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[B/iwa] La Montagne et le Katana


Ven 19 Jan 2018 - 0:58
La Montagne et le Katana
Mission B - Une épreuve pour les braises et la terre

D’un côté, un esprit excité par les retrouvailles d’un pays tant manqué. De l’autre, un cœur serré après tous ces mois éloignés. Le voyage n’était pas éprouvant pour celle ayant connu ses plus grands périples depuis peu. Sa découverte d’Hi no Kuni, la première fois qu’elle avait pu contempler la mer avant son arrivée à Mizu. Puis la rudesse de la Roche quand elle avait traversé tout le continent afin de rejoindre son nouveau village. Que de voyages, de péripéties pour celle qui avait toujours rêvé de gloire au sein de sa patrie natale, à jamais sa terre, Tetsu no Kuni. Les montagnes avaient laissé place à de grandes plaines désertiques alors que les températures chutaient chaque journée un peu plus. Comme pour rappeler aux quatre parents de sang que sur ce territoire, c’était la loi du fer et des lames qui régnait en maîtresse.

Dans ce groupe restreint, l’opaline ne connaissait bien qu’un seul homme, étant la seule représentante de son genre. Peu étonnant quand on connaissait la tradition masculine de l’art ancestral des samouraïs. Les deux autres combattants de la roche se trouvaient être son cousin un peu plus éloigné, Reisei, ainsi qu’un Nagamasa avec lequel la platine n’était jamais eu le temps de converser où croiser le fer, Nagamasa Yoshitsune. Après leur départ d’Iwa, son cousin lui avait confié l’objectif de sa mission réservée aux gradés : retrouver un enfant perdu. Deux Jônins pour un enfant. Deux genins pour une mission diplomatique. Heureusement l’opaline avait la confiance de Watari qui avait vu ses longues séances de méditation afin d’apaiser sa témérité sans éteindre le brasier de son âme. Mais il fallait avouer que la samouraï se demandait pourquoi envoyer deux genins sur une mission pouvant déboucher sur des accords politiques importants alors que les légendes de Watari et Yoshitsune commençaient à se construire et auraient pu aider aux discussions.

Cependant Eirin tenait à réussir cette mission. Celle qui rêvait, enfant, de devenir la première et plus puissante Shogun de l’histoire tenait à présent à démontrer à ce pays qu’elle saurait forger sa propre histoire et sa légende. Pas en tant que simple soldat mais qu’un jour les tetsujin se souviennent d’elle comme Hoshino Eirin. C’est pourquoi l’erreur n’était pas permise. Pour elle-même et pour l’honneur de son clan ainsi que par extension, celui des Nagamasa. Avec un peu de chance les dizaines d’heures que sa mère avait passé à lui enseigner l’art de la discussion sauraient se montrer utile.

Rapidement une fois la frontière passée, Eirin et Reisei quittèrent les deux gradés, l’opaline lançant un dernier regard ainsi qu’un sourire à Watari avant de le perdre de vue. Les deux Hoshino à présent seuls, à cheval, Eirin finit par briser un silence pensant. En effet, elle n’avait pas eu l’occasion de s’entretenir avec les jumeaux depuis leurs disputes avec Sakuya. « En soit je me fiche de tes motivations à te battre. J’aime boire une coupe de saké le soir cependant je ne fais pas de l’alcool ma passion. Mais… Si tu ne désires pas que Kazan vienne t’attraper à Iwa ou ici-même, alors suis moi. Si l’envie de succomber à tes penchants te prend, pense aux coups de fourreau de notre ancêtre. Si tu sens la colère te saisir, tu penses à tout le saké que tu auras en rentrant à Iwa. Car oui, les Nagamasa ont une bonne réserve. Donc… » Arrêtant le cheval quelques instants, sa lame à sa ceinture, son regard azuré croisa celui de son parent. « Je ne suis pas parfaite, je ne tiens pas à être le modèle dont rêvent mes parents. Laisse-moi parler si nous en avons l’occasion et montre que tu peux être non pas un samouraï parfait mais un samouraï digne. Montre que tu es un Hoshino. »

Après ces quelques mots et sans attendre plus longtemps, la jeune femme s’élança de nouveau, le calme de son visage n’étant qu’un pur masque. Car à l’intérieur le brasier s’amplifier un peu plus alors qu’ils se rapprochèrent des seigneurs et du Shogun.


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Sam 20 Jan 2018 - 17:26

Assit sur son cheval, perdu dans ses pensées, Reisei se demandait ce qu’il faisait là, à Tetsu. Un jour, alors qu’il s’entrainait dans son coin, attaquant à l’aide d’un bokken un buste qu’il avait fait en terre, le cousin était venu, lui disant qu’on avait une mission pour lui. L’idée de voyager ne le fit pas tergiverser plus longtemps et il accepta. C’est ainsi qu’il se retrouva embarqué dans une mission diplomatique au pays du fer, accompagné de la plante en pot de Watari à cheveux blancs, Eirin. Depuis leurs retrouvailles quelques peu mouvementées, ils ne s’étaient pas parlé. Après tout, le samouraï ne voyait absolument aucun sujet potentiel de discussion avec la jeune femme. En fait, Reisei n’avait rien à dire, à aucune des 3 personne l’accompagnant. Il avait donc mangé avec eux, dormi avec eux, faisant ses rondes comme tout le monde. Il avait chevauché avec eux, somnolant à dos de cheval ou bien profitant du paysage.

