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Intrusion - [ Tadaoki Asami ]

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Mer 31 Jan 2018 - 9:30
- Ne me remercie pas, cela n’en vaut pas la peine. Te tuer me semblait tout simplement ennuyant. Un soupire. Et je n’aime pas m’ennuyer.

Il l’avait donc suivi, ce qu’elle trouvait assez particulier. Après un traitement dont il avait été la victime, elle se serait attendue à ce qu’il s’enfuit alors qu’il le pouvait. Or, il était là, monté à l’étage, s’étant adossé contre un mur, l’un de ses nombreux poisons en main. La Tadaoki en profita alors pour l’observer, ses prunelles flamboyantes posées sur sa personne. Il devait faire une tête de plus qu’elle et était nettement plus large d’épaule qu’elle ne pouvait l’être. Asami faisait dans la subtilité alors que lui semblait être un peu plus porté sur le corps à corps. Il semblait avoir la musculature pour le faire, ce qui n’était pas présent chez elle. Toutefois, malgré son allure presque frêle, elle savait en imposer, tant par le regard qu’elle affichait que ce qui se dégageait d’elle. Lorsque son masque tombait et que la noirceur de sa personne se reflétait dans son regard mauvais, il y avait ce quelque chose de presque dérangeant chez elle. Son sourire ? Peut-être bien. Mais surtout, cet éclat de folie qui illuminait son visage.

La proposition du jeune homme lui arracha un rire qu’elle ne fut pas en mesure de retenir. Alors qu’elle croyait avoir tout vu, de ce qu’elle croyait être de l’idiotie ou de l’arrogance, il en rajoutait encore. Un sacré spécimen, si vous vouliez son avis. Elle lui adressa un sourire amusé alors que ses prunelles brillaient d’un intérêt nouveau. Souhaitait-elle lui laisser cette chance, à lui qui était impunément entrer chez elle en vu de voler un produit signé Tadaoki ?

- Je reposerais cette fiole si j’étais toi. Un bref contact avec la peau peut te faire perdre la main.

Elle désigna d’un signe de tête la fiole dont il s’était saisi. Était-elle honnête ? Lui-même ne le savait pas. Elle lui tourna ensuite dos pour revenir à ses recherches, elle se saisit finalement d’une fiole au produit violacé, pour ensuite revenir vers lui de sa démarche élégante, féline même. Elle se planta devant lui, devant cependant cette fois-ci relever la tête pour être en mesure de rencontrer son regard, ce qui en était presque désagréable.

- J’ai ce que tu cherches, par contre, je ne sais pas si ça peut t’être utile. Le produit en question consiste à limiter les dégâts que peut avoir le temps sur un organisme qui était autrefois vivant. De ce que j’ai cru comprendre, ta fameuse technique ne se base cependant pas sur ce que peuvent infliger les affres du temps et donc, je ne suis pas certaine que tu obtiendras le résultat escompté.

Elle lui tend alors la fiole, avant de venir s’asseoir sur un bureau vide. Elle était chez elle après tout. Ses jambes se balançant lentement dans le vide, elle fit mine de réfléchir quelques instants, alors que plusieurs pensées lui traversaient l’esprit. Au final, elle soupira, venant reposer son regard sur lui.

- Soit. Je n’ai rien de mieux à faire, de toute façon. Par contre, je te préviens. Tu brises quelques chose et c’est ta tête que j’éclate.

Autrement dit, il était chez elle, dans son domaine, et elle n’accepterait pas qu’il abime son précieux matériel, pas alors qu’elle y passait le plus clair de ses journées. Son regard se voulant convainquant, elle lui fait ensuite un rapide signe de main, désignant la table à ses côtés, où se trouve encore ce sur quoi elle travaillait un peu plus tôt, mais surtout, plusieurs outils qui se voulaient fort intéressants, dont un microscope, plusieurs seringues, nombreux ingrédients, un brûleur et autre.

- Et puis, tu te démerdes. Je ne veux pas de questions incessantes.

Et ce, bien malgré le fait que son expérience dans le domaine devait certainement être plus élevée que celle du jeune homme en sa compagnie.

- Tu comptes me parler de ta technique ou te buter dans ton mutisme ?

