais sur quoi ? Mes parents. Je ne les connaissait pas bien et personne ne parle d'eux. Il faut dire que je ne parle à personne ici non plus. En parcourant les nombreuses étagères à la recherche de ce qui m'amène ici, je tombe sur plusieurs nom intéressants mais qui trouveront toute mon attention plus tard. Soudain, un bruit à quelques mètres seulement captive mes sens. Le son ressemblait à s'y tromper à un livre tombé au sol. J'active mes byakugans et regarde vers l'étagère d'où serait tombé le livre. J'avais raison. Bien plus loin, quelque chose captive mon attention : une personne au visage dissimulé se dirigeait vers la sortie. Pourquoi était-elle si pressée ? Je trouve ce comportement des plus suspects, et à raison. Je présume que cette personne m'observait mais qu'elle est aussi étourdie. À moins que ce soit ma "beauté légendaire" qui l'eut déstabilisé, je ne vois pas d'autre explication.

Je retourne à mes recherches en désactivant mon dojutsu. J'arrive finalement à ceux ayant vécu l'émigration depuis le pays du feu. Je me met à rechercher par rapport à l'âge de mes parents et j'arrive rapidement à trouver le rouleau parlant de mon père. "Hyûga *******, 43 ans, marié à Hyûga *******, 1 enfant du nom de Hyûga Takumi. À trouvé la mort dans le raid contre Iwa en l'an 201. Occupait le poste de..." Mort dans le raid ? Il n'avait pas plutôt disparu ? Si on sait qu'il est mort, c'est qu'on a vu le corps. Dans ce cas, où est-il à présent ? C'est probablement une erreur de vocabulaire venant du scribe. Je décide donc de retourner à mes recherches en quête du rouleau dédié à ma mère. Et j'ai beau regarder, je ne tombe pas dessus. On a oublié de le faire ? Impossible, il y en a même un à mon nom. Donc soit il est conservé dans un endroit hors de ma portée, soit il a été détruit.

*Des personnes approchent.*

"Que viens-tu faire ici Takumi ?"

"Je jette simplement un œil à l'histoire de notre clan. Y vois-tu un problème Keisuke ?"


Hyûga Keisuke était un de mes oncles, plus précisément le frère cadet de mon père. On ne s'est jamais vraiment apprécié. Le seul point qu'on puisse avoir en commun est probablement notre nom. Il était accompagné de sa fille Hyûga Sayuki et de son fils Hyûga Tsumiki. Je n'étais pas vraiment proche d'eux non plus. Parfois j'oublie même leur visage. En parlant de ça, leur père me dévisageait. Sûrement car je l'avais tutoyé. Dans notre clan, c'est quelque chose qui s'apparente à un manque de respect évident. Pour moi, c'était une manière vicieuse de créer une hiérarchie entre nous, ce que je rejetais catégoriquement. Un silence s'est donc imposé suite à ma question. De simples regards ont suffit à faire transparaître ce que nous voulions nous dire. Il était évident que je ne devais pas être ici. Ce qui est bien troublant car tout membre de la Sôke dispose d'un accès libre à tous les documents concernant de près ou de loin le clan Hyûga. Je ne voulais pas pour autant partir. Keisuke activa alors ses byakugans. Je ne puis me retenir d'arborer un sourire suffisant, c'était plus fort que moi.

"C'est bon, tu as gagné je pars."


Je n'avais aucune chance de gagner en combat singulier, encore moins en ayant à combattre deux autres Hyûga en plus. Même si je le pouvais, ce n'est pas dans mon intérêt de déclencher un conflit au sein de ma propre famille et qui plus est, dans l'enceinte de notre domaine. En me dirigeant vers la sortie, je repensais à toute cette histoire. Plus le temps passait et moins les chose avaient de sens par ici.

"Fais attention à toi Takumi, comme tu le sais des gens 'disparaissent' ces temps-ci. Étant ton oncle, je trouverais cela regrettable qu'il t'arrive quoi que ce soit..."


Avant de sortir de la bibliothèque, je tenais tout de même à lui répondre.

"Ouais, merci.. Mon 'pote'."




Dernière édition par Hyûga Takumi le Sam 27 Jan 2018 - 3:25, édité 2 fois
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Mer 17 Jan 2018 - 5:49
"Fais attention à toi Takumi, comme tu le sais des gens 'disparaissent' ces temps-ci. Étant ton oncle, je trouverais cela regrettable qu'il t'arrive quoi que ce soit..." C'est qu'il se mettait à faire de l'humour le vieux. Même si j'avais une fâcheuse tendance à ne pas tout prendre au sérieux, ce qu'il venait de me dire ne me laissait pas indifférent. J'aurais beau en référer aux responsables du clan, il n'y aurait évidemment pas de suite. 3 voix contre la mienne. Surtout la mienne. Le fait que je me sois mis à l'écart des autres membres de ma famille n'avait pas mis beaucoup de temps avant d'être évident aux yeux de tous. Bien sûr, je suis membre de la Sôke. On ne me dira jamais de façon crue ou de vive voix que j'ai tord. Je connais leur façon de faire. Ils laisseront couler la chose et n'en parleront plus. Hypocrites. La scène avait tout de même été intense, je voulais me reposer un peu et me détendre.


Plus tard dans la soirée, chez moi.

