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Intrusion - [ Tadaoki Asami ]

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Ven 19 Jan 2018 - 4:22


Comme à son habitude, Raizen travaillait de jour comme de nuit sur de multiples recherches. Ses lectures étant toutes porteuses de plus d’interrogation, celui-ci était constamment en action, réflexion et découverte. Ce rythme de vie effréné était devenu ce qui le caractérisait. Si pour plusieurs, lire était une activité monotone, pour lui, c’était devenu une seconde nature. Tout comme chaque individu bâillait lorsque de la fatigue était ressentie, lui lisait lorsqu’une question lui venait à l’esprit. Le ténébreux était en quelque sorte un savant fou doté de moins d’intelligence. Il était loin d’être sot. Toutefois, le caractériser de génie était prématuré. Il avait la clairvoyance de se considérer comme un shinobi naturellement curieux. Qui dit curiosité implique aussi des expériences. En effet, bien qu’il ne possédait pas encore les infrastructures complètes pour réaliser de multiples tests, il s’amusait à réaliser des expériences à petites échelles afin d’en savoir davantage sur la réaction que pouvait avoir le corps face à divers phénomènes. Très limité, il se contentait souvent de réaliser des recettes nécessitant des éléments à portée de main. Ayant souvent des ingrédients manquants, il se contentait la plupart du temps d’ajouter des éléments ayant des propriétés similaires. Autrement, il s’en passait, préférant utiliser cette incapacité comme second sujet d’étude.

-Merde.

À mi-chemin pendant sa recette maison, il venait de réaliser qu’il lui manquait un élément peu commun et important. Il était facile d’ignorer un ingrédient. Par contre, il était délicat de le faire lorsque l’élément manquant représentait la base même avec laquelle il devait travailler.

Passant de la réflexion à l’acte, le décor autour du renégat s’était promptement transformé. Sans aucune hésitation, il avait revêtu des habits sombres pour l’occasion. Ainsi, il était vêtu d’une longue robe sombre couronnée d’une capuche qui couvrait une bonne partie du haut de son visage. Nul besoin de spécifier que le mot d’ordre actuel était discrétion. En effet, ne voyant aucune limitation à aller jusqu’au bout de sa pensée, Raizen comptait s’infiltrer en pleine soirée dans un bâtiment pour y dérober l’objet de son choix. Longeant silencieusement le mur, il tentait de se faire discret bien qu’il ne ressentait aucune gêne à pénétrer sur un terrain privé.

Regardant à droite et à gauche pour soulager sa fausse conscience, il utilisa des outils qu’il avait trop souvent utilisés pour ouvrir une fenêtre qui ne s’ouvrait que de l’intérieur. Logeant ainsi un objet métallique dans le coin de la fenêtre, l’épéiste se réinventa en magicien, le temps d’une manœuvre. D’un bruit sec et bref, la précision du Meikyû fit mouche, lui permettant ainsi d’entrer chez autrui. Faisant le nécessaire pour éviter à tout prix de se faire remarquer, Raizen se dirigea vers la gauche. Avant d’effectuer un geste aussi rebelle, il avait tout de même pris le temps de faire le tour de la maison Asami pour y localiser logiquement les zones les plus grandes. Cet instinct lui faisait rarement défaut et le présent ne faisait pas exception. D’un pas lent, il entra dans une grande zone caractérisée par son lot intéressant d’outils.

Ayant un aspect quelque peu lugubre, le décor était principalement parsemé de tables par si et par là. On aurait dit une morgue. De par la température interne plus fraiche qu’à la normale, Raizen pouvait aisément conclure que des éléments devaient être maintenus sous une température ambiante. Prenant une longue bouffée d’air, le manteau qu’il portait devenait soudainement un habit multifonction. En plus de camoufler son identité, le tout lui permettrait de supporter la température ambiante relativement différente de la normale.

-Hmm…

Tranquillement, il cherchait l’objet de son désir, une huile qui permettait de ralentir la décomposition des plantes afin de leur permettre de garder leur propriété plus longtemps. Cette huile était d’ailleurs utilisée par les Asami dans leurs rituels de conservation des corps. Cet art était fascinant dans un sens. Toutefois, afin de comprendre la mort, Raizen préférait se concentrer sur la vie. Nul ne l’empêchait toutefois d’être curieux et de prendre son temps pour regarder des éléments allant au-delà de son objectif. Cette mauvaise habitude risquait de jouer en sa défaveur, surtout qu’aucune indication vérifiable ne laissait présager à 100 % qu’il était seul en ce moment.






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Sam 20 Jan 2018 - 8:17
Lorsque la Tadaoki n’avait pas la tête plongée dans un livre sur des recherches quelconque ou dans sa chambre à modifier ses marionnettes, elle se trouvait dans l’atelier familial qui se situait derrière la maison. Un grand bâtiment sur trois étages où se concentrait tout le savoir de la famille. Au premier étage se trouvait la majorité des outils des Tadaoki en ce qui concernait la préservation de ce qui fut une fois vivant et désormais mort, qu’il s’agisse tant de cadavres (légalement obtenus), d’humains comme d’animaux, ou encore de plantes. Au sous-sol, dans une pièce plus réfrigérée se trouvait lesdits cadavres, qui étaient préserver à une température ambiante assez faible, qui variait dépendamment du sujet d’expérience. Et puis, au second étage, un vaste laboratoire qui permettait à la famille de perfectionner leurs techniques et d’en trouver des nouvelles et qui permettait surtout à Asami d’améliorer ses nombreux poisons. Il s’agissait de l’une des rares activités dont ses parents connaissaient la nature. S’ils ignoraient que ses marionnettes furent autrefois des créatures vivantes qu’elle avait rafistolé comme elle le pouvait, ils connaissaient toutefois son talent dans le domaine. Après tout, Asami était bien la seule des Tadaoki à avoir le titre de genin alors que nul autre dans la famille ne possédait d’affinité avec le chakra. Autrement dit, elle pouvait s’entraîner en toute tranquillité, la tête penchée sur ses quelques ingrédients avec un livre ouvert sur le côté.

Il était tard alors qu’elle était toujours face à son bureau de travail, faisant tomber avec précision quelques ingrédients dans une fiole, observant avec attention le changement de couleur du liquide. Elle s’était basée sur un poison déjà existant qui consistait à créer une douleur aussi intense que subite chez la victime, en y apportant certaines améliorations de son propre cru. Elle voulait la douleur plus puissante, assez pour possiblement terrasser un humain lambda qui en perdrait nécessairement connaissance. Quelques bruits, plus bas, lui firent relever la tête. Elle n’avait cependant pas entendu la porte s’ouvrir, ni même son père s’annoncer. Fronçant les sourcils, elle déposa l’éprouvette qu’elle tenait entre ses doigts graciles sur son support avant d’attraper dans son autre main une seringue qui contenait un liquide mordoré. Un geste rapide à sa hanche lui permis de constater que dans le petit sac accroché à sa ceinture se trouvait toujours Konchuu.

Silencieuse et discrète telle une ombre, elle descendit doucement les escaliers, une marche à la fois, s’assurant qu’ils ne craquaient pas sous son poids. Un peu plus bas, il lui fut aisé de remarquer la silhouette d’un homme qui lui était inconnu et qui observait avec attention les divers outils et ingrédients qui appartenaient à la famille propriétaire de ces lieux. Toujours silencieuse, elle fit naître entre sa main et Konchuu des liens, l’articulant d’un même mouvement alors qu’il s’échappait de sa bourse pour rejoindre le sol. La marionnette n’était pas plus grosse qu’un poing et avait l’apparence d’un scarabée, les pinces en moins et les crocs en plus. C’était sans compter la queue de scorpion qui se trouvait à l’arrière. Avançant silencieusement sur le sol alors que la marionnettiste se trouvait dans un silence le plus total, le pantin se retrouva à bondir dans le dos de l’inconnu, y enfonçant sans prévenir son dard, lui injectant alors un venin qui vint temporairement perturber sa vision et engourdir ses membres.

La Tadaoki profita de la diversion pour s’approcher de lui à grande enjambée, lui injectant sa seringue dans le cou sans qu’il n’ait le temps de réagir. Doucement, le monde devait s’assombrir autour de lui avant qu’il ne sombre dans un lourd sommeil. Cela ne durerait que quelques minutes tout au plus et elle devait donc s’activer rapidement. Montant quatre à quatre les escaliers, elle attrapa la chaise pour la descendre au rez-de-chaussée, soit là où se trouvait le corps de sa victime, à savoir à l’atelier. Le soulevant avec une légère difficulté, elle l’installa sur la chaise, s’assurant de nouer ses mains dans son dos avec de la corde qui se trouvait dans l’entrepôt, tout comme elle attacha son torse au dossier et ses chevilles aux pattes de la chaise.

Elle alla s’asseoir sur le bureau lui faisant face, croisant ses longues jambes vêtues d’un pantalon serré. La lumière tamisée de l’endroit pouvait presque lui donner un allure lugubre alors que son regard rougeoyant était rivé sur sa silhouette, attendant patiemment qu’il s’éveille et qu’il s’étonne certainement de sa position. Pendant ces quelques instants, la Tadaoki pris quelques instants pour réfléchir à la situation. Sous quel visage devait-elle se présenter ? Une partie d’elle avait envie de lui faire connaître la tortionnaire qui l’habitait alors qu’elle avait un cobaye pour ses diverses expériences qui lui tardait de faire. Or, ignorant tout de lui, elle ne pouvait que s’imaginer qu’à moins d’avoir une certaine confiance en ses compétences, jamais il ne se serait introduit ici. Et donc, elle se devait de peut-être préserver son image, dans l’éventualité où il pourrait s’échapper.

Pesant le pour et le contre, il s’agita finalement, attirant immédiatement son regard. Ses mains étaient posées sur la table de chaque côté de son corps alors qu’elle s’était penchée vers l’avant, son décolleté bien visible pour quiconque voulant en profiter. C’était trop demandé à la jolie demoiselle que de s’habiller sans souligner ces atouts qui, de ce qu’elle savait, plaisaient à qui s’y attardait.

- Alors, tu te réveilles ? Je n’ai pas que ça à faire.

Le ton n’était pas agressif mais démontrait une certaine impatience chez la jeune femme. Ses prunelles posées sur lui, elle le dévisageait d’une expression neutre. Elle avait chassé ce sadisme dont elle aurait très pu faire preuve, décidant alors de jouer la demoiselle sympathique qui était cependant bien embêté d’avoir un intrus chez elle à une heure pareille.

- Pas la peine de paniquer, tu es bel et bien attaché. Après tout, tu t’attendais à quoi, t’introduire ainsi chez une parfaite inconnue ?

L’incrédulité était effectivement peinte sur ses doux traits alors qu’elle était toujours penchée vers ce dernier, bien décidé à ne pas le perdre du regard. Accroché sous la chaise se trouvait Konchuu, si jamais il décidait à se débattre. Elle ne pouvait pas se permettre de baisser sa garde.

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Dim 21 Jan 2018 - 3:04

Si Raizen n’était pas reconnu pour être un adepte d’un des 7 péchés capitaux, on pouvait toutefois l’associer à la 8ième source de vanité. En effet, son péché était sa curiosité et c’est ce qui le mena à sa perte. Lentement, ses sens revenaient alors qu’il entendait une voix résonner dans ses oreilles. Un léger mal de tête dessinait l’état actuel dans lequel il était. Sa vision était trouble et peinait à voir correctement son environnement. On aurait dit qu’il venait de passer une soirée bien arrosée en plus d’avoir consommé un mélange d’ingrédients destinés à lui faire atteindre le stade de la réincarnation.

-Attaché… ?

Lentement, les paroles que son hôte venait de prononcer prenaient son sens. On aurait dit que son esprit réintégrait tranquillement son corps, lui permettant ainsi de reprendre ses sens à un certain degré. 

Avalant sa salive, sa vision se stabilisa au même moment. Il eut un moment de panique lorsque ses iris se noyèrent presque dans le décolleté de son hôte. Remontant tranquillement le regard, Raizen prenait le temps de replacer ces traits dans sa mémoire. Pour les avoir déjà vus par le passé, il avait l’impression d’être malchanceux. 

Alors qu’il contemplait la prestance de celle qui le tenait maintenant prisonnier, il se contenta de balader son regard de droite à gauche. Ses mains étaient bel et bien attachées. Comme pour se convaincre de sa situation, il osa l’impossible. Serrant les poings, il tenta de se défaire du joug des chaines, mais sans succès. Il était toujours sous l’effet du poison.

Devenant de plus en plus alerte aux moindres stimuli, le jeune homme entendait son cœur battre. Lentement, mais surement, son rythme cardiaque fonctionnait au ralenti. Au même moment, il ressentait le regard perçant de son opposante qui venait de lui attribuer toute son attention. Elle le regardait de manière si insistante qu’il pouvait presque ressentir son souffle.

-Paniquer risque de ne servir à rien à ma connaissance.

Raizen était suffisamment intelligent pour comprendre qu’il était fautif et que la panique risquait de jouer contre lui. Il se maudissait intérieurement d’avoir relâché sa garde, mais les regrets n’avaient pas leur place. Il devait s’assurer de survivre.

-S’introduire est relatif. Disons simplement que c’était une visite surprise dans ton joli laboratoire qui avait pour objectif de déranger le moins de gens possible...

Arrivant difficilement à véhiculer son message, l’éloquence du genin était moins intéressante que d’habitude. Toutefois, vu à quel point ses sens étaient endormis, il faisait son possible pour être clair.

-Par contre, qu’est que tu m’as injecté ? C’est loin d’être un somnifère bon marché ça…

Raizen avait eu l’opportunité de tester de nombreux poisons lors d’une phase expérimentale de sa vie. Toutefois, il n’avait jamais été frappé par quelque chose d’aussi fort. Ses anticorps avaient vraiment du mal à lutter contre la substance étrangère qui tentait encore d’endormir ses sens pour une durée prolongée. Dans cet état, il ne se voyait pas combattre. Du moins, pas s’il avait une autre alternative.