Asami croyait avait fait sa part des choses, sincèrement, alors qu’elle lui avait parlé de ses poisons, qu’elle l’avait libéré et qu’elle lui laissait alors l’occasion de se servir temporairement de son laboratoire. S’il continuait cependant à jouer ce petit jeu qui l’énervait tant, peut-être pourrait-elle se décider à le tuer. Il en serait bien moins dérangeant ainsi. Et puis, ce n’était pas comme si elle n’avait pas déjà du sang sur ses mains pâles.
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Jeu 1 Fév 2018 - 4:50

Aussi étrange soit-il, Raizen commençait de plus en plus à prendre son aise dans cette atmosphère. Mieux encore, il n’était pas le seul. Étrangement, celle qui l’avait torturé pendant une bonne heure était soudainement curieuse de découvrir ce qu’il mijotait. Sur le coup, Raizen considérait le tout comme une victoire en de multiples sens. Dans un premier cas, il venait d’obtenir ce qu’il était venu chercher. Dans l’autre, il avait rencontré un énergumène qui était peut-être aussi curieux que lui. Le tout risquait d’être intéressant.

Alors qu’il allumait les brûleurs, le kumojin se retourna et s’approcha lentement de la jeune femme. Elle avait fait de nombreuses remarques en peu de temps. Était-elle nerveuse? Quoi qu’il en soit, le fait de lui éclater la tête le poussa dans ses retranchements. Démontrant une faible crainte face à ces menaces, il attrapa le bras de la jeune femme avant d’appuyer sa main sur son biceps. Plongeant son doigt délicatement dans son muscle, il avait l’impression de toucher à tout sauf des fibres solides.

Pourtant, il ne fit aucune mention à ce sujet, préférant garder un sourire interne. Elle comprendrait.

-Le Fuinjutsu représente l’art d’utiliser les sceaux à de nombreuses fins. Il existe 2 grands axes au fuinjutsu : Les techniques de stockage, comme celle qui conserve mon katana et les techniques de marquage qui représentent principalement les techniques d’entraves. Il y aussi d’autres aspects au Fuinjutsu qui sont pour le moment moins connu et inexploré.

Marquant une pause, il attrapa la substance qu’elle lui avait confiée et versa le tout dans un erlenmeyer. En dessous du contenant, il y glissa le brûleur. Ouvrant un tiroir, puis un second, il s’équipa d’une plume et d’un parchemin sur lequel il comptait prendre des notes. La première étape était de comprendre les caractéristiques de la base avec laquelle il comptait travailler. Pour ce faire, il devait connaître son point d’ébullition et sa réaction face aux hautes températures.

-Pour ma part, je possède un sceau sur la main qui me permet de faire appel à un ancêtre.

Jusqu’à présent, il se répétait et il en avait conscience. Faire languir quelqu’un de curieux était un art et une vengeance qu’il comptait manger froid et à son rythme.

-Ce sceau spécifique à mon clan me permet de putréfier tout ce qui entre en contact avec ma main quand je l’active. Si tu veux, mon pouvoir fonctionne comme le feu. Par contre, au lieu de brûler, mon sceau dévore et se nourrit de cellules.

Croyant en avoir suffisamment dit, il reporta son attention sur son expérience. Sur le coup, il remarqua que la substance était beaucoup plus épaisse qu’il ne l’avait imaginé. Loin d’être à son point d’ébullition, Raizen tentait déjà d’imaginer des moyens de renforcer la structure et la nature même du liquide pour que ça devienne une membrane protectrice à part entière.

-Par contre, pour ce que tu as dit plus tôt..., me tuer n’a jamais fait partie des possibilités qui t’étaient offertes.

Prenant la peine pour la fixer l’espace de trois secondes, Raizen conclut la situation sur une note plutôt intéressante.

-J’espère que ça ne t’ennuie pas de l'apprendre que maintenant.

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Jeu 1 Fév 2018 - 16:55
 
Elle lui aurait bien ri au visage, cette jeune femme au sourire arrogant. Fronçant les sourcils tandis qu’il lui attrapait le bras suite à sa menace précédente, le mal était fait, un sourire venait étiré ses lèvres. S’il croyait juger ses compétences dans la force physique que détenait sa fine silhouette, c’était tout simplement qu’il n’avait pas encore compris qui pouvait bien être Asami. Une femme aussi fourbe que calculatrice, qui se jouait de tromperies et de coups bas. Aussi déloyale pouvait-elle être, il n’y avait rien pouvant l’empêcher d’atteindre ses objectifs. Et puis, il s’agissait de sa spécialité, d’attaquer dans le dos, à l’insu de tous, abattant ses cibles dans un silence exemplaire. Avant même qu’il n’ouvre la bouche, la jeune femme ne pu contenir un commentaire agacé.

- Dégage ta sale patte. Loin de moi l’idée d’être contaminée par ton idiotie.