Pour être totalement honnête, Reisei n’avait aucune idée de sa présence au sein de cette mission. On lui demandait à lui et à la samouraï d’aller mener des négociations diplomatiques à Tetsu. Le cousin avait pourtant reçu la lettre de l’Ancêtre, il savait pourtant bien que Reisei avait fini chez lui après un rendez-vous diplomatique de la fratrie ayant battu tous les records en matière de ratage et d’impolitesse. Il était au courant donc il n’y avait pas 36 solutions : Soit le cousin en avait marre de les chaperonner et tentait de se débarrasser d’eux, l’un après l’autre, en ayant une raison légitime de le faire, soit il prévoyait de faire la guerre à Tetsu et souhaitait un élément déclencheur en la personne de Reisei et a bouillante cousine, soit c’était un test et il le croyait capable de réussir.

Ils s’étaient finalement séparés, Watari et l’autre membre de la mission partant d’un côté, Eirin et Reisei de l’autre. Il avait donc chevauché dans le mutisme le plus total, se calquant sur le rythme de vie de la jeune femme pour dormir, manger et chevaucher, lui adressant tout juste assez la parole pour l’essentiel. Il s’attendait donc à ce qu’il en soit de même aujourd’hui mais la jeune femme en avait visiblement décidé autrement. Alors qu’ils chevauchaient, Reisei dans un état pas très loin du sommeil, laissant son cheval suivre celui de la jeune femme, celle-ci prit la parole, et le sortit de sa torpeur. Du peu que le jeune homme compris, elle parlait de la réserve de saké des Nagamasa et du fait qu’il devait se tenir à carreau et faire honneur au nom des Hoshino. Il secoua la tête pour finir de se réveiller et lui répondit, la voix encore pâteuse.

- C’est une information intéressante, concernant le saké. Je vais me tenir tranquille, histoire de rentrer vivant et pouvoir enquêter sur cette information.

Il eu un instant d’hésitation puis enchaina, après tout il avait déjà laissé échapper pas mal de choses lors de leur légère prise de bec, tandis qu’il réglait ses comptes avec sa sœur.

- Et je suis Reisei, par un énième Hoshino. Ce que je fais, je le fait pour moi. L’honneur des Hoshino, je m’en moque, je veux être moi, pas un petit Hoshino conforme au moule et à la vision d’honneur du Vieux… Mais je serais tranquille, et je vais même essayer de rentrer en ayant aucune casserole supplémentaire à mon actif.

Pas sûr qu’elle comprenne son point de vue. Elle aimait peut être se fondre dans la foule des honorables Hoshino et être diluée dans la masse. Mais c’était pas le cas de Reisei qui n’aspirait qu’à être reconnu pour ce qu’il est et pas juste « un samouraï du clan Hosh’ ». Il n’eut pas plus le temps de développer son point de vue, ils arrivaient à proximité de leur objectif, le temps n’était plus aux bavardages.
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Mer 31 Jan 2018 - 3:26

Bureau du Tsuchikage - Quelques jours plus tôt

Les quatre samouraïs avaient reçu la même missive, ils étaient conviés tous les quatre au bureau du Nidaime. Le grand rouquin les avait accueillis avec toute la splendeur de sa fonction de chef militaire, sans artifice aucun. À chacun, il avait remis leur ordre de mission. Ils formeraient tous les quatre une équipe d'ambassadeur qui partirait vers Tetsu dès la délégation kumojin installée au village. Le Shogun du Pays du Fer avait fait parvenir une missive vers Iwa, informant que son neveu avait disparu et qu'il avait besoin d'aide pour le retrouver. Profitant de l'occasion, le Nidaime voulait envoyer une délégation sur place pour entrer en contact avec les différents seigneurs des préfectures de Tetsu, pour s'attirer leurs faveurs et, peut-être, faire naitre une alliance. Ce n'est pas par négligence que le Borukan avait décidé d'envoyer les deux jônin du quatuor pour retrouver l'enfant. Si cette première mission semblait certes banale, elle était lourde de conséquences. Akimoto ne pouvait absolument pas risquer que l'enfant meure.

Aujourd'hui, votre titre de shinobi - genin ou jônin - n'a pas la moindre importance pour cette mission. Vous connaissez les terres de Tetsu mieux que n'importe qui d'autre à Iwa, vous avez été choisi parce que vous êtes samouraï avant tout et originaire de cette contrée.

Akimoto porta alors son regard vers les trois Hoshino.

« Voyez en ces missions une chance de prouver la valeur de votre clan pour Iwa. Réussissez et vous aurez fait un bond important pour acquérir ma confiance. Mais si vous échouez… »

- - - -

Tetsu no Kuni - Présent

Voilà quelques lieux que les deux groupes s'étaient séparés. Tandis que Nagamasa Yoshitsune et Hoshino Watari avaient pris la direction de la capitale du pays, Konpeki, les deux autres Hoshino devait maintenant décider par où commencer. Tous les deux ayant grandi au Pays du Fer, ils étaient les mieux placés pour prendre une telle décision.

Au bout de plusieurs heures à chevaucher dans la cambrousse de Tetsu, les samouraïs arrivèrent à la croisée des chemins, à l'intersection de quatre routes. Par où aller maintenant?

À l'Ouest - Vers les montagnes et les terres de la 'princesse' Tsukibori

Au Nord - Au travers des terres oubliées et pour rejoindre les préfectures des seigneurs guerriers Seiken et Dokuya

À l'Est - Vers la capitale et les terres plus familières aux clans Nagamasa et Hoshino

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Mer 14 Fév 2018 - 10:49
Watari descendit de son cheval et l'attacha à un arbre. Ils étaient par-delà la frontière et ils revenaient désormais chez eux. Si a priori, ils étaient des samouraïs, chacun avait potentiellement en lui et son parcours, les possibilités de ne pas être reconnu comme tel. Watari contempla les siens et soupira. Que vous m'entendiez bien. Je viens ici pour Iwa, Chôgen et mes intérêts coïncident avec ceux du Tsuchikage. Mais vous comme moi, nous savons que nous venons aussi pour nous. Il s'agit de notre terre natale. Cette mission n'était pas qu'une simple mission diplomatique. Ils étaient plus que de simples samouraïs et moins que de simples ninjas. Ils étaient quelque chose entre les deux. Un hybride factuel aux origines qui n'étaient pas toujours perçues de façon des plus positives par les samouraïs ou les ninjas. J'étais un vagabond. Eirin, tu sais toi-même pourquoi Kazan t'a fait partir. Reisei, tu sais aussi pourquoi tu es parti. Je ne vous demanderais pas de vous renier ; ce serait contraire à notre philosophie de samouraï. Mais prenez conscience que même en revenant dans la province de notre clan, Iga... Il est probable que nous soyons testé. Et le test en question impliquait fort probablement l'art des lames, langue universelle pour les samouraïs.