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Dim 21 Jan 2018 - 4:43
Assise sur le bureau, les mains de chaque côté de son corps, la Tadaoki attendait que l’intrus se réveille, ou, tout du moins, en revienne à ses sens. S’il serait rapide à ouvrir les yeux, il passerait encore un peu de temps engourdi, de quoi le dissuader de tenter quoique ce soit en son encontre. Ça, c’était sans compter Konchuu, sous la chaise, qu’elle n’avait qu’à articuler pour qu’il plante son dard dans son mollet. Dans tous les cas, la demoiselle avait l’avantage de la situation alors qu’il s’était fait prendre par surprise. Qu’était-il venu faire ici ? C’était là la première question que se posait la jeune femme. Il n’avait décidément pas pu être envoyé par quelqu’un, il était inconcevable qu’un shinobi, s’il en était un, manque ainsi de vigilance lors d’une mission quelconque. Était-il ici pour son propre intérêt ? Si tel était le cas, qu’était-il venu chercher ? Était-elle supposée le connaître ? Tant de questions qui étaient sans répondre pour le moment…

Elle lui avait donc demandé, tout simplement, ce qu’il faisait ici, à s’introduire chez une parfaite inconnue comme si le monde lui appartenait. Était-ce de l’arrogance, ou tout simplement de l’inconscience ? Elle ne saurait dire. Après tout, aux yeux du monde, sauf de quelques rares personnes, Asami était une femme adorable, tout ce qu’il y avait de plus agréable. Et donc, personne n’irait suspecter qu’elle détenait en sa possession de nombreux poisons, mais surtout, qu’elle connaissait nombreuses techniques de tortures plus intéressantes les unes que les autres. Oh, elle ne comptait pas le torturer. Par pour le moment, du moins, alors qu’elle n’affichait qu’une expression confuse, peut-être bien même un peu furieuse à l’idée d’avoir un inconnu ainsi chez elle. Si, par contre, il osait s’en prendre à elle, les choses pouvaient changer. Aussi patiente était-elle, elle n’appréciait pas particulièrement être menacée, chez elle qui plus est. Elle aviserait en temps et lieu, alors que, pour l’instant, elle était partiellement intéressée aux réponses qu’il pouvait avoir.

- Bien évidemment. Et venir cogner pour t’annoncer, peut-être même demander la permission, ne t’a pas traverser l’esprit ?

Elle roula des yeux, semblant même agacée alors que son ton n’était pas des plus agréables. Bien loin de cette demoiselle respirant la bonté qu’elle affichait aux yeux de tous, mais aussi bien loin de la jeune femme complètement folle qui se cachait très bien derrière ce masque de sanité. Elle étouffa ce rire qui menaça de franchir ses lèvres, tout comme elle s’efforça de contenir ce sourire amusé qui manquait presque de venir ourler ses lèvres. Un somnifère bon marché ? C’était sous-estimé les compétences de la belle brune.

- Il ne s’agit effectivement pas d’un somnifère bon marché.

Ce qui était une évidence même. La marionnettiste travaillait ses propres poisons, améliorant ceux déjà existants ou essayant d’en créer un de toute pièce. Et puis, tu étais très créative lorsque venait le temps de découvrir de nouveaux effets.

- Tu sembles presque être venu ici pour une raison bien précise, toutefois, tu ne sembles pas t’être questionner un seul instant quant aux dangers que pouvaient avoir ta mission téméraire.

Elle s’étira, toujours assise sur le bureau, venant croiser ses jambes pour y poser ses bras. Ses prunelles vermillons ne quittèrent pas un seul instant le jeune homme. Elle se devait d’être prête à la moindre attaque de sa part, déjà qu’il avait cherché à se défaire de ses liens. C’était une peine perdue, vu son état, toutefois, contrairement à ce dernier, Asami était d’avis qu’il valait mieux se montrer trop prudent que pas assez.

- Alors, et si tu me disais ce que tu faisais ici, sérieusement ? Les visites surprises, ce n’est pas mon truc.

Elle sauta en bas de la table, atterrissant gracieusement sur ses pieds. Debout sur ses deux longues jambes, elle fit quelque pas en sa direction avant de se diriger vers sa droite où se trouvait une grande bibliothèque, divers livres et produits s’y trouvant. Elle la parcoura du regard, se saisissant finalement d’une seringue et d’une fiole au liquide clair. Elle se rapprocha à nouveau de lui, venant lui faire face, un éclat curieux dans le regard. Elle devait se faire violence pour ne pas lui afficher le sourire carnassier qui menaçait de faire son apparition, gardant cet air sérieux qui l’ennuyait tant. Et pourquoi, déjà, ne le torturait-elle pas ? Par principe. Ou plutôt, elle devait se protéger elle-même et comme elle ignorait tout de qui pouvait-il bien être, elle ne pouvait se permettre de risquer quoique ce soit.

- Qu’en penses-tu ? Je vais te poser des questions et si ta réponse ne me semble pas satisfaisante, je t’injecte ce charmant liquide dans tes veines.

Elle s’appuya contre la table, restant cependant debout, alors qu’elle enfonçait la seringue dans la fiole, venant extraire un peu du liquide qu’il contenait. Ce poison en particulier n’avait rien de létal, toutefois, il était sûrement l’un des pires qu’elle avait créé jusqu’à ce jour. Il se voulait tout particulièrement douloureux alors que la victime du poison se retrouverait à souffrir le martyre quelques instants, le temps que le liquide se dissipe finalement dans ses veines.

Il y gagnerait donc beaucoup à bien se tenir.

- On va donc commencer doucement. Qui es-tu ? Mais surtout, qu’es-tu venu faire ici ?

Tic toc. Tic toc. L’horloge tournait et la Tadaoki s’attendait à une réponse satisfaisante.

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Dim 21 Jan 2018 - 16:05

Les circonstances devenaient de plus en plus étranges. Raizen avait vraiment de la difficulté à cerner celle à qui il s’adressait. Malgré son ton cassant, voire déchirant, elle tentait tout de même de rester suffisamment calme pour ne pas avoir l’air dangereuse. Elle le faisait si bien que le cerveau du shinobi ne l’alertait d’aucun danger potentiel. Du moins, ce fut le cas jusqu’à ce que celle-ci lui présente une fiole et une seringue.

-C’est une blague ?

Restant calme, il observa le liquide se faire aspirer par la seringue. Étonnant, mais vrai, malgré la situation précaire dans laquelle le ténébreux se trouvait, celui-ci prit le temps d’observer le liquide. Il tentait d’en déterminer la composition, mais en vain. Aucune odeur, couleur ou caractéristique précise n’était en mesure de trahir les effets de ce genre de liquide. Par moment, il arrivait que certains poisons aient des caractéristiques communes. Toutefois, dans son cas, il était incapable de prévoir les conséquences liées à une réponse « peu satisfaisante ».

Soupirant, il se contenta de se mordre la lèvre inférieure. Malgré la délicatesse du moment, les traits de son faciès exprimaient une sérénité déconcertante. On aurait dit qu’il n’était pas du tout en train de se faire menacer.

-Je suppose que le fait de revêtir une tenue plus convenable en présence d’invité ne t’a pas non plus traversé l’esprit.

Représentant l’honnêteté et l’art d’être franc, Raizen n’avait pas hésité une seconde à révéler le fond de sa pensée. Disons qu’il était presque certain qu’elle qui ne s’attendait probablement pas à une riposte aussi tranchante de la part de quelqu’un en position de faiblesse.

-Mais bon, si les visites surprises ne sont pas ton truc, ne pas connaître les effets du liquide avec lequel on me menace n’est pas mon truc non plus…

Plongeant son regard dans le sien, il démontrait clairement une absence de danger et de crainte. Le renégat naturel n’était pas du genre à laisser autrui l’intimider. Il n’était pas non plus du genre à attribuer trop d’importance aux éléments éphémères qui pouvaient attendre.

-Pour répondre à ta question, je suis simplement un homme curieux qui cherchait un ingrédient pour compléter une recette.

Restant le plus bref possible, le Meikyu désirait voir comment elle allait réagir. Ses paroles étaient floues et risquaient possiblement d’être insatisfaisantes. Toutefois, il était tout de même curieux du contenu de la fiole et de ses effets. Le tout pouvait sembler sadique, mais il espérait indirectement que ce soit un poison intéressant. Malgré tout, il ne se faisait aucun faux espoir. Le tout devait probablement être un sérum de vérité, liquide excessivement délicat à développer. De nombreuses formules existaient, mais aucune d’entre elles n’était suffisamment bonne pour compenser le désir de vouloir dire la vérité afin d’échapper à la douleur d’un poison destructeur.

-Maintenant que tu sais la vérité, peux-tu m’amener le livre sur les sérums sur ton étagère ? J’aimerais bien pouvoir le faire moi-même, mais je suis quelque peu restreint.

Ne lui accordant plus d’attention visuelle, le regard du curieux se figea sur la bibliothèque qui regorgeait d’objets divers et intéressants.

-En échange je te montrerais les bases d’un sérum de vérité intéressant. La formule n’est pas complète, mais avec un laboratoire du genre, on pourra y faire plusieurs tests.


Tournant complètement la situation dans la direction qu’il voulait, Raizen avait oublié la seringue et le fait qu’il était entré par infraction.

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Dim 21 Jan 2018 - 23:17
C’était un spécimen fort intéressant qui se trouvait sous ses yeux. Actrice née, elle se devait tout de même de fournir un certain effort pour ne pas tout simplement éclatée de rire. Elle en vint à se demander si ce calme qu’elle lisait chez ce dernier n’était qu’une parure pour ne pas perdre la face ou s’il était tout simplement inconscient de la situation précaire dans laquelle il se trouvait. Ou alors peut-être la sous-estimait-il sous simplement. Après tout, ce ne serait pas la première fois. Menue petite femme qu’elle était ne semblait pas dangereuse aux premiers abords, alors qu’elle faisait tout dans la finesse et la subtilité. Loin du paquet de muscles que pouvaient être d’autres demoiselles kumojins, elle n’était pas particulièrement intimidante.
Jusqu’à ce qu’elle sorte Kimera, mais ça, c’était une autre histoire et, bien malheureusement pour elle, et heureusement pour lui, la créature désarticulée se trouvait dans sa chambre, soit un peu trop loin pour qu’elle puisse s’en servir ce soir.

Dans ses mains se trouvaient le poison original duquel elle tentait de faire un dérivé plus dangereux. Le projet sur lequel travaillait-elle avant que cet imbécile ne décide que de s’introduire dans ce laboratoire qu’était celui des Tadaoki. Ce imbécile qui n’avait aucun sens du danger. Petit arrogant qui en vint rapidement à l’énerver alors qu’il se permettait d’ignorer ses questions, n’ayant que quelques réponses vagues à lui adresser, jouant comme s’il était celui à avoir le dessus. Il aurait mieux fait que de répondre simplement à ses questions, lui donnant les réponses qu’elle recherchait. Peut-être alors aurait-elle pu consentir à le libérer de ses liens, en lui suggérant fortement de quitter les lieux avant qu’elle n’appelle la police pour venir l’amener loin d’elle.

Or, la police ne serait plus une option avec ce qu’elle s’apprêterait à faire. Et s’il osait, par la suite, aller se plaindre, elle n’aurait alors qu’à plaider légitime défense. Pauvre petite Asami, douce et bonne genin de ce village, qui avait toujours tout fait pour aider et supporter les autres, lâchement attaqué par un homme plus grand et très certainement physiquement plus fort dans son laboratoire alors qu’elle ne faisait qu’étudier, comme l’intelligente kunoichi qu’elle était. Il l’avait cherché, l’avait provoqué, et elle n’avait eu d’autre choix que celui de le neutraliser à l’aide de ses créations, arme précise et redoutable. Elle s’approcha de lui en quelques pas d’une démarche féline, l’expression toujours aussi sérieuse. Ou pas. Un sourire vint brisé son expression précédente alors qu’elle levait un doigt pour venir passer son ongle contre son épaule. Un geste pourtant si délicat qui se voulait terriblement menaçant. Asami avait le contrôle de la situation et tous deux le savaient.

- Un sérum de vérité ? En plus d’être inefficace la moitié du temps et d’obtenir des résultats insatisfaisants l’autre moitié, ne viens quand même pas me dire qu’un imbécile comme toi prétends être en mesure de faire autre chose que de mélanger de l’eau et du sel ?

Sa seringue à la main, elle vint faire glisser l’aiguille dans la peau de son épaule avant d’y injecter une petite dose du poison dont l’effet était quasi immédiat. Une douleur lancinante, semblable à une brûlure subite, devait se faire sentir chez sa victime. Allait-il hurler ? Oh, elle aimerait bien, pouvoir se percer de ses cris de douleurs. Comprendrait-il finalement qu’il y gagnerait plus à cesser de faire le malin ? Qui sait, peut-être qu’il lui ressemblait plus qu’elle ne le croyait. Non pas qu’elle abaissait son intelligence à ce niveau, nullement, elle faisait plutôt référence à sa propension à la douleur, cherchant beaucoup trop souvent l’adrénaline de la souffrance physique. Il n’y avait qu’ainsi qu’elle se sentait réellement vivante.

- Maintenant que tu as une petite idée du liquide avec lequel je te menace, es-tu plus ouvert à la discussion ?