Si elle se doute que ce n’est pas son petit commentaire qui l’amène à la relâcher mais bien les instruments qui se trouvaient devant lui, elle ne peut que lui adresser un sourire narquois. Assise sur la table de travail vide, elle l’écoute, attentivement. Elle connaît le fuinjutsu, elle-même usant certaines de ces techniques, notamment pour venir sceller ses marionnettes dans un parchemin comme lui avait appris à faire son amie. Une technique qu’elle appréciait tout particulièrement alors que cela facilitait de beaucoup le transport de ses marionnettes, dont certaines possédaient des tailles importantes. Si Konchuu était petit, tenant dans la paume de sa main, le contraire était tout aussi vrai pour Kimera, son chef d’oeuvre, le premier pantin à avoir rejoint sa vie, l’accompagnant dans le sombre chemin qu’elle avait choisi d’emprunter.

Un rire s’échappe finalement de ses lèvres alors qu’elle semble sincèrement amusée des propos qui pouvaient toutefois sembler dérangeant du jeune homme. Ce n’est qu’une fois le fou rire calmé qu’elle se décide de reprendre la parole.

- Je n’ai d’autres choix que de te le demander de vive fois… Es-tu réellement stupide, arrogant ou tout simplement inconscient ?

Son expression est sérieuse alors qu’elle n’en pense pas moi. Elle ose se dire qu’il n’est pas stupide, alors qu’il utilise le laboratoire avec une certaine précision. Sûrement n’était-il pas un habitué des lieux, contrairement à elle qui avait vécu toute sa vie dans un laboratoire et qui le faisait encore aujourd’hui, ayant même de nombreuses opportunités auprès de l’institut. Cependant, il semblait tout aussi intéressé qu’elle pouvait l’être et la motivation, couplé à une solide dose de lecture, pouvait pallier, jusqu’à un certain point, une certaine ignorance ou encore maladresse dans le domaine.

- Je te rappelle comment tu t’es endormi sur le sol de mon laboratoire, sans même que tu ne comprennes ce qui t’arrivait ou cela ferait mal à ton ego de mâle dominant ?

Le regard est curieux, un sourcil arqué alors qu’elle s’amuse, son sourire le montrant bien. C’est une bonne chose, elle qui commençait à s’ennuyer alors qu’il était attaché sous ses yeux. Cet homme l’énervait tout autant qu’il savait se montrer intéressant, ce qui amenait la jeune femme dans une position qu’elle trouvait particulièrement délicate. Elle lui aurait bien arraché la tête, cependant, cela voulait aussi dire de se priver d’un jouet supplémentaire à ajouter à sa collection. Oh, parce que c’était clairement ce qu’il était à ses yeux, qu’il y soit consentant ou non. Un pion à ajouter sur cette grande scène qu’était sa vie, ce terrain de jeu qu’elle manipulait d’une main de maître.

Son regard s’attarda sur ce qu’il faisait, pour ensuite venir le détailler. Il n’était pas désagréable à regarder et affichait une musculature qui en imposait bien plus que la sienne. Si elle savait que cela pourrait lui causer quelques soucis s’ils en venaient au main, il ne fallait pas oublier que la Tadaoki avait plus d’un tour dans son sac. Et, si elle en croyait ce qu’il racontait, il semblait déjà avoir oublié cette information, affichant une confiance en lui-même qui était assez impressionnante, considérant les derniers événements. Et si elle s’était contentée d’un poison létal aux effets rapides, plutôt que de l’endormir ? Il ne se serait tout simplement jamais réveillé.

- La nécrose, donc, en somme… Au final, je n’avais donc pas à m’inquiéter de la chaise et des chaînes, comme tu parles de putréfaction. À moins que tu n’ignores ce que veux dire ce mot ?

Toujours avec une certaine dose de provocation, bien digne d’elle-même, alors qu’elle ne bougeait pas, se contentant d’évaluer ce qu’il faisait, cherchant elle-même à voir avec ce qu’elle avait à sa disposition pour peut-être l’amener à obtenir le produit qu’il cherchait. Or, elle s’était spécialisée en poison, et donc, ses antidotes aussi. Ses connaissances en protection quelconque se voulaient donc légèrement limitées. Aussi intelligente pouvait-elle être, ses centres d’intérêts étaient légèrement différents.
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Ven 2 Fév 2018 - 4:45

Alors que Raizen était concentré sur la substance qu’il tentait de concevoir, il se laissa distraire par les paroles de la jeune femme. Alors que la situation venait de passer de dangereuse à confortable, elle venait de s’enligner vers un troisième changement en peu de temps. De par l’agressivité passive et le désir naissant de vengeance qu’il lisait à travers les lignes, le kumojin pouvait garantir que la tournure des événements allait être juteuse.