Notre premier objectif est de parvenir à récupérer des guerriers à notre cause pour qu'ils nous suivent jusqu'à Iwa. Ce que nous construisons là-bas est une ambassade permanente avec nos alliés. Elle ne sera complète que lorsque des samouraïs y vivront sous les couleurs de notre clan. Son premier objectif était assez simple : il fallait recruter des guerriers. Watari continua ses explications : J'irais m'entretenir avec Kazan et probablement mes parents. Ils ne pourront pas seuls, nous permettre d'atteindre le shogun et de négocier directement avec lui. En revanche, ils nous offriront l'appui nécessaire pour pouvoir nous entretenir avec les Takeda, les Date, les Uesugi. Si nous parvenons à obtenir l'appui de ces différents clans... Il est probable que je puisse m'entretenir avec le shogun. Watari se s'interrompit avant d'ajouter : Je ne pourrais pas me rendre dans les demeures claniques de tout ces clans. Il faudra nous séparer tôt ou tard. Takazane est resté à Iwa et est actuellement en train de rejoindre les rangs de la police du village de la Roche. Sakuya est en mission dans le pays du vent. Il ne reste que vous deux en qui placer ma confiance. Si le choix n'est pas encore à faire car ils nous faut rejoindre notre famille... La suite dépendra de vous.

Le clan Takeda est un des grands clans majeurs du Shogunat actuel. Les maîtres d'une cavalerie redoutées dans tous le continent, ils imposaient un statu-quo au sein du Shogunat et étaient de proches alliés du Shogun. Leur rivaux, les Uesugi, étaient des grands adorateurs des Hotoke et des guerriers-moines féroces. Leur sagesse et leur sens de la tactique imposait là aussi le respect. S'il y avait un des clans cités par le jeune homme qui était particulièrement redouté, le clan Date, aux armoiries du Dragon, était impulsé par un homme particulièrement craint sur le champ de bataille, de mêmes que ces hommes. Experts du Nodachi, les dragons du clan Date maniaient la foudre et la rage du combat. Ils vivaient tout au nord de Tetsu no Kuni, dans les zones montagneuses, et étaient réputés comme étant les guerriers les plus féroces du pays.

Watari n'avait pas cité les Hojos, plus spirituels et plus raffinés, ou encore le clan Oda et le clan Tokugawa, des clans plus mineurs, plus fourbes, plus inventifs... Leur appui n'était pas sans valeur, mais n'était pas les plus intéressants, à long terme. Il y avait bien les Shimazu, mais qui étaient maîtres d'îles qui leur demanderait de se rendre par la voie côtière jusqu'à chez eux... Vous auriez d'autres propositions ? Sinon, nous nous dirigeons vers Iga.

Watari patienta quelques instants, avant de se remettre en selle. Leur destin les attendaient.


Dernière édition par Hoshino Watari le Lun 19 Fév 2018 - 10:14, édité 1 fois
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Mer 14 Fév 2018 - 22:10

Ils s’étaient arrêtés non loin de la frontière de leur pays natal. Ils avaient attaché les chevaux et en étaient descendu, pour quelque peu désengourdir les membres endoloris par la longue chevauchée. Pour aussi que Watari les briefe une dernière fois sur leur mission. Et peut être aussi pour qu’ils se préparent mentalement à ce qui les attendait. Reisei rentrait chez lui. Dans son pays natal, d’où il avait été chassé par le vieux.

Pour être honnête, il n’avait aucune envie d’être là. Ce pays, c’était une cage de vie sans soucis placée sous l’étau des attentes du Vieux. Depuis qu’il l’avait quitté, le jeune samourai commençait à peine à s’émanciper, à découvrir la vraie liberté et les vraies responsabilités. Et surtout, pour une fois, il pouvait être Reisei et pas un samouraï lambda dilué dans la masse des honorables Hoshino. Il venait enfin de quitter cette vie d’anonymat, il ne souhaitait pas y retourner. Si on lui avait laissé le choix, il aurait préféré partir à l’autre bout du monde. Mais on lui avait dit : « Reisei, retour au bercail pour une mission diplomatique » du coup, il était parti, accompagné du cousin et d’Eirin, ainsi que d’un illustre inconnu. Ils avaient chevauché, et étaient enfin arrivés à destination.

Par contre, le fait qu’on lui confit ainsi une mission était nouveau. Soit le cousin lui faisait confiance, soit c’était un test, soit le cousin cherchait à se débarrasser de lui de la même manière que le vieux. Et cela serait d’un cruel manque d’originalité.

Le cousin justement, évoquait les différents clans de leur terre natale. Reisei avait déjà dû les subir, chaque inattention étant sanctionné d’un coup de shinai. Il avait donc appris à la dure la politique locale. Pourtant, il écoutait attentivement le cousin : Des informations avaient pu changer et certains détails pourraient avoir de l’importance. Lorsque Watari eût fini, Reisei intervint sobrement :

- Je te suis cousin.