Elle marchait lentement autour de lui, tel un prédateur observant sa proie. Elle s’avait l’avoir entre ses griffes, que si elle le voulait, elle pourrait mettre fin à ses jours dans les secondes suivantes. Or, elle n’avait jamais aimer tuer froidement, non sans s’amuser un peu. La torture était un art qu’elle appréciait tout particulièrement. Quant à son sadisme, il s’agissait d’une envie qu’elle pouvait discrètement satisfaire grâce à ses marionnettes, qui se voulaient être des alliés de taille. Sans détenir de force brute, elle pouvait se montrer un atout non-négligeable lorsque face à plusieurs ennemis alors que la versatilité de ses horribles pantins pouvait se montrer bien utile.

- Ton nom.

Le ton était sérieux, tranchant, alors qu’elle revint se placer devant lui, enfonçant à nouveau l’aiguille dans la fiole, remplissant la seringue, signe qu’elle ne s’arrêterait pas là. Il souhaitait jouer au plus malin ? Soit. Asami était plus que douée lorsqu’il venait le temps des jeux d’esprits. Il s’agissait-là de sa plus grande force, cette jolie tête qu’elle portait sur ses épaules.

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Lun 22 Jan 2018 - 0:39


L’atmosphère venait de prendre une tournure dangereuse. Alors que Raizen avait opté pour la voie de la confrontation, celui-ci venait promptement d’en payer le prix. En la voyant marcher autour de lui avec une démarche féline, jamais il ne s’était attendu à ce qu’elle lui injecte un tel liquide sans la moindre hésitation. Sur le coup, il envisageait plutôt un coup de bluff pour le faire parler. Malheureusement, son pronostic était loin d’être précis.

-Q…

Alors qu’il comptait lui répondre du tac au tac, une violente sensation pénétra ses veines et se répartit dans tout son corps. Cette douleur était insupportable au point où, il échappa presque un cri. Se mordant violemment la lèvre inférieure, il avala son hurlement du mieux qu’il le pouvait. On aurait dit qu’un serpent s’était glissé dans ses veines qu’il s’amusait à déchirer ses veines. La sensation était si explosive et violente qu’il avait l’impression que ses iris voulaient sortir de leur orbite. Pire encore, la douleur se dissipait beaucoup plus lentement qu’il ne l’aurait espéré. Chaque seconde devenait de plus en plus lourde alors qu’il attendait avec impatience que ce carnage se termine.

-J’aurais préféré un sérum de vérité… la vérité a toujours meilleur goût...

Une partie de lui se considérait sadique, tandis que l’autre se considérait tout simplement trop martyrisée pour répondre adéquatement. Dans les deux cas, il ne répondait toujours pas aux questions. Il se concentrait surtout sur ses analyses. En venant dans ce lieu, il avait touché le gros lot. Cet endroit regorgeait véritablement de trouvailles intéressantes. Était-elle celle à avoir développé ce poison ? Quoi qu’il en soit, ses talents dépassaient longuement ceux du jeune homme. Tel qu’elle l’avait mentionnée, à temps perdu, il s’était amusé à effectuer quelques créations artisanales qui n’approchaient en rien l’agitateur qui venait de troubler son système nerveux.

-Chapeau, je n’arrive même pas à déchiffrer un seul des éléments contenus dans ce poison, mais je serais curieux d’en avoir l’antidote.

Prenant des respirations de plus en plus grandes, il avait du mal à parler. Sa vision devenait trouble. Ce devait être lié aux effets secondaires de la substance. Fixant droit devant lui, Raizen donnait probablement l’impression d’y fixer sa poitrine. Toutefois, ses iris étaient concentrés sur le tatouage qu’elle portait fièrement. Sans prétention, le jeune homme restait un expert des tatouages. En ayant plusieurs, il savait reconnaître la différence entre un tatouage symbolique et anodin. Celui-ci était intéressant de par sa disposition et sa complexité.

- Jouons à un jeu, une question pour une question…

Ne quittant pas du regard l’objet de sa curiosité, il poursuivit sur sa lancée. En aucun cas, il ne réalisait son impertinence ni à quel point il était susceptible de toucher une corde sensible chez son agresseur.

-Mon nom est Raizen et en échange, j’aimerais savoir le contenu de ce poison…

La patience n’était pas ce qui le connaissait le mieux. Lorsqu’il était curieux, il avait la mauvaise manie de vouloir sauter les étapes et progresser malgré les règles qu’il avait lui-même établies.

-et le symbolisme de ce tatouage…

Levant son regard vers celle-ci, ses iris démontraient tout sauf de la crainte.

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Lun 22 Jan 2018 - 1:47
Dommage. La belle brune aurait bien aimé l’entendre hurler, se délecter de sa souffrance. Elle ne pouvait alors que s’amuser de son expression faciale, de ses traits déformés sous la douleur. Il semblait aussi surpris de l’initiative de la jeune femme, comme s’il avait cru un seul instant qu’elle faisait semblant et qu’elle souhaitait seulement l’effrayer. C’était bien mal connaître la demoiselle au caractère assez particulier, qui prenait plus de plaisir qu’elle ne pouvait l’admettre dans la souffrance d’autrui.

Finesse et délicatesse. Asami devait se rappeler ces principes qui étaient l’essence même de la kunoichi qu’elle était. Alors qu’il ouvrait encore sa grande gueule pour lui partager pensées ou états d’âme qui ne la concernaient aucunement, elle eut envie de lui balancer sa main au visage. Or, cela aurait été trop expéditif. Trop impulsif de la part d’une femme aussi intelligente et réfléchie qu’Asami. Elle se contenta donc de sourire, ce qui n’était jamais bon signe, alors qu’un éclat de perversion vint enflammé ses prunelles vermillons. Un curieux personnage ce dernier, qui ne semblait toujours pas comprendre la situation dans laquelle il se trouvait. L’ignorait-il volontairement ? Ce pouvait être le cas. Souhaitait-il tout simplement bêtement mourir ? L’idée n’était pas à exclure, compte tenu de son comportement.

- Normal. Je ne m’attendais pas à ce qu’un abruti dans ton genre soit en mesure de comprendre la complexité du poison. Quant à l’antidote, tu peux encore rêver.

Elle n’y allait pas de mains mortes avec les insultes. Qu’il comprenne qu’il n’avait aucune chance de gagner en cherchant tout simplement à se montrer plus intelligent qu’elle. Asami analysait avec attention tout ce qui se déroulait, et ce, à tout moment. Après tout, de frêle stature, elle se devait de compenser par autre chose et cette chose fut donc son étude approfondie de nombreuses techniques et combats, tout comme des diverses capacités de shinobis. Aussi différents et variés étaient-ils, chacun d’entre eux avait une faiblesse qu’elle se devait d’éventuellement découvrir pour finalement exploiter.
C’était ce qu’elle faisait, au final, la Tadaoki. Elle charmait, telle une sirène, pour finalement noyer ceux qui avaient cru en ces fausses promesses et lui avaient donc fait confiance.

De ce fait, Asami était patiente. Terriblement patiente, même. Qu’il ne souhaite pas parler maintenant, soit. Ils avaient toute la nuit devant eux et elle ne faisait que commencer à s’amuser.

Elle avait finalement obtenu un prénom. Ce n’était pas assez à ses yeux, cependant, c’était déjà mieux que rien. Elle l’écouta avec attention, alors qu’un rire s’échappa de ses lèvres. Décidément, le jeune homme prossédait une arrogance dont elle avait rarement été témoin. Se croyait-il réellement en position de pouvoir faire un marcher ? C’était mignon, tant de volonté.

D’un geste précis, elle enfonça la seringue dans sa poitrine, y vidant le complètement le poison dans ses veines. Qu’il hurle. S’il lui offrait ce petit plaisir, peut-être bien accepterait-elle de jouer le jeu qu’il proposait. Pour l’instant, il était dérangeant, tel un insecte étant venu perturber ses projets.
Elle avait autre chose à faire que de s’occuper d’un gamin prétentieux.

- C’est bien, un peu d’initiative. La prochaine fois par contre, tu devrais respecter les règles de ton propre jeu.

Crétin. Elle soupira, se redressant à nouveau.

- C’est un ouroboros.

Réponse claire et concise. Il voulait jouer à cela avec elle ? Et bien, il verrait qu’il n’était pas le seul qui pouvait se permettre de donner des demi-réponses. Il l’avait cherché, après tout. Elle comptait donc bien s’amuser de lui.

- Tu étais venu chercher un ingrédient pour quelle recette ?

Elle avait répondu à sa question, c’était désormais son tour de satisfaire sa curiosité. Elle pouvait bien y participer un minimum. Et puis, rien ne l’empêchait de mettre fin à cette discussion si elle venait à l’ennuyer. Qu’il se charge de la divertir et peut-être bien se montrerait-elle plus douce.

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Lun 22 Jan 2018 - 2:46


Alors que la sensation commençait à se dissiper, encore une fois, il fut pris par surprise. Cette fois-ci, la dose semblait avoir augmenté de plus d’un cran. La différence entre la première et la seconde dose était si élevée qu’il ne put contenir totalement sa douleur. Quelques grognements sourds s’échappèrent de ses lippes meurtries. Son seul réflexe avait été de se mordre le bas de la lèvre, zone qui ne tarda pas à être légèrement ensanglantée par la violence du poison. Sentant le liquide chaud couler le long de sa bouche, il cessa toute résistance.

Le temps d’un moment, il perdit la vision. Provoquée par le choc, cette perte de sens était suffisamment effrayante pour qu’il songe à invoquer son sabre. Heureusement, la réponse semi-satisfaisante sauva la jeune femme et sa propre personne du même coup.

-Techniquement…

Prenant le temps de reprendre son souffle, on aurait dit qu’il venait de parcourir une distance vertigineuse. Un mélange de souffrance et de panique physiques absorbait toute son énergie. Si son corps réalisait le danger dans lequel il était, son esprit peinait à l’accepter. Vivant dans un déni quasi naïf, Raizen privilégiait ce qui allait ressortir de ce moment par rapport à la douleur qu’il pouvait ressentir.

-Tu n’as répondu qu’à une question de toute manière…

Tentant difficilement de masquer un rictus qui marquait son intérêt, il nettoya le bas de sa lèvre légèrement ensanglantée en y passant soigneusement sa langue. Le goût de fer mêlé à la douleur ne lui donnait qu’une seule envie : fumer. Il n’était pas un fumeur, loin de là. Toutefois, il ressentait la nécessité de prendre quelques secondes pour que son esprit réintègre totalement son corps. Lorsque Raizen avait une idée en tête, les sacrifices nécessaires devenaient superficiels. Il était prêt à tout pour atteindre ses objectifs.

-L’ouroboros… fameux symbole d’autodestruction éternelle…

Se permettant un bref rire, il finit par le regretter alors qu’il fut contraint de lutter contre une violente toux. Le kumojin était en bien mauvaise posture, mais il ne pouvait se retenir de trouver ce phénomène paradoxal. L’ouroboros était représenté par un reptile se mordant la queue. Ce symbole de continuité et de destruction était documenté à de nombreux endroits dans les récits historiques. C’est d’ailleurs ce qui avait inspiré le nindo du jeune genin : Shambles – l’art de détruire pour mieux reconstruire.

-J’étais venu chercher une huile permettant de ralentir la décomposition des cellules. J’essaye de développer un composé qui permettrait d’agir comme filtre protecteur sur le corps.

Se taisant un moment, ses yeux affrontaient paisiblement du regard la femme dangereuse. Pour une fois depuis son arrivée, il était contraint à mettre ses compétences de stratège à l’œuvre. C’était nécessaire pour avoir ce qu’il voulait en minimisant la souffrance. Malgré tout, il était prêt à maximiser son risque. De ce fait, il devait tout de même s’assurer qu’elle garde suffisamment de méfiance pour ne pas qu’il se fasse éjecter avant d’avoir nourri suffisamment sa soif de connaissances.

-Pourquoi un ouroboros ? J’ai l’impression que tu planifies être détruite par ta propre création.

La défiant du regard, il s’apprêta à prononcer de nouvelles paroles avant d’avoir pour réflexe de se mordre la lèvre. Étouffant du même geste sa question supplémentaire, il décida d’agir stratégiquement et de prendre son mal en patience… à un certain degré.

-Quoique ce serait triste que tu sois détruite par tes propres créations…

Ne pouvant s’empêcher de faire preuve d’une fausse sympathie, Raizen avait fait de son mieux pour dissimuler ses vraies intentions. Tout comme à la roulette russe, il venait de déposer sa mise sur une roue qui pourrait lui faire du bien comme beaucoup de mal. Quitter ou doubler, n’avait pas de prix au nom de la connaissance.  


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Lun 22 Jan 2018 - 4:30
Un abruti doté d’une certaine force de caractère. Avait-il peur de sembler faible ? Après tout, il continuait de la défier dans un calme impression, compte tenu de la situation, semblant que légèrement importuné par le supplice qu’elle lui infligeait. S’il était aisé de voir que, physiquement, il tenait de plus en plus mal ces divers produits qu’elle lui avait injecté en peu de temps, mentalement, il semblait encore en pleine possession de ses moyens. Combien de temps cela lui prendrait-il encore jusqu’à ce qu’il craque ? La demoiselle se le demandait alors qu’elle l’observait, se tenant toujours devant lui, étant retournée s’appuyer contre le bureau, ses mains tenant toujours la seringue à nouveau pleine et le poison. Après tout, elle n’allait pas arrêter là. Une menace persistante qui lui rappelait qu’il n’y gagnerait rien à tenter de jouer au plus malin.