-Vivre dans le passé est-il un symbole d’intelligence?

Laissant calmement un froid planer sur ses dernières paroles, Raizen se contenta d’un bref sourire avant d’entamer sa réflexion. Eurêka, il venait de trouver le second ingrédient à sa substance protectrice : du miel. Le miel était connu comme étant délicieux et bon pour la santé. Toutefois, ses bienfaits allaient bien au-delà de ces caractéristiques éphémères. En effet, le miel avait des propriétés régénérantes de par les nombreuses vitamines qu’il contenait. Grâce à sa composition hors du commun, cette substance risquait de jouer un rôle clé dans ce dont il tentait de fabriquer. Mieux encore, les caractéristiques cicatrisantes du miel étaient ce dont il cherchait à isoler.

-La nécrose est un mot qui m’est familier. Merci de t’en soucier d’ailleurs. Par contre, peut-être ai-je plus d’un tour dans mon sac ou peut-être étais-je en train de bluffer ?

Restant mystérieux à ce sujet, Raizen ne comptait pas s’ouvrir trop facilement, surtout face à quelqu’un d’aussi impatient. S’il y avait bien une chose qu’il aimait, c’était de la voir perdre le contrôle. La force de ces paroles et de ces actions la dessinait comme une personne aimant les sensations fortes. Sachant cela, le kumojin préférait rester sur ses gardes et jouer avec le risque de la voir perdre de nouveau le contrôle. Après tout, c’était tout de même divertissant.

-Quoiqu’il en soit, j’espère ne pas te décevoir en te disant que je suis loin d’être un mal alpha.

L’alpha était un être qui le qualifiait le mieux. Toutefois, il ne mentait pas lorsqu’il disait ne pas totalement l’être. Bien que Raizen était loin d’être un mâle bêta, il ne pouvait réellement se définir. Ainsi, il préférait s’exclure de toutes catégories ne le désignant pas dans sa totalité.

-Ça ne fait pas de moi un mâle bêta pour autant. Je suis simplement Raizen.

Trouvant un pot de miel dans un placard non loin de la table sur laquelle il travaillait, il se mit à en verser dans le liquide en pleine ébullition. Aussitôt, le tout eut pour effet de rendre la substance plus épaisse. Malgré tout, de nombreux éléments étaient encore manquants.

-Je préfère sortir des sentiers battus et jusqu’à présent, je suis encore en vie à mon souvenir.

La narguant d’un rire sourd, le pseudo scientifique lui offrit son dos dans toute sa splendeur.

-Question intéressante, combien de fois as-tu songé à me tuer dans les 20 dernières minutes?

Par simple curiosité et pour garder son intérêt, le manieur de sceau mit sa main au feu. La prise de risque en valait toutefois la peine.

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Ven 2 Fév 2018 - 7:11
Calme. Elle se devait de rester calme. C’était donc pour cette raison qu’elle inspira profondément, fermant les yeux quelques secondes. Qu’il la remarque ou non ne l’importait peu. Tout chez lui était désagréable, de son sourire narquois jusqu’à la façon dont il s’adressait à elle. Même sa posture en était dérangeante, alors qu’il était penché sur SON laboratoire. Et pourquoi encore lui avait-elle donné l’autorisation de l’utiliser ? Ah, oui, parce qu’il détenait des connaissances qu’elle ne possédait pas sur un sujet qui l’intéressait. Là était aussi la seule raison de sa survie actuelle, et non pas d’une quelconque technique dont il se vantait. Cette surdose de confiance pourrait très bien lui être fatale un jour et Asami se fit la promesse d’en rire à gorge déployée si cela venait qu’à arriver.

Elle n’allait certainement pas s’en gêner que de se moquer de celui qui l’affrontait sans une once de crainte, et ce, peu importe ce qu’il venait de traverser alors qu’elle le tenait prisonnier, lui infligeant des supplices qui auraient achever bien d’autres hommes. Ou, tout du moins, auraient achevé leur mental, les amenant à fuir à la première occasion. Une part d’elle avait horreur des gens qui parlaient autant tandis qu’une autre appréciait cette discussion, si cela pouvait réellement en être une, alors que tous deux s’affrontaient sans qu’aucun ne souhaite baisser le regard.