Seul. Dans cette grande demeure. De son vivant, ma mère apportait de l'animation et de la chaleur dans ce foyer. Mon père lui, occupait mon temps libre avec l'entraînement et les leçons de vie. Ah, j'avais au moins le mérite de garder cet endroit propre et prêt à accueillir à toute heure. Et ce, même si je n'avais pas d'amis. Pas de proches non plus à proprement parler. Mais je m'en sortais pas trop mal jusque là, j'avais encore mes deux yeux et personne n'avait encore attenté à ma vie. Enfin, personne venant de ce village. Je n'avais rien à faire et je m'ennuyais. Et comme chaque soir où je n'avais rien à faire et m'ennuyais, j'avais décidé de partir pour le temple qui appartenait à mes parents. Avec la maison et mes byakugans, c'est tout ce que j'avais pu hérité d'eux. Sur le chemin je croisais des cousins, des oncles, Sôke, Bunke... Je ne croisais le regard de personne. Je ne cherchais pas à me faire petit non, je marchais au beau milieu de l'allée. Je n'avais pas envie d’interagir avec eux et je ne voulais pas faire semblant. Et j'étais bien trop fier pour aller raser les murs. J'étais ici chez moi et d'après leurs règles je l'étais encore plus que la plupart d'entre eux. Fort heureusement, j'étais de la branche principale, j'avais mes byakugans et je svais me défendre contre la plupart d'entre eux. Nous étions donc dans une impasse silencieuse qui instaurait un malaise ambiant et lourd.

Voilà maintenant que sans que je m'en aperçoive, j'étais seul dans cette allée. Je n'étais pas vraiment surpris. Après tout, il se faisait tard. Chacun avait des obligations contrairement à moi. Chacun avait soit des enfants, des parents ou des frères et sœurs. Contrairement à moi. Au dernier croisement avant d'arriver au temple, une autre personne avait fait son apparition : mon très cher oncle. Je l'avais vu et il m'avait vu. Seuls et personne d'autre aux alentours n'était présent. Le hasard ne pouvait exister, toute cette situation bizarre devenait d'un coup oppressante. J'avais l'impression que tout pouvait arriver ici, au domaine Hyûga, la fameuse police d'Iwa. Nous nous approchions l'un de l'autre. En y repensant bien, il en imposait le bougre. J'avais beau tout ramener à l'humour, ce n'est pas avec des blagues que je pourrais échapper à ses poings. Je le vois s'arrêter, je fais de même. Il me fixe, je fais de même. Il n'avait aucune expression faciale. J'avais l'impression qu'il fixait un mur. Comme si j'étais insignifiant à ses yeux et que la seule utilité que j'avais était celle que l'on me prêtait. J'avais envie de relâcher la pression, je me suis donc remis à marcher. Lui restait stoïque, fidèle à lui-même. Le moment où nous nous sommes croisé m'a parut comme durant une éternité. Tous mes sens étaient affolés et je faisais de mon mieux pour ne pas le montrer. À ce moment là j'en était sûr, il pouvait faire ce qu'il voulait de moi, je n'aurais aucun pouvoir de décision. Il était bien plus fort que moi, sans avoir eu besoin de le voir à l'œuvre. Je suis passé et rien n'avait eu lieu. Pas une parole, pas un acte, pas un seul geste.

J'arrivait donc au fameux temple juste après avoir évacué la pression accumulée. Quelque chose de louche avait attiré mon attention. De la lumière venait du dit-lieu. Ce qui est étrange vu que personne n'y entre jamais, enfin à ma connaissance. Il est considéré comme abandonné, peu de personnes savent qu'il m'appartient. Je pensais n'être "plus à ça près" donc je suis entré comme j'avais l'habitude de le faire. Je prenais mon temps, je posais mes getas à l'endroit indiqué. Une autre paire était présente. Donc il y a bien quelqu'un et cette personne n'est toujours pas partie. En regardant dans le fond de la pièce, une personne faisait face à l'autel que j'avais érigé il y a de cela quelques années déjà. On pouvait percevoir de ma position que des fleurs étaient déposées. La lumière venait de bougies disposées près de l'autel. Et depuis peu, une odeur d'encens avait envahit la pièce. Je décidais donc de m'approcher sans dire un mot. Peu importe qui était cette personne, cela ne changerait rien à mes habitudes. Enfin, je crois ou du moins j'espère. Comme moi, l'inconnu portait un kimono. Il avait des cheveux longs et semblait avoir une taille dans la moyenne. C'était probablement quelqu'un de mon clan et cela avait attisé ma curiosité. En me plaçant à côté de la personne, j'allumais aussi de l'encens et restait silencieux.

J'étais curieux de savoir qui était cette personne mais quelque part, je n'avais pas envie de parler. Je n'avais pas envie de détourner mon regard de l'autel. J'étais là pour une raison bien précise et peu importe qui pouvait bien honorer ce mort, j'avais juste besoin de faire ce que j'avais à faire. Cet endroit était bien le seul qui me faisait perdre toute joie de vivre mais qui me faisait aussi l'effet d'une catharsis. Une fois ici, mes mauvaises pensées disparaissaient. J'arrivais à faire le vide dans mon esprit et ainsi, à faire le point sur ma situation. C'était quelque chose dont j'avais besoin et que personne ne pouvait me retirer. Après quelques minutes de silences, l'inconnu s'était levé et était reparti. Il avait délibérément posé une lettre près de moi. L'encens avait fini de brûler pour ma part aussi, j'avais alors prit la lettre et me dirigeait vers la sortie du temple. Avant d'entamer la route pour rentrer chez moi, j'avais regardé au dos de la lettre et le nom de quelqu'un y était écrit. Probablement le nom de la personne qui en était l'auteur.

*Sayuki.*



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