Répondant brièvement à sa question, elle hocha doucement de la tête alors qu’il semblait savoir de quoi en retournait ce symbole. Il s’agissait d’un emblème récurrent dans les recherches des Tadaoki, alors qu’ils étudiaient la mort pour mieux comprendre la vie. Et puis, quant à son emplacement… La jolie demoiselle attirait l’attention, inlassablement, alors que les regards se tournaient sur sa fine silhouette et ses formes généreuses. Détruire pour mieux reconstruire. Elle portait alors ce symbole au-dessus de sa poitrine, près de son coeur. Ce n’était cependant pas du à un attachement quelconque vis-à-vis de sa famille, mais bien qu’une lubie soudaine qui lui avait traversé l’esprit et qui, accessoirement, pouvait souligner la dualité de son esprit. Son sombre côté destructeur qui s’opposait à cette image qu’elle renvoyait à tous, de la sainte demoiselle qui ne cherchait qu’à aider les autres. Le chaos et la douceur. Asami représentait ces deux facettes, balançant entre les deux dans un équilibre déconcertant. Le mensonge et la vérité. Il était difficile de savoir où se trouvait-elle sur cette fine ligne qui traçait sa vie.

Une huile, donc. Intéressant, tout ça. S’il était venu ici, c’était qu’il avait une petite idée de ce que faisaient les Tadaoki, et donc, avait eut espoir d’en trouver. Réfléchissant un peu à ce qu’il y avait sur les nombreuses étagères, il n’était pas impossible, qu’effectivement, ils aient quelque chose de semblable.

- Pas besoin d’aller chercher si loin une explication. Comprendre la vie dans sa mort, c’est un peu comme ça que fonctionne les Tadaoki. Détruire pour mieux en comprendre la conception. Aussi simple que cela.

Elle trouvait ironique qu’il aborde le sujet de ses créations. Très certainement voulait-il parler de son poison, soupçonnant qu’elle en possédait bien plus, ce qui n’était pas faux. Il avait cependant trouvé le terme juste pour décrire ce qu’elle faisait réellement. Ses créations, pour la jeune femme, concernaient principalement ses marionnettes, Elle détruisait pour mieux reconstruire, s’appropriait différents matériaux, vivants ou artificiels, pour fabriquer ces pantins désarticulés qu’elle aimait tant, une peu comme une mère aimait ses enfants.

- À quoi pourrait bien te servir ce composé ?

Celui qu’il avait décrit comme pouvant ralentir la décomposition des cellules. Il était évident que la famille Tadaoki possédait des techniques de ce genre, compte tenu de leur travail et champ d’études, cependant, elle était bien curieuse quant à savoir ce qu’il souhaitait en faire. La décomposition, après tout, n’arrivait qu’une fois le temps ayant fait son travail. Il y avait donc un choix de mots bien particulier qui intéressait la jeune femme.

Aussi froide et détachée pouvait-elle se montrer, elle n’en restait pas moins quelqu’un d’éduquée qui appréciait en apprendre plus sur un peu tout et n’importe quoi. Le dénommé Raizen pouvait donc se considérer chanceux, il avait toute son attention, ce qui augmentait de beaucoup ses chances de survie. Elle restait toujours méfiante, prête à s’en prendre à lui s’il osait quoique ce soit d’intrépide. Elle ne s’était cependant pas levée et tenait toujours la seringue entre ses doigts, une menace silencieuse qu’elle gardait bien avis.

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Lun 22 Jan 2018 - 5:14

En aucun cas Raizen ne se serait attendu à une telle réponse. Le principe désignant sa ligne directrice était plus ou moins connu. Ce n’était pas une phrase cachée ou secrète, loin de là. Toutefois, le fait de l’entendre d’une pure inconnue dans de telles circonstances venait d’animer sa curiosité. Étrangement, il avait envie d’en apprendre davantage sur cet individu qui venait de gagner des points dans sa perception. En effet, disons qu’il ne la portait pas dans son cœur depuis le début. À vrai dire, il se serait privé des deux piqures s’il en avait eu l’occasion. Malheureusement, tout comme des montagnes russes, son appréciation soudaine disparut au moment où elle lui posa sa seconde question.

-Puisque tu ne m’as pas répondu sur le composé formant l’antidote, je pense que j’ai le droit d’éviter cette question aussi.

De toutes les questions qu’elle aurait pu poser, celle-ci était la pire. Il voulait à tout prix éviter de parler de ce genre de sujet. Le tout n’avait rien de confidentiel. Toutefois, il préférait garder les expériences en lien avec ses capacités secrètes. L’ancêtre de putréfaction était un des atouts intéressants que possédaient les Meikyû. Ce sceau avait un impact dangereux grâce à la destruction cellulaire qu’il pouvait occasionner. Toutefois, le tout avait aussi un impact négatif sur l’hôte au cas où il était victime de sa propre attaque. Ainsi, trouver une substance permettant de limiter les dégâts, ou du moins de les protéger était une priorité pour le jeune scientifique en herbe. Malheureusement, il savait pertinemment que la réponse qu’il venait d’accorder à la jeune femme n’allait pas lui plaire. Ainsi, alors que la 3e seringue attendait patiemment une occasion pour venir rejoindre les deux premières dans une danse chaotique, Raizen tentait de trouver une solution. La situation était si délicate qu’une goutte de sueur se forma le long de son front et glissa le long de son visage.

-Et avant de songer à me piquer, tu devrais t’assurer que je ne fasse pas une overdose, sinon ça pourrait être assez regrettable.

Alors qu’il jouait sur la résistance depuis le début, le kumojin opta pour une tactique différente. N’hésitant pas à se mettre en position de faiblesse pour éviter de se faire piquer, il préférait opter pour une telle solution. Il était prêt à échanger cette information pour quelque chose de plus pertinent. Il voulait à tout prix éviter de liquider l’existence d’un projet du genre au prix d’un apprentissage banal.

- Cette information est trop précieuse pour le moment pour que je la partage. Mais peut-être changerais-je d’avis si tu me détaches et m’expliques la conception de ce poison ou du moins, de l’antidote…

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle accepte. En fait, il préférait qu’elle refuse tout en étant clémente par rapport à la sentence qu’elle comptait lui infliger. Après tout, Raizen devait trouver une solution et la seule issue qu’il voyait était dans là. Il ne pouvait pas être trop ouvert sur tout, pas devant une femme aussi dangereuse qui, pour le moment avait tout a gagné.



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Lun 22 Jan 2018 - 5:49
La marionnettiste secoua doucement la tête de droite à gauche, cette fois-ci laissant un rire s’échapper de ses lippes, ce qui ne devait rien avoir de très rassurant. Elle posa à nouveau son regard sur l’homme attaché qui lui faisait face, un sourire mesquin de dessiner sur son fin visage. Tentait-il de lui faire pitié ? Était-ce là la dernière carte qu’il avait à jouer ? Le spectacle en serait presque touchant, si Asami était en mesure d’éprouver des émotions. Or, elle possédait un coeur de glace où un mur de pierre avait été érigé tout autour, la protégeant des tempêtes sentimentales qui menaceraient autrement de la submerger. Elle n’avait pas besoin de s’embarrasser de ces états d’âme, pas plus qu’elle ne s’attardait sur des relations quelconques. L’attachement, tout comme les émotions, étaient une source de faiblesse dont s’éloignait la pragmatique jeune femme, qui gardait son esprit clair et son sang froid.

Elle revint vers lui, premier indice que ses plaintes étaient tombées dans l’oreille d’une sourde. Cette fois-ci, cependant, avec beaucoup moins de délicatesse, elle vint passer une main dans ses cheveux sombres pour tirer sa tête légèrement vers l’arrière, elle-même se penchant pour venir rencontrer son regard de ses prunelles enflammées. Si, lorsqu’il avait ouvert les yeux, elle avait semblé parfaitement inoffensive, en ce moment même, tout chez elle semblait contredire ce qu’il avait aperçu plus tôt. Que ce soit cette malice dans son regard, qui se délectait de l’inquiétude qu’elle semblait lire chez eux, ou tout simplement ce sourire presque fou, elle semblait bien loin de cette femme calme, voir presque douce, malgré la contrariété, qu’il avait rencontré en premier lieu.

- Tu es celui ayant proposé ce petit jeu et, de ce que je sache, j’ai suivi les règles. Tu m’as demandé ce que signifiait mon tatouage, je t’ai répondu. Tu m’as ensuite demandé pourquoi, et je t’ai encore répondu. J’ai donc, par conséquent, répondu à deux questions de ta part. Un soupire s’échappa de ses lèvres, comme si elle était presque désolée. Je te croyais tout de même assez intelligent pour être en mesure d'additionner un et un.

Tenant toujours ses cheveux dans une main, elle vint glisser l’aiguille derrière l’oreille, y injectant à nouveau une bonne dose de ce poison qu’elle affectionnait tout particulièrement. Qu’il ne craigne rien, il n’y avait pas d’effets secondaires sur le long terme, qu’une puissante douleur sur le moment immédiat. Simplement de quoi le faire regretter que d’essayer de la piéger, alors qu’elle avait toutes les cartes à main et qu’il peinait à en trouver une seule qui serait utile dans la situation actuelle. Asami était celle qui menait cette danse, et ça, il ne semblait pas tout à fait le comprendre.

Elle relâcha sa tête, soufflant légèrement, alors qu’elle laissait la chance au poison de faire effet, ce qui ne tarda pas à arriver. Dire qu’elle s’amusait serait un euphémisme. La situation faisait briller son regard d’une flamme peu rassurante, chose qui ne lui arrivait pas très souvent, alors qu’elle était obligée de jouer les filles de bonnes familles. En cet instant précis, elle avait tenté, d’être un minimum sympathique. Elle lui avait laissé la chance de régler le tout à peu près à l’amiable. Il avait voulu jouer au plus malin, dansant sur les mots en tentant de ramener la situation à son avantage. Triste réalité, Asami se jouait des mots depuis toujours, ayant appris à manipuler avant même d’apprendre à parler. Il s’agissait d’un art où elle excellait et un terrain où elle était plus que confortable. Peut-être que s’il n’avait pas été attaché, se montrant plus menaçant, il aurait pu avoir une chance. Toutefois, il était difficile pour elle de le craindre alors qu’elle avait l’avantages.

- Ne t’inquiète pas, mon chou, tu n’en feras pas une overdose. Même que, demain matin, il n’y aura plus aucune trace que de ce dernier dans ton système.

Asami assurait toujours ses arrières. Il était tout particulièrement difficile de remonter à elle qu’avec ses poisons, notamment parce qu’ils étaient plus ou moins rapidement assimiler par le corps, qui l’effaçait donc du système une fois le mal fini. À moins de connaître avec exactitude son arsenal complet, elle était une tortionnaire discrète et silencieuse, qui était difficile à attraper. Cela lui avait permis quelques folies, en compagnie de Sayo, pour satisfaire leur curiosité à toutes les deux, mais peut-être aussi un besoin de sang. La Nara était sûrement la seule à connaître la belle brune sous toutes ses facettes. Le pire dans tout cela était qu’elle l’appréciait tout de même, voir même plus, depuis qu’elle savait comment sombre pouvait-elle être.

- Et donc, pourquoi chercher à ralentir la décomposition des cellules ?

La même question que posée dernièrement, cette fois-ci un peu plus clairement. Il avait le choix de ne pas y répondre, après tout, elle ne pouvait lire ce qui se passait dans son esprit. Une information trop précieuse pour être partagée, il était évident que cela allait intéresser la Tadaoki. Et si, réellement, il ne souhaitait pas partager l’information, elle n’aurait qu’à fouiller sur ses étagères pour trouver de quoi arriver à le convaincre.
Elle ne manquait définitivement pas d’imagination, et puis, elle avait encore la nuit devant elle, quelques heures d’ici le lever du soleil.

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Mar 23 Jan 2018 - 3:48

Se laissant calmement bercer par le délicat touché de son assaillante, Raizen aurait dû se méfier. C’était trop beau pour être vrai. Ce geste d’attention devait forcément cacher quelque chose. Pourtant, il avait baissé sa garde, souhaitant intérieurement que sa supercherie fonctionne. Malheureusement, le tout se retourna contre lui. Pas une, mais bien deux fois. En plus de ne pas accepter sa proposition, elle avait manipulé la situation à son désir, transformant ainsi sa phrase en deux questions. Elle était maline, beaucoup plus qu’il ne l’aurait souhaité. Toutefois, si ce n’était que cela, il aurait pu le supporte. Malheureusement, elle semblait prendre plaisir à cette torture qui commençait à devenir rude.

Cette fois-ci, Raizen ne se souvenait pas totalement de la sensation. Tout ce qu’il savait était la chose suivante : ce poison était suffisamment puissant pour infliger une douleur, mais suffisamment sous contrôle pour éviter que le receveur ne perde conscience. En bref, c’était une arme infiniment dangereuse. Il présumait que ce devait être avec de genre de poison que l’équipe d’intelligence de Kumo torturait les traitres dans le but de leur extorquer de l’information. Sur le moment, il se demanda combien d’injections étaient nécessaires pour que les gens craquent.

-Merde…

Se battant du mieux qu’il le pouvait pour ignorer la douleur, il connut un échec lamentable. Donnant raison au poison, il poussa un cri déchirant. Durant un court instant, il eut envie de mettre sa main sur sa tête pour faire passer la douleur. Il avait l’impression que son cerveau était paralysé par la douleur. Si plusieurs avaient déjà abandonné, le ténébreux ne tenait qu’au bout d’un fil. Les deux dernières injections avaient été plus que supportables. Par contre, celle-ci était passée de travers.

-Ce n’est pas la première fois que tu fais ça et ceci n’est pas une question, mais bien une affirmation.