- Trois, ce qui est assez faible comme moyenne, quand on y pense.

Ses prunelles de flammes sont posées sur ce dernier, l’observant travailler alors qu’elle ne daigne même pas lui offrir son aide. Déjà qu’il avait la chance d’utiliser son laboratoire, il ne pouvait se permettre de trop lui demander. Au moins n’avait-il pas eut la mauvaise idée de la provoquer alors qu’elle lui avait bien fait comprendre qu’il pouvait se débrouiller seule, qu’elle ne comptait pas recevoir de question.

Glissant une main à sa hanche, elle sortie du sac qu’elle transportait sa marionnette, qui tenait aisément dans la paume de sa main. Magnifique créature qu’elle avait elle-même créé et dont elle n’était pas peu fière. Si elle n’avait pas l’apparence menaçant de ses plus grosses créations, il s’agissait d’un allié de taille pour la marionnettiste.

- Toutefois, comme je l’ai dit plus tôt, il n’y aurait rien eu d’intéressant à te tuer. Et puis, il aurait fallu que je nettoie, ce qui n’est pas particulièrement tentant. Aussi intéressant que peuvent être les morts, les vivants sont définitivement plus amusant.

Il y a encore cet éclat de folie dans son regard alors que la mort ne lui fait absolument rien. Elle qui avait grandi auprès de cadavres, peut-être était-ce de là que lui venait son intérêt malsain. Mourir ne l’effrayait pas non plus, et ce, quand bien même souhaitait-elle encore frôler ce sol bien longtemps. Mourir faisait parti du cycle de la vie, cette continuité éternelle, la seule vérité qui baignait le monde où ils vivaient.

- Et si tu me parlais un peu de toi ? Tu parles beaucoup pour ne rien dire, tu pourrais alors peut-être corriger le tir.

Elle s’incline, son regard se veut plus insistant. Qui était ce Raizen, qu’elle venait d'accueillir dans son laboratoire après lui avoir fait subir un traitement dont il se serait certainement passé, elle en était certaine.

- Puis bon, contrairement à certains, je sais faire ma part des choses.

Faisait-elle référence à toutes ces questions auxquelles il n’avait qu’à demi répondu alors que, de son côté, elle avait sut faire preuve d’une honnêteté surprenante, venant d’elle. Se penchant sur la droite, elle attrapa un outil, avant de se concentrer sur la bestiole qu’elle tenait entre ses mains, venant distraitement y faire quelques ajustements.
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Sam 3 Fév 2018 - 17:59

Alors que Raizen se concentrait sur ses tâches, il constata que celle-ci s’était mise à articuler un nouveau pantin. L’art de maîtriser des pantins était une maîtrise assez peu commune. En fait, c’était la première fois qu’il rencontrait quelqu’un ayant ce genre de capacité. Jamais il n’avait pu en croiser en combat. Sur le coup, Raizen se demanda à quoi pouvait ressembler son style de combat sur le terrain. Mieux encore, il s’amusait à imaginer toutes les combinaisons possibles entre pantins et poison.

-Tu insinues que je ne partage pas assez d’information à mon sujet à ton goût?

Ricanant légèrement, il attrapa divers pots afin d’en lire leur contenu. Il y avait énormément d’huile ce qui devait fortement lui être utile pour conserver les cheveux des défunts dans un bon état. Toutefois, il était difficile de savoir quel type d’huile prendre pour contribuer au mélange actuel.

- J’imagine que ça ne doit pas être facile lorsqu’on n’a pas l’habitude de se faire dire non.

Souriant intérieurement, Raizen savait clairement le genre de sentiment et de ressenti qu’il allait générer chez elle. Si elle avait pensé le tuer 3 fois en l’espace des 20 dernières minutes, ce nombre était passé à 4 en peu de temps.

-Mais on sait tous que c’est plus agréable quand les résultats suivent les efforts.

Gardant totalement sa concentration sur l’impact qu’avait l’huile dans la substance en pleine ébullition, le kumojin se surprit à se demander si elle comptait lui lancer un outil pour le tuer. Cette pensée généra un rire intérieur alors qu’il rajouta une couche supplémentaire à la situation.

-Par contre, il arrive que les résultats ne viennent pas malgré les efforts et c’est la vie…

Soupirant en faisant mine d’être exaspéré par la situation, il tourna la tête pour envoyer un léger coup d’œil à son hôte histoire de prendre le pouls sur le nombre par lequel il devait multiplier son désir de le tuer.