Comme s’il allait lui demander son avis de toute façon. Le samouraï se dirigea donc vers les chevaux et caressa le museau de son destrier en attendant les autres.

- J’espère que tu as pu un peu te reposer Genshu, on va pas tarder à repartir. Je me doute que tu dois être épuisé mais on est bientôt arrivé et, une fois à destination, t’aura un repos bien mérité
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Ven 16 Fév 2018 - 14:11
La Montagne et le Katana
Mission B - Une épreuve pour les braises et la terre

Dans un geste à la fois vif mais précis, le corps de la samouraï prit appui sur l’étrier, remontant à cheval. Pour le bien des montures, une pause avait été nécessaire, en plus de permettre quelques informations mais… Eirin ne tenait pas à voir le trajet s’éterniser. Elle aimait voyager. Mais l’excitation des évènements à venir l’empêchait de totalement profiter des paysages ou de l’air froid de son pays. Les rennes en cuire fermement tenues entre ses mains, l’opaline déclara à ses deux compagnons “Je te suis à Iga. Peu importe la destination suivante, autant commencer sur une bonne base et… Notre famille est le point de départ logique.” Les Nagamasa ? Finalement, sauf une entrevue, Eirin n’en avait guère entendu parler et préférait se concentrer sur des clans majeurs de Tetsu.

D’un léger coup de talon, le cheval à la robe sombre commença à avancer, suivant les simples indications de sa chevalière. La bête portait fièrement Eirin, son sac mais également les armes de celle-ci ainsi que ses espoirs. L’espoir qu’elle ne soit plus vue comme une femme indigne, une capricieuse gâtée qui s’est permis de choisir la vie qu’elle désirait au détriment de quelques honneurs claniques.

Elle n’avait guère besoin d’être guidée, ces terres, elle les connaissait. Certainement même plus que Watari, parti du Pays du Fer bien avant que sa cousine ne commence à arpenter les régions avec Katsuo. Prenant la tête du groupe, elle se retourna légèrement à plusieurs reprises, croisant le regard des deux hommes qui la suivaient. “Pour ce qui est de la suite, j’imagine que cela dépendra de Kazan.” Et bien que tous soient reliés à ce fameux samouraï par le sang, cela n’était pas synonyme de simplicité. Le guerrier de feu avait ses intérêts à aider Iwa, mais Eirin le savait, c’était uniquement la puissance au coeur de Tetsu qui importait pour de nombreux samouraïs. Même elle. Le Tsuchikage leur avait confié être prêt à les reconnaître totalement s’ils réussissaient mais laisser sous entendre quelques sanctions en cas de soucis durant cette mission. La vérité ? Eirin aimait bien Iwa. Mais le désir d’être reconnue au sein de ses terres serait toujours plus important, pour l’instant, que l’envie de rayonner au Pays de la Roche.

“Et le concernant, il est évident que tu es le seul indiqué pour t’entretenir avec lui.” Elle fit un sourire complice à Watari. Après tout, le jônin était bien le seul à ne pas avoir connu de réelles tensions ou avoir désespéré leur ancêtre. Les motivations du vieux guerriers restaient toujours floues pour Eirin qui s’imaginait déjà n’être guère un avantage stratégique dans sa propre demeure clanique.

Alors que les minutes défilaient, que les reliefs se faisaient de plus en plus tranchants sur l’horizon, ils atteignirent leur région d’origine. Le berceau des Hoshino, la terre qui les avait tous vu grandir, s’entraîner et devenir quelques lames parmi les milliers de jeunes espoirs samouraïs.

C’est à ce moment que l’opaline laissa Watari passer en tête. Ignorant totalement la suite des évènements à venir. Ignorant si elle serait acceptée ou simplement rejetée. Voire pire, ignorée.


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Lun 19 Fév 2018 - 22:40
Quelques semaines après l'arrivée de la délégation de Kumo, pays du fer, province d'Iga, domaine du clan Hoshino

Clang. Ce fut le bruit que fit le sabre de Reisei contre celui de Shunsada, son oncle, qui avait chargé à la vitesse de l'éclair contre celui-ci. Pas assez de force. Pas assez de réflexe. Ce n'était pas une question de chakra. C'était juste un éclair. Un éclair physique. Shunsada avait fondu, dans une garde compacte, basse, comme un oiseau de proie sur un rongeur. Je suis déçu, Reisei-kun... Un sourire carnassier. Le samouraï se relève laissant exploser toute sa force physique autour de lui, le regard haut et défiant... Mon neveu, on m'a pourtant dit que tu faisais preuve de beaucoup de force quand tu pêchais les koï dans les étangs !

Est-ce que la situation était plus favorable pour Eirin ? Rien n'en était moins sûre. Une tigresse. Elle mouvait un corps bien trop voluptueux pour tant de force... Du moins... C'est ce que l'on aurait pu croire. Mais sa force était bien loin de celle de son mari. Elle la surpassait si aisément qu'elle magnait son nodachi comme d'un fauchard qui tranchait l'air. Un vrombissement. Les arbres du domaines ployèrent sous la force seule du mouvement rotatif. Aurait-elle pu simplement le parer sans subir le choc ? Sa parade aurait probablement était insuffisante et la lame aurait écraser sa cible comme un insecte. Des éclairs dansèrent autour de la lame. Un sourire. Un sourire amusé et défiant. Le même que Watari. Mais en provenance d'une belle aux longs cheveux corbeau... Mh... Eirin-chan, si tu ne te défends pas mieux, je risque de devoir te rafistoler dans mes quartiers... Elle disparut dans un seul instant, avant de se retrouver derrière elle et lui murmurer à l'oreille, sur un ton mielleux et affectueux : Et tu sais que ta tante apprécie beaucoup pouvoir s'assurer que ses nièces grandissent bien... Une voluptueuse menace qui dans un mortel souffle.