Son ton devenait de plus en plus tranchant, signe qu’il devenait un tantinet plus sérieux. Dans ses iris, on pouvait y lire un chaos, une envie de destruction intense qui flirtait pourtant avec une lueur de mystère indomptable. À vrai dire, quiconque fixait Raizen ne saurait lire ce qui traversait son esprit. Se fermant totalement, il laissa ses paupières s’endormir. L’espace d’un instant, il fit le vide, concentrant toute son énergie sur son rythme cardiaque. Si son esprit tenait le coup, son corps, lui, s’emballait. Battant à un rythme saccadé, on aurait dit que ses poumons tentaient de s’enfuir. Il ne pouvait les blâmer. Malgré tout, il se devait de reprendre le contrôle. Ralentissant sa respiration et méditant d’un commun accord, il expira bruyamment. Il ne faisait pas cela pour énerver la jeune femme. Toutefois, il devait s’assurer de ne pas finir traumatiser par la violence du liquide. De ce fait, il était pertinent et pressant qu’il trouve une stratégie pour survivre plus longtemps.

-Pour un usage personnel. J’en ai besoin pour une technique à double tranchant…

Raizen ne voulait pas trop en dire. Toutefois, de par son ton et par ses paroles, on pouvait y lire une pointe de menace. Il osa même laisser un bref sourire briser le traumatisme qui avait marqué son visage le temps d’un moment.

-Je n’ai jamais vu de poison aussi développé…Pourquoi as-tu de tels liquides en ta possession?

Retournant aux bases, il s’attaquait dorénavant à la personne. Il n’était aucunement nécessaire d’aller chercher ailleurs lorsque la solution était l’affrontement de deux esprits. Pour ce faire, il devait se renseigner le plus possible sur celle qui le gardait captif. Il allait la battre à son propre jeu.
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Mar 23 Jan 2018 - 19:16
C’était dans un moment comme celui-ci que la jeune Tadaoki appréciait que le laboratoire ne se trouve pas dans la maison familiale, ce qui lui permettait de s’amuser de la sorte sans alerter personne. Un cri déchirant s’échappa des lèvres du jeune homme, ce qui lui arracha un rire amusé, voir même satisfait, tandis qu’elle relâchait sa chevelure ébène. Il n’avait pas tort lorsqu’il admettait que ce n’était pas la première fois qu’elle faisait une chose pareille et s’en amusant d’autant plus alors qu’il lui affirmait que ce n’était pas une question. Commençait-il à comprendre ? C’était sûrement ce qu’il y avait de mieux pour sa survie. Elle ne le lâcha pas de ses prunelles rougeoyantes, observant les réactions qu’il pouvait avoir. Déjà, elle avait réussi à le faire craquer, avec ce charmant poison incolore qu’elle tenait entre ses mains. Toutefois, cela ne semblait pas être assez, alors qu’il fermait les yeux pour se ressaisir. Encore une fois, le mental semblait tenir le coup, avec quelques moments de faiblesses, alors que le corps ne supportait presque plus. C’était dommage. Elle ne faisait que commencer, après tout.

S’intéressant à nouveau aux recherches de ce dernier, elle lui posa une question claire alors qu’il était mieux pour lui qu’il ne cherche pas à se défiler. Elle retourna vers l’une des étagères où elle y déposa la fiole qu’elle avait prise, désormais à moitié vide, pour attraper un autre contenant au liquide brouillé. Elle avait plus d’un tour dans son sac, surtout qu’ils se trouvaient en son laboratoire. Elle avait donc accès à tout ce qui pouvait lui plaire, s’adaptant ainsi à la situation comme bon lui semblait. Aussi douloureux avait été le précédent poison, il pouvait presque en être tolérable, dans une certaine mesure. Cependant, avec ce qu’elle tenait entre ses doigts graciles, elle comptait bien faire monter la panique en lui.

Une technique à double-tranchant. Si elle n’eut pas la réponse qu’elle recherchait sur la question, elle ne pouvait cependant pas lui en vouloir, elle-même s’étant jouée sur les mots à son insu. Il prenait donc exemple, ce qui était tout à son honneur. Pour cette fois-ci, elle laisserait passer. Elle avait tout le temps devant elle pour apprendre de quoi retournait cette fameuse technique dont il lui faisait part. L’essayerait-il sur elle ? Pour l’instant, il était toujours attaché et la belle brune était en confiance quant à ses capacités. Elle doutait un retournement de situation quelconque, du moins, pour l’instant. Et puis, si tel était réellement le cas, elle ne serait pas sans défense. Autrement, ce serait la sous-estimer. La question qui lui était désormais adressée était intéressante et elle ne put que lui adresser un sourire amusé.

- Parce que j’en ai envie.

Tout simplement. Il n’y avait pas de raison plus vraie que cette dernière, aussi insatisfaisante que cela pouvait-il sembler. Or, elle savait se montrer gentille, à ses heures. C’est pour cette raison qu’elle tendit légèrement la main dans sa direction, faisant s’activer Konchuu alors que des fils de chakra s’échappaient de ses doigts. Le pantin monta donc sur la jambe de son invité, y enfonçant tant ses petites pattes que les crocs qui avaient remplacé les pinces que le scarabée était supposé avoir. Cependant, le plus menaçant de cette petite créature articulée se trouvant désormais sur les genoux du dénommé Raizen était certainement la queue de scorpion qu’il affichait fièrement, comme prêt à attaquer.

- Le Kugutsu. L’art de manipuler des marionnettes avec son chakra.

En bougeant à peine des doigts, la créature sous son contrôle se déplaça sur ses jambes, presque comme animé d’une vie propre. Lorsqu’elle s’était intéressée sur le sujet, elle avait appris dans un même temps que les quelques rares personnes répertoriés comme utilisant de telles techniques faisaient aussi usage de poisons divers, de quoi rendre leurs terribles marionnettes encore plus mortelles. L’idée avait été intéressante, assez pour l’intéresser, et c’était ce qui avait mené à la Asami que très peu connaissaient à ce jour. Une passionnée des poisons et de leurs applications aussi variés que multiples.

- J’imagine que je n’ai pas besoin de t’expliquer pourquoi le poison devient une arme intéressante lorsque jumelé avec ces mignonnes créatures, non ?

Asami était-elle une mère avec ses enfants lorsque cela concernait ses marionnettes. Elle adorait ces petites bestioles, sûrement la seule chose en ce monde qu’elle appréciait sincère. Il s’agissait de ses créations, aussi horribles étaient-elles aux yeux des gens, des chimères qu’elle façonnait de toute pièce et qu’elle ne pouvait qu’aimer.

- Quelle est cette technique à double tranchant que tu as mentionné ?

Elle en comptait pas lâcher le morceau. Et puis, elle avait été aimable, elle avait donné une réponse assez complète à sa question et sur le sujet quant à son utilisation de poisons et de son vaste arsenal. Konchuu avait poursuivi sa route sur le torse de l’homme, venant se loger sur son épaule, ses crocs caressant presque doucement la peau de son cou. D’adorables petites créatures dont elle ne pouvait se passer. Certes en possédait-elle des plus impressionnantes, en ce qui concernait la taille et la puissance de combat, toutefois, elle aimait bien l’insecte qui ne la quittait jamais. Quoique, elle en vint presque à regretter de ne pas avoir Kuchiki avec elle, horrible créature s’approchant du cauchemar dont le nom avait été trouvé par nul autre que la seule personne qu’elle pouvait presque considéré comme un minimum importante à ses yeux.

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Mer 24 Jan 2018 - 3:37

La situation prenait une tournure intéressante. Pourtant, chaque fois qu’il avait l’impression que sa condition progressait, celle-ci reculait de deux pas d’un seul coup. Alors qu’il obtenait de plus en plus de renseignements, il eut l’heureux malheur de rencontrer le compagnon de route de la jeune femme. Sur le coup, Raizen ne savait pas où donner de la tête. D’un côté, il savait dorénavant ce qui l’attendait en cas d’affrontement. Mieux encore, la bête était sortie du dessous de la chaise, un fait qu’il aurait promptement regretté le moindre geste hostile. De l’autre, la bête articulée était petite, mais demeurait tout de même menaçante. Chacun de ses pas semblait menaçant. Il le voyait et le ressentait. D’un bref geste, cet énergumène pouvait facilement lui transpercer la peau. Pire encore, armé d’une queue de scorpion, le ténébreux n’osait se demander quels étaient les effets d’une telle piqure. Cette situation était délicate. Alors qu’il pensait que la complexité de la situation avait atteint son paroxysme, elle ajouta une question qui le força à serrer des dents.

-Moi qui pensais que j’avais droit à un tel traitement d’honneur puisque j’étais ton genre.

Jouer la comédie n’était pas son forte. Autrement, il aurait daigné afficher une moue semi-triste pour la narguer. Malgré tout, une étincelle d’espoir était lisible dans ses iris. Raizen avait un plan et il comptait le mettre à l’épreuve.

-Très bonne question sinon. Il est vrai que tu n’as pas besoin de m’expliquer pourquoi poison et créatures vont bien.

Mettant l’accent sur le mot question, il prit le temps de briser son faciès neutre pour laisser place à un rictus moqueur. Œil pour œil, dent pour dent. Qu’elle soit ou non en situation de supériorité, il comptait lui servir sa propre médecine. Mieux encore, il allait prendre contrôle.

-J’aimerais bien demander son nom, mais je risque de perdre une question tout comme tu viens de le faire en ce moment…

Sur le coup, l’épéiste paraissait pour un être sans aucun sens du danger. Que la marionnette soit à proximité de son cou ou pas, il ne comptait pas mourir, ça, il le savait. Sa théorie était basée sur les aspects suivants… Premièrement, elle aimait beaucoup trop le torturer pour vouloir que le tout cesse. Deuxièmement, elle était de nature joueuse et préférait tirer les ficelles de toute situation. Puis finalement, elle était comme Raizen, aveuglée par la curiosité. N’ayant aucun contrôle sur les deux premiers éléments, le jeune homme était toutefois un spécialiste de la curiosité. Cet aspect de la vie le dirigeait dans ses moindres interactions. Ainsi, il était le mieux placé pour savoir comment manipuler le tout sachant qu’il en était constamment victime. On pouvait dire que la victime finissait bien souvent par devenir un prédateur qui reproduirait le cycle infini.

-Comment te sens-tu à l’idée de savoir que tu ne peux pas tout manipuler ?

Alors qu’il venait de spécifier qu’il voulait inévitablement éviter de poser une question inutile, il martela Asami de paroles provocatrices. Heureusement, aucun rictus ni sourire n’accompagnait le tout. Autrement, sa tactique risquait d’être troublée. Raizen préférait observer pour agir. Démontrer tout signe de fierté risquait de biaiser la réaction de son hôte. Pire encore, il voulait lui montrer qu’il n’en avait pas fini, car c’était bien le cas. Sa curiosité était insatiable. Que le meilleur gagne.
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Mer 24 Jan 2018 - 6:32
Toujours ce sourire mesquin accroché aux lèvres, elle s’était rapprochée de l’homme, ayant déposé la seringue et la fiole sur le bureau derrière elle, se contentant alors de manipuler l’insecte qui se tenait sur ses épaules. Tout chez elle semblait menaçant, qu’il s’agisse de son regard éclairé d’une lueur de folie ou encore sa démarche féline alors qu’elle s’approchait à nouveau de lui. Sa main glissa contre sa joue, remontant son visage vers elle alors qu’elle s’était légèrement penchée vers ce dernier. Son sourire n’avait rien de rassurant, quoique semblait aussi un brin moqueur. Il serait peu dire qu’elle s’amusait de la situation. Elle s’en délectait. Cela faisait un petit moment, même, qu’elle n’avait pas eu l’occasion de profiter d’un spécimen pareil et elle comptait bien ne pas le laisser filer de si tôt. Il en serait dommage, autrement.

- Cela ferait du bien, à ton égo de mâle, que je te dise que c’est le cas ? Un rire s’échappa de ses lèvres alors que son souffle frôlait son visage. Désolée darling, mais je les aime intelligent.

Autrement dit, elle ne le voyait pas encore comme tel, pas alors qu’il avait misérablement échoué en tentant de jouer au plus malin contre elle qui menait bien évidemment la danse, et ce, depuis le début. Elle glissa sa main dans son cou, venant y chercher Konchuu, alors que son regard se retrouvait encore à toiser le sien. Une partie d’elle aurait aimé qu’il craque, qu’il se brise sous la torture qu’elle lui infligeait. Cependant, elle aimait bien le regarder se battre de la sorte, comme s’il espérait pouvoir s’en sortir. C’était beau, l’espoir. Cela pouvait presque permettre de faire des grandes choses. Cependant, Asami n’était pas prête à lui laisser ce plaisir, alors qu’il croirait presque s’en sortir.

Se redressant, elle s’arrêta cependant dans son mouvement alors que les paroles du jeune homme parvinrent à ses oreilles et firent du sens dans son esprit. Son sourire quitta peu à peu son visage alors que ses yeux s’écarquillèrent. Sa question. Celle qu’elle avait posé dans la simple idée de le narguer, de se moquer de lui. Elle en vint même à se mordiller la lèvre inférieure, repensant aux quelques secondes précédentes, alors qu’elle ne pouvait qu’admettre qu’il avait raison. Il était frustrant de se retrouver à perdre à son propre jeu, alors que ses propres commentaires revenaient contre elle. Elle qui avait voulu en apprendre plus sur cette technique dont il ne semblait pas vouloir parler se trouvait encore au point de départ. Pire encore, sûrement avait-elle reculée de quelques pas, alors qu’un rictus venait étiré les lèvres du dénommé Raizen.

Il osait en plus retourner le couteau dans la plaie, lui rappeler haut et fort la connerie qu’elle venait elle-même de connaître alors qu’il prenait en assurance. Elle se devait de réfléchir, et vite. Asami n’était pas de celles se laissant abattre aussi aisément par des mots. S’il tentait de reprendre le dessus, elle n’aurait qu’à l’abattre pour lui rappeler qui menait ici. Elle le dévisagea, toujours très près de lui, alors que sa question lui arracha un rictus mauvais. Qu’il s’amuse, tant qu’il le pouvait encore. S’il avait gagné cette bataille, il n’avait pas gagné la guerre, et il était tout simplement hors de question que la marionnettiste le laisse s’en sortir ainsi.