-Mais si ça peut me garder en vie, sache que je préfère aussi le vivant au mort. Toutes mes recherches portent sur la manière dont le potentiel du vivant peut être débloqué. J’essaye de savoir comment enlever les barrières nous empêchant de débloquer notre plein potentiel puisque je doute que nous utilisions totalement nos capacités un peu comme le concept des portes célestes.

Soupirant, il décida de corroborer ses propos par une métaphore auxquelles elle pourrait aisément comprendre.

-C’est un peu comme toi qui cherches à me comprendre, mais qui te heurtes à des réponses partielles, c’est loin d’être la totalité de ce que tu cherches et tu sais qu’il y a quelque chose d’intéressant au-delà de cela.
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Dim 4 Fév 2018 - 16:19
Tout, mais alors là, absolument tout chez lui était désagréable. Assise sur la table de travail vide, Asami se faisait violence pour ne pas lui enfoncer la tête contre le bruleur qu’il utilisait. Pourquoi, déjà, avait-elle eu l’Idée de le libérer de ses chaînes. Par intérêt, ne serait-ce que parce qu’elle ne connaissait pas le mot compassion. Or, l’intérêt se transformait rapidement à ennui tandis qu’il ne semblait pas enclin à partager de ses informations, là où, pourtant, elle-même y avait fait des efforts. Roulant des yeux sous un énième commentaire de sa part, qui en vinrent à tous se ressembler, elle se leva, venant gracieusement poser un pied au sol, suivi de l’autre. Elle s’était rapprochée de lui, ouvrant un tiroir pour en sortir une fiole au liquide foncé, pour finalement venir s’installer à ses côtés, le forçant à se décaler légèrement alors qu’elle observait avec attention ce qu’il cherchait à amener à ébullition.

- Si tu comptes utiliser du miel, tu devrais aussi y ajouter cela.

Elle lui tendit la fiole, gentiment, semblant être passée outre les commentaires qu’il lui avait adressé, lui qui ne cherchait qu’à se jouer de provocation. Asami était meilleure que ça, et puis, d’ordinaire, elle était celle qui provoquait pour amener son opposant à sortir de ses gonds. Elle se devait donc de garder un calme olympien.

Ou pas.

Tendant la main sur la table, elle attrapa une paire de pince pour se servir du contenant chaud où se trouvait la préparation de Raizen. Et puis, calmement, elle l’amena avec elle, vers un autre bureau, s’arrêtant cependant devant la bibliothèque à la recherche d’un livre. Voilà que la scientifique avait décidé de venir en aide à ce dernier, parcourant les couvertures d’un regard rapide.

- Tu l’aurais laissé plus longtemps sur le feu que tu aurais perdu des propriétés de l’huile.

Asami connaissait ses produits et ses composants par coeur. La fiole dans une main, elle attrapa un livre de l’autre. Semblant se diriger vers un espace de travail, elle se contenta tout simplement, une fois qu’elle passait à la hauteur du large évier meublant l’endroit, d’y jeter le court travail du jeune homme, le verre venant s’y briser. Puis, elle ouvrit l’eau, venant donc nettoyer ledit évier du produit, qui n’était pas corrosif, bien heureusement.

- Les minutes sont écoulées. Tu vas donc me faire un plaisir de débarrasser le plancher.

Elle s’était retournée vers lui pour l’observer, le dévisageant même, déposant son livre sur une nouvelle étagère à sa droite et croisant ses bras. Elle ne s’amusait plus et il était tout simplement hors de question qu’elle perde ainsi son temps. Elle avait fait sa part des choses. Elle avait même été presque gentille, de lui offrir ainsi un endroit où il pourrait exprimer son génie créatif. Toutefois, sa patience avait des limites qu’il eut tôt fait d’atteindre, de cette audace dont il faisait preuve depuis le moment où il eut l’idée saugrenue de s’inviter par infraction chez elle.

- Tu m’excuseras, mais je n’ai pas mon temps à perdre avec quelqu’un dans ton genre. Je t’ai offert la chance d’utiliser tout ce qui était ici, à ta disposition, pour travailler sur ta fameuse huile. Dommage que tu te sois montré trop stupide pour avoir le loisir d’en profiter.