Quant à Watari ? Où pouvait donc bien se trouver l'émissaire du pays de la roche ? Combattait-il avec férocité contre l'illustre Kazan ? Grande question... Dont la réponse était négative.

Quartiers de Kazan

Moi qui pensais ne jamais revoir ton visage, Watari... Tu as bien changé. Tu as grandi, gamin. Le vieil homme, assis en zazen, le visage parcheminé, avait haussé un sourcil en voyant son exilé petit-fils lui revenir. D'un geste, il avait fait servir du saké, pour lui et Suzuka qui se tenait, silencieuse, en retrait par rapport à son mari. Les deux avaient probablement des sentiments contraire face à l'impromptue visite de leur petit-fils. Des choses différentes à lui dire. Après tout, ils étaient comme toujours, deux forces contraires qui ne s'entendaient que dans leur contradiction.

Grand-mère Suzuka. Grand-père Kazan. Il y avait longtemps que ne nous nous sommes vus. Je suis heureux de vous savoir en bonne santé. Ses paroles eurent le don de faire sourire Suzuka. Elle n'était pas aussi brûlante et revancharde que son mari, qui lui, gardait toujours un air sérieux et assez distant, malgré tout. J'imagine que te demander des explications sur ton départ n'est pas nécessaire. En revanche, je dois admettre que je ne pensais pas que tu reviendrais maintenant. Tes amis shinobis ont fort à faire, s'ils souhaitent se défendre contre les dangers qui les menacent. Il avala un peu de saké, le regard plissé dans une réflexion qui n'était pas dure à comprendre.

Ne me croyez pas dupe, Kazan-ojiisama. Je n'ai probablement pas votre force, ni votre expérience... Mais vous-mêmes, avez eu vos intérêts dans mes choix. Watari prit une pause, soutenant le regard du volcanique démon de feu qui l'observait en tentant de l'écraser par la seule force de son regard. Mais son petit-fils ne ployait pas. Je ne compte pas repartir sans rien vous dire cette fois. Je suis là pour assumer mes choix.

Les paroles du jouvenceau firent hausser le sourcil droit de l'aïeul qui, il fallait l'admettre, ne s'attendait pas à temps d'aplomb. Je vois que tu as appris à développer tes propres convictions. Contrairement à Eirin que je préférais, toi et Katsuo aviez toujours du mal à vous comporter comme des hommes. La provocation était clairement visible. Mais le vieil homme avait raison. Et peu importe si la sage Suzuka venait de flanquer un coup d'éventail replié à son mari, Watari savait qu'Eirin avait en elle, bien plus la fierté des samouraïs, que lui et son jeune frère. Il y a bien plus de volonté en Reisei, Sakuya et Takazane, que dans de longues années de mon existence... Je dois me ranger à votre sagesse, Kazan-ojiisama. Watari reposa sa coupe de saké, plein d'humilité. Il l'avait compris en les voyant. Cet idiot sans-gêne de Takazane vivait sa vie pour lui-même. Reisei se battait pour son propre nom. Eirin se battait pour devenir plus forte. Sakuya, elle aussi, cherchait à briller de ses propres ailes. Katsuo et Watari, au contraire, avaient beau avoir du talent et la meilleure éducations, c'est peut-être ce rôle d'héritier qui les incita à devenir aussi servile et à se laisser porter sur les flots du désir de leur clan sans développer les leurs.

Bien peu réalisaient que dans la sévérité implacable du vieil homme, une sincère affection existait pour ses nombreux petits-enfants. La conviction fière de l'honneur et la brûlante passion des samouraï fait homme, inflexible défenseur de la Loi du bushido, le grand et vieil homme apparaissait de plus en plus, à la lumière de la maturité, comme quelqu'un qui méritait le respect qu'il instillait dans tout le pays de fer. Je veux devenir digne d'être suivis par les guerriers de notre clan. Je veux devenir un samouraï qui pourra être à la hauteur de Masamune-no-kami, le fondateur. Je veux guider les samouraïs vers une ère de paix et de prospérité. Watari inclina la tête, sachant pertinemment ce que ses paroles venaient de signifier.

Alors que Kazan se caressait sa longue barbe blanche, Suzuka sourit comme jamais Watari n'avait vu sa grand-mère sourire. Un sourire paisible, chaleureux, mais plein de fierté...
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Mar 20 Fév 2018 - 22:37
La Montagne et le Katana
Mission B - Une épreuve pour les braises et la terre

Ce n’était pas un combat comme les autres. Que cela soit Eirin, Reisei ou même Watari face à Kazan, chacun avait un un titan qui se dressait face à lui. Pour l’opaline, il s’agissait d’une tigresse, une femme aussi redoutée, qu’admirée. Une force de la nature, un des modèles de son enfance, comme pour Sakuya.

Le duel avait commencé dans la cour intérieure de l’immense domaine des Hoshino et si certes, elle délimitait un espace d’entraînement conséquent, cela ne suffirait pas. Face à la vitesse extrême de Torahime, ce sont tous les muscles du corps d’Eirin qui se contractèrent, hurlant au danger malgré la douce voix de la matriarche. Dans un mouvement rapide, la samouraï avança, creusant la distance entre Torahime et elle, avant de se retourner et planter son regard enflammé dans le sien, un léger sourire aux lèvres. “La nièce qui vous avez rafistolé ne tient pas à supplier vos arts médicaux une nouvelle fois.” Elle était une irou, une des meilleures en plus de manier la Nodachi à la perfection. Mais tout le monde connaissait également les penchants délicieux de la mère de Watari. Et en rien Eirin ne désirait connaître les charmes de cette femme sans être capable de bouger car tous ses os brisés.