- Amusant. Je te l’assure. D’ordinaire, les gens craquent à la première dose alors que toi, ce n’est pas le cas. Cette huile que tu es venu chercher, elle doit t’être importante. Une demi-seconde. Et ce n’est pas une question.

Allait-elle le laisser repartir avec l’huile ? Sûrement. Peut-être. Elle n’en était pas encore sure, et puis, rien ne lui servait de se décider dans l’immédiat. La nuit n’était pas terminée. Elle se retourna vers son bureau, non sans amener Konchuu se loger à nouveau sous la chaise avant de rompre les liens. S’il n’y avait plus l’effet de surprise, cela l’inciterait peut-être à se tenir à carreau. Attrapant la seringue et la fiole, elle se contenta de remplir la seringue tout en plongeant son regard dans le sien. Si elle avait accepté de jouer à son petit jeu, la toute première menace qu’elle avait proféré à son encontre tenait toujours. Si la réponse se voulait insatisfaisante, le poison serait de mise. Mauvaise perdante ? Peut-être un peu.

Elle souhaitait surtout qu’il comprenne dans quelle situation se trouvait-il à l’heure actuelle. Il n’était pas en position de jouer les fanfarons bien longtemps.

- Ma question maintenant. Pour la troisième fois, quelle est cette technique dont tu souhaites te prévenir ?

Le tout avait été demandé dans un calme qui en était presque terrifiant, alors qu’elle s’approchait de lui avec sa seringue contenant un liquide trouble qu’il ne devait certainement pas connaître. Une autre création de la marionnettiste, dont elle n’avait pas spécialement eut le loisir de tester. D’un rapide coup d’oeil, elle s’était cependant assurée que l’antidote se trouvait toujours sur l’étagère alors qu’elle ne comptait tout de même pas le tuer. Dans le meilleur des mondes, le poison devrait se calmer de lui-même au bout d’une petite minute, voir une minute et demi. Et puis, elle étudiait le domaine depuis si longtemps qu’elle ne croyait pas avoir fait d’erreur dans le dosage et lors de la création de ce dernier. Rares étaient les erreurs à son actif. Elle glissa donc la seringue sous la peau de l’avant-bras du jeune homme, y vidant son contenu dans les veines.

- Sache cependant une chose. J’ai horreur de me répéter.

Il faudrait presque une minute supplémentaire avant que le poison ne fasse effet, lui laissant donc presque le loisir de lui parler de cette fameuse technique. Elle ne lâcherait pas le morceau et ne comptait pas se répéter éternellement. Et puis, l’effet du poison était bien simple. Il viendrait s’attaquer à ses poumons, les bronches plus précisément, les forçant à se resserrer, l’étouffant donc du même coup. Si ce n’était pas aussi douloureux que précédant, elle comptait bien s’amuser de la panique qui se lirait dans son visage alors qu’en plus d’être privé de ses mouvements, elle n’arriverait plus à respirer, et ce, pour quelques courts instants qui lui sembleraient sûrement être une éternité.

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Jeu 25 Jan 2018 - 5:50

Raizen jouait avec le feu. Telle une symphonie saccadée, celle-ci affichait des signes de frustration. Elle venait de réaliser à quel point les fausses notes pouvaient être évidentes. Si parfois elles passaient inaperçues, aux oreilles des gens les plus fins, le tout ne passait pas inaperçu. Défier Raizen sur un terrain qu’il ne connaissait que trop bien était dangereux. Mieux encore, elle continuait encore à le sous-estimer ce qui le faisait rire. Loin de se penser intelligent, Raizen se savait toutefois doté d’une capacité de réflexion surpassant la moyenne. Malgré tout, ce qui le rendait unique et le distinguait des autres était cette soif de savoir, ni plus, ni moins.

Malheureusement pour lui, son hôte gardait tout de même un contrôle absolu sur tout l’aspect des supplices physiques. En la voyant s’armer d’un second poison, le jeune genin comprit que sa provocation avait fonctionné. Elle réalisait qu’elle venait de perdre un combat et tentait de revenir en force avec une arme plus puissante et plus dangereuse. Telle était la logique qui était employée par les gens les plus simples. Bien qu’elle semblait logique, celle-ci avait une faille : l’impulsivité. Tiré des émotions, ce phénomène risquait d’être le tremplin sur lequel Raizen allait bâtir sa remontée. Cependant, il devait résister à la nouvelle substance qui commençait calmement à flirter avec son système sanguin. Curieux de savoir quel était l’effet de cette arme de niveau supérieur, le jeune curieux fixait la marionnettiste droit dans les yeux. Cette fois-ci, un curieux sourire flirtait sur ses lèvres. Ce rictus était une reproduction contagieuse de celui qu’elle lui avait offert sous ses airs de taquinerie.

-Sache que m’infliger une piqure pour l’ego ne…

Soudain, sa poitrine se serra. Alors qu’il s’attendait à un poison du même type que le dernier, Raizen eut la délicate surprise d’y découvrir une substance encore plus dévastatrice. En plus de lui infliger de la douleur, celle-ci lui donnait l’impression de manquer d’air. Respirant d’un rythme saccadé, il tentait tant bien que mal de prendre son souffle alors que ses voies respirations se refermaient comme si elles refusaient d’absorber l’air ambiant. La situation venait définitivement de dérailler. Pire encore, il ne pouvait rien faire. Il était condamné à vivre des secondes de panique qui semblaient durer une éternité. Ralentir sa respiration était impossible et mettre sa main sur son torse encore plus. Peu importe de quelle manière il retournait la situation, il faisait face à une impasse qui accentuait son moment de panique. Ce cauchemar dura jusqu’à ce que ses yeux recroisent le regard de son assaillante. Il était hors de question qu’il lui donne ce luxe…

-Jolie tactique …

Une fois ses voies respirations débloquées, Raizen se mit à prendre de grandes respirations. Bien qu’exagéré, il avait besoin de compenser le traumatisme que ses poumons avaient vécu le temps d’un moment.

-Mais la grande différence entre toi et moi est la suivante. Tu es une femme tactique tandis que je suis plus stratégique. Voilà la différence, en espérant ne pas trop effleurer ta fierté… Je te laisse méditer sur cela.

De marbre, il marqua une légère pause pour calculer de quelle manière il comptait répondre à sa question. Pour le moment, il était hors de question qu’il explique à Asami les bases d’une guerre. Il devait s’assurer de toujours garder son objectif en tête.

-N’ayant visiblement pas le choix, la technique auquel je fais référence permet en quelque sorte la destruction des cellules au contact et autre... Que ce soit autrui, l’hôte, une table ou une chaise, rien ni personne ne peut y échapper.

Laissant un silence planer, l’épéiste se contenta de fermer les yeux pour méditer. Il devait oublier ce moment traumatisant avant de poursuivre avec sa propre question.

-Parle-moi de ton meilleur poison…

Changeant soudainement de levier, Raizen transforma le terrain en faisant passer les questions fermées aux questions ouvertes.
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Jeu 25 Jan 2018 - 14:29
Peu importe ce qu’il dirait, la jeune femme était convaincue qu’elle ne perdrait pas la guerre. Elle était beaucoup trop réfléchie pour ça, beaucoup trop calculatrice aussi. Elle-même était une stratège avisée, qui plaçait lentement ses pions sur l’échiquier pour pour mieux pouvoir piétiner l’ennemi. Il avait cependant, et bien malgré elle, réussit à passer outre les mailles du filet, fanfaronnant depuis de sa petite victoire, ce qui devint rapidement agaçant aux oreilles de la belle brune. Il était bien vrai qu’elle s’était laissée avoir par le peu d’impulsivité qui lui restait, lui envoyant une dose d’un nouveau poison pour aucune autre raison que de l’amener à se briser alors qu’elle était que trop peu satisfaite de sa propre performance. Et alors que ce dernier faisait effet, passant dans les veines du dénommé Raizen, elle ferma les yeux quelques secondes, passant une main sur son visage en soupirant. Elle se devait de se ressaisir car il était tout simplement hors de question qu’elle se laisse atteindre par ce dernier. Elle inspira profondément.

Bon, elle était prête.

Rouvrant les yeux, elle eut du plaisir à le voir se démener, l’air ne se rendant plus à ses poumons. Quel dommage. Or, peu à peu, il revint à la normale, lui envoyant cet arrogant sourire qu’elle même arborait quelques instants plus tôt. Il l’énervait, et même encore, il s’agissait-là d’un euphémisme. Asami, sans pourtant déborder d’orgueil, n’en restait pas moins une femme fière. Une femme qui n’aimait pas non plus que l’on tente de se montrer plus intelligent qu’elle, pas alors qu’elle menait la danse et ne comptait pas laisser personne d’autres le loisir de la remplacer.

Elle écouta avec attention la réponse à sa question, fronçant lentement les sourcils aux précisions apportées quant la technique qu’il possédait. Quelque chose qui lui permettrait de détruire cellules et autres, tant pour tout ce qui se trouvait autour de lui que pour lui-même. Cela en était presque dommage. Même elle était capable de résister à ses propres poisons. Et lui ? Il semblait possédait une capacité fort intéressante, quoique bien dangereuse, qui pouvait à tout moment se retourner contre lui.

- Mon meilleur poison… Et bien, vois-tu, j’y travaillais, jusqu’à ce que quelqu’un ait l’audace d’entrer par effraction chez moi. Dommage, tu aurais presque pu avoir l’honneur d’être sa première victime…

Elle eut presque une mine dépitée alors qu’elle s’imaginait l’effet qu’il aurait eu sur lui. Il était supposé être violent, un dérivé beaucoup plus agressif que celui qu’elle lui avait précédemment injecté dans les veines, cherchant à créer une douleur si forte chez la victime qu’elle pourrait presque en perdre connaissance. Y aurait-il tenu tête comme il le faisait actuellement ? Elle ne saurait dire. Il savait se montrer têtu, un trait aussi intéressant que désagréable chez ce dernier. Elle se perdit dans ses pensées, quelques secondes, un éclat de folie passant brièvement dans son regard alors qu’elle pensait à ce qui se trouvait toujours en haut, la finalisation d’un long projet qui allait devoir attendre encore un petit moment.

Mais là, l’homme devant elle. Elle secoua doucement la tête de droite à gauche, ses prunelles flamboyantes à nouveau posées sur lui.

- Si tu peux détruire cellules ou autre, comme tu sembles si bien t’en vanter, essaie-donc de te libérer. Il me semble que tu restes sagement assis depuis le début.

Son regard était curieux, inquisiteur. Elle le provoquait, voir s’il oserait se libérer de ses liens, si seulement en était-il capable. Elle ne se sentait pas encore menacer. Pas pour le moment. Peut-être le devrait-elle, toutefois, elle aimait aussi jouer avec le feu. Elle était dans une position bien supérieure à la sienne, à savoir qu’elle était libre et qu’il ne l’était pas. Et puis, il était tout de même celui étant entrer par effraction dans son laboratoire, ce qui le rendait coupable aux yeux de la loi.

- Alors, explique-moi, je suis toute ouïe. Comment fonctionne cette technique ?

Un peu plus et elle se proposerait comme cobaye. Asami avait une relation assez particulière avec la douleur, où elle la recherchait dans l’idée de se sentir vivante. Un plaisir plus que malsain alors qu’elle cherchait toujours de cette adrénaline qui se propageait dans son corps suite à une forte douleur. Or, elle ne comptait tout de même pas lui laisser cette satisfaction. Pas pour le moment du moins. Elle comptait en apprendre un peu plus, avoir une petite idée de qui était ce Raizen.

Un intéressant jeune homme si vous vouliez son avis.

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Ven 26 Jan 2018 - 4:28

Ayant un léger fou rire, Raizen ne put s’empêcher de penser qu’il était tombé sur un drôle d’énergumène. En effet, pour une fois, il avait l’impression de rencontrer quelqu’un de similaire à sa propre personne. Si elle le méprisait pour les multiples oppositions dont elle était sujet, il ne pouvait pas en dire autant. En réalité, malgré le supplice qu’il subissait, il trouvait cela intéressant de trouver quelqu’un qui partageait son sens de la curiosité. Malheureusement, il allait devoir utiliser cet aspect à son avantage pour s’en sortir.

-Entre toi et moi, je doute que tu aurais eu le temps de terminer ce fameux poison en quelques dizaines de minutes vu la complexité de ceux dont j’ai pu avoir un avant-goût.

Ce poison ultime captivait son attention. Il se demandait de quoi il était composé et à quel point il était supérieur aux deux qu’il avait goutés. Pourtant, malgré sa nature curieuse, Raizen devait avouer se garder une réserve. Démontrer trop d’excitation à cet égard risquait de jouer contre lui. Il ne voulait pas faire la même erreur qu’elle : dévoiler son point faible.

-J’active simplement un sceau qui me permet de puiser ma force d’un ancêtre. Si tu veux, mon pouvoir fonctionne comme un claquement de doigts, je l’active à l’aide de ma propre volonté, quand je veux et où je veux.

Marquant une pause, il tourna la tête vers la droite, puis vers la gauche. Ses iris étaient en quête d’information sur les alentours. Il désirait à tout prix s’assurer qu’aucune surprise ne viendrait l’arrêter dans sa future initiative.

-D’ailleurs, c’est le moment idéal pour parler de volonté puisqu’en ce moment, je n’ai pas envie de l’activer. Je n’ai aucun intérêt à l’utiliser puisque je n’ai toujours pas ce dont je suis venu chercher.

La laissant sur sa faim, le ninja patienta une demi-seconde avant d’activer un sceau. Contrairement à ce qu’elle s’attendait probablement, celui-ci fit appel à une technique imprévue qui aurait pu le sauver dès le départ.