La marionnettiste avait assez joué pour ce soir. Qu’il quitte la scène, et le plus rapidement possible même, sans quoi serait-elle contrainte de l’y forcer. Sa solitude et son silence se voulaient être de meilleur compagnie que l’abruti qui se trouvait sous ses prunelles vermillons qui affichaient toujours un calme exemplaire. Seules ses lèvres, étirées en un rictus, exprimaient son mécontentement.
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Mar 6 Fév 2018 - 3:59

Raizen avait du mal à suivre ce qui venait de se passer. Au moment où elle lui proposa de l’aider en s’immisçant dans son expérience, une pensée intérieure tenta de déjouer ses sens. Sur le coup, il s’était dit qu’elle était moins pire qu’elle ne l’avait été pendant la torture. Si ça se trouve, elle avait peut-être réagi, ainsi parce qu’il était entré par infraction. Malheureusement, cette pensée disparut aussitôt qu’elle était arrivée. Entre les émotions fortes liées au fait de voir son expérience disparaître en une seconde et la surprise du moment, Raizen n’eut aucune réaction outre un sourire cynique. Si on veut, elle lui avait tout donné et du jour au lendemain, elle venait de tout reprendre. L’espace de quelques secondes, il se permit de perdre son regard dans le vide, tentant d’oublier les efforts qu’il venait de consacrer à ce test. Fixant l’étagère, il avait l’impression d’être une fourmi qui venait de se faire piétiner alors qu’elle était sur le point de rejoindre sa colonie. Pire encore, elle remettait la faute sur nul autre que lui.

-La vérité choque.

Il en avait probablement trop dit en tentant de la piquer là où ça faisait mal. De manière générale, il était hors de question qu’il offre à qui que ce soit le loisir de lire sa vie comme un livre ouvert. Aussi curieux soit-il, il détestait que les gens en sachent trop sur sa vie. Partant du principe que moins les gens en savaient, moins ils avaient de levier, il préférait rester le plus discret possible. Cette façon de penser expliquait la raison pour laquelle Asami s’était sentie frustrée. Elle n’obtenait rien de particulier alors qu’elle ne cessait de faire des compromis, signe qu’elle avait perdu le contrôle de la situation depuis un bon moment.

-Mon nom est…

Reprenant son sabre, il s’assura d’avoir pris le seul élément dont il ne voulait absolument pas perdre. Cette arme était un cadeau unique qu’il ne souhaitait en aucun cas voir entre les mains de quelqu’un d’autre. C’était une des principales raisons pour laquelle il avait un sceau lui permettant de faire apparaître l’arme à volonté.

-Raizen Meikyūu. Je viens d’un clan ayant à sa disposition des fuinjutsu excessivement puissants comme le sceau que je possède. Ce sceau me permet de faire appel à un ancêtre qui me procure des facultés comme je l’ai dit plus tôt. Le sceau me permettant de détruire les cellules n’est pas un jouet. C’est comme la curiosité. Une fois qu’on la nourrit une fois, elle cherche désespérément à se nourrir de ce qui la fait vivre jusqu’à ce qu’elle devienne hors de contrôle et finisse par se retourner contre son hôte.

Offrant son dos comme seule fenêtre, Raizen patienta une bonne dizaine de secondes, le temps de faire mijoter le tout dans le crâne de la vengeresse. Puis, au moment où elle aurait possiblement des questions, il entama sa route vers la sortie d’un pas lent, mais lourd. Chaque pas qu’il faisait avait pour but d’accentuer le poids des paroles qu’il venait de prononcer. En d’autres mots, il venait d’enterrer Asami avec de lourdes paroles.
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Mar 6 Fév 2018 - 18:18
Haïssable personnage. La belle brune en venait à le trouver de plus en plus désagréable, plus le temps filait, et ce, malgré tout l’intérêt qu’elle lui portait. Des émotions bien contradictoires qui venaient sincèrement l'agacer, la narguant presque tandis qu’elle n’était même plus certaine sur quel pied danser. La manipulatrice, cette femme qui contrôlait toujours tout, avait bien de la difficulté à prendre le contrôle de cette discussion, le laissant alors se moquer d’elle impunément. Elle qui s’était montrée presque sympathique, lui laissant alors loisir de profiter de son espace de travail tandis qu’elle détenait divers huiles et autre pouvant se montrer utiles à ce dernier. Se décidant finalement que le jeu était terminée, étant passée d’un vif intérêt à un ennui se voulant presque mortel, elle se contenta d’envoyer valser son travail dans le fond de l’évier.

- Tu ne peux tout de même pas dire que je ne t’avais pas prévenu. L’intérêt que j’avais pour toi était ce qui te gardait en vie. Or, il est évident que tu ne souhaites pas parler. Il te faudrait alors me donner une bonne raison pour laquelle je ne devrais pas envahir la pièce d’un poison mortel.