“Et puis que je ne tiens pas à subir de nouvelles remontrances inutiles… Pas ici.” D’une voix décidée, elle ne laissa guère le choix à Torahime, courant en sortant du domaine, sachant que son adversaire n’aurait aucun soucis pour la suivre… Car à peine arrivée en un lieu peu boisé, dégagé mais surtout éloigné des toitures du domaines, Torahime l’attendait déjà. Faisait pester Eirin. La vitesse. Comment battre une femme surpassant tous vos mouvements ? La chose semblait impossible à l’heure actuelle, ce que détestait Eirin. Incapable d’égaler Watari ? Katsuo ? Shunsada ? Kazan ? Cette faiblesse enflammait le coeur de la belle autant qu’elle lui donnait envie d’hurler et déchaîner ses flammes. L’envie était là. Mais heureusement, ses longs entraînements au sein de la roche l’empêchaient d’agir avec un tel empressement qui n’aurait fait que la pousser dans les bras de la défaite.

L’acier brillant de sa lame se tenait devant elle. Une lame simple en apparence qui ne le resta que peu de temps. D’un voix forte, emplie de détermination mais également de désir, la samouraï à la chevelure platine l’enflamma “Hi no Tsurugi !” Déjà la chaleur se dégageait de la lame à présent couverte du feu, celui-ci même qui enflammait le coeur de la guerrière. Mais ce n’était pas suffisant, pas face à elle. Les doigts de la belle serrèrent un peu plus le fourreau de son katana alors qu’elle le leva légèrement, lança à présent “Taimatsu !” Violemment, les flammes s'intensifièrent, et suivant le geste de tranche d’Eirin, commencèrent à arpenter tout le terrain d’entraînement dans un torrent infernal. Les rares pousses d’herbes au sol disparurent sous la chaleur partant littéralement en fumée. Une chaleur que purent sentir les serviteurs du domaine des Hoshino et intérieurement, au plus profond de son âme, Eirin espérait qu’il les sentirait depuis sa partie de shogi avec Watari.

Le terrain embrasé, aux flammes s’amusant à marquer chaque parcelle de vie, Eirin était dans son élément. Se mettant en garde, elle était prête, peu importe la suite. Elle ne lâcherait pas. La vitesse. En une fraction de seconde, sa tante disparut de son champs de vision, et en aussi peu de temps, Eirin sentit un main agripper ses cheveux et ensuite une douleur. Sur tout son visage, irradiant dans son dos, ses côtes qui hurlèrent de douleur. Tout le corps de la samouraï frappa le sol sous l’impulsion titanesque de l’irou qui la projeta au sol sans retenue. “J’aimes les femmes passionnées, mais j’aime encore plus celles qui savent prendre garde à leurs arrières.” La voix se voulait doucement, mais n’arrivait pas à apaiser la douleur de sa nièce. Qui mit quelques secondes à se reprendre, dévoilant un visage blessé, une plaie dessinant le trait de son arcade sourcilière et s’amusant à ensanglanter la peau pâle de la jeune femme. “Ah, j’y suis peut-être allée un peu fort…” Serrant les dents pour ne pas craquer face à la douleur de son corps, sa main toujours crispée sur son arme, Eirin se retourna violemment, sa voix cristalline répondant à Torahime “Henka !”. Le katana de l’opaline vit sa lame s’agrandir, se moduler grâce au chakra, suffisamment pour toucher son adversaire même à terre. Dans un mouvement brusque, violent, le tranchant fila vers Torahime… Et la lame fut stoppée, vibrant sous le choc. L’imposante nodachi bloquait totalement l’attaque d’Eirin. Profitant de cette ouverture, la samouraï se redressa, reculant de quelques pas alors que sa lame reprit forme naturelle.

Une main passa sur la plaie, dévoilant devant les yeux d’Eirin, un rouge vif. Qui ne tarda pas à ouvrir sa joue et s’infiltrer entre ses lèvres.

“Si vos coups se résumaient à quelques caresses dignes de chatons et non d’un tigre, je n’aurais pas désiré revenir en ces terres !” Se mettant une nouvelle fois en garde, les yeux perçants et azurés d’Eirin contemplait sa tante. Cherchant une faille. Mais difficile d’en trouver au sein de la puissance de Torahime. Sans prévenir, en prenant appui sur sa jambe droite, l’opaline se lança vers son adversaire, lame en avant. Les coups s’enchaînèrent, tantôt faisant reculer Eirin, tantôt obligeant Torahime à sortir quelques parades élaborées. Violemment, Eirin se cambra malgré la douleur, voyant la lame frôler son front et faire voler quelques mèches tranchées. Elle ne lui laisserait le droit à aucune erreur, aucun faux pas. Après ce rapide enchaînement, Eirin ne voulait pas lui laisser le temps de respirer. Se concentrant malgré la situation ardue, elle prépara sa lame et dans une rage de vaincre, dans ce désir qui était le sien, hurla “Ryujin Jakka !” Presque instantanément, la lame encore brûlante prit une couleur rouge vive, témoignant de chaleur presque divine qui grandissait au sein de l’acier. Dans l’art de la tranche ancestrale des samouraïs, dans une volonté pure, dans une détermination sans faille, la lame trancha l’air, et frappa avec une violence inouïe la compagne de métal de Torahime. Une lame recouverte d’électricité, quand les deux aciers se rencontrèrent, le bruit d’une puissante explosion raisonna dans tous les alentours, témoignant de la violence des éléments mis en jeu.