Shi no Buki

En activant un des sceaux de stockage qu’il avait posé sur sa main, droite, Raizen fit apparaître un long katana dans cette même main.

-J’espère que tu comprends mieux.

Soupirant, il garda l’arme dans sa main sans forcément tenter quoi que ce soit. Son but n’était pas de s’enfuir, mais de lui prouver qu’elle lui parlait sur un terrain neutre dans lequel il n’était en rien une victime de chacun de ses caprices.

-Maintenant, tu vas m’expliquer pourquoi mon pouvoir t’intéresse autant. J’ai l’impression que…

S’arrêtant à mi-chemin, il se retint de compléter sa phrase. Faire part de ses impressions avant moins d’avoir une réponse était une entrave scientifique à l’obtention d’une opinion non biaisée. Il voulait à tout prix éviter de souiller une réponse aussi pertinente…

-...que ça te captive plus que la normale... aurais-tu peur que ce soit plus dévastateur que n'importe quel poison auquel tu pourrais penser ?

La balle était dorénavant dans le camp opposé.




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Ven 26 Jan 2018 - 5:50
Il était dangereux de sous-estimer les capacités d’une femme comme Asami. S’il doutait de ses compétences à terminer un poison aussi rapidement, c’était qu’il ignorait les prouesses qui se trouvaient désormais à son actif, s’il était possible de les désigner ainsi. Elle repensait notamment à son test à l’institut, où un groupe de civils étaient arrivés, tous victimes d’un poison inconnu. En très peu de temps, la Tadaoki était parvenue à identifier le poison, mais surtout, à y trouver l’antidote pour sauver ces quelques personnes en mauvaise posture. Elle ne l’avait pas fait par compassion, ni parce que leurs vies lui importaient, mais bien parce qu’il était tout simplement hors de question qu’elle échoue devant l’Aburame. Il était celui le plus à même de venir apporter plus à ses connaissances déjà bien vastes sur le sujet et donc, elle y avait donné tout le sérieux dont elle était capable, souhaitant ainsi peut-être bien avoir accès à plus. Il y avait tant qu’elle connaissait et pourtant, tant qu’elle ignorait, et c’était ce qui l’amenait à chercher à toujours aller de l’avant.

Un sceau. Du fûinjutsu ? Probablement. Elle se plongea dans ses pensées quelques instants, à la recherche de connaissances qu’elle pourrait potentiellement avoir sur ces techniques. Elles étaient presque nulles alors qu’elle s’était principalement concentrée sur le ninjutsu depuis qu’elle s’était découvert un intérêt tout particulier pour la voie du shinobi. Il s’agissait donc d’une capacité dépendamment de sa volonté, qu’il pouvait activé comme bon lui semblait et désactivé par le fait même. Elle était d’autant plus intéressée, notamment par tous ces mystères qui semblaient envelopper ce qu’il disait.

- Oh, c’est vrai, cette huile. Et dire qu’il t’aurait été plus simple de tout simplement toquer à la porte et demander.

Aurait-elle dit oui ? Probablement pas. Ou, enfin, cela dépendait. Les nombreux produits des Tadaoki provenaient de longues études sur la conservation des cellules, et donc, étaient très précieux. S’il ne s’agissait pas de secrets d’état, ils étaient tout de même fier d’être à peu près les seuls à y avoir accès. Et donc, ils n’offraient pas leurs techniques aux premiers s’y intéressant alors qu’il s’agissait plutôt d’une tradition familiale. Toutefois, Asami était connue aux yeux de tous comme étant une agréable jeune femme avec le coeur sur la main, et donc, par conséquent, peut-être aurait-il pu réussir à la convaincre. Toutefois, à l’heure actuelle, s’il était un peu tard pour demander, l’intérêt qu’elle avait pour le jeune homme pouvait potentiellement faire pencher la balance de son côté. Elle verrait bien en temps et lieux.

Elle écarquilla les yeux à la vue du katana qui s’était manifesté dans le dos de l’homme, semblant sortir de nul part. Évidemment. Il lui avait parlé de fûinjutsu. Certes, ce n’était pas ce qui l’intéressait tout particulièrement dans le domaine, mais voilà qu’il semblait se montrer confiant. Fier peut-être ? Sûrement. Après tout, il venait de réussir son petit tour de passe-passe, bien qu’il venait de ruiner tout effet de surprise qu’il aurait pu éventuellement avoir. Toujours attaché à la chaise où il se trouvait assis, armé ou pas, Asami ne le considérait pas comme une menace imminente. Les chaînes qui le maintenaient prisonnier lui assuraient une certaine tranquillité d’esprit.

Il était amusant, cela ne faisait aucun doute. Il jouait continuellement la carte de la provocation, comme s’il arriverait ainsi à en tirer plus d’elle. Il y était parvenu, quelques instants plus tôt, alors que, furieuse, elle lui avait injecté ce liquide brouillé dans les veines, sans aucune raison valable si ce n’était qu’il l’avait agacé. Elle s’assurerait que cela n’arrive plus. La manipulatrice qu’elle était ne pouvait permettre au premier abruti qui croisait sa route que de se jouer d’elle de la sorte. Se tenant toujours devant lui, elle eut un sourire où se mêlait amusement et folie, réfléchissant à ce qu’elle pouvait bien lui répondre. Il était hors de question qu’elle lui adresse son principal intérêt concernant une capacité aussi dévastatrice alors que sa propension à la douleur était inconnue de bien des gens.

- Loin de là. Aussi terrible ta technique semble-t-elle être, il n’y a rien qu’un poison ne peut pas faire. Qu’il soit lent ou rapide, létal ou tout simplement pour faire souffrir… Il y a une versatilité dans cet art qui se trouve nul part ailleurs.

S’étant déplacée jusqu’à sa bibliothèque, elle s’empara d’un cahier, dont la reliure semblait être l’exacte copie de ceux à ses côtés. C’était là où elle rassemblait toutes ses notes sur le sujet, les nombreux poisons, les composants et leurs procédés. L’attentive jeune femme qu’elle était y avait répertorier toutes ses connaissances à la matière, lui rendant la tâche bien plus aisée lorsque venait le temps de travailler sur le sujet. Elle se retourna vers lui, son livre entre les mains, parcourant les pages marquées de sa fine écriture.

- Kusaru. C’est le nom donné à un composant de nombreux poison, découvert ou créé, peu importe, quelques décennies plus tôt. Il sert à la conception des poisons considérés comme les plus cruels à ce jour. Il s’occupe de faire pourrir les organes de la victime, lui amenant une mort lente et agonisante.

Elle avait même dut travailler avec un dérivé de ce dernier, quelques mois plus tôt, lors de ce test que lui avait offert Aburame Shizen. Un sourire amusé étira ses lèvres alors que ce dernier n’avait pas hésité à se jouer, en quelques sortes, de vie humaine pour évaluer ses compétences.

- Gomon, l’un de mes préférés. Tu vas même sûrement le reconnaître. Il est notamment utilisé dans des poisons servant à la torture, qui inflige une douleur vive et intense sans pourtant blesser la victime.

Son cahier toujours entre ses mains délicates, elle tourna les pages, s’attardant sur ce qu’elle y avait écrit, avant de finalement poser son regard de flamme sur l’homme désormais armé, toujours ce sourire accroché sur ses lèvres, celui que très peu de gens pouvaient prétendre connaître.

- La liste est encore longue des poisons pouvant se montrer tout particulièrement dévastateur. Alors non, ce n’est pas pourquoi ce pouvoir que tu détiens m’intéresse. Disons simplement qu’il s’agit-là d’une curiosité scientifique, tout simplement.

Sans se considérer comme étant une scientifique, le titre n’était pas tout à fait exacte, elle se savait de nature curieuse. La manipulatrice avait appris, au fil des années, qu’il était tellement facile que d’obtenir l’information rechercher par la ruse, cachant ses réelles intentions sous une fausse bonté dont tous croyaient. Il y avait aussi la torture, un art plus différent, plus violent surtout, que le premier, mais Ô combien intéressant pour la sadique qu’elle était. Elle éprouvait un plaisir que beaucoup peinerait à comprendre alors qu’elle voyait ses victimes se briser sous ses intentions.

- Que comptes-tu faire maintenant ? Tu es peut-être armé, toutefois, j’ignore si cela t’a traversé l’esprit, mais tu es toujours prisonnier de mes chaînes.

Elle haussa les épaules. Qu’il tente de s’en échapper, ce ne pouvait qu’être divertissant pour la belle brune. De son côté, elle avait tout son arsenal de poisons à sa disposition, tout comme Konchuu qui se trouvait toujours sous sa chaise, bien prêt à engourdir ses muscles s’il osait faire le moindre mouvement trop brusque. Elle préférait bien évidemment ne pas en venir à la violence physique, étant bien plus supérieure lors des joutes verbales, toutefois, qu’il s’amène, elle ne le craignait pas. La peur n’était pas un sentiment bien présent chez la jeune femme et s’il était vrai que son instinct de survie venait parfois s’opposer à son désir de souffrance, ce plaisir que la faisait sentir vivante, à l’heure actuelle, sa survie n’était pas menacée. Ou, tout du moins, c’était ainsi qu’elle voyait la situation, calmement appuyée contre la bibliothèque, son cahier toujours entre les mains.

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Dernière édition par Tadaoki Asami le Dim 25 Fév 2018 - 17:17, édité 1 fois
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Sam 27 Jan 2018 - 21:05

L’écoutant définir ses poisons d’une fierté quasi admirable, le kumojin ne put s’empêcher d’avoir un nouveau sourire en coin de lèvres. Cette passion était contagieuse et il appréciait de voir quelqu’un d’aussi dévoué dans un art complexe et scientifique. Dans un sens, il pouvait dire qu’il comprenait tout à fait ce qu’elle ressentait par rapport à son amour au poison. Lui-même avait cette admiration. Simplement, sa considération était à de multiples niveaux et degrés différents. Se limiter à un aspect ne lui ressemblait pas. Raizen aimait cumuler de l’information sur plusieurs phénomènes qui étaient de près ou de loin liés à l’humain.

-Très intéressant comme résumé…

Tenant toujours son katana, celle qui le tenait prisonnier venait de lui rappeler qu’il ne pouvait rien faire. En effet, les chaines restreignaient chacun des mouvements qu’il oserait tenter. En réalité, l’apparition de son sabre ne l’avait pas vraiment avancé. Toutefois, le tout tombait tout de même dans la grande stratégie qu’il avait élaborée.

-Les chaines sont comme les limites mentales qu’on se met. Elles sont bien souvent illusoires et peuvent facilement s’enlever.

Ses paroles valaient 15 000 mots. Malgré tout, le seul moyen qui lui permettrait de se défiler serait de se casser le poignet ou de faire appel à son sceau, chose qu’il ne voulait pas faire.

-Donc, si tu veux une réponse, tu es celle qui compte me détacher simplement par pure curiosité.

Suite à ces mots, il y avait deux possibilités. Soit elle allait le considérer comme un con qui n’avait aucune logique et le faire souffrir encore plus ou soit elle allait le libérer, comprenant ainsi son message indiscret. En ce moment, Raizen ne faisait aucunement appel au bon sens. Il tentait juste d’utiliser la curiosité comme levier.

-Je pense que tu as envie de voir de quoi je suis capable de faire.

N’en ajoutant pas plus, il laissait place à l’interprétation de sa phrase. Par moment, être trop précis tuait la curiosité, fil conducteur qu’il utilisait dans sa stratégie actuelle.

-D’ailleurs, tu pourrais aussi te présenter. Je pense que c’est la moindre des choses lorsque quelqu’un nous défie...
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Sam 27 Jan 2018 - 21:34
Fronçant les sourcils, Asami en vint à se demander s’il était optimiste ou tout simplement stupide. Or, malgré tout ce qu’elle avait pu dire, depuis le moment où il avait ouvert les yeux, une chose était sûre : il n’était pas stupide. Téméraire et arrogant, cela ne faisait aucun doute, toutefois, il ne faisait rien sans avoir une idée en arrière la tête, peu importe ce qu’il pouvait risquer. Elle se tenait toujours non loin de lui, l’observant continuellement, en attente du moindre mouvement brusque de sa part qui ne venait pas, contre toute attente. Peu importe ce qu’il pouvait dire, les chaînes étaient bien réelles et le retenaient prisonnier, qu’il le veuille ou non. Pouvait-il réellement s’en défaire ? Si tel était le cas, pourquoi avait-il accepté d’être traité de la sorte par elle ? La curiosité ? Plus elle cherchait à le comprendre et plus elle avait l’impression de s’éloigner de la réponse, ce qui était plus que frustrant pour la jeune femme.

Il se mettait le doigt dans l’oeil s’il croyait qu’elle le détacherait avec seulement cette petite provocation. Il n’avait pas tort de dire qu’elle était curieuse, intéressée même. Cependant, Asami était celle qui manipulait et s’il avait déjà été témoin de son impulsivité précédente, elle ne comptait pas lui donner le loisir d’avoir raison. Ce serait trop facile pour lui et beaucoup trop risible pour elle.

- Asami qu’elle lâcha simplement.

Elle pouvait presque se montrer aimable alors qu’elle avait consenti à lui donner son prénom. Ce n’était pas comme si elle comptait cacher son identité. Beaucoup la connaissaient alors qu’elle était née et avait grandi au sein du village. Ce que beaucoup ignoraient, voir même presque tous, était ce visage qu’elle ne présentait pas souvent, celui où se trouvait un sourire mesquin et son regard éclairé par la folie qui l’habitait. Ce visage qu’il avait eut la chance de rencontrer, et ce, quand bien même s’était-elle dit qu’elle ferait attention. Tout aurait pu bien se dérouler et sûrement serait-il déjà rentrer chez lui, s’il n’avait pas cherché à la provoquer.