Sa main s’était saisie de ce qui semblait être une petite bombe, ce qui devait assurément conserver le gaz qu’elle venait d’évoquer. Elle-même y étant immunisée, lors de la minute suivant l’inhalation de ce poison, la victime s’écroulait au sol, inconsciente, avant de tout simplement décéder les minutes suivantes. Autrement dit, il serait alors la seule personne à en souffrir. Le savait-il ? Elle n’en était pas certaine. Après tout, rien n’indiquait que la marionnettiste était immunisée à ses propres créations. Il ne s’agissait pas tant d’une immunité, au final, seulement d’un corps qui s’y était fait, sans compter les nombreux antidotes qu’elle avait ingéré. Elle avait été son propre cobaye, jusqu’à ce que son corps n’affiche plus aucun effet face à ce qu’elle créait.

Elle se demandait si elle devait vraiment le faire. Après tout, elle ne s’embarrassait pas de gens qui l’ennuyaient, et donc, ce ne serait pas une grosse perte qu’elle se disait. C’était sans compter qu’il avait eut tout le loisir de découvrir cette facette qu’elle ne présentait à presque personne, cet éclat de folie qui venait illuminer son regard. Il était aussi l’une des rares personnes à avoir réussi à la sortir de sa zone de confort, elle qui contrôlait toujours tout tel un chef d’orchestre. Il l’avait poussé dans ses derniers retranchements, en venant même jusqu’à l’énerver, l’amenant à poser des gestes sous l’impulsion d’une colère subite et nouvelle pour elle, plutôt que ses gestes calculés et précis qui étaient plus représentant de la femme qu’elle était. Cet homme pouvait bien rapidement devenir une menace pour elle, ce qui en était plus qu’embêtant.

Or, il semblait d’idée à parler, maintenant qu’elle venait de détruire son travail des derniers instants, sans même une once de considération pour sa personne. Meikyû Raizen. Tel était le nom du jeune homme. Elle n’avait donc pas eu tort de considérer qu’il y avait la possibilité qu’il vienne d’un clan, et donc, que quelqu’un puisse réaliser qu’il était disparu. Mieux valait donc rester calme quelques instants. Il était certes évident que personne ne devait se douter qu’il était ici, ne serait-ce que parce qu’il ne devait sûrement pas partager ses plans de vol à quiconque. Ou peut-être que si ? Elle s’était déjà mise en tête qu’il était aussi stupide et inconscient qu’il pouvait se montrer intelligent. Rien ne la surprendrait donc.

- Si la curiosité peut se montrer être un terrible ennemi, l’arrogance pourrait t’être fatal. J’ignore toujours s’il s’agit d’inconscience ou de stupidité venant de ta part, et je te souhaite tout simplement de mourir douloureusement lorsque tu en viendras à t’affronter à quelqu’un de… Moins clément que moi.

Ce n’était pas tant qu’elle était clémente. Asami ne portait aucune considération à la vie, ni même à la mort, n’y voyant là qu’un cycle naturel, ce que représentait le tatouage qu’elle arborait au-dessus de sa voluptueuse poitrine. Le divertissement était tout ce qui lui importait : qu’est-ce qui l’intéressait, là, maintenant. Et aussi lasse pouvait-elle être, à l’heure actuelle, de cette soirée qui avait pourtant si bien commencée, ce n’était pas pour autant que le Meikyû n’était pas un être intéressant. Elle s’assurerait, bien évidemment, dans les jours qui suivent, d’en apprendre davantage sur le clan dont il provenait. Une recherche qui pourrait se montrer enrichissante.

- Et puis, la prochaine fois, essaie d’éviter de cracher sur la main qui t’offre de l’aide. Tes résultats en seraient peut-être plus concluant.

Elle l’observa alors quitter les lieux, entendant la porte se refermer derrière lui. Un long et profond soupire s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle glissait une main sur son visage. Cette soirée l’avait plus ébranler qu’elle n’aimerait l’admettre, celle qui arrivait toujours à obtenir tout ce qu’elle voulait. Certes ne s’était-elle pas montrée aussi douce et agréable qu’à son habitude, ce dernier l’ayant énervé aux premières paroles teintées d’arrogance qu’il avait prononcé. Elle était cependant convaincue qu’ils se reverraient, le village n’étant pas si grand que cela. Si elle n’avait pas perdu la bataille, elle ne l’avait pas gagné non plus, et il lui était tout simplement inconcevable que de terminer sur une partie nulle.
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Intrusion - [ Tadaoki Asami ]

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