L’attaque ne toucha pas Torahime. Mais l’obligea à répliquer avec une force au moins équivalente aux flammes d’Eirin. Avant de contre-attaquer. La douleur obligea Eirin à pousser un hurlement de douleur. C’était comme si chacun des nerfs de sa jambe mourrait, brûlait à vif. La samouraï tomba à terre suite à l’éclair envoyé par Torahime, serrant les dents à en faire craquer sa mâchoire, son arme présente à terre, à ses côtés. La matriarche avança doucement vers sa nièce, lui murmurant quelques conseils, tranchant avec la violence des secondes passées “Tes cris ne te sauveront pas si un jour tu tombes face à un ennemi plus puissant…”

Elle le savait. Les mots pouvaient résonner. Elle pouvait lui donner toutes les leçons du monde. Mais celle-là, elle en avait conscience. C’était presque cruel de lui rappeler sa faiblesse de cette manière. Comme si après sept années, elle n’avait toujours pas compris. Eirin se redressa légèrement, allongée sur le flanc. Ses yeux rougis par la poussière étaient légèrement bordées de noirs, tranchant un peu plus avec son teint pâle et le sang continuant de doucement ruisseler. C’est sans tendresse que la nièce lança à sa tante “Face à un ennemi puissant, je ne lâcherai plus jamais !”

Se concentrant, tentant de rassembler ses forces, Eirin mouvit ses mains, se rappeler des entraînements avec une jeune Borukan. Se rappelant que le feu l’aiderait toujours, même sans trancher son adversaire. “Gokakyu no Justu !” Une énorme boule de feu se forma entre Eirin et Torahime, filant à toute vitesse vers celle-ci. Dégageant une chaleur énorme, renforçant un peu plus l’air étouffant. Une sphère incandescente qui fut déviée par une bourrasque puissante. Dévoilant une Torahime souriante, présentant une paume vers l’avant. “Ce n’est pas très gentil mon chaton.”

Puis la pulpeuse irou s’approcha et dans une facilité déconcertante, plaça Eirin sur son dos, l’éloignant du sol chaud. “Tu as bien mérité quelques attentions.” Car elle avait perdu. Une nouvelle fois. Comme à chaque fois en réalité. “Cette fois je ne resterai pas longtemps infirme, Torahime-sama…” Se laissant ramener au domaine, ce n’est qu’une fois déposée sur le bois lisse et lustré, au chaud qu’elle ajouta, levant son regard vers la médecin. “Merci pour cette nouvelle leçon de force, chère tante.” Dans un sourire qui ne se voulait pas haineux malgré la déception de son coeur.


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Dim 25 Fév 2018 - 19:46

Clang. Impact du métal contre le métal. Vibration qui se transmet dans tout son bras, remontant en dépassant le coude et ressentie jusque dans l’épaule. Sous la violence du coup, Reisei manque de laisser échapper son sabre. Au moins, ce coup-ci, il avait pu parer l’attaque sans avoir à se jeter sur le côté pour l’éviter. Le jeune samouraï réussi même à conserver son sabre pour tenter de tenir tête à son oncle. Oncle qui l’envoie allègrement valser en déployant un peu plus de force, le faisant voler jusqu’à un mur. Comment avait-il bien pu finir dans une telle situation ? C’est une longue histoire. Une très longue histoire.

Tout avait commencé à leur arrivée à destination. Reisei n’était pas très enthousiaste à l’idée de retourner dans son pays d’où il avait plus ou moins été mis dehors, et encore moins à l’idée de revoir le vieux. Mais bon, au moins, après l’avoir salué, il avait pu se retirer dans une pièce aux antipodes de celles occupées par le vieux. Au moins, il serait tranquille sur ce plan-là. Le problème, c’était pas le vieux. Nan, lui, il avait déjà plus ou moins baissé les bras et décidé de ne plus insister, tant qu’il ne dépassait pas les limites. Le problème, c’était le père de Watari, son oncle, Shunsada. Le Hoshino semblait avoir décidé de mettre à l’épreuve le jeune samouraï, avec ou sans son accord.

C’est ainsi que Reisei s’était retrouvé dans la vaste cours, à affronter son oncle. Mais la situation n’avait rien d’un affrontement : L’oncle le pilonnait de coups que Reisei évitait à grand peine en utilisant des senho à foison. Mais il s’épuisait, contrairement au samouraï qui semblait frais et dispo et réussissait même à le devancer dans ses esquives, le ballotant de gauche à droite en enchainant des attaques dévastatrices. D’un point de vue externe, cela ressemblait plus à une correction qu’à un combat.

Reisei devait réagir s’il voulait s’en sortir, car il fatiguait et s’il manquait de force dans un moment critique, pas sûr que son oncle sache arrêter son sabre à temps. Il ne pouvait plus fuir, il devait se battre. Il se releva, le dos endoloris par le choc et se remis en garde. Mais cette fois-ci, il ne tenta pas de fuir. Il prit son élan et s’élança et utilisa une des techniques qu’il avait apprises : Kogahazan. Il frappa de toute ses forces vers le haut une fois à portée du samouraï et enchaina sur une frappe descendante, plantant ce coup-ci son épée dans le sol.

- Géode !

De frêles pieux de pierre sortirent du sol en direction de Shunsada, visant les jambes du samouraï. Il ne doutait pas que ces attaques ne feraient que peu de dégâts au samouraï mais il préférait éviter des ennuis en blessant trop gravement celui-ci. On est jamais trop prudent. Une fois son duo d’attaque exécuté, il prit de la distance en utilisant un senho.

Cet assaut l’avait laissé épuisé. Entre ses esquives précédentes et ça, il avait déjà pas mal usé de son chakra. Il se permis cependant de se redresser en souriant, histoire de faire bonne figure et répondit à son oncle.

- Vous avez raison mon oncle, il paraitrait que je suis doué pour la pêche aux koïs à main nue. Mais elles ont des écailles, et pas de sabre.