- Et si tu me disais plutôt comment utiliser cette technique dont tu te vantes. Tu parles, tu parles, et au final, tu ne fais rien.

Elle haussa les épaules, déposant sur l’étagère derrière elle la seringue et la fiole avant qu’elle ne vienne croiser ses bras sous sa poitrine. Elle aussi, elle aimait provoquer, tenter de voir ce qu’elle pouvait en tirer des autres en s’attaquant directement à leur personne, à leur fierté. Il y avait beaucoup qu’elle ignorait sur le jeune homme et beaucoup qu’elle souhaitait apprendre. Toutefois, elle ne s’abaisserait pas à lui donner la satisfaction de le libérer, sans compter qu’il s’agirait d’une terrible idée si elle comptait garder l’avantage. Il n’y avait aucun moyen qu’elle garde le dessus s’ils devaient s’affronter face à face. Il semblait clairement plus fort qu’elle, physiquement parlant, et était armé, ce qu’elle n’était bien évidemment pas. Asami comptait entièrement sur ses marionnettes, n’étant pas à l’aise avec une arme entre ses doigts fins.

- Je ne te détacherai pas, cela te ferait trop plaisir.

Simplement par esprit d’opposition donc. Sûrement le verrait-il comme une victoire, toutefois, Asami s’en souciait peu. La fierté n’était pas quelque chose sur laquelle elle se reposait. S’il était vrai qu’elle n’appréciait pas perdre, outre cela, elle savait pertinemment qu’elle n’était pas invulnérable et c’était justement cette connaissance de ses propres défauts qui lui donnait souvent l’avantage. Elle ne se considérait pas invincible ni parfaite, ce qui lui permettait de travailler autour de ces derniers plutôt que de se retrouver ralenti par ces derniers. Cela lui avait éviter de nombreuses erreurs qui auraient pu lui coûter cher.

Asami n’était pas de celles qui se jetaient tête première vers l’avant et ne prenait pas de risques inutiles. Sa patience impressionnante restait sa carte maîtresse.

- J’ai toute la nuit devant moi, tu sais, et une panoplie de poisons à utiliser et à tester. Mieux encore, je suis patiente. Alors, si tu arrêtais, quelques secondes, ces petites provocations infantiles et que tu en venais directement à ce que je souhaite savoir.

Un soupire s’échappa de ses lèvres.

- La seule raison pour laquelle tu es encore en vie, c’est que tu es intéressant. Essaie donc de ne pas m’ennuyer, sans quoi cela pourrait t’être fatal.

Le tout avait été dit calmement et avec une franchise bien digne de la Tadaoki. Il avait sûrement eut le loisir de remarquer qu’elle ne menaçait pas dans le vent et donc, s’il tenait ne serait-ce qu’un tant soit peu à la vie, il saurait se montrer intelligent.

- Et qui sait, peut-être pourrais-tu t’en sortir avec ce que tu es venu chercher.

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Merci Kaedlin ❤:
 
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Lun 29 Jan 2018 - 3:13

La situation venait de prendre une tournure intéressante. Alors que les probabilités penchaient vers une libération, celle-ci lui refusa son ticket de sortie. Sur le coup, Raizen ne démontra aucune émotion, préférant rester impassible. Si plusieurs auraient interprété le tout comme de la déception ou du désespoir, c’était tout autre. Le tout s’apparentait beaucoup plus à de la réflexion. Même s’il était dans une situation plus ou moins précaire, son sens de la répartie était toujours du jeu.

-Tu serais surprise, certaines personnes aiment être attachées, Asami.

Sans attente, ses paroles portaient un double sens assez lourd. Toutefois, le plus effrayant demeurait le calme avec lequel il les prononçait. Aucune gêne ne se lisait dans son faciès alors qu’intérieur, il s’attendait à provoquer une réaction chez elle.

-J’ai l’impression que ce sera un duel de patience, parce que j’ai aussi toute la soirée. Disons que je n’ai pas vraiment le choix de toute manière.

N’attendant pas qu’elle réplique, Raizen déblatérait des paroles les unes après les autres. On aurait dit un mécanisme d’autodéfense qui se déclenchait de manière tardive.

-Je ne suis pas la personne la plus divertissante, du moins, ça dépend jusqu’à quel point ta patience peut être source de plaisir.

Raizen était têtu. Il voulait à tout prix éviter de lui donner ce qu’elle voulait. Il devait être réaliste, cet effet de surprise était la seule chose qui lui servait de levier de survie. Tel un bon joueur, il avait joué cette carte au bon moment. Toutefois, sans une nouvelle stratégie pour accompagner ce jeu, la tactique risquait de tomber à l’eau et de devenir un échec absolu. Aussi douloureux soient-ils, il allait possiblement devoir goûter sa collection de poison.

-Je cesserais mes provocations infantiles lorsque tu cesseras d’être un enfant qui s’attend à avoir ce qu’elle veut, quand elle le veut.

Marquant une brève pause, Raizen réalisa qu’il s’était légèrement emporté. Du moins, c’est l’impression qu’il aurait donnée s’il n’avait pas fini sa phrase en lui relançant la balle.

-On sait tous que c’est moins amusant.

Se contentant d’un sourire, il soupira intérieurement de nervosité. L’espace d’un instant, le kumojin était presque entré dans le jeu dans lequel il tentait avec difficulté de faire tomber la charmante Asami, reine des poisons. C'était l'heure de lui montrer que le serpent n'était pas le seul à avoir des crocs.



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Lun 29 Jan 2018 - 10:38
Malheureusement, elle ne pouvait le contredire. Elle-même pouvait apprécier être attachée, dans certaines situations bien particulières, qui demandaient normalement moins de discussions, mais surtout, moins de vêtements aussi. Elle se contenta donc d’hausser les épaules, quand bien même le sourire lui adressait-elle était amusé, teinté d’une certaine ironie aussi. Asami ne connaissait ni la honte, ni la pudeur, et donc, de partager ce genre de chose, bien que silencieusement, ne l’embêtait pas le moins du monde. Qu’il s’imagine bien ce qu’il veule, au final, il avait réussi à l’amuser, avec cette réplique de son arrogance qui commençait pourtant à franchement l’énerver. Alors qu’elle souhaitait le faire parler, ce dernier ne semblait pas spécialement enclin à répondre à sa demande, affichant encore son air de défi, comme s’il était en mesure de s’opposer à elle.

Un soupire s’échappa de ses lèvres. Ennuyée ? Pas tout à fait. Embêtée, ça, il n’y avait aucun doute. Il était rare qu’elle se retrouve opposer à un esprit comme le sien, qui ne se laissait pas marcher sur les pieds et n’hésitait pas à défier quiconque se mettait sur son chemin. Et dire qu’elle avait fait des efforts pour être gentille, lui avait même laisser la chance de se rattraper, de faire bonne figure et de finalement fermer sa grande gueule. Hélas, il ne semblait pas avoir compris les messages subtiles qui auraient pu contribuer à sa survie. Elle se contenta de rouler des yeux alors qu’il lui rendait la pareille, n’hésitant pas à souligner son caractère tout aussi enfantin.

Que devait-elle faire ? L’idée de le torturer ne lui semblait même pu intéressante, pas alors qu’il s’amuserait très certainement à lui tenir tête. L’effet de surprise était passé et puis… Y gagnerait-elle seulement quelque chose ? Peut-être bien, or, il était possible que non, et gaspiller ainsi de ses précieux poisons ne l’intéressait pas particulièrement. Elle s’avança donc vers la chaise, passant derrière lui, repoussant le plat de la lame de sa main pour éviter qu’il ne s’en prenne à elle. S’il osait, elle s’occuperait de lui trancher elle-même la tête. S’attardant sur les chaînes, elle les fit tomber contre le sol dans un claquement sonore, le métal s’abattant contre le bois. Un énième soupire, elle fit le tour pour venir se poster devant lui, reprenant place sur la table de travail où elle avait été assise lorsqu’il avait ouvert les yeux.

- N’essaie même pas d’attenter à ma vie.

Désormais libre de ses mouvements, elle pouvait s’attendre au pire venant de lui. Toutefois, quelque chose lui disait que s’attaquer à elle n’était pas dans ses plans. Ils avaient beaucoup trop à apprendre l’un de l’autre pour s’abaisser à cela. Le dévisageant toujours, elle cherchait une réaction de sa part. Serait-il surpris ? Elle n’en était pas certaine. Après tout, c’était ce qu’il espérait depuis le début. Normalement, il pourrait sans problème se relever, bien que le corps serait peut-être fatigué de l’intense traitement dont il avait été la victime un peu plus tôt. Les bras de chaque côté de son corps, les mains à plat contre la table, elle ne le quittait pas de ses prunelles flamboyantes.

- Tu es libre de partir si tu veux, je ne porterai pas plainte. Évidemment, pas après ce qu’elle venait de lui infliger. Toutefois, essaie d’entrer dans ta petite tête que mieux vaut réfléchir deux fois plutôt qu’une avant d’agir.

Sa voix se faisait traînante, comme si elle avait autre chose à lui offrir. Qu’il quitte pendant qu’elle le tolérait serait sûrement sa meilleure option, alors qu’il pouvait fuir la folle qui l’habitait, l’enflammait même. Toutefois, il était comme elle, la curiosité se voulant être un bien vilain défaut.

- Il serait cependant dommage que tu quittes les mains vides.

Elle se retrouva à nouveau sur ses pieds, se dirigeant vers l’escalier qui menait au second étage, là où se trouvait son laboratoire. S’il avait envie de discuter un peu, peut-être bien pourrait-elle se montrer encline l’aider. Après tout, à l’heure actuelle, son génie scientifique avait envie d’apprendre ce dont il était capable et elle était convaincue que de comprendre ses capacités serait, somme toute, une activité bien intéressante. Asami aimait tout particulièrement les projets de longue durée, un peu comme Sayo. Jeune demoiselle qu’elle cherchait à pervertir, entraînant son esprit vers l’ombre, elle trouvait amusant de la voir ainsi se développer et s’affirmer, son influence se voulant de plus en plus présente. Il en serait de même, un peu, avec Raizen, s’il décidait d’en apprendre un peu plus à son tour plutôt que de tout simplement fuir. Montant quelques marches, elle lui fit signe de le suivre, sans toutefois ajouter autre chose, avant de disparaître de son champ de vision.

Ce n’était cependant pas parce qu’elle ne le voyait plus qu’elle ne l’entendait pas. L’endroit se voulant assez echo, elle était persuadée de l’entendre s’il osait faire autre chose que quitter ou la suivre. Fouillant dans ses armoires, elle était à la recherche de ce qu’était venu chercher le jeune homme, un produit qu’utilisait sa famille pour favoriser la conservation des corps. Cela serait-il utile d’une quelconque façon au jeune homme ? Elle l’ignorait. Or, rien ne l’empêchait de s’essayer.


Dernière édition par Tadaoki Asami le Mar 30 Jan 2018 - 5:15, édité 1 fois
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Mar 30 Jan 2018 - 5:04

Cette sensation de liberté était jouissive au point où Raizen devait se contenir pour éviter de hurler de joie. Bougeant délicatement ses poignets, il vérifiait que ceux-ci étaient encore vivants et loin d’être cassés. Être attaché était une chose, mais avoir les menottes serrées était une tout autre partie dans laquelle il ne préférait pas prendre part dans ce genre de circonstances. Pour le moment, il préférait se concentrer sur la victoire dont il comptait manifestement profiter. Si plusieurs avaient profité de ce moment pour déguerpir à toute vitesse ou frapper leur adversaire à la moindre occasion, Raizen n’était pas ainsi. Il se contenta de la suivre, curieux par les paroles qu’elle venait de prononcer. Était-ce un piège ? Après tout, il n’était pas le seul qui était apte à piéger l’autre. S’il y avait bien une chose qu’il avait pu valider lors de sa torture, c’était bien l’ingéniosité de son opposante. Autrement, il ne se serait pas prié pour la remettre à sa place.

La suivant du regard, Raizen pris son katana dans la main gauche. Suivant sa démarche de manière quasi hypnotique, il réalisait la prestance de la jeune femme. S’il était resté assis, il ne se serait jamais douté qu’elle était aussi petite d’où la puissance derrière son charisme. Mêlée à ses courbes et sa démarche, elle devait représenter une arme fatale pour bien des hommes.

-Merci de m’avoir détaché.

Apparaissant derrière elle, Raizen la regardait du haut de son mètre 91. Il espérait inconsciemment ne pas trop la choquer de par leur différence de taille. De toute manière, elle allait bien le remarquer d’une manière ou d’une autre, notamment par l’aisance à laquelle il attrapa une fiole au dernier étage avant de s’adosser contre le mur. Prenant le temps d’examiner le liquide sous ces nombreuses facettes, il décida de briser la glace.

-Au lieu de quitter les mains vides, je me disais que je pourrais utiliser ton laboratoire pour terminer ce que je comptais faire. Ça te permettrait de voir sur quoi je travaille et ce serait une bonne manière de te rendre la pareille pour m’avoir détaché.

Le tout risquait probablement de la prendre par surprise, surtout que Raizen ne ressentait aucune animosité à son égard. Au contraire, il était beaucoup plus curieux qu’autre chose. Disons que les poisons avaient su capter son attention. De plus, son intuition lui disait que ce n’était pas la seule chose sur laquelle elle faisait des expériences, pas avec un laboratoire aussi grand.

-Ce serait dommage que tu ne voies pas ce pour quoi j’ai fait tant d’efforts.

Il y avait deux manières de voir les choses. D’une part, Raizen s’invitait chez elle pour y faire une expérience et de l’autre, il lui tendait la main en signe de « partenariat temporaire ». Même si son intuition lui disait de fuir pendant qu’il en avait encore la chance, sa curiosité restait prédominante.
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Intrusion - [ Tadaoki Asami ]

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