Il était essoufflé mais continuait à tenter de tenir tête à son oncle. Reisei espérait qu’il finirait par se lasser, où bien qu’il abrègerait, en lui assénant une attaque un peu plus sérieuse de manière à le mettre au tapis. Il n’aurait qu’à simuler l’inconscience pour obtenir un peu de tranquillité.
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Mar 6 Mar 2018 - 0:03
Demeure principale des Hoshino

Une journée froide, où le soleil brillait pourtant, malgré l'air gelée. Un sourire aux traits jovial, un regard doux maternel, cachant pourtant aussi une affection débordante envers les jeunes gens qui s'apprêtaient à repartir. Torahime était fier d'eux, mêmes s'ils restaient trop faibles à son goût, pour la plupart. Particulièrement Eirin, qu'elle aurait voulu avoir plus longtemps sous la main. Encore que... Sa sœur n'aurait probablement apprécié. Torahime, dans son yukata, voyait sa féminité presque en train de menacer de s'échapper. Watari, lui, prudemment, s'engagea vers elle pour annoncer leur départ.

Ce fut chaotique, mais nous reviendrons dans une période moins troublée, Torahime-okaasama. Elle sourit, l'air mutin avant d'attraper son fils, désormais plus grand qu'elle, pour le coller allègrement dans sa poitrine et le serrer dans ses bras. Fais attention à toi, Watari ! Maman ne pardonnerait à personne si l'on te faisait du mal à toi, Eirin, ou à toi aussi Reisei ! Et vu la force qu'elle employait pour comprimer ainsi Watari dans cette étreinte surprise alors que celui-ci tentait de reprendre un peu de distance avec sa mère, il était presque certain qu'elle pardonnerait pas à quiconque leur ferait du mal. Plus encore, elle le pulvériserait forcément.

Reprenant difficilement sa respiration après cette apnée mammaire maternel impromptu, Watari, les joues rouges, tenta de reprendre son calme - et la distance de sécurité nécessaire - avant de reprendre : Nous ferons attention, je te le promets. Et nous reviendrons vite. Il fit signe à Reisei et Eirin de le suivre jusqu'à l'écurie.

*
* *

Comme je vous l'ai dit hier soir, le chef du Soshikidan est mort. Il faut que nous nous hâtions pour Iwa... Je dois m'entretenir avec le tsuchikage. Avec la mort du chef du soshikidan, le pays du feu risque d'entrer de nouveau dans le chaos, si nous n'intervenons pas vite. Sans compter que les réactions du Soshikidan risquent d'être particulièrement violente et imprévisible, maintenant que leur chef n'est plus... Montant en selle, l'air grave, il mit un léger coup à son cheval pour qu'ils s'élancent vers les routes qui les mèneraient de la province d'Iga, vers d'autres provinces et ce jusqu'à la frontière. En route !
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Sam 10 Mar 2018 - 14:49

Il en avait pris plein la tronche. Et tout son corps n’était que courbature. Il faut dire que son oncle, même s’il n’y avait pas été non plus sérieusement, ne l’avait pas ménagé, la quantité d’hématomes parsemant ses bras, son torse, ses jambes pouvaient en témoigner. Reisei était absolument exténué de ses quelques jours passés dans la demeure des Hoshino, quelques jours où il n’avait connu le répit que dans son sommeil, lorsque celui-ci n’était pas écourté ou altéré par la douleur. Mais au moins, il avait eu une excuse pour ne pas voir le vieux, ne pas lui parler, pas une seule fois. Et ça, c’était un excellent point.

Ils étaient sur le départ lorsque Watari les pris quelques minutes à l’écart, Eirin et lui pour les briefer. Il leur rappela les informations importantes, la mort de celui à la tête du Soshikidan, les ennuis en perspective en réponse à cet évènement. Bref, encore beaucoup de bazar en perspective pour le pauvre Reisei qui n’avait pas pu boire une goutte du précieux liquide alcoolisé à base de riz depuis son arrivée. Etrangement, il avait été tellement focalisé sur le fait de ne pas se faire tuer par son oncle à cause d’un moment d’inattention qu’il n’avait pas ressentit plus que ça de manque.

« Bon, bah en route alors »


Au moins, à cheval il aurait la paix
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Sam 10 Mar 2018 - 16:41
La Montagne et le Katana
Mission B - Une épreuve pour les braises et la terre

Rapidement Eirin avait salué chaque membre de sa famille, même sa mère en retrait. D’un geste tendre, son père l’avait enlacée. Cet homme si discret, un samouraï talentueux, qui avait su se faire une place dans ce clan particulier auprès de Mizuki. Jetant un dernier regard vers eux, un léger sourire s’afficha sur le visage de l’opaline. Même pour leur dire au revoir, Kazan ne se serait déplacé. Cela ne l'étonnait pas de la part du vieil homme. Et suivant Watari, son katana fermement accroché à sa ceinture, la jeune femme se promit de progresser avant de revenir. De ne recroiser les regards de sa famille qu’une fois capable de tenir tête à Watari.

Avançant dans l’écurie, Eirin sella son cheval habituel, un solide mâle à la robe de jais. Écoutant les rapides explications de Watari concernant leur départ précipité… A peine étaient-ils arrivés au pays du fer que les ninjas faisaient parler d’eux. Difficile de respecter des êtres incapables de se tenir quelques jours. Pourtant Eirin n’était pas si bien placée pour juger. Combien de fois avait-elle brisé les règles de sa propre caste ? Trop pour les compter… Cependant même enragée, elle ne savait capable d’éviter un incident diplomatique d’envergure mondiale.

Dans un mouvement léger, Eirin se mit en selle, observant les deux hommes l’accompagnant “Et définitivement, la paix ne semblent pas être leur priorité.” D’un léger coup de talon, la belle fit avancer sa monture, suivant Watari, et lançant un léger sourire à Reisei. Ce cousin qu’elle connaissait encore peu, mais qui étrangement remontait très rapidement dans son estime.



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[B/iwa] La Montagne et le Katana

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